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Pacte de responsabilité : insuffisant selon Noyer (Banque de France)

Pacte de responsabilité : insuffisant  selon Noyer (Banque de France)

 

Enfin un haut responsable dit tout haut ce que nombre de patrons  pensent  tous bas ( et 90% des français) ; Noyer de la Banque de France estime  que le pacte de responsabilité ne suffira pas pour redresser la compétitivité, la croissance et l’emploi. Les chefs d’entreprise (les vrais  pas les anciens fonctionnaires nommés grâce à leur passage en cabinet ministériel) savent que c’est un véritable choc fiscal qu’il faut, tout de suite et sans cathédrale administrative. En clair Noyer souhaite de vraies réformes structurelles et notamment moins de fonctionnaires. Dommage qu’il ne commence pas à faire le ménage à la Banque de France dont les sureffectifs surpayés sont supportés par le contribuable.  Le pacte de responsabilité proposé par François Hollande est un « pas dans la bonne direction » pour doper l’économie française mais il n’est pas suffisant et devra « absolument » s’accompagner de réformes structurelles fortes, estime donc  Christian Noyer. Dans une interview dans l’édition de vendredi des Echos, diffusée jeudi soir sur le site internet du journal, le gouverneur de la Banque de France déclare que la croissance de l’économie française devrait s’inscrire « autour de 0,9% » cette année, validant ainsi le scénario retenu par le gouvernement dans son budget. « La vraie question qui se pose est celle de son accélération », dit-il en soulignant qu’il faudra pour cela surmonter « deux types de problèmes fondamentaux »: la détérioration de la productivité et les rigidités de l’économie. Dans ce contexte, il estime que le pacte de responsabilité, qui repose sur une baisse de 30 milliards d’euros des charges des entreprises, « est un pas dans la bonne direction ». « Mais il en faudra d’autres », s’empresse d’ajouter Christian Noyer. Il fait valoir que le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), équivalant à une baisse de 20 milliards des charges des entreprises, a permis de redresser « un peu » le niveau de leurs marges mais sans qu’elles reviennent à leur moyenne de long terme. « Ce pacte doit absolument s’accompagner de réformes structurelles fortes pour s’attaquer aux rigidités », dit-il. En attendant, il juge que les baisses de charges annoncées « apporteront un surplus de croissance d’environ un point de PIB dans les deux à trois ans à venir et la création de plusieurs centaines de milliers d’emplois. » Alors que le gouvernement entend obtenir en échange des engagements des entreprises en termes d’investissements et d’emplois, il estime qu’il faudra laisser chacune d’entre elles libre d’utiliser cette baisse de charges « en fonction de sa propre situation ». « Certaines en profiteront pour baisser leurs prix, d’autres pour restaurer leurs marges, investir ou embaucher. C’est ainsi que la mesure aura le plus d’effet », indique-t-il.

Sondage avenir économique : 70% pas confiants dans l’avenir et pas convaincus des effets du pacte de responsabilité

Sondage avenir économique  : 70% pas confiants dans l’avenir et pas convaincus des effets du pacte de responsabilité

Recul  du moral des Français en ce début février, selon le baromètre BVA pour BFM, Challenges et Axys Consultants. 70% des personnes interrogées se disent moins confiantes quant à l’avenir de la situation économique en France. C’est 3 points de plus qu’en janvier. Ils ne sont plus que 26% à se déclarer plus confiants (-4 points). Visiblement, le pacte de responsabilité de François Hollande ne convainc pas -encore- de la possibilité de créer des emplois en nombre. Quatre Français sur dix seulement estiment qu’il aura rôle positif en la matière. Les sympathisants de droite, pourtant à priori favorables aux mesures d’allégement des charges qu’il prévoit, sont les plus nombreux à douter de l’effet du pacte présidentiel.  La réforme fiscale promise par François Hollande et Jean-Marc Ayrault suscite des avis plus clairs. Pour 62% des Français, la priorité est de diminuer les impôts des particuliers alors que seulement 35% affirment qu’il faut réduire d’abord ceux des entreprises, comme l’a annoncé l’exécutif. Même les sympathisants de droite sont majoritairement favorables à cette priorité. Mais pour baisser les impôts, l’Elysée comme Matignon ont mis l’accent sur la réduction des dépenses publiques. La moitié tout juste des Français se dit inquiet par cet objectif, contre 48% qui s’estiment rassurés. Les sympathisants de gauche sont logiquement plus inquiets que ceux d’opposition sur ce point (respectivement à 45% et 52%).

Pacte de responsabilité : du flou dans les chiffres et dans les modalités

Pacte de responsabilité : du flou dans les chiffres et dans les modalités

 

Dun coté les syndicats contestent et veulent des contraintes, de l’autre le Medef veut doubler les allégements 60 milliards au lieu des 30 prévus (en fait 10 puisque le CICE sera intégré). De son coté le gouvernement reste dans le flou et ne sait même plus sil va imposer des embauches en contrepartie et surtout comment.  Les premières consultations visant à mettre en œuvre ce plan de 30 milliards d’euros, dont le Medef réclame le doublement, ont démontré que le dialogue social ne serait guère aisé au moment où les chiffres publiés lundi montrent une courbe du chômage toujours ascendante. « La seule conclusion qu’il convient de tirer c’est que plus que jamais le pacte de responsabilité est maintenant un devoir qui engage tout le gouvernement », a dit le président lors d’une conférence de presse en Turquie organisée quelques heures avant l’annonce officielle de la hausse du chômage en décembre. Reçues par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, Force ouvrière et la CGT ont dénoncé l’absence de contreparties demandées au patronat en échange d’une baisse des cotisations. « C’est un marché de dupes », a estimé Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO. « On n’est pas capable d’obliger une entreprise à embaucher, pas plus qu’on ne peut l’empêcher de licencier », a-t-il déclaré après que le secrétaire général de la CGT eut lui aussi dénoncé un dispositif jugé trop favorable au patronat. « Il apparaît qu’aucune contrepartie n’est aujourd’hui inscrite entre le président de la République et le Medef », a dit Thierry Lepaon, regrettant le « deal » entre le chef de l’Etat et le président du Medef, Pierre Gattaz. Le pacte de responsabilité prévoit d’ajouter d’ici 2017 10 milliards d’euros de baisse de cotisations sociales aux 20 milliards d’euros de baisses d’impôts déjà consentis aux entreprises via le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Alors que les syndicats s’inquiètent d’un possible « chèque en blanc » offert au patronat, le Medef estime quant à lui que les 30 milliards d’euros proposés par le gouvernement sont insuffisants pour changer la donne sur le terrain. L’organisation évalue à 116 milliards d’euros le montant des prélèvements à supprimer pour que la France comble son écart de compétitivité avec l’Allemagne et crée un million d’emplois. « Nous pensons que de prendre la moitié comme objectif en 2017 serait un bon objectif, soit 60 milliards qu’on pourrait répartir entre 35 milliards du côté du coût de travail et 25 milliards en abaissement de taxes et d’impôts », a déclaré Pierre Gattaz, le président de la principale organisation patronale. Ce dernier, qui se refuse à toute obligation de résultat en terme d’emplois même s’il a évoqué la possibilité d’en créer un million, a enjoint l’exécutif à baisser les dépenses publiques bien au-delà des 50 milliards prévus entre 2015 et 2017 afin de financer l’allègement du fardeau fiscal des entreprises. « La baisse de la dépense publique pour alléger les entreprises françaises, c’est la clé de voûte de tout le dispositif du pacte », a dit Pierre Gattaz. Les financements supplémentaires réclamés par le Medef ont été sévèrement critiqués par les syndicats. »C’est le jeu de la surenchère (…) je crois qu’à un moment donné dans un contexte de crise il faut être sérieux », a estimé Carole Couvert, présidente de l’organisation syndicale des cadres CDE-CGC. « Moi je m’y perds dans les chiffres du patronat », a ironisé le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, pour qui le Medef prend le risque de torpiller la mise en oeuvre du pacte. « La balle est dans le camp du patronat et si le patronat ne comprend pas que pour aider les entreprises il faut aussi que celles-ci s’engagent à des embauches (…), eh bien nous aurons une impasse », a dit le chef du syndicat réformiste. Le gouvernement n’a pour l’heure pas l’intention de fixer un objectif obligatoire d’embauches mais Jean-Marc Ayrault a assuré à la fin des concertations de lundi qu’il demanderait aux entreprises « des contreparties en matière d’emploi, en matière de formation en alternance, en matière de qualité de l’emploi, en matière d’investissement en France ». Le Premier ministre a ajouté qu’il annoncerait jeudi soir, au terme de nouveaux entretiens, sa « méthode » pour mettre en oeuvre le pacte de responsabilité.

 

Pacte de responsabilité : « On ne décrète pas la création d’emplois par ordonnance »

Pacte de responsabilité : « On ne décrète pas la création d’emplois par ordonnance »

Eric Heyer, directeur adjoint du département analyses et prévisions de l’OFCE, était l’invité de RTL Midi, ce mardi 21 janvier. Selon lui, il est impossible de dire quel sera l’impact exact du pacte de responsabilité voulu par François Hollande sur l’emploi.  « Ce serait croire que rien ne bouge en économie, explique-t-il. Si la conjoncture décélère ou si le gouvernement prend de nouvelles mesures pour financer cette baisse de charges les conséquences seront différentes pour les entreprises ». Bien qu’il soit impossible de savoir exactement si le pacte de responsabilité va créer de l’emploi, l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) estime toutefois que la baisse de charges peut avoir un impact positif : « Quand vous baissez les charges, vous faites un double cadeau à l’emploi : vous rendez plus attractif le travail par rapport au capital et vous baissez le coût de production donc augmentez la compétitivité », argumente Eric Heyer. Mais la situation économique actuelle est telle que « rien ne dit que cette mesure ait un impact massif (…). Les entreprises ne peuvent pas embaucher car il y a, en France, un sureffectif ». Concrètement, l’OFCE estime que si le chômage correspondait à la réalité économique, il y aurait 250.000 salariés de moins – et donc autant de chômeurs supplémentaires. Le pacte de responsabilité pourrait donc « sauvegarder quelques emplois » avant d’en créer de nouveaux. Même son de cloche chez Sandra Le Grand, vice-présidente de Croissance Plus, une association professionnelle d’entrepreneurs qui fédère les dirigeants d’entreprises en forte croissance. « On ne décrète pas la création d’emplois par ordonnance, estime-t-elle. Il faut d’abord maintenir l’emploi ».  Si les entreprises ne demandent qu’à embaucher, Sandra Le Grand rappelle que les avantages que le Président veut accorder aux entreprises sont appréciables mais pas « révolutionnaires » : « J’ai activé le CICE pour mon entreprise, ça ne s’élève qu’à 160.000 euros sur une masse salariale totale de 9 millions d’euros ». Si les carnets de commande sont là, si les entrepreneurs ont confiance, on le fera Sandra Le Grand « Lorsque vous faites des baisses de charges, vous ne savez pas ce que le chef d’entreprise va en faire », rappelle Eric Heyer. Selon lui, les sociétés peuvent en effet choisir de restaurer leurs marges ou assainir leurs finances avant de songer à créer de l’emploi. C’est notamment ce qui était arrivé lorsque la TVA avait été abaissée à 5,5% pour la restauration. L’objectif de création de 40.000 postes n’avait pas été atteint – seuls 10.000 emplois avaient été créés. Comme le rappelle Sandra Le Grand, plus que les baisses de charges, c’est donc de la croissance qu’attendent les entreprises : « Si les carnets de commande sont là, si les entrepreneurs ont confiance, on le fera ».

 

Hollande -Pacte de responsabilité : le flou et dès 2015

Hollande -Pacte de responsabilité : le flou et dès 2015

 

En termes littéraires, Hollande se veut très volontariste (comme pour l’inversion du chômage !)  : pas d’allégement de charge sans emploi ; en terme quantitatif c’est le grand flou, des objectifs chiffrés mais incluant formation, apprentissage et encore dans certaines branches ; mais pas pour l’ automobile ou les branches soumises à la concurrence internationale. Hollande et son entourage prenant sans doute la mesure de la complexité de ce pacte pédale pour en préciser les contours. Tout cela dès 2015 avec embauches simultanées ? Décalées ? Dans quels délais ? Bref le flou habituel.  Les entreprises devront s’engager à créer des emplois et à investir en France en échange de la baisse du coût du travail promise dans le cadre du « pacte de responsabilité », a déclaré mardi François Hollande. Un nombre total d’embauches ne devrait pas être exigé mais des engagements chiffrés seront demandés dans certaines branches professionnelles, a précisé l’entourage du président. En échange, les prélèvements sur les entreprises pourraient baisser dès 2015, un mouvement qui devrait s’accompagner d’une baisse des impôts sur les ménages, a-t-on ajouté. « Il n’y a pas de temps à perdre, la France ne peut pas attendre et les chômeurs encore moins », a dit François Hollande lors de ses voeux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi.

Sondage- Pacte de responsabilité: 73% pas confiants en Hollande

Sondage- Pacte de responsabilité: 73% pas confiants en Hollande

 

Les français approuvent les mots de Hollande sur les économies, les structures, les entreprises mais pour autant ils ne lui font pas confiance en pratique. En bref les français habitués aux entourloupes et aux virages  de Hollande font une distinction nette entre les intentions et la pratique. Selon un sondage IFOP/Sud Ouest à paraître dimanche, une large majorité (74%) des Français ne donne pas sa confiance au Président de la République pour diminuer les dépenses publiques. Ils sont tout autant (73%) à ne pas faire confiance aux entreprises pour créer des emplois.  C’est un gros travail de pédagogie qui attend cette semaine François Hollande. Après avoir présenté lors de ses voeux à la presse les grandes lignes de son « pacte de responsabilité », une réunion ministérielle est déjà calée à son agenda lundi matin à 8 heures. En fin de matinée (11h00), il doit préciser lors de ses vœux aux acteurs de l’économie, les points qui font encore débats : quel avenir pour le CICE, quels montants pour la réduction des dépenses publiques, quel calendrier, quelles contreparties pour les entreprisesLe patronat qui s’est félicité cette semaine de voir repris son « pacte de confiance » attend avec impatience de lire la copie présidentielle. Les syndicats veulent voir préciser les contreparties en termes d’emploi.  Au milieu de ce tournant social-démocrate opéré par François Hollande, les Français semblent sceptiques. Une large majorité (74%) d’entre eux ne donne pas sa confiance au Président de la République pour diminuer les dépenses publiques. Ils sont tout autant (73%) à ne pas faire confiance aux entreprises pour créer des emplois en échange d’une baisse des cotisations patronales, selon un sondage IFOP à paraître dimanche dans Sud Ouest. Des scores élevés qui traduisent « l’ampleur de la défiance régnant aujourd’hui dans le pays », résume les auteurs de l’étude.  

 

Le pacte de responsabilité de Hollande enterre la réforme de la fiscalité

Le pacte de responsabilité de Hollande enterre la réforme de la fiscalité

 

Ayrault avait réussi à sauver son poste en sortant du chapeau sa fameuse remise à plat de la fiscalité (notamment avec fusion CSG et impôt sur le revenu). Une annonce sans vraiment de concertation avec Hollande et encore moins avec Moscovici et Bercy. De quoi en outre déstabiliser un peu plus l’environnement fiscal. Du coup Hollande n’en pas parlé un instant lors de sa conférence de presse. Cela d’autant plus qu’Ayrault sera sûrement remercié après la défaite des municipales et européennes ; A la pace Hollande, lui, a inventé le pacte de responsabilité qui pourrait bien se révéler aussi un fiasco tellement sont d’une part floues les économies annoncées (qui posent la question du financement des cotisations familiales) et les abaissements réels des charges ( sans parler de la nouvelle  cathédrale administrative)  ; Gattaz pourrait bien être le dindon de la farce (surtout les entreprises).  Grande absente du discours du chef de l’Etat lors de sa conférence de presse mardi, qu’est donc devenue la « remise à plat fiscale » qui devait assurer à Jean-Marc Ayrault une prolongation de bail à Matignon ?   »La remise à plat de la fiscalité, je l’ai annoncée, elle est engagée », a déclaré jeudi le Premier ministre, en référence à une première série d’entretiens avec partenaires sociaux et parlementaires qu’il avait organisée fin novembre.  Il a précisé qu’il installerait les Assises de la fiscalité des entreprises et celle des ménages dans le courant de la dernière semaine de janvier. « Ce ne sera pas facile de tout mener de front mais si on trouve une bonne méthode et qu’on s’y prend bien, on peut réussir », assure une source gouvernementale à l’AFP.  La vaste réflexion fiscale « aura lieu, dans toutes ses composantes », promet vendredi le ministre de l’Economie Pierre Moscovici dans un entretien au Monde. « Il n’y a pas de recul sur la remise à plat de la fiscalité, mais elle s’inscrit désormais dans une démarche plus large et plus ambitieuse », ajoute-t-il néanmoins.  Engloutie dans une réforme plus grosse qu’elle, la remise à plat de la fiscalité, un chantier salué et très attendu par la gauche pourrait donc laisser pas mal de plumes à la faveur de ce pacte de responsabilité qui prévoit des baisses de cotisations pour les employeurs en échange de créations d’emplois.  Fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, individualisation, prélèvement à la source mais aussi refonte de la fiscalité locale, élargissement de l’assiette de l’impôt sur les sociétés, lutte contre l’optimisation, suppression de dizaines de taxes qui coûtent plus cher à collecter qu’elles ne rapportent… « Tout sera sur la table », a promis le Premier ministre jeudi.  En réalité, personne ne cache à Bercy que certains éléments seront laissés de côté pour éviter de nouveaux transferts d’impôts au profit de certains et au détriment d’autres. Ainsi, une plus grande progressivité ne serait pas retenue quand le prélèvement à la source, une question de simple forme, pourrait l’être.   »La crainte est réelle de voir se profiler dans le cadre des futures Assises de la fiscalité des entreprises de nouveaux allègements fiscaux au bénéfice des entreprises mais au détriment de la justice fiscale et des comptes publics », relève Vincent Drezet, secrétaire général de Solidaires Finances publiques, majoritaire aux Impôts.

 

Pacte de responsabilité : Montebourg demande 2 millions d’emplois au Medef, qui dit mieux ?

Pacte de responsabilité : Montebourg demande 2 millions d’emplois au Medef, qui dit mieux ?

 

Arnaud le magnifique, double la mise  dans le poker menteur entre Hollande et Gattaz ; Gattaz voulait 100 milliards d’économies d’ici 2017, pour l’instant Hollande en promet la moitié mais Montebourg, lui, veut 2 millions d’emplois et non un million proposé par Gattaz. De toute manière cela n’engage en aucune manière Montebourg qui aurait pu aussi bien réclamer 3 millions d’emplois afin de résoudre définitivement la question du chômage. Cette déclaration de l’inutile Montebourg relève en fait du cirque médiatique et ne repose strictement sur aucune donnée économique. Montebourg confond l’emphase des prétoires avec la logique  économique. En fait l’emphase pour cacher la pathétique banalité du fond. Arnaud Montebourg a réclamé jeudi au patron du Medef, Pierre Gattaz, la création de deux millions d’emplois en cinq ans. Arnaud Montebourg s’est montré très optimiste quant aux résultats du pacte de responsabilité proposé par François Hollande. « Nous avons besoin de faire baisser drastiquement le chômage, d’arriver à des niveaux raisonnables de 7%, un peu comme les Etats-Unis ou l’Allemagne », a déclaré le ministre du Redressement productif à l’occasion de ses vœux à la presse. Pour atteindre cet objectif, « ce sont deux millions d’emplois auxquels il faudrait arriver à horizon de cinq ans », a-t-il assuré. « On a beaucoup glosé sur l’orientation de ce gouvernement. Est-ce un gouvernement socialiste, social-démocrate ou social-libéral? », a-t-il également questionné, en allusion à la conférence de presse de mardi de François Hollande, où le président s’est affiché clairement comme social-démocrate. « C’est d’abord un gouvernement social-patriote », a-t-il assuré, avant d’expliquer que « la politique par son intervention peut corriger les excès destructeurs de l’économie et peut aussi favoriser les effets bénéfiques de l’économie ».

 

Pacte de responsabilité : un enfumage du Medef ?

Pacte de responsabilité : un enfumage du Medef ?

 

Le Medef a raison de réclamer des allégements de charge car la fiscalité plombe compétitivité, croissance et emploi. Pour autant quelle crédibilité à accorder à la promesse de créer 1 millions d’emplois en 5 ans ? Ce que nous déjà examiné dans un autre article. S’agit-il d’embauches ou du solde de ces embauches, 1 million d’emploi pour remplacer ceux existant ou 1 million en plus. La précision est de taille, par ailleurs pas facile à distinguer dans un accord qui peut provoquer des effets d’aubaine. Enfin un pacte pour les gands groupes ou surtout pour les PME qui, elles créent  réellement des emplois ? Jacques Attali, quant à lui, s’est montré méfiant concernant le pacte de responsabilité proposé par François Hollande, et pris au mot par le patronat. « Ce million d’emplois est une justification », a estimé l’ancien conseiller de François Mitterrand. « Vous n’avez qu’à compter : un million en cinq ans, ça fait 200.000 par an. C’est quoi, le remplacement de ceux qui partent en retraite ? Evidemment, ce chiffre est déjà dépassé. C’est toute la difficulté d’un tel pacte, il y a un effet d’aubaine. Si le patronat dit : « je veux une récompense pour des emplois que j’aurais de toute façon créé, car il faut remplacer les gens qui partent », cela s’appelle un effet d’aubaine.  Si ce sont des emplois supplémentaires, c’est très difficile à mesurer. C’est pour cela que ce pacte de confiance, je n’y crois pas trop. » Sur ce point, Jacques Attali pense aussi que  retour de la croissance passera par une forte réduction des dépenses publiques. Reste à savoir sur quoi rogner. « Il y a beaucoup de points pour lesquels c’est aberrant, notamment l’empilage région, département, ville, nation, etc. », selon Jean-Claude Trichet interrogé en même temps que Jacques Attali. . « Nous avons là des anomalies flagrantes. Nous avons également des anomalies en ce qui concerne la gestion de la protection sociale. On peut faire aussi bien avec nettement moins d’argent. D’ailleurs, des pays comme la Suède ont diminué de 10% leur dépense publique », a-t-il poursuivi. Jacques Attali, lui, met en garde quant à l’incidence d’une baisse drastique de la dépense publique sur la création d’emplois. Et estime que les responsables politiques n’ont pas eu le courage d’engager des réformes impopulaires. « Nicolas Sarkozy a fait des choses très utiles et très efficaces durant son mandat mais il n’a pas décidé de réformes importantes », a-t-il lancé. « Evidemment, ce sont des réformes impopulaires. Parce que les dépenses publiques, ce n’est pas de l’argent qui va dans un trou, c’est de l’argent qui va chez quelqu’un. Et c’est de l’argent qui créé des emplois. La réduction de la dépense publique nuira à la création d’emplois. Mais il faut quand même le faire ».

 

Sondage-Pacte de responsabilité : les Français approuvent à 75%

Sondage-Pacte de responsabilité : les Français approuvent à 75%

Ce ne sont pas les français qui suivent Hollande sur le pacte de responsabilité mais Hollande qui suit les français. Hollande jusque là a choisi le matraquage fiscal alors que l’évidence impose au contraire d’alléger la pression fiscale pour relancer compétitivité, croissance et emploi. Résultat, croissance atone, chômage, déficit et impopularité. Un échec total. Du coup Hollande se soumet à la démocratie d’opinion ; une opinion convaincue depuis longtemps que la politique de Hollande menait dans le mur. Du certain point de vue la démocratie représentative est morte, on peut le regretter mais quand les élus sont aussi éloignés des réalités économiues et sociales réelles, on ne peut être étonné. L’oligarchie politique est obsolète. Certes la démocratie d’opinion n’est pas une solution durable mais elle constitue une séquence qui pourrait dépoussiérer un système politique à bout de souffle, sans autre véritable autre vision que la conservation du pouvoir. Les Français sont 75% à approuver le « pacte de responsabilité » proposé par François Hollande aux entreprises, selon un sondage BVA diffusé samedi pour i-télé-CQFD et Le Parisien/Aujourd’hui en France. Selon cette étude, 75% approuvent la proposition présidentielle, contre 22% qui la désapprouvent et 3% qui sont sans opinion. La même proportion se retrouve que l’on soit sympathisant de gauche (77% approuvent) ou de droite (75%). Les personnes interrogées sont par ailleurs 51% à trouver que la politique menée « actuellement » n’est « pas assez favorable aux entreprises », contre 19% la jugeant « trop favorable » et 27% « bien équilibrée » (3% étant sans opinion). François Hollande a proposé lors de ses vœux à l’Elysée un « pacte de responsabilité », avec « moins de contraintes » pour les entreprises, afin de « gagner » la « bataille » de l’emploi. Ce pacte de responsabilité est fondé sur un principe simple : « moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie : plus d’embauches et plus de dialogue social ».

 

Pacte responsabilité de Hollande : la CGPME veut surtout de la stabilité réglementaire et fiscale

Pacte  responsabilité de Hollande : la CGPME veut surtout de la stabilité réglementaire et fiscale

 

La CGPME demeure très prudente vis-à-vis de la dernière invention de Hollande : le pacte de responsabilité. Elle réclame surtout davantage de lisibilité sur la stabilité fiscale et réglementaire et constate que les marges des entreprisses n’ont jamais été aussi basses depuis 30 ans. « Ce qu’on demande, ce sont des actes ». Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, le secrétaire général de la CGPME, était l’invité de BFM Business ce vendredi 3 janvier. Il est revenu notamment sur le pacte de responsabilité proposé par François Hollande. Annoncé lors des vœux le 31 décembre, ce pacte « est fondé sur un principe simple: moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie: plus d’embauches et plus de dialogue social », avait déclaré le président. « Nous sommes prudents, a prévenu Jean-Eudes du Mesnil du Buisson. La réalité ce sont les difficultés qu’ont les entreprises, l’investissement qui recule depuis plus de 2 ans, des marges qui n’ont jamais été aussi basses depuis 1985. Ce sont des mesures urgentes et rapides que nous voulons et pas simplement des promesses à horizon 2017″. Néanmoins, le secrétaire général de la CGPME ne rejette pas tout en bloc. « Les chefs d’entreprises sont des gens responsables. S’ils ont capacité de créer des emplois, ils le font, ils ne demandent que de conquérir de nouveaux marchés, d’avoir de la croissance. Si le pacte débouche sur des mesures concrètes, pourquoi pas. Ce que nous voulons c’est que cela soit inscrit dans le temps et dans la durée ». Selon lui, la réelle difficulté pour les entreprises aujourd’hui est une fiscalité, une législation qui « change à longueur de temps ».  Jean-Eudes du Mesnil est revenu également sur le temps partiel. Depuis le 1er janvier, la durée minimale des temps partiels est passée à 24 heures par semaine. « Nous avons signé cet accord dans le cadre d’un accord global avec un certain nombre d’avancées pour les entreprises. Ce qui est dans la loi aujourd’hui ne correspond pas à ce que nous signés ». Il a rappelé que l’accord que la CGPME a signé était assorti de dérogations, notamment pour des motifs économiques. « En 2016, cela va s’appliquer à tous les contrats en cours. Donc, les entreprises ne pourront pas payer leurs salariés au-delà de 24heures et seront obligées de licencier ». Jean-Eudes du Mesnil espère que ce texte va évoluer avant de bloquer l’embauche.

 

Pacte de responsabilité : une nouvelle cathédrale ?

Pacte de responsabilité : une nouvelle cathédrale ?

Plus d’embauches et de dialogue contre moins dimpôts et de contraintes. La formule est belle mais pas facile à mettre en œuvre ; d’autant que la proposition parait très floue. Comment mesurer par exemple le niveau de dialogue social ou les embauche relevant vraiment de ce pacte ; de la même manière on imagine mal quel type de contraintes administratives peuvent être échangées contre des avancées sociales. En fait le risque est de créer un novelle cathédrale administrative type CICE à l’origine destinée à soutenir l’exportation et finalemenet qui a surtout bénéficié aux sociétés non soumises à la concurrence internationale (come la grande distribution).Se préoccuper des embauches est louable, mais il faudrait tout autant porter son attention sur le maintien des emplois actuels sinon il y aura  un risque de distorsions concurrentielles entre anciens emplois et nouveaux sans parler de quelques effets pervers. .  Hollande François Hollande a en annoncé mardi qu’il proposerait aux entreprises en 2014 un « pacte de responsabilité » qui consistera à leur offrir des réductions de charges et une simplification administrative contre des embauches et plus de dialogue social. Le président a précisé avoir pris cette initiative afin de favoriser la mobilisation du secteur privé dans la « bataille » contre le chômage, érigée en priorité de son quinquennat. « Je propose un pacte de responsabilité aux entreprises. Il est fondé sur un principe simple : moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie, plus d’embauches et plus de dialogue social », a dit le président lors de ses vœux pour 2014. Ce pacte évoque l’une des principales pistes de la remise à plat de la fiscalité lancée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et qui consiste à transférer les cotisations patronales pour la branche famille de la Sécurité sociale sur l’impôt, afin d’alléger le coût du travail.

Impôts: le fallacieux prétexte du pacte républicain

Impôts: le fallacieux prétexte du pacte républicain

 

Pour justifier tout et n’importe quoi le gouvernement ne cesse de brandir le pacte républicain comme justificatif. Il est clair que le pacte républicain implique l’acceptation du principe de l’impôt mais cela ne saurait justifier le niveau intolérable- économiquement et socialement- des prélèvements obligatoires. A cet égard, il y a bien un dévoiement du contenu de ce qui fonde les principes républicains. Un principe qui pour le gouvernement évolue vers l’étatisation de la richesse produite (la droite avait déjà bien entamé le processus). C’est devenu une habitude à gauche de se servir des questions sociétales pour justifier l’injustifiable ou encore pour détourner l’attention. Les valeurs républicaines ne sauraient être en cause et ne peuvent l’être pour autant cela ne légitime pas la politique fiscale irresponsable qui plombe consommation et compétitivité. Même le prudent Draghi, président de la BCE  estime aujourd’hui qui faut de la stabilité fiscale et ne plus compter sur la fiscalité pour équilibre les comptes. Le pacte républicain ne saurait servir de caution à toutes les erreurs de gouvernance. Les derniers résultats économiques sont dramatique, contrairement à ce qu’a affirmé Hollande la croissance n’est pas là. La consommation, seul moteur de la croissance en France, est restée étale en novembre, les enquêtes Markit sont très mauvaises ; La France va friser la récession. Bien entendu l’inversion durable du chômage est une illusion (on pourra encore manipuler le nombre de chômeurs de Pôle empli, cela ne changera rien quand au nombre réels de sans emploi). Ce pacte républicain par exemple ne saurait dissimuler l’incompétence totale de Pôle emploi et ses 55 000 salariés qui ne servent strictement à rien comme un grand nombre des 600 000 élus en France dont 8 français sur 10 pensent à juste titre qu’ils sont trop  nombreux. La démocratie (comme le pacte républicain)  ne saurait se mesurer à l’importance de sa bureaucratie et de son oligarchie

Pacte d’avenir Bretagne : « un projet parisien »

Pacte d’avenir Bretagne : «  un projet parisien »

 

Finalement le gouvernement a sorti le chéquier pour calmer la tempête sociale en Bretagne. Un pacte « d’avenir »  a été signé et voté ; curieuse évolution d’un conflit parti sur l’écotaxe et qui se termine essentiellement par un soutien à la filière agroalimentaire. L’Ecotaxe (bien qu’en comas dépassé) demeure sur le papier. Double punition donc pour le gouvernement contrant en fait d’enterrer l’écotaxe sans le dire et d’apporter son soutien à une filière agroalimentaire par ailleurs très malade. Le Conseil régional de Bretagne a donc approuvé le Pacte d’avenir jeudi soir, par 46 voix contre 36. Si les socialistes et les communistes ont voté pour, des mécontentements se font entendre dans les rangs de la majorité. Un Pacte d’avenir immature Guy Hascoët (EELV) Le président du groupe Europe Ecologie-Les Verts au Parlement breton, Guy Hascoët, dénonce « un Pacte d’avenir immature ». D’après lui, le gouvernement a « sorti le chéquier vis-à-vis des filières agro-alimentaires pour calmer rapidement le jeu ». Et d’ajouter : « Je pense que si les gens étaient totalement libres de voter dans cette assemblée, je ne suis pas sûr qu’il y aurait une majorité ». Du côté des Bonnets Rouges, on fustige « un projet parisien imposé à la Bretagne », selon les mots de Christian Troadec, l’un des leaders du mouvement de protestation. « Je crois que ça y est, enfin, les Bretons et les Bretonnes sont en train de se réapproprier leur destin », a-t-il ajouté. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault se déplace en Bretagne ce vendredi, pour signer définitivement cet accord devant 500 invités et autant de représentants des forces de l’ordre. Les Bonnets Rouges, eux, n’ont pas prévu de comité d’accueil.

Pacte d’avenir Bretagne : un « enfumage »

Pacte d’avenir Bretagne : un « enfumage »

En additionnant déférentes mesures déjà prévues, des fonds de tiroirs et quelques bricoles nouvelles, le pacte d’avenir de la Bretagne solliciterait  une enveloppe de 2 milliards (dont par parenthèse on ne dit pas comment elle serait financée, comme les 4 milliards pour Marseille !). . En fait, Ce pacte, c’est de l’enfumage et une coquille vide que seule la mobilisation des Bonnets Rouges (…) devrait permettre de remplir », a écrit Christian Troadec, l’un des principaux porte-parole du mouvement des Bonnets rouges, dans un communiqué. « Le moins qu’on puisse dire, c’est que le compte n’y est pas et que ce texte, marqué de l’empreinte de la technostructure administrative parisienne, ne répond nullement aux attentes de la société bretonne exprimées de différentes manières ces dernières semaines », a-t-il assuré. Selon Christian Troadec, le texte « n’apporte rien de plus, ou très peu, qu’un contrat de plan classique État-Région! » et ne contient selon lui « aucune initiative réelle, aucune innovation institutionnelle, aucune réponse aux élus régionaux qui avaient voté et rédigé une contribution à la loi de décentralisation ». ChristianTroadec a ajouté qu’il allait « dans les jours et les semaines qui viennent multiplier la création de comités locaux de soutien aux Bonnets rouges, afin d’obtenir, du gouvernement et de Paris, des réponses à la hauteur des attentes du peuple breton« . En outre, le Bonnet rouge a invité le Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui doit signer le pacte d’avenir à Rennes le 13 décembre « à différer son voyage en Bretagne (…) afin de laisser le temps à la société bretonne de bâtir un texte et un projet qui puissent avoir l’assentiment du plus grand nombre de Bretonnes et de Bretons.  Le Pacte d’avenir pour la Bretagne a été rendu public ce mercredi 4 décembre. Il prévoit de consacrer deux milliards d’euros à la région sinistrée, dont un au secteur agroalimentaire.

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