Archive pour le Tag 'opportunité'

« Crise sanitaire : une opportunité pour renforcer la démocratie »

« Crise sanitaire : une opportunité pour renforcer la démocratie »

Un collectif de personnalités d’horizons variés regroupées au sein de l’initiative nationale Ethique & Pandémie, parmi lesquelles Emmanuel Hirsch, Marie-Françoise Fuchs et le professeur Didier Sicard, appelle, dans une tribune au « Monde », à mieux associer à la gestion de la crise du Covid la représentation nationale, les corps intermédiaires, les expertises académiques et associatives.

 Tribune

Qu’est-ce qu’être citoyen face à la crise sanitaire en cours ? C’est la question que nous devons nous poser avant toutes les autres, pour inventer non pas seulement des savoirs scientifiques, mais aussi de nouveaux savoir-faire et savoir-vivre dans ce contexte pandémique. Il est établi maintenant que cette crise sociétale va durer et durablement changer sur le long terme nos modes de coexistence.

Alors qu’il est fait appel au « civisme » des Français, la question se pose de savoir quel sens nous entendons donner à ce mot. Car ce qui nous frappe depuis le début de la deuxième vague de pandémie, c’est que les questions techniques et de gestion de la crise sanitaire semblent avoir pris le pas sur les questions politiques, pourtant primordiales. Réduire l’espace du civisme à l’observation de dispositions sanitaires est révélateur d’une conception redoutablement réductrice du rôle de la société civile.

Car ce n’est pas tant le contenu des mesures sanitaires prises par le gouvernement qui doit faire aujourd’hui débat que les modalités de leur élaboration et de leur mise en œuvre. Elles doivent résulter d’un débat démocratique au sein duquel la représentation nationale et les espaces citoyens de discussion doivent trouver toute leur place.

En cette période, il nous faut davantage communiquer et créer des liens, reconnaître à la vie démocratique son urgence et ses droits. Peut-on ainsi accepter un discours paternaliste énoncé « pour notre bien », au motif de vouloir garantir notre santé et notre sécurité « quel qu’en soit le prix » ? Peut-on accepter le manque d’un projet qui fédère et mobilise sur la base de principes explicites et issus d’une concertation ?

On pourrait, dès lors, comprendre les nécessaires adaptations sans transiger sur l’essentiel. Or, ces mesures suscitent aujourd’hui incompréhension et désespérance, du fait d’un mode de gestion de la crise pandémique fondé sur des analyses jugées par beaucoup comme limitées et incertaines, souvent injustes et disproportionnées, sans mesurer toutes les conséquences humaines et sociales des plans d’urgence qui se succèdent de semaine en semaine.

L’exécutif doit se rendre à l’évidence : dans un contexte inédit, le manque de prise en compte de notre représentation nationale, des corps intermédiaires, d’expertises académiques en sciences humaines et sociales ou associatives n’est plus audible aujourd’hui.

Si, comme l’affirme le président de la République, « rien n’est plus important que la vie humaine », encore est-il indispensable de comprendre qu’il ne s’agit pas de la vie « nue », mais d’une existence douée de sens, attachée à des valeurs, que nous nous devons de préserver.

«Contact tracing: une opportunité européenne »

«Contact tracing: une opportunité européenne »

André Loesekrug-Pietri est entrepreneur, directeur de la Joint European disruptive initiative (JEDI). milite pour une technologie de traçage européenne (à noter cependant que l’Allemagne s’est  retirée du projet). 

 

Loin d’être anecdotiques, les discussions sur l’application de traçage du Covid-19 pourraient bien être le symbole de la capacité des Européens à vraiment innover et penser grand – ou au contraire à rester dans l’inefficacité et le défensif.

Les chercheurs continuent à se diviser. Le protocole Robert, sur lequel s’appuie l’application française, s’inscrit dans la ligne du projet « Pan-European privacy-preserving proximity tracing » (PEPP-PT). Or la stratégie du PEPP-PT repose sur une certaine dose de centralisation : lorsque l’app est téléchargée, le serveur envoie un ID (numéro d’identification) permanent et des ID Bluetooth éphémères. Les ID temporaires sont conservées sur le serveur.

Ce protocole ne stocke aucune information qui permettrait de remonter au téléphone des utilisateurs. En outre, il a une meilleure capacité à empêcher les fuites d’informations statistiques que la solution décentralisée DP-3T, que viennent d’adopter la Suisse et l’Autriche. Cependant, le protocole pourrait présenter des vulnérabilités, par l’analyse à petite échelle des signaux envoyés pour réattribuer une identité avec une forte probabilité. Contrairement à ce que laisse entendre le gouvernement, il n’existe pas de technique d’anonymisation 100% fiable aujourd’hui, et Robert ne déroge pas à la règle.

En outre, la centralisation suppose que l’autorité soit digne de confiance. Et que les données recueillies ne soient pas utilisées à d’autres fins. Il faut en effet souligner que, si les gouvernements souhaitaient examiner le graphique social des pseudonymes, non seulement ils pourraient le faire, mais les utilisateurs n’en seraient pas avertis.

Pion. Enfin, la nécessité d’avoir le Bluetooth fonctionnant automatiquement en arrière-plan – dispositif justement supprimé du fait d’abus de traçage ! – nécessite l’accord d’Apple (mais aussi de Google pour Android) et rend, de l’aveu du secrétaire d’Etat au Numérique Cédric O, le développement de l’application pour l’instant impossible. Il semble bien impuissant face à une société qui, en son temps, avait bravé les pressions du FBI.

Une application européenne ne résoudrait pas tous les problèmes, mais l’UE est moins susceptible de céder à la tentation de garder ces données à la fin de l’épidémie. Et surtout, cela permettrait de mettre réellement en œuvre un marché unique du digital qui n’est aujourd’hui pas beaucoup plus qu’un champ de ruines.

Si l’Union ne veut être rétrogradée au rang de pion, elle doit éviter la fragmentation et a l’opportunité unique de développer dans les prochains jours un standard commun, apte à permettre un immense marché sur lequel des start-up ou des industriels européens pourront s’appuyer pour devenir des acteurs mondiaux. Sinon, l’argent déversé dans les start-up et autres projets de recherche fragmentés ne sera à nouveau que de l’argent à forte connotation de coup politique.

André Loesekrug-Pietri est entrepreneur, directeur de la Joint European disruptive initiative (JEDI).

 

Le Brexit, une opportunité ? La tribune de Thierry Drilhon (Chambre de commerce franco-britannique)

Le Brexit, une opportunité ?  La tribune de Thierry Drilhon (Chambre de commerce franco-britannique)

 

Un autre regard, positif celui-là de Thierry Drilhon qui voit une opportunité dans le brexit . (Une contribution dans le journal l’opinion) . Une tribune qui aborde essentiellement la question des échanges économiques ce qui n’est guère étonnant puisque les Britanniques ont toujours voulu limiter l’objet de l’union économique à un marché. bref une problématique un peu court et un peu vague.

 

« Le 31 janvier, nombre d’entre nous étaient tristes. Tristes de voir le Royaume-Uni quitter l’Europe. Tristes de voir un partenaire historique et économique partir pour des raisons politiques. Tristes de mettre fin à quarante-sept années de vie en commun. Tristes de voir notre histoire européenne fragilisée pour des raisons idéologiques.

Dans le monde économique, pour survivre, les entreprises doivent tous les jours transformer leurs difficultés en challenges et opportunités. Représentant un écosystème de 2000 entreprises françaises et britanniques, la Franco-British Chamber ose affirmer que le Brexit est une triple opportunité.

Tout d’abord, le Brexit doit nous permettre de réaffirmer les relations économiques, historiques et influentes, entre nos deux pays. En 2018, les échanges commerciaux entre la France et le Royaume-Uni ont représenté 97 milliards d’euros autour de savoir-faire, de compétences, de talents et de projets en commun dans tous les secteurs économiques. Nous devons aujourd’hui renforcer cette vision business commune pour créer de la valeur et construire de l’intelligence collective. A l’heure où les Etats divorcent, les entreprises s’unissent !

Le Brexit est aussi l’opportunité de valoriser l’attractivité de nos deux pays vis-à-vis du reste du monde. En déclarant vouloir investir en France, 86% des grands patrons d’entreprises étrangères ont effectivement affirmé leur confiance dans les atouts de la France. Depuis vingt-cinq ans, le Royaume-Uni était le pays attirant le plus d’investissements étrangers et reste un pays attractif. Toutefois, aujourd’hui, l’attractivité économique de la France n’a jamais été aussi importante, permettant ainsi aux entreprises et aux talents de saisir de très belles opportunités. Sans arrogance mais avec détermination et confiance, osons affirmer nos expertises et nos compétences sur l’échiquier du business mondial !

Enfin, le Brexit doit être l’opportunité de repenser la gouvernance de l’Europe, ses modes opératoires, ses priorités au sein de l’Union européenne, en trouvant une nouvelle alliance avec le Royaume-Uni. En 1973, l’Europe comptait neuf Etats membres dont le Royaume-Uni. Aujourd’hui, il y a 27 membres, la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE nous donne l’opportunité de redéfinir le projet européen et ses règles de gouvernance.

Comme dans le monde des entreprises, « it is time to define a Vision (next 10 years), a strategy (next 5 years) and an execution (next 2/3 years) ». Sachons transformer cette formidable diversité européenne en une puissance économique dominante et incontournable, forte de 500 millions de consommateurs !

Pensons aux futures générations qui nous regardent. L’Europe est leur maison et le monde leur jardin… Ne laissons pas passer ces opportunités ! »

Thierry Drilhon est président de la Chambre de commerce franco-britannique.

Grève SNCF : opportunité pour le télétravail ?

Grève SNCF : opportunité pour  le télétravail ?

 

La grève SNCF pourraiat bien constituer une  opportunité pour inciter au  télé travail. Ce serait aussi  une des solutions pour participer à un réaménagement territoire plus équilibré  et résoudre une partie de la congestion urbaine liée à l’automobile. Dans le secteur des services,  nombre  d’activités pourraient t relever du télétravail. Ce dernier présente des avantages tant pour les entreprises pour les salariés mais aussi quelques inconvénients D’une manière générale,  il est démontré que le salarié utilise les heures où il est le plus productif au service de l’entreprise mais il peut être amené aussi à dépasser assez largement la durée légale ou conventionnelle de la durée du travail. Certes ce télétravail ne peut pas être généralisé à toutes les productions notamment matérielles. Pour autant avec l’évolution des modes de production et des puissances quasi exponentielles des outils informatiques,  bon nombre de tâches pourrait être décentralisées dans le cadre du télétravail. Cela nécessitera fois de nouvelles méthodes de management. D’après un sondage réalisé par le site de petites annonces Vivastreet, 41% des salariés sondés veulent adopter ce mode d’organisation à plein temps, contre 38% en 2015. En outre, 31% des sondés souhaiteraient alterner télétravail et présence au bureau «pour ne pas se couper entièrement de la vie en entreprise», contre seulement 10% en 2015. Les exemples de ce type, dans le privé comme dans le public, se multiplient. Mais, d’après l’enquête Vivastreet, c’est dans l’immobilier que ce souhait est le plus marqué (63% des sondés), devant l’informatique, les métiers du web et des télécoms (62%), ou encore la comptabilité et la gestion (51%). Des secteurs particulièrement «éligibles» au télétravail. Tous ne le sont pas. Pour 15,4 millions d’actifs, cette organisation favorisée par l’utilisation des outils numériques n’est pas une option envisageable, selon une autre étude réalisée par la Fondation Concorde cette année. Leur emploi nécessite une présence physique, comme dans la restauration ou le commerce par exemple. Le think tank détaillait même le profil type des quelque 6,7 millions de Français «éligibles»: il s’agit d’un quadragénaire diplômé, aux revenus confortables, qui travaille dans une grande ville. Ce souhait de plus en plus assumé montre à quel point les Français ont soif de souplesse dans l’organisation de leur temps de travail, principalement pour mieux gérer leur vie de famille, selon 33% des personnes sondées par Vivastreet. Autres raisons principales invoquées: profiter d’un cadre de travail plus agréable (29%) et éviter de passer du temps dans les transports (26%). La réduction du temps moyen de trajet entre le domicile et le lieu de travail avait été estimée à 40 minutes, par le cabinet de conseil RH Kronos, qui mettait aussi en avant l’augmentation du temps de travail effectif et de la productivité, ainsi que du temps moyen de sommeil des salariés concernés.

 




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