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Italie: « le pacte de stabilité , un pacte de stupidité » (Renzi)

Italie: « le pacte de stabilité ,  un pacte de stupidité » (Renzi)

« On ne peut pas dépenser d’argent en raison du pacte de stabilité, qui est un pacte de stupidité », a dit le chef du gouvernement italien Matteo Renzi pays  affirmé lors de l’émission « Porta a Porta » sur la chaîne publique Rai Uno.  Le pacte de stabilité conclu entre les pays membres de la zone euro vise à empêcher les dérapages budgétaires, avec des déficits publics qui ne doivent pas excéder 3% du PIB.   »Je suis le Premier ministre d’un pays qui respecte les engagements pris avec l’Europe mais il y a un engagement encore plus grand: la vocation de l’Europe, qui ne doit pas être un ensemble de techniciens sans âme », a ajouté M. Renzi qui doit rencontrer prochainement le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel.  Le président du conseil italien avait annoncé mercredi une série de mesures pour relancer la croissance dans son pays, notamment une baisse de l’impôt sur le revenu pour 10 millions de personnes, qui représentera un coût de 10 milliards d’euros pour l’Etat.  Jeudi, il a assuré que pour tenir sa promesse « 6,6 milliards d’euros suffisent ». Il a exclu à la fois l’instauration d’un impôt sur la fortune et des ponctions sur les retraites inférieures à 3.000 euros. Il a également écarté la piste de la baisse des salaires des parlementaires, bien qu’ils figurent parmi les mieux payés d’Europe.  Parmi les économies que le jeune chef du gouvernement entend réaliser pour couvrir les dépenses, figurent la réduction du nombre de parlementaires, l’abolition des provinces, l’abolition de certains émoluments et des remboursements de frais pour les conseillers régionaux. « Nous prendrons 500 millions d’euros sur les salaires des dirigeants d’entreprises publiques », qui « gagnent beaucoup plus que la moyenne des dirigeants anglais ou allemands », a-t-il ajouté jugeant également que ces dirigeants devaient cesser de l’être « à durée indéterminée ».   »Depuis des années, les citoyens ont vu leurs factures et les tarifs augmenter alors que les salaires étaient bloqués. Pour la première fois, le gouvernement, au lieu d’augmenter les indemnités des élus régionaux les rend aux personnes, à la vie réelle », a-t-il résumé.

 

Ayrault : du flou sur les déficits, sur les économies et le pacte de responsabilité

Ayrault : du flou sur les déficits, sur les économies et le pacte de responsabilité

 

Encore une interview pour ne rein dire de Ayrault. Sans doute pour ne pas se mettre en contradiction avec l’Elysée qui décide de tout en réalité. Il ne reste qu’une quinzaine de jours à l’exécutif « pour boucler le pacte de responsabilité et en parallèle définir notre plan de 50 milliards d’économies, les deux vont de pair ». Jean-Marc Ayrault rappelle dans une interview aux Echos de ce vendredi 14 mars que l’exécutif doit faire ses choix rapidement. Concernant les baisses de charges liées au pacte, il reste volontairement très flou, confirmant simplement après François Hollande, mardi, qu’ »avec l’enveloppe de 10 milliards qui vient s’ajouter au CICE, notre priorité est double : améliorer la compétitivité de nos entreprises en France et à l’exportation et la situation de l’emploi ».  Le chef du gouvernement affirme à propos des craintes d’une partie du patronat à propos de baisses de charges qui iraient massivement sur les bas salaires:  » nous sommes en train de chercher le bon réglage ». Mais il ne donne pas de détails précis. Il rappelle seulement à l’égard des chefs d’entreprises que « la première contrepartie des baisses de charges, c’est le dialogue social ».  Jean-Marc Ayrault se défend ensuite de vouloir repousser la date du retour aux 3% de déficit en 2015 comme le craint Bruxelles.  » Nous avons pris ces engagements, nous les tiendrons ». Mais là aussi, il reste dans le vague.  Tout comme pour les 50 milliards d’euros d’économies publiques annoncées par François Hollande. Ces « 50 milliards sont nécessaires pour réduire le déficit et la dette, tout en finançant nos priorités ». A la question d’une possible réduction du nombre de fonctionnaires, il se contente de répondre :  » les arbitrages ne sont pas encore rendus ».  Jean-Marc Ayrault revient ensuite sur la politique industrielle. Grâce selon lui à l’action de son gouvernement,  » la part de l’industrie dans le PIB est remontée fin 2013 pour passer à 11,5%, le taux de marge s’est redressé à 23% contre 19% mi-2012 et l’investissement des entreprises non financières est repartie à la hausse ».  Il concède dans ce cadre que « l’euro est un peu surévalué ». Mais ajoute-t-il,  » au sein de zone euro, la compétitivité n’est qu’en partie liée au taux de change. Conséquence selon lui, l’euro fort « ne doit pas nous dissuader de faire des efforts pour regagner en compétitivité ».

 

Pacte responsabilité : pour la compétitivité ou les bas salaires ?

Pacte responsabilité : pour la compétitivité ou  les bas salaires ?

 

Hollande va sans doute couper la poire en deux et affecter la baisse des charges moitié pour la compétitivité, moitié pour les bas salaires  Dans une étude publiée par l’Institut Montaigne, les économistes Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo recommandent une baisse ciblée sur les bas salaires pour doper l’emploi et expliquent qu’agir sur les hauts salaires se traduirait par une hausse de ces derniers, sans gain de compétitivité. « Un ciblage de 10 milliards d’allègements de charges, annulant les charges au niveau du smic et diminuant pour s’annuler à 1,6 smic, pourrait créer jusqu’à 800.000 emplois », calculent-ils, extrapolant les résultats du dispositif « zéro charge » de 2009 pour les entreprises de moins de 10 salariés. « Au contraire, si la baisse du coût du travail s’applique à tous les salaires de manière indifférenciée, elle se traduira essentiellement par des hausses de salaire et peu de créations d’emploi. En fin de compte, le coût du travail baissera très peu, l’impact sur le chômage sera négligeable et la compétitivité des entreprises ne s’améliorera pas », ajoutent-ils. Appliquer cette recommandation serait « une erreur stratégique », estime au contraire Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de l’institut Xerfi, dans une note diffusée jeudi. Elle permettrait certes de créer beaucoup d’emplois, reconnaît-il, ce qui tirerait la consommation à la hausse et donc la croissance économique à court terme. « Mais ce n’est pas parce que l’efficacité d’un médicament est reconnue que l’on doit en recommander l’administration quelle que soit la maladie, quelles que soient les circonstances », explique-t-il, en soulignant les pertes de parts de marché des entreprises françaises et l’érosion du nombre d’entreprises exportatrices. Selon Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo, mis à part le coût du travail élevé au niveau du salaire minimum, « le problème de la compétitivité est essentiellement d’une autre nature » et doit être réglé par des réformes structurelles. Ils citent l’enseignement et la recherche, la formation professionnelle, le processus de formation des salaires, le droit du travail, le financement de l’économie et l’efficacité des dépenses publiques. Pour Olivier Passet, il est illusoire d’imaginer combler le déficit de compétitivité des entreprises françaises en espérant combler l’écart de recherche et développement avec l’Allemagne. « Recommander la neutralité dans la diminution des charges, ce n’est pas simplement vouloir faire le jeu du ‘ lobbying des grandes entreprises du secteur industriel’ », dit-il. « C’est simplement être attentif au diagnostic, à l’histoire, à l’environnement international, avant de proposer un remède. » Selon le ministère du Commerce extérieur, la France comptait 120.000 entreprises exportatrices de biens en 2013 contre deux fois plus en Italie et trois fois plus en Allemagne. L’institut d’études économiques Coe-Rexecode estime quant à lui que les parts de marché des exportations françaises dans les exportations de la zone euro, qui étaient stabilisées depuis 2010, ont légèrement baissé au second semestre 2013, à 12,7% contre 17,5% en 1998.  Le Medef a proposé de diviser par deux les cotisations famille d’ici 2017 pour toucher tous les salaires. Au-delà des 10 nouveaux milliards, l’organisation patronale souhaite conserver le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), qui baisse le coût du travail sur les salaires allant jusqu’à 2,5 smic, et les allègements « Fillon » allant jusqu’à 1,6 smic.

 

Pacte de responsabilité : entre 300 et 800.000 emplois ?

Pacte de responsabilité : entre 300 et  800.000 emplois

 

Les estimations sont toujours aléatoires car les environnements changent, témoin cette nouvelle évaluation de l’institut Montaigne qui annonce jusqu’a 800 000emplois. En faiat ce qui es certain c’est qu’un allégement fiscal favorise l’emploi, pour le reste les évaluations sont à prendre avec beaucoup de prudence. Après une note du Haut Conseil pour le financement de la protection sociale qui, en février, estimait que le pacte de responsabilité pourrait créer jusqu’à 300.000 postes, une étude de l’Institut Montaigne évoque, elle, un chiffre bien plus important allant jusqu’à 800.000 emplois. Cette étude révélée ce mercredi 12 mars par les Echos et consultée par l’AFP, s’appuie sur l’observation des effets du dispositif « zéro charge« , lancé en décembre 2008 par Nicolas Sarkozy. Introduit en pleine récession, il consistait à exonérer de cotisations patronales les embauches au niveau du salaire minimum dans les entreprises de moins de 10 salariés, l’exonération décroissant ensuite jusqu’à 1,6 Smic.  En comparant l’évolution de l’emploi dans les entreprises de 6 à 9 salariés concernées par le « zéro charge » et dans celles de 10 à 13. L’étude pointe « effet fort et rapide » sur l’emploi. « Au final, si l’on extrapole les résultats des « zéro charge » à l’ensemble de l’économie, un ciblage de 10 milliards d’allègements […] pourrait créer jusqu’à 800.000 emplois », écrivent Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo, auteurs de l’étude. Ces résultats indiquent selon eux « sans ambiguïté que les réductions de charges doivent être ciblées massivement sur les bas salaires », car « c’est à ces niveaux de salaires que les entreprises sont les plus sensibles, et c’est pour ce type d’emploi qu’il y a le plus de candidats actuellement au chômage ».  Cependant ces conclusions impliquent donc de porter les baisses de charges sur les salaires inférieurs à 1,6 smic. Or le gouvernement réfléchit actuellement à ses options. L’entourage de François Hollande a déjà indiqué qu’une partie des 10 milliards de baisses de charges ira aux bas salaires, et une autre aux rémunérations plus élevées, afin de ne pas nuire à la compétitivité. Mais la répartition des montants restent à arbitrer. Ce mercredi, le Medef a prévenu qu’une baisse des charges concentrées sur les bas salaires serait « inacceptable ».

 

Pacte de responsabilité : baisse sur les bas salaires ?

Pacte de responsabilité : baisse sur les bas salaires ?

 

Un débat finalemenet assez théorique celui qui consiste à s’interroger pour savoir ce qui est le plus favorable à la compétitivité ou à l’emploi. . Tout dépend notamment  du secteur, de la spécificité de l’entreprise, de la sensibilité à la concurrence infranationale, du taux de sous-traitance,  de la taille de l’entreprise. Une seule chose est certaine, moins de fiscalité c’est davantage d’emploi potentiel si évidemment les commandes sont là.  L’aval des partenaires sociaux au texte sur les contreparties au « pacte de responsabilité » étant acquis, le gouvernement cherche le bon équilibre entre une baisse de charges sur les bas salaires, plus efficace pour l’emploi, et sur les hauts salaires, qui aiderait davantage les entreprises exportatrices. Après la CFTC jeudi, la CFE-CGC a confirmé lundi qu’elle signait le relevé de conclusions négocié avec le patronat, et la signature de la CFDT, qui doit être confirmée cette semaine, ne fait aucun doute.  Le gouvernement doit maintenant choisir d’ici le 15 avril où faire porter la baisse supplémentaire de 10 milliards d’euros du coût du travail promise aux entreprises par François Hollande.  Dans les discussions avec le Medef, la CGPME et l’UPA, un consensus a selon lui émergé pour conserver le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), qui baisse le coût du travail jusqu’à 2,5 smic et atteindra 20 milliards d’euros en 2015. « La question qui se pose, c’est les 10 milliards d’euros supplémentaires, c’est ce dont nous parlons », a déclaré dimanche le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, sur BFM TV. « Il y a un arbitrage à faire entre ce qui va vers l’emploi – et plus on allège sur les bas salaires, plus c’est créateur d’emplois – et ce qui va vers la compétitivité et donc vers les plus hauts salaires », a-t-il ajouté. Les petites entreprises préfèrent les baisses sur les bas salaires car elles en comptent davantage, tandis que les plus grandes veulent doper leur compétitivité en touchant les hauts.

 

« Pacte de responsabilité « ou l’enflure sémantique

« Pacte de responsabilité « ou l’enflure sémantique

 

A défaut de vision et de stratégie, la gauche a toujours privilégié l’enflure sémantique. C’est encore le cas avec le fameux pacte de responsabilité qui prend la suite de l’année de l’inversion de la courbe du chômage. De quoi s’agit-il ? Tout simplement de la nécessité de l’allégement de la fiscalité qui plombe la compétitivité, donc la croissance et l’emploi. Les mots mêmes de «  pacte de responsabilité » n’ont aucun sens. Pourquoi un pacte, ce terme grandiloquent est  complètement inapproprié. Il s’agit d’une mesure fiscale ; jusqu’alors il n’y a jamais eu de pacte quand le gouvernement a augmenté les impôts. Non plus quand plus (rarement)  il les a diminués (dans le cadre du CICE notamment). Le pacte de responsabilité signifierait que la responsabilité de l’Etat, des syndicats et des patrons va être engagée. Evidemment elle ne le sera pas et les fameuses contreparties illusoires sont déjà passées aux oubliettes ; Il y aura quelques critères qualitatifs et rien sur le quantitatif. Ce pacte de responsabilité est encore le fruit de savantes réflexions des services de communication lesquelles avaient déjà inventé la fameuse  inversion de la courbe du chômage avec le succès que l’on sait à l’arrivée. Pourquoi tout ce cirque sinon pou nourrir le plus longtemps possible l’espace médiatique. Pourquoi réserver aux seuls syndicats les négociations alors que ce sont tous les contribuables qui sont concernés. En effet ce sont bien eux qui vont payer les cotisations familiales dont les entreprises vont être justement exonérées. Qu’est que ce cirque de négociation ?  Surtout quand on connait la division et la faiblesse de syndicats en France. Il fallait évidemment décider immédiatement une baisse de 10 milliards de la fiscalité  au lieu de bâtir une  cathédrale administrative dont ne parlera même plus en 2015. Trop simple évidemment pour Hollande  préfère les formules qui calquent comme «  l’ennemi c’est la finance »

Pacte de responsabilité : retour aux réalités, les décisions seront prises au plan des entreprises

Pacte de responsabilité : retour aux réalités, les décisions seront prises  au plan des entreprises

 

On se demande bien pourquoi Hollande a faiat un tel cirque avec son pacte de responsabilité. En fait, ce pacte  ne portera pas sur 30 milliards mais sur 10 puisque CICE et allégements Fillon seront maintenus. Ensuite parque les contreparties globales en matière d’emploi sont une illusion ; Il n’a a pas d’engagement au plan national du patronat, il n’y en aura pas au plan des branches et tout se passera comme c’est logique au plan des entreprises. Beaucoup de bruit pour rien sinon un plan com. de Hollande pour masquer son échec sur l’inversion du chômage et la compétitivité.  Bruxelles ne croit pas dans ce pacte et vient d’ailleurs de mettre la France sous surveillance.  Le patronat (Medef, UPA, CGPME) et trois syndicats (CFDT, CFTC et CFE-CGC) ont donc abouti mercredi à un accord sur les contreparties du pacte de responsabilité, a annoncé le Medef à l’issue d’une nouvelle séance de négociation.  Le patronat et des organisations syndicales majoritaires ont annoncé mercredi être favorables à la signature dans les prochains jours d’un accord sur la mise en œuvre du « pacte de responsabilité. Le texte négocié entre les partenaires sociaux ne comprend pas d’engagements d’embauches chiffrés mais prévoit des négociations ou des discussions dans les branches professionnelles sur de tels objectifs. S’il s’agit de discussions, elles devront se traduire par la signature de relevés de conclusions. Philippe Louis, président confédéral de la CFTC, a confirmé cet accord. « Beaucoup de choses ont évolué au cours des négociations de mercredi », estime-t-il avant de développer : « Le patronat refusait de s’engager sur un nombre d’emplois, il a désormais l’obligation d’arriver à quelque chose. » Les syndicats CFDT, CFE-CGC et CFTC et les trois organisations patronales Medef, CGPME et UPA sont favorables à la signature de ce texte. Le texte doit être soumis aux instances dirigeantes de ces organisations. La CGT et Force ouvrière ont émis, elles, un avis négatif sur le projet présenté par le patronat. « Certes, nous aussi, on aurait voulu que ça aille plus loin. Mais il vaut mieux un accord a minima que rien du tout », commente Philippe Louis. François Hollande a promis, à travers ce « pacte de responsabilité », de baisser le coût du travail de 10 milliards d’euros supplémentaires – en plus des 20 milliards du crédit d’impôt compétitivité emploi – avec l’objectif de relancer l’activité des entreprises et l’emploi. La Commission européenne a déclaré mercredi qu’elle attendait « avec impatience » les détails de ce pacte, dans l’espoir qu’il permette de redresser la compétitivité de l’économie française.

 

Pacte de responsabilité : accord de syndicats

Pacte de responsabilité : accord de syndicats

 

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En faiat il n’y a pas d’engagement quantitatif  global sur l’emploi mais un renvoi des discussions au plan des branches ; Un compromis finalemenet accepté par le patronat et trois syndicats. À l’issue d’une nouvelle séance de négociation sur le pacte de responsabilité, les représentants du patronat et de trois syndicats (CFDT, CFTC et CFE-CGC) sont convenus d’un accord sur les contreparties qu’impliquerait ce pacte.  Le texte doit encore être soumis aux instances dirigeantes de ces organisations. La CGT et Force ouvrière ont émis un avis négatif sur le projet présenté par le patronat.   »Il n’y a pas d’engagements chiffrés » sur les créations d’emplois attendues des entreprises en échange de 30 milliards de baisses de cotisations promises par le gouvernement, a expliqué le chef de la délégation du Medef Jean-François Pilliard. Mais « le texte détaille de façon rigoureuse les dispositifs qui seront en place au niveau des branches (professionnelles) pour aller vers des objectifs » en matière d’emplois, a-t-il indiqué.  La négociatrice de la CFDT Véronique Descacq s’est dite satisfaite des « engagements » obtenus. « La CFDT est restée intransigeante sur ses demandes d’engagements chiffrés en matière d’emplois, de classification et d’investissements », a-t-elle assuré.  Le gouvernement, qui considère le pacte comme son arme ultime contre le chômage, avait demandé aux partenaires sociaux de parvenir à un accord d’ici à la fin mars sur les contreparties. « La bataille du pacte, c’est la bataille de la croissance. Redonner des marges de manoeuvre aux entreprises, ce n’est pas faire des cadeaux aux entreprises », a récemment assuré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Pacte de responsabilité : la rupture ?

 

Pacte de responsabilité : la rupture ?

Il sera impossible de trouver aujourd’hui un accord entre partenaires sociaux sur le pacte de responsabilité ; le MEDEF refuse tout objectifs quantifiés en matière l’emploi) qu’exigent les syndicats. D’où un bras de fer qui pourrait aboutir à une  rupture. En tout cas on voit mal comment un accord pourrait sortir de cette discussion. Patronat et syndicats se retrouvent ce mercredi 5 mars pour tenter de trouver une position commune sur le pacte de responsabilité. Jean-Marc Ayrault leur a donné jusqu’à la fin mars pour lui faire part de leurs propositions.  Mais un accord entre syndicats réformistes et Medef semble difficile à atteindre. Hier mardi 4 mars, le Medef a remis sa copie concernant les contreparties au pacte.  Le rapport ne donne pas d’objectif chiffré aux créations d’emplois, point central des négociations. « Ces objectifs ne pourront être précisés, par exemple par des ambitions quantifiables, que lorsque la baisse des prélèvements sociaux et fiscaux et ses modalités de mise en œuvre seront précisément définies ». Il prévoit que chaque branche, en fonction de ses spécificités, déterminent avant fin 2014, « les critères, les modalités de suivi et d’évaluation des objectifs ». Ce texte de six pages est censé résumer les discussions que trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) et cinq centrales syndicales (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT et FO) ont eues vendredi dernier sur les contreparties aux 30 milliards d’euros de baisses de charges promises aux entreprises. La CGT et FO ont déjà fait savoir qu’elles ne le signeraient pas. La CFDT, la CFTC et la CFE-CGC sont pour leurs parts prêtes à jouer le jeu à certaines conditions.  Par ailleurs, le texte prévoit, dans la première quinzaine de mars, une concertation paritaire sur le financement de la protection sociale.   Le Medef veut également moderniser le dialogue social. D’ailleurs, une négociation s’ouvrira au deuxième trimestre 2014. Il portera sur la simplification et l’amélioration du fonctionnement des instances représentatives du personnel, la prise en compte de l’exercice de responsabilités syndicales dans le parcours professionnel des salariés et le recensement et la levée des obstacles à l’emploi résultant de l’organisation de la représentation du personnel. Parmi d’autres dispositions, une concertation avec les pouvoirs publics est également prévue sur le développement de la participation et de l’intéressement par le biais d’une fiscalité incitative. Une autre concertation est prévue sur la question du logement, frein à la mobilité professionnelle, ainsi que des discussions sur le partage de la valeur ajoutée. Dans un geste envers la CFTC, pour laquelle la préservation de la politique familiale est un impératif, le projet d’accord exprime un « profond attachement » à la « gestion paritaire et à la préservation d’un haut niveau de soutien aux familles ». Enfin, le texte prévoit que les parties signataires assurent le « suivi régulier » des engagements pris et l’évaluation de la réalisation des objectifs fixés.  Ce projet d’accord a suscité un rejet unanime des syndicats, y compris des réformistes, dont la CFDT, qui sont pourtant les plus disposés à faire aboutir les discussions sur le pacte. « Ce texte ne nous va pas. On fera des contre-propositions », a déclaré à l’AFP la négociatrice de la CFDT, Véronique Descacq, déplorant le « peu d’engagements » du patronat et l’absence de « chiffrages ». Elle a accusé le Medef d’envoyer des « messages subliminaux au gouvernement » pour obtenir des baisses de charges: « qu’ils fassent une lettre au gouvernement s’ils le veulent, le pacte pour nous, ce n’est pas cela », a-t-elle dit. La CFE-CGC a qualifié ce texte d’ »imposture » et de « provocation », soulignant qu’il n’apportait « aucune contrepartie ». « C’est un pacte de dupes, en l’état, on ne signera pas », a averti son représentant Alain Giffard. Très remonté contre ce « pacte de dupes », FO a déjà prévenu qu’elle ne le signerait. La CGT et FO, qui ont prévu de descendre dans la rue le 18 mars contre le pacte, participeront toutefois aux discussions de mercredi. Le gouvernement, qui considère le pacte comme son arme ultime contre le chômage, a demandé aux partenaires sociaux de parvenir à un accord d’ici la fin mars sur les contreparties. « La bataille du pacte, c’est la bataille de la croissance. Redonner des marges de manoeuvre aux entreprises, ce n’est pas faire des cadeaux aux entreprises », a assuré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui prévoit d’engager la responsabilité du gouvernement devant le Parlement sur ce projet après les municipales.

Pacte de responsabilité : 300 000 emplois en plus ? Un chiffrage ésotérique

Pacte de responsabilité : 300 000 emplois en plus ? Un chiffrage ésotérique

D’abord ord on est loin du compte, loin des 1 million d’emplois annoncés ici ou la (y compris par Gattaz qui s’est un pris les pieds dans le tapis politicien), ensuite cette évaluation est très approximative pour ne pas dire ésotérique. Il s’agit d’une hypothèse haute, très haute même ; Si la réduction des charges est de 10 milliards, la crération d’emplois serait de 100 à 200 000 d’après  le Haut Conseil de la protection sociale, dans un document de travail dont l’AFP a obtenu copie lundi. L’impact sur l’emploi est « plus élevé lorsque l’allègement (des cotisations) est concentré sur les salaires modestes », souligne le Haut Conseil dans ce document, où sont détaillées des simulations à partir de trois scénarios « tests ».  Pour une réduction de cotisations patronales uniforme voisine de 0,5 point de PIB – soit 10 milliards d’euros -, « les effets sur l’activité à cinq ans s’étageraient ainsi entre 0,3 et 0,8 point de PIB, et les effets sur l’emploi de 134 000 à 214 000 emplois supplémentaires selon les modèles ». Un allègement uniquement sur les salaires moyens engendrerait sur cinq ans jusqu’à 37 000 emplois de plus qu’un allègement uniforme.  Pour un allégement concentré sur les bas salaires, l’impact obtenu sur l’emploi pourrait être majoré d’environ 160 000 selon l’une des simulations, par rapport au scénario d’allègement uniforme. Le « nombre d’emplois créés à cinq ans (…) pourrait alors passer à environ 300 000, si l’on ne tient pas compte du nécessaire financement de cet allègement ». Toutefois, « le mécanisme pur d’allègement du coût du travail, sans prise en compte des effets de sa compensation financière, joue de façon favorable, mais relativement circonscrite, sur l’activité économique et l’emploi », note le Haut Conseil. En outre, une compensation de ces allègements, par une hausse de la TVA ou de la CSG, affecterait le pouvoir d’achat et la consommation des ménages, ce qui réduirait les impacts potentiels sur l’activité et l’emploi, ajoute-t-il. Le Haut Conseil de la protection sociale ; En faiat on ne saura jamais mesurer l’effet du pacte de responsabilité –s’il voit le jour-. Le document évoqué fait en effet l’impasse sur la nécessité de restaurer les marges et donc d’abord de maintenir les effectifs actuels. Il fait aussi l’impasse sur les investissements, sur l’évolution de la productivité ; En fin de compte c’est l’évolution des commandes qui permettra d’ajuster les emplois et tout chiffrage de ce type est illusoire tellement il est complexe de faire le lien entre macro économie et micro économie.

 

Pacte de responsabilité : ne pas oublier les petites entreprises

Pacte de responsabilité : ne pas oublier les petites entreprises

Roubaud, président de la CGPME demande que le pacte de responsabilité concerne aussi les petites entreprises et les indépendants. Il a raison mais comme dans le même temps, il souhaite que le CICE et les allégements Fillon soit maintenus, le pacte se réduira à peu de chose. Surtout qu’il faudra discuter des contreparties et que pour l’instant Ayrault (pour faire plaisir à la gauche) a déclaré aujourd’hui qu’il fallait les imposer. Les partenaires sociaux s’apprêtent à discuteront  des baisses de charges et des modalités du pacte de responsabilité, vendredi 27 février, avant de transmettre leurs propositions à Jean-Marc Ayrault.  La CFDT et le Medef ont déjà fait connaître leurs positions concernant l’articulation du CICE (crédit impôt compétitivité et emploi) avec la baisse des charges. Invité de BFM Business ce lundi 24 février, le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, a indiqué que son organisation fera connaître la sienne « dans les jours qui viennent ». « Je dois rencontrer le ministre des Finances et le ministre du Budget, mais sur le principe nous sommes à peu près d’accord » avec le Medef, qui souhaite que les allègements Fillon et le CICE soit maintenu et couplé à 10 milliards d’euros de baisses de charges supplémentaires.   »Le CICE est quelque chose qui commence et dont les chefs d’entreprise se rendent compte que c’est une bonne chose, donc il faut le maintenir », a-t-il fait valoir.  Pour Jean-François Roubaud, ce dispositif global « n’est pas si compliqué, mais il faut faire attention à ce qu’il n’y ait pas de population qui soit oubliée ». Il a indiqué penser notamment aux entreprises indépendantes « qui ne peuvent pas bénéficier du CICE » et « qui doivent avoir aussi une baisse de charges. Il a ensuite évoqué les contreparties du pacte. « Pour moi, elles sont très simples: le gouvernement a enfin une vraie stratégie qui permettra aux entreprises de s’en sortir. Mais nous sommes incapables de dire combien d’emplois cela créera ».  « Nous allons augmenter les marges des entreprises ce qui nous permettra d’avoir un peu plus d’argent et donc de faire des investissements en hommes ou en matériel, mais la création d’emploi n’est pas liée directement [à ce mécanisme, ndlr] c’est l’affaire de trois, quatre ou cinq ans », a-t-il détaillé.

 

Le pacte de responsabilité va finir en eau de boudin

Le pacte de responsabilité va finir en eau de boudin

 

Annoncé par Hollande comme le grand chantier du redressement économique, le pacte de responsabilité pourrait bien finir en eau de boudin. Le CICE devait être intégré dans ce pacte mais MEDEF et CFDT méfiants demandent maintenant que le CICE soit maintenu. Le pacte ne concernerait donc qu’une réduction de 10 milliards des impôts sur les cotisations familiales payées  par les entreprises. Comme ce pacte doit être assorti de contreparties, il est clair  que nombre d’entreprises ne voudront pas s’engager sur un nombre d’emplois, emplois qui dépendent essentiellement de la demande, donc des commandes, de la consommation, des investissements. Or en l’état actuel des positions des partenaires sociaux l’accord paraît impossible. On se demande d’ailleurs pourquoi le gouvernement a donné mandat aux partenaires sociaux de discuter seuls d’une question qui intéressent  d’abord les contribuables et les citoyens. Le gouvernement devra donc trancher les différends. Comme nous nous situons en période électorale, il faudra satisfaire les exigences de la gauche dont les électeurs fuient le PS (50 % de ceux qui ont voté Hollande ne voteront pas socialistes). D’où vraisemblablement un compromis à la Hollande ambigu, insuffisant et complexe. Une affaire est très mal engagée. Pour l’instant ce pacte demeure une opération de communication car personne n’en connaît le contenu et les membres du gouvernement se contredisent sur la nature du pacte et  des contreparties (qualitatives pour les uns, quantitatives pour les autres). Le MEDEF lui-même s’est mis dans une mauvaise posture en promettant la création d’un million d’emplois net d’ici 2017. Un engagement qui ne repose sur rien (comme le passé l’a déjà démontré). Un allégement éventuel de fiscalité redonnerait un peu de compétitivité mais l’amélioration des résultats financiers sera d’abord consacrée aux  trésoreries, ensuite aux investissements et seulement si les commandes se confirment à l’emploi. Les premiers effets ne pourront se faire sentir avant 2015. Malheureusement comme la croissance ne va guère dépasser 1% en France en 2014, la prudence sera de règle. Cela d’autant plus que la plupart des entreprises enregistrent  déjà des sureffectifs  Dans ces conditions maintenir l’empli existant serait déjà un objectif positif.

Pacte de responsabilité : surtout des paroles pour les TPE

Pacte de responsabilité : surtout des paroles pour les TPE

Pas étonnant que le pacte de responsabilité soient inconnu des TPË, d’une part les mesures possibles profiteront d’abord aux grand groupe (exemple le CICE qui a rapporté par exemple 300 millions à la Poste !!!). Ensuite c’est de toute manière encore le flou total sur le contenu de ce fameux acte et surtout sur ses contraintes.  Les mesures du « pacte de responsabilité » sont don méconnues par près de la moitié (45%) des patrons de très petites entreprises (TPE). Selon une enquête de conjoncture trimestrielle réalisée par Ifop pour la société Fiducial, une toute petite majorité de patrons de TPE (55%) se disent informés des annonces faites le 14 janvier par François Hollande dans le cadre du « pacte de responsabilité ». 52% estiment que les mesures annoncées « montrent une prise en compte des enjeux et difficultés des entreprises » et 33% qu’elles vont faire baisser le coût du travail.  En revanche, seuls 30% des sondés prévoient qu’elles vont permettre de relancer la croissance et l’emploi. Sur l’ensemble des TPE, 78% estiment qu’elles « vont rester à l’état de paroles » et 22% qu’elle seront « suivies de mesures concrètes ».

Pacte de responsabilité : remis en cause faute de lisibilité

Pacte de responsabilité : remis en cause faute de lisibilité

Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est la grande confusion. Il ya au départ Gattaz qui avait promis 1 million d’emplois et qui s’est prononcé de manière une peu hasardeuse, puis Hollande qui a repris l’idée. Depuis Gattaz ne veut plus d’engagements chiffrés sur le pacte. Montebourg ; lui, veut des contreparties en terme d’embauches chiffrées. Sapin lui paraît disposé à s’en tenir à des engagements qualitatifs et non quantitatifs. Par ailleurs on ne connait pas le contenu de ce pacte qui éventuellement pourrait être fusionné avec le CICE, du coup le Medef méfiant refuse cette fusion. Quant aux syndicats, ils veulent des contreparties quantifiées. Bref ce pacte est illisible et paraît peu susceptible de déboucher sur un accord patronat-syndicat. En cause surtout les contradictions au sein du gouvernement et au sein du Medef. Le pacte de responsabilité verra-t-il le jour ? Les déclarations du Medef et les réticences des syndicats en cas d’absence de garanties du patronat font planer le doute sur ce qui constituait l’annonce la plus forte de François Hollande en ce début d’année. « Je suis optimiste, indique Pierre Moscovici. Il faut être serein : c’est une nécessité d’intérêt général pour le pays ».  Le ministre de l’Économie et des Finances assure même être confiant en la capacité de tous les syndicats de se rencontrer le 28 février. « Il faut cet accord. Il verra le jour et permettra à la France de repartir de l’avant », affirme-t-il. Refusant de réagir aux polémiques provoquées par les menaces de la CFDT et les prises de position de Pierre Gattaz, Pierre Moscovici estime que « par-delà les mots, les conditions du dialogue se créent petit à petit ». Le pacte de responsabilité, annoncé par le président de la République lors de sa conférence de presse de rentrée, doit permettre de relancer l’emploi en France. Son principe – moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie : plus d’embauches et plus de dialogue social – a eu du mal à se faire accepter par toute la majorité et a créé de vives polémiques. Les entreprises estiment que l’on ne peut pas leur demander de créer des emplois alors que la croissance est très faible et les syndicats exigent du Medef des garanties sur l’utilisation qu’ils feront des marges supplémentaires dont les patrons disposeront. La CFDT demande des engagements pas forcément chiffrés (…), mais des engagements sur le développement de l’apprentissage, sur les investissements que l’on va faire, sur la manière de faire monter en qualification les salariés », déclarait Laurent Berger sur RTL, la semaine dernière.  Selon lui, « si dans la semaine, le Medef n’est pas prêt à tenir certains engagements, il n’y aura pas de pacte de responsabilité qui vaille pour la CFDT ».

 

Pacte de responsabilité: plus de contreparties chiffrées (Sapin)

Pacte de responsabilité: plus de contreparties chiffrées (Sapin)

Satisfaction du monde économique mais sans doute une grande polémique après les déclarations de Sapin affirmant qu’il n’y aurait plus de contreparties au pacte de responsabilité. Michel Sapin nuance don son discours. Ce lundi 17 février, le ministre du Travail a affirmé que, dans le cadre du pacte de responsabilité, il préfère dire, au lieu de contrepartie – qui est un terme que chacun comprend bien – (…) peut-être confiance partagée ». « On ne demande à aucune entreprise de prendre un engagement chiffré, précis, ‘Puisque c’est ça je m’engage à créer X emplois à l’horizon 2015, 2016 ou 2017′ », a poursuivi le ministre sur Radio Classique. Selon lui, l’important n’est « pas tant l’engagement qui va être pris maintenant que la capacité à avoir des rendez-vous ».  Ces rendez-vous, qu’il surnomme des « rendez-vous de chantier », doivent servir à voir « où en est l’État dans ses engagements, où en sont les entreprises, est-ce que ça marche, est-ce que ça a donné globalement un effet positif, est-ce qu’il y a plus d’emplois, est-ce qu’il y a eu plus de croissance ? », a-t-il détaillé. « Il faut que le donnant-donnant ce soit la volonté d’avancer, la volonté de bouger, la volonté de rebondir et d’en finir avec ces scepticismes, cette manière de toujours ressasser l’idée selon laquelle la France ne serait pas capable de rebondir », a-t-il continué

 

Après le pacte de responsabilité, le conseil stratégique de l’attractivité pour occuper l’espace médiatique pendant 24 heures

Après le pacte de responsabilité, le conseil stratégique  de l’attractivité pour occuper l’espace médiatique pendant 24 heures

 

Encore un nouveau machin, en tout cas de quoi occuper l’espace médiatique pendant 24 heures à défaut d’une politique économique efficace. Après le pacte de stabilité, c’est le conseil stratégique de l’attractivité pour une opération séduction des patrons étrangers. Ce qu’il va en sortir ? Sans doute rien (comme pour l’autre conseil stratégique de la dépense) ; on va évoquer évidemment le poids des prélèvements obligatoires en particulier la fiscalité sur les entreprises, la lourdeur de la réglementation du travail et les procédures administratives kafkaïennes. Et après rien ou pas grand chose ; quelques mesurettes ; Pourquoi pas aussi un conseil stratégique de l’emploi puisque 90% des chômeurs jugent que pôle emploi ne sert à rien ; Un conseil stratégique du redressement productif puisque l’écolo Placé considère que Montebourg est un ministre inutile. Mieux encore un conseil stratégique de l’orientation politique puisque le gouvernement est en plein potage. Aussi un conseil stratégique de l’avenir du PS dont Cambadélis pense qu’il va subir un massacre à la tronçonneuse. A chaque jour suffit sa peine, aujourd’hui c’est le conseil stratégique de l’attractivité, le café du commerce pour Mélenchon.  Le  gouvernement tentera de faire passer aux 34 dirigeants d’entreprises mondiales attendus ce lundi 17 février, à partir de 8h30, pour un conseil stratégique de l’attractivité. Ces patrons, qui ont dîné hier soir à Matignon, participeront à cette réunion censée leur montrer que la France, distancée sur plusieurs baromètres internationaux par le Royaume-Uni et l’Allemagne, est un pays dans lequel il faut investir. « Les investissements étrangers en France, c’est aussi une source de création d’emplois. Dans l’industrie, un emploi sur trois est un emploi qui vient de capitaux étrangers. On compte 20.000 entreprises implantées pour un million d’emplois (…). On peut faire plus, dans le respect de nos intérêts », estime Pierre Moscovici au micro de RTL. Ces chefs d’entreprise, « qui pèsent 850 milliards d’euros » selon le ministre de l’Économie, auront, eux, à cœur de faire connaître à l’exécutif leurs éventuelles réticences concernant des investissements en France. Clara Gaymard, PDG de General Electric France, aimerait par exemple savoir « sur quoi vont porter les 50 milliards d’économies » annoncés par le gouvernement. Ce conseil stratégique de l’attractivité sera l’occasion pour tous de méditer sur les déclarations de Carlos Ghosn. Le PDG de Renault  rappelait, durant Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI du dimanche 16 février, que « les entreprises aiment être aimées ». François Hollande conclura l’opération séduction par une allocution.

 

Pacte de responsabilité : 90% des patrons n’y croient pas

Pacte de responsabilité : 90% des patrons n’y croient pas

Finalement les patrons portent le même jugement sur la politique économique du gouvernement, 90% n’y croient pas. Le pacte de responsabilité ne convainc pas les entreprises de croissance, ces leaders de demain qui sont aux avant-postes de l’économie. Le onzième baromètre CroissancePlus-Astorg, réalisé par OpinionWay, révèle que 9 chefs d’entreprise de croissance sur 10 ne font pas confiance au gouvernement pour relancer la croissance, créer des emplois et réduire l’endettement de la France. «Les 30 milliards du pacte, c’est bien mais ce n’est qu’un tout petit pas dans la bonne direction, explique Stanislas de Bentzmann, président de l’association CroissancePlus. On est à plus de 100 milliards d’euros de différentiel de fiscalité avec l’Allemagne. Nos entreprises supportent un poids considérable qui ne se justifie en rien. Cela pénalise la R & D, la montée en gamme des produits et, au final, l’emploi.» La confiance que le gouvernement veut susciter ne se reflète pour l’heure ni dans leurs décisions d’investissements, ni dans leurs prévisions d’embauche.  Seulement 32 % des dirigeants prévoient d’augmenter leurs investissements dans les six prochains mois et seulement 33 % prévoient de revoir à la hausse leurs effectifs. «Ce ne sont clairement pas de bons chiffres dans cette période de relance, d’autant qu’il s’agit d’entreprises de croissance», souligne Stanislas de Bentzmann. Pour ces «gazelles» de l’économie, les leviers les plus efficaces pour relancer la croissance et combattre le chômage restent la simplification du droit du travail (77 %), une diminution drastique des dépenses publiques (75 %) et une baisse de la fiscalité sur les entreprises pour relancer l’investissement (69 %). Pour rendre les entreprises françaises plus compétitives, ils estiment qu’il faut remplacer le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) par un allégement des charges patronales (79 %), annualiser le temps de travail (72 %), mettre en place un contrat de travail unique aux droits progressifs (68 %) et supprimer les effets de seuil (67 %). Conscients que l’économie mondiale et européenne s’améliore, les entrepreneurs tentent d’aller chercher la croissance à l’étranger. Mais, là encore, les freins sont nombreux, alors que la France a perdu 15 000 entreprises exportatrices depuis 2000 et n’a vu son déficit commercial s’améliorer l’an dernier qu’en raison d’une baisse des importations. «Notre part à l’export se détériore. Pourtant, l’ensemble des aides à l’export représentent 30 milliards d’euros. Mais elles sont trop éparpillées. Le système est devenu illisible», regrette Stanislas de Bentzmann, dénonçant une multitude de guichets au niveau européen, national, régional, départemental… «Il faut rationaliser cette masse d’argent et la réinjecter dans les PME de façon plus simple et plus directe», poursuit-il. CroissancePlus milite pour la mise en place d’un crédit impôt export, calqué sur le modèle du crédit impôt recherche (CIR), jugé plus simple et plus direct. Alors que le crédit bancaire s’est contracté avec la crise, 35 % des entreprises de croissance cherchent également à diversifier leurs sources de financements. Elles marquent un intérêt particulier pour les aides publiques, notamment Bpifrance (36 %), le capital investissement (23 %) ou le PEA-PME (20 %) et soutiennent toutes les initiatives en faveur du crowdfunding, vu comme «un bon moyen de faire sauter le verrou bancaire». Enfin, l’association poursuit plus que jamais son combat en faveur d’une réduction des délais de paiement à 30 jours (au lieu de 60 jours fixés par la loi et 78 jours dans les faits). «Les grands groupes se font financer par leurs sous-traitants, donc les PME, qui ont pourtant moins accès aux marchés financiers et aux marchés bancaires. On marche sur la tête», s’insurge Stanislas de Bentzmann. Un combat crucial car chaque jour de délai gagné représente un milliard d’euros injecté dans les caisses des PME!

 

Hollande: la carte bisautée du pacte de responsabilité

Hollande joue certainement sa dernière carte politique avec le coup du pacte de responsabilité. Il compte sur son nouvel hymne aux entreprises pour redresser une popularité dans les chaussettes. En plus, il y a urgence, il faut décider dans les 2 à 3 mois pour espérer d’éventuels effets positifs avant 2016, année de campagne électorale. Malheureusement la carte politique est biseautée par les élections, municipales et surtout européennes. Il faut en effet donner des gages à ce qu’il reste des électeurs de gauche (moins de 50% de ceux qui ont voté pour Hollande le soutienne encore). Il faut donc afficher des contreparties, montrer qu’on ne faiat pas de cadeau aux patrons. C’est pourquoi l’enjeu des contreparties est aussi important. Mais Hollande sait bien que ces contreparties sont illusoires, il n’est même pas certain que patronat et syndicat parviennent à se mettre d’accord ; La baisse de fiscalité ne pourra être conditionnée par des engagements quantitatifs sur l’emploi, tout au plus ils seront qualitatifs. (Avec quelques promesses sur le dialogue social ou  la formation). Hollande est coincé ; de toute manière ce pacte est insuffisant pour redonner la compétitivité nécessaire. Trop tard, trop peu et trop complexe, ce qui pourrait définir le nouveau slogan du pacte qui connaîtra sans doute le même succès que l’inversion du chômage.

Pacte de responsabilité : Ayrault dans la panade avec les contreparties

Pacte de responsabilité : Ayrault dans la panade avec les contreparties

 

 

Ayrault est dans la panade avec les contreparties, d’un coté Hollande évoque de moins en moins des objectifs chiffrés d’emplois, de l’autre le PS (surtout la gauche) veut absolument des chiffres précis. Du coup, on a du mal à comprendre ce qui pourrait constituer engagement ou non. Deux hypothèses, ou bien des chiffres précis d’embauche seront indiqués et dans ce cas, le pacte de responsabilité finira en eau de boudin car les entreprises n’accepteront  pas ce pari fou qui consiste à embaucher avant d’avoir des commandes ; Soit au contraire, ce qui est vraisemblable, les engagements seront surtout de l’ordre de qualitatif (formation, dialogue, place des jeunes et des séniors etc) et alors ce pacte pourrait avoir un sens. Mais de toute manière, le pacte  n’est pas à l hauteur des enjeux. Par ailleurs on comprend mal qu’une question fiscale soit soumise au seul débat entre syndicats et patronat. Gattaz avait clairement remis en cause hier les contreparties ( après s’être fait remonter les bretelles par ses adhérents En réponse, la porte-parole du Parti socialiste (PS), Annick Lepetit, qui a rapporté les propos du Premier ministre : « Le dialogue social ne peut pas reposer sur des oukases », a expliqué Jean-Marc Ayrault devant les députés de sa majorité en réaction aux propos du président du Medef, Pierre Gattaz, sur le pacte de responsabilité. Depuis Washington, où il accompagne François Hollande, le patron des patrons avait expliqué ne pas vouloir entendre parler de « contreparties » dans le cadre du pacte de responsabilité, en demandant qu’on arrête en France « de gérer par la contrainte ». Cette déclaration a dynamité le pacte de responsabilité qui devait permettre de relancer l’économie et endiguer le dérapage budgétaire. Selon Pierre Gattaz, il faudrait non pas 30 mais 60 milliards d’euros d’allègement de cotisations. Du côté de l’Élysée et de Matignon, on minimise l’incident. S’exprimant devant des caméras de télévision, Jean-Marc Ayrault a déclaré souhaiter que « Pierre Gattaz quand il sera revenu en France, rencontre le plus vite possible les organisations syndicales comme c’était prévu, pour engager le dialogue social (…) ». « Je pense que le décalage horaire parfois peut causer des problèmes… », a-t-il ajouté. « La tradition républicaine veut qu’on ne critique pas à l’étranger la politique de son pays, a fortiori quand on est invité du président de la République », a lancé pour sa part Annick Lepetit. « Sur le fond, nous rappelons à Pierre Gattaz qu’il s’agit d’un pacte de responsabilité et non d’irresponsabilité », a-t-elle ajouté. Interrogée sur les motivations du patron des patrons, Annick Lepetit a lâché : « Il faudra lui demander à son retour si le président de la République ne l’oublie pas là bas ». « Nous rappelons aussi à Pierre Gattaz que c’est lui qui arbore à sa boutonnière depuis plusieurs mois un pin’s promettant un million d’emploi. Tenir sa parole ne concerne pas que les hommes politiques, cela engage aussi le patronat. Il serait mieux que le président du Medef apprenne la constance et arrête la danse de Saint Guy », a-t-elle poursuivi.  À Matignon comme à l’Élysée, on souligne qu’il y a une dynamique autour du pacte de responsabilité et que les discussions se passent bien. On sous-entend ainsi qu’il y a d’autres interlocuteurs au Medef, prêts à jouer le jeu. La négociation est bien engagée et il y aura de toute façon, une heure de vérité fin février ou début mars. C’est à cette date que le patronat proposera par écrit les contreparties au pacte.

 

Gattaz, (Medef) remet maintenant en cause le pacte de responsabilité

Gattaz, (Medef)  remet maintenant en cause le pacte de responsabilité

Visiblement Gattaz s’est fait remonter les bretelles par nombre de patrons pour s’être engagé un peu vite à légard du pacte de responsabilité. On reproche surtout à ce pacte d’être trop tardif (il faudra des mois pour la mise en œuvre), trop complexe et pas à la hauteur de l’enjeu. Du coup il fait volte-face et dénonce ce qu’il avait encensé hier. Le reproche principal tient aux fameuses contreparties qui risquent d’annuler une grande partie de la promesse d’allégement de la fiscalité.  Le pacte de responsabilité aux entreprises de François Hollande semble avoir du plomb dans l’aile. Membre de la délégation qui accompagne le président de la République lors de sa visite d’État aux États-Unis, le président du Medef a dénoncé le pacte de responsabilité devant quelques journalistes. Lors d’un point presse informel à Washington, Pierre Gattaz a littéralement torpillé le grand compromis sur l’emploi voulu par le Président. Visiblement, Pierre Gattaz n’a pas digéré d’être incité de toutes parts à s’engager sur des contreparties chiffrées en terme d’emplois en l’échange d’une baisse des charges qui pèsent sur les entreprises. Le président du Medef souhaite beaucoup plus d’allégements de charges que prévu et il ne veut pas entendre parler de contreparties. « Il faut surtout arrêter de gérer par la contrainte. Je crois que c’est fondamental. Aujourd’hui, quand j’entends parler de contreparties dans le pacte, j’entends aussi des gens qui me disent : ‘On va vous contraindre, on va vous punir, on va vous mettre des pénalités’. Il faut arrêter ce discours qui est insupportable », a estimé le patron des patrons.   »Nous ne sommes pas dans une cour d’école. Et même dans une cour d’école américaine, ils sont toujours dans l’incitation positive. En France, je ne sais pas pourquoi, nous sommes toujours dans l’incitation négative, a-t-il poursuivi, expliquant qu’il attendait « maintenant du gouvernement », qu’il lui dévoile « en mars prochain, la trajectoire de baisse de la fiscalité sur les entreprises ». « Je suis extrêmement libre. Il n’y a pas de contreparties », a-t-il assuré.

 

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