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Des orientations technologiques approximatives faute d’approche scientifique

Des orientations  technologiques approximatives  faute d’approche scientifique

Retour à l’analyse pertinente pour  Gérard Kafadaroff, ingénieur agronome, et Jean-Pierre Riou, chroniqueur indépendant sur l’énergie, membres du collectif Science-Technologies-Actions (*) qui regrettent  que les scientifiques soient si peu écoutés au profit de militants souvent ignorants. (Sur la Tribune). (Notons que le grand débat n’aborde pratiquement peu de questions technologiques et encore moins la question des financements)

 

« L’accès sans précédent au savoir et à l’information, semble paradoxalement impuissant à impulser un comportement rationnel promu par les philosophes des Lumières. Dans une société imprégnée de technologie, les scientifiques sont peu consultés, voire marginalisés par les décideurs politiques et les influenceurs d’opinion formés le plus souvent aux sciences humaines et réfractaires à la pensée scientifique. Le champ est libre pour les gourous, marchands de peurs et autres oracles médiatiques en délicatesse avec la réalité factuelle. Les fausses informations martelées par des groupes militants et reprises par des médias deviennent vite vérités, contribuant à manipuler l’opinion. Il en résulte des choix de société aberrants et incohérents rarement dénoncés par les esprits les plus éclairés. L’actualité nous fournit d’affligeants exemples, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de l’énergie.

La génétique suspecte !

Les OGM présentés dès l’origine, et sans bien savoir pourquoi, comme des plantes dangereuses pour la santé et l’environnement par l’écologisme ont finalement été interdits en France, sans aucune justification scientifique et contre l’avis des agences de sécurité. Pire, la mention « sans OGM » est même devenue un outil marketing de la grande distribution alimentaire pour rassurer les consommateurs.

Et pourtant, en 2017, les OGM étaient cultivés dans 24 pays par 18 millions d’agriculteurs (près de 20 fois le nombre d’agriculteurs français) sur une surface de 190 millions d’hectares (7 fois la surface agricole française). De 1996 à 2017, les surfaces annuelles cumulées d’OGM atteignent 2,3 milliards d’hectares ! Une adoption rapide et massive due aux avantages agronomiques, économiques, sanitaires et environnementaux qu’apportent les OGM et sans dommage ou accident prouvé durant 23 ans. Mais la France n’en a cure et a même interdit le seul OGM autorisé en Europe, un maïs génétiquement modifié résistant à deux insectes ravageurs, qui permet de supprimer des traitements insecticides et d’améliorer la qualité sanitaire du maïs (moins de mycotoxines cancérigènes). Les biotechnologies végétales offrent d’immenses perspectives à l’agriculture (résistance aux parasites, amélioration de la qualité nutritionnelle, débouchés industriels, tolérance à la sécheresse, etc.), mais la France, en pointe il y a 35 ans dans ce domaine, a perdu son savoir-faire et l’abandonne à d’autres pays agricoles dont elle dépendra à l’avenir.

La chimie mal-aimée !

Tout est chimie dans ce qui nous entoure mais l’utilisation d’intrants chimiques comme les engrais pour nourrir les plantes et surtout les produits phytopharmaceutiques (pesticides) pour les protéger, longtemps appréciés, sont aujourd’hui dénigrés et accusés sans discernement de nuire à l’environnement et à la santé.
L’agriculture biologique (AB) parée de toutes les vertus profite de cet engouement naïf pour le naturel. Plus chère pour le consommateur à cause de rendements plus faibles, elle est présentée comme l’alternative aux pesticides -alors qu’elle en utilise de façon significative- et que sont occultés les risques sanitaires de contaminants biologiques.

L’exemple du glyphosate est révélateur de la dérive irrationnelle de la société. Depuis quelques années, il est devenu une cible privilégiée des écologistes surtout depuis qu’il est utilisé, hors d’Europe, sur des plantes génétiquement modifiées tolérantes à cet herbicide, plantes rejetées aussi par les militants écolos. Très actifs, ces derniers sont parvenus à semer le doute sur le glyphosate dans la population avec l’appui de nombreux médias et de quelques lanceurs d’alerte peu scrupuleux. Le classement contesté du glyphosate «cancérogène probable » (comme la viande rouge) par le seul CIRC en mars 2015 a été une aubaine pour les opposants redoublant d’ardeur pour diaboliser le glyphosate, suivis en cela par les ministres de l’écologie Ségolène Royal et Nicolas Hulot. Mais aussi par le président Emmanuel Macron qui, dans un excès de zèle et de précipitation, a décidé, faisant fi des décisions européennes, de l’interdire en France dans 3 ans, pour récemment, face à la réalité, se déjuger quelque peu.

Et pourtant, ce désherbant, le plus étudié, reste autorisé et utilisé dans tous les pays du monde depuis 44 ans. Un exceptionnel retour d’expérience propre à rassurer les plus récalcitrants ! Il a largement fait la preuve de son intérêt agronomique, économique et de son bon profil toxicologique et écotoxicologique. Toutes les agences d’évaluation sanitaire, française, européennes et internationales, y compris l’OMS maison-mère du CIRC, ont confirmé qu’il n’est ni cancérigène, ni perturbateur endocrinien. Son interdiction, prise sous la pression du puissant lobby écologiste et sans en mesurer les conséquences, va se traduire par un retour du travail mécanique du sol plus cher et émetteur de CO2.

Pire, il entrave le développement des techniques agronomiques de conservation des sols (suppression du travail du sol et implantation d’un couvert végétal en interculture) qui permettent de développer une agriculture durable offrant réduction des coûts, amélioration de la fertilité des sols et réduction des émissions de CO2 grâce à la séquestration du carbone dans le sol.
Ces techniques, certes, nécessitent une application annuelle d’une faible dose de glyphosate (700g/hectare) mais auraient la capacité, si elles étaient généralisées, d’absorber la quasi-totalité des émissions agricoles de CO2. Intérêt majeur qui a échappé aux militants se réclamant de l’écologie.

L’énergie nucléaire redoutée !

Dès 1945, sous l’impulsion du Président De Gaulle, la France a développé un programme de nucléaire civil lui permettant de devenir le deuxième producteur mondial d’électricité nucléaire et d’acquérir une expertise reconnue. Mais, en août 2015, une loi sur la transition énergétique initiée par Ségolène Royal a imposé la réduction de la part d’électricité d’origine nucléaire pour faire place aux énergies renouvelables (EnR).

Et pourtant, le nucléaire est avec l’hydraulique la source d’énergie sans carbone la plus abondante et la mieux pilotable au monde alors que l’intermittence du photovoltaïque et de l’éolien impose des moyens de production complémentaires et des coûts importants de restructuration du réseau. Le seul surcoût des contrats déjà engagés pour les EnR électriques jusqu’à fin 2017 est estimé à 121 milliards d’euros par la Cour des Comptes, pour une production marginale (6% en 2017) susceptible de faire défaut quand on en a le plus besoin. Les épisodes de grand froid sont généralement anticycloniques, c’est-à-dire sans vent, et les pointes de consommation se produisent le soir, après le coucher du soleil . L’éolien et le solaire réclament une place considérable et contribuent par leur dispersion sur le territoire à abîmer nos paysages. Suite à des plaintes de riverains d’éoliennes, l’Académie de médecine préconise dans un rapport de 2017 de durcir la règlementation acoustique des éoliennes et renouvelle sa demande de 2006 d’une étude épidémiologique.

Par ailleurs, en investissant massivement dans les EnR au détriment du nucléaire (et des factures d’électricité de plus en plus élevées), la France perd son expertise dans les réacteurs de nouvelle génération alors que des techniques avancées de production d’énergie nucléaire offrent pour demain des solutions encore plus sûres et plus performantes.
Enfin, il faut rappeler la confusion entretenue auprès de l’opinion publique entre risque et danger. L’énergie nucléaire reste le moyen de production d’électricité responsable du plus petit nombre de décès par unité d’énergie produite, tous incidents et accidents confondus. La gestion des risques est un domaine qui réclame la rigueur et ne doit pas céder à l’émotion.

Ainsi dans deux secteurs importants du pays, des décisions majeures sont prises de façon irrationnelle, sous la pression de l’écologisme politique, sans véritable analyse bénéfices/risques, sans s’appuyer sur l’indispensable expertise scientifique, beaucoup trop absente des grands débats citoyens. Pour une grande part, elles aboutissent à l’inverse du but annoncé et à une régression inquiétante, préjudiciable à la France. Aussi peut-on s’étonner et regretter que la « résolution de l’Assemblée nationale sur les sciences et le progrès dans la République » du 21/02/2017 soit restée sans suite !

(*) Collectif Science-Technologies-Actions https://sciencetechaction.tumblr.com/

 

Orientations du rapport sur l’intelligence artificielle (rapport Villani)

Orientations du rapport  sur l’intelligence artificielle (rapport Villani)

 

 

Point de départ de toute stratégie en IA, les données bénéficient aujourd’hui majoritairement à une poignée de très grands acteurs (GAFA et autres). Pour rééquilibrer les rapports de force, “il faut un plus grand et une meilleure circulation pour en faire bénéficier les pouvoirs publics, les acteurs économiques plus petits et la recherche publique

Le rapport propose de viser certains secteurs stratégiques  comme la santé par exemple, d’arrêter la fuite des experts vers les oligopoles du net et de préparer les salariés à la transformation du travail  ”, estime la mission confié au à la mission Villani, mathématicien, élu LREM.  “Les pays qui seront les leaders dans le domaine de l’intelligence artificielle seront amenés à capter une grande partie de la valeur des systèmes qu’ils transforment, mais également à contrôler ces mêmes systèmes, mettant en cause l’indépendance des autres pays”, met en garde le rapport. “Il est donc d’intérêt général que nous nous saisissions collectivement de cette question et que la France et l’Europe puissent faire entendre leur voix” pour “rester indépendants”, peut-on lire. Face à la “concurrence rude” des Etats-Unis et de la Chine et leurs investissements colossaux, il “est nécessaire de proposer une réponse coordonnée”.

Les 4 orientations :

Le rapport recommande d’éviter les logiques de saupoudrage” et de se concentrer sur quatre secteurs : la santé, l’écologie, les transports-mobilités et la défense-sécurité. “Tous représentent un défi majeur du point de vue de l’intérêt général, tous requièrent une impulsion importante de l’État et tous sont susceptibles de cristalliser l’intérêt et l’implication continue des acteurs publics et privés”, notent les auteurs du rapport. “L’État doit être un puissant moteur de ces transformations” et doit se donner les moyens matériels et humains d’intégrer l’IA à la conduite de ses politiques publiques”, estime la mission, qui juge nécessaire de nommer un coordinateur interministériel dédié à la mise en œuvre de cette stratégie. Ce dernier pourra s’appuyer sur un “pôle mutualisé de compétences, constitué d’une trentaine d’agents et chargé de conduire des missions de conseil auprès des administrations”. La commande publique, évaluée à près de 70 milliards d’euros annuels, reste quant à elle insuffisamment orientée vers l’innovation et doit être “repensée”. La recherche française pâtit d’une “fuite des cerveaux” vers les géants américains. Pour séduire chercheurs français et étrangers, la mission recommande de renforcer la recherche en France en fédérant ses acteurs autour d’Instituts Interdisciplinaires d’Intelligence Artificielle. Ces derniers “devront procurer un environnement de travail suffisamment attractif pour résister à la pression compétitive des géants du numérique”, ce qui sous-entend un allègement des formalités administratives, des compléments de salaire et des aides à l’amélioration de la qualité de vie. Afin de rivaliser avec les moyens quasi-illimités des grands acteurs privés, la mission propose la mise en place d’un supercalculateur dédié aux chercheurs et à leurs partenaires économiques, complété d’un forfait d’accès à un cloud privé développé au niveau européen. Enfin, “même s’il est illusoire de penser rivaliser financièrement avec les offres des GAFA”, le rapport préconise un doublement des salaires en début de carrière “indispensable, sous peine de voir se tarir définitivement le flux de jeunes prêts à s’investir” dans la recherche, et des incitations financières pour les talents expatriés ou étrangers.

Relevant que les précédentes transitions ont parfois été “violentes” pour les populations les plus fragiles, le rapport appelle à anticiper les impacts sur l’emploi via la création d’un “laboratoire public” jouant le rôle de “tête chercheuse”. La mission préconise le lancement d’un chantier législatif relatif aux conditions de travail à l’heure de l’automatisation afin de prendre en compte les nouveaux risques et suggère de transformer la formation initiale et continue afin de favoriser les pédagogies expérimentales. Objectif : multiplier par trois en trois ans le nombre de personnes formées en IA, en

Sondage : 54 % en désaccord avec les orientations du gouvernement

Sondage : 54 % en désaccord avec les orientations du gouvernement

 

 

 

 

Finalement les orientations du gouvernement déclinées  par le premier ministre à l’assemblée nationale n’auront guère convaincu que la France est réellement engagée dans la voie du redressement. En cause sans doute, un  programme qui ménage la chèvre et le chou et reporte notamment à plus tard les mesures fiscales notamment sur la taxe d’habitation. Mais il faut souligner bien des contradictions chez les Français. Certains critiques comme l’insuffisance de mesures pour soutenir l’économie sont sans doute justifiées  par contre d’autres traduisent  l’immobilisme d’une partie de la population. Ajoutons qu’à l’insuffisance sur le fond s’ajoute au discours du président et du Premier ministre un manque de souffle évident (des discours appréciés par seulement 27 % des Français). Selon un sondage Odoxa avec Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo, une majorité de Français désapprouvent d la direction donnée par le président dans son allocution devant le Congrès, réuni à Versailles lundi dernier, et par le premier ministre au Parlement, le lendemain, dans son discours de politique générale. Ils sont 54 % à juger que le cap fixé par le chef de l’État n’améliorera pas la situation de la France. «C’est loin de l’écho positif rendu par les médias, après l’épisode du Congrès et du discours de politique générale, commente Gaël Sliman, président d’Odoxa. Ce n’est pas un rejet total, mais on observe que les Français sont circonspects et qu’ils ne sont pas convaincus par les choix de l’exécutif.»  Mais cet avis négatif ne concerne pas toutes les mesures que prévoit le chef du gouvernement. La réforme du bac et cigarettes suscitent une large adhésion. Plus précisément: six Français sur dix sont favorables à l’augmentation du prix du tabac. «C’est très intéressant pour le gouvernement, car c’est une mesure qui, au nom de la santé publique, permettra de renflouer les caisses de l’État», souligne Gaël Sliman. C’est un non franc, en revanche, sur l’augmentation de la CSG. Les deux tiers des sondés y sont opposés. Ce serait un signe de fragilité de l’exécutif, selon le directeur d’Odoxa. «La plus importante promesse du président est l’amélioration de l’économie. Or, sur ce point, les Français ne sont pas convaincus», conclut Gaël Sliman.

 

Réformes sociales : rééquilibrer les orientations du gouvernement

Réformes sociales : rééquilibrer les orientations du gouvernement

 

La plupart des organisations syndicales ont souhaité un décalage dans le temps du vote du Parlement. Certaines sont de bonne foi et souhaitent apporter une contribution positive à cette réforme structurelle. D’autres au contraire ont pour seul objectif de construire un front social pour combattre la politique du gouvernement. En clair, le report à l’automne du vote constitue un sérieux risque majeur de détérioration du climat social dans le pays. Certes aujourd’hui,  les syndicats à vocation essentiellement contestataire ne pourront pas organiser le troisième tour social qu’ils souhaitent  mais ils disposent cependant d’un pouvoir de nuisance suffisant pour pourrir le climat social et au-delà affecter négativement la confiance économique. Pour neutraliser l’opposition des syndicats gauchistes et corporatistes, il semble donc indispensable de rééquilibrer le projet de réforme par de nouvelles avancées pour les  salariés et les organisations qui les représentent. Globalement on ne peut qu’approuver  la philosophie du projet qui vise à décentraliser la négociation sociale dans l’entreprise mais cette décentralisation devrait aussi s’accompagner d’une plus grande association des salariés à la gestion des entreprises. L’objectif est double : permettre une meilleure appropriation de l’environnement économique de l’entreprise et renforcer le rôle de syndicats devenus complètement marginaux (le taux de syndicalisation atteint à peine 5 % sur la base de 12 timbres payés par an). Il ne s’agit pas  de dupliquer  la cogestion comme en Allemagne mais de s’en inspirer par exemple en créant des comités stratégiques consultatifs élus dans les grandes entreprises et les PME d’une certaine taille. Ces comités consultatifs auraient un rôle d’évaluation et de prospective concernant la stratégie de l’entreprise (notons que ce devrait être le rôle des comités d’entreprise malheureusement trop englués  dans la gestion des œuvres sociales et les questions accessoires). L’idée générale est de renforcer la syndicalisation et le niveau de connaissances économiques des représentants syndicaux et des salariés. D’autres formes d’association sont possibles avec la présence de représentants de salariés élus dans les conseils d’administration et/ou autre instances dirigeantes.

PS : des textes d’orientations de gauche mais une pratique de droite

PS : des textes d’orientations de gauche mais une pratique de droite

C’est le drame du PS dans les congrès les orientations sosnt de gauche ( se rappeler du texte de Chevènement vite enterré par Mitterand) mais la pratique est de droite. Une nouvelle fois le texte du prochain congrès sera marqué à gauche. Mais cela ne changera pas les orientations de Hollande et de Vals, ni de leurs éventuelles  successeurs socialistes. Bref c’est du socialisme à la mode SFIO de Guy Mollet. Exemple dans la motion Cambadélis-Aubry à propos du CICE et du pacte de responsabilité, on peut lire – et c’est une première – « les engagements ne semblent pas, à ce stade et par toutes les branches professionnelles, respectés. Si cette situation est confirmée par l’évaluation nationale, nous estimons que les 15 milliards du Pacte qui restent à utiliser devraient dorénavant l’être plus directement pour favoriser l’emploi, l’investissement privé productif et les investissements publics”. Et évoque des ciblages, revendication frondeuse par excellence : « Nous considérons qu’il convient de mieux cibler les dispositifs d’intervention pour les entreprises qui en ont un réel besoin – et d’abord les PME et ETI industrielles, ainsi que les secteurs exposés à la concurrence internationale – et sur les leviers réellement utiles à la compétitivité comme la recherche, l’innovation, la formation». Autre exemple dans le domaine social  ) : « Chaque fois que la gauche a gouverné, elle a laissé sa trace par de grandes avancées sociales : les congés payés, les lois Auroux, le RMI, les 35 heures, la CMU… La grande œuvre sociale de ce quinquennat doit être la sécurité sociale professionnelle (…) Concrètement, pour les actifs, cette sécurité sociale professionnelle pourrait prendre la forme d’un compte personnel d’activité professionnelle regroupant l’ensemble des droits liés à la vie professionnelle : service civique, formation professionnelle, compte personnel de pénibilité, compte épargne-temps, épargne salariale, droits rechargeables à l’assurance chômage, nouvelle prime d’activité, indemnités légales et supra-légales, droits à retraite”. Le texte plaide pour une “grande réforme fiscale” et stipule : “Pour les ménages, nous souhaitons que le chantier de l’impôt citoyen soit engagé dès le projet de budget pour 2016 par un prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu et une réduction de la CSG sur les premières tranches de revenus. Lisible pour le contribuable, cette première étape permettra de poser le socle du rapprochement entre l’impôt sur le revenu et la CSG”.“Le contrat de travail est le deuxième exemple. Les règles qui le régissent, qu’il soit à durée déterminée ou indéterminée, doivent permettre une sécurité pour les salariés et combattre la précarité qui les frappe. Ainsi une réforme telle que le contrat unique ou l’extension des contrats de chantiers à d’autres secteurs que le bâtiment, et a fortiori à l’ensemble des secteurs, est pour nous exclue”.

 

Premières orientations du budget rectificatif

Premières orientations du budget rectificatif

 

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, dévoilera la stratégie du gouvernement le 3 juillet et le budget rectificatif, qui devrait comporter de nombreuses hausses d’impôts, sera présenté le 4 en conseil des ministres. Il aura été précédé par la présentation le 2 juillet de l’audit de la Cour des comptes, qui confirmera l’ampleur des mesures nécessaires pour tenir l’objectif de baisse du déficit à 4,5% du PIB fin 2012 et 3% fin 2013 après 5,2% fin 2011. Le gouvernement a d’ores et déjà prévenu qu’il manquait une dizaine de milliards d’euros cette année par rapport à la trajectoire prévue par le précédent gouvernement (soit 0,5 point de PIB). Ces milliards devant être trouvés en urgence, une hausse rapide des prélèvements est l’option la plus probable. Par delà cette urgence, des détails commencent à émerger sur la façon dont le gouvernement envisage de contraindre la croissance « naturelle » des dépenses publiques à 1,1% par an en moyenne, comme prévu dans le programme de François Hollande. Au total, ce programme prévoyait un effort d’environ 50 milliards d’euros sur les dépenses et 50 milliards sur les recettes, pour atteindre l’équilibre budgétaire fin 2017. Le Figaro révèle jeudi certains objectifs qu’auraient fixé les services du Premier ministre au ministère du Budget. Selon le quotidien, l’objectif serait de réduire les dépenses de fonctionnement de l’Etat (fournitures, locaux, etc.) de 10% en 2013 et de 3% en 2014 et en 2015, et de réduire les dépenses d’intervention – hors social, Education, Justice et Intérieur – de 40% au cours des trois prochaines années. L’embauche de quelque 65.000 fonctionnaires de plus sur cinq ans dans l’Education nationale, la Justice et l’Intérieur, tout en maintenant constant le nombre de fonctionnaires d’Etat, se traduira selon le quotidien par le non remplacement de deux départs en retraite sur trois dans les autres ministères, soit une baisse de 2,5% de leurs effectifs. Le gouvernement a promis de tenir ses objectifs de réduction du déficit malgré le ralentissement économique dans l’ensemble de la zone euro, qui pourrait le pousser à abaisser ses prévisions de croissance (0,5% cette année et 1,7% en 2013). Après une stagnation de l’économie française au premier trimestre, la Banque de France prévoit un léger repli au deuxième, et les derniers indicateurs continuent de signaler une dégradation. L’activité dans le secteur privé s’est encore contractée en juin, selon les indices PMI publiés jeudi, et le climat des affaires a de nouveau reculé. La France a pour l’instant échappé à une hausse de ses taux d’emprunt, les incertitudes sur l’Espagne et l’Italie et le rendement très faible des emprunts allemands favorisant les emprunts français. Mais la menace d’une hausse est présente. Le pays reste également sous le regard des agences de notation, les trois principales d’entre elles conservant une perspective négative sur la note qu’elles donnent à la France. Le budget rectificatif de juillet devrait faire la part belle aux hausses d’impôts, comme l’a annoncé François Hollande pendant la campagne électorale. Ont été évoqués le plafonnement et la suppression de niches fiscales, la modulation de l’impôt sur les sociétés, une surtaxe sur les banques et sociétés pétrolières, le retour au barème antérieur de l’Impôt sur la fortune (ISF), la suppression de l’exonération sur les grosses successions et la taxation des revenus du capital comme ceux du travail.

 




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