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Croissance Chine : en panne

Croissance Chine : en panne

D’une certaine manière le niveau d’activité économique en Chine constitue bien sûr un indicateur intérieur mais aussi un indicateur mesurant la santé de l’économie mondiale. De ce point de vue, il se confirme que la croissance mondiale s’inscrit depuis déjà plusieurs mois dans une tendance baissière. L’activité économique chinoise continue d’être relativement en panne notamment le secteur manufacturier. Une panne à l’exportation, mais aussi une panne de la consommation interne avec en plus la crise financière de l’immobilier.

L’indice PMI du secteur manufacturier calculé par Caixin/S&P Global s’est établi à 50,6 en septembre, contre 51,0 le mois précédent, légèrement au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Il s’agit d’un nombre inférieur au consensus, qui ressortait à 51,2.

Selon l’enquête, la production industrielle et les nouvelles commandes ont progressé en septembre, mais la demande extérieure est restée faible, l’indice des commandes à l’exportation se contractant pour le troisième mois consécutif.

Dans une enquête distincte, Caixin/S&P a indiqué que les entreprises du secteur des services avaient souffert de la faiblesse de la demande ainsi que de la hausse des coûts du travail et des carburants.

L’indice PMI des services calculé par Caixin/S&P Global a de son côté progressé le mois dernier à 50,2, contre 51,8 en août, soit le rythme le plus lent cette année.

L’indice PMI composite calculé par Caixin/S&P, qui réunit l’activité du secteur manufacturier et celle du secteur des services, s’est quant à lui replié en septembre à 50,9, contre 51,7 le mois précédent, un plus bas depuis le mois de décembre dernier.

L’école en panne ?

L’école en panne ?

La France aime débattre de l’école. L’institution scolaire s’y est historiquement construite parallèlement à la démocratie et son pilotage soulève des enjeux aussi essentiels que le savoir, l’autorité ou la justice. Il est sain que ces problèmes fassent l’objet d’un actif débat public. Pour conduire une politique éducative, la discussion des projets doit entraîner l’adhésion d’un nombre suffisant de citoyens et offrir aux enseignants un horizon qui donne sens à leur action quotidienne. Pour pratiquer ce métier, mieux vaut croire en effet à ce qu’on fait et savoir pourquoi on le fait : c’est là, une fois encore, affaire de politique.

À l’heure où un nouveau ministre prend ses fonctions, il n’est pas inutile de se demander dans quelle tradition politique il pourrait inscrire son action, et dans quelle mesure le débat public des dernières décennies est parvenu à dessiner des cultures politiques suffisamment stables, identifiables et adaptées aux cadres ordinaires du débat politique institutionnel, notamment à la division droite/gauche.

par Yann Forestier
Chercheur associé au Centre Amiénois de Recherche en Education et Formation (CAREF). Professeur agrégé d’histoire, Université de Picardie Jules Verne (UPJV)
dans The Conversation.

Pour ce faire, on s’appuiera sur une étude systématique de la façon dont la presse d’information générale a, depuis les années 1960, relayé les débats éducatifs afin d’identifier, à côté des textes officiels produits par les organisations politiques, ce qui résiste au filtre médiatique et se diffuse au-delà des cercles de spécialistes, avec une chance sérieuse de constituer une culture politique. Ce que montre cette étude, c’est qu’il est très difficile de cerner, dans les nombreuses controverses qui ont marqué l’histoire récente des débats éducatifs, des orientations claires et durables.

La gauche, pour sa part, sait se référer à des symboles forts. Ses organisations invoquent très souvent le plan Langevin-Wallon de 1947, qui a imaginé à la Libération l’école de la société nouvelle qu’on voulait alors construire. Mais sa mention dans la presse ne dit jamais rien de son contenu. Jean-Pierre Chevènement s’en réclame même à plusieurs reprises à partir de 1984 pour défendre ce qu’il appelle « l’élitisme républicain », sans que personne ne lui signale que l’illustre texte défend en fait le contraire.

Tout au long des années 1970, la gauche s’est efforcée de s’inscrire dans le sillage d’un autre symbole : Mai-68. Mais c’est en subordonnant à chaque fois, dans ses prises de position médiatisées, les enjeux éducatifs à des préalables plus généraux comme « l’instauration d’une société socialiste » (Charles Josselin, 1973) et la nécessité du « Programme commun de gouvernement ». La communication des syndicats et des partis de gouvernements mettait en fait en scène leur unité dans une opposition systématique au pouvoir. C’est ainsi qu’ils ont bruyamment porté dans la presse, entre 1975 et 1977, leur « union sacrée contre la réforme Haby », sans jamais aborder la question du « collège unique » comme un débat prioritaire.

Présente au pouvoir à partir de 1981, la gauche unie (derrière un Parti socialiste bientôt hégémonique) a abondamment communiqué sur la « priorité à l’éducation », en faisant le premier budget de l’État, mais n’a pas eu beaucoup d’occasions de défendre ses choix concrets les plus forts devant les médias.

Des réformes aussi importantes que les zones d’éducation prioritaire (ZEP), qui relèvent d’un principe, nouveau, de discrimination positive, le baccalauréat professionnel, mis en place à partir de 1985 en vue de mener « 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat » ou le fait de mettre l’élève « au centre du système », ont été peu remarquées par les médias, cette discrétion permettant d’ailleurs au pouvoir d’éviter les controverses porteuses de divisions internes.

Entre 1997 et 2017, Claude Allègre (ministre de 1997 à 2000) ou Vincent Peillon (de 2012 à 2014) ont tenté d’ouvrir des débats de fond, mais la visibilité médiatique de l’agressivité du premier a éclipsé ses projets de réforme tandis que la très forte opposition suscitée par la réforme des rythmes scolaires du second a masqué son travail de « Refondation ».

En fait, les échanges d’idées les plus nourris ont été porteurs de divisions plus qu’ils n’ont contribué à fédérer la gauche autour d’une culture commune. Des ministres Alain Savary à Najat Vallaud-Belkacem, en passant par Lionel Jospin ou Claude Allègre, ceux-ci ont porté sur des projets de réforme favorables aux méthodes pédagogiques alternatives, censées favoriser la prise en charge de publics scolaires devenus plus hétérogènes, grâce au travail en équipe des professeurs et au recours à des techniques plus individualisées.

Or, bien que soutenues par les mouvements pédagogiques, ces réformes ont été perçues par la base enseignante et ses syndicats majoritaires (électorat clé pour la gauche) comme des injonctions brutales méprisant les difficultés qu’ils rencontraient au quotidien. Les grèves, manifestations et polémiques qui ont suivi ont généralement mené à une politique de concessions et/ou à une défaite électorale.

Ces divisions sont d’autant plus profondes qu’à chaque épisode de conflit, l’encadrement idéologique de l’opposition aux réformes, dans la presse et l’édition, a été assuré par un discours créant un clivage supplémentaire. Reformulant des anathèmes récurrents, des personnalités généralement issues du monde universitaire ou médiatique ont su séduire durablement aussi bien à gauche qu’à droite en dénonçant dans les réformes la marque du « pédagogisme », idéologie peu définie qui serait à leur avis responsable des problèmes de l’École. Lorsqu’en 1984, Jean-Pierre Chevènement, alors ministre socialiste, reprend à son compte ce discours « antipédagogiste » à tonalité conservatrice, il donne naissance à un courant dit « républicain » qui a connu depuis une importante postérité, tout en brouillant un peu plus les pistes à gauche.

La confusion idéologique n’est pas moins grande dans l’expression publique de la droite, écartelée dès les années 1970 entre deux priorités contradictoires. Assumant alors les responsabilités du pouvoir, les ministres successifs ont accepté de répondre aux aspirations à la libéralisation du rapport pédagogique et de parachever la politique de massification du second degré à l’œuvre depuis 1959 à travers l’institution du collège unique en 1975. Dans le même temps, les réseaux conservateurs, des colonnes du Figaro au SNALC, en passant par l’UNI ou le Club de l’Horloge, s’indignaient de cette politique de concessions.

Au-delà de la défense de l’école « libre », victorieuse en 1984, la droite des années 1980 s’est approprié certains marqueurs idéologiques portés par la dynamique antipédagogiste. Pourtant, lors de leur passage au pouvoir, ses principales personnalités n’ont pu mettre en œuvre la suppression du collège unique, la fermeture des IUFM (« institutions pernicieuses aux mains de médiocres ou d’illuminés », selon François Fillon) ou l’abandon du principe selon lequel l’élève devrait être « au centre du système », sur lesquels ils avaient abondamment communiqué. Se construisant dans l’opposition sur le mode polémique, la culture conservatrice s’est une fois encore heurtée aux faits.

L’option libérale a davantage donné lieu à des réalisations concrètes. La décentralisation, pensée avant tout comme une responsabilisation des cadres intermédiaires (particulièrement des chefs d’établissement), a ainsi été un souci prioritaire de Luc Ferry comme de Jean-Michel Blanquer, et se manifeste jusque dans le « Pacte » promu à la rentrée 2023 par Emmanuel Macron.

Mais elle offre peu de prises au monde conservateur pour se distinguer de la gauche, qui s’est longtemps réclamée de valeurs décentralisatrices et qui, dans les années 1980, s’est parfaitement approprié l’idée selon laquelle l’École devait s’adapter aux besoins des entreprises : c’était une autre priorité de la communication de Jean-Pierre Chevènement.

Il faut en fait attendre 2007 pour que la droite adopte sur l’éducation une communication donnant la priorité à la construction d’une identité véritablement conservatrice. Nicolas Sarkozy est alors le premier candidat au deuxième tour de l’élection présidentielle à accorder une place importante à l’école dans sa campagne, et ce en mettant en avant la question de la discipline et de l’autorité. Dès lors, l’École devient un terrain privilégié pour la refondation idéologique d’une droite qui doit, sur l’autre bord, se mesurer à une extrême droite en pleine ascension.

Dans l’opposition depuis 2012, les parlementaires Les Républicains, à l’instar de ceux du Rassemblement national, et suivis à l’occasion par Jean-Michel Blanquer, saisissent toutes les occasions de manier des marqueurs idéologiques, positifs, comme l’uniforme ou le lever de drapeau, ou négatifs, comme l’écriture inclusive, le « wokisme » ou les tenues religieuses.

Il n’est pas certain que ce travail, essentiellement symbolique, suffise à construire une culture partagée à droite. À gauche, les forces désormais appelées à jouer un rôle moteur, des écologistes à la France Insoumise, ont rarement l’occasion de s’exprimer sur les questions éducatives, de sorte que les perspectives risquent aussi d’y demeurer floues. Encore peu fondées factuellement, les nouvelles oppositions, imaginées par le pouvoir actuel, entre « progressisme » et « populisme » ou entre « arc républicain » et « extrêmes », manquent de contenu.

Historiquement, la question du statut de l’école privée est en fait le seul point qui soit parvenu à unifier durablement des camps et à susciter des oppositions claires, porteuses de véritables identités politiques. Mais depuis que les manifestations monstres de 1984 et de 1994 ont convaincu les uns et les autres de ne plus toucher au statu quo, celles-ci ont perdu de leur consistance.

Or l’école a besoin de politique. On ne redonnera pas aux jeunes l’envie de s’engager dans les métiers de l’éducation sans leur permettre d’inscrire cet engagement dans un projet qui le dépasse. On ne mobilisera pas les enseignants pour une réforme, si nécessaire soit-elle, sans que celle-ci soit sous-tendue par une vision. C’est là affaire de travail programmatique et de mise en débat, d’activation d’un imaginaire et de mise en scène de clivages clairs et durables. Et sur ce point, tout reste à faire.

Chine: croissance en panne

Chine: croissance en panne


La Chine a un objectif d’environ 5% de croissance cette année, l’un des plus faibles depuis des décennies, Cependant il ne sera pas facile à atteindre car tous les indicateurs témoigne du froid sur l’économie. Il y a d’abord les exportations qui sont en berne et la consommation qui ne reprend pas vraiment.

Signe d’une consommation atone en Chine, les prêts aux ménages ont atteint le mois dernier leur niveau le plus faible depuis 2009. Les ventes au détail, principal indicateur de la consommation des ménages, ont seulement progressé de 2,5% sur un an le mois dernier, selon des chiffres officiels du Bureau national des statistiques (BNS). Des analystes sondés par l’agence Bloomberg s’attendaient à une accélération (3,6%), après une augmentation de 3,1% en juin de cet indice très suivi par les marchés.

L’activité est particulièrement pénalisée par les déboires du secteur immobilier et son surendettement astronomique, une confiance en berne des consommateurs et le ralentissement économique mondial qui pèse sur la demande en biens chinois et donc les exportations. Logiquement, la production industrielle a également ralenti en juillet (+3,7% sur un an), contre 4,4% un mois plus tôt. Les analystes avaient anticipé un tassement plus modéré (4%).

L’investissement en capital fixe ralentit
Le mois dernier, le taux de chômage pour l’ensemble de la population active a légèrement augmenté par rapport à juin pour atteindre 5,3%, selon des chiffres officiels qui ne mentionnent pas ce mois-ci le taux pour les 16-24 ans. Le chômage des jeunes était en juin à un niveau record (21,3%). En Chine, le taux de chômage est calculé pour les seules zones urbaines et ne dresse par conséquent qu’un tableau partiel de la situation.

Pour sa part, l’investissement en capital fixe a ralenti à +3,4% sur un an sur les sept premiers mois de l’année. C’est son rythme de croissance le plus faible depuis 2020. Cet indicateur est le reflet des dépenses consacrées à l’immobilier, aux infrastructures, aux équipements ou encore aux machines, des secteurs sur lesquels le gouvernement s’est appuyé dans le passé pour stimuler l’activité.

Immobilier: transactions en panne en attendant la baisse des prix

Immobilier: transactions en panne en attendant la baisse des prix


L’attentisme des Français se traduit par un écroulement des transactions qui diminuent d’environ 20 %. En cause, le fait que les Français attendent une baisse des prix de l’ordre de 25 % après les folles envolées des années passées. Or le prix ne baisse en moyenne que de l’ordre de 2 %

Selon Orpi et Century 21. «L’immobilier vit une crise non pas conjoncturelle mais structurelle. Au-delà du manque de logement, les prix doivent baisser pour que l’offre et la demande se rencontrent à nouveau et que le marché retrouve un bon dynamisme», martèle Guillaume Martinaud, président d’Orpi.

L’envolée des prix couplée à la hausse des taux de crédit a également fait dégringoler les ventes au premier semestre. Alors que d’aucuns espèrent que le second soit moins catastrophique, les indicateurs avancés du premier réseau de France sont inquiétants. Le nombre des compromis de vente, qui précèdent les ventes de 3 mois généralement, a chuté de 21% en France entre janvier et mai 2023. La chute s’élève même à 32% à Paris et à Lille. Seule Rennes fait mieux que résister avec une hausse de 13%. La raison? Les prix immobiliers ont reculé de 17% dans la cité bretonne, là où ils ne reculent que de 2%, au niveau national.

La plateforme en ligne des pièces d’identité en panne !

La plateforme en ligne des pièces d’identité en panne !


Une panne de la plate-forme en ligne qui permet d’établir des demandes de pièces d’identité est en panne depuis plusieurs jours. Une panne qui tombe vraiment mal au moment où le gouvernement annonce la possible fusion de la carte d’identité avec la carte verte de la sécurité sociale voire même avec d’autres documents. Comme d’habitude sans doute, l’État va-t-il mettre en place une sorte de cathédrale administrative qui mettra des mois et des années pour atteindre son objectif de simplification.

L’État pourrait prendre exemple sur la délégation de pouvoir qu’il a accordée aux établissements privés agréés pour désormais établir les cartes grises. On est passé ainsi d’un mois de délai minimum à quelques jours. En même temps on a débarrassé les préfectures des très longues listes d’attente de demandeurs de carte grise.

La plateforme sert à effectuer sa pré-demande de carte d’identité ou de passeport, mais aussi à réaliser ses démarches liées au permis de conduire à demander une carte grise.

La plateforme sert à effectuer sa pré-demande de carte d’identité ou de passeport, mais aussi à réaliser ses démarches liées au permis de conduire à demander une carte grise. Richard Villalon / stock.adobe.com
L’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a précisé que les démarches en ligne pouvaient toujours être réalisées, via une méthode détournée.

On le sait, les délais pour obtenir un rendez-vous pour (re)faire son passeport ou sa carte d’identité sont extrêmement longs. À ce frein s’ajoute un obstacle technique, puisque le site de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), sur lequel il faut passer pour réaliser sa pré-demande, est temporairement inaccessible. Lorsque l’on veut accéder au service en ligne, une page vierge avec le message «502 Bad Gateway» s’affiche.

À en croire les témoignages d’internautes sur les réseaux sociaux, ce dysfonctionnement dure depuis au moins mercredi. Les démarches pour réaliser ses documents d’identité ne sont pas les seuls touchés. Le site de l’ANTS sert également à effectuer toutes les démarches liées au permis de conduire (s’inscrire à l’examen, demander la fabrication d’un permis…), ou encore à demander une carte grise pour immatriculer son véhicule.

Carburant : menace de panne sèche dans les stations ?

Carburant : menace de panne sèche dans les stations ?

En raison de la grève qui importante qui se maintient dans le secteur de l’énergie, le carburant pourrait venir à manquer dans nombre de stations dans les jours à venir; Cela d’autant plus que les automobilistes font des provisions.

A l’instar du secteur des transports, le mouvement de grève contre la réforme des retraites se poursuit aussi dans les raffineries ce mercredi 8 mars. Les expéditions de carburant sont ainsi interrompues aujourd’hui dans l’ensemble des raffineries de TotalEnergies en France, a déclaré un porte-parole de l’énergéticien.

Sur les 269 opérateurs postés mercredi matin sur les sites de TotalEnergies, 54 % d’entre eux étaient en grève, a précisé le porte-parole du groupe français, ajoutant que certains dépôts étaient aussi bloqués, sans plus de précisions.

La CGT a de son côté fait savoir que les grèves se poursuivaient aussi dans les deux raffineries Esso (groupe Exxon-Mobil) à Port-Jérôme-sur-Seine (Seine-Maritime) et à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), entraînant l’arrêt des livraisons de carburant. Le syndicat a précisé qu’à Fos-sur-Mer, 90 % des salariés étaient actuellement en grève, tandis que le taux de grévistes était de 20 % à Port-Jérôme-sur-Seine.

(Avec Reuters)

Macron en panne d’autorité et de vision

Politique: Macron en panne d’autorité et de vision

Dans de nombreux champs régaliens, le gouvernement est en panne complète d’autorité. En cause, la complexité de l’environnement sur le plan économique, géopolitique, environnemental et sociétal.En outre, la voix du président est de plus en plus floue et inaudible

À cela s’ajoute une panne de vision et le président de la république est contraint de slalomer entre des problèmes conjoncturels. Ainsi par exemple s’exprime-t-il sur les questions de pouvoir d’achat qui normalement doive relever du premier ministre ou du ministre des finances mais surtout des entreprises. Le rôle d’un président n’est pas de s’immiscer dans cette problématique de négociation.

Il doit se situer au-dessus de la mêlée et orienter le débat sur la question du partage de la valeur dans les entreprises entre investissements, actionnaires et salariés. En renvoyant ce problème dans le cadre du conseil national de la Refondation ( Donc par parenthèse plus personne ne parle), Macron enterre de cette problématique essentielle. On pourrait multiplier les exemples de l’attentisme du président par exemple encore sur les questions de sécurité, d’immigration ou d’enseignement ( ou le ministre en cause choisit de strictement ne rien faire pour ne pas créer de réactions) alors que le pays souffre d’une dramatique baisse du niveau scolaire et d’un manque de qualification.

Par exemple concernant la discussion sur le budget 2023, brusquement la discussion s’est interrompue avec l’utilisation du 49–3. Il est vrai que le débat était en train de s’engluer dans un nombre incalculable d’amendements plus ou moins contradictoires et même discutés au sein même de la majorité.De toute manière ce budget soit rapidement caduque en raison des perspectives de quasi récession, des difficultés croissantes des entreprises faces aux coûts de l’énergie et donc d’une nouvelle dérive des dépenses

Du coup concernant la sécurité sociale, le couperet est tombé immédiatement pour mettre fin au bavardage considéré comme inutile avec un nouveau recours aux 49 -3. Ce budget ne fixe pas d’orientation très précise concernant la maîtrise de l’inflation problème numéro un qui affecte gravement le pouvoir d’achat des consommateurs. Or c’est la question économique centrale avec un recul du pouvoir d’achat d’au moins 3 % en 2023, la consommation des ménages va diminuer et la France sans doute retomber en récession. Une récession qui sera en plus accompagnée d’une inflation structurelle qui va donc s’installer dans le temps. Sur le plan économique, la pire des situations.

Les ménages sont particulièrement mécontents de la gestion de cette crise inflationniste par le gouvernement à hauteur de 80 % des sondés. Mais d’autres éléments sont à prendre en compte comme la crise d’autorité également et de clarté concernant la prise en charge des problèmes de sécurité, de santé , d’enseignement, d’immigration un peu partout. Pour résumer la ligne du gouvernement c’est surtout une forme de tolérance qui confine au laxisme.

Le sentiment général dans la population est que ce gouvernement n’a pas de ligne directrice, de vision claire pour l’avenir et qu’il navigue à vue en fonction des événements. On a eu confirmation de ce sentiment lors de la gestion de la crise de l’énergie gérée avec plus de 15 jours de retard et beaucoup d’hésitations.

De la même manière, le pouvoir dans l’éducation hésite à engager un train de réformes alors que le pays souffre cruellement d’un abaissement dramatique du niveau des élèves et d’un manque de qualification ; d’où la crise de recrutement de personnel qualifié dans les entreprises. On pourrait multiplier les exemples dans d’autres champs régaliens. Macron semble actuellement un peu perdu et les sondages témoignent de sa baisse de popularité. La première ministre n’a jamais réussi vraiment à s’imposer ; elle parvient à se maintenir avec un discours aussi modéré que flou. Elle incarne pas en tout cas l’autorité et la crédibilité qui serait nécessaire en cette période de crise.

Politique: Macron en panne d’autorité

Politique: Macron en panne d’autorité

Dans de nombreux champs régaliens, le gouvernement est en panne complète d’autorité. En cause, la complexité de l’environnement sur le plan économique, géopolitique, environnemental et sociétal.En outre, la voix du président est de plus en plus floue et inaudible

Par exemple concernant la discussion sur le budget 2023, brusquement la discussion s’est interrompue avec l’utilisation du 49–3. Il est vrai que le débat était en train de s’engluer dans un nombre incalculable d’amendements plus ou moins contradictoires et même discutés au sein même de la majorité.De toute manière ce budget soit rapidement caduque en raison des perspectives de quasi récession, des difficultés croissantes des entreprises faces aux coûts de l’énergie et donc d’une nouvelle dérive des dépenses

Du coup concernant la sécurité sociale, le couperet est tombé immédiatement pour mettre fin au bavardage considéré comme inutile avec un nouveau recours aux 49 -3. Ce budget ne fixe pas d’orientation très précise concernant la maîtrise de l’inflation problème numéro un qui affecte gravement le pouvoir d’achat des consommateurs. Or c’est la question économique centrale avec un recul du pouvoir d’achat d’au moins 3 % en 2023, la consommation des ménages va diminuer et la France sans doute retomber en récession. Une récession qui sera en plus accompagnée d’une inflation structurelle qui va donc s’installer dans le temps. Sur le plan économique, la pire des situations.

Les ménages sont particulièrement mécontents de la gestion de cette crise inflationniste par le gouvernement à hauteur de 80 % des sondés. Mais d’autres éléments sont à prendre en compte comme la crise d’autorité également et de clarté concernant la prise en charge des problèmes de sécurité, de santé , d’enseignement, d’immigration un peu partout. Pour résumer la ligne du gouvernement c’est surtout une forme de tolérance qui confine au laxisme.

Le sentiment général dans la population est que ce gouvernement n’a pas de ligne directrice, de vision claire pour l’avenir et qu’il navigue à vue en fonction des événements. On a eu confirmation de ce sentiment lors de la gestion de la crise de l’énergie gérée avec plus de 15 jours de retard et beaucoup d’hésitations.

De la même manière, le pouvoir dans l’éducation hésite à engager un train de réformes alors que le pays souffre cruellement d’un abaissement dramatique du niveau des élèves et d’un manque de qualification ; d’où la crise de recrutement de personnel qualifié dans les entreprises. On pourrait multiplier les exemples dans d’autres champs régaliens. Macron semble actuellement un peu perdu et les sondages témoignent de sa baisse de popularité. La première ministre n’a jamais réussi vraiment à s’imposer ; elle parvient à se maintenir avec un discours aussi modéré que flou. Elle incarne pas en tout cas l’autorité et la crédibilité qui serait nécessaire en cette période de crise.

Un gouvernement en panne d’autorité

Un gouvernement en panne d’autorité

Dans de nombreux champs régaliens, le gouvernement est en panne complète d’autorité. En cause, la complexité de l’environnement sur le plan économique, géopolitique, environnemental et sociétal.

Par exemple concernant la discussion sur le budget 2023, brusquement la discussion s’est interrompue avec l’utilisation du 49–3. Il est vrai que le débat était en train de s’engluer dans un nombre incalculable d’amendements plus ou moins contradictoires et même discutés au sein même de la majorité.De toute manière ce budget soit rapidement caduque en raison des perspectives de quasi récession, des difficultés croissantes des entreprises faces aux coûts de l’énergie et donc d’une nouvelle dérive des dépenses

Du coup concernant la sécurité sociale, le couperet est tombé immédiatement pour mettre fin au bavardage considéré comme inutile avec un nouveau recours aux 49 -3. Ce budget ne fixe pas d’orientation très précise concernant la maîtrise de l’inflation problème numéro un qui affecte gravement le pouvoir d’achat des consommateurs. Or c’est la question économique centrale avec un recul du pouvoir d’achat d’au moins 3 % en 2023, la consommation des ménages va diminuer et la France sans doute retomber en récession. Une récession qui sera en plus accompagnée d’une inflation structurelle qui va donc s’installer dans le temps. Sur le plan économique, la pire des situations.

Les ménages sont particulièrement mécontents de la gestion de cette crise inflationniste par le gouvernement à hauteur de 80 % des sondés. Mais d’autres éléments sont à prendre en compte comme la crise d’autorité également et de clarté concernant la prise en charge des problèmes de sécurité, de santé , d’enseignement, d’immigration un peu partout. Pour résumer la ligne du gouvernement c’est surtout une forme de tolérance qui confine au laxisme.

Le sentiment général dans la population est que ce gouvernement n’a pas de ligne directrice, de vision claire pour l’avenir et qu’il navigue à vue en fonction des événements. On a eu confirmation de ce sentiment lors de la gestion de la crise de l’énergie gérée avec plus de 15 jours de retard et beaucoup d’hésitations.

De la même manière, le pouvoir dans l’éducation hésite à engager un train de réformes alors que le pays souffre cruellement d’un abaissement dramatique du niveau des élèves et d’un manque de qualification ; d’où la crise de recrutement de personnel qualifié dans les entreprises. On pourrait multiplier les exemples dans d’autres champs régaliens. Macron semble actuellement un peu perdu et les sondages témoignent de sa baisse de popularité. La première ministre n’a jamais réussi vraiment à s’imposer ; elle parvient à se maintenir avec un discours aussi modéré que flou. Elle incarne pas en tout cas l’autorité et la crédibilité qui serait nécessaire en cette période de crise.

Politique: Le gouvernement en panne d’autorité

Politique: Le gouvernement en panne d’autorité


Dans de nombreux champs régaliens, le gouvernement est en panne complète d’autorité. En cause, la complexité de l’environnement sur le plan économique, géopolitique, environnemental et sociétal.

Par exemple concernant la discussion sur le budget 2023, brusquement la discussion s’est interrompue avec l’utilisation du 49–3. Il est vrai que le débat était en train de s’engluer dans un nombre incalculable d’amendements plus ou moins contradictoires et même discutés au sein même de la majorité.

Du coup concernant la sécurité sociale, le couperet est tombé immédiatement pour mettre fin au bavardage considéré comme inutile avec un nouveau recours aux 49 -3. Ce budget ne fixe pas d’orientation très précise concernant la maîtrise de l’inflation problème numéro un qui affecte gravement le pouvoir d’achat des consommateurs. Or c’est la question économique centrale avec un recul du pouvoir d’achat d’au moins 3 % en 2023, la consommation des ménages va diminuer et la France sans doute retomber en récession. Une récession qui sera en plus accompagnée d’une inflation structurelle qui va donc s’installer dans le temps. Sur le plan économique, la pire des situations.

Les ménages sont particulièrement mécontents de la gestion de cette crise inflationniste par le gouvernement à hauteur de 80 % des sondés. Mais d’autres éléments sont à prendre en compte comme la crise d’autorité également et de clarté concernant la prise en charge des problèmes de sécurité, de santé , d’enseignement, d’immigration un peu partout. Pour résumer la ligne du gouvernement c’est surtout une forme de tolérance qui confine au laxisme.

Le sentiment général dans la population est que ce gouvernement n’a pas de ligne directrice, de vision claire pour l’avenir et qu’il navigue à vue en fonction des événements. On a eu confirmation de ce sentiment lors de la gestion de la crise de l’énergie gérée avec plus de 15 jours de retard et beaucoup d’hésitations.

De la même manière, le pouvoir dans l’éducation hésite à engager un train de réformes alors que le pays souffre cruellement d’un abaissement dramatique du niveau des élèves et d’un manque de qualification ; d’où la crise de recrutement de personnel qualifié dans les entreprises. On pourrait multiplier les exemples dans d’autres champs régaliens. Macron semble actuellement un peu perdu et les sondages témoignent de sa baisse de popularité. La première ministre n’a jamais réussi vraiment à s’imposer ; elle parvient à se maintenir avec un discours aussi modéré que flou. Elle incarne pas en tout cas l’autorité et la crédibilité qui serait nécessaire en cette période de crise.

Le gouvernement en panne d’autorité

Le gouvernement en panne d’autorité


Dans de nombreux champs régaliens, le gouvernement est en panne complète d’autorité. En cause, la complexité de l’environnement sur le plan économique, géopolitique, environnemental et sociétal.

Par exemple concernant la discussion sur le budget 2023, brusquement la discussion s’est interrompue avec l’utilisation du 49–3. Il est vrai que le débat était en train de s’engluer dans un nombre incalculable d’amendements plus ou moins contradictoires et même discutés au sein même de la majorité.

Du coup concernant la sécurité sociale, le couperet est tombé immédiatement pour mettre fin au bavardage considéré comme inutile avec un nouveau recours aux 49 -3. Ce budget ne fixe pas d’orientation très précise concernant la maîtrise de l’inflation problème numéro un qui affecte gravement le pouvoir d’achat des consommateurs. Or c’est la question économique centrale avec un recul du pouvoir d’achat d’au moins 3 % en 2023, la consommation des ménages va diminuer et la France sans doute retomber en récession. Une récession qui sera en plus accompagnée d’une inflation structurelle qui va donc s’installer dans le temps. Sur le plan économique, la pire des situations.

Les ménages sont particulièrement mécontents de la gestion de cette crise inflationniste par le gouvernement à hauteur de 80 % des sondés. Mais d’autres éléments sont à prendre en compte comme la crise d’autorité également et de clarté concernant la prise en charge des problèmes de sécurité un peu partout. Pour résumer la ligne du gouvernement c’est surtout une forme de tolérance qui confine au laxisme.

Le sentiment général dans la population est que ce gouvernement n’a pas de ligne directrice, de vision claire pour l’avenir et qu’il navigue à vue en fonction des événements. On a eu confirmation de ce sentiment lors de la gestion de la crise de l’énergie gérée avec plus de 15 jours de retard et beaucoup d’hésitations.

De la même manière, le pouvoir dans l’éducation hésite à engager un train de réformes alors que le pays souffre cruellement d’un abaissement dramatique du niveau des élèves et d’un manque de qualification ; d’où la crise de recrutement de personnel qualifié dans les entreprises. On pourrait multiplier les exemples dans d’autres champs régaliens. Macron semble actuellement un peu perdu et les sondages témoignent de sa baisse de popularité. La première ministre n’a jamais réussi vraiment à s’imposer ; elle parvient à se maintenir avec un discours aussi modéré que flou. Elle incarne pas en tout cas l’autorité et la crédibilité qui serait nécessaire en cette période de crise.

Panne d’essence ou de sens en France ?

Panne d’essence ou de sens en France ?

Il est clair que les perturbations dans la distribution de carburant affecte la vie des Français en particulier pour se rendre au travail. À juste titre des salariés des groupes pétroliers réclament leur part de gâteau. Pas étonnant quand on sait qu’une société comme Total a réalisé plus de 10 milliards de bénéfices pour le seul premier semestre essentiellement en raison de la spéculation pétrolière.

Le problème, c’est que le mouvement de raréfaction carburant touchent surtout ceux qui sont contraints d’utiliser la voiture dont la grande masse est constituée de salariés. Ceux-là ne peuvent pas se permettre le luxe d’avoir une heure ou deux de retard à l’embauche pour avoir utilisé d’autres modes de transport. Il y a donc une sorte de contradiction entre les revendications mêmes légitimes des salariés de sociétés pétrolières et les besoins de la population.

Notons cependant que cette rareté du carburant combinée en plus à l’envol des prix va dans le sens des écologistes radicaux qui réclament d’ailleurs en plus une taxe carbone au motif de l’effet prix. Ils sont rejoints en cela par certains économistes qui introduisent dans la logique de marché la problématique environnementale. En réalité, l’élasticité entre prix et demande est très faible dans la mesure où les moyens de transport ( même chose pour le chauffage) ne sont pas performants voire n’existe pas.

La cohérence passerait donc par une réduction de la demande y compris une baisse de la croissance voire même comme le demandent les ultras écolos la condamnation du travail !

Bref, il ne s’agit pas simplement d’une panne d’essence mais d’une panne de sens que souligne la crise actuelle du carburant.

Les mêmes contradictions se retrouvent sur les autres énergies. Ainsi la France comme d’autres pays européens , a délaissé ses approvisionnements en gaz avec le moyen-orient pour se ligoter avec les Russes.Parallèlement Engie ( résultat de la privatisation de GDF) n’a pas su diversifier ses approvisionnements et investir suffisamment dans des énergies alternatives.

Concernant l’électricité les contradictions sont encore plus criantes puisque la France a bien voulu se soumettre aux exigences des écologistes allemands en fermant d’une part Fessenheim et en prévoyant la fermeture de 14 réacteurs. La filière nucléaire a été complètement délaissée ; mais devant la crise Macon a complètement changé de position en décidant de revoir en hausse la part du nucléaire dans le mix énergétique avec notamment la construction de six EPR puis de six autres ultérieurement. Et toujours pour faire plaisir aux écolos, en même temps de construire les anecdotiques éoliennes et autres équipements solaires qui viennent toutes ou presque de Chine.

On pourrait multiplier les exemples de contradictions entre la politique économique, la politique énergétique et les préoccupations environnementales. La vérité c’est que le gouvernement depuis déjà des années navigue à vue sur des sujets qui au contraire nécessitent une vision de long terme et une cohérence. La guerre en Ukraine n’a fait que révéler les contradictions du pouvoir.

La gauche : panne d’imaginaire ou de réel ?

La gauche : panne d’imaginaire ou  de réel ?

Un livre qui pose de vraies questions mais qui pourraient en partie être résolues si la gauche réelle était présente au côté des bobos et autres fonctionnaires qui dirigent les partis de gauche.

Interview du philosophe Michaël Foessel dans »Le monde »

Philosophe, professeur à l’Ecole polytechnique, Michaël Fœssel a notamment publié La Nuit. Vivre sans témoin (Autrement, 2018) et Récidive. 1938 (PUF, 2019). Auteur récemment de Quartier rouge. Le Plaisir et la gauche (PUF, 204 p., 17 euros), essai destiné à retrouver la dimension politique et subversive du plaisir, il analyse la façon dont « les idéaux de justice sociale et écologique cessent d’être punitifs quand ils sont à la source d’expérimentations sensibles heureuses ».

 

La gauche semblait, selon vous, bouder le plaisir. L’a-t-elle retrouvé et a-t-elle réussi à en donner avec cette Nouvelle Union populaire écologique et sociale ?

Une des dimensions de l’art politique est de transformer les défaites présentes en promesses de victoires. Avec toutes les précautions qui s’imposent, la comparaison entre la situation actuelle de la gauche et le Front populaire peut se justifier à ce niveau. Le Front populaire est né d’une réaction au 6 février 1934, lorsque la menace d’extrême droite est devenue perceptible. Le désir de trouver un débouché positif au rejet du nationalisme identitaire joue aussi un rôle dans la reconfiguration actuelle. Beaucoup d’électeurs de gauche sont las de devoir éliminer à la dernière minute l’extrême droite des urnes sans que ne soient jamais combattues sérieusement les causes de son succès.

On ne sait pas encore si, au-delà des jeux d’appareil, cette démarche unitaire suscitera de l’enthousiasme. Mais on peut se souvenir qu’en 1936 la victoire du Front populaire s’est accompagnée d’une forme d’allégresse collective, que la gauche pourrait revivre. A propos des occupations d’usine où le plaisir a subitement investi les lieux dévolus au labeur, la philosophe Simone Weil (1909-1943) évoquait « la joie de vivre, parmi ces machines muettes, au rythme de la vie humaine ». Aujourd’hui comme hier, les passions joyeuses sont le meilleur antidote aux passions tristes.

 

On disait les gauches « irréconciliables ». Etait-ce une illusion ou bien la gauche a-t-elle compris que le temps du dépassement de l’opposition entre le social et le sociétal était désormais venu ?

Seule une opposition abstraite entre le social et le sociétal rend les gauches « irréconciliables ». Selon un schéma désormais éprouvé, la gauche radicale s’empare du premier et la gauche réformiste se consacre au second. Plus récente et encore plus absurde, la distinction entre la « gauche quinoa » et la « gauche carnivore » politise la question des mœurs d’une manière particulièrement abstraite. Il est pourtant facile de voir que l’alimentation se situe au point de rencontre entre le social et le sociétal. La nourriture engage aussi bien une réflexion en termes de production industrielle et de partage des richesses qu’un examen de nos modes de vie confrontés à la crise écologique. Le marqueur principal de la gauche est l’égalité. Or, l’égalité entre les formes de vie ne se laisse pas séparer de l’égalisation des conditions économiques. A ce titre, il ne sert à rien de convaincre les plus pauvres de modifier leurs habitudes alimentaires tant qu’ils percevront ces habitudes comme une forme de résistance à un monde dont les évolutions les inquiètent.

Modèle politique :La France en panne d’idées

Modèle politique :La France en panne d’idées

Dans son essai, le normalien et énarque David Djaïz préconise, en ces temps de pandémie de Covid-19, une « nouvelle politique planétaire de l’interdépendance » et des moyens pour lutter contre « la fragmentation de la société » qui s’est installée depuis quarante ans.( extrait, le Monde)

 

 

Enarque comme Emmanuel Macron, mais en plus normalien, David Djaïz présente son « nouveau modèle français », justement avant la compétition présidentielle de 2022. Selon lui, c’est en basculant dans la mondialisation que le modèle français est devenu « inopérant », et que « le déclin s’est même mué en décadence, puis en déchéance ». Dans ces conditions et compte tenu de la pandémie de Covid-19 qui sévit depuis le printemps 2020, l’auteur préconise une « nouvelle politique planétaire de l’interdépendance ». A cela, il ajoute un volet pour lutter contre « la fragmentation de la société française » qui s’est installé depuis quarante ans. Et c’est là où le bât blesse.

 

Il n’y a hélas pas grande originalité dans les propositions faites par David Djaïz, et l’inventaire, fait de compilations, ressemble plus à un catalogue d’idées reçues. L’auteur reprend à la fois les thèses développées par Jérôme Fourquet dans L’Archipel français (Seuil, 2019) et par David Goodhart dans Les Deux Clans, la nouvelle fracture mondiale (Les Arènes, 2019), où le journaliste britannique identifiait un clivage politique entre les « gens de n’importe où » (anywhere), favorables à la mondialisation, et « les gens de quelque part » (somewhere). Il l’affine juste, en distinguant trois catégories : les autonomes, les autochtones et les entre-deux.

Sur le plan politique, il identifie ainsi trois facteurs de rassemblement pour la France : le désir d’enracinement, l’urgence écologique et l’unité républicaine. Sur le plan économique, il pointe trois secteurs à développer : l’agriculture, la santé et l’éducation, et se veut l’apôtre de « l’économie du bien-être », qui va prendre l’ascendant sur la société de consommation. Tout cela est agrémenté de citations signifiantes extraites soit de L’Identité de la France, de Fernand Braudel (Arthaud, 1986), soit du roman Les Choses, de Georges Perec (Julliard, 1965). Pas sûr, dans ces conditions, qu’un candidat à l’élection présidentielle puisse tirer grand-chose de cette boîte à idées sans fond.

Panne géante de Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp

Panne géante de Facebook, Instagram, , Messenger et WhatsApp

Une  panne de plus de six heures, affectant des dizaines de millions d’utilisateurs dans le monde qui devrait être intégrée dans la réflexion sur les risques d’une cyber attaque mondiale.

Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger, les deux réseaux sociaux et les deux messageries du géant californien, ont subi une panne massive de plusieurs heures lundi, affectant des dizaines de millions d’utilisateurs dans le monde. Durant plus de six heures, les applications comme les sites web étaient concernés. Le service commençait toutefois à être rétabli vers minuit.

L’incident de ce lundi, qui a débuté vers 18 heures, est d’une ampleur toute autre au vu de sa durée et du fait qu’il concerne l’ensemble de la famille d’applications du groupe Facebook. C’est la panne c’est «la plus importante jamais observée» par Downdetector, un site de suivi de ce genre d’incidents, qui a recensé plus de 5,6 millions de signalements venus du monde entier rien qu’entre 15 heures 15 et 16 heures 30 GMT.

Pendant près de six heures, les internautes n’arrivaient plus à se connecter aux serveurs des sites et applications de Facebook. Sur les réseaux sociaux, plusieurs spécialistes estiment que le groupe a fait face à une panne de DNS (Domain Name System). Il s’agit d’un service qui fait le lien entre le nom de domaine d’un site web, tapé par l’internaute, et l’adresse IP dudit site, qui est une suite de chiffres. Si le DNS est défaillant, le navigateur est perdu et ne sait pas où il doit se rendre.

La panne a touché un grand nombre de sites web ou de jeux mobiles.

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