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Pollution de l’air : la France condamnée, tant mieux (ONG Respire)

Pollution de l’air : la France condamnée, tant mieux (ONG Respire)

 

Une tribune du président de l’association Respire

« Faute d’avoir pris les mesures nécessaires pour lutter contre la pollution atmosphérique, la France vient d’être renvoyée devant la Cour de justice de l’Union. Elle risque 11 millions d’euros d’amende et une astreinte journalière de 240.000 euros. Cette décision était attendue et il faut s’en féliciter, car la pollution de l’air tue chaque année 48.000 personnes dans le pays, soit 20 fois plus que les affaires du sang contaminé et du Médiator, ou 300 fois plus que celle de la vache folle. Elle est à l’origine du plus grand scandale sanitaire français ; pourtant, rien, ou presque, n’est fait.

Ce n’est pas seulement la faute du gouvernement actuel. Depuis vingt ans, les équipes se succèdent et se ressemblent dans leur immobilisme sur le sujet. De leur côté, les premières mises en demeure de l’Union datent de 2009. Mais alors que Nicolas Hulot  »sonne le tocsin » pour la biodiversité menacée, on attend toujours un geste similaire pour les 48.000 citoyens que la pollution assassine chaque année. À ce rythme, pourtant, un quinquennat d’inaction fait 250.000 morts : c’est l’équivalent d’une ville comme Bordeaux ou Nantes qui disparaît. Et sur ce point, le silence des ministres de la Santé est tout aussi scandaleux. Car laisser la pollution de l’air au ministère de l’Écologie, c’est comme laisser la cigarette et l’alcool au ministère de l’Agriculture sous prétexte qu’il s’agit de vignes ou de plants de tabac. À l’inverse, les experts de l’Organisation mondiale de la santé ont choisi d’en faire un de leurs principaux combats dans le monde. Cette inaction contraste également avec le volontarisme de municipalités comme Paris et Grenoble, ou avec l’éventail des initiatives déployées localement, en France ou à l’étranger. Les solutions existent ; elles sont nombreuses et variées. Manque la volonté politique globale qui pourra les mettre en œuvre et fédérer les différentes initiatives locales pour leur donner l’ampleur nécessaire. Finalement, la pollution est un problème politique. Non pas au sens d’une opposition gauche-droite mais au sens où elle mobilise les moyens de l’État et notre projet en tant que nation. Il fallait donc réagir. Espérons que la décision européenne encourage Nicolas Hulot et Emmanuel Macron à proposer enfin le grand plan national d’action contre la pollution de l’air dont la France a besoin. Si les alertes des experts et des militants n’y ont pas suffi, la menace d’une condamnation pourrait y contribuer. Espérons également que la décision européenne incite le gouvernement à changer de paradigme en matière d’écologie. Car son inaction sur le sujet de la pollution de l’air signe une vision périmée, qui s’investit avec raison sur la biodiversité et le changement climatique, mais qui néglige les questions de santé environnementale qui émergent actuellement. Pollution de l’air, perturbateurs endocriniens, pesticides : telles sont les grandes préoccupations d’aujourd’hui. Et on attend toujours des mesures décisives. Plus profondément encore, cette situation signe une écologie qui a perdu contact avec les citoyens et qui leur demande des sacrifices au lieu de les protéger. Or, il ne faut pas tant lutter contre la pollution de l’air que pour la santé des citoyens ; il ne faut pas tant sauver le thon rouge que les pêcheurs et donc leur ressource ; il ne faut pas tant lutter contre l’érosion de la biodiversité que pour les intérêts bien compris des paysans et des consommateurs… Une autre écologie est possible : une écologie humaniste, qui se place résolument au service des citoyens. Ni punitive ni moralisatrice, elle doit rechercher les avantages concrets qu’elle peut apporter aux gens auxquels elle s’adresse plutôt que prétendre faire leur bien malgré eux. Alors qu’elle était un but, elle doit devenir un moyen. C’est une écologie qui vous veut du bien.

 

(*) Pour en finir avec l’écologie punitive, Grasset, 2018, 180 p., 17 €

Appel des ONG pour un service universel à vocation civique

Appel des ONG pour un service universel à vocation civique

«  »Le groupe de travail mis en place par le président de la République sur le projet de service national universel (SNU) vient de rendre ses conclusions et le débat bat son plein. C’est l’occasion pour nous tous, acteurs associatifs et mouvements de jeunesse, de réaffirmer une conviction plus forte que jamais : un SNU sans développement massif du service civique n’aurait pas de sens! Pourquoi? Tout d’abord parce que le service civique et le projet de SNU ont pour grande partie les mêmes objectifs… En parlant du projet de SNU, Emmanuel Macron parle de ‘donner à notre jeunesse la possibilité de se réunir autour d’un enjeu commun en abattant toutes les barrières sociales’ et d’avoir ‘des grandes causes à défendre, des combats à mener dans les domaines social, environnemental, culturel…’. Ce sont ces mêmes objectifs qui ont prévalu à la création du service civique en 2010. Depuis huit ans maintenant, il permet justement aux jeunes engagés de se mobiliser sur des causes qui leur tiennent à cœur, et d’aller à la rencontre des autres, de se confronter à la diversité, renforçant ainsi la cohésion sociale dont notre pays a plus que jamais besoin. Ensuite parce que le Service Civique a fait la preuve de son efficacité en créant un espace d’engagement  qui s’adapte parfaitement aux envies d’implication des jeunes Français au service de l’intérêt général. Il permet par ailleurs aux associations, comme aux services publics, de pouvoir démultiplier leurs actions par la mobilisation de jeunes aux compétences variées sur une durée adaptée aux besoins du terrain (6-12 mois). Le taux de satisfaction des jeunes après leur service est proche des 100%. Et six mois après leur service, 70% des jeunes sont en emploi ou en formation, plus confiants dans leur avenir, ayant muri leur projet de vie, et se sentant mieux armés pour s’y lancer. Le service civique permet une véritable expérience pratique de la fraternité par le ‘faire ensemble’, il est aujourd’hui un pilier essentiel pour notre cohésion nationale. Il permet à des jeunes qui ne s’engageaient pas de le faire, il développe l’esprit de responsabilité et de citoyenneté, et permet à bon nombre d’entre eux, notamment dans nos quartiers populaires, de se sentir ‘appartenir à la communauté nationale’ pour la première fois… Enfin, parce qu’il serait étonnant pour un gouvernement pragmatique de vouloir développer un nouveau ‘service national’, sans développer ce service civique là, qui est reconnu comme l’une des politiques publiques les plus innovantes des dix dernières années. Le service civique étant par ailleurs inspiré de l’expérience précurseur d’associations de terrain, véritables ‘innovatrices sociales’ (ce qui explique en grande partie sa réussite), et qui fait aujourd’hui consensus : il en va de la cohérence et de l’efficience de nos politiques publiques. Or, il reste tant à faire pour rendre ce  service civique ‘accessible à tous’ comme le président Macron s’y est engagé pendant la campagne présidentielle… Alors que 67% des jeunes se déclarent intéressés pour s’engager en service civique, aujourd’hui seuls 15% des jeunes d’une classe d’âge ont la possibilité de le faire (150.000 missions proposées). Si les jeunes sont prêts à s’engager, encore faut-il que la société soit en capacité de leur proposer des missions adaptées, de qualité et en nombre suffisant. Le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) comme la Plateforme Inter-associative pour le Service Civique avaient d’ailleurs formulé des propositions concrètes pour réussir cette généralisation du service civique. Améliorer ensemble le Service Civique pour en faire pour tous une étape de mixité sociale et d’apprentissage du collectif, rendre cette expérience accessible à tous – y compris les jeunes peu ou pas qualifiés, les jeunes de nos quartiers prioritaires, les jeunes en situation de handicap, les jeunes réfugiés etc. – permettra d’en faire un véritable ‘creuset’ de notre République. Aussi, nous invitons le président de la République à confirmer, dans le cadre des annonces à venir sur un éventuel service national universel, son engagement à poursuivre le développement massif du service civique, pour qu’il devienne une étape naturelle du parcours de tous nos jeunes, connu de tous et vraiment accessible à terme aux quelques 500.000 jeunes qui souhaitent s’y engager chaque année. Il s’agit de l’avenir de notre jeunesse et de notre cohésion nationale. Une occasion unique de relever le défi de la société de l’engagement… »

Premiers signataires :

Adessadomicile, AFEV, les Apprentis d’Auteuil, Article 1, Ashoka, Association Asmae – Sœur Emmanuelle, Bibliothèque Sans Frontière, Coexister, Fédération des Centres sociaux et Socioculturels de France, CCSC, EMMAÜS France, Enquête, ESSEC (Centre Egalité des Chances), FAEMC Fédération Addiction, Fédération Française de Handball, Fédération Française de Volley, Fédération Léo Lagrange, Fédération nationale Profession sport et loisirs, Fondation pour la Nature et l’Homme, J’Accede, Kawaa, L’Arche en France, Make Sense, Réseau Môm’artre, Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (Mouves), Résoville, Simon de Cyrène, Simplon.co, Singa, Union française des centres de vacances et de loisirs, Unis-Cité, Zup de Co… »

 

 

ONG Oxfam : nouvel exemple de dérapage d’institutions de développement

ONG Oxfam : nouvel  exemple de dérapage d’institutions de développement 

 

 

Nouvelle affaire pour l’ONG Oxfam, qui lutte contre la pauvreté et qui serait impliquée dans une affaire de prostituées à Haïti  mais aussi dans d’autres affaires au  Tchad, au Soudan du Sud et au Liberia. Le fonctionnement même de l’ONG est mis en cause. Helen Evans, une ancienne directrice de la prévention interne, parle même d’une «culture d’abus sexuels dans certains bureaux». Au-delà de cette affaire, cela souligne certaines dérives de grandes organisations humanitaires dont certaines confondent aide au développement et tourisme. Le problème est classique ; lorsque certaines organisations accèdent à une certaine taille, elles s’engluent  dans les superstructures et perdent  un peu de vue leur objet social. Le reproche peut-être fait à l’ensemble de la politique mise au service du développement dont une partie  finit  précisément dans des superstructures  voire dans la poche d’intermédiaires locaux. Dun certaines manière,  il y parfois même une certaine complicité plus ou moins tacites  entre institutions de développement et pouvoirs locaux. Les institutions de développement sont tolérées sous réserve d’une certaine discrétion et  d’une efficacité modérée ; bien sûr médiatiquement, on met en avant certaines actions spectaculaires pour pérenniser les ressources reçues mais des actions peu représentatives de l’action générale rarement évaluée sur des critères objectifs. .  Il ne faut pas généraliser, certaines organisations mettent en place des procédures d’évaluation et de contrôle strict mais d’autres se transforment en cathédrales administratives. À cet égard nombre d’organisations moyennes et petites montrent  une plus grande efficacité et un autre rapport avec les vrais acteurs locaux. Il y aurait sans doute urgence à procéder à un audit généralisé des interventions relatives au développement qu’il  s’agisse des interventions des Etats ,  des organismes internationaux  et des O.N.G. financées par des fonds public ou des fonds privés.

Prostituées Oxfam : un exemple de dérapage d’ONG

Prostituées Oxfam : un exemple de dérapage d’ONG

 

 

L’ONG Oxfam, qui lutte contre la pauvreté serait impliquée dans une affaire de prostituées. Des employés de l’organisation humanitaire Oxfam aurait eu recours à des prostituées, avec l’argent de l’ONG, pendant une mission à Haïti en 2010, rapporte vendredi le journal britannique The Times , alors qu’Oxfam nie avoir tenté d’étouffer l’affaire. Au-delà de cette affaire, cela souligne certaines dérives de grandes organisations humanitaires dont certaines confondent aide au développement et tourisme. Le problème est classique lorsque certaines organisations accèdent à une certaine taille, elles s’engluent  dans les superstructures et perdent  un peu de vue leur objet social. Le reproche peut-être fait à l’ensemble de la politique mise au service du développement dont une part ni précisément dans des infrastructures voire dans la poche d’intermédiaires locaux. Bien sûr il ne faut pas généraliser, certaines organisations mettent en place des procédures d’évaluation et de contrôle strict mais d’autres se transforment en cathédrales administratives. À cet égard nombre d’organisations moyennes et petites montrent  une plus grande efficacité et un autre rapport avec les vrais acteurs locaux. Il y aurait sans doute urgence à procéder à un audit généralisé des interventions relatives au développement qu’il  s’agisse des interventions des états ou des O.N.G. financées par des fonds public ou des fonds privés. Pour l’affaire Oxfam

à Haïti des  travailleuses du sexe auraient participé à des orgies dans des logements et des hôtels payés par l’ONG, selon une source qui prétend avoir visionné des images d’une de ces soirées, où les prostituées portaient des tshirts d’Oxfam.  L’association caritative avait débuté une enquête interne en 2011, qui a mis à jour « une culture d’impunité » parmi les employés,  Selon le journal, le responsable d’Oxfam à Haïti, Roland van Hauwermeiron, avait démissionné sans subir de sanctions disciplinaires, bien qu’il ait supposément reconnu avoir engagé des prostituées.  Deux autres hommes auraient apparemment démissionné, et quatre autres auraient été renvoyés. La justice haïtienne n’ayant pas été informée de l’affaire, aucune action en justice n’a été engagée. « Certains employés ont été renvoyés à la suite de l’enquête, et d’autres ont quitté l’organisation avant que celle-ci ne soit terminée », a précisé la porte-parole de l’ONG. »Le directeur local a endossé toute la responsabilité pour les évènements qui se sont déroulés sous sa conduite, et il avait été autorisé à démissionner car il avait soutenu et coopéré à l’enquête sans réserve », a ajouté la porte-parole.

Paradis fiscaux : une liste bidon pour les ONG

Paradis fiscaux : une liste bidon pour les ONG 

 

Les  O.N.G. bien raison de considérer que la liste des paradis qu’a établi  l’union européenne constitue une véritable tartuferie.  Pour Oxfam, qui lutte contre la pauvreté, la liste noire de l’Union européenne apparaît comme très incomplète. Selon les critères de l’ONG, 35 pays devraient y figurer. Surtout, Oxfam s’étonne qu’aucun pays européen ne fasse partie de la liste: «Qui peut croire que l’Irlande, le Luxembourg ou les Pays-Bas ne soient pas considérés comme des paradis fiscaux alors que ces pays sont régulièrement mis en cause par les scandales d’évasion fiscale? Il est temps d’arrêter l’hypocrisie: il faudrait déjà que l’Union européenne balaie devant sa porte et reconnaisse qu’il existe des paradis fiscaux au cœur même de l’Union européenne». Le son de cloche est le même du côté de l’ONG Attac, selon laquelle «L’Union européenne fait semblant de lutter contre l’évasion fiscale», et qui appelle à créer «un vaste mouvement citoyen pour la justice fiscale». Au départ l’union européenne avait établi une liste d’une centaine de pays aux pratiques fiscales douteuses. Ensuite, les experts ont opéré un premier puis les ministres se sont livrés un vrai marchandage du type : j’enlève ce pays dans lequel j’ai des intérêts et je t’autorise à enlever cet autre pays qui te gêne.  Du coup,  on finit avec une liste très limitative de 17 pays dans lequel ne figure d’ailleurs aucun pays européen. Sur des critères financiers on aurait pu ainsi intégrer évidemment l’Irlande, le Luxembourg, Monaco, Malte, des îles britanniques etc. Dans la liste très restrictive, on compte trouve Bahreïn, la Barbade, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, Grenade, Guam, Macao, les îles Marshall, la Mongolie, la Namibie, les Palaos, Panama, Sainte-Lucie, les îles Samoa et les Samoa américaines, Trinité-et-Tobago et la Tunisie. Quarante-sept autres juridictions dont la fiscalité n‘est pas conforme aux normes européennes mais qui se sont engagées à y remédier se trouvent sur une deuxième liste publique dite “grise”, a poursuivi le ministre français des Finances Le Cap-Vert et le Maroc, qui figuraient sur la liste examinée ce mardi, n’ont finalement pas été retenus dans cette « liste noire » : les experts nationaux ont conclu que les deux pays avaient donné suffisamment de gages à l’Union européenne(UE), en prenant des engagements ces derniers jours pour changer leurs pratiques. Trois pays ont envoyé de nouveaux engagements de dernière minute, dans la nuit de lundi à mardi – la Tunisie, Panama et les Emirats arabes unis – mais les ministres ont refusé de les prendre en considération, estimant que le travail d’expertise ne pourrait être fait à temps. Ces pays seront éventuellement sortis de la liste dans les semaines qui viennent si leurs engagements sont jugés sérieux. La liste comptait encore 29 noms, vendredi 1er décembre au soir, mais les ministres européens ont cherché à préserver de la mise à l’index des territoires amis ou dont ils estimaient qu’ils ne méritaient pas un tel traitement. Le Qatar, encore présent sur la liste le week-end dernier, en a ainsi disparu, lundi 4 décembre. Pour éviter d’être classées sur la liste noire définitive, les juridictions devaient théoriquement respecter trois grands critères définis par Bruxelles fin 2016 : se conformer aux standards d’échange automatique de données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), éviter de favoriser l’implantation de sociétés offshore et s’engager à accepter, d’ici à fin 2017, les lignes directrices de lutte contre l’évasion fiscale des multinationales de l’OCDE. L’Union a choisi d’exclure d’emblée les pays européens de cette liste : ils sont déjà censés se conformer au droit de l’UE en matière de lutte contre l’évasion et la fraude fiscales. La liste finale ne peut  cependant pas échapper aux critiques et  déclaré Pierre Moscovici, commissaire européen à la Fiscalité avoue : “Cette liste a le mérite d‘exister”, “Mais, parce que c‘est la première, c‘est une réponse insuffisante face à l’ampleur de l’évasion fiscale à l’échelle mondiale”, a-t-il toutefois tempéré. Celles qui ont été retenues sur la liste noire pourraient être privées de fonds européens. D‘autres sanctions seront décidées dans les semaines à venir, a ajouté Bruno Le Maire. Plusieurs organisations non gouvernementales pour lesquelles le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas ou l‘Irlande ne respectent pas les règles européennes, se sont indignées que l‘enquête n‘ait porté sur aucun Etat membre de l‘UE. “La liste ne peut pas se limiter à des pays tiers, mais doit comprendre certaines juridictions européennes”, écrit lui aussi Markus Ferber, vice-président de la commission économique du Parlement européen, dans un communiqué diffusé mardi.  Cette liste, qui contient les noms de 17 pays, dont aucun membre de l’Union européenne, a provoqué la colère des États mis en cause lors de sa publication le 5 décembre. De leur côté, les ONG dénoncent une liste «hypocrite».

 

 

CETA : contestation des ONG

CETA : contestation des ONG

 

L’accord de libre-échange entre l’union européenne et le Canada appliqué dès le 21 septembre fait l’objet d’une forte contestation de la part des ONG.  Rebondissant sur le rapport remis le 8 septembre par une commission d’évaluation au gouvernement français qui émet plusieurs réserves, une cinquantaine d’organisations demande au président Macron d’en «tirer les conséquences» et «d’exiger sa suspension immédiate». Un curieux objet juridique ce CETA,  accord de libre-échange entre l’union européenne et le Canada.  Le CETA a été ratifié par le Parlement européen. Ce traité de libre échange  supprime 99 % des droits de douane. Ce  CETA de libre-échange est  destiné à dynamiser le commerce et l’emploi. Cet accord signé par l’union européenne doit cependant être ratifié par les Etats. Mais en attendant on le mettra discrètement et provisoirement en application ! On pourra surtout exporter davantage d’automobiles allemandes aussi de fromages français alors qu’à l’inverse le Canada pourra exporter davantage ses productions agricoles.  Le CETA va faire disparaître les tarifs douaniers sur près de 99% des marchandises. Les bénéficiaires en seront, par exemple, les constructeurs automobiles et l’industrie textile de l’UE, sur les produits desquels les droits de douane canadiens peuvent se monter à 18% jusqu’à présent. Le Canada, de son côté, bénéficiera à l’exportation de quotas plus importants pour ce qui est du porc, du bœuf et du blé vers les marchés de l’UE. L’UE pourra exporter vers le Canada plus du double du volume actuel autorisé de fromages de « haute qualité ». Les sociétés de services pourront aussi tirer parti du CETA et les entreprises de l’UE seront autorisées à répondre à des appels d’offres pour des contrats publics au niveau des provinces et des municipalités du Canada, ce qui sera une première. Le CETA fait figure de tremplin vers un accord plus large entre l’UE et les Etats-Unis, appelé TTIP (traité de libre-échange transatlantique).  Les partisans du CETA font valoir que cet accord va faire bondir de 20% le commerce entre le Canada et l’UE et doper l’économie européenne de l’ordre de 12 milliards d’euros par an, et l’économie canadienne de 12 milliards de dollars canadiens (8,15 milliards d’euros). Une disposition est particulièrement controversée : celle qui concerne le tribunal permanent d’arbitrage.  Les litiges commerciaux qui ne relèveront plus de la responsabilité des systèmes juridiques nationaux. Le tribunal permanent créé par le CETA sera composé de 15 juges professionnels nommés par l’UE et le Canada. Toutes les auditions seront publiques et il sera possible de faire appel. Plusieurs ONG, elles, craignent que ces « pseudo-juges » soient des avocats d’affaires liés à des cabinets privés. Le fameux tribunal d’arbitrage sera cependant en suspens jusqu’à l’adoption définitive du texte, qui pourrait ne survenir que dans plusieurs années. Enfin cela risque de bousculer les normes environnementales définies par l’union européenne mais que nombre d’Etats peinent  à mettre en œuvre comme par exemple la pollution de l’air. Suite au rapport d’experts, «Les risques sur le plan économique, social, démocratique et écologique ont été confirmés», écrivent les associations dans un communiqué. Les signataires regroupent à la fois des professionnels des filières d’élevage comme la Confédération paysanne, des associations de consommateurs telles que UFC-Que choisir, des syndicats de travailleurs avec la CGT et la CFE-CGC ainsi que des associations environnementales et solidaires, entre autres, le WWF France, Greenpeace, Max Havelaar France ou CCFD-Terre solidaire. Depuis plusieurs mois, le CETA a soulevé des vagues de protestation dans plusieurs pays européens, pointant le risque d’abaissement des normes sanitaires et environnementales.  Le rapport, commandé au début de l’été par Édouard Philippe auprès d’experts indépendants, de la santé, l’environnement, du commerce et du droit international, est assez sévère. Il est en particulier écrit que «l’accord CETA ne donne pas la priorité aux préoccupations liées à la protection de l’environnement ou de la santé». Sur le volet environnement, les experts dénoncent entre autres l’absence de tout «engagement contraignant». Lors d’un point presse, la semaine dernière, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, qui suit les négociations commerciales, a précisé que des améliorations, s’inspirant du rapport, seraient proposées à Bruxelles. Sans remettre en cause la date du 21 septembre.

 

Trump assigné en justice par une ONG

Trump assigné en justice par une ONG

S’il y a bien un terrain qui pourrait fragiliser la position de Trump, c’est  celui de sa situation financière et ses liens économiques. Un sujet sur lequel les institutions américaines sont intransigeantes. Certes on pourra reprocher au nouveau président américain ses orientations, sa posture, ses excès mais institutionnellement il peut très difficilement  encourir de sanctions pour ces motifs.  L’article II de la Constitution des États-Unis, traitant du Président, dispose dans sa section 4 : « Le président, le vice-président et tous les fonctionnaires civils des États-Unis seront destitués de leurs charges sur mise en accusation et condamnation pour trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs. ». Les institutions chambre de représentants, sénat et cour suprême sont très sensibles à la problématique de corruption et d’enrichissement. Contrairement à ses prédécesseurs Donal Trump n’a pas coupé les liens avec son empire. Certes il en m’a délégué la gestion mais il en reste propriétaire directement et où par sa famille.  Une association anti-corruption affirme qu’elle va assigner le président Donald Trump en justice lundi pour violation de la Constitution américaine liée aux revenus qu’il perçoit toujours, selon elle, de pays étrangers. L’ONG Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (Crew) assure qu’elle déposera son assignation dès lundi au tribunal fédéral de Manhattan, selon un communiqué publié dimanche. Elle y fait valoir, selon le communiqué, qu’en conservant, après son investiture, les liens capitalistiques qui l’unissent à des centaines de sociétés rattachées à son groupe, Trump Organization, il viole la Constitution. Un article du texte fondateur prévoit (article 1er, section 9, 8e clause), en effet, qu’aucune personne n’occupant une fonction publique ne peut, sans l’accord du Congrès, « accepter de cadeau, d’émoluments, de fonction ou de titre de quelque sorte que ce soit d’un roi, prince, ou d’un Etat étranger ». Pour Crew, Donald Trump continue, comme il le faisait avant son élection, de percevoir « de l’argent et des faveurs de gouvernements étrangers, de clients de ses hôtels, de baux immobiliers et de transactions immobilières à l’étranger ». Pour se prémunir contre d’éventuels conflits d’intérêt, Donald Trump a confié la direction de sa société à ses deux fils les plus âgés ainsi qu’à un associé de longue date, Allen Weisselberg. Il a également placé l’ensemble de ses participations dans un trust, géré par le même Allen Weisselberg. Mais il ne les a pas cédées, ce qui induit donc qu’il est toujours financièrement intéressé au sort de son groupe.

2017 : soutenir Macron par réalisme (Pierre Henry ONG)

2017 : soutenir Macron par réalisme (Pierre Henry ONG)  

Patron d’une grande ONG spécialisée dans le droit d’asile et l’accueil des réfugiés,  Pierre Henry a décidé de rejoindre Emmanuel Macron. « Le libéralisme n’est pas forcément antagonique du progrès et de la nécessaire protection due aux personnes dans un système de solidarité », explique-t-il au JDD

 

 

 

Pourquoi avoir fait le choix de soutenir Emmanuel Macron?
C’est un choix de valeur sur une question essentielle qui a mis en difficulté l’ensemble de l’Europe et où les réponses apportées sont soit marquées du sceau de la fermeture, soit d’une générosité extraordinairement maîtrisée. Je pense qu’il faut aborder le sujet avec courage et clarté. Dire qu’Angela Merkel a assumé et, d’une certaine manière, a défendu les valeurs profondes de l’Europe est quelque chose de nécessaire à rappeler. Quand les valeurs s’effondrent, c’est toute la maison qui peut s’effondrer. En même temps, cela n’empêche pas de rappeler la nécessité d’avoir un certain nombre de règles communes.

A vos yeux, cette position n’est portée que par Emmanuel Macron?
Je ne me positionne pas dans des intérêts partisans. Je vois bien simplement qui peut être en mesure de proposer un projet européen, humaniste, équilibré au pays. Et qui peut être en mesure de le mettre en œuvre. Cela ne m’oblige pas à ignorer les positions voisines sur le sujet. Il y en a qui existent sur l’arc démocratique. Je crois surtout que la France n’a pas besoin d’être brutalisée. Forte de sa diversité, elle doit parler au monde. Rappeler à la fois le soutien à Angela Merkel et la nécessité d’une réponse commune au niveau européen me paraît être la seule voie raisonnable, alors que l’Europe est attaquée à la fois de l’extérieur, dans son concept même, et de l’intérieur, avec des courants populistes extraordinairement préoccupants.

Vous pensez à qui?
A l’extérieur, je pense aux propos invraisemblables du futur président des Etats-Unis (Donald Trump, NDLR]. A l’intérieur, je regarde avec inquiétude la montée de l’ensemble des mouvements populistes qui ont pris pour cible l’Union européenne. Il y a des programmes inquiétants avec des propositions de réduction des systèmes de protection. Avec, sur les questions qui m’importent, des propositions de réduction drastique des courants d’immigration régulière. C’est ce que j’appelle la brutalisation de la société. Le sujet est plutôt de savoir comment on met en marche une société dépositaire aujourd’hui d’un certain nombre de blocages.

Vous visez aussi François Fillon?
Oui, par exemple. Mais je crois qu’il n’y a pas besoin d’attaquer nommément les gens. On peut aussi construire des majorités positives, sans s’opposer aux autres. Après les Français seront majeurs pour choisir ceux qu’ils veulent [voir l'emporter] et là où ils veulent aller.

Vous n’êtes pas gêné par le côté très libéral du programme économique d’Emmanuel Macron?
Il faut éviter de sombrer dans les caricatures et les idéologies. Je sais qu’Emmanuel Macron est catégorisé comme étant libéral. Mais le libéralisme n’est pas forcément antagonique du progrès et de la nécessaire protection due aux personnes dans un système de solidarité. Liberté, égalité fraternité. La fraternité est aussi assurer le bien commun par un système de solidarité. Il faut juste se poser la question : comment dans une société moderne on arrive à faire le tout.

Le positionnement politique d’Emmanuel Macron vous a donc également séduit?
Il y a des parcours, il ne s’agit pas de les nier. Il s’agit simplement à un moment T de se dire quel est le bien commun pour notre pays. Comment peut-on se rassembler au-delà d’un certain nombre de clivages acquis. Ce qui m’intéresse également, c’est aussi ce qui est un des socles républicains, à savoir la laïcité. Ne faisons pas de cette laïcité une arme de combat contre quelques-uns de nos compatriotes et ne mélangeons pas religion et lutte contre le terrorisme.

Tout cela, vous ne l’avez pas retrouvé chez un candidat de la primaire de la gauche?
Je vous ai dit qu’il pouvait y avoir des proximités, mais que j’ai aussi un principe de réalisme. C’est tout.

Cela veut dire que dans la campagne présidentielle, vous êtes favorable à un accord entre les candidats (PS, Macron, Mélenchon) qui seront sur la ligne de départ?
Chaque chose en son temps. Il y a des rythmes et des rites à respecter. Si les uns et les autres ont décidé d’avoir recours à des processus démocratiques pour désigner leur candidat, très bien, il faut respecter cela. Mais ensuite, on a aussi chacun la capacité de regarder la situation et de juger quelle est l’urgence. Je ne veux pas rentrer dans une approche politicienne. Il y a des prises de positions sur les questions migratoires intéressantes chez d’autres candidats. Il y a eu des choses positives pendant ces cinq ans… Maintenant, j’ai aussi un principe de réalité. Je me dis : face à un certain nombre de positionnements, à un rapport droite-extrême droite/gauche dans le pays qui est de 65%-35%, il est urgent d’aller à l’essentiel.

Allez-vous vous engager davantage avec Emmanuel Macron, notamment sur son programme?
J’apporterai dans la campagne mon expertise sur ces sujets. Emmanuel Macron a de nombreux experts à ses côtés. Si je peux apporter mon regard à la fois d’homme de terrain, d’expert sur ces questions sur lesquelles je travaille depuis plus de 20 ans et également de chef d’une entreprise sociale, j’apporterai ma petite pierre en toute humilité.

Poutine interdit les ONG

Poutine interdit les ONG

 

Poutine a évidemment une  conception très restrictive de la démocratie. Ce pur produit a déjà tué  partis d’opposition, mais en prison ou condamné à l’exil les opposants. Maintenant il s’attaque à la société civile en promulguant une  loi interdisant les ONG. Des ONG qui menaceraient le pays ! Poutine confirme qu’il est un dictateur fou en tuant le peu de démocratie qui reste et surtout en étouffant toute liberté d’expression pour maintenir son peuple dans l’ignorance la plus totale. Une  ignorance qui lui assure le meilleur soutien politique. Cet oligarque est pire que les autres car non seulement il s’est accaparé une énorme fortune ( comme les autres) , on parle de 50 de milliards mais il a confisqué la démocratie. Son superbe isolement  et sa folie constituent uene vraie menace pour son peuple évidemment ( condamné à la misère avec l’écroulement de l’économie) mais surtout pour la paix. D’uen certaine manière Poutine est à la Russie ce que Kim Yong  est à la Corée mais  en plus dangereux .  Nous craignons que cette nouvelle législation ne restreigne encore davantage le travail de la société civile en Russie« , a déclaré dans un communiqué la porte-parole adjointe du département d’État, Marie Harf. Le Kremlin a rappelé samedi que la loi « prévoit que l’activité d’une organisation non gouvernementale étrangère ou internationale, représentant une menace aux fondements constitutionnels de la Fédération de Russie, la capacité de défense du pays ou la sécurité du gouvernement, puisse être reconnue indésirable ». Le texte donne aux autorités la possibilité d’interdire les ONG étrangères concernées et de poursuivre leurs employés, qui risqueront jusqu’à six ans de prison ou pourront se voir interdire d’entrée sur le territoire russe. Les organisations de défense des droits de l’Homme ont largement condamné la nouvelle loi. Des critiques ont relevé que sa formulation était vague et permettait qu’elle soit utilisée contre des entreprises étrangères travaillant en Russie. Selon le département d’État, cette nouvelle disposition « est un exemple supplémentaire de la répression croissante des voix indépendantes par le gouvernement russe ainsi que de (ses) mesures intentionnelles pour isoler le peuple russe du reste du monde« . « Nous continuons à être inquiets des restrictions toujours plus grandes visant les médias indépendants, la société civile, les membres des minorités et l’opposition politique », a ajouté Mme Harf.




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