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Sondage : Popularité : Macron comme le pape

Sondage : Popularité : Macron comme le pape

D’après un sondage IFOP pour Paris-Match macro arriverait en tête avec le pape. De quoi conforter l’intéressé dans sa posture jupitérienne qui domine aujourd’hui l’olympe  politique au plan mondial,  en tout cas de l’avis des Français. En réalité, la popularité de macro, découle surtout des concurrents qui lui étaient opposés dans ce sondage (le pape n’étant  pas réellement une personnalité politique). En troisième place, on trouve Merkel dont l’aura a quelque peu faibli depuis qu’elle  s’est englue dans une crise politique qui ne parvient pas à faire émerger une majorité. Déjà discret au plan international anglais,Merkel l’est encore davantage depuis qu’elle cherche désespérément des partenaires susceptibles de former le gouvernement avec les chrétiens-démocrates. Donald Trump ne recueille que peu de  suffrages des Français ce qui n’est guère étonnant pisque même dans son pays Obama est nettement plus populaire que le fantasmeTrump. Theresa May de son côté est également peu appréciée en France, en cause le brexit et surtout les hésitations permanentes du Royaume-Uni dans ses négociations avec l’union européenne. Comme en politique intérieure, macron profite donc du vide international Emmanuel Macron et le pape (par parenthèse on voit mal ce que fait le pape dans ce classement !) ont ainsi été désignés à égalité « personnalités de l’année 2017″ par un Français sur trois, selon un sondage Ifop pour Paris Match publié mercredi. Parmi un choix imposé de huit personnalités, pour désigner « l’homme ou la femme de l’année », 33% des personnes interrogées ont opté pour le chef de l’Etat français et pour le pape. Ils devancent de loin Angela Merkel, troisième avec 11%, Donald Trump et Theresa May à 6%. L’élection d’Emmanuel Macron comme président de la République constitue aussi l’événement qui a le plus marqué en 2017 les Français interrogés. Parmi neuf propositions, 23% l’ont cité comme l’événement le plus marquant et 42% comme l’un des deux les plus marquants de l’année. La guerre contre Daech en Irak et en Syrie, les ouragans aux Antilles et la mort de Johnny Hallyday arrivent à égalité en deuxième position (15% les ont cités en premier).  En revanche, si l’élection d’Emmanuel Macron constitue une « bonne nouvelle » pour 53% des personnes interrogées, elle n’arrive qu’à l’avant-dernière place des douze événements proposés. En tête du classement : les avancées de la médecine avec la première greffe d’un visage (94%), les défaites militaires de Daech (86%) ou encore le dixième titre de champion du monde de judo de Teddy Riner (83%) sont plébiscités. Le voyage dans l’espace de Thomas Pesquet (82%), « le succès de la campagne mondiale anti-harcèlement (balance ton porc) » (80%) ou l’arrivée au gouvernement « de personnalités issues de la société civile » (74%) sont également perçus comme de « bonnes nouvelles ». Les attentats liés à l’islamisme radical arrivent en tête des sources d’inquiétude des personnes interrogées (96%), devant les catastrophes naturelles comme les ouragans aux Antilles (88%), mais aussi « le creusement des inégalités sociales et le déclassement » ressenti par de nombreux Français (86%). Enfin, 61% souhaitent voir en 2018 le « déclin du terrorisme islamiste » et 48% une « forte baisse du nombre de chômeurs » se concrétiser.

Sondage réalisé en ligne du 15 au 18 décembre auprès d’un échantillon de 1.009 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.  

Michel Onfray : le nouveau pape du déclinisme

 

Avec son dernier livre  Décadence Onfray complète sa fresque  décliniste  et violente de  la civilisation occidentale. Dans une démarche en apparence résolument athée Onfray revendique en fait le titre de  pape  du déclinisme   version ultra gauche ;  sans doute pour ne pas laisser la place à Houellebecq ou à Zemmour version ultra droite. Le philosophe renouvelle sa lecture pessimiste d’une civilisation judéo-chrétienne « épuisée, morte », à force de se complaire « dans le nihilisme et la destruction, la pulsion de mort et la haine de soi ». Il dénonce également l’islam politique – « une bombe avec laquelle l’occident joue depuis toujours » et renouvelle son adhésion à la thèse d’une guerre de civilisations. L’islam manifeste ce que Nietzsche appelle ‘une grande santé’ : il dispose de jeunes soldats prêts à mourir pour lui. Quel occidental est prêt à mourir pour les valeurs de notre civilisation : le supermarché et la vente en ligne, le consumérisme trivial et le narcissisme égotiste, l’hédonisme trivial et la trottinette pour adultes ? Comme Houellebecq, comme Zemmour comme d’autres à l’ultra gauche comme à l’ultra droite, Michel Onfray se proclame nouveau calife ou pape du déclinisme ;  et de réitérer la fin de la civilisation occidentale au profit de l’islam.  Première observation sur sa posture, il s’autoproclame philosophe. Comme beaucoup de ses collègues, il confond diplômé en philosophie et comportement philosophique. Seconde observation la tonalité de ses propos est assez éloignée d’une démarche philosophique. Quand Michel Onfray s’exprime c’est  sur un ton professoral, péremptoire voir suffisant. Il n’y a pas de place à l’interrogation chez lui ;  son discours est sentencieux, dogmatique et doctoral.  Bref, c’est le prof qui s’adresse à des élèves qu’ils considèrent comme incapable de réflexion. La maïeutique socratique lui est complètement étrangère, il ne proclame pas ses vérités, il les assène à la manière du gauchiste radical qu’  il est. Il est loin de la méthode socratique qui ouvre le champ des interrogations. Chez lui l’art d’accoucher la vérité se fait aux forceps. Par opportunisme autant que par conviction Michel Onfray surfe sur la vague du populisme décliniste   Une mouvance qui se caractérise par des positions le plus souvent  réactionnaires et qui propose  notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou  l’indifférence   à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières. Ce mouvement décliniste  traverse à  peu près toutes les formations politiques ;  le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ».  Une sorte de futur orienté vers le passé,  sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques  intellos douteux à droite  comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche,  c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ces intellos à refuser  l’ouverture sur les autres, en tout cas qui les conduit à adopter une neutralité notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès  qui justifient  surtout le repli nationaliste. Et pour justifier l’injustifiable ces intellos sollicitent les grands penseurs : Leibnitz, Hegel, Spinoza, Hume, Nietzsche, Schopenhauer, Heidegger d’autres encore. Nos sophistes contemporains  se réfèrent de manière frauduleuse à la pensée des vrais philosophes ; une sorte de détournement intellectuel pour essayer de donner une légitimité à leurs propos frelatés. Malheureusement face à cette mouvance décliniste,  le mouvement progressiste peine à résister. La crise est en effet passée par là  et compte tenu des déficiences chroniques des Français en matière d’économie beaucoup tombent  dans le piège de l’isolationnisme. Il faut bien reconnaître que le mouvement progressiste tarde à faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi   des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il  ne connaît rien à l’économie,  ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale  et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte  de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. . La construction d’un discours cohérent n’est  cependant pas évidente, sa complexité exige d’abord l’interrogation du champ des possibles  car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les domaines socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà  évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste  capable d’appréhender  la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour  l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer  les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé ou pire qui prévoient comme Onfray la fin de notre civilisation. Cela au moment même où  les valeurs de cette civilisation  s’imposent progressivement partout: en Asie, en Afrique, en Amérique du sud, à l’Est, dans les anciennes dictatures, communistes ou non. Certes non sans difficultés et dans un contexte de crise;  mais une crise qu’on ne résoudra  pas avec les vieux outils d’analyse partielle qui ne conduisent  qu’à une vision  ratatinée du monde.

 

Nuit debout, le Pape, Varoufakis : l’incantation utile mais insuffisante

Nuit debout, le Pape, Varoufakis :   l’incantation utile mais insuffisante

 

 

 

Les propos ne sont évidemment pas de même nature mais ils ont en commun d’appeler à un changement. Un changement pour davantage d’humanité à l’égard des migrants de la part du pape, un changement pour combattre les excès du capitalisme de la part de l’ancien ministre grec des finances,  un changement enfin de la part de Nuit debout pour un autre système démocratique, une autre société. Des appels utiles mais bien insuffisants car trop isolés, trop  partiels voire contradictoires, en tout cas trop déconnectés de leur contexte. L’appel du pape pour un meilleur accueil  des migrants trouve ses limites dans l’absence d’analyse des facteurs explicatifs de la crise en Irak, en Syrie en Libye voir au-delà. L’appel de Vafourakis pour rompre avec les dégâts du capitalisme international se heurte à l’absence de perspectives crédibles pour réguler l’économie moderne enfin l’appel de Nuit debout est largement handicapé par le flou qui règne sur ce qui est souhaité comme alternative au système actuel. En cause peut-être une question méthodologique car pour changer il convient d’abord de comprendre le présent dans ses dimensions multiples et systémiques. Or tout reste à faire ou presque pour comprendre les mutations qui affectent la société ;  non pas que nous manquions de rapports, d’analyses, d’informations sur chaque thématique mais nous souffrons cruellement d’une insuffisance de compréhension des interactions entre les dimensions sociales, économiques, financières, internationales, technologiques, environnementales et sociétales. L’urgence n’est pas de définir le futur mais d’abord de comprendre les transformations en cours. D’une certaine manière il faut accepter cet exercice de réflexion préalable et la complexité qui l’accompagne à moins de se satisfaire de slogans simplistes vite balayés par les réalités. Mais cet exercice de réflexion collective demande à la fois du temps et un minimum de méthodologie. Or pour l’instant les porteurs de réflexion s’inscrivent davantage dans un processus de foire à idées, sorte d’auberge espagnole ou d’inventaire à la Prévert utile sans doute mais bien insuffisant pour structurer une pensée est encore davantage une vision.

 

Le nouveau pape du déclinisme : Michel Onfray

Le nouveau pape du déclinisme : Michel Onfray

Michel Onfray a décidé de se mettre à la diète médiatique pour un long moment. Il était temps tellement ses interventions deviennent  insupportables  et si  peu de nature philosophique comme sa prédiction de la fin de la civilisation occidentale au profit de l’islam radical.  Première observation sur sa posture, il s’autoproclame philosophe. Comme beaucoup de ses collègues, il confond diplômé en philosophie et comportement philosophique. Seconde observation la tonalité de ses propos est assez éloignée d’une démarche philosophique. Quand Michel Onfray s’exprime c’est  sur un ton professoral, péremptoire voir suffisant. Il n’y a pas de place à l’interrogation chez lui ;  son discours est sentencieux, dogmatique et doctoral.  Bref c’est le prof qui s’adresse à des élèves qu’ils considèrent comme incapable de réflexion. La maïeutique socratique lui et complètement étrangère, il ne proclame pas ses vérités il les assène à la manière du gauchiste radical qu’  il est. Il est loin de la méthode socratique qui ouvre le champ des interrogations. Chez lui l’art d’accoucher la vérité se fait aux forceps.

« Le système mondial actuel est insoutenable », selon le pape François

« Le système mondial actuel est insoutenable », selon le pape François 

Le pape François a accordé un long entretien à Paris Match, qui lui consacre une dizaine de pages jeudi. Le souverain pontife y fait une critique en règle du système capitaliste actuel. Pour lui, « le capitalisme et le profit ne sont pas diaboliques si on ne les transforme pas en idoles. Ils ne le sont pas s’ils restent des instruments ». En revanche, insiste-t-il, « si l’argent et le profit à tout prix deviennent des fétiches qu’on adore, si l’avidité est à la base de notre système social et économique, alors nos sociétés courent à la ruine ». Pour lui, « les hommes et la création tout entière ne doivent pas être au service de l’argent : les conséquences de ce qui est en train d’arriver sont sous les yeux de tous! ».  »L’humanité doit renoncer à idolâtrer l’argent et doit replacer au centre la personne humaine, sa dignité, le bien commun, le futur des générations qui peupleront la Terre après nous », insiste-t-il auprès de la journaliste Caroline Pigozzi. Evoquant les conflits actuels, notamment en Syrie et en Irak, il appelle à agir « face à l’urgence » sans oublier de s’attaquer aux « causes ». « Demandons-nous pourquoi tant de guerres et tant de violences (…) N’oublions pas non plus l’hypocrisie de ces puissants de la terre qui parlent de paix mais qui, en sous-main, vendent des armes », fustige-t-il, appelant à « construire des modèles de développement économique qui placent au centre l’être humain et non l’argent ». Très engagé depuis le début de son pontificat dans la lutte en faveur de l’environnement, François espère que la conférence des Nations unies sur le climat prévue à Paris en décembre,   »pourra contribuer à des choix concrets, partagés et visant, pour le bien commun, le long terme ».  « Le chrétien est enclin au réalisme, non au catastrophisme. Néanmoins, justement pour cela, nous ne pouvons nous cacher une évidence : le système mondial actuel est insoutenable », estime le pape. « Notre maison commune est polluée, elle ne cesse de se détériorer. On a besoin de l’engagement de tous. Nous devons protéger l’homme de sa propre destruction », avertit François.

Cuba : Le pape critique le régime

Cuba : Le pape critique le régime

 

C’est une critique en creux du régime mais une critique sérieuse quand même  surtout de l’idéologie qui consiste en fait à rechercher vainement le bonheur illusoire de tous mais au détriment du prochain, de celui qui est tout proche. Une visite du pape qui cependant est à double tranchant car elle renforce aussi le gouvernement communiste.  Le pape François, en visite à Cuba, a célébré la messe dimanche matin devant des dizaines de milliers de fidèles réunis sur la place de la Révolution, au cœur de La Havane, délivrant un message spirituel mais aussi politique. Dans son homélie, le chef de l’Eglise catholique a ainsi mis en garde contre les dangers de la puissance et de l’idéologie lorsqu’elles excluent. Le temps d’un dimanche, l’imposante place où les Cubains fêtent le 1er mai sous les immenses portraits d’Ernesto « Che » Guevara et Camilo Cienfuegos s’est transformée en cathédrale à ciel ouvert devant les façades des bâtiments du gouvernement communiste. Un poster géant du Christ avait été déployé pour l’occasion. Le gouvernement de Raul Castro s’enorgueillit de la visite du pape, présent quatre jours sur cette île à très forte tradition catholique. Dans son homélie, dimanche, François a insisté sur le sens chrétien du service qui, a-t-il dit, « n’est jamais idéologique. Il ne sert pas les idées mais les personnes ». Il a également mis en exergue « la tentation du ‘service’ qui se sert des autres, qui vise comme intérêt le bénéfice des miens, au nom de ce qui est nôtre et qui génère une dynamique d’exclusion ». « Ne négligez pas le service de vos frères les plus fragiles pour des projets qui peuvent être séduisants, mais qui se désintéressent du visage de celui qui est à côté de vous », a-t-il observé.

Ambassadeur gay au Vatican? Le pape dit encore non

 Vatican:  Le pape dit encore non à l’ambassadeur gay français 

 

C’est le second refus du Vatican concernant le candidat français pour le poste d’ambassadeur au Vatican. Le Canard enchaîné rapporte mercredi que le pape François a reçu le week-end dernier l’ambassadeur homosexuel choisi par la France pour la représenter au Vatican. Le souverain pontife lui a confirmé son refus, mais l’Elysée espère encore une « réponse positive ».  Ce fut une rencontre d’un quart d’heure au Vatican samedi dernier. Le Canard enchaîné rapporte mercredi que le pape François a reçu « très discrètement » Laurent Stefanini, l’ambassadeur choisi par la France pour la représenter au Vatican. Il lui a confirmé son refus d’agréer sa candidature « en raison de son homosexualité assumée », écrit l’hebdomadaire, qui avait révélé la position du Saint-Siège sur cette nomination. Le pape a ainsi expliqué au diplomate, catholique convaincu, « n’avoir rien contre lui mais qu’en revanche il n’avait apprécié ni ‘le mariage pour tous’ ni les méthodes de l’Elysée qui a tenté de lui forcer la main ». Une source proche du dossier a confirmé à l’AFP l’entrevue entre le pape et Laurent Stefanini, sans en préciser la teneur. François Hollande, qui a tenté de maintenir Laurent Stefanini malgré le refus du Vatican, chercherait « un nouveau postulant », conclut le Canard.  »

 

Chrétiens persécutés : les institutions internationales indifférentes ( Le pape François)

Chrétiens persécutés : les institutions internationales indifférentes ( Le pape François)

Il n’a pas tort le pape François il faut bien constater uen certaine indifférence de la communauté internationale vis-à-vis des massacres de chrétiens par les islamistes. Un peu comme si il s’agissait de chrétiens de seconde zone. Comme l’indique le pape les chrétiens ne sont pas les seules victimes, . Les victimes les plus importantes, et de loin, sosnt musulmanes. Il est clair que la riposte internationale n’est pas  la hauteur des enjeux. On peut quand s’inquiéter que la communauté infranationale ne soit pas capable de réduire à néant uen armée de 40 000 djihadistes. Comment ferait-elle s’il  s’agissait d’affronter plusieurs s centaines de milliers de soldats déterminés ? Le pape François a présidé aux cérémonies du Vendredi saint, priant pour les chrétiens persécutés dans le monde au lendemain de l’attaque d’un campus universitaire au Kenya par des combattants islamistes somaliens. L’opération menée par les djihadistes qui visaient des étudiants chrétiens à l’université de Garissa dans l’est du Kenya a fait au moins 147 morts. Le pape s’est exprimé d’une voix sombre alors que des fidèles se relayaient pour porter la croix au long des 14 « stations » commémorant les dernières de la vie du Christ. Plus tôt dans la journée, le père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, a dénoncé l’indifférence de la communauté internationale face à la persécution des chrétiens dans le monde. Dans son sermon à l’occasion de la messe traditionnelle du Vendredi saint, le père Cantalamessa a lui aussi évoqué l’attaque des Chabaab à Garissa, jeudi. « Bien sûr, les chrétiens ne sont pas les seules victimes de violences homicides dans le monde mais nous ne pouvons pas ignorer que dans de nombreux pays ils sont les victimes les plus fréquemment visées », a dit Raniero Cantalamessa lors de l’office célébrant la « Passion du Christ ». Le père a également dénoncé « la troublante indifférence des institutions mondiales et de l’opinion publique face à ces massacres de chrétiens ». Outre l’attaque des islamistes somaliens qui visaient des étudiants chrétiens kényans, le prédicateur a rappelé le sort des 22 Coptes égyptiens qui avaient été décapités sur une plage libyenne par des djihadistes de l’Etat islamique en février.

 

Le pape demande aux mafieux de se repentir : ça va faire du monde

Le pape demande aux mafieux de se repentir : ça va faire du monde

Sympa ce pape François, en tout cas pas trop conventionnel et naïf à la fois ; Surtout en demandant aux mafieux de se repentir. Notamment ceux de mafia. Au-delà il vise « ceux qui exploite les pauvres et les faibles avec cynisme ». bref c’est la condamnation du système capitaliste ( c’est pas nouveau dans l’église catholique, qui condamne mais…) . Mais si tous les mafieux de la terre entière se précipitent , il va y avoir la queue devant les confessionnaux, ceux qui exploitent par exemple les travailleurs d’Asie pour 1 euros par jour pour 12 heures de travail ( quand il sont payés comme ces Malaisiens en situation d’esclavage en Thaïlande). Bref la plupart des 10% de riches qui possèdent la moitié de la richesse mondiale. Le pape François a lancé un premier appel  samedi les membres de la Camorra, la mafia napolitaine, à renoncer aux crimes, aux violences et à « sécher les larmes des mères de Naples » lors d’une visite dans l’un des quartiers les plus violents de la ville gangrené par le trafic de drogue. Le souverain pontife s’est rendu dans le quartier de Scampia et a visité un projet immobilier laissé à l’abandon connu sous le nom de Le Vele, endroit si dangereux que la police hésite parfois à y pénétrer. Le pape s’est adressé aux habitants de ce quartier défavorisé et les a appelés à ne pas se laisser voler l’espoir d’une vie meilleure par les bandes rivales qui s’affrontent régulièrement pour y contrôler le trafic de drogue et les activités de racket. A Scampia où le chômage dépasse 40%, il a écouté les témoignages d’une immigrante philippine et d’un Italien sans emploi qui lui ont fait part de leurs difficultés. Il a aussi discuté avec un magistrat qui lui a parlé « de la délinquance juvénile, du désespoir et de la mort » dans cette partie de la ville. Le Saint-Père s’est ensuite rendu dans le centre de Naples où il a célébré une messe et a demandé aux Napolitains « de réagir fermement face aux organisations qui exploitent et corrompent la jeunesse, qui exploitent les faibles et les pauvres avec cynisme ». « Aux criminels et à tous leurs complices, je vous répète aujourd’hui humblement en tant que frère: convertissez-vous à l’amour et à la justice. Il est possible de retrouver l’honnêteté. Les larmes des mères de Naples vous le demandent », a-t-il lancé. François a rappelé que les membres du crime organisé s’excommuniaient eux-mêmes de l’Eglise catholique mais, a-t-il ajouté, ils seront les bienvenus s’ils se repentent. « Il y a tant de corruption dans le monde ! J’ai l’espoir que vous ayez le courage de nettoyer cette ville et de nettoyer cette société afin de la débarrasser de la puanteur de la corruption », a-t-il dit.

 

Ne pas procréer «comme des lapins»(le pape François)

Ne pas procréer «comme des lapins»(le pape François)

 

 Ce pape  a des formules choc pour faire ses idées et cette fois c’est sur la natalité. Il ne veut pas que les catholiques procréent comme des lapins. Sand doute une formule qui s’adresse surtout à des pays en développement. Mais des propos toutefois relativement équilibré avec la dénonciation parallèlement du malthusianisme. Peut-être en tout cas l’amorce d’un virage de l’église catholique sur la maitrise de la natalité. De retour des Philippines, le pape François a défendu la paternité responsable, considérant que les catholiques ne sont pas obligés de faire des enfants en série. Il n’en conteste pas moins la contraception médicale. Lors d’une conférence de presse dans l’avion qui le ramenait à Rome (Italie) après un voyage aux Philippines, le pape François a récusé l’idée que les couples catholiques devaient avoir le plus d’enfants possible.  Il a parlé clair. Voire cru. «Certains croient, excusez-moi du terme, que, pour être bons catholiques, ils doivent être comme des lapins», a déploré le pape François, ce lundi, pour… défendre la position de l’Eglise sur la «paternité responsable».  «L’ouverture à la vie est une condition du sacrement de mariage», a certes rappelé le pape lors d’une conférence de presse dans l’avion qui le ramenait à Rome après un voyage aux Philippines.  Mais, a-t-il aussitôt ajouté, «cela ne signifie pas que les chrétiens doivent faire des enfants en série».  Et d’assurer qu’il a lui-même «fait des reproches à une femme, enceinte du huitième après sept césariennes». «Vous voulez laisser orphelin sept enfants!», lui a lancé le pape. Même si «pour les pauvres, l’enfant est un trésor», «l’exemple de cette femme, c’est de l’irresponsabilité», a-t-il poursuivi. Mais le souverain pontife s’élève aussi contre le «malthusianisme» qui réduit le taux de natalité. A Manille, il a ainsi fermement défendu le pape Paul VI et son opposition à la contraception médicale dans l’encyclique Humanae Vitae en 1968.  «Paul VI s’inquiétait du néo-malthusianisme universel» qui «cherchait un contrôle de l’humanité», a expliqué François dans l’avion. «Il était un prophète», a-t-il plaidé, relevant que le versement des retraites et le renouvellement des populations était menacé dans de nombreux pays développés.  «La parole-clé que l’Eglise défend est : paternité responsable. Comment se réalise-t-elle? Par le dialogue. Il existe dans l’Eglise des groupes matrimoniaux, des experts, des pasteurs», a insisté le pape. Il a par ailleurs une nouvelle fois dénoncé «la colonisation idéologique» contre la famille traditionnelle.

« Economie qui tue » : dialogue de sourds entre le pape et les économistes

« Economie qui tue » : dialogue de sourds entre le pape et les économistes

Preuve sans doute qu’un nouveau modèle économique est à inventer :  le dialogue de sourds et caricatural entre des économistes et le pape.

Le directeur du Centre de recherche de l’Essec, Radu Vranceanu, docteur en science économique, et son collègue Marc Guyot, professeur d’économie dans cette même école ont publié le 2 avril, sur le site de « La Tribune », une sévère critique de la vision économique du pape François, telle qu’il l’a longuement développée dans son « Exhortation apostolique » du 25 novembre 2013. « Le pape François se veut clairement anti-libéral, au nom du respect de la personne humaine et il a tort », affirment les deux profs, qui ajoutent : « C’est en l’absence de libéralisme que surviennent la pauvreté, la corruption et le manque d’infrastructures publiques ». Selon eux, « la compréhension du pape de la crise financière de 2008 prête à sourire ».

C’est dans le cadre d’un long texte de 165 pages, titré « Evangelii Gaudium » (la joie dans l’évangile), qui présente la philosophie du nouveau pape, que celui-ci a développé sa vision économique et sociale. Elle figure dans le chapitre 2 du texte diffusé par le Vatican, entre les paragraphes 52 à 60, notamment sous les titres « Non à une économie de l’exclusion » et « Non à la nouvelle idolâtrie de l’argent ». Il y martèle une dénonciation des injustices sociales et sociétales, en des termes qui vont bien plus loin que les discours d’un François Hollande ou d’un Jean-Luc Mélenchon. Ses affirmations ont mis en ébullition quelques économistes ou journalistes ultra-libéraux américains, comme Tim Worstall qui moque dans Forbes « ce gentleman catholique bien éduqué qui n’a pas compris le monde dans lequel nous vivons ». Mais elles étaient restées jusqu’ici très peu commentées, voire inconnues, en France (voir cependant un papier de Rue 89 sur le sujet). La sortie des deux profs de l’ESSEC est d’autant plus intéressante – et audacieuse – que cette grande école dépend de l’Institut Catholique de Paris qui compte deux représentants dans son conseil de surveillance, dont le recteur de l’Institut. Interrogé à ce sujet, Jean-Michel Blanquer, le directeur de l’école, déclare : « Je ne suis pas d’accord avec la position de ces profs, mais il faut respecter la liberté académique. »

Le pape François : « Les exclus sont des déchets »

Voici quelques extraits du réquisitoire du Pape François : « De même que le commandement de ‘ne pas tuer’ pose une limite claire pour assurer la valeur de la vie humaine, aujourd’hui, nous devons dire ‘non à une économie de l’exclusion et de la disparité sociale’, car une telle économie tue. Il n’est pas possible que quand une personne âgée réduite à vivre dans la rue meurt de froid, ce ne soit pas une nouvelle, tandis que la baisse de deux points en  bourse en soit une. Voilà l’exclusion. On ne peut plus tolérer le fait que la nourriture se jette, quand des personnes souffrent de la faim. Aujourd’hui, tout entre dans le jeu de la compétitivité et de la loi du plus fort, où le puissant mange le plus faible. Conséquence : de grandes masses se voient exclues et marginalisées, sans travail, sans perspectives, sans voies de sortie. On considère l’être humain en lui-même comme un bien de consommation, qu’on peut utiliser et ensuite jeter. Nous avons mis en route, et même promu, la culture du “déchet”. Il ne s’agit plus simplement du phénomène de l’exploitation et de l’oppression, mais de quelque chose de nouveau (…) Les exclus ne sont pas des ’exploités’, mais des déchets, des ‘restes’ ».

Les deux profs : « La magie du système libéral est qu’il profite à tous » 

Réplique des deux profs de l’ESSEC  : « Le fonctionnement de l’économie libérale échappe complètement au Pape puisque celui-ci pense que les pauvres ne profiteront jamais du système car les riches ne voudront jamais partager. En fait la magie du système libéral est qu’il profite à tous sans avoir besoin de la bonne volonté des puissants. C’est un système qui est vertueux par lui-même et ne nécessite pas que ses membres aient la vertu du partage ». Et de citer Jean Paul II, qui, dans son encyclique « Centesimus Annus », écrivait : « Il semble que le marché libre soit l’instrument le plus approprié pour répartir les ressources et répondre de façon appropriée aux besoins « .

Les riches sont-ils partageux en économie libérale ? Ce n’est en tous cas pas l’analyse de l’ONG Oxfam qui vient de révéler que 67 personnes possèdent à elles seules autant de richesse que la moitié de l’humanité. Ceci dit, il est vrai que, globalement, le nombre d’humains vivant sous le seuil de pauvreté a régressé ces dernières décennies, le boom de l’Asie y ayant beaucoup contribué. La croissance portée par l’économie de marché favoriserait-elle une meilleure inclusion sociale ? Pour le pape François, « cette opinion n’a jamais été confirmée par les faits. Elle exprime une confiance grossière et naïve dans la bonté de ceux qui détiennent le pouvoir économique et dans les mécanismes sacralisés du système économique dominant ».

Le pape : »Le fétichisme de l’argent et l’économie sans visage »

Le pape s’en prend à la tyrannie de la finance en des termes peu éloignés de ceux de François Hollande qui désignait la finance comme son ennemi sans visage : « Une des causes de cette situation se trouve dans la relation que nous avons établie avec l’argent, puisque nous acceptons paisiblement sa prédominance sur nous et nos sociétés. La crise financière que nous traversons nous fait oublier qu’elle a à son origine une crise anthropologique profonde : la négation du primat de l’être humain.  Nous avons créé de nouvelles idoles. L’adoration de l’antique veau d’or a trouvé une nouvelle et impitoyable version dans le fétichisme de l’argent et dans la dictature de l’économie sans visage et sans un but véritablement humain (…) . Alors que les gains d’un petit nombre s’accroissent exponentiellement, ceux de la majorité se situent d’une façon toujours plus éloignée du bien-être de cette heureuse minorité. Ce déséquilibre procède d’idéologies qui défendent l’autonomie absolue des marchés et la spéculation financière. Par conséquent, ils nient le droit de contrôle des États chargés de veiller à la préservation du bien commun. Une nouvelle tyrannie invisible s’instaure, parfois virtuelle, qui impose ses lois et ses règles, de façon unilatérale et implacable ».

Les profs de l’ESSEC : « Les marchés financiers sont hyper régulés »

A cette charge contre une économie dérégulée, les deux profs de l’Essec répliquent que   »les marchés financiers sont l’une des activités les plus régulées du monde ». Plutôt étonnant, car si c’est si régulé, comment des Lehman Brothers, des Madoff et autres Kerviel ont-ils pu monter des arnaques portant sur des milliards sans que nul ne s’en aperçoive ?  Si c’est si régulé, comment la crise des subprimes a-t-elle pu survenir ? Le remarquable documentaire  » Inside Job «  de Charles Ferguson  a démontré le contraire. Et si les banques américaines se sont vu infliger plus de 100 milliards de $ d’amendes, dont 13 milliards pour la seule JP Morgan, c’est sans doute qu’elles ont pu transgresser pas mal de règles… Mais les états sont-ils plus vertueux ? Nos deux profs en doutent :  »Hormis dans leurs discours, les gouvernements ont rarement les qualités que leur prête naïvement le pape en termes de soucis des pauvres  (…) La pauvreté dans les favelas d’Argentine ou du Brésil est-elle une preuve que l’économie de marché ne réduit pas la pauvreté ? Bien au contraire ! « Selon eux, c’est parce que l’économie n’est pas assez libérale que, dans  » la plupart des pays d’Amérique Latine l’on trouve pauvreté, corruption et absence d’infrastructures publiques ».  Et de citer quelques « gouvernements omniprésents et interventionnistes du style Peron, Kirchner, Chavez et autres leader maximo ». Nos deux économistes assurent que « le principe de l’économie de marché est de briser la puissance du grand capital en imposant une certaine dispersion des firmes et en leur imposant une pression qui les contraint à se mettre au service du consommateur ».  Et ils ajoutent : « Contrairement à ce que semble croire le pape, l’économie libérale requiert un Etat fort ».

« Un libéral nommé Jésus »

Cela ne semble pas être l’avis des libéraux américains qui ont sonné la charge contre le Pape, faisant ressurgir l’antique querelle entre catholiques (qui seraient anti profit ) et protestants (pro profit). Le Tea Party n’a pas hésité à dire que « Jésus ne pouvait pas être socialiste puisque c’était un capitaliste ». Où l’on rejoint une théorie développée par l’économiste Charles Gave, qui a publié, trois ans avant la crise de 2008, un livre titré « Un libéral nommé Jésus ». Gave, qui s’autoproclame  » spécialiste mondialement reconnu des marchés financiers » y développe l’idée que les évangiles glorifient la prise de risque, en s’appuyant sur la fameuse Parabole des Talents dont il extrait ce passage : « Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance. Quant à celui qui n’a pas, on lui ôtera même ce qu’il a ». Charles Gave ne modère pas son enthousiasme : « Avouons-le, cette parabole suscite chez tout économiste libéral un profond ravissement. Un régal. Rien ne manque ». Il poursuit : « Ce qui compte, c’est la volonté de prendre des risques et de s’exposer ». Il semble oublier qu’aujourd’hui dans l’entreprise, c’est le salarié qui court l’essentiel des risques, le capital étant super protégé. Catholique lui-même, Gave relève que les protestants ont fait des évangiles une lecture totalement différente des catholiques dont les élites, « insuffisamment formées » auraient fait « une lecture fausse ».

(l u dans le Nouvel Obs)

 




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