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« Orientation : redirigée vers les métiers »

 

« Le système d’orientation en France reste à l’intérieur d’une logique scolaire qui s’intéresse aux filières plus qu’aux métiers », regrette, dans une tribune au « Monde », le sociologue Jules Donzelot. Il propose de consacrer, au lycée, 54 heures annuelles à la découverte des métiers.

 

 

L’ouverture de Parcoursup le 20 janvier est l’occasion de s’interroger sur les ressorts de la politique d’orientation scolaire et professionnelle en France. Il existe bien aujourd’hui une politique consistant à accompagner des collégiens et des lycéens vers un projet d’études supérieures, au travers d’heures consacrées à l’orientation et de dispositifs d’ouverture sociale de l’enseignement supérieur. On ne trouve pas, en revanche, une ambition équivalente d’accompagnement dans la construction d’un projet professionnel. La raison ? Le système d’orientation reste à l’intérieur d’une logique scolaire qui s’intéresse aux filières plus qu’aux métiers auxquels elles sont susceptibles de mener.

Pour sortir vraiment de ces limites et que cela retentisse sur les choix des élèves, sur leurs démarches, il faut que l’opportunité de voir la diversité des métiers leur soit donnée. Il faut donc compléter les 54 heures annuelles d’aide au projet académique au lycée par un équivalent en termes de découverte des métiers. Il faut aussi que l’Etat rende obligatoires ces heures d’aide à l’orientation et qu’il fournisse aux établissements les moyens de les mettre en œuvre.

L’aide au projet académique et l’aide au projet professionnel forment les deux faces d’une même pièce, et il est impératif de concrétiser une politique d’aide à l’orientation qui réponde efficacement à ces deux besoins fondamentaux des élèves. La crise actuelle et les difficultés qu’elle engendre pour les élèves ne font que renforcer cette urgence.

Un savoir-faire

Les grandes écoles ont porté en première ligne, durant une quinzaine d’années, les principaux dispositifs dits d’« ouverture sociale » de l’enseignement supérieur. Elles ont énormément travaillé, beaucoup investi, développé de nouvelles pédagogies, formé des professionnels, accompagné des dizaines de milliers de jeunes avec souvent peu de reconnaissance étatique.

On peut bien entendu leur reprocher leur manque de résultats. On le sait désormais, la composition sociale des effectifs dans les grandes écoles n’a guère évolué. Ce constat est alarmant pour ce qui concerne la formation de nos élites et leur capacité à représenter la société dans toute sa diversité. Mais il ne doit pas faire oublier que ces dispositifs ont permis à un grand nombre de jeunes de poursuivre des études supérieures plus ambitieuses que s’ils n’en avaient pas bénéficié. Même s’ils n’ont pas intégré une grande école, l’aide apportée leur aura permis d’augmenter leurs chances de réussite dans l’enseignement supérieur.

Entrée à l’université : orientation …et sélection

Entrée à l’université : orientation …et sélection

Pas étonnant que le projet de loi relatif à l’entrée à l’université actuellement en discussion à l’Assemblée nationale soit contesté par plusieurs syndicats de lycéens et d’étudiants comme l‘UNEF et d‘enseignants comme le Snesup-FSU. Le texte prévoit en effet une sorte d’évaluation et d’accompagnement pédagogique pour vérifier que le candidat possède les connaissances requises pour réussir alors qu’aujourd’hui 60 % des étudiants échouent dès les premières années de licence. À cela s’ajoute un dispositif d’orientation au niveau du lycée pour éviter qu’une grande partie des  étudiants ne se précipitent  vers les universités alors qu’ils n’ont que peu de chances de réussir. D’une certaine façon, c’est évidemment la remise en cause de l’accès automatique des bacheliers à l’université. Une réforme qui évidemment s’imposait compte tenu du taux d’échec lors du parcours universitaire mais aussi de la nécessité de réorienter nombreux d’étudiants vers des filières professionnelles et techniques dont l’économie a besoin et susceptibles de déboucher sur des emplois alors qu’aujourd’hui nombreux d’étudiants en sciences sociales non d’autres débouchés que l’administration. Le texte précise que l‘inscription dans une formation en licence générale pourra être “subordonnée à l‘acceptation, par le candidat, du bénéfice des dispositifs d‘accompagnement pédagogiques ou du parcours de formation personnalisé proposés par l’établissement pour favoriser sa réussite”. Il prévoit la mise en place d‘une nouvelle plateforme Parcoursup qui remplacera l‘APB -l‘admission post-bac- qui a connu ces derniers mois de nombreux dysfonctionnements. Le candidat pourra recevoir la réponse “oui”, ou la réponse “oui si” ou “en attente”. En cas de nombre de candidats supérieur à celui de places dans une filière, l‘université pourra ne pas l‘accepter mais devra lui proposer une formation proche de sa demande. Enfin, le projet de loi prévoit la suppression du régime de Sécurité sociale applicable aux étudiants et leur rattachement au régime général. La cotisation “Sécu” des étudiants sera remplacée par une contribution dont le montant ira croissant de la licence au doctorat.




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