Archive pour le Tag 'par le gouvernement'

Abandon programmé de l’objectif de déficit à 3% en 2013 par le gouvernement.

Abandon programmé de l’objectif de déficit à 3% en 2013 par le gouvernement.

 

Exit l’objectif de 3% de déficit en 2013 ; après avoir affirmé pendant des mois  que c’était l’objectif principal en matière dé rééquilibrage des comptes ; les ministres un à un montent au créneau pour affirmer le contraire, tout en maintenant la rigueur bien entendu ! Ce renoncement n’est pas en soi un contre-sens économique mais c’est un reniement politique. En outre, cela pourrait encourager à largement dépasser les 3% et finalement être proche des résultats de 2012 ; cela d’autant plus que les réductions de dépenses restent encore hypothétiques.  Une révision à la baisse de la prévision de croissance était déjà dans l’air, mais c’est la première fois qu’un membre du gouvernement ouvre aussi clairement la voie à un abandon de la cible des 3% de déficit.  D’autres ministres ont aussi préparé le terrain mercredi. Le chef de la diplomatie Laurent Fabius a jugé « probable » que la France ne tienne pas sa promesse cette année, tandis que le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac a insisté sur le fait qu’il serait « très difficile » de la respecter.   »La probabilité d’atteindre cet objectif s’est amenuisée au fur et à mesure que la croissance pâlissait », a-t-il reconnu.  Certes, pour l’instant, la volonté de ramener le déficit public de 4,5% du produit intérieur brut (PIB) attendus pour 2012 à 3% à la fin de 2013 est formellement « maintenue ».  L’engagement formel en avait été pris par la France de Nicolas Sarkozy en 2010 auprès de ses partenaires européens. Cet objectif symbolique a été constamment réaffirmé depuis, y compris par les socialistes au pouvoir depuis le printemps.  Le budget pour 2013 a été bâti avec cette cible, au prix d’un effort de rigueur sans précédent chiffré à 38 milliards d’euros de hausses d’impôts et d’économies par la Cour des comptes.  Mais face à une croissance en berne, l’engagement a commencé à vaciller. Dès septembre, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone l’avait considéré « intenable », un message repris par d’autres membres de la majorité.  Des renforts sont arrivés, de manière plus surprenante, de l’opposition: l’ex-ministre UMP des Finances François Baroin a ainsi admis qu’il ne serait pas choquant que le déficit soit à 3,5% du PIB en fin d’année plutôt qu’à 3%.  Même le Fonds monétaire international (FMI) et désormais la Cour des comptes, gardiens d’une certaine orthodoxie, ont laissé entendre que la France ne devrait pas s’acharner coûte que coûte à respecter sa parole, car cela nécessiterait un surplus d’austérité qui aggraverait la situation économique.  Autant de messages sur lesquels le gouvernement devrait s’appuyer lorsqu’il révisera son objectif.  Sa principale inquiétude réside dans la réaction des marchés: alors que l’Etat français emprunte à un coût historiquement bas, il redoute d’être sanctionné s’il apparaît comme un élève indiscipliné en matière budgétaire.  Le gouvernement tient donc à respecter les formes et le calendrier européen, qui va s’accélérer.  Le 22 février, la Commission européenne publiera ses prévisions pour les Vingt-Sept. Dans sa précédente publication, en novembre, Bruxelles misait sur une croissance de 0,4% et un déficit de 3,5% en 2013 en France, et Bercy s’attend à ce que les nouvelles estimations soient encore moins bonnes.  Leur annonce devrait enclencher le processus. Le président François Hollande a en effet ouvert la voie mardi à une révision à la baisse, « dans les prochains jours », de la prévision de croissance. A Bercy, on n’exclut pas de l’annoncer dès le 22 février.  Paris espère que la Commission assortira ses prévisions d’un assouplissement généralisé des objectifs budgétaires. Le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn avait déjà estimé en décembre que des « mesures supplémentaires d’économies » ne seraient « pas indispensables » en France.  Reste à savoir ce que va faire précisément le gouvernement. Constater le dérapage? Annoncer un nouveau tour de vis pour le contenir au moins partiellement? « Cela dépend de son ampleur », glisse une source gouvernementale. Symboliquement, un déficit contenu sous le seuil des 3,5% du PIB passerait mieux qu’un dérapage plus important.

 

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Deux exilés fiscaux décorés par le gouvernement Ayrault, un couac de plus !

Deux  exilés fiscaux décorés par le gouvernement Ayrault, un couac de plus !

Médaille d’argent à Londres en double avec Michael Llodra, Jo-Wilfried Tsonga, comme tous les médaillés tricolores ( et comme son compère Richard Gasquet), figure dans la traditionnelle promotion du nouvel an (Légion d’Honneur et Ordre National du mérite). Jusque là, rien d’anormal sauf que le tennisman réside en Suisse depuis plusieurs années, pour des raisons, à la base, purement fiscales. Une nomination qui a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, où l’on se demande comment le gouvernement Ayrault peut décorer quelqu’un qui a fait le choix de quitter la France pour des raisons financières, en pleine affaire Depardieu, qualifié de « minable » par Jean-Marc Ayrault (même si le Premier ministre a démenti avoir utilisé ce mot) en personne. Interrogée jeudi sur la question, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a tenté de minimiser cette polémique en se lançant dans une explication loin d’être convaincante. « Il faut faire attention au procès d’intention, explique t-elle. Il y a une différence à faire entre les gens qui choisissent d’aller habiter autre part pour mobilité profesionnelle, on en connaît tous, et ceux qui clament haut et fort s’exiler fiscalement pour éviter d’apporter leur contribution au juste effort à fournir en période de crise ». La porte-parole du gouvernement Ayrault, visiblement pas très informée sur le sujet, affirme que « à ma connaissance, Mr Tsonga ne fait pas partie de la deuxième catégorie », ne voyant « aucun motif  de dénoncer un quelconque comportement ». « Je pense que c’est au motif de ses grandes qualités sportifs qu’il a été décoré ». Car oui, Jo-Wilfried Tsonga habite en Suisse pour découvrir les secrets de la potion magique d’un certain Roger Federer… Si Depardieu, Clavier ou encore Bernard Arnault ont eu droit à une petite saillie de la gauche française et des médias, les sportifs, eux, sont passés à travers les gouttes. Pourtant, ils sont nombreux à avoir choisi l’exil fiscal même si le tennismen a un statut un peu particulier puisque il paie des impôts sur ses gains dans les pays où il remporte des matchs (c’est pour cette raison que Nadal ne veut plus aller disputer le Queen’s en Angleterre, considérant l’imposition sur ses gains trop élevée). En revanche, les revenus liés à la publicité et autres contrats des équipementiers sont censés être déclarés dans le pays de résidence.  Arnaud Clément (capitaine actuel de l’équipe de France de Coupe Davis), Fabrice Santoro ou Guy Forget (ancien capitaine des Bleus) sont pourtant depuis longtemps partis s’installer en Suisse, à l’instar de Tsonga, Gasquet ou encore de Gaël Monfils.  Le premier a tenté l’aventure avait été Yannick Noah, dans les années 90.  Le gouvernement Ayrault va désormais devoir s’expliquer sur quelque chose qui ne pouvait pas ne pas être su. Récemment (en juin dernier), Yannick Noah et Guy Forget, avaient été auditionnés par une commission d’enquête du Sénat sur l’évasion fiscale. Les deux anciens vainqueurs de la Coupe Davis de tennis essayaient de faire avancer le débat sur les nombreux sportifs français domiciliés à l’étranger pour échapper à une fiscalité jugée trop élevée. L’idée n’était pas de fustiger les sportifs, mais de mieux comprendre.   »En tennis, on a une carrière courte », avait plaidé Guy Forget. « Une dizaine d’année au cours desquelles les joueurs essayent d’optimiser leurs revenus », a-t-il poursuivi, précisant que seuls les 120 meilleurs joueurs du circuit « rentraient dans leurs frais ». « On essaye donc de trouver les endroits les plus avantageux, la Floride, Monaco, la Suisse pour optimiser les gains et ne pas connaître la double imposition », avait-il poursuivi.  Interrogé sur son exil en Suisse au début des années 90, Yannick Noah avait lui justifié son choix, opéré au lendemain de sa retraite sportive, « par la peur du lendemain » et a rappelé qu’il était rentré au bout de trois ans. « Aujourd’hui, je gagne mon argent ici grâce au public francais, je paye mes impôts en France », avait-il rappelé avant de lâcher : « Si j’étais une vedette internationale je réagirais différemment.

 

Petroplus : les salariés lâchés par le gouvernement

Petroplus : les salariés lâchés par le gouvernement

 

En dépit des promesses du gouvernement, la liquidation judiciaire de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, a été prononcée mardi par le tribunal de commerce de Rouen. Une décision qui a douché les derniers espoirs des 2.000 familles vivant directement ou indirectement grâce à la raffinerie. Paroles de salariés dépités. « Aujourd’hui, c’est 2.000 familles qui ont perdu leur emploi (sous-traitants inclus, ndlr). On nous a lâchés », a réagi Yvon Scornet, porte-parole de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC après une audience à huis clos de trois heures et demi à Rouen. Dénonçant un « massacre », ce dernier l’a martelé : « il faut qu’on sauve cette usine. On n’a pas le droit de la fermer. Je préfère mourir ». « Moi, c’est toute ma vie. Je n’arrive pas encore à croire qu’elle puisse être fermée… Là, c’est le coup de massue, c’est vraiment dur », a renchéri Marie-Jo, qui a travaillé 30 ans chez Petroplus. « La France, l’avenir pour nos enfants, c’est quoi ? », s’est interrogé Fabrice, « tout le monde a des enfants, qu’est-ce qu’ils vont faire demain ? ». Les salariés peuvent néanmoins entretenir l’espoir jusqu’au 5 novembre, date jusqu’à laquelle de possibles repreneur peuvent encore se manifester, même si la justice a écarté les dossiers proposés jusqu’à présent.

 




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