Archive pour le Tag 'ONU'

ONU- La dérive d’Antonio Guterres

ONU- La dérive d’Antonio Guterres

Il y a déjà plusieurs années que l’ONU déraille et particulièrement depuis que l’organisme est présidé par Antonio Guterres . Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres très présent sur les réseaux sociaux où il réagit plus vite que son ombre; par contre, il est le plus souvent absent pour tenter de résoudre les conflits. Ainsi par exemple il y a quelques jours il s’est seulement contenter d’indiquer qu’il était profondément inquiet de l’intensification du conflit à Gaza.

Le problème c’est qu’on ne demande pas un secrétaire général de l’ONU de se comporter comme un commentateur d’informations sur les réseaux sociaux mais comme un intermédiaire pour faciliter la paix. Il y a longtemps qu’il aurait dû se rendre en Israël, à Gaza en Cisjordanie et dans les pays arabes notamment.

Au lieu de cela l’agité du tweet se contente de nourrir les réseaux sociaux sur les grandes questions sociales, politiques ou sociétales.

Certes, il ne porte pas seulement la responsabilité de la paralysie de l’ONU car le conseil de sécurité est le plus souvent bloqué. En cause sa composition. Il fut, dès l’origine, composé de cinq membres permanents, les États-Unis, l’Union soviétique, le Royaume-Uni, la France et la république de Chine, à la fois, parce que ce sont les principaux vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, et parce que représentant à ce moment-là la majorité de la population mondiale. La présence de la Chine et surtout de la Russie rend ce conseil complètement inopérant.

Le secrétaire général en dépit de la paralysie de l’ONU connaît la musique, c’est un professionnel de la politique depuis qu’il a 25 ans. À défaut d’action, l’ancien socialiste parle, parle sans compter et toujours avec un clin d’oeil aux pays en développement qui pèsent de plus en plus alors que lui vient d’un pays relativement petit à savoir le Portugal.

Libye : déjà 11.300 morts (ONU)

Libye : déjà 11.300 morts (ONU)

Au moins 11.300 personnes sont mortes et 10.100 restent portées disparues dans la seule ville de Derna, dans l’est de la Libye, ravagée il y a près d’une semaine par des inondations sans précédent, selon un bilan publié par un organisme de l’ONU, citant le Croissant rouge libyen.

«Selon le Croissant-Rouge libyen, ces inondations sans précédent ont fait environ 11.300 morts et 10.100 disparus dans la seule ville de Derna», a annoncé le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) dans un point de situation samedi soir.

CLIMAT: le début de « L’ÈRE DE L’ÉBULLITION » ( ONU)

CLIMAT: le début de « L’ÈRE DE L’ÉBULLITION » ( ONU)

« Le changement climatique est là. Il est terrifiant. Et c’est juste le début. L’ère du réchauffement climatique est terminée, place à l’ère de l’ébullition mondiale », a déclaré le patron de l’ONU, Antonio Guterres.
« pour les scientifiques, c’est sans équivoque: les humains sont responsables », a-t-il insisté, notant que « la seule surprise est la vitesse du changement ».

« Les conséquences sont claires et tragiques: des enfants emportés par les pluies de mousson, des familles qui fuient les flammes, des travailleurs qui s’évanouissent sous la chaleur brûlante ».
Face à ce constat catastrophique, le secrétaire général de l’ONU a répété ses appels incessants à agir radicalement et de façon urgente, s’en prenant aussi une nouvelle fois au secteur des énergies fossiles.

« L’air est irrespirable, la chaleur est insoutenable. Et les niveaux de profits des énergies fossiles et l’inaction climatique sont inacceptables », a-t-il martelé. « Les dirigeants doivent diriger. Assez d’hésitation. Assez d’excuses. Assez d’attente que les autres bougent en premier ».

Antonio Guterres, qui accueillera à New York en septembre un sommet pour l’ambition climatique, appelle notamment les pays développés à s’engager à atteindre la neutralité carbone le plus près possible de 2040 et les économies émergentes le plus près possible de 2050.

Onu et Ukraine: Une majorité massive pour le retrait immédiat des troupes russes


Onu et Ukraine: Une majorité massive de pays pour le retrait immédiat des troupes russes

Défaite écrasante de la Russie après le vote la résolution de l’Assemblée générale qui a recueilli 141 votes en sa faveur, 7 en sa défaveur et 32 abstentions, dont celles de la Chine et de l’Inde. Une résolution qui exige le retrait immédiat des troupes russes d’Ukraine

Parallèlement la Chine rend public son plan de paix:

« Toutes les parties doivent soutenir la Russie et l’Ukraine pour travailler dans la même direction et reprendre le dialogue direct aussi vite que possible », estimé ainsi le ministère des affaires étrangères chinois.

« L’arme nucléaire ne doit pas être utilisée et il ne faut pas se livrer à une guerre nucléaire », stipule également le document intitulé « Position de la Chine sur le règlement politique de la crise ukrainienne ».

« Il faut s’opposer à la menace ou au recours à l’arme nucléaire », affirme-t-il, alors que le président russe Vladimir Poutine a brandi cette menace.

La Chine demande par ailleurs aux deux pays d’éviter toute attaque contre des civils. « Les parties [impliquées] dans le conflit doivent se conformer strictement au droit humanitaire international, éviter d’attaquer des civils ou des bâtiments civils », souligne le ministère.

Officiellement neutre, la Chine appelle à respecter la souveraineté des Etats, y compris de l’Ukraine, tout en exhortant la communauté internationale à prendre en compte les préoccupations de Moscou en matière de sécurité.

Intelligence artificielle : menace pour les droits humains

Intelligence artificielle : menace pour les droits humains (ONU)

Les récentes avancées en matière d’intelligence artificielle (IA) représentent une grave menace pour les droits humains, a alerté le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme samedi, réclament la mise en place de « garde-fous efficaces ». « Je suis profondément troublé par le potentiel de nuisance des récentes avancées en matière d’intelligence artificielle », a déclaré Volker Türk, dans un bref communiqué. « La dignité humaine et tous les droits humains sont gravement menacés », a-t-il ajouté. Volker Türk a lancé « un appel urgent aux entreprises et aux gouvernements pour qu’ils développent rapidement des garde-fous efficaces ».

Le site futura–sciences énumère ces menaces:

Intelligence artificielle : les menaces graves
• Fausses vidéos : usurper l’identité d’une personne en lui faisant dire ou faire des choses qu’elle n’a jamais dite ou faites, dans le but de demander un accès à des données sécurisées, de manipuler l’opinion onde nuire à réputation de quelqu’un…Ces vidéos truquées sont quasi indétectables.
• Piratage de voitures autonomes : s’emparer des commandes d’un véhicule autonome pour s’en servir comme arme (par exemple perpétrer une attaque terroriste, provoquer un accident, etc).
• Hameçonnage sur mesure : générer des massages personnalisés et automatisés afin d’augmenter l’efficacité du phishing visant à collecter des informations sécurisées ou installer des logiciels malveillants.
• Piratage des systèmes contrôlés par l’IA : perturber les infrastructures en causant par exemple une panne d’électricité généralisée, un engorgement du trafic ou la rupture de la logistique alimentaire.
• Chantage à grande échelle : recueillir des données personnelles afin d’envoyer des messages de menace automatisés. L’IA pourrait également être utilisée pour générer de fausses preuves (par exemple de la «sextrosion»).
• Fausses informations rédigées par IA : écrire des articles de propagande semblant être émises par une source fiable. L’IA pourrait également être utilisée pour générer de nombreuses versions d’un contenu particulier afin d’accroître sa visibilité et sa crédibilité.
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Intelligence artificielle : les menaces de moyenne gravité
• Robots militaires : prendre le contrôle de robots ou armes à des fins criminelles. Une menace potentiellement très dangereuses mais difficile à mettre en œuvre, le matériel militaire étant généralement très protégé.
• Escroquerie : vendre des services frauduleux en utilisant l’IA. Il existe de nombreux exemples historiques notoires d’escrocs qui ont réussi à vendre de coûteuses fausses technologiques à de grandes organisations, y compris des gouvernements nationaux et l’armée.
• Corruption de données : modifier ou introduire délibérément de fausses données pour induire des biais spécifiques. Par exemple, rendre un détecteur insensible aux armes ou encourager un algorithme à investir dans tel ou tel marché.
• Cyberattaque basée sur l’apprentissage : perpétrer des attaques à la fois spécifiques et massives, par exemple en utilisant l’IA pour sonder les faiblesses des systèmes avant de lancer plusieurs attaques simultanées.
• Drones d’attaque autonomes : détourner des drones autonomes ou s’en servir pour s’attaquer à une cible. Ces drones pourraient être particulièrement menaçants s’ils agissent en masse dans des essaims auto-organisés.
• Refus d’accès : endommager ou priver des utilisateurs d’un accès à un service financier, à l’emploi, à un service public ou une activité sociale. Non rentable en soi, cette technique peut être utilisée comme chantage.
• Reconnaissance faciale : détourner les systèmes de reconnaissance faciale, par exemple en fabriquant de fausses photos d’identité (accès à un smartphone, caméras de surveillance, contrôle de passagers…)
• Manipulation de marchés financiers : corrompre des algorithmes de trading afin de nuire à des concurrents, de faire baisser ou monter une valeur artificiellement, de provoquer un crash financier…
Intelligence artificielle : les menaces de faible intensité
• Exploitation de préjugés : tirer profit des biais existants des algorithmes, par exemple les recommandations de YouTube pour canaliser les spectateurs ou les classements de Google pour améliorer le profil des produits ou dénigrer les concurrents.
• Robots cambrioleurs : utiliser des petits robots autonomes se glissant dans les boîte aux lettres ou les fenêtres pour récupérer des clés ou ouvrir des portes. Les dommages sont faibles potentiellement, car très localisés à petite échelle.
• Blocage de détection par IA : déjouer le tri et la collecte de données par IA afin d’effacer des preuves ou de dissimuler des informations criminelles (pornographie par exemple)
• Fausses critiques rédigées par IA : générer des faux avis sur des sites tels que Amazon ou Tripadvisor pour nuire ou favoriser un produit.
• Traque assistée par IA : utiliser les systèmes d’apprentissage pour pister l’emplacement et l’activité d’un individu.
• Contrefaçon : fabriquer de faux contenus, comme des tableaux ou de la musique, pouvant être vendus sous une fausse paternité. Le potentiel de nuisance demeure assez faible dans la mesure où les tableaux ou musiques connues sont peu nombreux.

Cette semaine, plusieurs dizaines de pays, dont les États-Unis et la Chine, ont exhorté à réguler le développement et l’utilisation de intelligence artificielle dans le domaine militaire, évoquant les risques de « conséquences non souhaitées ». Le texte, signé par plus de 60 pays, évoque également des préoccupations relatives à « la question de l’implication humaine » ainsi que « le manque de clarté en ce qui concerne la responsabilité » et les « conséquences involontaires potentielles ».

Différents pays démocratiques veulent encadrer le secteur. Actuellement, l’Union européenne est au centre de ces efforts de régulation, son projet de loi « AI Act », censée encourager l’innovation et éviter les dérives, pourrait être finalisé fin 2023 ou début 2024, pour une application encore quelques années plus tard.

ONU: Donner une plus grande place à l’Afrique

ONU: donner une plus grande place à l’Afrique

Pour l’historienne Chloé Maurel, le continent, qui est au centre des actions des Nations unies, mériterait d’être davantage représenté au Conseil de sécurité.

Il est clair qu’en raison de son poids l’Afrique devrait peser davantage de l’ONU et en particulier disposer d’un siège au conseil de sécurité

L’assemblée générale des Nations unies, fin septembre, a été l’occasion pour les délégations des Etats africains de réclamer davantage de place pour le continent au sein des instances de l’organisation internationale. L’Afrique, qui comprend aujourd’hui 1,4 milliard d’habitants, en comptera en 2050 plus de 2 milliards. Or elle ne dispose pas de siège permanent au Conseil de sécurité.
Une réforme de cette instance est en discussion depuis plus de quarante ans, mais elle tarde à prendre forme. La configuration actuelle du Conseil de sécurité date de 1945 : les cinq Etats considérés comme les vainqueurs de la seconde guerre mondiale (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) y disposent d’un siège permanent et du droit de veto. Un privilège qui apparaît de plus en plus anachronique et injustifié. D’autant plus que le veto ou la menace de veto ont, en bien des cas, paralysé l’ONU. Brandis par la Russie ou la Chine, ils ont récemment empêché l’ONU d’intervenir dans un but pacificateur en Syrie ou en Ukraine.

Il est donc urgent de donner plus de place à l’Afrique au sein de l’organisation. Cela pourrait passer par l’attribution d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité à un Etat africain, par exemple le Nigeria, pays le plus peuplé du continent avec 190 millions d’habitants, ou encore l’Afrique du Sud, sa principale économie. On peut également envisager un élargissement du nombre de membres du Conseil de sécurité. Actuellement, il compte quinze Etats membres : cinq permanents et dix non-permanents, qui tournent par roulement. Trois sièges sont réservés à l’Afrique parmi les non-permanents. Un chiffre qui pourrait être porté à cinq ou six sièges, ce qui augmenterait le nombre de membres total du Conseil à 17 ou 18 membres.

Une telle réforme est d’autant plus indispensable que l’Afrique est au centre des actions des Nations unies : en effet, parmi les seize opérations de maintien de la paix de l’ONU en cours dans le monde, neuf ont lieu sur le sol africain, avec plus de 80 000 casques bleus déployés au total. De plus, 50 % des questions à l’ordre du jour du Conseil de sécurité, et même 70 % des questions inscrites au titre du chapitre VII de la Charte de l’ONU (qui concerne les actions à mener en cas de menace contre la paix, rupture de la paix ou acte d’agression), concernent l’Afrique.

La Guerre en Ukraine va créer des famines dans plusieurs pays (ONU)

La Guerre en Ukraine va créer des famines dans plusieurs pays (ONU)

 

 

D’après l’ONU, il y a des risques que la guerre en Ukraine contribue à bouleverser le système alimentaire mondial » et frapper « le plus durement les plus pauvres et semer les germes de l’instabilité politique et de troubles dans le monde entier », a mis en garde lundi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Quarante-cinq pays africains et pays les moins avancés importent au moins un tiers de leur blé d’Ukraine ou de Russie et 18 de ces pays en importent au moins 50%. « Les prix des céréales ont déjà dépassé ceux du début du printemps arabe et des émeutes de la faim de 2007-2008″, fait valoir l’ONU.

« La guerre en Ukraine signifie la faim en Afrique », a déploré dimanche la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, sur CBS News.

 

« Greniers du monde », la Russie et L’Ukraine représentent en effet à eux deux un tiers des échanges de blé mondiaux, et sont aussi d’importants exportateurs d’autres céréales telles que le maïs, des oléagineux et autres intrants essentiels pour l’agriculture intensive, comme les engrais.

Au Sahel, Michelle Bachelet (ONU) constate des tensions !

 Au Sahel, Michelle Bachelet (ONU) constate des  tensions !

De retour du Burkina Faso et du Niger, la représentante de l’ONU Michelle Bachelet  ,  dresse un bilan q ui n’apporte pas grand-chose sur l’analyse de la crise et sur les perspectives. Ou quand l’ONU se situe surtout en spectateur .

Haut-commissaire des Nations unies pour les droits humains, Michelle Bachelet a effectué une tournée au Burkina Faso et au Niger du 28 novembre au 4 décembre.

Vous rentrez du Burkina Faso et du Niger, deux pays en grave crise sécuritaire. Cela ne menace-t-il pas leur processus de démocratisation ?

Ces deux pays ont eu des élections démocratiques, c’est important à noter. Dans le même temps, ils ont une multitude de menaces à gérer : l’insécurité, mais aussi les problèmes de développement comme l’accès à l’éducation ou à la santé, et le changement climatique qui les affecte durement.

Quand nous étions au Burkina Faso, mais aussi au Niger, il y avait des manifestations pour réclamer des autorités des décisions fortes face à la crise. Ce genre de contexte fait courir le risque que des mesures liberticides soient adoptées. Mais les dirigeants que j’ai rencontrés insistent sur le respect de la démocratie. Leur problème, c’est qu’ils ne veulent pas apparaître comme faibles et cela les conduit parfois à prendre des mesures inadéquates comme des coupures d’Internet au Burkina Faso ou l’interdiction de manifester au Niger.

Le Burkina Faso et le Niger ont-ils tenu leurs engagements en matière de lutte contre l’impunité ?

J’ai eu des rencontres avec les commissions des droits de l’homme de ces deux pays. Des enquêtes sont en cours sur tous les cas où il y a eu un nombre important de victimes civiles recensées. Pour l’instant, je n’ai pas été informée de condamnations mais les enquêtes se poursuivent. A propos du Niger, la Commission nationale des droits de l’homme enquête sur la disparition de 102 personnes à Inates [fin 2019]. Les auteurs doivent être traduits en justice, quel que soit le groupe auquel ils appartiennent.

Au Burkina, il y a des allégations d’exécutions extrajudiciaires qui auraient été perpétrées par les forces de sécurité, comme le massacre présumé de 15 hommes près de Djibo début novembre. C’est un sujet dont nous avons parlé et, là encore, j’ai insisté : il faut que la vérité soit connue, que justice soit faite et que les victimes ou leurs familles obtiennent réparation.

Que pouvez-vous dire aux pays qui, comme le Burkina Faso, ont encouragé la formation de milices d’autodéfense pour lutter contre les djihadistes ?

Tout d’abord, je ne pense pas que la solution sera militaire. Il y a un besoin d’opérations de ce type mais ce ne sera pas suffisant pour régler l’ensemble des défis de la région. Il faut une réponse globale. Je sais qu’au Burkina Faso, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été créés pour soutenir les forces de défense et de sécurité face à la multiplication des menaces. Si, en théorie, des lois existent pour encadrer ces groupes, en pratique, c’est bien différent. Nous avons des rapports disant que les Volontaires commettent des violations des droits humains mais aussi qu’ils ne sont pas suffisamment formés.

Quel message adressez-vous aux autorités maliennes qui seraient tentées par un partenariat avec la société militaire privée Wagner ?

J’ai eu un entretien avec le premier ministre malien à Genève en novembre. Il nous a dit avoir besoin de nouveaux partenaires. Je lui ai répondu que quel que soit l’acteur ou l’Etat qui intervient, il faut que celui-ci le fasse dans le respect des standards internationaux en matière de droits humains. A propos du groupe Wagner, nous avons des inquiétudes au regard de son passif en République centrafricaine.

Je dois dire aussi que le gouvernement malien ne peut pas être considéré comme démocratique. Il est issu d’un coup d’État. Il est important que ce pays tienne des élections rapidement car, comme cela m’a été répété au Burkina Faso et au Niger, il n’y aura pas de stabilité au Sahel si le Mali n’est pas stabilisé.

La France se montre-t-elle assez transparente quand ses soldats sont accusés de bavure, comme à Bounti, au Mali, ou plus récemment à Téra, au Niger ?

J’ai échangé avec différentes autorités françaises qui m’ont assuré que des investigations ont été menées. Plus la conduite des enquêtes sera transparente, meilleur sera le résultat pour la France, les pays impliqués et pour la justice envers les victimes. Le manque de transparence nourrit les spéculations, les peurs et les tensions.

 

Climat: Vers une catastrophe avec +2,7°C ( ONU)

Climat: Vers une catastrophe avec +2,7°C  ( ONU)

l’Accord de Paris prévoyait rester sous le seuil fatidique des +2°C, si possible 1,5°C, d’ici à 2050 par rapport à l’ère pré-industrielle mais d’après l’ONU les engagements réels des Etats restent largement insuffisants. Résultat : le monde se dirige peu à peu vers un réchauffement « catastrophique » de +2,7 °C, avertit l’ONU dans un rapport publié le 17 septembre.

.Pour cause, en prenant en compte l’ensemble des contributions nationales des Etats (c’est-à-dire leur stratégie pour atteindre les ambitions de préservation du climat), les émissions de gaz à effet de serre devraient augmenter de 16% en 2030 par rapport à 2010. Il faudrait pourtant les réduire de 40% d’ici à 2030 pour rester sous les +1,5°C, et de 25% pour se maintenir sous les +2°C, fait valoir l’organisation internationale. Sinon c’est une véritable catastrophe climatique qui va se produire.

Climat :Vers une catastrophe avec +2,7°C ( ONU)

Climat :Vers une catastrophe avec +2,7°C  ( ONU)

l’Accord de Paris prévoyait rester sous le seuil fatidique des +2°C, si possible 1,5°C, d’ici à 2050 par rapport à l’ère pré-industrielle mais d’après l’ONU les engagements réels des Etats restent largement insuffisants. Résultat : le monde se dirige peu à peu vers un réchauffement « catastrophique » de +2,7 °C, avertit l’ONU dans un rapport publié le 17 septembre.

Pour cause, en prenant en compte l’ensemble des contributions nationales des Etats (c’est-à-dire leur stratégie pour atteindre les ambitions de préservation du climat), les émissions de gaz à effet de serre devraient augmenter de 16% en 2030 par rapport à 2010. Il faudrait pourtant les réduire de 40% d’ici à 2030 pour rester sous les +1,5°C, et de 25% pour se maintenir sous les +2°C, fait valoir l’organisation internationale. Sinon c’est une véritable catastrophe climatique qui va se produire.

Coïncidence sans doute, et les pays qui s’étaient engagés à réactualiser leur plan contre le réchauffement climatique sortent seulement maintenant leurs objectifs futurs mais de plus en plus éloignés.

La Chine a présenté le 22 septembre un plan visant à atteindre la neutralité carbone, autrement dit à absorber autant de carbone qu’elle en émet, en 2060. Pour le pays responsable de 28% des émissions globales des gaz à effet de serre et qui pèse pour plus de 54% de la consommation mondiale de charbon, c’est un très grand bond en avant! Le 13 octobre, la Russie, deuxième productrice de pétrole de la planète, lui a emboîté le pas, suivie le 23 octobre par l’Arabie saoudite, troisième pays producteur.

En avril, les États-Unis, premiers au classement à cause du gaz de schiste et deuxièmes plus grands pollueurs du monde (14,5% des émissions de CO2), avaient pris eux aussi l’engagement de parvenir à la neutralité carbone.

L’intervention dans le monde se justifie (Kofi Annan , ex SG ONU)

L’intervention dans le monde se justifie (Kofi Annan , ex SG  ONU)

Dans une tribune au « Monde », l’ancien secrétaire général adjoint de l’ONU auprès de Kofi Annan dresse un bilan sans complaisance de vingt ans d’interventionnisme humanitaire occidental.(extrait)

 

Tribune.

La triste fin de l’aventure afghane devrait nous faire réfléchir sur les deux dernières décennies d’interventions extérieures. Avec le départ bâclé de Kaboul, on enterre les deux doctrines qui ont inspiré les démocraties occidentales depuis l’an 2000 ou qui ont été mises en avant par elles : d’abord celle de la responsabilité de protéger – au moins dans sa dimension militaire et coercitive – et de l’interventionnisme humanitaire. Le temps est loin où le portrait d’une femme afghane sur la couverture de Time Magazine aidait à vendre aux opinions occidentales ce qui au départ n’avait été qu’une expédition punitive contre les hôtes de Ben Laden. Quant à l’autre justification, « réaliste », celle d’une défense avancée contre le terrorisme au-delà des frontières nationales, grâce à des Etats amis qu’on consoliderait, beaucoup des meilleurs experts de l’Afghanistan estiment aujourd’hui que les talibans n’ont pas d’ambition globale, et seront de meilleurs alliés contre Daech que l’administration corrompue à laquelle ils succèdent…

 

Il est grand temps aussi de réfléchir à l’aléa moral de l’interventionnisme occidental : on souligne à juste titre l’horreur de la guerre asymétrique que mènent les terroristes, un petit nombre d’attaquants faisant un grand nombre de victimes (19 attaquants pour 2 977 victimes aux Etats-Unis le 11 septembre 2001, 9 attaquants pour 131 victimes le 13 novembre 2015 à Paris, 1 attaquant pour 86 victimes le 14 juillet 2016 à Nice). Mais il existe une autre asymétrie : elle n’est pas entre les victimes et les assassins, mais entre ceux pour qui la guerre reste un engagement distant et limité, et ceux qui la subissent sur leur sol : en Irak, environ 6 000 morts dans les forces américaines et alliées, et environ 150 000 morts irakiens, dont au moins 100 000 civils ; en Afghanistan, moins de 8 000 morts du côté des intervenants (Forces armées américaines et alliées, entreprises privées, travailleurs humanitaires, journalistes) et plus de 100 000 parmi les Afghans.

Ce décalage entre les pertes de ceux qui interviennent et celles que subissent les populations des territoires sur lesquels se déroule un conflit est une constante des guerres, et il existait déjà pendant les deux guerres mondiales et pendant la guerre du Vietnam. On peut même affirmer que les armes modernes, plus précises, permettent de le réduire et que la dévastation infligée par les guerres contemporaines est bien inférieure à celle des guerres passées : la guerre du Vietnam fit entre 1/2 million et 1 million de victimes en Asie du Sud-Est ! La grande différence avec les conflits passés, qui crée l’aléa moral, est la diminution massive de l’impact de ces guerres sur les pays qui lancent une intervention. Les 2 500 morts des forces armées américaines tombés en Afghanistan dans les vingt dernières années, tous engagés, sont à mettre en regard des 58 000 morts américains tombés au Vietnam en dix ans, dont beaucoup étaient des appelés.

Vers une catastrophe climatique avec +2,7°C ( ONU)

Vers une catastrophe climatique avec +2,7°C  ( ONU)

l’Accord de Paris prévoyait rester sous le seuil fatidique des +2°C, si possible 1,5°C, d’ici à 2050 par rapport à l’ère pré-industrielle mais d’après l’ONU les engagements réels des Etats restent largement insuffisants. Résultat : le monde se dirige peu à peu vers un réchauffement « catastrophique » de +2,7 °C, avertit l’ONU dans un rapport publié le 17 septembre.

.Pour cause, en prenant en compte l’ensemble des contributions nationales des Etats (c’est-à-dire leur stratégie pour atteindre les ambitions de préservation du climat), les émissions de gaz à effet de serre devraient augmenter de 16% en 2030 par rapport à 2010. Il faudrait pourtant les réduire de 40% d’ici à 2030 pour rester sous les +1,5°C, et de 25% pour se maintenir sous les +2°C, fait valoir l’organisation internationale. Sinon c’est une véritable catastrophe climatique qui va se produire.

Covid-19 : pour une économie de guerre (ONU)

Covid-19 : pour une économie de guerre (ONU)

 

Il est évident que si nombre de pays ont utilisé les termes de guerre contre le virus, les moyens ne sont pas à la hauteur de l’enjeu; pour preuve la pénurie de vaccins. Sur la tendance certains pays ne pourront vacciner toute leur population que dans deux ou trois ans. Pourtant« Nous sommes en guerre contre un virus. Nous avons besoin de la logique et de l’urgence d’une économie de guerre », a déclaré Antonio Guterres. Le chef de l’ONU a appelé le monde à aller au-delà de la solidarité face à la pandémie de coronavirus, à l’ouverture de l’Assemblée mondiale de la Santé lundi 24 mai à Genève (Suisse).

Outre le bilan sanitaire, « quelque 500 millions d’emplois ont été détruits, des milliers de milliards de dollars ont été soustraits des bilans d’entreprises », a souligné Antonio Guterres. « Les plus vulnérables sont ceux qui souffrent le plus, et je crains que ce soit loin d’être terminé. » Le chef de l’ONU a demandé au G20 d’installer un groupe de travail des acteurs clés pour les vaccins, avertissant que de nouvelles flambées épidémiques pourraient « ralentir la reprise économique mondiale ».

 

Covid-19 : pour une économie de guerre (ONU)

Covid-19 : pour une économie de guerre (ONU)

 

Il est évident que si nombre de pays ont utilisé les termes de guerre contre le virus, les moyens ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. -La pénurie de vaccins. Sur la tendance certains pays ne pourront vacciner toute leur population que dans deux ou trois ans. Pourtant« Nous sommes en guerre contre un virus. Nous avons besoin de la logique et de l’urgence d’une économie de guerre », a déclaré Antonio Guterres. Le chef de l’ONU a appelé le monde à aller au-delà de la solidarité face à la pandémie de coronavirus, à l’ouverture de l’Assemblée mondiale de la Santé lundi 24 mai à Genève (Suisse).

Outre le bilan sanitaire, « quelque 500 millions d’emplois ont été détruits, des milliers de milliards de dollars ont été soustraits des bilans d’entreprises », a souligné Antonio Guterres. « Les plus vulnérables sont ceux qui souffrent le plus, et je crains que ce soit loin d’être terminé. » Le chef de l’ONU a demandé au G20 d’installer un groupe de travail des acteurs clés pour les vaccins, avertissant que de nouvelles flambées épidémiques pourraient « ralentir la reprise économique mondiale ».

ONU : Macron pour un «envoyé spécial climat »

ONU : Macron pour  un «envoyé spécial climat »

Le président de la république soutient ainsi une proposition de l’Allemagne qui avait retiré son texte par crainte d’une opposition de la Chine, de la Russie mais aussi des États-Unis. L’arrivée de Biden comme président des États-Unis changeun peu la donne surtout depuis la nomination de John Kerry, nouvel envoyé spécial américain pour le climat et grand militant environnemental notamment face à Trump. .

Appelant les 15 membres du Conseil à «se saisir des enjeux climatiques », Emmanuel Macon jugé que la nomination «d’un ou d’une envoyée spéciale pour la sécurité climatique pourrait être opportune pour coordonner (l)es efforts» par exemple en cas de catastrophe climatique, ou pour doter «les petits producteurs de mécanismes d’assurance qui leur permettront de redémarrer une activité économique rapidement après un désastre».

«Et je ne verrai que des avantages à ce que le Secrétaire général (de l’ONU) fasse rapport chaque année au Conseil de sécurité sur l’impact du climat sur la sécurité internationale, pour anticiper, nous alerter, nous faire des recommandations, et nous permettre de jouer notre rôle», a complété Emmanuel Macron.

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