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Perspective Croissance Europe: grosse panne en vue

Perspective Croissance Europe: grosse panne en vue

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier et surtout avec le 9 ème mois de recul de l’industrie manufacturière constaté en octobre. L’activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.

 

En Allemagne, la morosité est toujours d’actualité. Si les chiffres du T3 ne sont pas encore sortis, ceux du second trimestre ne sont guère réjouissants avec une croissance en territoire négatif (-0,1%). Un autre trimestre en recul entraînerait la première économie de la zone euro en récession technique. Sur l’Allemagne, l’économiste du crédit agricole Bruno Cavalier se montre malgré tout relativement optimiste.

« Après un effondrement presque aussi marqué que durant la Grande récession, la production automobile donne désormais des signes de stabilisation à un bas niveau. Cela suggère que la correction de l’activité industrielle a passé sa phase la plus aiguë ».

 

Une appréciation qui peut être discutée car en fait l’Allemagne s’installe plutôt dans une situation proche de la quasi stagnation. Quant à la construction automobile, sa croissance est menacée non seulement par la faiblesse du commerce international mais aussi par les contraintes environnementales et les évolutions technologiques.

 

Pour la France, la progression du PIB au troisième trimestre atteint 0,3% à un rythme similaire à celui des deux trimestres précédents. C’est un petit peu mieux que la moyenne européenne mais moins que ce qu’on espérait. La conjoncture est caractérisée par certaines inquiétudes des consommateurs concernant en particulier l’avenir des retraites. L’épargne est plutôt orientée vers des comptes spécifiques voir même laissée sur les comptes courants plutôt que vers la consommation. Les prévisionnistes pensent cependant que cela ira mieux pour les dépenses des ménages en 2020 mais il s’agit davantage de souhaits que de prévisions.

En Espagne, les données pour le T3 ne sont pas encore sorties mais les 0,4% du second trimestre peuvent être décevants au regard des performances trimestrielles enregistrées depuis plusieurs trimestres.

« Depuis quelques mois, l’économie espagnole montre quelques signes de faiblesse, le plus net touchant le rythme des créations d’emploi. Le climat des affaires s’est aussi affaibli, et bien entendu, comme dans le reste de la zone euro, c’est l’industrie qui tire le sentiment vers le bas. La demande extérieure joue négativement mais il est probable aussi que la situation politique contribue à créer de l’incertitude », explique l’économiste Bruno Cavalier.

 

En Italie l’Italie ,  La progression trimestrielle du produit intérieur brut se limite à 0,1% depuis le début de l’année. Le poids important de l’industrie dans le modèle économique italien et sa forte exposition à la demande mondiale peuvent expliquer en partie ces difficultés.

L’économie italienne est affectée par le ralentissement en Europe, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, mais aussi par la prudence des entreprises italiennes qui investissent moins, inquiètes à la fois de l’évolution mondiale et de l’instabilité politique qui a touché le pays pendant un an et demi.

 

Mécaniquement le chômage -surtout des jeunes– a tendance à se dégrader. Sur un mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 48.000 en août. Il concerne 15,6 millions de personnes dans les 28 pays et 33.000 dans la zone euro. En glissement annuel, la baisse est significative avec 889.000 personnes en moins dans l’UE à 28 et 738.000 en moins dans la zone monétaire. En zone euro, le taux de chômage s’établit à 6,3% en septembre. Les  taux les plus bas concernent la République tchèque (2,1%), l’Allemagne (3,1%) et la Pologne (3,3%). À l’opposé, la Grèce (16,9%), l’Espagne (14,2%) et l’Italie (9,9%) sont les pays les plus frappés par ce phénomène. La France arrive quant à elle en quatrième position avec un taux de chômage au sens du bureau international à 8,4%. Ces résultats illustrent la persistance des effets de la crise de 2008 et la crise des dettes souveraines en zone euro avec un véritable contraste entre le Nord et le Sud de l’Europe.

 

Croissance Europe: grosse panne en vue

Croissance Europe: grosse panne en vue

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier.

 

En Allemagne, la morosité est toujours d’actualité. Si les chiffres du T3 ne sont pas encore sortis, ceux du second trimestre ne sont guère réjouissants avec une croissance en territoire négatif (-0,1%). Un autre trimestre en recul entraînerait la première économie de la zone euro en récession technique. Sur l’Allemagne, l’économiste du crédit agricole Bruno Cavalier se montre malgré tout relativement optimiste.

« Après un effondrement presque aussi marqué que durant la Grande récession, la production automobile donne désormais des signes de stabilisation à un bas niveau. Cela suggère que la correction de l’activité industrielle a passé sa phase la plus aiguë ».

 

Une appréciation qui peut être discutée car en fait l’Allemagne s’installe plutôt dans une situation proche de la quasi stagnation. Quant à la construction automobile, sa croissance est menacée non seulement par la faiblesse du commerce international mais aussi par les contraintes environnementales et les évolutions technologiques.

 

Pour la France, la progression du PIB au troisième trimestre atteint 0,3% à un rythme similaire à celui des deux trimestres précédents. C’est un petit peu mieux que la moyenne européenne mais moins que ce qu’on espérait. La conjoncture est caractérisée par certaines inquiétudes des consommateurs concernant en particulier l’avenir des retraites. L’épargne est plutôt orientée vers des comptes spécifiques voir même laissée sur les comptes courants plutôt que vers la consommation. Les prévisionnistes pensent cependant que cela ira mieux pour les dépenses des ménages en 2020 mais il s’agit davantage de souhaits que de prévisions.

En Espagne, les données pour le T3 ne sont pas encore sorties mais les 0,4% du second trimestre peuvent être décevants au regard des performances trimestrielles enregistrées depuis plusieurs trimestres.

« Depuis quelques mois, l’économie espagnole montre quelques signes de faiblesse, le plus net touchant le rythme des créations d’emploi. Le climat des affaires s’est aussi affaibli, et bien entendu, comme dans le reste de la zone euro, c’est l’industrie qui tire le sentiment vers le bas. La demande extérieure joue négativement mais il est probable aussi que la situation politique contribue à créer de l’incertitude », explique l’économiste Bruno Cavalier.

 

En Italie l’Italie ,  La progression trimestrielle du produit intérieur brut se limite à 0,1% depuis le début de l’année. Le poids important de l’industrie dans le modèle économique italien et sa forte exposition à la demande mondiale peuvent expliquer en partie ces difficultés.

L’économie italienne est affectée par le ralentissement en Europe, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, mais aussi par la prudence des entreprises italiennes qui investissent moins, inquiètes à la fois de l’évolution mondiale et de l’instabilité politique qui a touché le pays pendant un an et demi.

 

Mécaniquement le chômage -surtout des jeunes– a tendance à se dégrader. Sur un mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 48.000 en août. Il concerne 15,6 millions de personnes dans les 28 pays et 33.000 dans la zone euro. En glissement annuel, la baisse est significative avec 889.000 personnes en moins dans l’UE à 28 et 738.000 en moins dans la zone monétaire. En zone euro, le taux de chômage s’établit à 6,3% en septembre. Les  taux les plus bas concernent la République tchèque (2,1%), l’Allemagne (3,1%) et la Pologne (3,3%). À l’opposé, la Grèce (16,9%), l’Espagne (14,2%) et l’Italie (9,9%) sont les pays les plus frappés par ce phénomène. La France arrive quant à elle en quatrième position avec un taux de chômage au sens du bureau international à 8,4%. Ces résultats illustrent la persistance des effets de la crise de 2008 et la crise des dettes souveraines en zone euro avec un véritable contraste entre le Nord et le Sud de l’Europe.

Europe: grosse panne de croissance en vue

Europe: grosse panne de croissance en vue

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 02 second trimestre0,4 premier.

 

En Allemagne, la morosité est toujours d’actualité. Si les chiffres du T3 ne sont pas encore sortis, ceux du second trimestre ne sont guère réjouissants avec une croissance en territoire négatif (-0,1%). Un autre trimestre en recul entraînerait la première économie de la zone euro en récession technique. Sur l’Allemagne, l’économiste du crédit agricole Bruno Cavalier se montre malgré tout relativement optimiste.

« Après un effondrement presque aussi marqué que durant la Grande récession, la production automobile donne désormais des signes de stabilisation à un bas niveau. Cela suggère que la correction de l’activité industrielle a passé sa phase la plus aiguë ».

 

Une appréciation qui peut être discutée car en fait l’Allemagne s’installe plutôt dans une situation proche de la quasi stagnation. Quant à la construction automobile, sa croissance est menacée non seulement par la faiblesse du commerce international mais aussi par les contraintes environnementales et les évolutions technologiques.

 

Pour la France, la progression du PIB au troisième trimestre atteint 0,3% à un rythme similaire à celui des deux trimestres précédents. C’est un petit peu mieux que la moyenne européenne mais moins que ce qu’on espérait. La conjoncture est caractérisée par certaines inquiétudes des consommateurs concernant en particulier l’avenir des retraites. L’épargne est plutôt orientée vers des comptes spécifiques voir même laissée sur les comptes courants plutôt que vers la consommation. Les prévisionnistes pensent cependant que cela ira mieux pour les dépenses des ménages en 2020 mais il s’agit davantage de souhaits que de prévisions.

En Espagne, les données pour le T3 ne sont pas encore sorties mais les 0,4% du second trimestre peuvent être décevants au regard des performances trimestrielles enregistrées depuis plusieurs trimestres.

« Depuis quelques mois, l’économie espagnole montre quelques signes de faiblesse, le plus net touchant le rythme des créations d’emploi. Le climat des affaires s’est aussi affaibli, et bien entendu, comme dans le reste de la zone euro, c’est l’industrie qui tire le sentiment vers le bas. La demande extérieure joue négativement mais il est probable aussi que la situation politique contribue à créer de l’incertitude », explique l’économiste Bruno Cavalier.

 

En Italie l’Italie ,  La progression trimestrielle du produit intérieur brut se limite à 0,1% depuis le début de l’année. Le poids important de l’industrie dans le modèle économique italien et sa forte exposition à la demande mondiale peuvent expliquer en partie ces difficultés.

L’économie italienne est affectée par le ralentissement en Europe, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, mais aussi par la prudence des entreprises italiennes qui investissent moins, inquiètes à la fois de l’évolution mondiale et de l’instabilité politique qui a touché le pays pendant un an et demi.

 

Mécaniquement le chômage -surtout des jeunes– a tendance à se dégrader. Sur un mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 48.000 en août. Il concerne 15,6 millions de personnes dans les 28 pays et 33.000 dans la zone euro. En glissement annuel, la baisse est significative avec 889.000 personnes en moins dans l’UE à 28 et 738.000 en moins dans la zone monétaire. En zone euro, le taux de chômage s’établit à 6,3% en septembre. Les  taux les plus bas concernent la République tchèque (2,1%), l’Allemagne (3,1%) et la Pologne (3,3%). À l’opposé, la Grèce (16,9%), l’Espagne (14,2%) et l’Italie (9,9%) sont les pays les plus frappés par ce phénomène. La France arrive quant à elle en quatrième position avec un taux de chômage au sens du bureau international à 8,4%. Ces résultats illustrent la persistance des effets de la crise de 2008 et la crise des dettes souveraines en zone euro avec un véritable contraste entre le Nord et le Sud de l’Europe.

Croissance mondiale en panne

Croissance mondiale en panne

 

Dans une récente étude menée par Euler Hermes et Bibby Financial, 56% des dirigeants de PME implantées dans 13 pays d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie déclarent être préoccupés par la conjoncture mondiale, soit 9 points de moins qu’en 2017. « Cependant, seulement 20% des PME pensent que l’économie mondiale ira mieux, avec une chute de 30% par rapport à 2017″, expliquent les auteurs de l’enquête.

 

« Les risques de récession existent, et en 2020, l’économie mondiale enregistrera son rythme de croissance le plus faible depuis 2009 (+2,4%). Nous estimons que les défaillances d’entreprises à l’échelle mondiale croîtront de +8% en 2020, soit une 4ème année consécutive de hausse », explique Ludovic Subran, chef économiste d’Euler Hermes. L’instabilité politique de la présidence américaine et les relations diplomatiques chaotiques menées à coup de messages intempestifs sur Twitter ont suscité des inquiétudes chez les PME. Ainsi, la situation politique américaine est la première menace qui pèse sur la croissance économique planétaire pour 42% des répondants. Viennent ensuite le Brexit (35%) , l’augmentation des coûts des matières premières (23%), le protectionnisme et le déclin du commerce mondial (20%), et enfin la baisse des taux d’intérêt (16%).

Parmi les principaux défis évoqués dans les réponses, 42% des personnes interrogées redoutent une hausse des coûts de production. Viennent ensuite les craintes relatives à la régulation publique ou la législation (36%) ou la trésorerie (32%). Le manque de personnel qualifié est également une préoccupation majeure pour 29% des dirigeants de PME à l’échelle mondiale. « Il y a des risques de volatilité sur les prix. L’attaque des infrastructures pétrolières en Arabie Saoudite et la situation en Iran ont récemment montré que le prix du pétrole pouvait remonter très rapidement », ajoute Ana Boata.

En dépit de toutes ces craintes, 85% des PME interrogées prévoient d’investir dans leur activité en 2019. Les pays les plus enclins à investir sont les Etats-Unis (92%) et la République Tchèque. En France, 81% des dirigeants ont l’intention d’investir au cours de cette année. En bas de tableau figure le Royaume-Uni avec 73% de réponses favorables.

Les multiples reports du Brexit et l’impasse de la situation politique outre-Manche ont plongé de nombreux investisseurs et chefs d’entreprise dans l’incertitude la plus totale. Beaucoup d’investissements ont été gelés depuis le résultat du référendum en 2016 et la perspective d’un Brexit avec accord le 31 octobre s’éloigne de plus en plus. « Le Brexit est avant tout un problème européen. Cette décision a beaucoup pesé sur les PME au Royaume-Uni notamment au niveau des décisions d’investissement. Elle ne sont pas prêtes pour un divorce dur », souligne Ana Boata.

Les résultats du baromètre indiquent que les dirigeants de petites et moyennes entreprises françaises sont plus confiants qu’auparavant dans l’économie tricolore. 40% des dirigeants interrogés en 2019 pensent que les performances économique de la France sont « bonnes » contre seulement 17% en 2017. En revanche, plus de la moitié des PME françaises (54%) sont préoccupées par l’économie mondiale.

Croissance en panne

Croissance en panne

 

 

 

L’économie n’est pas totalement en panne mais sur une pente inquiétante aussi bien en France qu’en zone euro. Pour l’année 2019, la croissance sera sans doute limitée à 1 % en zone euro, 1,2% en France. Pas vraiment de quoi être optimiste car la tendance est mauvaise. En zone euro, la croissance du secteur privé est tombée à son plus bas niveau depuis juin 2013. En France, l’indice composite du secteur privé est passé de 52,9 en août à 51,3 en septembre, soit son niveau le plus bas depuis quatre mois (lorsque le PMI est supérieure à 50 points, cela signifie que l’activité progresse, tandis qu’elle diminue s’il est inférieur à ce seuil). En outre, la Banque de France a prévu un fort ralentissement de l’économie en 2019 et 2020 à 1,3% contre 1,7% en 2018 et 2,4% en 2017.

 

L’indice qui mesure la production manufacturière s’est replié en septembre  à 49,7 contre 50,7 en août, soit un plus bas de deux mois. Du côté des services, les résultats ne sont pas favorables également. L’indice flash du tertiaire s’est replié à 51,6 contre 53,4 en août, soit un plus bas de quatre mois. Le coup de frein des nouvelles affaires s’explique « notamment par une nouvelle baisse de la demande dans le secteur manufacturier, toutefois compensée par une nouvelle hausse des nouveaux contrats dans le secteur des services », expliquent les économistes. Les difficultés dans le moteur industriel tricolore commencent  »à se propager, le secteur des services ayant affiché en septembre sa plus faible expansion depuis mai dernier ».

 

Les perspectives économiques  sont tout aussi mauvaises pour la zone euro.  Selon les derniers chiffres de la Banque centrale européenne la semaine dernière, la croissance du PIB de la zone monétaire passerait de 1,9% en 2018 à 1,1% en 2019 avant  un hypothétique redressement en 2020 dans la mesure où toutes les perspectives de croissance sont orientées à la baisse.

La crise affecte particulièrement l’Allemagne considérée habituellement comme le moteur de l’Europe. Les derniers chiffres de Markit indiquent le premier « le premier repli de l’activité globale depuis avril 2013 et le plus fort taux de contraction depuis octobre 2012. Ces tendances reflètent un ralentissement de la croissance de l’activité de services à son plus faible niveau de l’année en cours ainsi que le deuxième plus fort repli de la production manufacturière depuis juin 2009″.  Et pendant ce temps-là les banques centrales notamment la BCE sont impuissantes à relancer l’économie. Pire elle continue d’inonder les marchés de liquidités accroissant encore les risques d’une crise globale du système financier.

 

Croissance Europe : l’industrie manufacturière en panne

Croissance Europe : l’industrie manufacturière en panne

 

l’Europe souffre d’une maladie insidieuse à savoir la panne de développement de son industrie manufacturière. Certes,  le phénomène n’est pas nouveau (surtout en France) mais il a longtemps été masqué par la puissance de l’Allemagne dans ce domaine. Notons aussi que la même maladie affecte aussi la Chine. Certains pourront considérer qu’il s’agit là dune évolution structurelle et que le déclin de l’industrie doit être compensé par le développement des services. C’est effectivement le cas mais trop partiellement et du coup les croissances  sont très faibles voire inexistantes. On compte de manière excessive sur la consommation des ménages et les investissements pour pallier au net ralentissement des exportations. Pour l’instant,  ces les investissements sont relativement atones en dépit de la masse de liquidités disponibles dans les entreprises. Quant à la consommation, elle est affectée par l’attentisme des ménages dont certains préfèrent geler leur épargne plutôt que de consommer. L’activité du secteur manufacturier dans la zone euro s’est donc contractée pour le septième mois consécutif selon le dernier indice PMI des directeurs d’achat du cabinet Markit.

 

La panne du moteur industriel se poursuit en Europe. L’indice PMI pour l’industrie manufacturière de la zone euro a légèrement augmenté au mois d’août passant de 46,5 à 47 selon les derniers chiffres du cabinet Markit publiés ce lundi 2 septembre. Bien qu’en hausse, la situation économique des fabricants européens  »est restée fermement ancrée en zone de contraction en août ». Avec de tels résultats, l’industrie de l’union monétaire enregistre son deuxième plus faible niveau depuis avril 2013 et se maintient en seuil négatif pour le septième mois consécutif. Les craintes et inquiétudes se multiplient sur le Vieux continent.

Après avoir connu une récession en fin d’année 2018, l’économie italienne est encore plongée dans l’incertitude, minée par des faibles gains de productivité et une croissance au ralenti. En Allemagne, l’industrie automobile souffre de faibles exportations. Le produit intérieur brut (PIB) de la première économie européenne a progressé de 0,4% au premier trimestre par rapport aux trois mois précédents mais il s’est contracté de 0,1% au deuxième trimestre en raison d’un coup de frein des exportations.  »Cette nouvelle dégradation de la conjoncture dans le secteur manufacturier de la zone euro devrait peser sur la croissance économique de la région au troisième trimestre », a ajouté Chris Williamson, chef économiste chez Markit.Le moral des chefs d’industrie sur le Vieux continent n’est pas au beau fixe. Les économistes de Markit expliquent ces chiffres décevants par une forte contraction des secteurs de fabrication de biens intermédiaires et de biens d’équipement. À l’opposé, le domaine des biens de consommation a poursuivi sa tendance à la hausse débutée il y a près de six ans avec une forte expansion en août.

Au niveau géographique, les secteurs manufacturiers de plusieurs grandes économies sont encore dans le rouge. C’est le cas de l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande ou l’Autriche. L’économie allemande a connu « une très forte dégradation de sa conjoncture industrielle en août ». Les carnets de commandes dans plusieurs pays ont clairement reculé à cause notamment de la faible demande sur les marchés étrangers. « Les données de l’enquête continuent en effet de signaler un très fort recul des exportations », précise Markit.

Sur le front de l’emploi, les derniers chiffres du cabinet ne sont pas réjouissants. La détérioration des commandes et le ralentissement de la production ont poussé les fabricants à réduire leurs effectifs.  »L’emploi a ainsi reculé pour un quatrième mois consécutif, le taux de suppression de postes restant proche du plus haut de soixante-quatorze mois enregistré en juillet. En Allemagne, les entreprises manufacturières ont signalé les plus fortes baisses d’effectifs depuis un peu plus de huit ans », signalent les économistes. Et si le taux de chômage en Europe est au plus bas, il a tendance à se stabiliser depuis plusieurs mois selon les derniers chiffres d’Eurostat publiés vendredi dernier.

Contrairement à ses principaux voisins, l’économie tricolore résiste. L’activité du secteur manufacturier a enregistré une légère amélioration en plein coeur de l’été. « Les dernières données mettent en évidence une amélioration de la conjoncture dans le secteur manufacturier, les fabricants signalant en effet une reprise de la croissance de la production et des nouvelles commandes en août. Si cette hausse de l’activité n’est que la deuxième enregistrée au cours des six derniers mois, elle témoigne néanmoins d’une certaine robustesse de l’industrie manufacturière française, notamment au regard des faibles performances des fabricants européens », explique l’économiste Eliot Kerr.

La semaine dernière, l’Insee a révisé légèrement à la hausse (0,1 point) son estimation pour la croissance du produit intérieur brut (PIB) du second trimestre à 0,3%.  Concernant les perspectives, les industriels français sont relativement optimistes. Ils fondent leurs projections de croissance sur « des prévisions de raffermissement de la demande extérieure ». Malgré cette situation plus favorable, la perspective d’un Brexit sans accord à la fin du mois d’octobre prochain pourrait à nouveau plonger les industriels français qui échangent avec le Royaume-Uni dans le doute. Au Royaume-Uni, l’indice PMI qui mesure l’activité manufacturière en Grande-Bretagne est tombé au plus bas depuis 7 ans en août, pâtissant du ralentissement économique planétaire.

Facebook, Instagram et Whatsapp en panne : catastrophe internationale !

Facebook, Instagram et Whatsapp en panne : catastrophe internationale !

 

Plusieurs réseaux sociaux Facebook, Instagram et WhatsApp, ont été inaccessible dimanche rapporte dimanche 14 avril downdetector.com, un site spécialisé dans le suivi des incidents rencontrés sur internet. Une véritable catastrophe internationale évidemment car nombreux d’utilisateurs ont été privés de publication de leurs photos en compagnie de leur chien. Des photos pourtant tellement attendues par tous leurs amis tellement impatients de témoigner  leur enthousiasme en diffusant le célèbre «  j’aime «. On objectera  à juste titre qu’une partie certes très minime de ces réseaux sociaux sert d’autres objets que l’auto contemplation mais ces utilisations sont marginales. Pour l’essentiel, ces réseaux sociaux diffusent des informations et autres images sans aucun intérêt à un réseau virtuel d’amis dont la plupart ne se connaissent pas. Bref c’est la nouvelle convivialité virtuelle qui échange des banalités semble à des fins existentielles. Mais des infos revendus à des fins commerciales  Amazon et autres.  Au « cogito ergo sum » s’est substitué » je surfe donc je suis ». De ce point de vue, là technologie a fait bien davantage de progrès que le contenu et les milliards de tuyaux qui permettent la communication ne transportent en fait surtout  l’insignifiance.

 

Croissance en panne : la faute aux gilets jaunes !

Croissance en panne : la faute aux gilets jaunes !

 

Bruno Le Maire et le gouvernement préparent l’opinion à un tassement assez net de la croissance. Pour cela, ils tentent d’en reporter la responsabilité sur les gilets jaunes. La  vérité c’est qu’il y a bien quelques effets mais que la tendance à la baisse est bien antérieure et découle directement de la politique de Macron. En effet,  avec les hausses de fiscalité générale Macron a fortement handicapé la croissance. Avec l’augmentation des taxes sur le carburant et le fioul,  il est en train de finir de la tuer. En effet les mesurettes déjà annoncées sur Europe 1 ne prendront pas effet avant 2019, si toutefois elles s’appliquent car les régions ne sont pas sont prêtes à les financer.  La hausse du prix des carburants (et autres fioul et gaz) va en effet représenter  d’ici la fin de l’année de l’ordre de 2 % du pouvoir d’achat. Tous les instituts de prévision prévoient que la France aura du mal à dépasser 1,5 % de croissance en 2018 alors que ces mêmes instituts prévoyaient 2,3% d’augmentation du PIB et que le gouvernement avait retenu 2 %. On pourrait certes attribuer le tassement de la croissance au ralentissement de la dynamique internationale toutefois la prévision française est inférieure à la moyenne de la zone euro qui se situera autour de 2 %. Le différentiel est important dans la mesure où la perspective d’activité de la France ne rend plus possible ni la réduction du chômage,  ni les équilibres financiers. Et la situation risque d’être encore plus mauvaise en 2019. L’Institut Rexecode proche du patronat n’envisage plus qu’une progression de 1,3 % du PIB (voir l’article sur cette projection).  l’OFCE de son coté  fournit des éléments d’explication sur ce recul de la croissance française « La reprise est heurtée par un certain nombre de phénomènes «a rappelé l’économiste Mathieu Plane. À l’échelle de la France, plusieurs facteurs peuvent expliquer le trou d’air de la croissance entre janvier et juin. Parmi les freins évoqués par l’OFCE, figurent un calendrier fiscal défavorable et une consommation des ménages en berne. « Environ deux tiers de cet écart de croissance (entre la France et celui de la zone euro hors France) s’expliquent par la mauvaise performance de la consommation des ménages, conséquence directe du choc fiscal de début d’année, » a expliqué Mathieu Plane. La mise en œuvre des mesures fiscales a clairement pesé sur le pouvoir d’achat des ménages et in fine sur la consommation, traditionnel moteur de la croissance française. L’augmentation de la fiscalité directe avec la hausse de la CSG « non compensée intégralement par la baisse des cotisations salariés » et la hausse de la fiscalité indirecte sur le tabac et les carburants ont également pesé sur le portefeuille des ménages. « À eux seuls, ces deux facteurs ont pesé à hauteur de -0,8 point sur le revenu brut disponible des ménages au premier trimestre. » « Le phénomène du calendrier fiscal devrait se reproduire en 2019 et 2020″ souligne Mathieu Plane, « avec une hausse programmée de la fiscalité indirecte chaque début d’année et une montée en charge de la réforme de la taxe d’habitation sur le quinquennat avec des effets attendus en fin d’année. » Outre le calendrier fiscal, la grève dans les transports a également pesé sur la consommation des Français. « La consommation de transport des ménages a ainsi baissé de 2,7 % au deuxième trimestre 2018, ce qui est la plus forte baisse depuis la fin 1995, contribuant à hauteur de – 0,1 point à la consommation totale. »  Les températures plus élevées du printemps ont également entraîné une baisse de la consommation d’énergie. Normalement on espère un rebond de la consommation du fait de l’amélioration du pouvoir d’achat : autour de 2 %. Mais justement ce rebond pourrait être annulé par la hausse des carburants. Le problème c’est que parallèlement l’inflation elle aussi reprend de sa vigueur et se situe sur une tendance annuelle de 2,2 %. Autant dire que cette inflation va annuler la hausse du pouvoir d’achat. Pour conclure, le manque d’équilibre entre les orientations économiques et les mesures sociales ont clairement pesé sur le pouvoir d’achat, la consommation des ménages et la croissance. En clair, Macron a tué la croissance en 2018.

Panne de croissance : pourquoi

Panne de croissance : pourquoi

Comme il faut trouver un responsable à la panne croissance du premier semestre, certains comme l’INSEE et d’autres instituts évoquent les conséquences de la grève de la SNCF et d’Air-France. Pourtant les mêmes instituts considéraient  que les effets négatifs évoqués auraient seulement un impact de 0,1 % sur la croissance. On ne peut nier évidemment les conséquences négatives sur l’économie de ces conflits sociaux pour autant des facteurs plus structurels  permettent en pourquoi la croissance française est à peu près à plat. En réalité,  la principale responsabilité en incombe au gouvernement qui a voulu seulement privilégier l’offre au détriment de la demande. Les mesures économiques étaient sans doute nécessaire mais elles auraient dû être accompagnées socialement pour ne pas affecter comme ça été le cas le pouvoir d’achat. Un pouvoir d’achat qui a baissé de 0,6 %. Conséquence immédiate,  la consommation des ménages est atone à cette consommation des ménages est le principal moteur de la croissance. Il s’agit d’une erreur stratégique du gouvernement dans le pilotage de la politique économique.  Le rythme de croissance de l’économie française est donc resté inchangé à 0,2% au deuxième trimestre, un niveau inférieur aux attentes, du fait de la faiblesse de la consommation des ménages qui a notamment été affectée par les grèves dans les transports, selon la première estimation publiée vendredi par l’Insee. Après la hausse de 0,2% du premier trimestre, la plus faible enregistrée depuis l’été 2016, les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un léger mieux (+ 0,3%) pour le PIB de la période avril-juin, un niveau anticipé également par l’Insee dans sa dernière note de conjoncture comme par la Banque de France. L’acquis de croissance pour 2018, à savoir l’évolution du PIB si l’activité stagnait au cours des deux prochains trimestres, se situait à 1,3% au 30 juin. La consommation totale des ménages, traditionnel moteur de l’économie française, accuse une rare baisse (-0,1% après +0,2% au 1er trimestre), la première depuis le 3e trimestre 2016

La SNCF invitée à revoir ses procédures en cas de panne : du bla-bla

La SNCF invitée à revoir ses procédures en cas de panne : du bla-bla

 

 

Comme souvent après des incidents, le gouvernement fait de la communication. En gros, il gronde les dirigeants des entreprises responsables de dysfonctionnements. Cette fois, c’est la ministre des transports, Élisabeth Borne, qui fait les gros yeux à l’entreprise. Il y a bien sûr toujours des améliorations à effectuer pour réduire les incidents tant du point de vue technique que du point de vue de l’information des clients. Reste que la cause essentielle des dysfonctionnements techniques découle assez directement de la politique d’entretien des installations. Une politique revue de manière drastique depuis plusieurs années concernant les infrastructures. Moins de tournée de vérification, moins de contrôle, moins d’agents affectés à ces tâches. D’une façon générale, le réseau SNCF est vieillissant. Un plan de remise à niveau est prévu mais il faudra du temps et de l’argent pour en attendre des effets bénéfiques. Bref, la com.  du gouvernement et  de la direction de la SNCF relève du bla-bla car la situation est connue concernant l’état des infrastructures et autres installations techniques qui les gèrent. Pour preuve les innombrables ralentissements imposés par l’état techniques des infrastructures.  La ministre des Transports Elisabeth Borne a cependant appelé jeudi la SNCF à revoir « immédiatement » ses procédures de gestion des incidents sur l’ensemble de la chaîne, de la prévention des pannes à l’amélioration de l’information, quelques jours après une panne géante à la gare Montparnasse, à Paris. Le rapport de l’entreprise ferroviaire sur l’incident technique qui a perturbé le trafic de cette gare parisienne de dimanche à mardi, remis à la ministre, « formule une série de neuf recommandations, visant à mieux prévenir et gérer les pannes ; à renforcer les plans de continuité en cas d’incident ; et à améliorer l’information des voyageurs », est-il précisé dans un communiqué diffusé par le ministère. « Elisabeth Borne demande à la SNCF de mettre en œuvre immédiatement l’ensemble de ces recommandations », en particulier pour limiter l’impact des incidents et améliorer l’information des voyageurs, peut-on également lire dans ce document. Entre autres recommandations, le rapport préconise de mieux planifier les travaux en Ile-de-France pour « limiter les effets de pointe » !!!. La panne à l’origine des perturbations, survenue en plein week-end de chassé-croisé estival, a en effet été provoquée par un défaut d’isolation dans l’alimentation électrique d’un poste de commande de signalisation à Vanves (Hauts-de-Seine) lié à des travaux réalisés trois semaines auparavant dans le cadre de la mise en service de la LGV Paris-Bordeaux. Il est également suggéré d’améliorer la détection des pannes dans les postes d’aiguillage dans le cadre du programme de télésurveillance de SNCF Réseau, le gestionnaire du réseau ferré français. SNCF réseau qui voudrait bien mais qui manque cruellement de moyens avec une situation financière catastrophique Concernant la gestion des épisodes de crise, les procédures doivent être revues pour accorder une plus large place à la gare d’Austerlitz, vers laquelle ont été détournés une partie des trains qui auraient dû circuler à Montparnasse entre dimanche et mardi. Observant qu’un « programme d’amélioration de la qualité de l’information en situation perturbée » est engagé depuis 2014 à la SNCF, les auteurs du rapport recommandent de lancer « sans délai une expertise contradictoire sur la progression de ce programme et l’évaluation de ses résultats » pour « proposer sans délai les accélérations possibles ».

France : la productivité en panne

France : la productivité en panne

 

 

Les gains de productivité en France sont de plus en plus en faibles.  Les grains de productivité sont depuis 2012 de 0,2% par an, soit trois fois moins qu’avant la crise (0,7%). Entre 2008 et 2012, ils ont même été négatifs (-0,3% par an).Or comme le rappelle France Stratégie dans une note publiée cette semaine, ce sont ces gains qui « sont à la source d’un surcroît de revenu généré par le cycle productif donc d’une élévation du niveau de vie »( en plus du boulet de la fiscalité). La chute de la productivité française depuis la crise est surtout due à un phénomène simple. Face à la crise et à la chute de la demande, les entreprises n’ont pas ajusté leurs outils et leurs capacités de production, ce qui a ainsi occasionné un important recul de leur productivité. Ce phénomène a frappé plus particulièrement l’industrie manufacturière et la construction « du fait de la profondeur de la crise et d’une moindre facilité à adapter rapidement leurs capacités de production à des ventes plus faibles », écrit France Stratégie. « Le secteur de la cokéfaction et du raffinage, qui a subi le recul le plus important - de près d’un tiers - de son niveau de la productivité est emblématique de ce mouvement », poursuivent les auteurs de l’étude. L’autre raison d’être optimiste : les gains de productivité potentiels énormes avec la digitalisation: seulement 12% de son économie est digitalisée contre 18% pour les États-Unis ».

La France en panne de sièges sociaux ?

La France en panne de sièges sociaux ?

 

Deux raisons sans doute à la relative panne de sièges sociaux en France, deux raisons qui s’articulent et se renforcent. D’abord le poids de la fiscalité -aussi celui de la bureaucratie– qui est ainsi certaines entreprise à fuir la France pour devenir de droit étranger avec souvent ou les avantages qui s’y attachent. Second élément qui découle pour partie du précédent le développement exponentiel du sport que constitue l’optimisation fiscale. Selon une étude du Conseil d’analyse économique, depuis trente ans, la France a cédé du terrain face à ses concurrents étrangers dans la course à l’implantation des sièges sociaux. Après avoir expliqué cette perte de vitesse, le CAE formule une série de recommandations. Parmi ces recommandations le sait à peu recommande curieusement un recours accru aux conseillers fiscaux » pour atténuer l’incertitude fiscale ». Ce que font depuis longtemps le Royaume-Uni et les Pays-Bas, véritable champion de l’ingénierie fiscale sur-optimisée.  Pour relancer l’économie et créer des emplois, la France compte également sur les investisseurs étrangers. Dès le début de son quinquennat, François Hollande, le président de la République a fait de l’attractivité de l’économie de la France l’une de ses priorités. Plusieurs mesures administratives sont entrées en vigueur pour améliorer l’accueil et simplifier le quotidien administratif des investisseurs étrangers. Si la France n’a pas à rougir de la comparaison vis-à-vis de ses concurrents européens, en témoigne les derniers chiffres publiés par Business France, l’Hexagone peine à attirer les sièges sociaux, les centres de décision qui sont en quelque sorte les vitrines clinquantes, les symboles de l’attractivité d’un pays. «  Sur trente ans, on constate une érosion nette de la part la France au profit de l’Allemagne et de la Belgique. En pondérant par la taille, le Royaume-Uni et les Pays-Bas apparaissent comme les géants de l’Europe. En France, les centres de décision de groupes étrangers sont de plus petite taille et sont concentrés en Île-de-France  », explique le Conseil d’analyse économique (CAE) dans une étude dévoilée ce mercredi. Entre 1980 et 2012, la France a reculé de la première à la quatrième place parmi les pays d’accueil des centres de décision en Europe, tandis que l’Allemagne est passée de la quatrième à la première… Dans ce contexte, le CAE formule une série de recommandations pour que la France attire encore les états-majors mondiaux et européens. Au niveau national, « ‘ atténuer l’incertitude fiscale, développer la culture du conseil fiscal aux entreprises et engager une coordination avec nos partenaires européens sur l’imposition des hauts revenus ne peuvent jouer que positivement », explique le CAE qui plaide également pour qu’une attention soit être portée à l’impôt sur le bénéfice des sociétés, «  qui joue peu en raison des règles adoptées par la France en matière de territorialité mais pourrait devenir crucial à l’avenir  ». «  Ces recommandations ne sont cependant pas spécifiques à l’objectif d’implantation de centres de décision en France. Elles bénéficieront à l’activité des entreprises françaises tout autant qu’à l’attraction de nouveaux centres de décision qui ne doit pas passer par l’extension de dispositifs dérogatoires « , prévient la note.

(Avec la Tribune)

Croissance Chine et Japon : industrie toujours en panne

Croissance Chine et Japon  : industrie toujours en panne

 

L’industrie manufacturière bouge à peine, le signe que les usines  du monde sont toujours en panne et que la demande mondiale est atone. Le signe que les résultats  économiques mondiaux ne seront pas fameux pour le premier semestre, peut être un tout petit peu meilleurs pour le second sauf secousse sur les marchés financiers notamment obligataires . ce qui n’est pas impossible à partir de l’affaire grecque. L’activité manufacturière en Chine est effet restée stable au mois de juin, a annoncé mercredi le gouvernement chinois.  L’indice PMI des directeurs d’achats rendu public par le Bureau national des statistiques (BNS) pour juin s’est établi à 50,2, un chiffre identique à celui de mai, qui traduisait une performance inédite depuis novembre 2014 (50,3).  Un chiffre supérieur à 50 marque une expansion de l’activité manufacturière, tandis qu’un indice inférieur à ce seuil signale une contraction. Juin marque ainsi le quatrième mois d’expansion d’affilée, avec une production en croissance stable et de meilleures performances dans les secteurs technologiques destinés à la grande consommation, selon un communiqué de l’analyste de NBS Zhao Qinhe. L’activité manufacturière a à peine progressé en juin au Japon en dépit d’une nette reprise de la demande à l’export, selon une enquête publiée mercredi qui alimente les inquiétudes pour la croissance au deuxième trimestre. L’indice des directeurs d’achats (PMI) Nikkei/Markit est ressorti à 50,1 en version définitive contre 49,9 en première estimation et 50,9 en mai. Il continue ainsi d’hésiter autour du seuil de 50, qui marque la séparation entre contraction et croissance de l’activité. La composante des commandes à l’export a bondi à 54,0 contre 50,6 en mai, sa plus forte hausse depuis décembre 2013, mais celle des commandes en provenance du Japon a reculé à 49,6 contre 50,9. La composante de la production a reculé à 50,9 contre 51,9 en mai. Le gouvernement a annoncé lundi une baisse de 2,2% de la production industrielle en mai, un recul plus important que prévu qui a alimenté les craintes d’une possible contraction de la troisième économie mondiale lors de ce trimestre.

 

Croissance Japon : secteur manufacturier en panne

Croissance Japon : secteur manufacturier en panne

L’indice PMI Markit/JMMA est ressorti à 49,9 dans sa version « flash », contre 50,9 en mai, repassant sous la barre de 50 séparant croissance et contraction de l’activité.  Le sous-indice de production a ralenti à 50,5 en juin après 51,9 en mai. Celui des nouvelles commandes a chuté à 49,4 contre 50,9 en mai mais le sous-indice des nouvelles commandes à l’exportation a grimpé à 53,6, contre 50,6 le mois précédent, son expansion la plus rapide en quatre mois.  Cette baisse de l’indice, si elle se confirme lors de la publication du chiffre définitif le 1er juillet, est en phase avec les prévisions des économistes qui anticipent un net ralentissement de la croissance au deuxième trimestre.  La hausse du produit intérieur brut est attendue à 1,3% entre avril et juin en rythme annualisé, contre 3,9% au trimestre précédent, les entreprises ayant entrepris de réduire leurs stocks.  La plupart des économistes ne s’attendent cependant pas à voir perdurer ce ralentissement car les dépenses de consommation et d’investissement, ainsi que les exportations, continuent de plaider en faveur d’une croissance soutenue.

Croissance mondiale : l’industrie en panne

Croissance mondiale : l’industrie en panne

 

Il serait temps de prendre conscience que l’industrie mondiale est en panne à peu près partout et ceci faute de demande. Notamment en Chine, l’usine du monde. En faiat i faut s’attendre à de mauvais résultats pourra croissance pour le second trimestre. De quoi encourager les banques centrales à poursuivre leur politique accommodante.  « Il va falloir s’habituer à une croissance plus faible en Chine. On a déjà assisté à un assouplissement modeste de la politique monétaire et je m’attends à ce qu’il se poursuive », ajoute-t-il.  L’indice PMI manufacturier officiel chinois a légèrement augmenté à 50,2 mais son équivalent calculé par Markit, à 49,2, traduit toujours une contraction de l’activité. Les deux enquêtes reflètent en outre une nouvelle contraction des commandes à l’exportation qui incite les entreprises à réduire leurs effectifs. Une enquête distincte montre que la croissance du secteur chinois des services ralentit elle aussi. Dans la zone euro, le PMI Markit du secteur ressort à 52,2 selon les résultats définitifs, contre 52,3 en première estimation et 52,0 en avril. Mais le mois de mai n’a pas été bon pour les deux principales économies de la région: la croissance a ralenti en Allemagne et l’activité reste orientée à la baisse en France.  Le PMI allemand est revenu de 52,1 à 51,1, son plus bas niveau en trois mois, et le français, à 49,4, reste sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion même s’il est au plus haut depuis un an. Aux Etats-Unis, la croissance du secteur manufacturier a légèrement ralenti, l’indice PMI Markit revenant à 54,0 après 54,1 en avril avec le ralentissement des nouvelles commandes. « Les industriels faisant état de la plus faible hausse des nouvelles commandes depuis le début de l’an dernier, l’enquête apporte une nouvelle illustration de l’impact douloureux du dollar fort sur l’économie », note Chris Williamson, économiste en chef de Markit, pour qui « l’ampleur de la reprise au deuxième trimestre reste très incertaine et pourrait bien décevoir ».

Croissance Chine : l’ industrie en panne

Croissance Chine : l’ industrie en panne

Signe de la mollesse de l’activité mondiale, l’industrie chinoise se tasse. L’indice officiel des directeurs d’achat (PMI) du secteur manufacturier chinois publié vendredi a tout juste dépassé le seuil de 50 au-dessous duquel il témoigne d’une contraction de l’activité. « Comme l’économie reste confrontée à de puissants vents contraires et que le risque de déflation ne s’est pas atténué, les autorités vont devoir continuer à déployer des mesures d’assouplissement dans les mois à venir », prédit Li-Gang Liu, chef économiste chez ANZ. Après la baisse d’un point de pourcentage, le 19 avril, du taux des réserves obligatoires, la deuxième mesure de ce type en deux mois, ANZ s’attend à voir la Banque populaire de chine (PBoC) abaisser à nouveau ses taux d’intérêt d’ici la fin du trimestre. Freinée par les difficultés du secteur immobilier et le retournement des investissements et de l’industrie, l’économie chinoise a connu au premier trimestre sa croissance la plus faible en six ans en rythme annuel, à 7%. Les autorités chinoises multiplient pourtant les initiatives. Le gouvernement a dévoilé vendredi de nouvelles mesures pour stimuler l’emploi par le biais de dispositifs fiscaux censés favoriser les embauches et de prêts à taux préférentiels pour les créateurs d’entreprises. La Chine compte créer au moins 10 millions d’emplois en 2015 et maintenir le taux de chômage en zone urbaine sous 4,5%.

Zone euro : la panne des investissements bloque la croissance

Zone euro : la panne des investissements bloque la croissance

 

La croissance est bien sur handicapée aujourd’hui  par la faiblesse de la consommation et elle n’est pas compensée par les exportations puisque la demande mondiale se tasse. Le plus inquiétant pour l’avenir c’est la panne des investissements provoquée par le manque de visibilité sur l’avenir voire la défiance, même les stocks sont aussi en panne  car les carnets de commandes ne sont pas dynamiques.  Cette  baisse de l’investissement et une réduction des stocks ont abouti à une stagnation du Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au deuxième trimestre, par rapport au trimestre précédent, en dépit d’une croissance de la consommation des ménages et d’une contribution positive du commerce extérieur. Eurostat a ainsi confirmé vendredi son estimation d’un PIB inchangé sur la période avril-juin, par rapport à janvier-mars. Par rapport à la période comparable de 2013, le PIB a crû de 0,7%. Les stocks ont retranché 0,2 point au PIB, alors que la consommation des ménages en a ajouté autant. L’investissement a retranché 0,1 point, compensant une contribution positive identique des échanges commerciaux. L’investissement faiblit depuis le dernier trimestre 2013 et beaucoup de responsables européens pensent que c’est en lui que réside le secret d’une remontée de la croissance car les taux d’intérêt sont déjà à des plus bas record et beaucoup de pays doivent encore consolider leurs finances publiques. Le ministre des Finances polonais a réclamé jeudi la création d’un Fonds européen pour l’investissement capable de financer 700 milliards d’euros de projets pour redonner des couleurs à l’économie européenne. L’Allemagne, première économie de la zone euro, soulignait toutefois lundi que trop de pays de l’Union européenne pensaient que l’investissement public pourrait résoudre le problème de la croissance, faisant valoir qu’il fallait également mobiliser l’investissement privé.

 

Confiance des ménages : toujours en panne en août

Confiance des ménages : toujours en panne en août

Deux éléments surtout à retenir, les Français ne comptent pas faire d’achat important et ils pensent que leur situation financière va se dégrader. La confiance des ménages est restée stable, à un niveau faible, en France au mois d’août, les craintes sur l’évolution du chômage reculant un peu, selon les données publiées vendredi par l’Insee. L’indicateur qui synthétise cette confiance ressort à 86 points pour le troisième mois consécutif, alors que les douze économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 85. L’indicateur continue d’évoluer bien en deçà de sa moyenne de long terme calée à 100. Il était à 100 pour la dernière fois en septembre 2007. L’opinion des Français sur leur situation financière personnelle future a reculé de deux points et celle sur leur situation personnelle passée est restée stable. Dans le même temps, la proportion de ménages considérant comme opportun de faire des achats importants a reculé d’un point. Ces trois soldes demeurent nettement sous leur moyenne de longue période. L’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle, tout comme celle sur leur capacité d’épargne future, progressent d’un point. La proportion de ménages considérant qu’il est opportun d’épargner recule quant à elle de deux points, ce solde devenant inférieur à sa moyenne de long terme. L’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France est stable et celle sur le niveau de vie passé recule d’un point. S’agissant du chômage, les craintes concernant son évolution sont en baisse, après quatre mois de hausse, la proportion de ménages qui pensent qu’il va augmenter reculant de trois points.

Croissance : en panne en zone euro en août

Croissance : en panne en zone euro en août

Confirmation que la  zone euro se porte mal avec un indice de production au plus bas depuis le début de l’année, ne n’est pas encore la déflation mais on s’en rapproche. La croissance de l’activité des entreprises a été en août la plus basse de l’année en zone euro, le conflit ukrainien ayant nettement freiné les dépenses et l’investissement, montrent les indices d’activité PMI publiés mercredi. Les signes de ralentissement de la croissance, à quoi s’ajoute le fait que les entreprises continuent de baisser leurs prix à un rythme encore plus soutenu, sont autant de pressions supplémentaires sur la Banque centrale européenne (BCE) à la veille de sa réunion de politique monétaire. L’indice composite de Markit, qui suit les évolutions de la croissance à la fois dans les secteurs secondaire et tertiaire, est tombé à un plus bas de huit mois de 52,5 contre 53,8 en juillet et 52,8 en estimation flash. Il est toutefois au-dessus de la barre des 50, qui délimite la croissance de la contraction, pour le 14e mois consécutif. La croissance de l’Allemagne, moteur économique de l’Europe, a régressé à son plus bas niveau en 10 mois, tandis que la France, deuxième économie de la zone euro, a vu son activité se contracter pour le quatrième mois d’affilée.  La croissance continue de s’imposer en Grande-Bretagne mais certains signes tendent à montrer que le conflit ukrainien risque de peser sous peu.  La situation est plus contrastée avec d’autres pays de la zone euro: l’Italie, retombée en récession récemment, subit une contraction à la fois dans l’industrie et les services, tandis que l’Espagne et l’Irlande ont au contraire le pied au plancher. « A l’inverse de la tendance attendue par les analystes, la croissance de la zone euro décélère en août, ce qui devrait renforcer les voix s’élevant en faveur du lancement d’un programme d’assouplissement quantitatif de grande ampleur par la BCE (Banque centrale européenne) », commente Chris Williamson, économiste en chef de Markit. Le sentiment que la BCE était prête à se lancer dans un programme de rachat d’actifs, dit d’assouplissement quantitatif (QE), a enflé après que son président Mario Draghi eut dit en août que l’institut d’émission était prêt à réagir avec tous les moyens à sa dispositions si l’inflation, qui n’a été que de 0,3% en août, continuait de baisser.

 

Zone euro : croissance en panne au 2e trimestre

Zone euro : croissance en panne  au 2e trimestre

Nombre de commentateurs observe un coup d’arrêt dans la croissance de la zone euro puisque le PIB stagne au second trimestre. En fait la croissance était très atone et la crise n’a jamais quitté l’Europe. Contrairement à pratiquement toutes les prévisions l l’Europe est encalminée pour longtemps dans cette crise car elle découle notamment d’une stratégie budgétaire et monétaire suicidaire. L’économie de la zone euro a donc « calé » au deuxième trimestre, un résultat inférieur aux attentes lié avant tout à la baisse de l’activité en Allemagne et à sa stagnation en France, montre la première estimation publiée jeudi par Eurostat, qui augure mal d’un second semestre au cours duquel les échanges risquent de souffrir des sanctions visant la Russie. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) des Dix-huit sur avril-juin. Mais ils avaient été interrogés avant l’annonce jeudi d’une contraction de 0,2% de l’économie allemande et d’une croissance zéro en France, deux performances plus mauvaises qu’anticipé. Eurostat a confirmé la croissance de 0,2% du premier trimestre. Le gouvernement français a dans la foulée revu à la baisse ses prévisions et ne table plus que sur environ 0,5% de croissance cette année, deux fois moins qu’auparavant. Le coup d’arrêt subi par la zone euro, dont le PIB annuel global avoisine 9.600 milliards d’euros, risque de se voir prolongé par l’impact des sanctions contre Moscou décidées le mois dernier par l’Union européenne en arguant du rôle joué par la Russie dans la crise ukrainienne. « Les chiffres d’aujourd’hui montrent que la reprise reste trop faible pour compenser les chocs extérieurs, ce qui signifie que la croissance du PIB va probablement rester coincée en mode ‘stop and go’ », estime Peter Vanden Houte, chef économiste zone euro de la banque ING.

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