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Reprise mondiale : impulsée par la consommation des États-Unis

Reprise mondiale : impulsée par la consommation des États-Unis

 

La relance fédérale et l’épargne accumulée durant la pandémie stimulent la consommation aux Etats-Unis et la croissance dans le reste du monde d’après Tom Fairless et Stella Yifan Xie  du Wall Street Journal (Extrait)

 

 

 

Stimulée par une relance de près de 6 000 milliards de dollars et avide de produits fabriqués dans le monde entier, l’économie américaine endosse aujourd’hui le rôle qu’avait joué la Chine au lendemain de la crise financière de 2008, observent les économistes.

Si le reste du monde se félicite largement de l’explosion de la demande dans la première économie mondiale, l’ampleur de l’expansion américaine produit un effet ricochet sur les marchés financiers et entraîne des perturbations à travers la planète – goulots d’étranglement dans le transport maritime en Asie orientale, impacts sur les devises et envolée des prix des matières premières.

« Nous nous attendons à voir déferler une vague d’inflation, déclare Angelo Trocchia, directeur général du lunetier italien Safilo, dont l’usine chinoise tourne à plein régime et fait face à l’augmentation des prix de matériaux comme le plastique. Nous avons besoin de savoir comment les banques centrales vont réagir. »

Jusqu’au milieu des années 2000, la croissance mondiale avait été tirée principalement par les Etats-Unis, jusqu’à ce que l’expansion spectaculaire de l’économie chinoise lui fournisse un second moteur, qui s’est souvent révélé plus puissant. A présent, la croissance chinoise, bien qu’encore vigoureuse, devrait décélérer dans le courant de l’année après s’être rapidement remise de la pandémie de Covid-19, le gouvernement cherchant à juguler l’activité de crédit. L’économie européenne, dont la reprise est plus lente et pâtit de la faiblesse des dépenses de consommation, contribue aussi à atténuer l’inflation et la demande mondiales.

A lui seul, le dernier plan de dépenses des Etats-Unis devrait accroître la production dans des proportions pouvant atteindre 0,5 point de pourcentage au Japon, en Chine et dans la zone euro au cours des douze prochains mois

Rapporté au PIB mondial, le plan de relance budgétaire américain est environ sept fois plus important que ne l’était celui de la Chine au lendemain de la crise financière de 2008.

A lui seul, le dernier plan de dépenses des Etats-Unis devrait accroître la production dans des proportions pouvant atteindre 0,5 point de pourcentage au Japon, en Chine et dans la zone euro au cours des douze prochains mois, et un point de pourcentage au Canada et au Mexique, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). En mai, l’OCDE a relevé sa prévision de croissance de l’économie mondiale à 5,8 % pour 2021, ce qui en ferait l’expansion la plus rapide depuis 1973.

« Ce sont des chiffres considérables, souligne Adam Posen, ancien membre du comité monétaire de la Banque d’Angleterre. La politique budgétaire américaine atteint des proportions inédites en temps de paix. » Le Japon et l’Europe ne peuvent probablement pas dépasser un taux de croissance d’environ 1 % par an, au mieux, dans la durée, estime-t-il. « Dans une certaine mesure, l’Europe, la Chine et le Japon profiteront à bon compte des largesses de la relance budgétaire américaine. »

L’effet ricochet de la vigoureuse croissance américaine sur le système financier mondial dépasse de loin celui de la Chine après 2008 ou aujourd’hui, car les marchés financiers chinois demeurent relativement isolés, tandis que le dollar domine les marchés internationaux de la dette ainsi que les réserves de change.

Mais ce que l’économie américaine florissante donne d’une main, elle le reprend d’une autre. Le reste du monde peut profiter de la forte augmentation des échanges commerciaux mais de nombreux pays risquent de pâtir d’une accélération de l’inflation, d’une appréciation du dollar et de la hausse des rendements obligataires, autant de facteurs susceptibles de limiter leur reprise.

Le billet vert s’est renchéri face aux autres monnaies depuis que les banquiers centraux de la Réserve fédérale ont indiqué mi-juin qu’ils comptaient relever les taux d’intérêt d’ici à la fin 2023. Pour contrecarrer la dépréciation de leurs propres monnaies et contrôler l’inflation, les banques centrales russe, brésilienne et turque ont augmenté leurs propres taux d’intérêt à plusieurs reprises ces dernières semaines.

La politique monétaire ultra-accommodante de la Fed a permis jusqu’ici de contrôler les flux financiers à destination des Etats-Unis, mais tout changement créerait un risque pour de nombreux marchés émergents

La dernière chose dont ont besoin les marchés émergents en ce moment est une hausse des coûts d’emprunt, note Tamara Basic Vasiljev, économiste chez Oxford Economics à Londres. « Mais si votre économie est dollarisée, vous êtes contraint de relever vos taux même si vous pensez que cela ne résoudra aucun problème », ajoute-t-elle.

La politique monétaire ultra-accommodante de la Fed a permis jusqu’ici de contrôler les flux financiers à destination des Etats-Unis, mais tout changement créerait un risque pour de nombreux marchés émergents, notamment ceux qui accusent d’importants déficits des comptes courants.

Un mouvement mondial de hausse des taux d’intérêt, avec la Fed à sa tête, pourrait freiner la reprise dans certaines régions, au moment même où la dette des pays émergents atteint un niveau record de plus de 86 000 milliards de dollars, selon l’Institut de la finance internationale.

Si la Fed maintient ses taux bas, néanmoins, elle risque de favoriser la création de bulles sur les marchés mondiaux d’actifs. Les banques centrales des pays scandinaves ainsi que celle de la Corée du Sud ont annoncé leur intention de resserrer leur politique monétaire en partie pour contrer le développement potentiel de bulles, notamment dans l’immobilier.

Le boom de la demande américaine pourrait aider les Etats-Unis à renforcer leurs relations économiques avec leurs alliés à l’heure où la Chine se replie de plus en plus sur son marché intérieur et où ses autorités suscitent une méfiance croissante dans le monde.

Si les Etats-Unis restent la première économie mondiale, leur influence économique et politique en Asie a souffert de l’essor chinois durant la décennie passée. Des pays comme l’Australie ou Taïwan sont plus vulnérables aux pressions économiques chinoises lorsque Pékin décide de limiter ou de suspendre les échanges de certains biens en vue d’atteindre ses objectifs politiques.

L’économie chinoise devrait croître de 8,5 % cette année, selon l’OCDE, et son expansion jusqu’en 2026 devrait représenter l’équivalent du PIB de l’Australie chaque année.

L’économie américaine de son côté devrait connaître sa plus forte reprise depuis le début des années 1980, forte d’un taux de croissance de 6,9 % cette année, d’après l’OCDE. Ce dynamisme est crucial pour l’économie mondiale car les consommateurs américains sont la pierre angulaire du commerce mondial. Les Etats-Unis représentent environ 27 % des dépenses mondiales de consommation finale, contre seulement 11 % pour la Chine, selon des chiffres de 2017 de Deloitte.

Une grande partie de la production économique des autres pays est tributaire des dépenses des consommateurs américains, lesquelles sont attendues en hausse d’environ 10 % en 2021 par rapport à 2020, une fois corrigées de l’inflation – soit leur plus forte augmentation depuis 1946, selon Oxford Economics.

Les revenus des Américains ont continué de progresser durant la pandémie. Les ménages américains ont accumulé 2 600 milliards de dollars d’« épargne excédentaire », selon les calculs de Moody’s, qui a comparé leur comportement en 2020 à celui de 2019, et leurs dépenses sont très fortement orientées vers des biens fabriqués à l’étranger.

Les Etats-Unis devraient enregistrer environ 170 milliards de dollars d’importations supplémentaires chaque année jusqu’en 2026, contre 140 milliards pour la Chine, selon HSBC.

Ils dépenseront cette année en importations 876 milliards de dollars de plus que ce qu’ils tirent de leurs exportations – soit un déficit record des comptes courants – tandis que la Chine verra ses exportations dépasser de 274 milliards de dollars ses importations, selon le Fonds monétaire international. La Chine, qui affichait déjà l’année dernière l’excédent des comptes courant le plus élevé du monde, a enregistré une augmentation de près de 40 % de ses exportations au premier trimestre 2021 en glissement annuel.

L’ampleur de la demande américaine d’importations contraste nettement avec la situation observée au lendemain de la crise financière de 2008, lorsque de nombreux ménages cherchaient avant tout à rembourser leurs dettes.

La perspective de plusieurs années d’expansion aux Etats-Unis incite de nombreuses entreprises dans le monde à investir dans de nouvelles capacités de production. Morgan Stanley anticipe une hausse des investissements mondiaux, en données corrigées de l’inflation, de plus d’un cinquième d’ici à la fin 2022 par rapport aux niveaux de l’avant-pandémie, après plusieurs années de croissance médiocre.

Cette évolution est particulièrement importante pour la Chine, où l’augmentation des investissements et la vigueur de la demande d’exportations permettront de contrebalancer une reprise beaucoup plus lente de la consommation intérieure, selon l’OCDE.

 

Les entreprises allemandes de construction mécanique observent une envolée de la demande d’équipements à destination des usines asiatiques exportant leurs produits aux Etats-Unis. Taiwan Semiconductor Manufacturing a annoncé de vastes projets d’investissement visant à augmenter la production de semi-conducteurs, destinés pour l’essentiel aux Etats-Unis. Les exploitants agricoles de pays comme le Brésil commandent des machines pour pouvoir satisfaire la demande américaine croissante en huiles, entre autres.

« Les entreprises procèdent actuellement aux investissements qu’elles avaient reportés », explique Ayumi Hayashida, responsable des relations publiques et des relations avec les investisseurs du fabricant de robots industriels Yaskawa Electric. Celui-ci a vu ses commandes à destination de l’Amérique du Nord bondir de 26 % entre décembre et février par rapport au trimestre précédent.

L’expansion du marché immobilier américain a conduit Uponor Oyj, spécialiste finlandais de la tuyauterie dont les produits équipent environ un tiers des nouveaux logements aux Etats-Unis, à accroître le nombre de ses lignes de production « aussi rapidement que nos ingénieurs pouvaient les commander » sur un site de fabrication récemment acheté dans le Minnesota, explique le directeur général de l’entreprise, Jyri Luomakoski. Les ventes d’Uponor Oyj en Amérique du Nord ont progressé de 22 % au premier trimestre en glissement annuel, contre 8 % environ en Europe.

L’ampleur des bénéfices réalisés par des spécialistes du transport maritime comme A.P. Moller-Maersk, CMA CGM et Hapag-Lloyd incite ces entreprises à étoffer leurs flottes. Sur les cinq premiers mois de 2021, les commandes de nouveaux porte-conteneurs ont été presque deux fois plus importantes que le total de celles de 2019 et 2020, selon le fournisseur de données spécialisé VesselsValue.

 

La politique d’argent facile de la Fed a servi de couverture aux gouvernements et banques centrales dans le monde entier – y compris dans des pays émergents déjà très endettés comme le Brésil – pour ouvrir eux aussi généreusement les vannes du crédit bon marché et des dépenses publiques.

« Le fait que la Réserve fédérale ait l’intention de laisser ses taux d’intérêt inchangés pendant deux ans nous permet de respirer, a déclaré Jonathan Heath, gouverneur adjoint de la banque centrale mexicaine, lors d’un entretien le 31 mai. En temps normal, nous serions clairement en train de relever nos taux. »

L’ampleur du rebond américain n’est pas sans causer des tensions à travers le monde, cependant. Là où le boom tiré par la Chine avait entraîné une hausse des prix des matières premières, la reprise américaine provoque le renchérissement d’un très grand nombre de biens de consommation.

La forte demande d’appareils électroniques comme les ordinateurs portables, les téléphones mobiles et les téléviseurs durant la pandémie s’est traduite par une pénurie d’étain, dont les cours se sont approchés de niveaux record. La demande mondiale a toutefois été freinée par la faiblesse de la consommation des ménages dans l’Union européenne et dans les grands pays d’Amérique latine comme le Mexique et le Brésil.

Certains constructeurs navals demandent à leurs clients de payer un supplément pour la livraison de nouveaux navires parce que les prix de l’acier ont augmenté. Wildlife World, entreprise britannique qui fournit de la nourriture et des équipements pour animaux ainsi que des caméras pour observer la vie sauvage, a vu les coûts d’envoi de ses produits quasiment sextupler, indique Vanessa McDonald, directrice des ventes.

Une partie de cette hausse est répercutée sur la clientèle. « Tout le monde accepte des hausses de prix importantes, observe Mme McDonald. Je n’ai jamais vu une telle demande. » L’entreprise a enregistré une augmentation de 90 % de ses ventes aux Etats-Unis durant l’exercice financier qui vient de s’achever.

Les centaines de milliers d’usines chinoises subissent la hausse rapide des coûts des matières premières. Pétrole, minerai de fer et métaux sont à l’origine d’une augmentation de 9 % des prix de sortie d’usine en mai en glissement annuel, soit la plus forte en près de 13 ans.

La hausse des prix constitue un casse-tête pour les banquiers centraux d’économies émergentes comme le Brésil et la Russie, où l’inflation atteint ses niveaux les plus élevés depuis des années. Ces deux pays ont déjà relevé leur taux directeur trois fois cette année afin de soutenir leur monnaie, entraînant un renchérissement des coûts d’emprunt alors même qu’ils continuent de lutter contre la pandémie. La moindre poussée d’inflation peut déstabiliser les investisseurs et causer une dépréciation des monnaies, réduisant la capacité des entreprises et des ménages à assurer le service de leur dette, laquelle est souvent libellée en dollars ou en euros.

 

Au Canada, la vigueur de la croissance américaine stimule les exportations, tirant à la hausse les prix du pétrole et soutenant le dollar canadien, dont la valeur atteint son niveau le plus élevé en six ans face au billet vert. L’inflation canadienne a grimpé à 3,6 %, un plus-haut en dix ans, poussant la banque centrale à relâcher ses mesures extraordinaires de relance malgré une troisième vague de Covid-19 qui devrait peser sur la croissance. La banque centrale a ralenti son programme d’achats d’actifs en avril, devenant la première du G7 à prendre une telle décision.

De son côté, la Banque centrale européenne a renforcé ses achats d’obligations en mars, dans le but de faire baisser les rendements des emprunts d’Etat, invoquant une hausse mondiale des coûts d’emprunt en partie imputable « aux anticipations d’inflation et aux prévisions de croissance du PIB aux Etats-Unis ». La relance monétaire de la BCE permet de contenir les coûts d’emprunt tout en maintenant le taux de change de l’euro face au dollar à un niveau bas, paramètre essentiel pour une région très dépendante des exportations.

Deux mois plus tard, la BCE a lancé une mise en garde contre les risques accrus de correction sur le marché immobilier résidentiel de la zone euro, sur fond de signes de surévaluation

Anthony Harrup, Juan Carlos Rivera et Megumi Fujikawa ont contribué à cet article

Popularité: Macron sauvé par la coupe du monde et le tour de France ?

Macron sauvé par la coupe du monde et le tour de France ?

Heureusement que les vacances commencent et qu’en même temps les préoccupations économiques et sociales diminuent. En effet, les derniers sondages sont décevants pour Macron. Il a donc besoin d’une  sérieuse trêve come la coupe du monde de foot ou du tour de France en vélo. Le président de la République obtient seulement la confiance de 34% des personnes interrogées dans le dernier baromètre de l’institut Elabe. Il baisse en particulier chez les habitants de communes rurales et les retraités.  La tendance se confirme donc dans différents sondages. La popularité d’Emmanuel Macron est en baisse, mais elle connaît en ce mois de juillet un ralentissement sans précédents. D’après le baromètre Elabe pour Les Echos et Radio Classique publié ce jeudi, le chef de l’Etat n’obtient que 34% de bonnes opinions, soit une baisse de 6 points. Même registre du côté du baromètre Kantar Sofres One Point pour Le Figaro Magazine: avec seulement 32% de Français qui lui font confiance, il chute de 6 points. Chez Harris Interactive, dans le baromètre du 29 juin, la baisse est de 7 points, la cote du chef de l’Etat atteignant les 40%. Comme le note l’institut Elabe, Emmanuel Macron connaît sa plus forte baisse depuis le début du quinquennat. D’après Jean-Daniel Lévy, invité de BFMTV ce jeudi, cette chute dans les sondages englobe deux phénomènes: tout d’abord des interrogations sur la politique sociale de l’exécutif, qui tarde à se manifester, et des interrogations sur la personnalité d’Emmanuel Macron. Le directeur du département politique et opinion d’Harris Interactive dénote « une critique assez nette » envers le chef de l’Etat, « une tonalité d’un président qui se sert plus qu’il ne sert les Français ».   »On peut citer une accumulation de petits événements qui ont déstabilisé les Français », estime-t-il, énumérant la polémique sur le Falcon utilisé pour une courte distance, celle sur la construction d’une piscine au Fort de Brégançon, ou encore celle sur le remplacement à grands frais de la vaisselle de l’Elysée par la manufacture de Sèvres. « Les conséquences politiques sont d’autant plus notable que c’est Emmanuel Macron en tant que personne qui a été élu. Il y avait une attente autour de ce qu’il représentait personnellement. Il y a une perception d’arrogance depuis plusieurs mois. Cela n’avait pas eu de conséquences jusque-là en termes d’opinion car il était regardé en comparaison avec François Hollande. Mais là on est passés dans une autre séquence », ajoute le sondeur. 

Arrêt anti-burkini confirmé par la justice

Arrêt anti-burkini confirmé par la justice

Le tribunal administratif de Nice considérant que le port du Burkini  constituait une revendication de nature identitaire a rejeté lundi une nouvelle demande de suspension d’un arrêté pris par une mairie des Alpes-Maritimes, celle de Villeneuve-Loubet. Déjà saisie il y a une dizaine de jours pour un arrêté du maire de Cannes, la juridiction niçoise avait alors rendu une décision allant dans le même sens, confortant les municipalités ayant interdit le port de vêtements religieux sur les plages. « C’est évidemment une déception, même s’il n’y a pas de grande surprise », a réagi lundi Me Patrice Spinosi, avocat de la Ligue des droits de l’homme (LDH), à l’origine de l’un des référés déposés contre la mairie de Villeneuve-Loubet. « Cette décision nous permet de saisir dès à présent le Conseil d’Etat, qui devrait fixer une date d’audience d’ici une dizaine de jours et statuer à très bref délai », a ajouté l’avocat, joint par Reuters. La LDH et le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), qui avait saisi le juge des référés pour l’arrêté cannois, jugent les mesures anti-burkini liberticides et discriminatoires à l’encontre des baigneuses de confession musulmane. Dans son ordonnance, le juge des référés invoque notamment le contexte sensible de l’état d’urgence, prolongé à la suite de l’attentat du 14-juillet à Nice (86 morts), ainsi que le « retentissement, facteur de tensions supplémentaires », déclenché par la polémique sur le port du burkini.   »Ce port vestimentaire sur les plages peut également être perçu comme étant l’expression d’une revendication identitaire », peut-on encore lire dans l’ordonnance.

Après Cannes et Villeneuve-Loubet, deux villes dirigées par des maires Les Républicains, plusieurs communes côtières du Sud-Est et du Nord, dont Nice et le Touquet, ont décidé à leur tour de bannir cet été les tenues de plage recouvrant le corps.

(Avec Reuters)

 

Athlétisme : La Russie suspendue par la fédération internationale

Athlétisme : La Russie suspendue par la fédération internationale 

« Une culture de la tricherie profondément enracinée » dans l’athlétisme russe et qui justifie la suspension ;  La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a donc décidé vendredi soir de suspendre de compétitions la fédération russe et tous ses athlètes, à la suite d’accusations de dopage généralisé.  L’Agence mondiale antidopage (Ama) a recommandé lundi dernier la suspension de la Fédération russe d’athlétisme qu’elle accuse d’avoir contourné les règles en matière de dopage, des accusations rejetées par la Russie. Au terme de plusieurs mois d’enquête, une commission indépendante de l’Ama a identifié ce qu’elle a présenté comme des défaillances systémiques au sein de l’IAAF et de la Fédération russe qui ont « empêché ou réduit la portée d’un programme antidopage efficace ».

Hollande ridiculisé par la presse internationale

Hollande ridiculisé par la presse internationale

 

Jamais sans doute une président français n’aura été autant brocardé dans la presse internationale à propos de ses incartades sentimentales ; la saga Hollande Trierweiler a fait la une de tous les journaux. En fait Hollande a été ridiculisé pour deux raisons  d’une part du fait de son comportement de goujat cynique mais aussi parce qu’il faut bien l’admettre, le «  petit gros  boutonneux » n’a vraiment pas l’allure d’un séducteur. Plutôt celle d’un porcelet dans un costume bien trop grand pour lui. Certes l’esthétique n’est pas la qualité première recherchée pour un président mais il pourrait au moins arrêter de se goinfrer car son tour de taille ne cesse de progresser (comme le chômage) et ne connaît pas  la moindre inversion. Pas étonnant que le très sérieux journal anglais lait encore épinglé pour son allure.   . La Une du très sérieux quotidien anglais The Guardian a fait beaucoup parler samedi matin sur Twitter. Pour illustrer la visite de François Hollande à l’occasion du sommet franco-britannique à Brize Norton, le journal a choisi une photo franchement peu flatteuse pour le président français. On aperçoit François Hollande en train de courir sous la pluie, le costume serré, l’embonpoint presque insultant en cette période de crise,  et les joues gonflées. Ce titre, un brin ironique, accompagne la photo : « Nice lunch, Monsieur le Président ? » (Bien mangé, monsieur le président). Un lourd passif. Depuis 2012, François Hollande a fait de nombreuses fois la Une de la presse anglaise et jamais pour lui dresser des lauriers. Ainsi, pendant l’entre-deux-tours de la campagne présidentielle, The Economist n’avait pas hésité à titrer : « The rather dangerous Monsieur Hollande » (« Le plutôt dangereux Monsieur Hollande »). Depuis son élection, les choses ne se sont pas arrangées. La politique conduite par « the socialist president » est régulièrement brocardé par les quotidiens économiques.

Orange piratée par la NSA

Orange piratée par la NSA

L’agence américaine de surveillance électronique, la NSA, a introduit un virus dans le réseau informatique de l’entreprise de télécommunications française Orange, selon des documents fournis par l’ex-consultant informatique Edward Snowden et révélés par Spiegel Online dimanche 29 décembre. L’opérateur télécoms Orange a annoncé dans la foulée lundi 30 décembre qu’il allait se constituer partie civile.  Selon Edward Snowden, une division spéciale de l’agence a piraté le réseau informatique d’un consortium de 16 sociétés utilisant le câble sous-marin de télécommunications Sea-Me-We 4. Ce câble en fibre optique relie l’Asie et l’Océanie à l’Europe en passant par le Moyen-Orient et ce jusqu’à Marseille, où il est relié au réseau Orange. Selon Der Spiegel, la NSA a piraté en février 2013 le réseau informatique de ces 16 sociétés (dont Orange) en introduisant un virus lui permettant de récupérer des informations concernant les flux de données – tels le lieu, la date ou les personnes participant à une conversation donnée.   »Orange n’a aucune implication dans de telles manoeuvres, effectuées entièrement à son insu et qui concernent a priori des équipements (câble SMW4) dont elle est usager et non gestionnaire », a indiqué l’opérateur dans une déclaration transmise à l’AFP. « Si piratage il y a eu, cela n’a pas pu se faire via le réseau d’Orange, qui n’a connu aucune attaque de ce type », affirme-t-il. L’opérateur « se réserve toutefois toutes les possibilités d’action légale dans l’hypothèse où des données Orange transportées par le câble en question auraient fait l’objet d’une tentative d’interception et va notamment se constituer dans les prochains jours partie civile », annonce-t-il. Orange  »rappelle son attachement à la protection du secret des correspondances, qui ne peut être levé que dans des conditions clairement définies et limitées par la loi; aucune institution ni aucun Etat ne peut s’affranchir de ce respect », selon la déclaration.  Depuis plusieurs mois, les révélations d’Edward Snowden ont levé le voile sur l’ampleur de Prism, programme américain d’espionnage tous azimuts visant plusieurs pays européens, les institutions de l’UE ou même le système de vidéo-conférence interne de l’ONU.

 

Immobilier : la gabegie de l’Etat dénoncée par la Cour des comptes

Immobilier : la gabegie de l’Etat dénoncée par La Cour des comptes

 

La Cour des comptes estime que certaines cessions de terrains, réalisées dans les années 2000, n’ont pas été réalisées dans de bonnes conditions financières pour l’Etat.  La Cour des comptes s’est penchée sur des ventes de terrains réalisées par l’Etat au profit de la Société nationale mobilière. (Thomas Sanson-AFP).  L’Etat ne serait pas un bon gestionnaire immobilier. La Cour des comptes a rendu public, ce 6 décembre, un référé relatif aux cessions de biens domaniaux de l’Etat à la Société nationale immobilière (SNI), filiale à 100% de la Caisse des dépôts.  Dans ce document, elle dénonce des opérations immobilières réalisées dans les années 2000 dans des conditions financières défavorables à l’Etat. En examinant les comptes pour les exercices 2006-2011 de la SNI, elle a découvert deux séries d’opérations distinctes « dans lesquelles les intérêts de l’Etat lui paraissent avoir été insuffisamment préservés ».  La première opération concernait un programme d’aménagement réalisé par la SNI sur un terrain acheté à l’Etat en 2004 dans le XVe arrondissement de Paris, pour une somme de 19 millions d’euros hors taxes. La SNI qui a achevé ce programme en 2012, a pu revendre une surface commerciale de 6.000 mètres carrés pour 44,4 millions d’euros hors taxes, des installations sportives pour 5,9 millions d’euros, construire 35 logements pour un prix global attendu de 34,4 millions d’euros et a également construit 142 logements sociaux, énumère la Cour. Or, « même en tenant compte des coût des travaux, de la conduite du projet et du portage financier, le prix de vente du terrain est faible, compte tenu du rendement de l’opération et du poids habituel de la charge foncière dans les opérations conduites dans le centre de Paris », estime la Cour. La Cour déplore que l’acte de cession n’ait comporté « aucune clause de retour à meilleure fortune ni de partage de résultat ».  Dans une série d’opérations très différentes réalisées par le ministère de la Défense, l’Etat a cédé des biens faisant l’objet de baux emphytéotiques. Il s’agit de baux de très longue durée, dans lesquels le preneur, en l’occurrence la SNI, verse une redevance symbolique (1.000 francs puis 152 euros par an, précise la Cour). L’Etat conserve la nue propriété, à charge pour l’opérateur de construire et d’entretenir des bâtiments. A compter de 2009, les cessions réalisées dans ce cadre ont été défavorables à l’Etat, estime la Cour. La Cour des comptes met en ligne ses référés une fois le délai de deux mois du droit de réponse écoulé. Le référé affiché vendredi ne comporte qu’une réponse du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Celui-ci « prend acte » et précise que pour la cession de terrains sous baux emphytéotiques, la demande de la SNI a été adressée à un organisme ressortissant du ministère des Finances et que son propre ministère « n’est pas intervenu dans la définition de la valeur de cession des emprises retenues. »

 

Rail grec : rachat par la SNCF

Rail grec : rachat par la SNCF

 

La SNCF fait partie d’une liste de trois entités intéressées par le rachat de l’intégralité de la société grecque des chemins de fer Trainose, a-t-on appris lundi d’une source proche des négociations qui s’exprimait sous le sceau de l’anonymat. L’agence grecque chargée des privatisations réclamées par les créanciers d’Athènes, HRADF, a indiqué que trois groupes avaient fait part de leur intérêt. La source a précisé que le roumain Grampet Group et le spécialiste grec du BTP GEK Terna, associé à Russian Railways, étaient les deux autres parties intéressées. Les responsables grecs espèrent retirer 200 millions d’euros dans cette vente.

 

Cahuzac sera de nouveau entendu par la commission parlementaire

Cahuzac sera de nouveau entendu par la commission parlementaire

 

 

Cahuzac était bien présent à l’Elysée lors d’une réunion qui a décidé d’interroger la Suisse sur l’existence de son compte. C’est ce qu’affirme Moscovici ; une bien curieuse façon d’isoler Cahuzac comme le prétend Moscovici. Une enquête judicaire a été lancée officiellement à partir du 27 décembre (après l’information de Médiapart du 4 décembre) et on voit mal comment l’Elysée (via le ministre de la justice) aurait pu être tenu à l’écart de l’affaire qui devient désormais un enjeu entre la droite et a gauche et qui finira sans doute en eau de boudin pour ne pas atteindre Hollande. Une enquête judiciaire étant en cours, la commission ne peut aborder le fond du sujet. Sans doute une raison pour laquelle l’audition le 26 juin de Jérôme Cahuzac, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, avait laissé nombre d’observateurs sur leur faim.  Mais l’ancien ministre star du gouvernement a de nouveau été convoqué, une audition prévue en début de semaine prochaine, sans doute mardi.  Il sera notamment question d’une réunion le 16 janvier évoquée mardi devant la commission par Pierre Moscovici. Le ministre de l’Economie a expliqué qu’il y avait informé François Hollande et Jean-Marc Ayrault, de la possibilité d’utiliser la procédure d’entraide administrative avec la Suisse. Or, selon Pierre Moscovici, Jérôme Cahuzac assistait à cet entretien.  De quoi donner des munitions aux députés de l’opposition qui doutent de la réalité de la « muraille de Chine » qui aurait été érigée à Bercy dès le 10 décembre autour de Jérôme Cahuzac pour le tenir à l’écart des développements concernant les investigations sur son compte.  Le président centriste de la commission Charles de Courson avait rappelé que Jérôme Cahuzac avait au contraire affirmé n’avoir « jamais » été « informé de cette procédure ».  Faute d’ »événement nouveau sur un éventuel dysfonctionnement » des services de l’Etat, la commission a en revanche décidé de ne pas entendre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault comme le souhaitaient des élus de l’opposition, a indiqué le rapporteur socialiste de la commission Alain Claeys.  Outre M. Moscovici, les ministres de la Justice et de l’Intérieur, Christiane Taubira et Manuel Valls, ont été entendus mardi par une commission où Alain Claeys et Charles de Courson ne sont pas sur la même longueur d’ondes sur ce que savait vraiment François Hollande.  Charles de Courson a ciblé le président, évoquant notamment un coup de fil donné le 15 décembre au cabinet de l’Elysée par Michel Gonelle, l’opposant local à Jérôme Cahuzac à Villeneuve-sur-Lot, dont un enregistrement est à l’origine de l’affaire.   »Nous avons les preuves que le président a été parfaitement informé »; « entre le 4 et le 18 décembre », le président dispose de « l’ensemble des informations lui permettant de se rendre compte que des preuves graves, selon lesquelles Jérôme Cahuzac détenait un compte en Suisse, existent ».  Faux, lui a répondu le rapporteur socialiste de la commission, le député PS Alain Claeys. La commission, qui rendra ses conclusions et ses recommandations à l’automne, ne dispose d’ »aucun élément » ne permet de « justifier une telle affirmation ».  La commission enquête sur d’éventuels dysfonctionnements par les services de l’Etat dans sa gestion de l’affaire Cahuzac, entre la révélation du compte caché du ministre du Budget le 4 décembre par Mediapart et les aveux de l’intéressé le 2 avril.  Elle s’est notamment fixée pour objectif de savoir si l’Exécutif savait que Jérôme Cahuzac disposait d’un compte caché avant que la justice ne l’établisse et si celle-ci a pu mener sa mission sans entrave.  Or, à en croire Alain Claeys, « la justice a pu travailler librement depuis le 27 décembre 2012, date à laquelle Edwy Plenel, directeur de Mediapart adresse une lettre au procureur de la République de Paris » pour dénoncer les faits.  Une enquête préliminaire est diligentée par le parquet le 8 janvier, la voix de Jérôme Cahuzac est authentifiée avec une quasi certitude dans un enregistrement incriminant le ministre, mis en examen et poussé hors du gouvernement le 19 mars.

 

Récession confirmée en 2013 par la Banque de France

Récession confirmée en 2013 par la Banque de France

 

La Banque de France qui avait prédit une petite croissance reconnait qu’elle s’est trompée et confirme la récession. La France n’évitera peut-être pas une récession cette année même si l’économie semble s’améliorer, a déclaré vendredi Christian Noyer, en jugeant essentiel de poursuivre les réformes. Le gouverneur de la Banque de France, dans un entretien diffusé vendredi soir sur LCI, a estimé que l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites, la piste privilégiée par le gouvernement pour sa réforme de l’automne, devrait s’accompagner d’efforts des retraités. « Si l’on veut que nos taux d’intérêt soient durablement bas, il faut (…) montrer qu’on prend les mesures nécessaires pour doper notre croissance (…) et en même temps montrer qu’on est capable de prendre des mesures de long terme pour consolider nos finances publiques », a dit Christian Noyer. L’Insee a fait savoir jeudi qu’il prévoyait un recul du PIB de 0,1% en 2013. (voir ) Mais, selon le gouverneur de la Banque de France, avoir un chiffre de croissance négatif sur l’année n’est pas important si l’on voit l’activité redémarrer progressivement. « Les choses semblent s’améliorer », a-t-il dit, en citant les derniers chiffres de la production industrielle et les enquêtes sur le climat des affaires. « Je vois ce début de remontée et d’accélération très lente, c’est vrai, mais ça va dans la bonne direction », a-t-il ajouté. Prié de dire si la France pourrait échapper à une récession cette année, il a répondu : « Ça n’est pas certain parce qu’on a commencé l’année avec un acquis négatif. » « Mais ça n’est pas important, ce qui est important c’est de voir le profil des trimestres, si les choses s’améliorent de trimestre en trimestre et si on finit l’année en croissance positive, ça c’est important », a-t-il ajouté. Concernant les retraites, il a estimé qu’il aurait été possible de modifier non seulement la durée de cotisation pour une retraite à taux plein mais également l’âge légal de départ en retraite, ce qu’a refusé le président François Hollande.

 

Le plan de sauvetage de l’euro condamné par la justice allemande ?

Le plan de sauvetage de l’euro condamné par la justice allemande ?

Presque neuf mois après avoir jugé conformes à la Loi fondamentale allemande le Mécanisme européen de stabilité (MES) et le Traité budgétaire européen, les huit juges suprêmes de Karlsruhe (cour constitutionnelle allemande)  devaient débuter à 08H00 GMT deux journées d’auditions concernant l’OMT. . S’exprimeront notamment dès mardi: Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE, et Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances.  La Cour devrait se pencher de nouveau sur l’implication du Bundestag (chambre basse du parlement allemand) dans les mesures de sauvetage de l’euro, un point très sensible en Allemagne, premier contributeur financier des différents mécanismes.  Elle va surtout étendre son examen au nouveau programme de rachat de dettes d’Etat en difficultés, concocté par la BCE à l’automne et baptisé OMT. L’annonce de ce programme a joué un rôle crucial pour apaiser les craintes des marchés financiers sur la survie de la zone euro, même s’il n’a jamais eu besoin d’être mis en pratique.  Mais la banque centrale allemande (Bundesbank) l’a toujours combattu, jugeant que la BCE outrepassait l’interdiction qui lui est faite de financer les Etats.  Les médias allemands spéculaient ces derniers jours sur des auditions à Karlsruhe tournant à la bataille rhétorique entre la Bundesbank et la BCE, et donc entre M. Weidmann et M. Asmussen.  La Cour constitutionnelle n’a pas le pouvoir d’interdire quoique ce soit à la BCE, institution indépendante soumise au droit européen. Mais elle pourrait poser des conditions à la participation allemande et, dans tous les cas, un avis négatif lancerait clairement un mauvais signal.   »Si le programme de rachat d’obligations devait être annulé, cela aurait des conséquences graves », a mis en garde lundi M. Asmussen, dans une interview au quotidien populaire Bild.  L’analyse qui sera faite à Karlsruhe « des initiatives de la BCE à travers une perspective purement allemande » est pour l’heure « le risque le plus important à surveiller en zone euro », a averti Holger Schmieding, économiste de Berenberg.  Le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung a avancé que, pour contrer d’éventuelles critiques de Karlsruhe, la BCE aurait fixé une limite théorique à son programme, de 524 milliards d’euros, ce qu’un porte-parole de l’institution, contacté par l’AFP, a fermement démenti.  Le président de la BCE Mario Draghi a défendu lundi son programme de rachat de dettes publiques dans une interview à la chaîne de télévision publique allemande ZDF.   »Le risque pour les contribuables allemands est beaucoup moins élevé qu’il y a un an », a-t-il affirmé. « Pas un euro n’a été dépensé jusqu’à présent pour ce programme » OMT, a-t-il fait valoir, estimant que ce plan avait été un succès.  Au terme de ces deux journées d’audition, les juges de Karlsruhe pourraient prendre du temps avant de rendre leur verdict. M. Schmieding table plutôt sur une décision après les élections législatives allemandes de septembre.  Une grande part de l’opinion allemande est hostile aux plans de sauvetages de l’euro. Selon un sondage publié lundi par le quotidien Handelsblatt, 48% des Allemands seraient pour un arrêt du programme OMT, alors que 31% jugent injustifiées les plaintes déposées à Karlsruhe et 21% n’ont pas d’avis.

 

Recherche: critique du financement public par la Cour des comptes

Recherche: critique du financement public par la Cour des comptes

Dans leur rapport, publié lundi 10 juin, les sages de la rue Cambon affichent leur « déception ». La recherche bénéficie d’un traitement de faveur : depuis 2006, les financements de l’Etat ont augmenté de moitié (48%), malgré la crise. Pourtant, « en dépit de financements publics croissants, la France n’a pas progressé par rapport à l’objectif de consacrer 3% du PIB à la recherche et développement (R&D) », souligne la Cour. L’objectif des 3% avait été fixé par le Conseil européen en 2002. Mais la part de la recherche dans le PIB « s’est maintenue depuis dix ans à 2,2% du PIB », déplorent les magistrats. L’effort de recherche stagne en France, pendant que le voisin allemand s’améliore. Entre 2000 et 2012, la part de la recherche dans le PIB est passée de 2,47 à 2,84% outre-Rhin.  Les sages ne mettent pas pour autant en cause la qualité des chercheurs français. La recherche nationale publie de manière abondante (6e rang mondial) et dépose de nombreux brevets (4e rang en Europe), mais elle ne se consacre pas assez à l’innovation (24e rang mondial sur ce critère). C’est surtout du côté des entreprises que le bât blesse : leur R&D patine à 1,41% du PIB en 2010, contre 1,58% en moyenne dans les pays de l’OCDE. Les entreprises de taille intermédiaire (ETI), enclines à investir dans la R&D, restent peu nombreuses en France. Et le positionnement de l’économie, plus tourné vers les services que vers l’industrie, ne contribue pas à inverser cette tendance. « La relative faiblesse de la recherche risque d’alimenter à son tour la contraction de l’industrie », avertit Didier Migaud, le président de la Cour. Autre point faible relevé par l’institution comptable : les financements sur projets (qui permettent d’allouer des crédits aux thématiques prioritaires) progressent, mais à un rythme moins fort que prévu. La France bénéficie également de moins en moins des fonds européens alloués à la recherche.  Alors que les entreprises n’investissent pas assez dans la recherche, le rapport souligne une inconnue de taille : l’efficacité du crédit impôt recherche (CIR). Le coût du dispositif, qui revient pour l’Etat à rembourser une partie des dépenses de R&D des entreprises, « a augmenté bien au-delà des prévisions », explique la Cour. En 2013, sur les 20,8 milliards d’euros accordés par l’Etat à la recherche, le CIR pèse à lui seul 5,8 milliards. Les bénéficiaires du CIR se multiplient, et pourtant, la part de la recherche dans le PIB ne progresse pas. Un constat qui pose une question dérangeante : le dispositif est-il détourné par les entreprises à de simples fins d’optimisation fiscale ? « Une incertitude persiste sur son efficacité et son ciblage », reconnaît Didier Migaud. Mais sur le fond, la Cour ne se prononce pas et renvoie à un prochain rapport dédié au CIR. Il faudra donc attendre fin juillet pour savoir si les subventions de l’Etat en faveur de la R&D des entreprises sont justifiées.

 

Contrôle des budgets nationaux par la commission européenne

Contrôle des budgets nationaux par la commission européenne

Le Parlement européen a approuvé mardi deux nouveaux règlements sur la gouvernance économique de la zone euro dont l’un accorde un pouvoir de contrôle accru à la Commission européenne sur l’élaboration des budgets nationaux. Les deux textes, qui ont déjà fait l’objet d’un accord de principe au sein du Conseil, ont obtenu l’aval d’environ 80% des eurodéputés. Les gouvernements devront transmettre leur projet de budget 2014 avant le 15 octobre à l’exécutif européen qui veillera à ce qu’il respecte les critères de l’UE, notamment en termes d’endettement et de déficit. Bruxelles pourra formuler des recommandations qui ne seront pas contraignantes, mais les gouvernements qui n’en tiendront pas compte s’exposeront à des sanctions. Les membres de la zone euro se concertent déjà, au cours des six premiers mois de l’année, sur l’orientation que doit prendre leur politique budgétaire l’année suivante. La Commission européenne fait alors des suggestions que les gouvernements doivent valider. Un second règlement fixe des règles et des procédures explicites pour la mise sous surveillance renforcée, par la Commission européenne, de tout pays de la zone euro en difficulté ou susceptible de connaître de graves problèmes financiers. Ce nouveau mécanisme de contrôle a fait l’objet de négociations ardues entre la Commission et le Parlement. Celui-ci ne s’opposait pas au principe, mais demandait en retour la mise en place d’un « Fonds de rédemption » européen dans lequel les pays de la zone euro auraient placé la part de leur dette dépassant 60% du produit intérieur brut (PIB), afin de permettre son remboursement sur vingt ans à des taux réduits. Confronté à l’hostilité affichée par Berlin et d’autres capitales d’Europe du Nord à toute mutualisation de la dette, le Parlement a accepté la création d’un groupe d’experts qui se penchera sur la faisabilité de ce fonds et devra rendre ses conclusions – non contraignantes – d’ici à mars 2014.  

 

CNP Assurances : résultats affectés par la crise

CNP Assurances : résultats affectés par la crise

 

 

Au final, le résultat net du groupe est ressorti l’an dernier en hausse de 9% à 951 millions d’euros en 2012, dopé par des plus-values sur son portefeuille immobilier et d’actions. . CNP Assurances a publié vendredi des comptes 2012 pénalisés par la crise qui sévit en Europe, avec un chiffre d’affaires en net repli en France et en Italie. La compagnie d’assurance, détenue à 40% par la Caisse des dépôts (CDC), indique avoir dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires en repli de près de 12% à 26,5 milliards d’euros. Ses revenus ont reculé de 7,5% en Espagne, de 10% en France et de 33% en Italie. Au Brésil, où le groupe est présent à travers sa filiale Caixa Seguros, son chiffre d’affaires progresse néanmoins de 4,1%. « Du côté de l’Amérique latine, nous avons une très forte croissance du PNA (produit net d’assurance) puisqu’elle se monte à 11,3% à changes courants », a souligné Antoine Lissowski, le directeur financier de CNP Assurances, lors d’une conférence téléphonique. Ces plus-values nettes ont atteint 155 millions d’euros en 2012, contre des moins-values de 236 millions un an plus tôt, et ce à la faveur de la reprise l’année dernière des marchés financiers à l’image d’un indice CAC 40 qui a clôturé 2012 sur un gain de près de 15%. « La valorisation du portefeuille s’est améliorée naturellement en fin d’année », a indiqué le directeur financier de la CNP. Selon le consensus Thomson Reuters, les analystes attendaient en moyenne un bénéfice net d’un milliard d’euros et des revenus de 27 milliards d’euros. CNP Assurances prévoit de verser un dividende de 0,77 euro par action au titre de l’exercice 2012.

 

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OGM: gel par la commission européenne

OGM: gel par la commission européenne

Le processus d’autorisation de mise en culture des OGM dans l’Union européenne est gelé par la commission  afin de relancer la recherche d’une solution négociée avec les Etats membres.   »La Commission, si elle le veut, peut lancer le processus pour autoriser la culture d’un soja et de six maïs OGM, dont le MON810 (déjà autorisé dans l’UE mais qui doit obtenir le renouvellement de cette autorisation), mais elle ne le fera pas », a assuré mardi à l’AFP Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire à la Santé Tonio Borg, en charge du dossier.   »Le processus d’examen des demandes d’autorisation de culture se poursuit », a-t-il toutefois insisté.  Mais « dans l’immédiat, la Commission ne va pas soumettre de demande d’autorisation de culture aux Etats », a-t-il dit.   »La priorité du nouveau commissaire à la Santé Tonio Borg est de relancer les négociations sur la base de la proposition de son prédécesseur », a-t-il expliqué. Ce sera sa priorité jusqu’au terme du mandat de la Commission fin 2014, a-t-il souligné.  Mais « cela ne signifie pas que la Commission a gelé le processus d’autorisation jusqu’en 2014″, a-t-il affirmé. Les autorisations de mise en culture empoisonnent les relations entre la Commission européenne et les Etats membres.  Huit pays –France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne depuis le début de l’année– ont adopté des clauses de sauvegarde pour interdire la culture des OGM autorisés sur leurs territoires.  Le président de la Commission José Manuel Barroso a cherché à faire lever ces clauses de sauvegarde, mais il a été désavoué par les gouvernements lors d’un vote et a abandonné cette idée.  Deux OGM seulement ont été autorisés à la culture dans l’UE en quatorze ans: la pomme de terre Amflora, développée par le groupe allemand BASF, qui s’est avérée un échec commercial, et le maïs 0GM MON810 de la multinationale Monsanto.  Le MON810, dont la demande de renouvellement d’autorisation a été déposée en 2007, pourra continuer à être cultivé dans les Etats qui le souhaitent jusqu’à ce que l’UE prenne une décision.  Une cinquantaine d’autres OGM ont obtenu une autorisation pour être utilisés dans l’alimentation animale et humaine.  Le processus d’évaluation pour les demandes d’autorisation de culture et de commercialisation d’OGM se déroule en quatre temps: consultation de l’Autorité Européenne pour la Sécurité des Aliments (EFSA) sur les risques pour la santé, demande d’autorisation aux Etats sur la base d’un avis favorable de l’EFSA, procédure d’appel si aucune majorité qualifiée ne se dégage entre les Etats. Enfin, si cette situation perdure, la décision finale revient à la Commission européenne.  A ce jour, l’EFSA n’a jamais rendu un avis négatif et aucune majorité qualifiée n’a jamais été trouvée entre les Etats pour interdire ou autoriser un OGM.

 

Japon: relance par la création monétaire

Japon: relance par la création monétaire

Comme aux Etats-Unis, le japon veut sortir de la crise grâce à une politique monétaire très accommandante. »Le gouvernement et la Banque du Japon se sont entendus pour mener conjointement une politique renforcée afin d’en finir rapidement avec la déflation et permettre au pays d’atteindre une croissance économique durable sur fond de stabilité des prix », ont-ils écrit dans une déclaration conjointe.  La banque du Japon aurait été tellement obnubilée par le risque d’une inflation excessive que cela l’a empêchée de viser jusqu’à présent plus de 1%.  A cette pression politique s’ajoute celle des marchés qui spéculent tant et si bien sur les décisions espérées que la BoJ était quasi forcée de satisfaire les attentes, sans quoi le retour de bâton aurait pu être sévère au moment où la Bourse a remonté et le yen fortement baissé.  De fait, en dépit de son indépendance statutaire, la BoJ a consenti mardi non seulement à fixer un objectif d’inflation de 2%, mais aussi à amplifier son dispositif spécial d’achat d’actifs financiers divers, au premier rang desquels figurent des obligations d’Etat.  La BoJ va modifier le procédé et « acheter chaque mois pour un certain montant » des actifs financiers, de façon illimitée dans le temps, au lieu d’une enveloppe pour une période plurimensuelle donnée comme c’était le cas jusqu’à présent.  Le nouveau montant est fixé à 13.000 milliards de yens (110 milliards d’euros) par mois à partir de janvier 2014, dont 10.000 milliards pour les bons du Trésor et 2.000 milliards pour les obligations d’Etat, le reste étant réservé à des titres divers d’entreprises ou fonciers.  Grâce à ces dispositions et à un plan de relance de 20.200 milliards de yens (dont la moitié à la charge de l’Etat) décidé par M. Abe, l’économie nippone devrait atteindre une croissance de 2,3% pour l’année d’avril 2013 à mars 2014 selon les prévisions révisées mardi par la BoJ. L’inflation, elle, ne devrait pas dépasser 0,4% dans ce même laps de temps, encore loin de l’objectif visé.

Espérance de vie menacée par la pollution dans les villes

Espérance de vie menacée par la pollution dans les villes

Les preuves des effets nocifs de la pollution atmosphérique sur la santé se sont multipliées L’étude de Aphekom (résultats de 2011) a démontré l’ampleur des effets sur la santé publique des niveaux actuels de pollution dans 25 villes européennes (dont neuf françaises). «Près de deux ans d’espérance de vie pourraient être gagnés dans les villes les plus polluées d’Europe si la pollution pouvait être ramenée aux niveaux préconisés dans les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air», souligne Michal Krzyzanowski dans le BEH. «Cela représente près d’un tiers de l’écart d’espérance de vie observé entre les États membres de l’Union européenne», ajoute-t-il. «Près de 15% du gain d’espérance de vie aux États-Unis entre 1980 et 2000 ont été attribués à l’amélioration de la qualité de l’air», poursuit-il. La «relation de cause à effet» entre l’exposition aux particules fines (PM2,5), la morbidité (maladie) et la mortalité cardiovasculaires a été souligné par l’American Heart Association. Et en février 2012, les gaz d’échappement des moteurs diesel – émetteurs de particules fines – ont été classés parmi les cancérogènes certains pour les humains par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC/OMS), basé à Lyon. Une réduction du risque pour la santé, apparue peu après la diminution des niveaux de pollution atmosphérique, a été enregistrée dans plusieurs études, à des concentrations de particules fines relativement faibles. L’étude la plus récente et la plus vaste à ce jour, réalisée auprès de 2,1 millions de Canadiens adultes, a confirmé le lien observé entre morbidité, mortalité et niveau d’exposition, «mais à des niveaux de particules fines nettement inférieurs à ceux observés dans la plupart des villes européennes

Bettencourt-Sarkozy : Sarkozy convoqué par la justice

Bettencourt-Sarkozy : Sarkozy convoqué par la justice

 Nicolas Sarkozy est convoqué dans le cadre de l’enquête concernant les abus de faiblesse présumés commis à l’encontre de la milliardaire Liliane Bettencourt, ce qui ne signifie pas qu’il sera mis en examen à la fin de l’audition, celle-ci pouvant aussi s’achever par son placement sous le statut de « témoin assisté ».   Le juge Jean-Michel Gentil et ses deux consœurs souhaitent manifestement confronter l’ancien chef de l’Etat aux déclarations de l’ex-comptable des Bettencourt Claire Thibout qui avait déclaré à la police en juillet 2010 s’être vu réclamer 150.000 euros en liquide par l’ancien homme de confiance des Bettencourt, Patrice de Maistre, début 2007, celui-ci assurant vouloir les donner à Eric Woerth, alors trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy.  Ils veulent aussi savoir s’il a pu y avoir des échanges d’argent lors des visites que l’ex-Président rendait à cette époque à l’héritière de l’Oréal et à son mari. Lui-même n’a reconnu qu’une visite à leur domicile pendant la campagne, en février 2007.  Les magistrats, qui avaient saisi le 3 juillet les agendas de Nicolas Sarkozy, ont également relevé de nombreuses coïncidences de dates entre des moments-clés de l’affaire Bettencourt et ses rendez-vous avec des protagonistes du dossier, notamment Patrice de Maistre et l’ancien procureur de Nanterre Philippe Courroye, en charge du dossier jusqu’à novembre 2010. Par ailleurs, une enquête préliminaire vient d’être ouverte après une deuxième plainte de l’association Anticor visant indirectement Nicolas Sarkozy et son entourage et portant sur les conditions de passation de sondages commandés par l’Elysée de 2007 à 2012. Cette deuxième plainte de l’association vise l’ex-chef de l’Etat et les sociétés ayant passé un contrat avec le Palais, en particulier la société Publifact de son conseiller Patrick Buisson.

 




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