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Suez: Engie dit oui à l’offre de Veolia

Suez: Engie dit oui à l’offre de Veolia

 

 

 

Engie a dit oui à la vente des actions qu’elle possède dans Suez et cela contre l’avis du gouvernement. Un résultat pour le moins surprenant par rapport à la composition du conseil d’administration.

 

Au 31 mars 2020
Capital social (et droits de vote) :
État français :
23,64 % (34,47 %)
Actionnariat salarié :
3,27 % (3,43 %)
BlackRock :
4,49 % (3,48 %)
CDC et CNP Assurances :
4,59 % (3,91 %)
Auto-détention :
0,76 % (0,59 %)
Public (y compris investisseurs institutionnels, actionnaires individuels et autres, y compris BlackRock) :
67,74 % (57,60 %)

 

Il y aurait une complicité du gouvernement que cela n’étonnerait pas car le gouvernement avait la possibilité de bloquer cette vente. En tout cas,  une nouvelle pagaille dans le monde capitalistique français. Engie en fait se débarrasse de ses actions Suez pour récupérer environ 2 milliards qui seront bien utiles compte tenu des résultats peu reluisants d’une entreprise beaucoup trop dispersée et écartelée entre le nucléaire, les nouvelles énergies et les services.

“Le Conseil a pris acte de l’ensemble des engagements pris par Veolia (…) et des échanges entamés entre les parties ces derniers jours sur le projet industriel”, dit Engie.

“Cette opération représente un produit de cession de 3,4 milliards d’euros et dégagera une plus-value avant impôts de 1,8 milliard d’euros enregistrée dans les comptes 2020”, ajoute le conseil.

En réalité ce n’est pas tellement le projet industriel avancé par Veolia qui intéresse Engie mais le produit de la vente de ses actions.

Son président Jean-Pierre Clamadieu a regretté que l’Etat ait voté contre le projet, tout en jugeant que les divergences pouvaient être surmontées.

Cela prouve à l’évidence le délitement du pouvoir de l’État dont on peut même se demander quelle est la signification de sa participation dans des entreprises qu’il renonce en fait à influencer. La vérité c’est que comme pour la plupart des entreprises capitalistes françaises, les conseils d’administration sont constitués de personnalités qui pèsent très peu sur les décisions et suivent les directions. En cause, le renvoi d’ascenseur d’administrateurs qu’on retrouve partout. « Je ne contrarie pas tes affaires mais tu ne mets pas le nez dans les miennes ». C’est ainsi que fonctionne la plupart des conseils d’administration d’entreprises françaises ou les administrateurs ne sont que des pions.

À peine Engie avait-il manifesté son intention de vendre ses parts que Veolia contrairement à ses déclarations précédentes annonçait une probable OPA rendue possible après l’acquisition des actions possédées jusque-là par Engie.

 

Rappelons que Suez s’oppose farouchement au projet qu’il juge toujours hostile, bien que le prix ait été revu à la hausse, et redoute un démantèlement de ses activités avec le risque de suppressions d’emplois massives.

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A la clôture de la Bourse, l’action de Suez a affiché un recul de 4,17% à 15,40 euros. Veolia propose 18 euros par action pour les 29,9% d’Engie, ce qui valorise la totalité du groupe à plus de 11 milliards d’euros. Un groupe de parlementaires de la majorité a adressé samedi une lettre à Bruno Le Maire s’inquiétant d’une “fusion forcée” et de son impact sur l’emploi, l’innovation et le prix de l’eau et de la collecte des déchets.

5G: oui au débat (Arcept)

5G: oui au débat (Arcept)

Le président l’Arcep convient que le débat sur la 5G est normal et regrette dans La Tribune d’avoir sous-estimé les préoccupations sociétales. Des préoccupations qui doivent être prises en compte mais sans remettre en cause le lancement de la nouvelle technologie.( Extrait de l’interview dans la tribune)

Quand l’enchère se terminera-t-elle ?

Quand les opérateurs le voudront ! Nous pensons que l’enchère ne devrait pas durer plus d’une quinzaine de jours. Tout dépendra, après, de l’appétence des opérateurs pour les fréquences, et de l’énergie qu’ils mettront pour que les plus gourmands d’entre eux payent plus cher. Il y aura ensuite, courant octobre, une enchère de positionnement, qui déterminera la place des blocs de fréquences dans la bande. L’enjeu, pour les opérateurs, sera de positionner leurs blocs au mieux par rapport aux fréquences qu’ils possèdent déjà. Certains endroits, sur la bande, sont aussi un peu plus protégés contre les brouillages que d’autres.

Cette vente intervient alors que jamais la défiance envers la 5G n’a été aussi grande. Certains élus et ONG jugent que cette technologie nuira à l’environnement. D’autres fustigent sa nocivité pour la santé. Dans une tribune publiée dimanche, près de 70 élus de gauche et écologistes ont encore demandé un moratoire sur la 5G. Que répondez-vous à ces craintes ?

Nous pensons qu’il faut lancer la 5G mais aussi inventer de nouveaux garde-fous pour répondre aux inquiétudes. Toutes les questions qui sont posées autour de cette technologie sont légitimes, mais elles ne sont pas de nature à remettre en cause son lancement. Notre métier de régulateur, ici, est d’accompagner et d’encadrer les opérateurs. Je rappelle que la 5G est bien leur projet, et non celui de l’Etat. Le temps du monopole public des PTT n’est plus. A travers la 5G, l’enjeu c’est le développement des usages, de la société numérique et ouvrir la porte de l’Internet des objets. Bref, c’est plus de capacités d’échanges pour la société et l’économie.

Avec la Turquie, le dialogue oui mais pas sous la menace (Kyriakos Mitsotakis )

Avec la Turquie, le dialogue oui mais pas sous la menace  (Kyriakos Mitsotakis )

Le premier ministre grec souligne, dans une tribune au « Monde », que face à une Turquie toujours plus agressive, des intérêts stratégiques européens vitaux sont en jeu, et appelle Ankara à discuter des droits respectifs des deux pays en Méditerranée orientale.

« Lorsqu’ils cherchent à prédire l’avenir, les politologues se tournent souvent vers le passé, vers l’histoire partagée. La relation qui existe entre mon pays, la Grèce, et son voisin, la Turquie, ne fait pas exception. L’histoire nous enseigne qu’il y a des raisons d’être optimiste, mais aussi des sujets de vive préoccupation. Aujourd’hui, la question de savoir ce que l’avenir nous réserve – conflit ou coopération – n’a jamais revêtu une telle importance.

Quand j’ai pris mes fonctions de premier ministre en juillet 2019, je faisais preuve d’un optimisme prudent. Rien ne m’empêchait de croire que la Grèce et la Turquie ne pourraient pas devenir amies.

Après tout, nombre de mes prédécesseurs avaient réussi à surmonter des obstacles qui semblaient insurmontables. Des dirigeants comme Elefthérios Venizélos (1864-1936), mon grand-oncle, qui avait déjà signé un accord de paix et d’amitié avec Mustafa Kemal Atatürk (1881-1938) en 1930. Bien entendu, les relations ont été tendues depuis cette époque, mais il y a eu davantage de bons jours que de mauvais.

Bâtir des ponts pour la Turquie en Europe

Lors de notre rencontre à l’automne 2019, j’ai dit au président turc Recep Tayyip Erdogan que nous étions destinés par la géographie à être voisins et que, en tant que tels, nous devions coexister, afin de vivre paisiblement l’un à côté de l’autre. J’ai mis un point d’honneur à tendre la main de l’amitié et de la coopération. J’ai parlé de dialogue ouvert, d’une volonté de progrès et de ma volonté d’agir en tant que bâtisseur de ponts pour la Turquie en Europe.

Hélas, les choses n’ont pas vraiment pris la tournure que j’espérais. Depuis cette première rencontre, la Turquie est apparue non pas tant comme une partenaire que comme une provocatrice. Fin 2019, le président Erdogan a signé un accord maritime illégal avec une partie qui se livre à une guerre civile sanglante en Libye. Etant donné que la Turquie et la Libye n’ont pas de côtes se faisant face ou adjacentes, l’accord a été déclaré nul et non avenu par la majorité de la communauté internationale et des experts en droit, et comme étant en violation des droits souverains de pays tiers, y compris de la Grèce.

Turquie a pris des mesures concertées afin d’encourager et de faciliter les tentatives désespérées des migrants de pénétrer en Grèce. Nous avons défendu notre frontière avec le soutien de nos partenaires de l’Union européenne (UE). Notre message collectif était clair : les frontières de la Grèce sont également les frontières de l’UE, et nous les protégerons. »

Pékin: oui à l’accord commercial numéro un, non aux critiques démocratiques

Pékin: oui à l’accord commercial numéro un, non aux critiques démocratiques  

 

La Chine s’engage à respecter l’accord commercial numéro un passé avec les États-Unis  ( pour l’accord numéro 2 pour l’instant Trump  a bloqué toute perspective de négociation). En fait,  les Chinois acceptent les contraintes réciproques relatives au commerce entre les deux zones sans doute parce qu’il y va aussi de l’avenir de sa croissance aujourd’hui assez menacée même s’il semble se dessiner un redressement au second trimestre. Au-delà des aspects commerciaux ,  la Chine ne veut tristement rien entendre des mises en garde contre les atteintes à la démocratie dénoncée par les États-Unis ou d’autres. Bref du business même contraint avec les États-Unis ( et autres pays ) oui mais surtout sans la moindre allusion au caractère de dictature du régime chinois. La ligne dure ainsi réaffirmée. On aura encore l’occasion de le vérifier avec cette hypothèse envisagée par les États-Unis de bannir l’entrée du pays à tout membre du parti communiste chinois.

 

La relation entre Pékin et Washington n’a été aussi mauvaise depuis des décennies alors que les deux pays s’opposent sur plusieurs fronts: la gestion de l’épidémie du coronavirus par la Chine, la nouvelle loi de sécurité nationale à Hong Kong, le commerce et les accusations de crimes contre les droits de l’homme à Xinjiang.

En réponse aux questions à propos de l’impact que les sanctions imposées par Washington auraient sur l’accord commercial, Hua a dit aux journalistes lors d’une conférence de presse quotidienne qu’elle espère que l’accord pourra être mis en oeuvre.

“Nous respectons toujours nos engagements, mais nous savons que certains aux Etats-Unis sont en train d’opprimer et de harceler la Chine” a-t-elle dit. “En tant qu’Etat souverain indépendant, la Chine doit répondre aux pratiques de harcèlement menées du côté des Etats-Unis; on doit dire non, on doit donner des réponses et agir en réaction contre ces pratiques”.

“Si les Etats-Unis voient une menace dans tout ce que la Chine fait, alors cela deviendra une prophétie autoréalisatrice”.

Hua a aussi qualifié les accusations portées par Washington de crimes contre les droits de l’homme à l’encontre de la minorité ouïghoure du “plus grand mensonge du siècle”.

« la relance économique, oui, mais doit être sélective »

« la relance économique, oui,  mais  doit être sélective »

 

,L’économiste Bruno Alomar préconise, dans une tribune au « Monde », que les pouvoirs publics en France concentrent leurs efforts de relance sur deux secteurs : les services à l’environnement, et la défense qui joue un rôle majeur en matière d’innovations.

« 

L’heure est à la relance économique. Au cours des dernières semaines, les pays européens ont présenté des initiatives visant à soutenir leurs économies, confrontées à une crise dont le Fonds monétaire international (FMI) vient de confirmer, pour ceux qui en doutaient, l’ampleur exceptionnelle. Alors qu’il prévoyait en avril un recul de la production mondiale de - 3 %, le Fonds envisage désormais une chute du produit intérieur brut (PIB) mondial de près de 5 %.

En Europe, emboîtant le pas aux institutions européennes, les Etats membres ont lancé de vastes plans de soutien de leurs économies. En France, hormis les mesures horizontales de chômage partiel et d’aide aux petites entreprises, les autorités ont jusqu’à présent concentré l’essentiel de l’effort public sur trois secteurs, il est vrai particulièrement touchés : le tourisme (plan du 14 mai), l’automobile (26 mai), l’aéronautique (plan du 9 juin).

Disons-le tout net : ainsi que les Américains ont coutume de le dire, il faut savoir mettre à profit une bonne crise afin d’opérer des changements trop longtemps différés en raison de leur caractère particulièrement douloureux. Si l’économie française apparaît fragile et si ses marges de manœuvres sont aussi réduites, c’est précisément parce que les gouvernements, au cours des décennies précédentes, n’ont pas assumé les choix structurants qui s’imposaient.

Face à l’ampleur de la vague de faillites et à la remontée du chômage qui se profilent à l’automne, le risque est grand de céder aux recettes qui ont mené le pays dans l’impasse : faire du saupoudrage d’argent public afin de contenter tout le monde. Cette tentation est d’autant plus grande que les conditions monétaires historiquement accommodantes nous donnent l’illusion de marges de manœuvres dont nous ne disposons pas compte tenu de l’ampleur de notre dette publique et de notre taux global d’imposition.

Dans un tel contexte, il est impératif de concentrer l’effort public sur des secteurs d’avenir, deux en particulier.

Le premier est celui des services à l’environnement. Rappeler l’importance de ce secteur pourrait tenir de la gageure, alors même que la transition énergétique et la préservation de l’environnement sont désormais des priorités politiques que personne de sérieux ne conteste. On pourrait également souligner à bon droit qu’en fait de résilience face à la crise, comme pour l’électricité et pour la nourriture, le maintien d’une alimentation ininterrompue en eau a été décisif. »

Assurances: suspension de dividendes, oui ou non ?

Assurances: suspension de dividendes, oui ou non ?

 

AAvec prudence, l’autorité européenne qui supervise les assurances recommande de suspendre les dividendes pour cette année. Pour autant certains grands acteurs du secteur ont quand même promis dans verser au moins une partie. Pas vraiment une attitude très responsable car il y a encore beaucoup d’interrogations quant aux conséquences des éventuelles indemnisations liées à la crise sanitaire “Nous croyons toujours que c’est une approche raisonnable (…). Il y a encore trop d’éléments d’incertitude”, a déclaré le président de l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP), Gabriel Bernardino, lors d’une visioconférence organisée par IIF, qui regroupe les grands acteurs mondiaux de l’industrie de la finance.

. À noter aussi que les assureurs du manière d’une autre ont pu bénéficier de l’indemnisation française du chômage partiel et qu’il serait choquant de privilégier le retour financier vers les actionnaires tout en demandant sans doute des efforts aux salariés.

 

Malgré ces recommandations, l’assureur français Axa a annoncé mercredi qu’il verserait un dividende au titre de l’année 2019, réduit toutefois de moitié. Son concurrent allemand Allianz a également maintenu le versement d’un dividende.

Les compagnies européennes d’assurance étaient dans une santé florissante avant la crise du coronavirus, a souligné Gabriel Bernardino. Il a déclaré être en accord “pour le moment” avec la manière dont les assureurs ont relevé le défi de la crise, ajoutant toutefois que les incertitudes étaient encore trop forte pour relâcher les efforts.

Si la crise s’aggrave, le régulateur pourra donner aux compagnies plus de temps pour reconstituer leurs réserves de capital, a déclaré le chef de l’AEAPP.

D’après Gabriel Bernardino, les assureurs doivent être particulièrement attentifs à l’impact sur leur solvabilité de la hausse des demandes d’indemnisation pour perte d’activité de la part d’entreprises clientes.

Un certain nombre d’entreprises au Royaume-Uni, en France et aux États-Unis demandent à être indemnisées par des assureurs au titre de l’interruption de leur activité au plus forte de l’épidémie. Selon plusieurs assureurs, ce risque épidémique n’est pas couvert par leur police d’assurance.

«Oui», il y a eu des «ratés» ( Bayrou )

Crise: «Oui», il y a eu des «ratés» ( Bayrou )

Il s’est fait l’ardent défenseur des compétences des communes et des intercommunalités face à l’État pour prendre en charge les pénuries. «Il se trouve que l’État n’a pas la faculté de prévoir ce qui est inédit, ce qui est bouleversant, et qu’il prépare trop souvent les guerres d’autres fois. Donc il va falloir se poser la question de la société française. Est-ce qu’on doit toujours considérer que l’intervention d’une collectivité locale est bizarre ?», a-t-il interrogé alors que de plus en plus de maires prennent les devants, en fournissant des masques à leurs concitoyens.

D’ailleurs pour sa ville, le maire de Pau a assuré avoir commandé 500 000 masques. «Nous avons décidé de commander ces masques que nous faisons fabriquer par des entreprises locales qui ont assuré l’agrément biologique. Le total est pour le mois de juin. On en distribuera à tous ceux qui en ont besoin, gratuitement, mais on va demander à ceux qui le peuvent une contribution qui correspond au prix du masque», a-t-il détaillé.

Il n’a pas attendu la réponse de l’État. «Dès la première minute, j’ai réuni les personnels soignants et les spécialistes de santé. On s’est mis à la chasse aux masques et on en a trouvé beaucoup qui avait été distribués lors de la grippe H1N1. Tout le monde avait oublié qu’ils étaient là, y compris l’État», a-t-il rappelé. Par ailleurs, François Bayrou estime que les masques devraient être rendus obligatoires dans les transports en commun, tout comme Anne Hidalgo. La maire socialiste de Paris souhaite les rendre obligatoires aux heures de pointe.

Et le centriste de louer un peu plus l’organisation fédéraliste allemande : «L’organisation centrée sur l’État montre qu’elle n’est pas adaptée. En Allemagne par exemple, on voit que l’impact du virus sur la population est plus faible que chez nous. Il y a eu une anticipation plus grande et puis il y avait l’initiative locale, régionale…». Sur l’ouverture des écoles et des crèches le 11 mai notamment, le maire de Pau estime que ce doit «être la responsabilité partagée des directeurs d’école et des municipalités qui en ont la responsabilité.» Quant aux enseignants qui voudraient faire jouer leur droit de retrait, François Bayrou leur adresse sa réprobation. «Ce ne serait pas civique», a jugé l’ancien ministre de l’Éducation nationale de François Mitterrand, puis Jacques Chirac.

L’Airbus des batteries: Oui de PSA

L’Airbus des batteries: Oui de PSA

 

-Le conseil de surveillance de PSA a donné lundi son feu vert à l’étude d’une coentreprise de batteries avec Total et sa filiale Saft devant permettre à l’Europe de rattraper son retard sur l’Asie en matière de stockage d’électricité pour les véhicules.

La Commission européenne a lancé fin 2017 une initiative connue sous le nom “d’Airbus des batteries”. L’écrasante majorité des batteries lithium-ion pour les voitures vient actuellement de Corée et de Chine, alors que ce composant est appelé à jouer un rôle stratégique sur un marché des véhicules de plus en plus électrifié.

L’Union européenne autorise une aide publique de 3,2 milliards d’euros que pourront accorder 7 États-membres dont l’Allemagne et la France pour développer une filière industrielle de batteries pour les véhicules électriques, via un consortium de 17 entreprises. L’enjeu: moins dépendre des batteries d’origine asiatique.

L’Europe veut accélérer pour mettre en place une filière européenne des batteries pour les véhicules électriques. La Commission européenne a autorisé ce lundi sept Etats membres, dont l’Allemagne et la France, à apporter une aide publique de 3,2 milliards d’euros pour développer dans l’UE le secteur des batteries électriques, via un consortium de 17 entreprises (cf illustration ci-dessous) dont les firmes allemandes BASF et BWM et le chimiste belge Solvay.

L’Allemagne est autorisée par la Commission à investir jusqu’à 1,25 milliard d’euros. Viennent ensuite la France (960 millions), l’Italie (570 millions), la Pologne (240 millions), la Belgique (80 millions), la Suède (50 millions) et la Finlande (30 millions).

 

Ces développements concerneront les batteries Li-ion (à électrolyte liquide et à semi-conducteurs), qui ont une plus longue durée de vie et se rechargent plus vite que les batteries actuellement sur le marché.

Les 17 participants directs associés au projet, principalement des acteurs industriels, dont des petites et moyennes entreprises (PME), collaboreront les uns avec les autres et avec plus de 70 partenaires externes, comme des PME et des organismes publics de recherche de toute l’Europe.

L’investissement des sept États concernés  « devrait permettre de mobiliser 5 milliards d’euros supplémentaires en investissements privés », précise Bruxelles, qui considère ces subventions compatibles avec sa réglementation en matière d’aides d’État. L’ensemble du projet devrait prendre fin en 2031.

Les domaines privilégiés par « l’Airbus des batteries »

Les participants (industriels) au projet et leurs partenaires (centre de recherche, PME) devront privilégier quatre domaines technologiques liés aux batteries, précise la Commission européenne:

  • les matières premières et les matériaux avancés: le projet européen entend développer des processus innovants durables qui permettent l’extraction, la concentration, le raffinage et la purification des minerais afin de générer des matières premières de grande pureté. En ce qui concerne les matériaux avancés (comme les cathodes, les anodes et les électrolytes), il vise à améliorer les matériaux existants ou à en créer de nouveaux, qui seront utilisés dans des cellules de batteries innovantes
  • les cellules et les modules: le projet entend développer des cellules et des modules innovants conçus pour répondre aux critères de sécurité et de performance exigés pour les applications automobiles et non automobiles (stockage fixe de l’énergie, machines-outils, etc.);
  • les systèmes de batteries: le projet entend développer des systèmes de batteries innovants incluant des logiciels et des algorithmes de gestion des batteries ainsi que des méthodes de vérification innovantes;
  • la réaffectation, le recyclage et le raffinage: le projet entend élaborer des processus sûrs et innovants pour la collecte, le démantèlement, la réaffectation, le recyclage et le raffinage des matériaux recyclés.

 

SNCF : « Oui Go away » !

SNCF : « Oui Go away » !

 

Avec le départ de Pepy  qui a surtout investi dans le marketing de sa communication se pose la question de l’avenir de l’entreprise. Avec son discours psycho-commercial, Pepy a endormi la SNCF. On a ainsi multiplié les concepts commerciaux qui reposaient essentiellement sur le vent de la mode « Oui. go » , « Oui.sncf », « Oui.bus » Dans le même temps,  on a peu progressé sur le plan technologique et encore moins sur le plan de l’efficacité et de la gestion. Pire s’est installé dans l’entreprise une certaine culture du laisser aller mettant même en cause parfois les aspects de sécurité qui constituait  l’âme de l’entreprise.

D’une certaine manière,  les recrutements extérieurs excessifs , notamment d’énarques, ont été une véritable catastrophe. Des embauches extérieures connaissant peu ou mal l’entreprise et pour lesquels le parcours de formation professionnelle interne a été raccourci voire totalement éliminé et qui ont essayé de plaquer des slogans publicitaires sur l’absence de vraie stratégie. Pour tout dire l’esprit cheminot , s’est notoirement affaibli depuis notamment l’arrivée de Pepy.

Cette culture cheminote d’attachement aux métiers, de respect de l’heure et de la sécurité a subi des dégâts. Précédemment par exemple la SNCF recrutait surtout des apprentis notamment dans la filière conducteur mais pas seulement. Ces derniers devenaient ensuite pour certains agents de maîtrise voire cadres . Depuis on a recruté à l’extérieur  pour la traction des trains mais aussi dans les autres spécialités;  des bacs plus qui se caractérisent par un rapport aux métiers beaucoup plus distendus et qui par parenthèse alimentent  les troupes syndicales les plus radicales. Le nouveau président devra remettre les cheminots à la tâche, rétablir cette culture de la ponctualité et la sécurité en même temps qu’il devra exiger une autre compétitivité.

Les déficiences de compétitivité ont déjà tué les transports express, les transports de messagerie et le transport de fret. Pas étonnant, un conducteur SNCF travaille moitié moins qu’un conducteur routier et est payé le double. La prolongation d’une telle situation pourrait tuer non seulement le transport de personnes de longue distance mais aussi de proximité comme les TER. De toute évidence, le premier travail du nouveau président devrait être d’effectuer un travail approfondi d’audit d’activités aussi peu performantes. Comment expliquer que la SNCF possède le premier groupe de transports français via ses filiales, un groupe particulièrement efficace et rentable quand la maison-mère , elle, montre  un gestion aussi pitoyable.

 

« La réforme des retraites se fera » (Darmanin) oui mais laquelle ?

« La réforme des retraites se fera » (Darmanin) oui mais laquelle ?

Difficile d’être plus flou que Darmanin interrogé par le JDD sur les propositions du gouvernement pour sortir du conflit.

Ferez-vous des propositions pour sortir du conflit avant jeudi?
Darmanin :On ne peut pas amender un texte qui n’existe pas. Si l’objectif de la grève est de nous faire renoncer à la réforme, ce sera difficile de trouver un compromis. S’il s’agit de préciser certains points, d’intégrer des revendications légitimes ou de mettre en place des calendriers de transition adaptés, le Premier ministre a dit que sa porte était ouverte.

 

En clair, Darmanin ne connaît pas le contenu de la réforme, la grève est donc inutile; On peut préciser certains point dit-il mais il n’indique pas l’axe central de l’évolution ( structurelle, paramétrique, universelle, avec régimes spéciaux et pour qui) . Tout ce que sait Darmanin c’est qu’il y aura une reforme !

 

Vous attendez-vous à une grève massive jeudi?
Darmanin : Le gouvernement est conscient que la mobilisation des syndicats sera forte contre un projet qui est pourtant destiné à sauver le système des retraites et à mettre fin à des inégalités entre Français. Ceux qui bénéficient des régimes spéciaux, à la RATP ou à la SNCF, sont ceux qui peuvent le plus facilement provoquer des blocages. On peut comprendre que certains s’interrogent sur la réforme et attendent des clarifications, mais on peut aussi souligner que ceux qui ont des intérêts particuliers souhaitent les garder – ce qui peut être compréhensible -, donc ne pas être traités comme tous les Français. Toutes les réformes des retraites ont suscité de fortes contestations

 

Pas vraiment convaincant et d’une certaine manière un flou qui nourrit les incertitudes  sur une réforme sans doute nécessaire mais dont on ne perçoit pas clairement la philosophie ,  les objectifs et les modalités.

La baisse du déficit de la sécu en 2018 due à la conjoncture économique…bah, oui!

La  baisse du déficit de la sécu en 2018  due à la conjoncture économique…bah, oui!

On découvre la lune avec le lien entre la conjoncture économique et les grands équilibres! La forte réduction du déficit de la sécurité sociale, passé de 5,1 milliards d’euros en 2017 à 1,2 milliard en 2018, est en grande partie «due à la bonne tenue de la conjoncture économique», selon un rapport de la Cour des comptes publié jeudi. Le redressement spectaculaire des comptes de la Sécu était «de nature principalement conjoncturelle», affirment les magistrats de la rue Cambon, qui estiment que «la bonne tenue» de l’économie française expliquerait «au moins pour moitié» cette évolution.

A l’inverse, «l’effort structurel serait modeste, de l’ordre de 400 millions d’euros», la hausse des recettes (CSG, tabac) ayant été presque effacée par des dépenses «progressant plus vite que la croissance», en particulier dans la branche vieillesse (retraites).

Pour la Cour, le «retour vers l’équilibre» financier suppose de «ramener le dynamisme des dépenses au niveau ou en dessous du niveau de la croissance potentielle, ce qui impliquerait la réalisation d’économies supplémentaires».

Ce rapport n’évoque pas la dégradation prévue pour 2019, avec un déficit attendu à 1,7 milliard d’euros selon la Commission des comptes de la Sécu, au lieu du léger excédent annoncé en septembre par le gouvernement. L’addition pourrait même se corser jusqu’à 4,4 milliards, à cause des concessions aux «gilets jaunes» (CSG réduite pour certains retraités, exonération des heures supplémentaires) votées fin 2018.

Aides sociales : non aux contreparties, oui à l’accompagnement (Laurent Berger)

Aides sociales : non aux contreparties, oui à l’accompagnement (Laurent Berger)

 

 

Le secrétaire général de la CFDT a sans doute raison de s’opposer à des contreparties de nature punitive en compensation des aides sociales. Il préfère qu’on consacre un accompagnement plus approfondi vis-à-vis de ces personnes notamment pour permettre la réinsertion sociale.Édouard Philippe, le Premier ministre, a osé aborder un tabou : celui des compensations de travail en contrepartie des aides sociales. Il y a deux manières de réfléchir à cette question : soit de remettre en cause le niveau de ces aides, soit d’exiger un travail. Force est de constater que pour des salaires voisins du SMIC, il est parfois plus intéressant de bénéficier des différentes aides sociales dans le RSA que de travailler. On pourrait aussi conclure que la faute revient au bas niveau du SMIC. La situation devient un peu incohérente quand certaines personnes ne touchent qu’un salaire de l’ordre de 800 € pour 25 heures. Il est clair que le salarié doit alors engager des dépenses de déplacement, de restauration, de garde des enfants alors qu’en bénéficiant des aides sociales il réduirait notablement ses dépenses pour gagner finalement davantage. On  pourrait faire le même constat vis-à-vis des personnes bénéficiant de l’allocation chômage par rapport à ceux qui travaillent. Il y a là un vrai problème à multiples facettes mais qui freine sérieusement l’embauche et par parenthèse favorise la venue  d’immigrés d’Europe ou d’ailleurs et qui sont moins délicats que les Français en matière de conditions de travail. S’ajoute à cela une perte générale de la valeur travail qui affecte non seulement les plus défavorisés mais aussi les cadres. Un sujet tabou donc quand on est responsable politique. Demander des « contreparties » au versement d’aides sociales, comme l’a évoqué vendredi le Premier ministre Édouard Philippe, ne doit pas se « faire de façon punitive », a estimé dimanche la ministre de la Santé Agnès Buzyn, pour qui « tout le monde ne peut pas retourner vers l’emploi ». Le problème est bien connu il s’agit des déficiences de nos systèmes de réinsertion qui n’incite guère à la reprise du travail. Enfin et peut-être surtout des énormes insuffisances du système de formation qui brasse 35 milliards par an mais dont une partie minime va en direction des personnes sans emploi. Cela en dépit de la récente loi qui n’a pas changé grand-chose car les institutions continuent de se partager cet énorme fromage. Manque de formation et incitation défaillante de la réinsertion explique une grande partie des les aides sociales des chômeurs mêmes s’il est clair que la solidarité doit s’exercer sans contrepartie en direction de personnes dans des situations dramatiques. Pour  Laurent Berger sur France Inter. “La bonne manière de prendre les choses, c’est l’accompagnement des personnes qui sont aujourd’hui en situation soit de précarité, soit d’exclusion.”

Air France : le SNPL dit oui au projet de Ben Smith

Air France : le SNPL dit oui  au  projet de Ben Smith

 

Changement de ton, changement de position chez les pilotes qui jusque là s’étaient  surtout illustré par leur gréviculture, u détrimenet parfois des autres catgorieés de personnel. Le SNPL, syndicat corpo d’Air France après avoir viré les gauchistes de sa direction se range enfin au projet de la direction.   Les pilotes d’Air France se sont prononcés à plus de 85% en faveur de la signature d’un accord catégoriel avec la Direction, lors d’une consultation lancée par le syndicat majoritaire SNPL d’Air France, a annoncé ce dernier mardi dans un communiqué. « Les pilotes d’Air France ont approuvé l’accord par 85,42% de votes positifs » et « le taux de participation a atteint 70,51% », selon le SNPL.

Après les hôtesses et stewards et le personnel au sol, la signature de cet accord clôt le cycle des négociations catégorielles menées par les équipes du directeur général d’Air France-KLM Benjamin Smith, arrivé à la tête du groupe en septembre, pour mettre un terme au conflit social au sein de la compagnie française. Le « taux de participation illustre, sans ambiguïté, la volonté des pilotes d’Air France de s’impliquer dans l’avenir de la compagnie », a souligné le syndicat, représentatif des pilotes à 65% mais qui avait choisi d’interroger tous les pilotes (environ 4.000) d’Air France lors de ce référendum lancé le 1er février.

L’exécutif envisage un référendum pour obtenir un oui !

L’exécutif envisage un référendum pour obtenir un oui !

 

Pas question évidemment d’un référendum concernant l’impôt sur la fortune ou  un référendum d’initiative populaire. Mais pour reprendre répondre- ou plus exact devant faire semblant- à la demande de démocratie participative le gouvernement étudie la possibilité d’une consultation où il serait à peu près sûr d’obtenir un oui voir plusieurs.  on envisage en effet un référendum à questions multiples. Par exemple il s’agirait de demander aux Français s’ils sont  d’accord pour réduire le nombre de parlementaires notamment au Sénat ou d’autres questions institutionnelles comme la prise en compte du vote blanc ou le non cumul des mandats. On pourrait aussi interroger les Français sur la possibilité de donner un peu plus de pouvoir aux régions. Bref il s’agit surtout de rechercher des questions susceptibles de recevoir une approbation majoritaire dont on pourra se prévaloir politiquement. Reste à savoir si les Français tomberont dans le piège de cette fausse évolution de la démocratie participative.

 

78% des Français pour changer les aides sociales, oui mais lesquelles ?

78% des Français pour changer les   aides sociales, oui mais lesquelles ?

 

Un sondage pour sans doute alimenter les discussions de bistrots ; C’est trop cher, trop compliqué, faut simplifier et même supprimer ! En plus autant souhaitent diminuer ou augmenter  le nombre de bénéficiaires. De toute manière cet amalgame de toutes les prestations sociales n’a aucun sens, certaines relèvent de l’assurance, d’autres de la solidarité. Les sources, l’objet, les modalités de gestion sont complètement différentes. Certes on doit pouvoir faire mieux en matière de simplification mais c’est une  illusion de penser  que ça suffira pour mieux gérer globalement le système. L’analyse doit être plus fine, par prestation, par objectif par bénéficiaire notamment.  Le problème c’est qu’on ne dit pas lesquelles doivent être simplifiées ou supprimées ! On pourrait obtenir les mêmes résultats sur les impôts ou les procédures juridiques. Plus de trois quarts des sondés (78%) jugent trop complexe le système d’aides sociales en France, 63% se disent favorables à leur regroupement au sein d’une allocation unique et près de sept sondés sur dix (68%) estiment qu’il faudrait demander davantage de contreparties aux bénéficiaires. Cependant, plus de la moitié des sondés (52%) se prononcent pour un maintien, voire une augmentation, du montant de ces aides dans les années à venir, contre 38% de sondés favorables à leur diminution. L’idée de restreindre le nombre des bénéficiaires plutôt que le montant des allocations ne suscite pas non plus l’adhésion des sondés: 45% d’entre eux souhaitent un maintien ou une augmentation de ce nombre, contre 43% qui voudraient que moins de personnes y aient droit. Le chef de l’Etat a promis mercredi de réformer le système de protection sociale pour renforcer l’accompagnement vers l’emploi, tout en assurant qu’aucune économie ne serait faite sur le dos des plus fragiles. Dans une vidéo diffusée par ses équipes, il avait estimé que les aides sociales coûtaient un “pognon de dingue” sans sortir “les gens de la pauvreté”, des propos qui lui ont valu les critiques de l’opposition, qui y a vu une nouvelle illustration de sa pensée libérale.

Oui à un « Airbus de l’IA »

Oui à un « Airbus de l’IA »

La proposition allemande de créer un AIRBUS de l’IA constitue une avancée certaine dans un paysage européen bien morne. Enfin la coopération prend des formes concrètes et constitue par ailleurs en soi une réponse au repli général tant sur le plan politique qu’économique. N’oublions pas qu’Airbus commencé par uen coopération sous forme de consortium pour se transformer en société avant de faire plus que jeu égal avec Boeing. Cet grâce à Airbus que la balance commerciale de la France ne s’écroule pas totalement.  Air Bus qui emploie 60 000 salariés et fait travailler ‘  3 fois plus de sous traitants dans le monde entier est devenu un géant industriel au plan mondial. Dans une interview publiée mercredi par le Figaro, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, propose de créer “en étroite collaboration avec les acteurs existants, notamment les producteurs automobiles, un nouvel acteur sur le plan de l’intelligence artificielle, comme on l’a fait avec Airbus.” “Cet acteur unique et fort pourrait se lancer dans le développement de solutions concrètes et compétitives en matière d’intelligence artificielle”, a-t-il ajouté. A l’issue d’une rencontre avec Peter Altmaier, le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a souligné de son côté que le futur fonds pour l’innovation doté de dix milliards d’euros devait être un préalable à un fonds européen et que cela se ferait sans doute d’abord avec l’Allemagne.

78% des Français pour simplifier les aides sociales, oui mais lesquelles ?

78% des Français pour simplifier les aides sociales, oui mais lesquelles ?

 

Un sondage pour sans doute alimenter les discussions de bistrots ; C’est trop cher, trop compliqué, faut simplifier et même supprimer ! En plus autant souhaitent diminuer ou augmenter  le nombre de bénéficiaires. De toute manière cet amalgame de toutes les prestations sociales n’a aucun sens, certaines relèvent de l’assurance, d’autres de la solidarité. Les sources, l’objet, les modalités de gestion sont complètement différentes. Certes on doit pouvoir faire mieux en matière de simplification mais c’est une  illusion de penser  que ça suffira pour mieux gérer globalement le système. L’analyse doit être plus fine, par prestation, par objectif par bénéficiaire notamment.  Le problème c’est qu’on ne dit pas lesquelles doivent être simplifiées ou supprimées ! On pourrait obtenir les mêmes résultats sur les impôts ou les procédures juridiques. Plus de trois quarts des sondés (78%) jugent trop complexe le système d’aides sociales en France, 63% se disent favorables à leur regroupement au sein d’une allocation unique et près de sept sondés sur dix (68%) estiment qu’il faudrait demander davantage de contreparties aux bénéficiaires. Cependant, plus de la moitié des sondés (52%) se prononcent pour un maintien, voire une augmentation, du montant de ces aides dans les années à venir, contre 38% de sondés favorables à leur diminution. L’idée de restreindre le nombre des bénéficiaires plutôt que le montant des allocations ne suscite pas non plus l’adhésion des sondés: 45% d’entre eux souhaitent un maintien ou une augmentation de ce nombre, contre 43% qui voudraient que moins de personnes y aient droit. Le chef de l’Etat a promis mercredi de réformer le système de protection sociale pour renforcer l’accompagnement vers l’emploi, tout en assurant qu’aucune économie ne serait faite sur le dos des plus fragiles. Dans une vidéo diffusée par ses équipes, il avait estimé que les aides sociales coûtaient un “pognon de dingue” sans sortir “les gens de la pauvreté”, des propos qui lui ont valu les critiques de l’opposition, qui y a vu une nouvelle illustration de sa pensée libérale.

Réformer la SNCF, oui, mais pas à la hussarde

Réformer la SNCF, oui,  mais pas à la hussarde

 

Comme toute entreprise, et sans doute davantage que d’autres, la SNCF doit se réformer  revoir son organisation  et sa flexibilité, améliorer sa productivité et se performances commerciales. Une organisation qui manque d’efficacité et  besoin d’être réformée. D’abord parce que son environnement se modifie, que les champs spatiaux s’élargissent enfin parce que de nouvelles technologies apparaissent notamment concernant la commercialisation. D’une manière plus générale, c’est la politique des transports qui doit être redéfinie au regard de l’évolution des mobilités et de l’a management du territoire et des préoccupations environnementale. La SNCF doit continuer d’évoluer mais mieux et plus vite. Reste des problèmes lourds comme l’endettement qui n’est absolument pas traité dans cette réforme pas plus d’ailleurs que dans les réformes précédentes. Au total presque 50 milliards ! Qui hypothèquent évidemment les comptes du groupe SNCF. Autres sujets mis sou le tapis, l’avenir des petites lignes dont les responsabilités sera encore davantage transféré aux régions et qui ne pourront les financer. Politique des transports, mauvais choix,  investissements imposés par l’Etat, choix de dirigeants provenant des cabinets ministériels et n’ayant aucune expérience de gestion, mauvaise organisation, productivité insuffisante autant de facteurs explicatifs de la crise de l’entreprise. Macron a évidemment raison de vouloir opérer une réforme ferroviaire mais il le fait à l’envers et en stigmatisant inutilement les cheminots. Dans toute entreprise classique,  on définit d’avoir l’évolution de l’environnement, ensuite les objectifs enfin on s’attaque aux moyens. Là où Macron a commencé par mettre en exergue le fameux statut des cheminots nullement totalement responsable des problèmes d’entreprises. Macron a perdu son pari en tentant jouer l’opinion publique contre les cheminots. Les dégâts politiques seront importants, ils se traduiront surtout par une nouvelle baisse de popularité de Macron et de son gouvernemenet qui d’une certaine manière est largemenet responsable de la chienlit qui installe dans le ferroviaire. Reformer la SNCF est uen nécessité mais pas à la hussarde et sans réelle  préparation.

 

Terrorisme : dire les mots, oui, mais la sémantique ne suffit pas

Terrorisme : dire les mots, oui,  mais la sémantique ne suffit pas

 

 

 

A gauche comme à droite, chez les experts et au gouvernement,  on affirme désormais la nécessité de dire les mots qui définissent les causes du terrorisme. Macron lui-même dans son hommage au héros Beltrame a fait appel à la capacité de résilience des Français par rapport aux valeurs républicaines, il a sollicité cette résistance. L’islamisme est maintenant clairement désigné comme l’ennemi et le combat contre cette idéologie mérite d’être engagé dans la clarté. Cependant la sémantique ou les intentions ne suffisent pas. La réplique doit être à la hauteur des enjeux qui mettent en cause bien entendu la sécurité mais aussi le contenu même de ce qui a fondé la république et la démocratie. La lutte doit donc être conduite sur deux terrains,  le terrain policier avec un renforcement des moyens de renseignement et d’intervention notamment dans les quartiers ou le salafisme progresse par suite du désengagement presque total de l’État et sur fond de drogue. L’autre champ d’action est d’ordre idéologique et doit viser la tolérance zéro chaque fois que les valeurs fondamentales qui fondent la nation sont mises en cause. D’une manière générale les Français réclament des mesures beaucoup plus radicales au gouvernement même s’ils sont convaincus en même temps que les autres parties politiques ne feraient pas mieux que ceux  qui sont au pouvoir  61% des Français sont donc  favorables à la mise en place de nouvelles mesures d’exception pour assurer leur sécurité face au terrorisme, « quitte à limiter les libertés », selon un sondage Odoxa-dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro*publié jeudi 29 mars. Les propositions les plus radicales, notamment proposées par le président du parti Les Républicains, sont « très largement soutenues ». Mais pour autant, 59% des Français pensent que Laurent Wauquiez a eu tort de critiquer Emmanuel Macron après les attentats et 67% estiment que la droite ne ferait pas mieux si elle était au pouvoir.   Dans le détail, les sympathisants du FN (68%) et les sympathisants de droite (78%) sont « très demandeurs » de nouvelles mesures d’exception. Les sympathisants de LREM sont 60% à être favorables à plus de fermeté, et un sympathisant de gauche sur deux est également favorable.   Toutes les propositions « les plus radicales » sont « très largement soutenues «comme l’interdiction du Salafisme (88%), l’expulsion des étrangers « fichés S » (83%), le placement en rétention administrative des « fichés S » jugés « les plus dangereux » (87%), et le rétablissement de l’état d’urgence (61%).   Interrogés sur l’application de ces mesures, huit Français sur dix pensent que l’état d’urgence est une mesure « facile à appliquer ». La seule mesure qui semble difficile à mettre en place pour 52 % des Français, c’est l’interdiction du salafisme, mesure avancée par l’ancien Premier ministre Manuel Valls. Les autres mesures sont proposées par le président du parti Les Républicains Laurent Wauquiez.   Les Français demandent plus de fermeté mais, paradoxalement, ils rejettent l’attitude de Laurent Wauquiez qui avait reproché au chef de l’État sa « naïveté coupable », après les attentats dans l’Aude. Six Français sur dix pensent que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a eu tort de critiquer Emmanuel Macron dont 44% de ses propres sympathisants. Seulement 41% des personnes interrogées pensent qu’il a eu  »raison de dire cela s’il estime que tout n’a pas été fait pour éviter cet attentat »*Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1009 Français interrogés par Internet les 28 et 29 mars, parmi lesquelles 331 sympathisants de gauche, 126 sympathisants LREM, 111 sympathisants de droite hors FN et 173 sympathisants du FN.  

Contrôle des chômeurs, oui mais l’insertion c’est mieux

Contrôle des chômeurs, oui mais l’insertion c’est mieux

 

Depuis quelque temps le gouvernemenet tombe dans le populisme en opposant des catégories sociales aux autres. Il est clair t qu’on trouvera une majorité pour contrôler et sanctionner les chômeurs.  Mais le contrôle des chômeurs ne saurait constituer la mesure phare  pour gérer  un problème qui constitue la pire inégalité sociale. Certes une très petite minorité de chômeurs trichent  avec le régime d’assurance chômage mais la question centrale consiste à réinsérer professionnellement et socialement des personnes qui perdent peu à peu contact avec la société. Ce n’est pas une politique de culpabilisation  qui permettra de réinsérer les marginaux mais une politique d’accompagnement intégrant bien sûr la formation, la réadaptation professionnelle et les aspects psychologiques. Encore une fois on ne peut nier que certains chômeurs profitent du système mais pour l’essentiel la plupart souffrent  de leur situation. C’est à cette souffrance qu’il faut répondre, c’est au manque de formation qu’il faut faire face et c’est avec des opérations d’insertion qu’on permettra assez chômeurs de réintégrer pleinement la communauté économique et sociale. Pas sûr que de ce point de vue les salariés de Pole emploi soient très armés intégrer les différents aspects déjà évoqués. On ferait mieux plutôt que de culpabiliser l’ensemble des chômeurs d’une part évidemment de développer la croissance car sans croissants pas d’emploi. D’autre part pour les chômeurs vraiment en difficulté de développer les entreprises d’insertion qui permettent chômeurs de reprendre contact avec la vie professionnelle, de se former, de retrouver une dignité et des perspectives d’emploi plus durable. De ce point de vue,  le plan du gouvernement est surtout centré sur les contrôles et sanctions et pas suffisamment sur l’insertion.  Pas étonnant si  les arbitrages du gouvernement annoncés lundi pour le contrôle des chômeurs ont suscité de vives réactions des organisations syndicales. Les sanctions seront  donc allégées lorsque le chômeur manquera sans motif valable un rendez-vous avec son conseiller Pôle emploi – ce qui représente 70% des motifs de sanction. A l’inverse, elles seront alourdies pour ceux dont les recherches sont considérées comme insuffisantes, en cas de refus d’une offre raisonnable ou de non participation au journal de bord. Un chômeur qui manquera un rendez-vous avec son conseiller sera ainsi radié pendant quinze jours, contrairement à deux mois aujourd’hui. Mais au premier manquement (insuffisance de recherche, par exemple), le demandeur d’emploi verra ses allocations supprimées pendant un mois, au deuxième manquement, pendant deux mois et au troisième, pendant quatre mois. Le gouvernement n’a pas confirmé ce barème, précisant qu’il ferait l’objet de discussions avec les partenaires sociaux. “On voit qu’il y a une volonté de renforcer largement le contrôle des demandeurs d’emploi, plus qu’il y a une volonté de renforcer l’accompagnement”, a déclaré Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT.

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