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8500 respirateurs inadaptés commandés par le gouvernement ?

8500 respirateurs inadaptés commandés par le gouvernement ?

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Une  enquête de la cellule investigation de Radio France affirme que 8.500 des 10.000 appareils commandés par l’État ne sont pas adaptés à la réanimation de patients atteints par le Covid-19.

Ces 8.500 appareils, des modèles Osiris, sont  »des respirateurs destinés à gérer l’urgence », selon cette enquête. Ce respirateur est « un appareil qu’on utilise dans les ambulances, mais pas dans les salles de réanimation »« Il est donc probable que les Osiris, du moins dans un premier temps, serviront à autre chose qu’à soigner des patients atteints du Covid-19″, souligne l’enquête.

Le gouvernement pour se justifier donne des explications particulièrement floues en entretenant d’ailleurs la confusion entre respirateurs destinés aux ambulances et respirateurs destinés aux établissements hospitaliers. « La commande passée à Air Liquide l’a été à un moment où le nombre de patients admis en réanimation continuait de croître très rapidement, et où il apparaissait absolument nécessaire de sécuriser la capacité à armer un nombre de lits de réanimation beaucoup plus important », expliquent dans un communiqué les cabinets de la secrétaire d’État à l’Économie Agnès Pannier-Runacher et du ministre de la Santé Olivier Véran.

Ils rappellent que la commande de 10.000 respirateurs comprend 1.500 appareils du modèle Monal T60, « aujourd’hui largement utilisé dans les hôpitaux français et internationaux » pour les patients atteints de Covid-19.

Elle comprend aussi 8.500 respirateurs du type Osiris, « des respirateurs d’urgence et de transport » qui bénéficient « de toutes les certifications utiles par les agences sanitaires ».

L’utilisation de machines Osiris « en cas d’indisponibilité de respirateurs plus lourds et en dernier recours avait été validée par les deux sociétés savantes françaises de réanimation », indique le communiqué ministériel. Le gouvernement y voit un « choix de prudence et de responsabilité ».

Chez Air Liquide, chef de file du consortium de fabrication des respirateurs qui comprend aussi les groupes PSA, Valeo et Schneider Electric, on indique que l’Osiris est un modèle connu et utilisé depuis plus de 20 ans, vendu à plus de 12.000 exemplaires, et parfaitement adapté pour faire face au risque de débordement des capacités de soins.

« D’ici la fin du mois de juin, la France devrait disposer de 15.000 respirateurs de réanimation et de 15.000 autres respirateurs d’urgence et de transport, soit une quantité supérieure aux besoins exprimés et anticipés », ajoute le communiqué gouvernemental, selon qui « l’heure n’est pas à la polémique sur les prétendus excès de moyens engagés par le gouvernement pour protéger les Français ».

Ecole : rentrée par étapes !

Ecole : rentrée par étapes !

De toute évidence le gouvernement semble éprouver quelques difficultés à préciser les conditions de rentrée scolaire progressive. On avait pensé au départ à une rentrée par moitié mais maintenant on semble s’orienter vers une rentrée d’abord des élèves les plus jeunes pour terminer par les lycées. Un plafond d’élèves pourrait être déterminé et le ministre de l’éducation propose de travailler par petits groupes. La question se pose quand même de savoir si cette école sera toujours obligatoire et dans quelles conditions seront intégrés les travaux des élèves dans leur évaluation selon qu’ils seront à l’école ou  toujours confinée chez eux. En gros si s’agit d’une garderie ou si l’on délivrera un véritable enseignement.

“D’une certaine manière (…), on met la charrue avant les boeufs”, a réagi sur franceinfo Benoît Teste, secrétaire général de la FSU (Fédération syndicale unitaire), le principal syndicat des enseignants. “Nous ce qu’on demande en priorité, c’est de savoir (si) les élèves et les professeurs auront des masques, (si) on en donne deux par jour par exemple à chacun. Est-ce qu’on pourra faire en sorte qu’il y ait plutôt 10 élèves par classe ? Parce que 15, ça ne nous semble pas correspondre aux préconisations, pour l’instant en tout cas.”

“Une fois qu’on a répondu à (toutes ces questions), on peut éventuellement voir quelles sont les conditions de la reprise.”

Pour la Fédération SUD-Education, “le gouvernement et le ministre n’apportent aucune garantie pour la santé et la sécurité des personnels”.

“A défaut des garanties indispensables, SUD Education appellera les personnels à ne pas rendre dans leur école ou établissement le 11 mai dans le cadre de leur droit de retrait ou de leur droit de grève”, ajoute le syndicat minoritaire dans un communiqué.

“Il ne s’agirait pas d’inverser les responsabilités en mettant sur le dos de celles et ceux qui vont faire l’école à partir du 11 mai l’échec d’une rentrée, même progressive, sur trois semaines”, a quant à lui estimé sur BFM TV le co-président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) Rodrigo Arenas.

« Stopcovid »: le traçage par smartphone bientôt en œuvre

« Stopcovid »: le traçage par  smartphone bientôt en œuvre

 

Il est probable que le traçage par mobile s’effectuera sur la base du volontariat pour ne pas mettre en péril  les libertés individuelles. Le principe du traçage est de prévenir les personnes en contact avec des désinfectés afin de les inviter à se faire tester. “Le gouvernement a décidé de lancer le projet StopCovid afin de développer une application qui pourrait limiter la diffusion du virus en identifiant des chaînes de transmission”, indique le secrétaire d’Etat au Numérique Cédric O dans un entretien accordé avec le ministre de la Santé Olivier Véran au Monde.

“L’idée serait de prévenir les personnes qui ont été en contact avec un malade testé positif afin de pouvoir se faire tester soi-même, et si besoin d’être pris en charge très tôt, ou bien de se confiner”, explique-t-il.

“Le principe serait simple : l’application est installée volontairement ; lorsque deux personnes se croisent pendant une certaine durée, et à une distance rapprochée, le téléphone portable de l’un enregistre les références de l’autre dans son historique”, ajoutent-ils. “Si un cas positif se déclare, ceux qui auront été en contact avec cette personne sont prévenus de manière automatique.”

A l’heure actuelle, “aucune décision n’est prise” et cela dépendra de “si les scientifiques nous disent que cela peut nous aider à lutter contre la propagation de l’épidémie”, prévient de son coté Olivier Véran.

L’Elysée avait ouvert la porte à l’utilisation du numérique pour lutter contre le coronavirus – qui a fait plus de 10.000 morts en France selon le dernier bilan – en annonçant la mise en place d’un comité qui serait chargé de conseiller Emmanuel Macron notamment sur les pratiques de “backtracking”.

Lors d’une audition devant des députés, le Premier ministre Edouard Philippe avait précisé le 1er avril dernier que tout traçage numérique se ferait sur la base du volontariat, une manière de rassurer les défenseurs des libertés individuelles qui ont multiplié les mises en garde.

Pétrole : baisse de production de 10 millions de barils par jour

Pétrole : baisse de production de 10 millions de barils par jour

le père s’est enfin mise d’accord sur une baisse de 10 millions de barils par jour. Une baisse évidemment considérable que la production tournait autour de 40 millions en vitesse de croisière. Le problème est que le transport aérien a vu ses besoins diminuer de 90 % de la demande de carburant auto, elle a diminué de 70 %. Une baisse ne sera donc pas de faire remonter des cours qui s’écroulent complètement. Temporairement le prix du baril pourrait remonter mais il devrait s’inscrire à nouveau un bas niveau ensuite du fait du tassement de la demande .

 

Cette réduction de l’offre sera mise en place pour une période initiale de deux mois, précise un communiqué diffusé à l’issue d’une réunion des membres de l’OPEP+ par visioconférence. L’OPEP+ compte ensuite ramener la baisse de sa production à 8 millions de barils par jour (bpj) jusqu’en décembre, puis à 6 millions de bpj entre janvier 2021 et avril 2022.

Le communiqué ne mentionne pas la contribution d’autres pays producteurs – comme les États-Unis – à cette diminution de l’offre de pétrole sur le marché mondial.

La prochaine réunion de l’Opep+ a été fixée au 10 juin. L’arrêt d’une grande partie des activités économiques en raison de l’épidémie de coronavirus a provoqué une chute drastique de la demande mondiale, de 30% ou environ 30 millions de barils par jour (bpj).

Un déconfinement par région ( académie de médecine )

Un déconfinement par région ( académie de médecine )

L’Académie nationale de médecine préfère un déconfinement « sur la base de la région et non par classe d’âge ». Elle recommande aussi de rendre obligatoire le port du masque dans l’espace public.

Un déconfinement par région plutôt que par tranche d’âge. Lorsque les Français pourront recommencer à sortir de chez eux, l’Académie nationale de médecine recommande de distinguer les régions, avec de strictes restrictions sur les déplacements et le maintien de mesures de « distanciation sociale », dans une recommandation publiée mardi.

Elle recommande ainsi que « la sortie du confinement soit décidée sur la base de la région et non par classe d’âge (et) que cette sortie ne soit autorisée que dans les régions dans lesquelles une décroissance nette du nombre des patients Covid-19 devant être hospitalisés et un retour des besoins de réanimation à l’état pré-épidémique sont observés ».

Boris Johnson en soins intensifs, remplacé par un autre ultra libéral

Boris Johnson en soins intensifs, remplacé par un autre ultra libéral

Boris Johnson, en soins intensifs a demandé au ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, 46 ans, d’assurer l’intérim à la tête de l’exécutif.

Le chef de la diplomatie britannique remplace donc Boris Johnson. Dominic Raab, ministre des Affaires étrangères, a été nommé par Downing Street pour remplacer le Premier ministre, ou tout du moins là où c’est « nécessaire », après que Boris Johnson a été placé en soins intensifs après avoir contracté le coronavirus.

Ancien avocat spécialisé en droit international, 3e dan de karaté marié et papa de deux garçons, l’ultra-libéral Dominic Raab, 46 ans, représente cette nouvelle génération de conservateurs au sein du Parlement britannique.

 

Boris Johnson a été testé positif au coronavirus le 26 mars dernier, ce qu’il a confirmé le lendemain, devenant ainsi le premier dirigeant d’une puissance majeure à annoncer qu’il est porteur du SARS-CoV-2.

« Le Premier ministre a demandé au ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, qui est le Premier secrétaire d’Etat, d’assurer l’intérim », ajoute le texte, précisant que Boris Johnson est « toujours conscient ».

Selon Downing Street, le transfert de Boris Johnson en soins intensifs est « une précaution dans la mesure où le Premier ministre aurait besoin de ventilation respiratoire ».

Coronavirus : la France pour un fonds européen financé par la dette !

Coronavirus : la France pour un fonds  européen financé par la dette !

 

L’ingénierie budgétaire française continue de fonctionner avec une nouvelle proposition pour mutualiser la dette au plan européen. On sait que les pays du nord  et l’Allemagne en particulier refusent le concept de mutualisation d’emprunts  communs Eurobonds). Du coup, le ministre de l’économie française propose la création d’un fonds commun européen lui aussi mutualisé et financé…. par la dette ! une manière détournée de faire payer aux  pays rigoureux la dette de pays à la gestion plus laxiste comme l’Italie, l’Espagne, la France ou la Grèce.. Comme si la dette pouvait constituer un moyen sérieux de financement. Il est clair que la France va dépasser et de loin le déficit prévu initialement à 2,2 % pour 2020.

Avec moins de rentrées fiscales et davantage de dépenses, le dérapage budgétaire de la France pourrait atteindre 7 % du PIB. Pour l’empêcher Bruno le maire propose donc une solution qui permettrait de faire supporter une partie de cette dette par toute l’Europe. Dans une interview accordée au Financial Times, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a donc  indiqué que la France allait proposer le lancement d’un fonds de sauvetage européen, qui serait financé par de la dette commune pour une durée limitée à cinq ou dix ans.

« Nous réfléchissons à un fonds qui serait limité dans le temps avec une possibilité d’endettement comme réponse de long terme à la crise », a déclaré le ministre français au quotidien économique. « Une solution pourrait être d’avoir un fonds pour disons cinq ou dix ans – limité dans le temps – avec la possibilité d’avoir de la dette commune mais seulement dans le cadre de ce fonds. Ce pourrait être plus acceptable pour d’autres pays », a-t-il ajouté.

 

Ses propos ont été confirmés par Bercy. La semaine dernière, neuf pays européens, dont la France et l’Italie, avaient appelé à lancer des obligations communes à toute l’Union européenne pour faire face au coronavirus. Un outil surnommé « Coronabonds ». Le principal avantage d’un tel instrument financier est de mutualiser la dette et d’empêcher la spéculation sur les Etats en difficulté, dont les taux d’intérêts des obligations sont beaucoup plus élevés.

 

Cette proposition a mis une pression sur l’Allemagne, qui refuse toute mutualisation des dettes dans la zone euro, mais s’est déclarée « prête » à « faire jouer la solidarité européenne ».  M. Le Maire a précisé au Financial Times que « s’il était difficile pour de nombreux Etats membres d’envisager de faire un emprunt commun » dans le cadre du budget pluriannuel de l’UE, il fallait le faire en dehors de ce cadre et pour une période limitée dans le temps. Selon un responsable français cité par le quotidien, le fonds proposé par la France pourrait « compléter » le budget de l’UE et serait géré comme lui par la Commission européenne et non par le Mécanisme européen de stabilité (MES).

Ce dernier est doté d’une force de frappe de 410 milliards d’euros et peut fournir des prêts à taux bonifiés aux Etats dans le besoin, mais ils ont jusqu’ici toujours été assortis de conditions précises, comme d’entreprendre des réformes du marché du travail, ou d’objectifs budgétaires.

«Produire en France» : la vocation tardive de Macron critiquée par l’opposition

«Produire en France» : la vocation tardive de Macron critiquée par l’opposition

«Jusqu’à sa fermeture il y a deux ans, l’entreprise Sperian à Plaintel (22) pouvait produire presque un million de masques par jour. Elle a été rachetée par l’américain Honeywell puis délocalisée. Les machines ont été détruites», a déploré l’eurodéputé LFI Manuel Bompard«Alertés à l’époque, Macron et Le Maire n’ont rien fait», a-t-il voulu rappeler.

 «31 mars 2020 : après les services publics, Macron découvre la relocalisation et la maîtrise de notre production industrielle», a par exemple moqué Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste, sur Twitter. «il commence à comprendre. Relocalisation des productions! Encore un effort! Planification et réquisitions sont la solution moderne, efficace», a également persiflé Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de La France Insoumise.

«Jusqu’à sa fermeture il y a deux ans, l’entreprise Sperian à Plaintel (22) pouvait produire presque un million de masques par jour. Elle a été rachetée par l’américain Honeywell puis délocalisée. Les machines ont été détruites», a déploré l’eurodéputé LFI Manuel Bompard«Alertés à l’époque, Macron et Le Maire n’ont rien fait», a-t-il voulu rappeler.

Du côté du Rassemblement national, Marine Le Pen a remis en cause la crédibilité du chef de l’État. «Après avoir, comme conseiller de Hollande puis ministre de l’Économie, et enfin président de la République, vendu à l’étranger beaucoup de nos fleurons industriels, Emmanuel Macron fait mine de redécouvrir le concept de souveraineté…! Pourquoi le croire?», a demandé la présidente du RN.

Chez Les Républicains (LR), Éric Ciotti a salué les déclarations du chef de l’État mais laisse entendre que ces décisions interviennent trop tard. «Emmanuel Macron a enfin pris la mesure des besoins massifs de masques, respirateurs et tests. Notre pays sera prêt en mai, sans doute bien après le pic de l’épidémie…», a regretté le député des Alpes-Maritimes.

 

Taxe carbone : le retour justifié par des raisonnements tordus

Taxe carbone :  le retour justifié par des raisonnements tordus

Par Stefan Ambec et Claude Crampes, Toulouse School of Economics s’efforcent de démontrer que la taxe carbone est aussi pertinente que les normes et les progrès technoogiques à partir d’arguments très spécieux comme la voiture polluante qui reste dans le garage ! Sans parler de l’ absence d’alternative pour nombre de zones périphériques condamnés à faire 50 kms par jour pour travailler. Le mirage du  signal-prix  a gagné nombre d’économistes trop contents de récupérer la problématique de l’environnement dans leur champ de compétence. Comment croire que le prix, donc le marché, puisse être un régulateur aussi efficace que la norme ou la technologie. par ailleurs. On fait comment pour calculer le signal prix de la voiture électrique (qui pollue , elle, pendant son processus de production notamment avec les batteries ?).  Nombre d’économiste semblent toujours intoxiqués par les vertu du prix et du marché qui ne sont pas les meilleurs outils dérégulation vis à vis de l’environnement.  ( interview la Tribune- extraits)

 

 

« Tout le monde s’accorde sur le fait que nous avons besoin de technologies plus performantes pour faire face au dérèglement climatique. Mais les avis divergent sur les moyens pour y parvenir. Imposer des standards technologiques plus contraignants présente l’avantage de la simplicité. Il s’agit par exemple de plafonner les émissions de CO2 par kilomètre pour les véhicules, par surface habitable pour les logements, par volume pour les réfrigérateurs. Ce type de réglementation envoie un message clair aux constructeurs : vous devez innover pour faire en sorte que vos produits respectent ces nouvelles exigences. Mais il faut l’accompagner de moyens de contrôle, et de pénalités en cas de non-respect. La détermination des standards ouvre aussi la porte à un intense lobbying par les industriels concernés.

La taxe carbone utilise un moyen détourné pour susciter cette innovation : le signal prix. En faisant payer les émissions de CO2, on accroit le prix des carburants ce qui pousse à l’achat de véhicules moins énergivores. On augmente le coût du chauffage au fuel et au gaz, ce qui rend l’investissement dans l’isolation ou l’achat d’une pompe à chaleur plus attractif. Accroitre le prix de l’énergie incite les ménages à en consommer moins et les entreprises à concevoir des produits pour accompagner cette transition. Nous l’avons vécu après le choc pétrolier des années soixante-dix qui a transformé le parc automobile européen vers plus de sobriété.

Standard versus taxe

Comme le standard technologique, la taxe carbone est un outil de la politique environnementale qui suscite le progrès technique, mais par d’autre leviers. L’épisode des gilets jaunes a mis en lumière les inconvénients de la taxe carbone non accompagnée de mesures sociales. Les standards ont aussi leurs défauts, dont certains peuvent être évités avec la taxe. En voici quelques-uns.

Les standards sont un outil manipulable par les groupes de pression pour favoriser leurs produits ou leurs technologies. On a bien vu en 2015 comment Volkswagen a réussi à tromper les contrôleurs sur les niveaux d’émission polluante de ses véhicules diesel. Comme les barrières métalliques empêchant le stationnement des voitures, l’absence de standard sur une technologie donnée est interprétée comme une autorisation. Dès lors, il faut les multiplier, ce qui ouvre la porte à des négociations industrie par industrie, voire entreprise par entreprise. La politique industrielle de soutien des champions nationaux et les menaces de perte d’emplois entrent alors en conflit avec l’objectif environnemental de réduction des émissions polluantes à moindre coût. De même, le standard technologique peut être détourné de sa mission initiale de protection de l’environnement pour ériger des barrières au commerce international au bénéfice de producteurs influents qui, protégés de la concurrence, peuvent imposer leurs conditions commerciales.

Le standard réglemente le produit mais ne contrôle pas son usage. Obliger un conducteur qui roule peu à payer le surcoût d’une technologie avancée en termes d’efficacité énergétique est inefficace économiquement. Avec une taxe carbone, il garderait sa vieille voiture mais réduirait ses déplacements, et l’automobiliste qui se déplace beaucoup serait incité à acheter une voiture moins consommatrice. Pour le premier, l’impact sur les émissions de CO2 serait sensiblement le même qu’avec une motorisation plus couteuse puisqu’il roule peu ; quant au second, le surcoût à l’achat serait compensé par une consommation réduite. De manière similaire, il est inefficient d’imposer l’achat d’un climatiseur sophistiqué s’il n’est utilisé que deux semaines par an. Si l’on veut en passer par des spécifications techniques, celles des climatiseurs devraient être différentes selon les régions et la durée d’utilisation ce qui est impossible à mettre en pratique.

Par ailleurs, une voiture qui reste au garage ne pollue pas, alors qu’une voiture qui consomme peu sera davantage utilisée. C’est ce que les économistes nomment l’effet rebond (ou paradoxe de Jevons) des politiques environnementales. La réduction de la pollution due au nouveau standard est moindre que celle estimée à usage donnée car l’usage augmente. L’effet rebond a été mis en évidence dans une étude sur le bonus-malus automobile pour les émissions de CO2 en France. Cette mesure a bien atteint son objectif qui était de diriger les achats vers des voitures plus sobres en énergie, mais au prix d’un accroissement du nombre de kilomètres parcourus par an. Au final, les auteurs de l’étude estiment que le bonus-malus a augmenté les émissions du secteur automobile d’environ 9%. Au contraire, taxer le carbone contenu dans le carburant impacte non seulement l’achat de voitures mais aussi leur usage en incitant les conducteurs à rouler moins même si leur voiture consomme peu.

Le standard technologique, en s’appliquant aux produits neufs, accroît la valeur des produits plus polluants sur le marché de l’occasion. C’est l’effet Gruenspecht du nom de l’économiste qui l’a popularisé. Les consommateurs qui ne veulent ou ne peuvent pas payer le surcoût d’une technologie plus avancée n’ont d’autre choix que de garder leur véhicule ou de se tourner vers le marché d’occasion. Des voitures qui devraient partir à la casse continuent à rouler. Au final, le standard encourage l’augmentation de la durée de vie des véhicules énergivores. Une étude a identifié l’effet Gruenspecht dans le cadre du CAFE (Corporate Average Fuel Economy), le standard d’efficacité énergétique des Etats-Unis. Les auteurs partent du constat que les véhicules les plus lourds et les plus puissants sont ceux qui durent plus longtemps. Suite au renforcement du CAFE, les acheteurs de SUV et de pickups reportent leurs achats ou achètent d’occasion. En conclusion, les auteurs de l’étude estiment que cet effet minore la réduction des émissions de CO2 d’environ 15%. Avec la taxe carbone, pas d’effet Gruenspecht. Les propriétaires de SUV et de pickups sont immédiatement impactés par l’augmentation du prix des carburants lorsqu’ils passent à la pompe. Ils sont incités à rouler moins et à remplacer leur véhicule par un neuf plus sobre.

Le standard technologique n’est pas plus juste que la taxe carbone. Certes, la taxe carbone touche de plein fouet les plus pauvres qui consacrent une grosse part de leur revenu à acheter l’énergie pour se chauffer ou se déplacer. Cependant, comme nous l’avions mentionné dans une tribune précédente, à la différence du standard, la taxe génère des recettes qui peuvent être utilisées pour compenser cette perte de pouvoir d’achat en ciblant les plus démunis. De son côté, le standard est loin d’être indolore. Il augmente le coût des voitures, des chaudières, des climatiseurs. Les ménages les plus pauvres auront du mal à financer ces dépenses surtout s’ils n’ont pas accès au crédit. Tout comme la taxe carbone, un standard technologique peut heurter davantage les pauvres que les riches.  L’analyse économique montre qu’un standard d’efficacité énergétique peut s’avérer plus régressif qu’une taxe carbone, c’est-à-dire creuser les inégalités. Ce résultat a été validé empiriquement pour le CAFE aux Etats-Unis.

Le mandat de la Convention citoyenne est de recommander des outils de politiques publiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans un esprit de justice sociale. Une multitude d’instruments sont disponibles, combinant des interventions directes sur les quantités et l’orientation des comportements par des contrôles de prix. Certains sont déjà utilisés, d’autres sont à imaginer. La taxe carbone, avec ses qualités et ses défauts, est un de ces instruments. Elle ne fera pas tout, mais elle doit faire partie de la solution au même titre que les standards technologiques. Ne pas parler de taxer les émissions carbonées est un choix que les membres de la Commission (la concention citoyenne)  le machin de 150 personnes tirées au hasard que tout le monde a oublié!) devront assumer vis-à-vis des générations futures qui sont elles aussi concernées par la justice sociale.

Energies renouvelables menacées par le Coronavirus ?

Energies renouvelables menacées par le Coronavirus ?

 

L’un des premiers groupes dans le renouvelable s’inquiète des perspectives de développement prévues pour les énergies renouvelables. Cela en raison notamment du fait que l’essentiel des matériels vient de l’étranger.  La dépendance vis-à-vis de l’étranger a montré ses limites sur le plan économique, et technologique et bien entendu aussi sanitaire. De ce point de vue la restructuration d’une partie des processus de production pourrait affecter des énergies renouvelables qui par ailleurs peinent  à montrer  leur efficacité. Neoen, un des premiers groupes, a prévenu mercredi que la pandémie de coronavirus entraînerait des retards dans la construction et la mise en service de ses projets, ce qui a contraint le producteur indépendant d’énergies renouvelables à revoir son développement.

 

Le groupe, présent dans le solaire, l’éolien et le stockage de l’électricité, a précisé dans un communiqué que la part de ses actifs entrant en opération l’année prochaine et par conséquent le niveau de son Ebitda – qui avait été annoncé à un niveau proche de 400 millions d’euros en 2021 – seraient “moins importants que précédemment envisagé”.

Neoen explique que l’épidémie de Covid-19 aura des conséquences sur le calendrier de construction et de mise en service des projets qu’il a déjà remportés, notamment en matière de chaînes d’approvisionnement, dans la mesure où les composants des panneaux photovoltaïques et des éoliennes proviennent pour une bonne part d’Asie.

La propagation du virus se traduira également par un allongement des procédures administratives et par des difficultés d’organisation des chantiers, a ajouté le groupe.

“Cela ne change évidemment pas la trajectoire de croissance à court et moyen termes de la société et encore moins ses perspectives à long terme, qui sont structurellement bonnes du fait de l’avenir des énergies renouvelables”, a toutefois estimé lors d’une conférence téléphonique son PDG, Xavier Barbaro.

“Nous ne sommes pas fondamentalement inquiets dans la durée sur les problèmes actuels. Ce n’est pas en train de mettre à genoux nos fournisseurs mais il y a des délais, et je pense qu’ils vont être assez globaux”, a-t-il ajouté.

Coronavirus France : combien réellement d’infectés par jour ?

Coronavirus France : combien réellement d’infectés par jour ?

 

 

 

Curieusement on ne fournit plus le nombre supplémentaire de personnes infectées par jour mais un nombre global. D’après des services officiels, l’épidémie de coronavirus en France a touché 10.995 personnes, dont 372 sont décédées, a annoncé jeudi le directeur général de la santé. le  chiffre est très approximatif concernant les personnes infectées puisqu’il ne prend en compte que les personnes qui ont été détectées. une détection  désormais très limitée en raison de la stratégie médicale peut-être mais surtout parce qu’en réalité on ne dispose  pas du nombre de tests nécessaires. Il s’agit moins d’une stratégie que des conséquences de l’improvisation des pouvoirs publics. On affirme même que le test systématique serait inutile ! Une contrevérité supplémentaire puisqu’au contraire l’OMS recommande le dépistage systématique. Dans ces statistiques officielles, on confond évidemment le nombre de personnes affectées et le nombre de personnes malades, ce qui  est très différent. En effet 90 % du virus est transmis par des personnes asymptomatiques et non comptabilisées comme infectées.

Plus de 4.450 personnes sont hospitalisées, dont 1.122 en réanimation, a précisé France santé.

Marché des obligations : menacé par le Coronavirus et les créances douteuses

Marché des obligations : menacé par le Coronavirus et les créances douteuses

 

Le  coronavirus mais surtout l’accumulation de créances douteuses favorisée par les politiques monétaires accommodantes de ces dernières années  ont fragilisé l’ensemble du système économique, réduisant considérablement les marges de manœuvres des Etats. ( Marc Guyot et Radu Vranceanu, Professeurs à l’ESSEC 2020-opinion dans la Tribune)

 

« Depuis l’avènement de la crise sanitaire du coronavirus, les chefs de gouvernements du monde entier semblent être passés d’une posture de réassurance des populations et de minimisation vers une course aux mesures visibles, de la « drôle de guerre » à la posture churchillienne. Les mesures actuelles sont en grande partie dictées par l’incapacité des systèmes hospitaliers à gérer le pic à venir des cas graves du fait du déficit de lits et de respirateurs.

De façon plus insidieuse, mais non moins dangereuse, se sont rapidement mises en place les conditions pour une forte récession en 2020.

Le coronavirus en est l’élément déclencheur, mais pas la cause. Selon les projections actuelles, les effets directs du coronavirus devraient faire baisser d’un point de pourcentage une croissance prévue initialement à 2,2% pour les économies développées. Il y a des disruptions des chaines de fabrication, notamment les retards de livraisons en provenance de Chine, et l’effondrement de la demande pour les secteurs du tourisme et du transport aérien. Dans ce contexte de baisse d’activité, la demande de pétrole a logiquement faibli. Pour des raisons géopolitiques et de rapport de forces complexes, les dirigeants russes et saoudiens ont enclenché une guerre des prix. Dans l’immédiat, la baisse du prix du pétrole (31 dollars le baril) affaiblit la rentabilité du secteur pétrolier et va probablement provoquer une vague de faillites chez les pétroliers américains de schiste. Elle devrait également, en fonction de sa durée, creuser le déficit public de nombreux pays exportateurs et mettre un coup d’arrêt aux incitations à la transition vers les énergies renouvelables. D’un côté, la baisse du prix du pétrole est une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat comme l’a pointé Donald Trump, cependant l’effet négatif sur le bilan des intermédiaires financiers devrait largement surcompenser l’effet bénéfique.

Accumulation de créances douteuses

Mais si une récession globale devrait s’installer, la cause principale est l’accumulation des créances douteuses sur un fonds d’argent facile quasiment incontrôlé. D’ailleurs, en janvier 2020, en pleine exubérance boursière, nous avons attiré l’attention sur les risques majeurs que posait une politique d’argent facile, maintenue depuis plus de 10 ans, et l’incapacité de la plupart des gouvernements à remettre en ordre leurs finances publiques alors que la croissance était de retour.

Aux Etats-Unis, depuis 2017, la Fed avait enclenché un processus de resserrement monétaire progressif alors que l’administration Trump maintenait un déficit public excessif, tout en exerçant des pressions sur la Fed pour qu’elle renonce au resserrement monétaire. Dans la Zone Euro, la BCE a maintenu une politique monétaire extrêmement laxiste et de nombreux pays comme l’Italie ou l’Espagne n’ont pas réussi à stabiliser leur dette publique. La France a même enclenché l’équivalent d’une politique de relance via les décisions prises à l’issue de la crise des gilets jaunes. Pour justifier leur politique monétaire, les banques centrales avaient l’habitude d’invoquer l’absence d’inflation. Selon eux, tant que l’inflation est trop faible, non seulement il n’y a aucune raison d’adopter des politiques plus restrictives mais encore, il est urgent de poursuivre une politique monétaire laxiste. Tout particulièrement les économistes des banques centrales semblaient n’être plus sûr du niveau de chômage à partir duquel l’inflation pouvait remonter.

Achat massif d’obligations du Trésor

Les risques liés à l’abondance de liquidité ne faisaient plus partie des préoccupations des régulateurs et banques centrales et on se souvient qu’au maximum d’amplitude de cette politique, la BCE injectait 80 milliards d’euro par mois dans l’économie (l’équivalent du cout de 16 porte-avions nucléaires). Au total, la BCE a acheté pour environ 2600 milliards d’euros d’obligations. L’achat massif d’obligations du Trésor (à échéance de dix ans ou plus) a eu pour conséquence une telle chute de leur rendement que les taux sont devenus négatifs pour les pays perçus comme les plus vertueux (le rendement diminue lorsque le prix d’un titre augmente). Suivant une logique de substitution de portefeuille, les taux d’intérêt sur toutes les obligations à 10 ans ont diminué fortement.

Sous la pression des épargnants, les intermédiaires financiers – banques et fonds d’investissements de toute sorte (pensions, spéculatifs, private equity) – se sont lancés dans une quête désespérée du moindre rendement positif, via l’achat d’obligations à risque et des prêts peu regardants. Pour les banques en zone euro, la quête du rendement positif était encore plus critique pour leur survie car depuis 2014 la BCE taxe leurs réserves, sous la forme de taux négatifs sur leurs dépôts qui ne sont pas utilisés pour financer des prêts (- 0.50% actuellement).

Selon un Rapport de l’OCDE de février 2020, à la fin 2019 le volume mondial d’obligations émises par les entreprises non-financières atteignait le record de 13.500 milliards de dollars. Une partie significative de cette dette est de faible qualité, et celle-ci s’est nettement dégradée au fil du temps par des émissions massives de corporate junk-bonds. En 2019, seules 30% des obligations des entreprises avaient une note de crédit de niveau A ou plus. De plus, ces notes étaient basées sur un contexte durable de taux d’intérêt faibles.

Parmi les entreprises très endettées, un grand nombre fonctionnent à la limite de l’insolvabilité. Ce type de firme « limite » peut être à peine solvable avec des taux d’intérêt à 2% mais insolvable à 3%. Le choc du coronavirus doublé de la guerre des prix du pétrole Russie-Arabie Saoudite sont sur le point de provoquer la réévaluation brutale du prix du risque associé à tous ces financements, selon un mécanisme pas très éloigné de la réévaluation du prix du risque des CDO, produits dérivés structurés, basés sur les prêts immobiliers sub-prime, en 2007-2008. Ces derniers jours, la prime de risque pour les obligations à fort risque a augmenté de quasiment rien à plus de 5-6% (qu’il s’agit de CDS ou corporate bond spread).

Les acheteurs de tels actifs disparaissent les uns après les autres, comme avaient disparu les acheteurs de CDOs en 2008. Par conséquent, de nombreuses firmes vont être en incapacité de refinancer leurs dettes, ainsi un choc d’illiquidité se profile. Les détenteurs de ces obligations cherchent à s’en délester, ce qui amplifie la baisse du prix. Pour les banques européennes, la situation est critique car ces banques ont financé beaucoup de projets risqués (y compris dans l’industrie pétrolière) et des entreprises déjà fortement endettées via des prêts classiques ou à effet de levier, une technique également répandue aux États-Unis. Si les marchés boursiers ont chuté la semaine passée de plus de 20% comparé au maximum au début du mois de février, l’indice du secteur bancaire européen a lui perdu 40% ce qui confirme la détresse significative des intermédiaires financiers.

Entre le choc d’illiquidité auquel peuvent être soumises de nombreuses entreprises, et la réévaluation de la prime de risque que banques et fonds d’investissement sont en train d’opérer, les effets sur l’investissement, et donc sur la survie de beaucoup d’entreprises, peuvent être très significatifs, du même ordre de grandeur que la raréfaction des financements 2008, le tout dans un contexte d’affaiblissement de la demande en raison de la crise sanitaire.

Les Etats promettent des aides pour maintenir des conditions de financement favorables à toutes les entreprises. Cependant, aucun Etat du Sud de l’Europe, ni même les Etats-Unis ne disposent des capacités financières pour tenir cette promesse. Les banques centrales peuvent racheter des créances douteuses comme l’a fait la Banque de Chine. Mais est-ce un exemple à suivre ? Un tel procédé jette le doute sur la crédibilité des banques centrales et peut générer une dégradation profonde des anticipations et une fuite vers les monnaies vertueuses ou l’or. Si on veut éviter un destin « à l’Argentine » des pays développés, il faut manier ces outils avec une grande prudence.

Il serait raisonnable à ce stade d’éviter les actions spectaculaires même si elles font plaisir aux politiciens, mais qui peuvent anéantir la crédibilité de la politique monétaire. La baisse du taux directeur par la Fed, dix jours avant la réunion normale de celle-ci, est l’exemple typique de ce qu’il ne faut pas faire. L’action modérée de la BCE, la semaine dernière, qui a pris en compte les risques d’un excès de liquidité non ciblée, est en revanche l’exemple à suivre et a valu à Christine Lagarde un déluge de critiques des politiques. Donald Trump promet un plan de relance bi-partisan mais qui pourra poser problème s’il y a une raréfaction des acheteurs d’obligations américaines. Pour ce qui est de la France, la lenteur des réformes, notamment l’incapacité des gouvernements successifs depuis 2010, comme du gouvernement actuel, à diminuer le déficit public fait que la politique d’Emmanuel Macron risque de se heurter cette fois non aux syndicats mais au marché des obligations. »

Affaire Karachi : Edouard Balladur jugé par la très complaisante cour de justice (CJR)

Affaire Karachi : Edouard Balladur jugé par la très complaisante cour de justice

Un nouveau scandale judiciaire évidemment avec le traitement particulier d’anciens responsables politiques par une cour de justice de la république (CJR) spécialement dimensionnée et composé pour rendre des jugements très complaisants. Ainsi depuis son existence,  la cour de justice de la république a-t-elle su fait preuve de la plus grande mansuétude à l’égard des accusés même lors  des affaires graves.

Rappelons-nous par exemple que dans l’affaire politico-économique , un simple rappel à l’ordre a été adressé à l’ancienne ministre des finances Christine Lagarde dont  la cour de justice a seulement reconnu qu’elle avait fait preuve de légèreté. Une légèreté de 400 millions d’euros !  La somme accordée par la ministre alors que les autres instances de justice « ordinaires » ont condamné   à rembourser cette somme. On pourrait multiplier les exemples. Cette cour de justice composée simplement de 20 % magistrats professionnels et de 80 % de politique constituent évidemment un véritable scandale judiciaire.

Nouveau rebondissement donc dans l’affaire KarachiLa Cour de Cassation a annoncé, vendredi 13 mars, puisque l’ancien Premier ministre Edouard Balladur serait jugé devant la Cour de justice de la République (CJR) pour les soupçons de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995, après le rejet de ses pourvois.

Cette affaire concerne un possible financement occulte via des rétrocommissions révélées par l’enquête sur l’attentat de Karachi en 2002 au Pakistan. L’affaire Karachi doit son nom à l’attentat-suicide du 8 mai 2002 qui avait fait 15 morts, dont 11 employés français de la Direction des chantiers navals (ex-DCN), et blessé 12 personnes dans la ville pakistanaise. Tous travaillaient à la construction d’un des trois sous-marins Agosta vendus à ce pays, sous le gouvernement Balladur (1993-1995).

La CJR comprend 12 parlementaires (six députés et six sénateurs) et trois magistrats professionnels – magistrats du siège à la Cour de cassation – dont l’un préside la Cour.

Coronavirus: L’Europe menacée par ses contradictions et son immobilisme

Coronavirus: L’Europe menacée par ses contradictions et son immobilisme

 

 

 

 

La propagation exceptionnelle du virus chinois en Europe démontre une fois de plus l’absence de réalité politique de l’union européenne. Cela confirme que l’Europe n’est qu’une zone de libre-échange, une zone de business sans aucune orientation sur les autres enjeux stratégiques comme  la politique étrangère, la santé, la recherche ou encore l’investissement. L’union européenne n’est d’accord seulement que  pour échanger des marchandises mais ses  membres se replient à la première difficulté au nom de la philosophie du chacun pour soi. Ainsi sous le poids de ces différentes contradictions l’Europe est-elle devenue désormais l’épicentre de l’épidémie du Coronavirus d’après l’organisation mondiale de la santé. L’Europe est désormais l’épicentre de l’épidémie de coronavirus partie de Chine, qui a fait plus de 5.000 morts à travers le monde, a déclaré vendredi l’Organisation mondiale de la santé.

Plus de 132.000 cas ont été recensés dans 123 pays depuis l’apparition du virus Covid-19 dans la ville de Wuhan en fin d’année dernière, a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse “virtuelle” à Genève.

“L’Europe est désormais devenue l’épicentre de la pandémie avec davantage de cas et de décès rapportés que dans le reste du monde à l’exception de la Chine”, a-t-il ajouté. Ainsi par exemple on était complètement incapable de contrôler la mobilité internationale principale véhicule du virus. Chaque pays décide de ses propres mesures. Ne parlons pas des conséquences économiques qui sont abordées de la même manière de façon très éclatée. Sans parler de l’immobilisme de la banque centrale européenne qui s’agenouille devant l’orthodoxie allemande pour ne pas prendre les mesures que toutes les autres banques centrales ont presque toutes décidées.

Les limites des puits de carbone par les plantes

Les limites des puits de carbone par les plantes

Un article de National Geographic met en évidence les limites des puits de carbone par les plantes.

 

« Chaque arbuste, vigne et arbre qui vous entoure joue un rôle essentiel dans l’élimination de l’excès de carbone dans l’atmosphère. Une nouvelle étude suggère que les plantes participent également à l’absorption de l’excédent de carbone émis, pour l’instant.

Cependant, à un certain point les plantes auront atteint leurs limites et le coup de pouce qu’elles apportent face au changement climatique commencera à s’estomper. Les scientifiques s’attachent aujourd’hui à déterminer précisément quand viendra ce moment.

Depuis les prémices de la révolution industrielle au début du 20e siècle, le volume de carbone émis dans l’atmosphère par l’activité humaine a augmenté très rapidement. À l’aide de modèles informatiques, les auteurs de l’étude sont arrivés à la conclusion que la photosynthèse avait augmenté de 30 %.

« C’est un peu comme un rayon de soleil dans un ciel orageux, » illustre Lucas Cernusak, l’un des auteurs de l’étude et écophysiologue à l’université James Cook en Australie.

L’étude a été publiée dans la revue Trends in Plant Science.

 

Cernusak et ses collègues ont utilisé les données d’une étude publiée dans Nature en 2017 qui mesurait les niveaux d’oxysulfure de carbone présents dans des carottes de glace et dans l’air. En plus du dioxyde de carbone, les plantes absorbent de l’oxysulfure de carbone au cours de leur cycle naturel du carbone, ce qui est fréquemment utilisé pour mesurer la photosynthèse à échelle mondiale.

« Les plantes terrestres éliminent environ 29 % de nos émissions qui contribueraient dans le cas contraire à augmenter la concentration atmosphérique de CO2. Ce que notre modèle a montré, c’est que le rôle de la photosynthèse terrestre dans le puits de carbone des terres est plus important que l’ont estimé d’autres modèles, » explique Cernusak.

 

LANCER LE DIAPORAMA

Le puits de carbone fait référence au volume de carbone absorbé par les plantes par rapport à la quantité qu’elles pourraient naturellement émettre par la déforestation ou la respiration.

Certains scientifiques ont des doutes quant à l’utilisation de l’oxysulfure de carbone comme méthode pour mesurer la photosynthèse.

Kerri Sendall est biologiste à l’université de Georgia Southern, elle étudie la croissance des plantes en fonction des différents scénarios de changement climatique.

Puisque le niveau d’absorption d’oxysulfure de carbone d’une plante peut varier en fonction de la lumière qu’elle reçoit, Sendall indique que les prévisions de l’étude « pourraient être surestimées, » mais elle précise que la plupart des méthodes de mesure de la photosynthèse mondiale ont chacune leur part d’incertitude.

 

Sans tenir compte du rythme auquel la photosynthèse a augmenté, les scientifiques s’accordent à dire que l’excédent de carbone agit comme un engrais pour les plantes en favorisant leur croissance.

« Il existe des preuves d’un feuillage des arbres plus abondant et d’une présence de bois plus importante, » explique Cernusak. « Le bois est en fait la partie qui absorbe le plus de carbone dans la masse totale de la plante. »

Les scientifiques du laboratoire national d’Oak Ridge ont remarqué que lorsqu’une plante est exposée à des niveaux en CO2 croissants, la taille des pores de ses feuilles augmente.

Dans le cadre de l’une de ses recherches expérimentales, Sendall a exposé des plantes à une concentration en CO2 égale au double de leur exposition habituelle.

Dans ces conditions, avec une augmentation drastique de leur exposition au CO2, « la composition des tissus de leurs feuilles était légèrement différente, » dit-elle. « Ce qui les rendait plus difficiles à manger pour les herbivores et moins accueillantes pour la croissance des larves. »

 

Les niveaux atmosphériques de CO2 augmentent et on suppose que les plantes finiront par ne plus pouvoir tenir le rythme.

« La réponse du puits de carbone à une augmentation du CO2 atmosphérique reste à ce jour la plus grande inconnue à l’échelle mondiale dans les modélisations du cycle carbone, ce qui contribue grandement à l’incertitude qui règne dans les prévisions du changement climatique, » peut-on lire sur le site Web du laboratoire national d’Oak Ride.

Le défrichement des terres pour l’élevage ou l’agriculture et les émissions des carburants fossiles sont les facteurs les plus influents sur le cycle du carbone. Si ces deux éléments ne sont pas considérablement freinés, les scientifiques affirment que l’on atteindra inévitablement un point de bascule.

« Une plus grande partie du CO2 que nous émettons restera dans l’air, les concentrations en CO2 augmenteront donc rapidement et le changement climatique s’accélérera, » explique Danielle Way, écophysiologue à l’université de Western Ontario, au Canada.

 

QUE POUVONS-NOUS FAIRE ?

 

Les scientifiques de l’université d’Illinois et du ministère de l’Agriculture des États-Unis ont mené des expériences visant à modifier génétiquement les plantes pour qu’elles puissent stocker plus de carbone. Une enzyme appelée rubsico est responsable de la captation du CO2 par photosynthèse et les scientifiques souhaitent accroître son efficacité.

Récemment, des essais de semences modifiées ont montré que le renforcement du rubisco augmentait l’efficacité de la plante d’environ 40 %. L’utilisation à grande échelle commerciale de cette enzyme végétale modifiée pourrait toutefois prendre plus de dix ans à mettre en place. Pour l’instant, les tests n’ont été réalisés qu’avec les cultures les plus communes comme le tabac et on ne connaît pas précisément les effets du rubisco sur les arbres qui occupent un rôle prépondérant dans la captation du carbone.

En septembre 2018, des groupes environnementaux se sont réunis à San Francisco pour élaborer un programme de sauvegarde des forêts, un élément naturel qui, selon eux, est la « solution climatique oubliée. »

« Je pense que les décideurs politiques devraient réagir à nos résultats en prenant conscience que la biosphère terrestre agit pour le moment comme un puits de carbone efficace, » conclut Cernusak. « Il faut prendre des mesures immédiates pour protéger les forêts afin qu’elles puissent continuer à agir de cette façon et, parallèlement, fournir les efforts nécessaires à la décarbonisation de notre production d’énergie. »

 

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.

Coronavirus: croissance mondiale divisée par deux ?

Coronavirus: croissance mondiale divisée par deux ?

 

On est passé à différentes phases de l’évaluation des dégâts du virus chinois. Dans un premier temps,  on s’est efforcé de rassurer tout le monde en affirmant que la situation était sous contrôle et que les conséquences seraient intimes. Dans une deuxième phase, on a commencé à avancer des chiffres mais avec des dégâts très minimes , on parlait en France par exemple d’une diminution de 0,1 % de la croissance. Maintenant l’OCDE prend la mesure de l’impact et imagine que la croissance mondiale pourrait être seulement de 2,4 % voir de 1,5 % au lieu de 3%. De toute manière la baisse de l’activité économique sera mécanique. En effet la Chine, pays le plus touché, voit son économie complètement s’écrouler . Un impact direct sur la croissance mondiale puisque l’économie chinoise représente à peu près 20 % du total. Mais le pire c’est que ce virus envahit aussi maintenant tous les continents et surtout que toutes les chaînes d’approvisionnement et de distribution sont maintenant perturbées. S’ajoutera à cela l’impact de possible du système financier qui va se trouver grandement fragilisé avec encore un accroissement de l’endettement notamment des entreprises.

 

L’épidémie de coronavirus pénalise l’économie mondiale qui devrait croître cette année à son rythme le plus faible depuis la crise financière il y a plus de dix ans, a prévenu lundi l’OCDE, pressant les gouvernements et les banques centrales d’agir pour éviter un impact encore plus important.

L’économie mondiale devrait progresser de seulement 2,4% en 2020, son taux le plus faible depuis 2009 alors que l’OCDE tablait encore sur une croissance de 2,9% en novembre, a indiqué l’organisation dans ses prévisions actualisées.

 

L’OCDE estime que l’économie mondiale pourrait renouer avec un taux de croissance de 3,3% en 2021, une prévision basée sur l’hypothèse d’un pic de l’épidémie de coronavirus en Chine au premier trimestre 2020 et d’une propagation contenue dans le reste du monde.

Toutefois, si le nouveau virus s’étendait en Asie, en Europe et en Amérique du Nord, la croissance mondiale pourrait tomber à 1,5% en 2020, a averti l’OCDE.

 

“Le principal message de ce scénario baissier est qu’il provoquerait une récession dans beaucoup de pays, c’est pourquoi nous appelons à ce que des mesures soient prises dans les régions touchées aussi rapidement que possible”, a dit à Reuters l’économiste en chef de l’OCDE, Laurence Boone.

 

Les gouvernements doivent soutenir les systèmes de santé en accordant un supplément de salaire ou un allègement fiscal aux employés qui font des heures supplémentaires et en mettant en place des programmes de chômage partiel pour les entreprises confrontées à une baisse de la demande, a-t-elle ajouté.

 

Les gouvernements pourraient accorder aux entreprises un allègement financier supplémentaire en réduisant les charges sociales, en suspendant la taxe sur la valeur ajoutée et en accordant des prêts d’urgence aux secteurs particulièrement touchés comme l’industrie du tourisme, a encore dit Laurence Boone.

L’économiste ajoute que les gouvernements ne devraient pas se concentrer sur une réduction des dépenses et laisser les programmes d’assurance-chômage jouer leur rôle pour amortir le coup porté à l’activité économique.

 

Parallèlement, les banques centrales devraient fournir aux marchés financiers, qui ont connu la semaine dernière leur plus forte baisse depuis 2008, des signaux rassurants sur leur volonté et leur capacité d’assouplissement de leur politique monétaire et à apporter des liquidités aux banques si nécessaire.

 

La France aussi menacée par les catastrophes climatiques

 

jamais sans doute on a connu autant de périodes de sécheresse, de températures élevées , de tempêtes, de pluie  et de vent dune telle  ampleur. Encore ce jeudi après-midi avec des rafales atteignant parfois les 120-130 km/h sur le littoral, et s’est ensuite dirigée vers l’est de la France. Le temps ce jeudi était marqué par des pluies régulières et soutenues sur une grande partie du pays. Certains pensaient  peut-être que les catastrophes climatiques étaient  surtout réservées aux pays exotiques notamment au pays pauvres. Force est de constater que la France est aussi de plus en plus concernés par des phénomènes assez exceptionnels. La France est même classée parmi les pays à plus fort risque . D’après une étude menée par l’association German Watch et publiée pendant la COP 25, la France est l’un des pays les plus exposés au monde aux phénomènes climatiques extrêmes. L’Hexagone se place au 15ème rang de ce classement, en zone rouge. 

 

Cette mauvaise place de la France trouve ses racines dans plusieurs épisodes climatiques plus ou moins récents : les canicules de 2003, 2008 et 2018 qui ont fait à elles seules plus de 18.000 morts, mais aussi les grosses tempêtes, comme celle de 1999 qui avait fait 35 morts, ou encore Xynthia, responsable en 2010 de 53 décès, 500.000 sinistrés, et des dégâts considérables.

Sans oublier les récentes intempéries dans le Sud de la France qui ont inondé coup sur coup une partie du territoire. Et cela n’est pas prêt de s’arrêter, puisque selon les scientifiques il y aura 20% d’épisodes de pluies diluviennes en plus d’ici la fin du siècle.

Mais ce rapport montre aussi que, riche ou pauvre, aucun pays n’est épargné : le Japon, les Philippines ou l’Allemagne arrivent en tête des pays les plus touchés par ces catastrophes naturelles. L’organisation météorologique mondiale l’a encore rappelé lors de la COP25 à Madrid, 2019 devrait se placer au deuxième ou troisième rang des années les plus chaudes jamais enregistrées.

 

Zemmour: un polémiste compulsif hanté par le féminisme et l’étranger

Zemmour: un polémiste compulsif hanté par le féminisme  et l’étranger

 

 

On peut sans doute difficilement nier que Zemmour possède une solide culture littéraire et de fortes connaissances historiques. D’un certain point de vue, il se différencie de nombre de personnages politiques qui pour toute culture se contentent simplement des éléments de langage de la l’oligarchie dominante qui n’a d’autre idéologie que la conquête du pouvoir. Sans connaissance vraiment du réel socio- économique et culturel pas plus que des fondements théoriques. D’ailleurs ils ont été formatés dans ces instituts de formation politique- dont le Graal est l’ENA -qui n’apprennent que les procédures administratives et l’art  de la prise pouvoir. Parvenus à leurs fins, beaucoup ne savent guère quoi faire de ce pouvoir. Zemmour, lui , ne connaît visiblement non plus pas grand-chose de ces réalités mais il a l’avantage d’en parler avec éloquence, conviction et démagogie. Pas vraiment étonnant non plus, lui aussi a été formé politiquement dans un institut d’études politiques.  La méthode Zemmour est  assez simple. Il laisse parler son interlocuteur pour ensuite fondre sur lui en mettant en exergue ses contradictions et en profite pour dénoncer ses deux hantises compulsives relatives au féminisme et à l’étranger. D’un certain point de vue, il utilise les vieilles méthodes marxistes de dialectique au service d’une vision ultra réactionnaire. Il ne cache pas d’ailleurs son admiration béate pour  un passé idéalisé soigneusement choisi (Napoléon, l’ancien régime etc.). Sa grande force, un peu comme le comédien Lucchini, est d’entrelarder  tous les 30 secondes son discours avec une citation littéraire ou une référence historique dont la relation peut être discutée mais qui donne sa brillance donc l’illusion de la  pertinence du propos. Zemmour est hanté par ce qu’il considère comme les deux dangers majeurs de la société : le féminisme et l’autre. En conclusion, Zemmour ramène tout à ces deux fantasmes démoniaques. Tous les désordres, de toutes natures dans le champ social, économique, culturel plus globalement sociétal sont imputables aux valeurs que portent le féminisme et l’altérité. Il n’y a pas de place chez  Zemmour comme chez la plupart des chercheurs à l’interrogation, au doute ou aux hypothèses . Tout n’est que certitude, axiome, postulat. Zemmour ne débat pas, il pérore comme une sorte de prédicateur évangéliste. Il Simplifie , caricature tout , intervient sur tout -même quand il n’y connait rien- et ramène toujours à ce qui le hante:  le féminisme et l’autre. Le brio du propos et la conviction militante qu’il utilise peuvent séduire. En tout cas, on ne peut plus y être indifférent car c’est un véritable numéro de magie  intellectuelle. Aussi malheureusement en raison de la faiblesse de nombre de ses interlocuteurs, pas de tous mais de beaucoup . Sur les chaines d’info continue Zemmour réussit à séduire certains, à en intéresser d’autres surtout du fait aussi de la nullité de beaucoup des autres intervenants. Zémour ne laisse personne indifférent mais il est davantage taillé pour le one man show politique caricatural que pour le débat démocratique encore moins pour la recherche.  

L’avenir d’UBER menacé par la Cour de cassation

L’avenir  d’UBER menacé par la Cour de cassation

En requalifiant en contrat de travail la relation entre un chauffeur et la société Uber, la Cour de cassation met une lourde hypothèque sur l’entreprise qui justement avait fait de la pseudo autonomie des chauffeurs sa philosophie et sa dynamique économique.-

La spécificité et la réussite du modèle économique d’UBER  repose en effet sur un transfert des coûts sociaux et des investissements sur le chauffeur. La marque se recentre uniquement sur le commercial et met en  dépendance économique totale  le chauffeur. Un modèle économique quia été  condamné depuis longtemps dans le transport routier de marchandises quand il y a 30 à 40 ans, certains opérateurs de transport avaient tenté d’imposer ce modèle. Certes il demeure encore dans le secteur de marchandises des artisans indépendants mais la domination économique totale vis-à-vis du donneur d’ordre s’est nettement affaiblie sous le poids de la régulation.

À l’inverse dans le modèle Uber, le chauffeur est condamné à travailler dans des conditions économiques qui permettent à peine de couvrir les charges sociales, fiscales et financières. Une incitation évidemment à une très forte productivité puisque pour s’en sortir , un chauffeur doit nécessairement travailler autour de 12 heures. Ce qui serait interdit bien sûr à un chauffeur salarié. Du coup avec cette condamnation de la Cour de cassation et la requalification en contrat de travail de l’ancienne relation, le modèle Uber perd complètement de son intérêt et pourrait menacer l’entreprise. Cela d’autant plus que d’autres actions juridiques sont menées dans plusieurs pays Dans un communiqué, la cour estime qu’il existe un lien de subordination entre le chauffeur et la plateforme de mise en relation entre clients et chauffeurs de VTC et que le statut de travailleur indépendant du chauffeur est “fictif”.

Elle explique que les critères définissant un travail indépendant “tiennent notamment à la possibilité de se constituer sa propre clientèle, la liberté de fixer ses tarifs et la liberté de définir les conditions d’exécution de sa prestation de service”.

Coronavirus: croissance mondiale divisée par deux ?

Coronavirus: croissance mondiale divisée par deux ?

 

On est passé à différentes phases de l’évaluation des dégâts du virus chinois. Dans un premier temps,  on s’est efforcé de rassurer tout le monde en affirmant que la situation était sous contrôle et que les conséquences seraient intimes. Dans une deuxième phase, on a commencé à avancer des chiffres mais avec des dégâts très minimes , on parlait en France par exemple d’une diminution de 0,1 % de la croissance. Maintenant l’OCDE prend la mesure de l’impact et imagine que la croissance mondiale pourrait être seulement de 2,4 % voir de 1,5 % au lieu de 3%. De toute manière la baisse de l’activité économique sera mécanique. En effet la Chine, pays le plus touché, voit son économie complètement s’écrouler . Un impact direct sur la croissance mondiale puisque l’économie chinoise représente à peu près 20 % du total. Mais le pire c’est que ce virus envahit aussi maintenant tous les continents et surtout que toutes les chaînes d’approvisionnement et de distribution sont maintenant perturbées. S’ajoutera à cela l’impact de possible du système financier qui va se trouver grandement fragilisé avec encore un accroissement de l’endettement notamment des entreprises.

L’épidémie de coronavirus pénalise l’économie mondiale qui devrait croître cette année à son rythme le plus faible depuis la crise financière il y a plus de dix ans, a prévenu lundi l’OCDE, pressant les gouvernements et les banques centrales d’agir pour éviter un impact encore plus important.

L’économie mondiale devrait progresser de seulement 2,4% en 2020, son taux le plus faible depuis 2009 alors que l’OCDE tablait encore sur une croissance de 2,9% en novembre, a indiqué l’organisation dans ses prévisions actualisées.

L’OCDE estime que l’économie mondiale pourrait renouer avec un taux de croissance de 3,3% en 2021, une prévision basée sur l’hypothèse d’un pic de l’épidémie de coronavirus en Chine au premier trimestre 2020 et d’une propagation contenue dans le reste du monde.

Toutefois, si le nouveau virus s’étendait en Asie, en Europe et en Amérique du Nord, la croissance mondiale pourrait tomber à 1,5% en 2020, a averti l’OCDE.

“Le principal message de ce scénario baissier est qu’il provoquerait une récession dans beaucoup de pays, c’est pourquoi nous appelons à ce que des mesures soient prises dans les régions touchées aussi rapidement que possible”, a dit à Reuters l’économiste en chef de l’OCDE, Laurence Boone.

Les gouvernements doivent soutenir les systèmes de santé en accordant un supplément de salaire ou un allègement fiscal aux employés qui font des heures supplémentaires et en mettant en place des programmes de chômage partiel pour les entreprises confrontées à une baisse de la demande, a-t-elle ajouté.

Les gouvernements pourraient accorder aux entreprises un allègement financier supplémentaire en réduisant les charges sociales, en suspendant la taxe sur la valeur ajoutée et en accordant des prêts d’urgence aux secteurs particulièrement touchés comme l’industrie du tourisme, a encore dit Laurence Boone.

L’économiste ajoute que les gouvernements ne devraient pas se concentrer sur une réduction des dépenses et laisser les programmes d’assurance-chômage jouer leur rôle pour amortir le coup porté à l’activité économique.

Parallèlement, les banques centrales devraient fournir aux marchés financiers, qui ont connu la semaine dernière leur plus forte baisse depuis 2008, des signaux rassurants sur leur volonté et leur capacité d’assouplissement de leur politique monétaire et à apporter des liquidités aux banques si nécessaire.

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