Archive pour le Tag 'opinion'

Sondage image des maires : une bonne opinion mais quand même contestée

Sondage image des maires : une bonne opinion mais quand même contestée

 

Globalement un sondage de l’IFOP montrerait que 83% des Français ont une bonne opinion des maires.  Une opinion nettement plus favorable que celle vis-à-vis d’autres élus notamment nationaux. Un sondage réalisé à l’occasion de violences ou d’insultes dont sont victimes environ 300 maires sur 35 000. Des violences évidemment à condamner sans réserve mais à mettre en parallèle avec le nombre global d’élus locaux. La conviction générale consiste à considérer que les maires font un travail particulièrement apprécié par les citoyens. Une vue un peu idyllique d’abord parce que dans les grandes agglomérations la plupart de ces maires sont à peu près inconnus sauf précisément si parallèlement ils occupent des fonctions nationales en vue. La plupart des urbains seraient bien incapables de dire qu’il est exactement l’action de leur maire. Il en est différemment dans les petits villages dans la mesure où ces mères ne disposent pas d’infrastructures technocratiques pour gérer les affaires municipales hormis un secrétaire de mairie. Ceci étant,  la gestion de la plupart de ces maires n’est guère plus démocratique que celle des élus nationaux, guère plus efficaces non plus. Régulièrement ces élus se plaignent de l’insuffisance de moyens financiers. En vérité, les moyens financiers ne manquent pas mais ils sont dépensés dans la plupart des cas sans évaluation cohérente de leurs conséquences économiques et sociales. Pire chaque maire s’efforce de marquer son passage avec la création d’un bâtiment ou d’une autre infrastructure sollicitant béton et bitume pour l’investissement sans parler ensuite des frais de fonctionnement. La vérité, c’est que bien peu de maires agissent  en faveur d’une politique de développement économique et de l’emploi. Sur le plan démocratique c’est aussi catastrophique qu’  au plan national. Certes des commissions, des comités sur des  questions un peu sensibles sont composés souvent avec des  copains favorables au projet étudié. D’une certaine manière, on peut dire au moins qu’il y a une cohérence entre les insuffisances démocratiques du plan national au plan local. Certains jouent  dans la cour royale à Paris,  d’autres se comportent comme des barons locaux. On objectera qu’il y a des exceptions mais elles ne sont pas représentatives de l’État démocratique réel du pays.

Gilets jaunes : encore 70 % de soutien de l’opinion publique

Gilets jaunes : encore 70 % de soutien de l’opinion publique

 

C’est sans doute l’élément le plus caractéristique de ce mouvement à savoir le soutien assez exceptionnel et continu de l’opinion. Certes on observe fort logiquement un léger tassement, mais il reste toujours 60 à 70 % de l’opinion publique qui considère ce mouvement comme légitime et justifiée. Pire après plus d’un mois de mobilisation, 54% des Français estiment qu’elle doit se poursuivre (+2 points en une semaine) alors que 46% pensent qu’elle doit s’arrêter (-1). Mais 58% des sondés jugent que les annonces du gouvernement répondent partiellement ou totalement aux attentes concernant le pouvoir d’achat, notamment les électeurs d’Emmanuel Macron et de François Fillon, le candidat de la droite à l’élection présidentielle de 2017. L’immense majorité (72%) juge que la priorité est l’amélioration du pouvoir d’achat, la meilleure prise en compte de l’avis des citoyens dans les décisions politiques n’étant prioritaire que pour 42% des sondés, avant la lutte contre l’évasion fiscale (32%), la remise à plat de la fiscalité (30%) et l’amélioration des services publics (16%). Les Français sont favorables à la mise en place du Référendum d’initiative citoyenne (RIC) à 82% pour proposer des lois, à 80% pour les abroger, à 76% pour approuver les traités européens et internationaux, à 73% pour révoquer un élu et à 67% pour modifier la Constitution. Lorsque l’on ajoute les “Gilets jaunes” dans la liste des partis politiques testés, ils devancent nettement les formations établies puisque 23% des Français les choisiraient, contre 13% pour le RN, 12% pour LFI, 4% pour LR et 3% pour le PS.

Ce sondage a été réalisé les 18 et 19 décembre 2018 auprès d’un échantillon de 1.010 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Affaire Benalla : sanction à prévoir de l’opinion publique

Affaire  Benalla : sanction à prévoir de l’opinion publique

 

 

Il ya aura bien les suites judicaires de l’affaire Benalla avec  5 personnes inculpées pour l’instant. Aussi des suites politiques car le pouvoir va se trouver affaibli pour un temps. Ainsi par exemple, il y a peu de chance pour qu’on termine avant la fin de l’été le débat sur l’évolution de la constitution qui précisément renforce le pouvoir du président au détriment du parlement.  Pour la dimension judicaire, le parquet de Paris a annoncé dimanche l’ouverture d’une information judiciaire sur les violences qu’Alexandre Benalla, ex-collaborateur d’Emmanuel Macron, est accusé d’avoir commises lors des manifestations du 1er-Mai. Le parquet précise qu’Alexandre Benalla et les quatre autres personnes déférées dans le cadre de cette affaire, un employé de La République en Marche et trois policiers, ont été placés sous contrôle judiciaire.   L’affaire plonge l’exécutif dans une tourmente politique sans précédent depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, qui a fait de l’exemplarité et de la transparence les maîtres-mots de son mandat. En fait c’est la dérive du pouvoir jupitérien qui est en cause car Benalla a forcément bénéficié de la bienveillance de Macron qui souhaitait enterrer l’affaire. La conséquence la plus néfaste sera la réaction de l’opinion publique. Cette affaire tombe mal car depuis plusieurs mois la popularité de Macron ne cesse de diminuer et la coupe du monde n’a eu aucun effet bénéfique de ce point de vue. Macron devrait perdre encore plusieurs points d’ici la rentrée qui s’annonce déjà difficile avec des dossiers explosifs comme la reforme de l’Etat, l’indemnisation du chômage et surtout les retraites.

Édouard Philippe fait son trou l’opinion

Édouard Philippe fait son trou l’opinion

Lentement mais sûrement Édouard Philippe fait son trou dans l’opinion publique. Certes il ne procède pas comme Macron à coups de conférences, de réunions internationales ou de déclarations tapageuses qui occupent presque chaque jour les médias mais il creuse son sillon à la fois de manière discrète et relativement efficace. Les Français apprécient surtout cette discrétion tout autant que sa compétence et sa personnalité non clivante. Un changement assez radical par rapport à d’autres premiers ministres comme Valls par exemple. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo les Français se disent satisfaits à hauteur de 50 % concernant le premier ministre de 56%, en hausse de 10 points sur 3 mois, selon les résultats d’un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo. Point positif pour Édouard Philippe, cette forte progression est principalement due à une hausse conjointe de la satisfaction tant auprès des électeurs de gauche (+17%) que de droite (+13%). Un premier ministre «et de droite et de gauche» en somme qui bénéficie en outre d’un score de dictateur africain auprès des sympathisants LREM qui jugent son action satisfaisante à 99%. Il n’y a guère que chez les frontistes que l’on n’apprécie pas Édouard Philippe. Et encore. Ils sont 33% des sympathisants du FN à approuver son action.  Les Français le jugent ainsi majoritairement «sympathique» et «compétent» (60% et 58%). À titre de comparaison, Jean-Marc Ayrault n’enregistrait sur ces deux critères que 39% et 40% à la même période après sa nomination. Comparé à ce prédécesseur, premier ministre de François Hollande au début de son quinquennat, Édouard Philippe réalise même une performance sur le critère du charisme. 41% des Français le jugent ainsi «charismatique» quand ils n’étaient que 15% à porter le même jugement sur Jean-Marc Ayrault. Quant aux relations entre Emmanuel Macron et son premier ministre, les Français la jugent plutôt bien équilibrée puisqu’ils sont 60% à assurer que «chacun des deux occupe l’espace politique qu’il faut». Un score étonnant pour Édouard Philippe. Chef de la majorité par fonction, il n’est pourtant affilié à aucun parti, pas même celui du président de la République.

 

 

Affaire Fillon : « Les dégâts très d’être lourds dans l’opinion »(Le Monde)

Affaire Fillon : « Les dégâts très  d’être lourds dans l’opinion »(Le Monde)

Le  Monde, journal dont on connaît les enquêtes approfondies, répond aux interrogations sur l’affaire Fillon

François Fillon peut-il vraiment être mis en examen avant l’élection présidentielle ? L’enquête préliminaire concerne-t-elle aussi la « Revue des deux mondes » ?

Le rythme de la justice est parfois dur à suivre, mais en l’occurrence le parquet a manifestement décidé d’accélérer. Michel Crépu, qui était rédacteur en chef de la Revue des deux mondes et affirme n’avoir jamais vu Mme Fillon, et Christine Kelly, journaliste et auteure d’une biographie en 2007 de François Fillon qui explique elle aussi n’avoir jamais eu connaissance de l’implication dans la politique de celle-ci, vont être entendus ce vendredi.

Sur la rapidité d’une éventuelle mise en examen, il n’y a pas de règle en la matière. Ça peut aller vite, comme ça peut traîner. Tout dépend de ce que le parquet trouve ou ne trouve pas. Rappelons que nous sommes au stade de l’enquête préliminaire. Si le parquet estime qu’il y a des éléments probants il ouvrira une information judiciaire confiée à un juge d’instruction qui décidera ensuite selon les preuves de mettre en examen ou non. Cela peut prendre trois semaines, trois mois, trois ans…

Concernant votre deuxième question : l’enquête préliminaire a été ouverte pour détournement de fonds publics (cela concerne le volet à l’Assemblée nationale), abus de biens sociaux (pour la partie qui concerne la Revue des deux mondes) et recel de ces délits.

Est-ce déjà arrivé qu’un candidat à l’élection présidentielle se retire à cause d’une mise en examen ?

Sous la Ve République, pas à ma connaissance.

M. Fillon parle du travail fait pour lui, par sa compagne qui l’a naturellement assisté en tant qu’épouse et collaboratrice. Mais la question du travail fait par son épouse pour le compte de son successeur/suppléant reste floue. Sachant qu’en outre c’est à cette période que la rémunération de Mme Fillon a atteint des sommets. Pourra-t-elle prouver une activité réelle en tant qu’assistante de M. Joulaud ? Si le soutien à son mari peut-être plus simple à démontrer, le travail pour le compte de son successeur semble très obscur.

En effet, il faut bien préciser : Mme Fillon a travaillé pour son mari en tant qu’assistante parlementaire entre 1998 et 2002. Puis, quand il est devenu ministre, elle est restée l’assistante de son suppléant, devenu député, M. Joulaud. C’est à ce moment que sa rémunération a atteint 7 900 euros brut, ce qui est très au-dessus du salaire standard des assistants. M. Joulaud est resté pour le moment très discret sur la réalité de ce travail et sur l’importance de la rémunération. C’est l’un des aspects les plus flous de cette affaire, que la justice devra élucider.

Qui pourrait durcir les conditions d’éligibilité en France ?

La loi, et donc ceux qui la font, les parlementaires.

Un retrait de la candidature de François Fillon est-il réaliste ? Qui représenterait le parti LR aux élections dans ce cas ? Peut-on déjà conclure que cette affaire place Macron et Le Pen en tête des intentions de vote ?

Je comprends que vous vous posiez la question, mais c’est s’avancer très loin… Au fond, François Fillon, jeudi soir au « 20 heures » de TF1, n’a fait que répéter ce qu’il avait dit pendant la campagne de la primaire de la droite : en cas de mise en examen, il se retirerait de la course. Cette phrase prend juste plus d’importance désormais qu’un soupçon sérieux pèse sur lui.

Le scénario d’un retrait du candidat n’est pas, à l’heure ou nous parlons, le plus probable. Et le plan B n’est pas clairement établi. Interrogé ce vendredi matin à Bordeaux, Alain Juppé a déjà expliqué qu’il ne serait pas un recours.

Quant aux intentions de vote, j’attendrai de voir la prochaine vague de l’enquête que Le Monde réalise chaque mois en partenariat avec le Cevipof et Ipsos. Mais il est certain que cette affaire aura une influence.

Le statut d’assistant étant assez flou, les Fillon ne vont-ils pas s’en tirer avec une pirouette ? On a entendu certain affirmer que Penelope Fillon avait travaillé en prenant en exemple une simple présence à une inauguration ou commémoration…

Ce qui est certain c’est qu’il est très difficile de prouver « l’absence » de travail. M. Fillon, en décrivant les tâches que sa femme aurait effectuées, jeudi soir lors du journal de « 20 heures », a principalement fait référence à des actions non traçables : présence à des rencontres, remontées des « évolutions de la société », correction de discours, synthèse de la presse… Le dossier risque de reposer sur beaucoup de déclaratif. Mais au-delà du volet judiciaire, les dégâts pour François Fillon risquent d’être surtout lourds dans l’opinion.

La « Revue des deux mondes » est-elle propriété publique ou privée ? Est-ce une faute de payer quelqu’un à ne rien faire ? Qu’est ce qui empêcherait un patron d’avoir des employés qui ne travaillent pas ?

C’est une revue privée, propriété du groupe Fimalac détenu par Marc Ladreit de Lacharrière, un ami de M. Fillon. La qualification judiciaire dans ce cas-là est celle d’abus de biens sociaux.

Est-ce que « Le Canard enchaîné » avançait des preuves qui semblaient irréfutables si vérifiées ? C’est-à-dire pas des on-dit comme « nous n’avons jamais vu Mme Fillon »…

Le Canard enchaîné a apporté à la fois les fiches de paie de Mme Fillon, et a interrogé une série de personnes qui auraient dû théoriquement avoir connaissance du travail de Mme Fillon et qui sont tombées des nues. Michel Crépu, le rédacteur en chef de la Revue des deux mondes, n’a jamais vu Penelope Fillon. Une assistante parlementaire de M. Joulaud déclare elle aussi n’avoir jamais eu connaissance du travail de Mme Fillon, censée pourtant être l’autre collaboratrice du député.

Ce ne sont pas des preuves irréfutables, mais ce qu’on appelle dans la presse « un faisceau de preuves » qui justifie la parution d’un article. Si vous lisez bien Le Canard enchaîné, l’auteur se garde bien d’ailleurs d’employer les mots « d’emploi fictif », il évoque juste une assistante que personne n’a vue.

D’ailleurs, et c’est très intéressant, M. Fillon s’en prend au Canard, mais sur le fond, il ne nie rien : oui, elle a bien été payé les sommes avancées par le journal, et oui personne ne l’a vue, mais ça serait parce qu’elle a effectué un travail de l’ombre.

Avez-vous des pistes quant à la source de ces révélations ? Un autre candidat ? Une personne proche de Fillon ?

Je comprends votre question mais au Monde, nous n’enquêtons pas sur les sources de nos confrères. Le secret des sources est une règle très importante qui permet à la presse de faire son travail. Ce qui n’empêche pas les responsables politiques de chercher l’auteur de la fuite et s’accuser les uns les autres en coulisse depuis trois jours.

Pourquoi, alors que c’est Penelope Fillon qui est mise en cause, c’est son mari qui répond aux questions des journalistes ?

C’est notre métier de poser ces questions, mais Penelope Fillon n’a aucune obligation de répondre à celles des journalistes. Il n’y a qu’à la justice qu’elle se doit de répondre. En revanche, son mari est candidat à la présidence de la République, et il est directement mis en cause dans cette affaire, puisque c’est lui (puis son suppléant) qui embauché sa femme et c’est son ami (Marc Ladreit de Lacharrière), qui possède la Revue des deux mondes. Il est donc logique qu’il vienne s’expliquer devant la presse.

 Au sujet de cette affaire Penelope Fillon, quelles sont les prochaines dates qui vont marquer l’avancée de l’enquête ? Y a-t-il un délai avant l’ouverture d’une information judiciaire ?

Vous êtes nombreux à poser cette question des délais de la justice. La réponse est simple : il n’y en a pas. La justice peut trancher dans quelques jours comme dans quelques mois.

Mme Fillon avait répondu à des interviews il y a quelques mois indiquant qu’elle commençait à s’immiscer dans la vie politique de son mari depuis la primaire de la droite… Ce qui impliquerait donc qu’elle ne l’a jamais fait par le passé. Avez-vous des informations ?

En effet, dans toutes ses interventions, Mme Fillon s’est toujours présentée comme une femme au foyer qui ne s’occupe pas des affaires publiques. Elle est tout de même conseillère municipale de sa ville depuis 2014. En 2016, elle a donné une interview au Bien public, qui résonne aujourd’hui étrangement. Elle y déclare : « Jusqu’à présent, je ne m’étais jamais impliquée dans la vie politique de mon mari. » M. Fillon se justifie aujourd’hui en disant qu’elle voulait signifier qu’elle ne s’impliquait pas au premier rang… Mais la déclaration fait du mal à sa défense.

Sait-on quel est le salaire moyen des assistants parlementaires ?

Les députés ont une enveloppe de 9 561 euros mensuel pour rémunérer jusqu’à cinq collaborateurs. Depuis une loi de 2014 (postérieure à l’affaire Penelope), un collaborateur ne peut pas toucher plus de la moitié de l’enveloppe. Habituellement, le salaire des collaborateurs est beaucoup moins élevé que les sommes touchées par Mme Fillon.

Fillon : mauvaise opinion pour 57 % des Français

Fillon : mauvaise opinion pour 57 % des Français

 

Encore une triste nouvelle pour François Fillon avec ce sondage au Odoxa pour France 2 qui montre que 57 % des Français ont une mauvaise opinion de l’ancien premier ministre, candidat de la droite en 2017.  Dans le détail, 34% des sondés ont « plutôt » une mauvaise opinion du champion de la droite issu de la primaire et 23% ont une « très mauvaise opinion ». A l’inverse, 42% ont une « bonne » opinion de François Fillon, dont 6% « très bonne », 36% « plutôt bonne ». 1% des personnes interrogées ne se prononcent pas. Par ailleurs, si 64% des Français pensent que François Fillon ferait un « meilleur président » que Marine Le Pen, 57% que Jean-Luc Mélenchon et 49% que Manuel Valls, 55% estiment en revanche que l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy ferait un « moins bon président de la République » qu’Emmanuel Macron, selon ce sondage. Un sondage qui confirme celui des Elabe pour BFM qui montre que 77 % des Français estiment que Fillon doit changer de programme ien. La preuve évidemment que le programme de Fillon à surtout été taillé pour remporter la primaire de la droite, c’est-à-dire pour séduire plutôt les couches aisées et âgées mais pas pour mobiliser un spectre sociologique plus large. Sur les grands axes prioritaires de sa campagne,  Fillon est contestée surtout concernant la réforme de la sécurité sociale notamment le non remboursement des maladies autres que graves mais aussi sur la réduction du nombre de fonctionnaires et sur la fiscalité. C’est aussi la démonstration que le processus des primaires n’est pas forcément le moyen le plus adapté pour dégager un candidat suffisamment rassembleur pour être sûr de remporter les élections. En l’état des sondages François Fillon figure toujours en tête devant Marine Le Pen toutefois sa popularité est en baisse. Pas étonnant,  sa campagne ne parvient pas véritablement à démarrer pire elle est contestée y compris parfois dans ses propres rangs qui tentent de ramer pour adoucir la rugosité des mesures annoncées par Fillon. Du coup, une surprise à l’élection présidentielle n’est pas impossible avec la perspective d’un Macron en seconde position. Fillon ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisqu’il multiplie maintenant les attaques contre Macron considéré hier encore comme un phénomène médiatique très temporaire. En fait Macron  s’installe durablement et surtout séduit y compris au sein du parti socialiste où des candidatures comme celles de Montebourg, Hamon ou Valls lesquels suscitent  chez certains de fort rejet. Pour preuve le soutien presque explicite qu’apporte maintenant Ségolène Royal à Emmanuel Macron. En réalité s’il veut conserver des chances, François Fillon doit opérer un virage à 180° puisque seulement 17 % des personnes interrogées dans le sondage souhaitent qu’il maintienne le programme défendu pour la primaire. Rien n’est joué dans cette élection présidentielle d’autant qu’y compris Marine Le Pen enregistre aussi un tassement lié sans doute à l’incongruité de certaines de ses positions et à ses nombreuses contradictions.

 

Sondage Poste : une bonne opinion pour 67 %

Sondage Poste : une bonne opinion pour 67 %

 

Alors que la Cour des comptes préconise la suppression de près de la moitie des bureaux de poste, les français ont, eux, une bonne opinion  de ce service public. (Contrairement à d’autres).  Aujourd’hui, La Poste a l’obligation d’avoir au moins 17.000 « points de contacts » sur le territoire (le chiffre est inscrit dans le marbre d’une loi). Elle en comptait précisément 17.075 fin 2014. Mais, sur ce total, seuls 9.574 étaient des bureaux de poste de plein exercice. Année après année, l’entreprise publique réduit le nombre de ces derniers pour faire des économies, et installe à la place des agences postales communales installées dans les bureaux de la mairie (il y a en avait plus de 5.400 fin 2014) ou des relais-postes hébergées chez des commerçants (ils sont plus de 2.000) qui dispensent les services de base. Ces conversions sont négociées âprement avec les élus locaux, qui les vivent comme un passage à un service public de seconde zone. Mais selon la Cour des comptes, la Poste doit accentuer le mouvement. L’activité des guichets, relève-elle, connaît une « baisse continue et régulière « , du fait de la chute de volume du courrier. Entre 2009 et 2014, « cette baisse a été de 16 % pour les opérations réalisées pour le compte du colis, de 21 % pour celles liées au courrier et de 40 % pour les activités diverses du réseau, avance l’institution. Les opérations bancaires réalisées au guichet ont baissé de 31%. «  Plus largement, le nombre moyen de clients quotidiens est passé de 2,7 à 1,6 millions en 10 ans. Et la tendance ne peut que s’amplifier, avec l’accroissement de l’offre de services disponibles sur Internet. Pourtant un  sondage Odoxa pour « le Parisien » – « Aujourd’hui en France » révèle que 67 % des personnes interrogées ont une bonne opinion d’elle. Au point d’être une fierté nationale pour la majorité d’entre eux (57 %). Pas étonnant qu’elle arrive sur la deuxième marche du podium des entreprises publiques derrière l’audiovisuel public, à égalité avec EDF (25 %) mais loin devant la SNCF ou la RATP. cependant les Français ne sont pas opposés à la modernisation.   Ils la jugent majoritairement ni moderne (52 %) ni bien gérée (52 %), manquant de souplesse (57 %). Au point de s’inquiéter pour son avenir (65 %).

Blocages-loi travail : un retournement prévisible de l’opinion publique

Blocages-loi travail : un retournement prévisible de l’opinion publique

 

Si la gestion de la loi travail  par le gouvernement ne constitue pas un modèle du genre,  celle de la gestion des grèves par les syndicats contestataires n’est pas très brillante non plus. Des postures opposées qui conduisent  directement à un résultat perdant-perdant. Faute  d’une mobilisation suffisante, la radicalisation des syndicats risque en outre de ce traduire par un retournement de l’opinion publique. Une opinion publique influencée par les blocages et actions de commandos qui n’ont rien à voir avec une conduite démocratique de l’action syndicale. La mobilisation de ceux qui sont réellement concernés par la loi travail c’est-à-dire le secteur privé est en effet insignifiante ; du coup, la CGT et Sud tente de mobiliser le secteur public et nationalisé qui n’est pourtant pas concerné. Une attitude plus politique que syndicale et qui risque d’ailleurs de se retourner un jour contre le statut des personnels intéressés. La participation des salariés au mouvement de grève dans le secteur public et nationalisé est très  minoritaire et presque symbolique (autour de 15 % de grévistes à la SNCF, 10 % EDF). Du coup les blocages et actions de commandos deviennent de plus en plus durs pour tenter de masquer l’échec total de la mobilisation. Ces actions irresponsables affectent l’économie et la vie des citoyens sans parler de la détérioration déplorable l’image de la France à l’étranger. Le bilan qui sera fait dans quelques mois risque d’être catastrophique. Cela d’autant plus que la France sortait à peine d’une croissance très molle depuis le premier trimestre 2016. Les conséquences économiques pourraient se traduire par une baisse du PIB de 0,1 à 0,3 % avec entre 100 000 et 300 000 suppressions d’emplois.  Pourtant la guerre des nerfs s’est poursuivie jeudi entre le gouvernement et les opposants à la loi Travail avec une coupure d’électricité géante à Saint-Nazaire, des manifestations en province et la poursuite de la grève à la SNCF. Pour la première fois depuis le début de la mobilisation contre la réforme du Code du travail, la CGT a levé un préavis de grève, dans l’aviation civile. En revanche, l’intersyndicale des pilotes d’Air France a appelé jeudi à la grève du 11 au 14 juin pour défendre les rémunérations, un mouvement qui commencera au lendemain du coup d’envoi de l’Euro de football. A la SNCF, la direction faisait état à la mi-journée de 15,2% de grévistes, un taux en baisse de près de deux points par rapport à mercredi. A la RATP, où la CGT avait également déposé un préavis de grève, le mouvement semblait peu suivi, selon les informations diffusées par l’entreprise : trafic normal sur le métro et le RER A, normal ou quasi normal pour les autobus et les tramways, de un train sur trois à trois trains sur quatre sur le RER B. Si le pourcentage de salariés en grève chez EDF SA au niveau national jeudi matin n’était que de 8,74%, selon un porte-parole d’EDF, les grévistes ont brièvement privé d’électricité 125.000 foyers de Saint-Nazaire et de ses environs, en Loire-Atlantique, en mettant hors tension un transformateur. A noter des actions de plus en plus violentes lors de manifestations.

Sondage Philippe Martinez (CGT) : mauvaise opinion pour 67 %

Sondage Philippe Martinez (CGT) : mauvaise opinion pour 67 %

Il semble bien que l’opinion soit en train de basculer vis-à-vis de la loi et du mouvement de protestation. Certes les Français demeurent perplexes vis-à-vis de cette loi mais il n’y a plus de majorité pour soutenir une mobilisation sans doute aussi discréditée  par les conséquences néfastes qu’elle entraîne sur l’économie, discréditée aussi par la violence des casseurs. Du coup l’image de Philippe Martinez secrétaire général de la CGT ne sort pas grandi. Près de sept Français sur dix (67%) ont une mauvaise opinion de Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, en première ligne contre le projet de loi travail, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien/Aujourd’hui-en-France dimanche. Chez les sympathisants de gauche, ils sont 53% à avoir une «bonne» opinion du leader syndicaliste, contre 47% une «mauvaise» opinion. Le secrétaire général de la CGT est perçu unanimement comme un contestataire (84 %), politisé (75 %), éloigné des réalités des entreprises (54 %), pas ouvert au dialogue (65%) et pas compétent (58 %). Toujours dans le sondage, à la question, vous, personnellement soutenez-vous le mouvement d’opposition à la loi travail, 53% des personnes interrogées répondent «non», 47% affirment le contraire. Un autre sondage publié ce dimanche, Dimanche montre que les Français restent, sinon hostiles, perplexes concernant le projet de loi travail emmenée par la ministre Myriam El Khomri. Il en ressort en effet que quelque 46% des sondés souhaitent que le gouvernement retire le projet de loi travail, et 40% veulent que le projet soit modifié. Ils ne sont que 13% à vouloir que le projet de loi soit conservé en l’état. Chez les sympathisants de gauche, ils sont 51% à vouloir le retrait, tandis qu’ils sont 41% chez Les Républicains et 68% au Front National.

 

Sondage syndicats : mauvaise opinion

. Sondage syndicats: mauvaise opinion

Un sondage en apparence contradictoire qui montre la mauvaise opinion des Français tant vis-à-vis des syndicats de salariés que des patrons ;  en fait un sondage qui prouve  surtout l’état d’indigence de la concertation avec une petite prime pour le syndicat réformiste CFDT. A la question « globalement avez-vous une bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise ou très mauvaise opinion des syndicats de salariés », 64% disent avoir une mauvaise opinion et 35% une bonne. Toutefois, le pourcentage de bonnes opinions est en progression de quatre points en deux ans, souligne BVA. Font-ils « confiance aux syndicats pour agir dans l’intérêt des salariés »? 49% répondent positivement et autant négativement. Et les personnes interrogées font encore moins confiance aux chefs d’entreprise (66% de non, 32% de oui) et gouvernement (79% de non, 18% de oui). 58% des personnes interrogées préféreraient que le gouvernement prenne davantage en compte les revendications des syndicats de salariés.
Dans le détail, la CFDT recueille 41% d’opinion positive, Force ouvrière 29% et la CGT 27%.

 

(I télé)

Syndicats : 65% des Français ont une mauvaise opinion

Syndicats : 65% des Français ont une mauvaise opinion

 

Le résultat qui montre que les Français ont une mauvaise opinion des syndicats ne constitue pas en soi une grande surprise puisqu’il existe tout au plus 8 % de salariés syndiqués en France. À la faiblesse du taux de syndicalisation il faut ajouter la multitude de syndicats : les grandes confédérations, les syndicats corpos et les organisations gauchistes. Pourtant d’après le même sondage les Français considèrent que les syndicats sont utiles plus exactement pourraient l’être. En cause peut-être d’abord le fait qu’en France la concertation entre partenaires sociaux est réduite à pas grand-chose, des consultations souvent formelles mais pas de vrais dialogues, de vraies transparences et de vraies négociations. Du coup faute d’objets social réel, les syndicats font émerger des responsables au profil essentiellement contestataire bien incapable de comprendre les enjeux économiques, financiers, sociaux, technologiques, environnementaux et sociétaux. La responsabilité incombe aussi au fait  que la fonction syndicale n’est pas valorisée, du coup ce ne sont pas les meilleurs qui accèdent aux responsabilités mais souvent les plus corpo et les plus radicaux sans parler de ceux qui font carrière dans les responsabilités syndicales (finalement comme les politiques). Les deux tiers des Français (65%) auraient une « mauvaise opinion » des organisations syndicales, selon un sondage de l’institut Odoxa publié dimanche 28 février dans Le Parisien – Aujourd’hui en France. 59% des sondés ont confié qu’ils ne faisaient plus confiance aux syndicats pour défendre les intérêts des salariés. « C’est sans doute là encore un signe du désaveu des syndicats en tant qu’instances les plus représentatives des attentes et des besoins des salariés », a commenté Gaël Slima, le président d’Odoxa. Et les griefs des Français envers les instances représentatives des salariés seraient nombreux : trop politisées (77%), pas suffisamment efficaces (73%), trop nombreuses (68%),pas assez ouvertes au dialogue (64%) ou courageuses (62%). Paradoxalement, la majorité des personnes interrogées affirment que les syndicats sont cependant utiles (56%). Pour la première fois depuis 2013, les principaux syndicats se sont réunis en intersyndicale pour discuter du projet de loi El Khomri à la fin du mois de janvier. Comme le révèle cette enquête, la gestion de l’épineuse réforme du Code du travail va certainement constituer un moment charnière l’avenir des organisations syndicales en France.

Vers une démocratie d’opinion ?

Vers une démocratie d’opinion ?

 

 

On pourrait bien glisser doucement d’une démocratie représentative vers une démocratie d’opinion. Premier facteur explicatif, la démocratie représentative n’est précisément pas représentative de la sociologie française puisque les élus  sont composés en grande partie de fonctionnaires, de bobos et de classes aisées qui n’ont qu’une vue approximative des réalités sociales concrètes. Du coup, les programmes électoraux sont des chiffons de papier jetés dans la corbeille sitôt l’élection passée. D’une certaine manière, c’est heureux car ces programmes mélangent promesse utopique et contradiction. La vérité c’est que la plupart des partis sont incapables de faire une analyse pertinente de la problématique économique, sociale, environnementale voire sociétale encore moins d’avoir une vision du long terme.  Du coup, à peine élus l es gouvernements sont soumis aux pressions corporatistes de toutes sortes. Heureusement, le vide se comble petit à petit avec la multiplication des sources ce d’information qui permet à chacun de se faire sa propre analyse. Ainsi se dégagent  des mouvements d’opinion assez cohérents sur les grandes questions économiques sociales et sociétales. Il en est ainsi  par exemple ainsi sur la question de la déchéance de nationalité considérée par les bobos, nombre de politiques et les grands médias comme complètement inefficace voire inutile. Une modification pourtant approuvée à plus de 70 % par l’opinion en raison précisément des conséquences qu’elle entraînera inévitablement sur le rapport aux valeurs républicaines. Autre exemple également concernant la dégressivité des allocations chômage largement approuvée. Il en est de même concernant l’aménagement voire la suppression des 35 heures dont les Français ont compris qu’elles  avaient tué la compétitivité de l’économie et fait grimper le chômage. On objectera parfois avec juste raison qu’on ne fait pas une politique en additionnant des sondages. L’addition de la totalité des sondages pouvant déboucher sur des contradictions difficiles à gérer. Reste que la nouvelle démocratie est en train de se construire et que des mouvements d’opinion cohérents contraignent les gouvernements notamment celui de Hollande à opérer des réorientations. D’une certaine façon c’est une remise en cause du caractère monarchique de la république qui au passage va aussi remettre en question de vieux clivages idéologiques complètement obsolètes.

Sondage opinion des français : ras le bol et défiance

Sondage opinion des français : ras le bol et défiance

Pas le moral, ras le bol et défiance trois formules qui caractérisent l’état d’esprit des Français d’après l’enquête annuelle du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) diffusé par le JDD. Une enquête qui montre aussi le manque de confiance des Français dans certaines institutions et qui révèle aussi une forte demande d’action régalienne en matière de sécurité. Une étude qui confirme une coupure croissante, parfois vertigineuse, entre les citoyens et leurs représentants.  La lassitude! C’est le qualificatif qui arrive en tête de ceux proposés pour qualifier le mieux l’ »état d’esprit actuel » des Français. L’institut OpinionWay, mandaté par le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) pour son enquête annuelle sur l’état du pays et la confiance des Français, a interrogé quelque 2.000 personnes fin décembre 2015. Ce sentiment était déjà en tête fin 2014. Troublante continuité. Au terme d’une année pourtant marquée par les tragédies terroristes de janvier et de novembre, la « peur » n’est citée qu’en 7e position (l’item est même en recul de 1 point par rapport à 2014). Mais, comme l’observe l’universitaire Martial Foucault, directeur du Cevipof, les trois premiers qualificatifs évoqués par les Français en disent long sur l’état d’une société de la défiance : la lassitude donc (31%, =), puis la morosité (29%, –1 point) et la méfiance, sentiment de plus en plus prégnant (28%, +2 points). En quatrième position seulement, distancée mais en hausse : la sérénité (18%, +2 points). Autre leçon : le désir (ou le besoin) d’autorité. Quand on présente aux Français une liste d’ »organisations » en leur demandant s’ils ont ou non confiance en elles, celles qui ont la cote, ce sont (dans l’ordre) les hôpitaux, l’armée (+5 points en un an), les PME et la police (+6 points). À l’opposé, suscitent le plus de défiance – c’est peu dire- les partis politiques (avec, tout de même, un gain de 3 pts en un an). Et, juste avant : les médias, les syndicats et les banques.

(avec JDD)

Déchéance de la nationalité : une victoire surtout de l’opinion publique

Déchéance de la nationalité : une victoire surtout de l’opinion publique

 

D’une certaine manière Hollande s’est trouvée piégé par ses propres déclarations faites notamment à l’occasion de la réunion du congrès à Versailles après les attentats de novembre. Il a proposé alors une modification de la constitution. Encore fallait-il qu’il y ait un contenu pour justifier une telle modification. L’évolution constitutionnelle concernera donc l’État d’urgence (sa constitutionnalité) mais essentiellement maintenant la déchéance de nationalité pour les binationaux. Une mesure très critiquée par les bobos de gauche qui voient là  une atteinte aux libertés et une différence de traitement. Juridiquement la différence de traitement entre binationaux et nationaux n’est pas contestable cependant force de constater que neuf terroristes sur 10 sont des bi nationaux. En outre au-delà des actes de terrorisme proprement dit se pose le problème de l’adhésion des intéressés aux valeurs de la république. Certes il ne s’agit pas de généraliser et nombre de binationaux heureusement se conforment  aux lois françaises et même les défendent. Reste qu’une petite minorité pour justifier sans doute sa violence, sa haine de la France et son échec social rejette toutes valeurs, toutes  références républicaines et revendiquent  à la place les lois mafieuses de l’État islamique. Pour ces individus,  les terroristes ou les candidats potentiels, un coup d’arrêt était nécessaire pour bien signifier que la nationalité française implique des droits mais autant de devoirs. Dès lors qu’on refuse ce qui donne sa cohérence et sa légitimité à  la république française, l’appartenance à la nation peut et doit être contestée. Si  nombre de ces petits malfrats ne sont pas à l’aise en France qu’ils partent. C’est l’avertissement sans doute symbolique aujourd’hui mais qu’il était nécessaire de donner à ces centaines de pauvres types paumés, écartelés entre deux cultures dont ils ignorent les fondements pour l’une  comme pour l’autre. Hollande s’est enfin décidé à sortir du consensus mou ;  on va s’en féliciter chez les socialistes modérés ou à droite mais la véritable victoire est celle d’une opinion publique qui souhaitait et approuvait  depuis longtemps cette disposition à hauteur de près de 95 % dans un sondage d’Elabe pour BFM.

Mesures anti terroristes : décalage entre le gouvernement et l’opinion

Mesures anti terroristes : décalage entre le gouvernement et l’opinion

De toute évidence il y a décalage entre le gouvernement et l’opinion publique sur les mesures à prendre en matière d’antiterrorisme. Première rupture les Français sont massivement pour la déchéance de nationalité (par parenthèse possible pour nombre de djihadistes qui ont la double nationalité), deuxièmement les Français sont opposés au retour en France des djihadistes français, troisièmement  les Français sont 89% à vouloir « restreindre la liberté d’opinion sur internet en cas de propagation des idées djihadistes ». 53% des Français estiment que l’Etat est en « guerre ». De son coté le gouvernement slalome entre le respect des libertés et les mesures exceptionnelles. Il ne fait guère de doute que les politiques en général n’ont pas pris ma mesure de la gangrène fondamentaliste qui envahit les banlieues et le niveau de risque que cela suppose pour la sécurité.  Du coup de la même manière qu’on a tendu pour prendre des mesures après les attentats contre Charlie Hebdo et L’hyper casher, on attendra sans doute un nouvel attentant pour prendre des mesures à la hauteur de l’insécurité potentielle.  Pour l’opinion des Français sur le sujet est nette. Ainsi, 68 % des personnes sondées (dont 78 % des sympathisants UMP et 71 % du PS) souhaitent que les Français soupçonnés « d’être allés se battre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes » n’aient pas le droit de revenir ensuite en France. Et 68 % des sondés, le même pourcentage – considérable – veulent que les citoyens français « soupçonnés de vouloir se rendre dans des pays ou des régions contrôlés par des groupes terroristes » se voient interdire le départ du territoire. C’est aussi l’avis de 63 % des sympathisants du FN et de 62 % du Front de gauche. Mais quand il s’agit de savoir si les binationaux (avec deux nationalités) condamnés pour des actes terroristes sur le sol français devraient être ou non déchus de la nationalité française, ce que permet la loi mais ne s’est pas produit depuis la Libération, alors c’est le plébiscite. Les Français ont eu le sentiment, après les événements de la semaine dernière, de vivre une trahison. Oui, il faut déchoir de leur nationalité ces individus, disent 81 % des personnes interrogées (dont 88 % à l’UMP, 81 % au PS et 87 % au FN). Directeur général adjoint de l’IFOP, Frédéric Dabi fait observer que 58 % des sondés, une majorité, sont « tout à fait favorables » à cette mesure d’exception et 23 % le sont « plutôt ». À l’heure de l’unité nationale, selon Dabi, droite et gauche ont, à peu de chose près, les mêmes réactions. Par catégories socio-professionnelles, les plus favorables à cette mesure drastique sont les ouvriers (90 %) devant les employés (85 %). Par catégories d’âge, les plus réticents sont les 18-24 ans, tout en étant 74 % à l’approuver. Les plus sévères sont les 35-49 ans : 84 % d’entre eux sont partisans de cette mesure.




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