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Stratégie France défense : un ou deux porte-avions ou…. rien du tout !

Stratégie France défense  : un ou deux porte-avions ou…. rien du tout !

Noé Hirsch, analyste dans le secteur de la Défense et fondateur fondé d’East is Red, considère que la France doit tenir compte de la mise en service d’un second porte-avions chinois pour définir la suite du Charles De Gaulle. La question est de  savoir si la France disposera de deux porte-avions pour assurer la continuité maritime, d’un seul,  voire de rien du tout.( article de la Tribune -extraits)

 

« Le 17 décembre dernier, la livraison d’un second porte-avion, baptisé Shandong, à la marine chinoise, le premier de fabrication entièrement nationale, marquait un nouvelle avancée dans la volonté chinoise de développer une marine capable d’asseoir sa suprématie régionale en étendant sa capacité de projection en haute mer.

Si sa mise en service a fait grand bruit dans la presse chinoise, le nouveau porte-avion, équipé d’un simple STOBAR (dispositif permettant de faire décoller les aéronefs grâce à un tremplin), fait pâle figure face à son concurrent le Charles de Gaulle (équipé d’une catapulte – dite CATOBAR, qui fonctionne à vapeur), sans parler de l’USS Gerald R. Ford (le CVN-78), le nouveau porte-avion américain livré en 2017 et dont le premier déploiement est prévu pour cette année. Ce dernier est doté d’une toute nouvelle catapulte électromagnétique (EMALS), qui permet de projeter à moindre coût énergétique à une fréquence plus importante. Le Gerald R. Ford vient par ailleurs d’entamer une série de tests à la mer dans l’objectif de certifier la compatibilité du pont d’envol aux différents aéronefs, du drone à l’avion de chasse, qui seront amenés à opérer à partir de sa catapulte.

Consciente, comme l’énonçait Sir Walter Raleigh, que la domination mondiale repose sur le commerce, que commande le contrôle des mers, la Chine cherche à protéger ses « routes de la soie maritimes », ainsi que l’approvisionnement en matière première du pays (80% du pétrole chinois importé transite par la mer, en particulier à travers le détroit de Malacca). Mais elle veut également imposer son contrôle sur la mer de Chine, une zone turbulente, peuplée d’îlots, de récifs et d’atolls que chevauchent les revendications de la plupart des acteurs de la région. Pékin, qui y convoite les ressources halieutiques et énergétiques, se montre insatiable : son tracé de revendication dit « en langue de buffle » y englobe sans partage la quasi-totalité des terres émergées, au préjudice des pays riverains (Japon, Vietnam, Philippines…). Cette intransigeance, qui vise également à sécuriser un espace pour les sous-marins lanceurs l’engins (SNLE) chinois, menace gravement la paix régionale au point que le Global Times, porte-parole de l’aile gauche du gouvernement de Pékin, n’hésitait pas à publier : « en mer de Chine, la guerre est inévitable ».

… la nécessité d’une présence militaire française crédible dans la région ne se réduit pas à la défense des ZEE nationales. La Chine viole le droit international de la mer par une politique du fait accompli et une militarisation des récifs contestés (quitte à les agrandir, au détriment de l’environnement) ; elle boycotte également les décisions de justice qui lui sont défavorables, comme celle de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye de 2016 donnant raison aux Philippines sur la question de souveraineté des îles Paracels et Spratley. Enfin, sa flotte ambitionne d’inclure au moins 3 porte-avions supplémentaire dans les dix ans. Au regard des volontés d’expansion de Pékin, et de son manque d’égard vis-à-vis de la souveraineté des Etats et du droit international, il semble indispensable de disposer des outils de possibilité d’un rapport de force, à commencer par la question du porte-avion, premier moyen de projection de puissance….. la question est donc : nous doterons-nous d’une disponibilité opérationnelle permanente en construisant deux porte-avions capables de se relayer dans l’année (un sistership) ? Où nous préparons-nous à entériner notre impuissance dans cette région du monde ? »

SNCM : redressement judicaire ou disparition ?

SNCM : redressement judicaire ou disparition ?

 

La crise persiste à la SNCM où les syndicats jouent à l’apprenti sorcier. Une compagnie qui ne peut continuer dans les conditions actuelles et qui doit choisir entre le redressement judicaire qui permettrait de repartir sur des bases financières plus saine ou tout simplement disparaître. Une troisième solution batarde consisterait à adopter un statuquo qui condamnerait rapidement une société malade depuis des années de sa gestion approximative. Partenaires sociaux, représentants de l’Etat et actionnaires de la SNCM se sont donc quitté, mardi 28 octobre, sur un nouveau constat d’échec : l’actionnaire majoritaire Transdev et le gouvernement prônant un redressement judiciaire de la compagnie maritime que refusent les syndicats. Au terme d’une réunion censée être la dernière du processus de médiation engagé après 17 jours de grève cet été, ils sont justes convenus de se retrouver le 18 novembre pour permettre de « clarifier les positions des actionnaires et de l’Etat » selon le président du directoire de la Société nationale Corse Méditerranée, Olivier Diehl.  Détenue à 66 % par Transdev – co-entreprise entre Veolia et la Caisse des dépôts –, à 25 % par l’Etat et à 9 % par ses salariés, la  (SNCM) est au bord de l’asphyxie financière. Pour l’actionnaire majoritaire ainsi que pour le gouvernement pousser la compagnie vers un redressement judiciaire apparaît la seule solution pour créer une nouvelle entité plus attractive pour un éventuel repreneur et libérée du poids des aides à rembourser. La SNCM a un passif de quelque 220 millions d’euros d’aides publiques européennes, dont la Cour de justice de l’UE a exigé le remboursement. Le placement de la compagnie en redressement judiciaire est une « probabilité forte dans un proche avenir », a estimé le secrétaire d’État aux transports, Alain Vidalies, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. « La balle est dans le camp de François Hollande et de son gouvernement pour éviter une casse de l’emploi », a de son côté rétorqué le délégué de la CGT Marins, Frédéric Alpozzo.

 

 




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