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Au Sahel, Michelle Bachelet (ONU) constate des tensions !

 Au Sahel, Michelle Bachelet (ONU) constate des  tensions !

De retour du Burkina Faso et du Niger, la représentante de l’ONU Michelle Bachelet  ,  dresse un bilan q ui n’apporte pas grand-chose sur l’analyse de la crise et sur les perspectives. Ou quand l’ONU se situe surtout en spectateur .

Haut-commissaire des Nations unies pour les droits humains, Michelle Bachelet a effectué une tournée au Burkina Faso et au Niger du 28 novembre au 4 décembre.

Vous rentrez du Burkina Faso et du Niger, deux pays en grave crise sécuritaire. Cela ne menace-t-il pas leur processus de démocratisation ?

Ces deux pays ont eu des élections démocratiques, c’est important à noter. Dans le même temps, ils ont une multitude de menaces à gérer : l’insécurité, mais aussi les problèmes de développement comme l’accès à l’éducation ou à la santé, et le changement climatique qui les affecte durement.

Quand nous étions au Burkina Faso, mais aussi au Niger, il y avait des manifestations pour réclamer des autorités des décisions fortes face à la crise. Ce genre de contexte fait courir le risque que des mesures liberticides soient adoptées. Mais les dirigeants que j’ai rencontrés insistent sur le respect de la démocratie. Leur problème, c’est qu’ils ne veulent pas apparaître comme faibles et cela les conduit parfois à prendre des mesures inadéquates comme des coupures d’Internet au Burkina Faso ou l’interdiction de manifester au Niger.

Le Burkina Faso et le Niger ont-ils tenu leurs engagements en matière de lutte contre l’impunité ?

J’ai eu des rencontres avec les commissions des droits de l’homme de ces deux pays. Des enquêtes sont en cours sur tous les cas où il y a eu un nombre important de victimes civiles recensées. Pour l’instant, je n’ai pas été informée de condamnations mais les enquêtes se poursuivent. A propos du Niger, la Commission nationale des droits de l’homme enquête sur la disparition de 102 personnes à Inates [fin 2019]. Les auteurs doivent être traduits en justice, quel que soit le groupe auquel ils appartiennent.

Au Burkina, il y a des allégations d’exécutions extrajudiciaires qui auraient été perpétrées par les forces de sécurité, comme le massacre présumé de 15 hommes près de Djibo début novembre. C’est un sujet dont nous avons parlé et, là encore, j’ai insisté : il faut que la vérité soit connue, que justice soit faite et que les victimes ou leurs familles obtiennent réparation.

Que pouvez-vous dire aux pays qui, comme le Burkina Faso, ont encouragé la formation de milices d’autodéfense pour lutter contre les djihadistes ?

Tout d’abord, je ne pense pas que la solution sera militaire. Il y a un besoin d’opérations de ce type mais ce ne sera pas suffisant pour régler l’ensemble des défis de la région. Il faut une réponse globale. Je sais qu’au Burkina Faso, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été créés pour soutenir les forces de défense et de sécurité face à la multiplication des menaces. Si, en théorie, des lois existent pour encadrer ces groupes, en pratique, c’est bien différent. Nous avons des rapports disant que les Volontaires commettent des violations des droits humains mais aussi qu’ils ne sont pas suffisamment formés.

Quel message adressez-vous aux autorités maliennes qui seraient tentées par un partenariat avec la société militaire privée Wagner ?

J’ai eu un entretien avec le premier ministre malien à Genève en novembre. Il nous a dit avoir besoin de nouveaux partenaires. Je lui ai répondu que quel que soit l’acteur ou l’Etat qui intervient, il faut que celui-ci le fasse dans le respect des standards internationaux en matière de droits humains. A propos du groupe Wagner, nous avons des inquiétudes au regard de son passif en République centrafricaine.

Je dois dire aussi que le gouvernement malien ne peut pas être considéré comme démocratique. Il est issu d’un coup d’État. Il est important que ce pays tienne des élections rapidement car, comme cela m’a été répété au Burkina Faso et au Niger, il n’y aura pas de stabilité au Sahel si le Mali n’est pas stabilisé.

La France se montre-t-elle assez transparente quand ses soldats sont accusés de bavure, comme à Bounti, au Mali, ou plus récemment à Téra, au Niger ?

J’ai échangé avec différentes autorités françaises qui m’ont assuré que des investigations ont été menées. Plus la conduite des enquêtes sera transparente, meilleur sera le résultat pour la France, les pays impliqués et pour la justice envers les victimes. Le manque de transparence nourrit les spéculations, les peurs et les tensions.

 

Climat: Vers une catastrophe avec +2,7°C ( ONU)

Climat: Vers une catastrophe avec +2,7°C  ( ONU)

l’Accord de Paris prévoyait rester sous le seuil fatidique des +2°C, si possible 1,5°C, d’ici à 2050 par rapport à l’ère pré-industrielle mais d’après l’ONU les engagements réels des Etats restent largement insuffisants. Résultat : le monde se dirige peu à peu vers un réchauffement « catastrophique » de +2,7 °C, avertit l’ONU dans un rapport publié le 17 septembre.

.Pour cause, en prenant en compte l’ensemble des contributions nationales des Etats (c’est-à-dire leur stratégie pour atteindre les ambitions de préservation du climat), les émissions de gaz à effet de serre devraient augmenter de 16% en 2030 par rapport à 2010. Il faudrait pourtant les réduire de 40% d’ici à 2030 pour rester sous les +1,5°C, et de 25% pour se maintenir sous les +2°C, fait valoir l’organisation internationale. Sinon c’est une véritable catastrophe climatique qui va se produire.

Climat :Vers une catastrophe avec +2,7°C ( ONU)

Climat :Vers une catastrophe avec +2,7°C  ( ONU)

l’Accord de Paris prévoyait rester sous le seuil fatidique des +2°C, si possible 1,5°C, d’ici à 2050 par rapport à l’ère pré-industrielle mais d’après l’ONU les engagements réels des Etats restent largement insuffisants. Résultat : le monde se dirige peu à peu vers un réchauffement « catastrophique » de +2,7 °C, avertit l’ONU dans un rapport publié le 17 septembre.

Pour cause, en prenant en compte l’ensemble des contributions nationales des Etats (c’est-à-dire leur stratégie pour atteindre les ambitions de préservation du climat), les émissions de gaz à effet de serre devraient augmenter de 16% en 2030 par rapport à 2010. Il faudrait pourtant les réduire de 40% d’ici à 2030 pour rester sous les +1,5°C, et de 25% pour se maintenir sous les +2°C, fait valoir l’organisation internationale. Sinon c’est une véritable catastrophe climatique qui va se produire.

Coïncidence sans doute, et les pays qui s’étaient engagés à réactualiser leur plan contre le réchauffement climatique sortent seulement maintenant leurs objectifs futurs mais de plus en plus éloignés.

La Chine a présenté le 22 septembre un plan visant à atteindre la neutralité carbone, autrement dit à absorber autant de carbone qu’elle en émet, en 2060. Pour le pays responsable de 28% des émissions globales des gaz à effet de serre et qui pèse pour plus de 54% de la consommation mondiale de charbon, c’est un très grand bond en avant! Le 13 octobre, la Russie, deuxième productrice de pétrole de la planète, lui a emboîté le pas, suivie le 23 octobre par l’Arabie saoudite, troisième pays producteur.

En avril, les États-Unis, premiers au classement à cause du gaz de schiste et deuxièmes plus grands pollueurs du monde (14,5% des émissions de CO2), avaient pris eux aussi l’engagement de parvenir à la neutralité carbone.

L’intervention dans le monde se justifie (Kofi Annan , ex SG ONU)

L’intervention dans le monde se justifie (Kofi Annan , ex SG  ONU)

Dans une tribune au « Monde », l’ancien secrétaire général adjoint de l’ONU auprès de Kofi Annan dresse un bilan sans complaisance de vingt ans d’interventionnisme humanitaire occidental.(extrait)

 

Tribune.

La triste fin de l’aventure afghane devrait nous faire réfléchir sur les deux dernières décennies d’interventions extérieures. Avec le départ bâclé de Kaboul, on enterre les deux doctrines qui ont inspiré les démocraties occidentales depuis l’an 2000 ou qui ont été mises en avant par elles : d’abord celle de la responsabilité de protéger – au moins dans sa dimension militaire et coercitive – et de l’interventionnisme humanitaire. Le temps est loin où le portrait d’une femme afghane sur la couverture de Time Magazine aidait à vendre aux opinions occidentales ce qui au départ n’avait été qu’une expédition punitive contre les hôtes de Ben Laden. Quant à l’autre justification, « réaliste », celle d’une défense avancée contre le terrorisme au-delà des frontières nationales, grâce à des Etats amis qu’on consoliderait, beaucoup des meilleurs experts de l’Afghanistan estiment aujourd’hui que les talibans n’ont pas d’ambition globale, et seront de meilleurs alliés contre Daech que l’administration corrompue à laquelle ils succèdent…

 

Il est grand temps aussi de réfléchir à l’aléa moral de l’interventionnisme occidental : on souligne à juste titre l’horreur de la guerre asymétrique que mènent les terroristes, un petit nombre d’attaquants faisant un grand nombre de victimes (19 attaquants pour 2 977 victimes aux Etats-Unis le 11 septembre 2001, 9 attaquants pour 131 victimes le 13 novembre 2015 à Paris, 1 attaquant pour 86 victimes le 14 juillet 2016 à Nice). Mais il existe une autre asymétrie : elle n’est pas entre les victimes et les assassins, mais entre ceux pour qui la guerre reste un engagement distant et limité, et ceux qui la subissent sur leur sol : en Irak, environ 6 000 morts dans les forces américaines et alliées, et environ 150 000 morts irakiens, dont au moins 100 000 civils ; en Afghanistan, moins de 8 000 morts du côté des intervenants (Forces armées américaines et alliées, entreprises privées, travailleurs humanitaires, journalistes) et plus de 100 000 parmi les Afghans.

Ce décalage entre les pertes de ceux qui interviennent et celles que subissent les populations des territoires sur lesquels se déroule un conflit est une constante des guerres, et il existait déjà pendant les deux guerres mondiales et pendant la guerre du Vietnam. On peut même affirmer que les armes modernes, plus précises, permettent de le réduire et que la dévastation infligée par les guerres contemporaines est bien inférieure à celle des guerres passées : la guerre du Vietnam fit entre 1/2 million et 1 million de victimes en Asie du Sud-Est ! La grande différence avec les conflits passés, qui crée l’aléa moral, est la diminution massive de l’impact de ces guerres sur les pays qui lancent une intervention. Les 2 500 morts des forces armées américaines tombés en Afghanistan dans les vingt dernières années, tous engagés, sont à mettre en regard des 58 000 morts américains tombés au Vietnam en dix ans, dont beaucoup étaient des appelés.

Vers une catastrophe climatique avec +2,7°C ( ONU)

Vers une catastrophe climatique avec +2,7°C  ( ONU)

l’Accord de Paris prévoyait rester sous le seuil fatidique des +2°C, si possible 1,5°C, d’ici à 2050 par rapport à l’ère pré-industrielle mais d’après l’ONU les engagements réels des Etats restent largement insuffisants. Résultat : le monde se dirige peu à peu vers un réchauffement « catastrophique » de +2,7 °C, avertit l’ONU dans un rapport publié le 17 septembre.

.Pour cause, en prenant en compte l’ensemble des contributions nationales des Etats (c’est-à-dire leur stratégie pour atteindre les ambitions de préservation du climat), les émissions de gaz à effet de serre devraient augmenter de 16% en 2030 par rapport à 2010. Il faudrait pourtant les réduire de 40% d’ici à 2030 pour rester sous les +1,5°C, et de 25% pour se maintenir sous les +2°C, fait valoir l’organisation internationale. Sinon c’est une véritable catastrophe climatique qui va se produire.

Covid-19 : pour une économie de guerre (ONU)

Covid-19 : pour une économie de guerre (ONU)

 

Il est évident que si nombre de pays ont utilisé les termes de guerre contre le virus, les moyens ne sont pas à la hauteur de l’enjeu; pour preuve la pénurie de vaccins. Sur la tendance certains pays ne pourront vacciner toute leur population que dans deux ou trois ans. Pourtant« Nous sommes en guerre contre un virus. Nous avons besoin de la logique et de l’urgence d’une économie de guerre », a déclaré Antonio Guterres. Le chef de l’ONU a appelé le monde à aller au-delà de la solidarité face à la pandémie de coronavirus, à l’ouverture de l’Assemblée mondiale de la Santé lundi 24 mai à Genève (Suisse).

Outre le bilan sanitaire, « quelque 500 millions d’emplois ont été détruits, des milliers de milliards de dollars ont été soustraits des bilans d’entreprises », a souligné Antonio Guterres. « Les plus vulnérables sont ceux qui souffrent le plus, et je crains que ce soit loin d’être terminé. » Le chef de l’ONU a demandé au G20 d’installer un groupe de travail des acteurs clés pour les vaccins, avertissant que de nouvelles flambées épidémiques pourraient « ralentir la reprise économique mondiale ».

 

Covid-19 : pour une économie de guerre (ONU)

Covid-19 : pour une économie de guerre (ONU)

 

Il est évident que si nombre de pays ont utilisé les termes de guerre contre le virus, les moyens ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. -La pénurie de vaccins. Sur la tendance certains pays ne pourront vacciner toute leur population que dans deux ou trois ans. Pourtant« Nous sommes en guerre contre un virus. Nous avons besoin de la logique et de l’urgence d’une économie de guerre », a déclaré Antonio Guterres. Le chef de l’ONU a appelé le monde à aller au-delà de la solidarité face à la pandémie de coronavirus, à l’ouverture de l’Assemblée mondiale de la Santé lundi 24 mai à Genève (Suisse).

Outre le bilan sanitaire, « quelque 500 millions d’emplois ont été détruits, des milliers de milliards de dollars ont été soustraits des bilans d’entreprises », a souligné Antonio Guterres. « Les plus vulnérables sont ceux qui souffrent le plus, et je crains que ce soit loin d’être terminé. » Le chef de l’ONU a demandé au G20 d’installer un groupe de travail des acteurs clés pour les vaccins, avertissant que de nouvelles flambées épidémiques pourraient « ralentir la reprise économique mondiale ».

ONU : Macron pour un «envoyé spécial climat »

ONU : Macron pour  un «envoyé spécial climat »

Le président de la république soutient ainsi une proposition de l’Allemagne qui avait retiré son texte par crainte d’une opposition de la Chine, de la Russie mais aussi des États-Unis. L’arrivée de Biden comme président des États-Unis changeun peu la donne surtout depuis la nomination de John Kerry, nouvel envoyé spécial américain pour le climat et grand militant environnemental notamment face à Trump. .

Appelant les 15 membres du Conseil à «se saisir des enjeux climatiques », Emmanuel Macon jugé que la nomination «d’un ou d’une envoyée spéciale pour la sécurité climatique pourrait être opportune pour coordonner (l)es efforts» par exemple en cas de catastrophe climatique, ou pour doter «les petits producteurs de mécanismes d’assurance qui leur permettront de redémarrer une activité économique rapidement après un désastre».

«Et je ne verrai que des avantages à ce que le Secrétaire général (de l’ONU) fasse rapport chaque année au Conseil de sécurité sur l’impact du climat sur la sécurité internationale, pour anticiper, nous alerter, nous faire des recommandations, et nous permettre de jouer notre rôle», a complété Emmanuel Macron.

ONU : des casques bleus pour protéger la démocratie américaine ?

ONU : des casques bleus pour protéger la démocratie américaine ?

 

Certains internautes appellent l’Union africaine à réagir, « comme l’ONU réagit » aux troubles dans des pays africains. « Il est temps que l’UA envoie des Casques bleus pour protéger les citoyens américains », pense un internaute rwandais. Dans le quotidien guinéen Le Djely, le journaliste Boubacar Sanso Barry tranche : « On devrait rompre avec tous ces jugements hâtifs et quelque peu racistes » sur l’Afrique.

 

Il est clair que les États-Unis se sont grandement discrédités dans cette affaire d’insurrection ratée soutenue par le président Trump. Les États-Unis n’ont cessé en effet de donner des leçons démocratiques à la plupart des pays en développement quitte parfois intervenir militairement. Aussi c’est avec beaucoup d’humour que certains observateurs africains s’interrogent pour savoir si l’union africaine ne devrait pas envoyer des casques bleus à Washington pour protéger la démocratie américaine.

 

Maduro reconnu coupable de crimes contre l’humanité (ONU)

Maduro reconnu coupable de crimes contre l’humanité (ONU)

Selon l’ONU, Maduro et son gouvernement sont coupables d’actes de répression qui relèvent  de crimes contre l’humanité pour avoir muselé l’opposition. La  plupart des exécutions illicites menées par les forces de sécurité et des agents de l’Etat n’ont pas donné lieu à des poursuites judiciaires au Venezuela où, disent les enquêteurs, la règle de droit et les institutions démocratiques se sont effondrées. Les auteurs du rapport appellent des juridictions internationales et la Cour pénale internationale (CPI), qui a ouvert en 2018 une enquête préliminaire sur le Venezuela, à envisager de mener des procédures judiciaires.

Ils indiquent qu’ils partageront la base de données contenant les noms des officiers identifiés par les victimes, dont 20 membres des services du renseignement et 25 membres de l’agence du renseignement militaire. Via Twitter, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza a dénoncé un rapport rempli « de mensonges » et préparé « à distance, sans aucune rigueur méthodologique ».

 

Coronavirus : on est loin de la sortie de crise ( ONU)

Coronavirus :  on est loin de la sortie de crise ( ONU)

 

L’ONU tire la sonnette d’alarme pour attirer l’attention sur l’ampleur de la crise sanitaire qui concerne de plus en plus de personnes et menace par ailleurs l’économie. L’ONU incite les pays à être plus rigoureux concernant les mesures barrière , aussi à soutenir massivement l’économie pour éviter une crise sociale ingérable. Le bilan du Coronavirus est catastrophique et l’affaire est loin d’être terminée estime institution internationale.

 En effet la pandémie a fait au moins 585.750 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP jeudi à 21 heures. Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de contaminations confirmées (137.897 décès pour 3,5 millions de cas). Viennent ensuite le Brésil (75.366 morts), le Royaume-Uni (45.119), le Mexique (36.906) et l’Italie (35.017). Mais en proportion de la population, hors micro-Etats, c’est en Belgique que la mortalité est la plus élevée (845 morts par million d’habitants), devant le Royaume-Uni (665), l’Espagne (608) et l’Italie (579).

La crise économique provoquée par la pandémie est entrée dans une nouvelle phase, mais le monde «n’est pas tiré d’affaire», affirme la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva. Elle enjoint les gouvernements à poursuivre les mesures de protection sociale, dépenser l’argent public pour stimuler l’économie et profiter de cette «occasion qui ne se présente qu’une fois par siècle» de reconstruire un monde «plus équitable, plus vert (…) et surtout plus résilient». Pour l’instant dans nombre de pays, la tendance est au renforcement des mesures barrière allant y compris jusqu’à des dispositifs locaux de recompter en dans les zones à risques.

Population mondiale : 2 milliards de moins (ONU) et redistribution démographique

Population mondiale : 2 milliards de moins (ONU) et redistribution démographique

Deux phénomènes majeurs dans les évolutions de population, d’une part une redistribution démographique avec notamment la Chine qui pourrait perdre la moitié de sa population aussi une nette diminution de la population mondiale par rapport à certaines prévisions. La population mondiale va décliner dès la deuxième moitié du siècle pour atteindre 8,8 milliards en 2100, soit 2 milliards de moins que les projections de l’Onu, selon une étude qui prédit des bouleversements dans l’équilibre mondial et au sein des sociétés. C’est «une bonne nouvelle pour l’environnement (moins de pression sur les systèmes de production alimentaire et moins d’émission de CO2)», indique à l’AFP Christopher Murray, directeur du respecté Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) à Seattle, qui a mené cette étude publiée mercredi dans The Lancet.

Mais «l’inversion de la pyramide des âges aura des conséquences profondes et négatives sur l’économie et l’organisation des familles, des communautés et des sociétés», tempère-t-il. Même si ces projections ne sont pas «gravées dans le marbre» et que des changements de politiques pourraient modifier les trajectoires des différents pays.

Selon le dernier rapport de l’Onu sur la population mondiale, la Terre devrait porter 9,7 milliards d’habitants en 2050 et 10,9 milliards en 2100, contre 7,7 milliards actuellement. Mais la nouvelle étude remet en cause cette croissance continue au long du XXIe siècle. Les chercheurs de l’IHME, organisme financé par la fondation Bill et Melinda Gates, qui fait référence pour ses études mondiales en santé publique, prédisent un pic dès 2064, à 9,7 milliards de personnes, avant un déclin jusqu’à 8,8 milliards en 2100.

Ce déclin sera lié en grande partie au développement de l’éducation des filles et de l’accès à la contraception qui va faire baisser le taux de fécondité à 1,66 enfant par femme en 2100 contre 2,37 aujourd’hui, selon l’étude. Une chute de la fécondité beaucoup plus rapide que ce que prévoit l’Onu. Dans 183 pays sur les 195 étudiés, ce taux tomberait d’ici 2100 sous les 2,1 enfants par femme permettant de maintenir la population sans apport migratoire.

Ainsi, la Chine pourrait perdre près de la moitié de ses habitants (1,4 milliard aujourd’hui, 730 millions en 2100), avec un déclin du nombre de personnes en âge de travailler qui va «entraver» sa croissance économique. Les Etats-Unis, appelés à perdre prochainement leur place de première économie mondiale, pourraient ainsi repasser devant la Chine d’ici la fin du siècle, si l’immigration continue à pallier la fécondité en baisse, selon l’étude.

L’Asie et l’Europe devraient perdre des habitants. Elles abritent une grande partie des vingt-trois pays qui devraient voir leur population réduite au moins de moitié: Japon (128 à 60 millions), Thaïlande (71 à 35), Espagne (46 à 23), Italie (61 à 31), Portugal (11 à 4,5), Corée du Sud (53 à 27). Même si quelques pays comme la France y échappent (65 à 67 millions). A l’opposé, l’Afrique sub-saharienne pourrait voir tripler sa population (1 à 3 milliards), tirée notamment par le Nigeria (206 à 790 millions d’habitants), qui deviendrait en 2100 le deuxième pays le plus peuplé au monde derrière l’Inde mais devant la Chine.

Épidémie : risque accru de transmission de l’animal à l’homme (ONU)

Épidémie : risque accru de transmission de l’animal à l’homme (ONU)

 

60% des maladies infectieuses humaines viennent de l’animal, comme cela pourrait bien être le cas pour le Covid-19. Une autre pandémie est très probable, selon l’ONU.

« De nouvelles flambées apparaîtront ». Dans un rapport publié ce lundi, l’ONU alerte sur les futures pandémies de zoonoses qui attendent notre planète, si rien n’est fait pour préserver nos écosystèmes. Un zoonose, ou maladie zoonotique, est une affection passée d’une source animale à la population humaine, telle que le Covid-19, qui proviendrait de la chauve-souris.

« De nouvelles flambées apparaîtront à moins que les gouvernements ne prennent des mesures pour empêcher d’autres maladies zoonotiques de pénétrer dans la population humaine », peut-on lire dans un extrait de l’étude.

Selon l’Organisation mondiale de la santé animale, 60% des maladies infectieuses humaines existantes sont zoonotiques et 75% des agents pathogènes, comme Ebola, le VIH et la grippe (aviaire avec H5N1 ou porcine avec H1N1). « Chaque année, quelque deux millions de personnes, principalement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, meurent de zoonoses négligées », écrit l’ONU.

La forte émergence des zoonoses est notamment imputable, selon l’ONU, à sept actions humaines sur nos écosystèmes, qui laissent moins de place aux animaux et nous mettent plus régulièrement en contact avec eux:

  1. La demande humaine accrue de protéines animales
  2. L’intensification de pratiques agricoles non durables
  3. L’utilisation et l’exploitation accrues des espèces sauvages et de la faune
  4. L’utilisation non durable des ressources naturelles, encore accélérée par l’urbanisation, le changement d’affectation des sols et les industries extractives
  5. L’augmentation des voyages et des transports
  6. Les évolutions de la chaîne agroalimentaire
  7. Le changement climatique

 

« La science est claire: si nous continuons à exploiter la faune et à détruire nos écosystèmes, nous pouvons nous attendre à voir un flux constant de ces maladies passer des animaux aux humains dans les années à venir », déclare Inger Andersen, Directrice exécutive du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement).

Covid-19 : « un scénario sombre » (ONU)

Covid-19 : « un  scénario sombre » (ONU)

 

L’hypothèse d’un scénario sombre n’est pas à écarter concernant l’évolution du colis 19 estime le secrétaire général des Nations unies ( tribune AFP)

« Du Covid-19 à la perturbation du climat, de l’injustice raciale à l’aggravation des inégalités, notre monde est dans la tourmente. Dans le même temps, nous sommes une communauté internationale avec une vision durable, inscrite dans la Charte des Nations Unies, dont nous commémorons cette année le 75e anniversaire. Cette vision d’un avenir meilleur, fondé sur les valeurs d’égalité, de respect mutuel et de coopération internationale, nous a permis d’éviter une Troisième Guerre mondiale, qui aurait eu des conséquences catastrophiques pour la vie sur la planète. Notre défi commun est de canaliser cet esprit collectif et de nous montrer à la hauteur de cette épreuve.

La pandémie a mis à nu des inégalités graves et structurelles, tant entre les pays qu’à l’intérieur de chacun d’entre eux. De façon plus générale, elle a mis en évidence les vulnérabilités du monde, non seulement face à une nouvelle urgence sanitaire, mais aussi dans notre intervention chancelante face à la crise climatique, à l’anarchie dans le cyberespace et aux risques de prolifération nucléaire. Les gens, partout, perdent confiance dans la classe politique et dans les institutions politiques.

Cette urgence est aggravée par plusieurs autres crises humanitaires profondes : des conflits qui se prolongent, voire s’intensifient ; un nombre record de personnes contraintes de fuir leur foyer ; des essaims de criquets en Afrique et en Asie du Sud ; la sécheresse imminente en Afrique et en Amérique centrale ; tout cela dans un contexte de montée des tensions géopolitiques. Face à ces vulnérabilités, les chefs d’État et de gouvernement doivent faire preuve d’humilité et saisir l’importance fondamentale d’être unis et solidaires. Personne ne peut prédire l’avenir, mais je vois deux scénarios possibles.

Nous pourrions assister à une aggravation des divisions, du populisme et de la xénophobie

Premièrement, l’option « optimiste ». Dans ce cas, le monde s’en sortirait vaille que vaille. Les pays de l’hémisphère nord pourraient concocter une stratégie de sortie réussie. Les pays en développement recevraient une aide suffisante et leurs caractéristiques démographiques – à savoir la jeunesse de leur population – aiderait à juguler l’impact. Un vaccin pourrait voir le jour, disons dans les neuf prochains mois, et serait distribué comme un bien public mondial, un « vaccin du peuple », qui serait disponible et accessible à tous. Si tel est le cas et que l’économie redémarre progressivement, nous pourrions nous diriger vers une sorte de normalité d’ici deux à trois ans.

Un deuxième scénario, plus sombre, risque néanmoins de se produire, si les pays ne parviennent pas à coordonner leur action. Le virus recommence à se propager par vagues. Le monde en développement connaît une explosion. La mise au point d’un vaccin tarde. Ou encore, un vaccin est rapidement élaboré, fait l’objet d’une concurrence acharnée et les pays les plus puissants sur le plan économique y ont accès en premier, laissant les autres derrière.

Dans ce scénario, nous pourrions assister à une aggravation des divisions, du populisme et de la xénophobie. On pourrait voir des pays faire cavalier seul ou au contraire former des coalitions dites de bonne volonté à régler tel ou tel problème. Au bout du compte, le monde serait incapable de mobiliser le type de gouvernance requise pour répondre aux défis communs.

Il pourrait en résulter une dépression mondiale, qui pourrait durer de cinq à sept ans, avant qu’une nouvelle normalité, dont il est impossible de prédire la nature, n’émerge. Il est très difficile de savoir dans quelle direction nous allons. Nous devons faire de notre mieux et nous préparer au pire. La pandémie, dans toute son horreur, doit être une piqûre de rappel, qui pousse tous les responsables politiques à comprendre qu’il convient de changer de logiciel, et que la division est un danger généralisé. Cette conception permettrait de faire comprendre à tous que la seule façon de remédier aux vulnérabilités mondiales est de mettre en place des mécanismes de gouvernance mondiale plus solides, grâce à la coopération internationale.

Le multilatéralisme d’aujourd’hui manque d’envergure, d’ambition et de mordant, et certains instruments qui ont les moyens de mordre ne manifestent guère d’appétit

Après tout, nous ne pouvons pas nous contenter de renouer simplement avec les systèmes qui ont engendré la crise actuelle. Il nous faut construire en mieux, avec des sociétés et des économies plus durables, plus inclusives et plus égalitaires entre les genres. Ce faisant, il nous faut repenser la façon dont les nations coopèrent. Le multilatéralisme d’aujourd’hui manque d’envergure, d’ambition et de mordant, et certains instruments qui ont les moyens de mordre ne manifestent guère d’appétit, comme l’ont montré les difficultés rencontrées par le Conseil de sécurité.
Il nous faut un multilatéralisme en réseau, dans lequel l’Organisation des Nations Unies et les organismes du système des Nations Unies, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, les organisations régionales comme l’Union africaine et l’Union européenne, les organisations de commerce international et d’autres coopèrent plus étroitement et plus efficacement. Il nous faut également un multilatéralisme plus inclusif. De nos jours, les gouvernements sont loin d’être les seuls partenaires en termes de politique ou de pouvoir. La société civile, le monde des affaires, les autorités locales, les villes et les administrations régionales jouent un rôle de plus en plus prééminent dans le monde actuel.

Cela aura pour résultat un multilatéralisme plus efficace, doté des mécanismes dont il a besoin pour disposer d’une gouvernance mondiale effective lorsque cela est nécessaire. Un nouveau multilatéralisme en réseau efficace, fondé sur les valeurs pérennes de la Charte des Nations Unies, pourrait nous sortir de notre état de torpeur et freiner notre glissement vers un danger toujours plus grand. Les responsables politiques du monde entier doivent tenir compte de cette piqûre de rappel et se mobiliser pour remédier aux vulnérabilités dans le monde, renforcer la capacité de gouvernance mondiale, donner du mordant aux institutions multilatérales et mettre à profit le pouvoir que confèrent l’unité et la solidarité afin de surmonter la plus grande épreuve de notre époque. »

 

Record mondial de CO2 en 2018 (ONU)

 Record mondial de CO2 en 2018 (ONU)

D’une certaine manière, on pourrait considérer que l’enflure des discours écolos des responsables politiques est d’autant plus grande que chaque année sont dépassés les records de pollution. De ce point de vue le très médiatique accord de Paris sur le climat apparaît comme une chimère. Selon l’OMM, le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, “ la dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années: la température était de 2 à 3°C plus élevée qu’aujourd’hui, et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel”, a-t-il souligné dans une nouvelle mise en garde.

Selon le  rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (Unep) publié ce mercredi. , on ne s’oriente pas  vers un limitation à  2  mais plutôt 3 degrés.

En cause la dépendance aux énergie fossiles qu’il faudrait diviser par deux pour respecter un accord de Paris tout à fait théorique et inefficace. un accord qui ne comportait aucune contrainte, aucun contrôle et aucune sanction. Bref, surtout un accord pour valoriser la posture diplomatique de la France ( notamment celle de Ségolène, de Fabius puis de Macron) mais qui ne gênait et n’engageait personne;  pas même  la France qui ne respecte pas ses quotas d’émissions polluantes;.

 

« Ce rapport montre, pour la première fois, l’ampleur de la déconnexion entre les objectifs de l’Accord de Paris, les plans nationaux (de réduction d’émissions) et les politiques de production de charbon, de pétrole et de gaz », indique Michael Lazarus, l’un des principaux auteurs.

Les énergies fossiles représentent toujours 80% de l’énergie primaire mondiale, tandis que les acteurs du secteur continuent à investir massivement. Elles contribuent à 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui ne baissent pas.

« Malgré plus de deux décennies de politique climatique, les niveaux de production d’énergies fossiles n’ont jamais été aussi élevés », relève Mans Nilsson, directeur du Stockholm environment institute, l’un des auteurs du rapport.

A Paris en 2015, les pays se sont engagés à appliquer des plans de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, mais leurs promesses cumulées conduiraient la planète vers une hausse de plus de 3°C.

Aussi, l’accord prévoit qu’ils rehaussent leurs ambitions d’ici fin 2020.

Mais, selon le rapport, les prévisions de production de charbon, de gaz et de pétrole pour 2030 sont également excessives pour remplir les engagements nationaux de 2015: 17% de charbon, 10% de pétrole et 5% de gaz en trop.

Les scientifiques se sont appuyés sur les projections nationales de 10 pays clés: les sept principaux producteurs d’énergies fossiles (Chine, États-Unis, Russie, Inde, Australie, Indonésie et Canada) ainsi que sur l’Allemagne, la Norvège et le Royaume-Uni.

 

« L’Amazonie ne fait pas partie du patrimoine de l’humanité » (Bolsonaro ONU)

« L’Amazonie ne fait pas partie  du patrimoine de l’humanité » (Bolsonaro ONU)

Sans complexe et en toute irresponsabilité, le président brésilien a déclaré que l’Amazonie ne faisait pas partie du patrimoine de l’humanité. Il a donc revendiqué l’exclusive souveraineté du Brésil sur ce poumon que représente l’Amazonie pour le monde. C’est un peu comme si des pays déclaraient qu’ils peuvent  empoisonner la mer sous prétexte qu’ils exercent leur souveraineté sur les eaux territoriales. Pour les crimes contre l’humanité, il existe une institution appelée tribunal pénal internationale qui juge les responsables notamment publiques pour actions criminelles de guerre. Pour l’environnement,  il serait sans doute urgent de mettre en place un tribunal équivalent pour juger  ceux qui mettent en péril l’équilibre environnemental de la planète. De ce point de vue, Bolsonaro  mériterait d’y être jugé pour ses crimes contre l’environnement et accessoirement contre les populations victimes des incendies provoqués par ses complices. Bolsonaro pour être pourrait être jugé pour ses mensonges tout autant que pour ses crimes.

 

«L’Amazonie n’est aujourd’hui pas détruite par les flammes, comme les médias voudraient le faire croire», a encore affirmé le président brésilien, climato-sceptique notoire. «N’hésitez pas à venir au Brésil, c’est un pays très différent de ce que vous voyez à la télé et dans les journaux», a-t-il lancé de manière indécente devant l’Assemblée générale de l’ONU.

Entre début janvier et le 19 septembre, malgré un léger recul des incendies depuis le début de ce mois, le Brésil a enregistré une hausse de 56% par rapport à la même période de l’année dernière du nombre de feux de forêt, dont près de la moitié (47%) touche l’Amazonie.

Ces incendies, très majoritairement volontaires, sont destinés à faire de la place à l’élevage bovin et aux cultures et accompagnent une déforestation galopante: en Amazonie, celle-ci a quasiment doublé depuis l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro en janvier, au rythme de 110 terrains de football à l’heure.

Convention de l’Onu pour les litiges commerciaux ?

Convention de l’Onu pour  les litiges commerciaux ?

Le projet d’une convention pour régler les litiges commerciaux internationaux peut participer de la simplification des procédures. Il s’agirait de trouver des méthodes de médiation qui évitent  le recours  juridique classique. Ceci pourrait présenter un davantage ; par contre,  il y aurait peut-être des risques de remettre en cause la souveraineté des Etats dans la mesure les règles juridiques ne s’appliqueraient plus. Tout dépendra des conditions de désignation de la médiation et des principes sur lesquels ils s’appuieront.- Quarante-six pays membres des Nations unies, parmi lesquels les Etats-Unis et la Chine, ont signé mercredi à Singapour une convention sur la médiation dont l’Onu espère qu’elle permettra de faciliter le règlement de différends commerciaux transfrontaliers et de stabiliser les relations commerciales.

L’objectif du texte est de définir un cadre mondial en lequel les entreprises pourront avoir confiance pour régler des conflits commerciaux à l’échelle internationale par la médiation plutôt que par des actions en justice, lesquelles peuvent donner lieu à des procédures longues et coûteuses.

“Cela va contribuer à faire progresser le commerce et l’investissement internationaux”, a déclaré le Premier ministre singapourien, Lee Hsien, lors de la cérémonie de signature.

La médiation, dont les vertus ne sont pas reconnues partout à travers le monde, est déjà utilisée dans certains pays comme les Etats-Unis et le Royaume-Uni pour régler des différends commerciaux transfrontaliers. La convention signée mercredi vise à rendre un tel processus plus crédible aux yeux de tous.

“L’incertitude entourant la mise en application des accords à l’amiable a été le principal obstacle à un recours plus large à la médiation”, a déclaré le secrétaire-général adjoint aux Affaires juridiques de l’Onu, Stephen Mathias.

Attaques golfe d’Oman : une enquête indépendante (ONU)

Attaques golfe d’Oman : une enquête indépendante  (ONU)

 

Sans doute pour éviter les manipulations,  le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a réclamé vendredi une enquête indépendante pour déterminer les responsabilités dans l’attaque de deux pétroliers la veille dans le golfe d’Oman. On sait en effet que dans chaque camp aussi bien en Iran qu’aux États-Unis,  les faucons ont intérêt à attiser les conflits entre les deux pays pour s’orienter vers une guerre totale. Ce n’est pas pour l’instant une position majoritaire dans chacun des gouvernements mais certains jusqu’au-boutistes seraient satisfaits de mettre le feu aux poudres. En apparence d’après les États-Unis,  l’Iran serait responsable de l’attaque récente de deux pétroliers en mer d’Oman. Mais la responsabilité pourrait tout autant incomber à des groupes terroristes manipulés. Ce qui est certain,  c’est que l’Iran et les États-Unis sont engagés dans une guerre économique réelle qui si elle devait continuer se traduirait par l’asphyxie économique  de l’Iran. Pas forcément une bonne stratégie de la part des États-Unis car le reflexe nationaliste pourrait alors renforcer à la encore le pouvoir islamiste en Iran

Menaces sur unmillion d’espèces (ONU)

Menaces sur un million d’espèces (ONU)

Selon un rapport de l’ONU,  500 000 à un million d’espèces animales et végétales menacées d’extinction  à échéance de quelques dizaines d’années. En cause, évidemment plusieurs facteurs explicatifs, le dérèglement climatique, la pollution, l’usage de produits chimiques, de plastique, les cultures industrielles, la sururbanisation, l’aménagement des territoires,  les atteintes récurrentes et multiples à la biodiversité etc. Selon ce texte, diverses  »preuves indépendantes signalent une accélération rapide imminente du taux d’extinction des espèces ». Sur les 8 millions d’espèces estimées (dont 5,5 millions d’espèces d’insectes), « un demi-million à un million d’espèces devraient être menacées d’extinction, dont beaucoup dans les prochaines décennies », estiment les auteurs de ce rapport de 1 800 pages. La formulation pourrait changer selon ce que les 130 pays membres de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) décideront de mettre en avant lors des négociations autour de ce projet de rapport, du 29 avril au 4 mai à Paris. Mais pas les conclusions scientifiques. Ces projections correspondent aux mises en garde de nombreux scientifiques qui estiment que la Terre est au début de la sixième extinction de masse, la première attribuée à l’Homme, qui a déjà fait disparaître au moins 680 espèces de vertébrés depuis 500 ans.

Pays les plus heureux : la France classée 24e (ONU)

Pays les plus heureux : la France classée 24e (ONU)

La Finlande est le plus pays où l’on est le plus heureux. L’Etat scandinave est, pour la deuxième année consécutive, le pays du bonheur, selon un rapport de l’ONU publié mercredi 20 mars. Le Soudan du Sud, en proie à la guerre civile, occupe la dernière place de ce classement.

La Finlande devance le Danemark, la Norvège, l’Islande, les Pays-Bas, la Suisse, la Suède, la Nouvelle-Zélande et le Canada, selon le classement 2019 du « World Happiness Report ». La France, de son côté, perd une place par rapport à 2018 et occupe désormais la 24e position, derrière le Mexique et devant Taïwan.

La méthodologie utilisée consiste à demander à un échantillon de personnes venant de 156 pays différents de répondre à une série de questions sur la perception de leur qualité de vie sur une échelle de 0 à 10.

En dépit des bouleversements politiques liés au Brexit, le Royaume-Uni a gagné quatre places au classement 2019 et s’adjuge la 15e place. Les Etats-Unis, quant à eux, ont poursuivi leur dégringolade, tombant au 19e rang de ce classement.

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