Archive pour le Tag 'OPA'

« L’Entreprise Macron » : une OPA sur le pays

« L’Entreprise Macron » : une OPA sur le pays

 

 

Nombre de chercheurs s’efforcent de comprendre les raisons de l’exceptionnelle ascension de Macron. Ce dernier a sans doute bénéficié d’un environnement politique favorable mais il a surtout été l’instrument d’une stratégie libérale, une sorte d’OPA sur le pays des financiers et des grands patrons. Comment en effet quelqu’un comme Macron qui n’a strictement aucune légitimité politique et sociale a-t-il pu devenir candidat à la présidence de la république. Ce n’est évidemment pas son passage chez Rothschild qui pouvait lui fournir cette légitimité sociale. La conquête pouvoir de Macron était en quelque sorte programmée par les cercles qui gravitent autour des grands intérêts financiers. Dans cette stratégie de conquête du pouvoir, le pays a été considéré comme une entreprise sur laquelle on pouvait faire une OPA et avec les mêmes méthodes. Le problème maintenant c’est qu’on s’aperçoit que la France n’est pas une start-up et ne veut pas être dirigée de manière monarchique. Vingt-deux chercheurs ont analysé, dans un ouvrage, le basculement majeur dans l’histoire de la Ve République que constitue la dernière élection présidentielle et donnent quelques clés pour comprendre le succès d’Emmanuel Macron.

 

« L’Entreprise Macron », Collectif sous la direction de Bernard Dolez, Julien Fretel et Rémi Lefebvre, Presses universitaires de Grenoble, 24 euros

Le livre. Comme la plupart des commentateurs, journalistes, acteurs politiques, etc., les politistes, dans leur grande majorité sans doute, n’ont longtemps pas cru possible la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2017. » En introduisant ainsi leur ouvrage L’Entreprise Macron, les vingt-deux chercheurs réunis sous la direction de Bernard Dolez, Julien Fretel et Rémi Lefebvre font acte salvateur d’humilité. En croisant ainsi les regards de plusieurs sous-disciplines de la science politique, ils s’efforcent d’analyser un basculement majeur dans l’histoire de la Ve République. Avec ce riche travail de fond, il s’agit d’essayer de comprendre les raisons de cet « improbable succès ».

En premier lieu, comprendre que le surgissement d’Emmanuel Macron et de son mouvement ne relève pas d’une simple éruption mais d’une stratégie progressive qui « n’a pas seulement bénéficié d’un “alignement favorable des planètes” [mais] a également su tirer profit de “logiques de situation” ». Comprendre aussi l’essence de son programme, ou sa défiance à l’égard des programmes.

OPA sur Euler Hermes par Allianz

OPA sur Euler Hermes par Allianz

 

L’assureur allemand qui détient 63% dans l’assureur-crédit français a annoncé lundi un projet d‘offre sur le leader français de l‘assurance-crédit Euler Hermes. Le géant allemand de l‘assurance prévoit de lancer une offre simplifiée sur 24,20% du capital d‘Euler Hermes au prix de 122 euros par action, ce qui représente une prime de près de 21% sur le cours de clôture du 24 novembre. Allianz a déjà conclu le rachat de 11,34% du capital auprès de certains actionnaires. Le conseil de surveillance, qui s’est réuni hier dimanche 26 novembre, a accueilli favorablement le principe d’une telle offre, selon le communiqué d’Euler Hermes dont 35,5% du capital est dans le public et 1,50% autodétenu par le groupe. Le conseil d’Euler Hermes annonce qu’il s’exprimera à nouveau fin décembre pour émettre un avis motivé sur le projet d’offre. « Augmenter la participation dans Euler Hermes est une étape logique d’Allianz dans sa volonté d’affecter des capitaux dans des activités stratégiques dégageant de solides performances opérationnelles et dans sa volonté de renforcer ses positions dans des marchés domestiques clef et, en particulier, dans l’assurance dommages », souligne le groupe allemand dans un communiqué. La transaction aura un effet relutif d’un point de pourcentage sur le bénéfice par action d’Allianz dès qu’elle sera finalisée, poursuit l’assureur, notant qu’elle n’aurait aucune incidence sur son programme de rachat d’actions de 2 milliards d’euros.

 

Allemagne : protection contre les OPA étrangères

Allemagne : protection contre les OPA étrangères

 

L’Allemagne qui a toujours su protéger son économie s’apprête cette fois-ci à empêcher les OPA étrangères sur les entreprises de haute technologie. Une attitude qui ne sera pas forcément appréciée par les autorités de Bruxelles mais qui devra cependant être prise  en compte dans la mesure où l’Allemagne assure de fait la véritable gouvernance de l’union européenne. Le ministère de l’Economie allemand veut en effet protéger les sociétés high tech de toute OPA hostile, surtout celles que pourraient lancer des entreprises publiques ou semi-publiques de pays non européens, rapporte dimanche le Welt am Sonntag. L’hebdomadaire précise que le secrétaire à l’Economie Matthias Machnig a transmis à des membres du gouvernement un document comportant six points fondamentaux gouvernant l’examen des investissements au niveau de l’Union européenne (UE). Selon ce document, l’UE mais aussi les pays membres auraient toute latitude d’interdire l’achat de sociétés par des investisseurs extérieurs à l’Union. « Le ministre (de l’Economie Sigmar) Gabriel a toutefois souigné à plusieurs reprises qu’il souhaiterait examiner les possibilités, à un niveau européen également, d’établir les bases d’une concurrence loyale, surtout avec des entreprises étrangères subventionnées par l’Etat, tout en restant ouvert à l’investissement », a ajouté le porte-parole. La question prend d’autant plus d’importance en Allemagne que le groupe chinois d’électroménager Midea est en train de racheter le constructeur de robots industriels Kuka et que le fondeur chinois Sanan Optoelectronics a dit lundi être en contact avec le spécialiste allemand de l’éclairage Osram, la presse allemande prêtant au premier l’intention d’acheter le second.

(Avec Reuters)

Vivendi : OPA sur Telecom Italia ?

Vivendi : OPA sur Telecom Italia ?

Vivendi détient désormais 24,9% du capital de l’opérateur italien Telecom Italia  S’il passe la barre des 25%, le groupe français pourra lancer une OPA sur ce groupe qui suscite les convoitises dans le secteur des télécoms européennes. Le groupe français de médias Vivendi, premier actionnaire de Telecom Italia, est désormais propriétaire de près d’un quart du capital de l’opérateur italien, à un cheveu d’une possible OPA, annonce samedi l’agence économique RadioCor, citant la SEC américaine. Le groupe de Vincent Bolloré avait fait son entrée en juin 2015 au capital de Telecom Italia, en acquérant 14,9% de son capital. Il a ensuite augmenté progressivement sa participation, pour atteindre 23,8% au 1er mars. Selon les informations communiquées à la SEC, le gendarme boursier américain, cité par RadioCor, Vivendi a acheté plus de 148 millions d’actions ordinaires supplémentaires entre le 1er et le 9 mars, pour un montant total de 155 millions d’euros, grimpant ainsi à 24,9% du capital. Le groupe français se trouve donc désormais à peine en dessous du seuil des 25%, synonyme d’offre publique d’achat selon la loi italienne. A la Bourse de Milan vendredi, Telecom Italia a clôturé en hausse de 5,47% à 1,042 euro.

 (Avec AFP)

La Grande Bretagne veut contrôler les OPA étrangères

La Grande Bretagne veut contrôler les OPA étrangères

 

Au pays du libéralisme triomphant on veut désormais contrôler les OPA étrangères qui menaceraient les intérêts stratégiques du pays. Le débat sur les OPA étrangères au Royaume-Uni s’est ouvert au printemps lorsque le géant américain de la pharmacie Pfizer, a tenté en vain de prendre le contrôle d’AstraZeneca, ce qui a fait craindre des pertes importantes pour l’emploi et la recherche britanniques. « Ce qu’a fait alors le gouvernement, c’est s’engager dans des négociations pour obtenir des assurances. Ce que nous devons faire désormais, c’est nous assurer que lorsque des engagements sont pris, il n’y ait pas de marge de manœuvre », a dit Vince Cable à la BBC. Pour tenter de mettre la main sur AstraZeneca, Pfizer avait promis de mener à bien l’installation d’un centre de recherche à Cambridge, de conserver une usine dans le nord de l’Angleterre et de maintenir en Grande-Bretagne 20% de ses effectifs de recherche. Mais il avait précisé que ces promesses étaient susceptibles d’être modifiées si les circonstances évoluaient « considérablement ». En 2010, le groupe américain d’alimentation Kraft, lors du rachat de Cadbury, s’était engagé à laisser ouverte l’une des usines du britannique jugée menacée par l’opération. Mais il était revenu sur cette promesse sitôt l’opération bouclée. « Nous pourrions aller vers des pénalités financières afin de faire en sorte que ces engagements soient contraignants (…) Il existe des marges de manœuvre dans les règles existantes et nous voulons parvenir à ce qu’il ne soit pas possible d’y échapper », a dit le ministre. Il a ajouté que la modification de la réglementation nécessiterait sans doute l’adoption d’un nouveau texte de loi mais que celui-ci pourrait entrer en vigueur rapidement.  Vince Cable a précisé que le Parti libéral-démocrate, allié des conservateurs au sein de la coalition gouvernementale, souhaitait doter l’Etat de pouvoirs d’intervention dans les opérations concernées en cas de refus de l’acheteur de s’engager « Il faut un dernier recours dans lequel le gouvernement peut intervenir, peut invoquer l’intérêt général », a-t-il dit.




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