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Brexit : « Les Britanniques ne sont pas européens » (Kevin O’Rourke)

Brexit : « Les Britanniques ne sont pas européens » (Kevin O’Rourke)

 

C’est la conviction dans une tribune au « Monde »de  Kevin O’Rourke, historien et économiste anglo-irlandais, qui  constate que la réalisation du Brexit, le 31 janvier, est la seule certitude. Pour lui, les britanniques ne sont pas européens et pas davantage américains; Ailleurs sans doute !

Tribune.

 

Même si cela ne fait pas l’unanimité, les Britanniques ont décidé ce qu’ils ne sont pas : ils ne sont pas européens. Maintenant, ils doivent décider ce qu’ils sont, ce qui risque d’être encore plus compliqué.

Aujourd’hui, il y a au moins une certitude : le Royaume-Uni quittera l’Union européenne (UE) le 31 janvier. La sortie se fera de façon ordonnée, conformément à l’accord de retrait. Moment de joie pour certains outre-manche et d’immense tristesse pour d’autres. La période de transition garantit que sur le terrain, rien ne changera avant la fin de l’année.

Mais après, tout est flou. Il y a même une légère incertitude concernant la mise en œuvre de l’accord de retrait : les Britanniques honoreront-ils leurs engagements vis-à-vis de l’Irlande du Nord ? Le premier ministre Boris Johnson affirme qu’il n’y aura pas de contrôle entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, ce qui va à l’encontre de ses obligations légales. Soyons optimiste : Johnson est un menteur né et il ne faut jamais prendre trop au sérieux ses affirmations. Mais la vigilance doit demeurer.

Y aura-t-il un accord de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’UE, qui remplacera l’appartenance au marché unique et à l’union douanière fin 2020 ? Rien n’est moins sûr. Le Conseil européen n’a pas encore décidé quel mandat devra poursuivre Michel Barnier, le négociateur en chef de la Commission, dans les négociations à venir, mais il semble probable qu’il retiendra la formule « zéro tarif, zéro quota, zéro dumping ». L’insistance sur la nécessité de règles de jeu équitables est trop profondément ancrée dans l’ADN politique de l’UE, et le Royaume-Uni est à la fois trop grand et trop proche, pour qu’il en soit autrement.

Mais de leurs côtés, les Britanniques sont peu enclins à accepter des contraintes européennes qui les empêcheraient de légiférer dans le sens de leur intérêt, car, ne l’oublions pas, ils ont tranché et déclaré qu’ils ne sont pas européens. C’est toute la logique politique du Brexit qui est en jeu. Les négociations promettent d’être rudes.

Mais si les Britanniques ne sont pas européens, il est encore moins sur qu’ils soient américains. L’euroscepticisme des élites politiques conservatrices a, depuis une vingtaine d’années, été alimenté par le sentiment que le Royaume-Uni était avant tout un pays anglophone, et que sa famille politique naturelle était « l’Anglosphère » : l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, et bien sûr les Etats-Unis. Un accord de libre-échange avec Donald Trump a donc une importance symbolique et politique majeure pour le gouvernement britannique qui dépasse son éventuel intérêt économique. »

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