Archive pour le Tag 'Onfray'

Greta Thunberg : Lettre ouverte à M. Michel Onfray

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Une lettre ouverte d’une jeune écologue à Michel Onfray qui sur son blog a véritablement massacré Greta Thunberg  mettant même en cause sa personnalité, son humanité et son physique. Pas vraiment une réflexion de philosophe. Il faut reconnaître à Michel Onfray sa grande puissance de travail aussi son apport théorique. Par contre, sa posture de gourou imperméable à toute contestation le discrédite surtout pour parler d’un sujet qu’il  connaît à peine. Onfray gagnerait beaucoup lui aussi en humanité et en modestie, à douter davantage aussi,  à sourire un peu plus, au lieu  de mordre  systémtiquement ses contradicteurs. Le plus curieux, c’est que Michel Onfray philosophe gauchiste admet mal sans doute la célébrité soudaine de la jeune écolo gauchiste Greta Thunberg. Bref, une vraie réaction de vieux con de la part d’Onfray.

Tribune de Camille Bernard (écologue)

 

 

«  Je crois, Monsieur, que la jeune génération a le droit de faire la leçon à celles et ceux qui regardent sans agir.

Je me permets, Monsieur Onfray, de vous écrire au sujet de Greta Thunberg. J’espère que vous pardonnerez mon insolence, probablement inhérente à ma jeunesse, de répondre à ce message qui ne m’est pas adressé. Je n’ai plus 16 ans, certes, mais je crois faire encore partie de la génération qu’on appelle communément « des jeunes », ceux-là même qui plient l’index et le majeur pour nuancer le propos. Votre message ne m’est pas adressé, mais il me concerne car j’ai fait de l’Ecologie mon métier. Enfant, déjà, j’y étais déterminée. Je l’ai encore en moi, cette nausée de voir la Vie détruite par une seule espèce, si prétentieuse, si sûre de son immortalité. Je n’avais pas 10 ans, Monsieur, et cette injustice me révoltait.

Je ne suis pas heureuse de voir Greta Thunberg à la tribune de l’Assemblée nationale, pas plus que vous. Je ne suis pas heureuse de constater que lorsqu’il est question d’écologie ou d’écologisme, les scientifiques invités à s’exprimer sont plus souvent astrophysiciens qu’écologues. J’aimerais voir défiler derrière cette tribune une délégation des 15 000 scientifiques qui alertent depuis des années les pouvoirs publics. J’aimerais voir défiler derrière cette tribune les grands pontes de l’Ecologie, les femmes et les hommes qui ont dévoué leur carrière et parfois même leur vie à cette grande cause qui est la nôtre et, plus encore, celle de nos enfants. Je ne suis pas heureuse de constater qu’il faut en arriver, pour se faire entendre, à envoyer au-devant de la scène une adolescente, qu’elle soit volontaire ou messagère. Mais qu’elle y aille. Qu’elle se présente aux rendez-vous, qu’elle tienne les tribunes, qu’elle pique ces braves décideurs s’il le faut.

Le fait est, Monsieur, que la confusion est possible. Qui, de Greta Thunberg ou de nos décideurs, est l’enfant ? Est-ce celle qui comprend que la conséquence d’une déscolarisation partielle sera bien moindre que celle de l’inaction face aux changements climatiques, au déclin de la biodiversité, à la pollution alarmante de l’air et de l’eau ? Est-ce celle qui comprend que savoir calculer des intégrales, citer Kant ou Jonas est bien inutile si l’on doit mourir d’un cancer au cours de la décennie à suivre ? Ne s’agirait-il pas plutôt de ces érudits représentants de l’Etat, qui pour certains s’excusent (et non « prient d’être excusés », la formulation est choisie) de bêtises dignes du bambin qui aurait pioché dans la bonbonnière sans y être autorisé ?

Que ce qu’elle lit soit écrit de sa main ou non, après tout peu importe. Si le fond du message est le sien, tant mieux. A 16 ans, on peut avoir suffisamment d’intelligence pour savoir ce qu’on veut. Corneille l’a écrit, « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». Vous semblez vouloir renvoyer Greta Thunberg à l’école, mais qu’y apprendra-t-elle ? La toute-puissance de l’espèce humaine ? Sa légendaire résilience et son triomphe éternel ? Loin de moi l’idée de dénigrer une institution que je pense absolument primordiale, mais il n’est pas nécessaire d’attendre d’être bachelier pour être autorisé à penser.

Je crois, Monsieur, que la jeune génération a le droit de faire la leçon à celles et ceux qui regardent sans agir. Des remerciements seraient inappropriés à un tel héritage. Les « moutons » qui font la grève chaque vendredi tentent par ce geste de faire marcher vers l’avant les vaches qui regardent passivement passer le train. »

Camille Bernard.

Michel Onfray censuré, interdit de France 5

Michel Onfray censuré, interdit de France 5

 On peut évidemment aimer ou pas le philosophe Michel Onfray. On peut éventuellement détester le ton professoral et souvent sans nuance de Michel Onfray. On peut d’avoir des avis encore plus partagés sur sa lettre polémiste adressée à Macron. Pour autant le fait qu’il soit écarté et même interdit de France Culture et de France 5 n’est pas tolérable. Cela pose évidemment le rapport du service public à la liberté d’expression.

«Après France Culture, c’est donc France 5 qui me prive de micro. Cela confirme la censure dont je fais l’objet de la part du service public audiovisuel et dont je parlais dans ma satire», lance le philosophe sur son site. Il y a une semaine, Michel Onfray avait déjà reproché à France Culture ne plus diffuser les cours qu’il donnait à l’Université populaire de Caen, association d’éducation populaire qu’il a quittée dans la foulée et dont il était le fondateur. Cette lettre sur «le doigté et son fondement», qui évoque les fautes commises, selon Michel Onfray, par Emmanuel Macron, a suscité ce dimanche de vives réactions sur les réseaux sociaux, soit pour défendre le philosophe et partager son constat d’une «censure», soit pour s’indigner du contenu de cette lettre, les reproches faites à celle-ci allant de la simple vulgarité jusqu’à l’homophobie latente. En voici les principaux éléments. «Votre Altesse, Votre Excellence, Votre Sérénité, mon cher Manu, mon Roy, mais aussi: mon Chéri», écrit Michel Onfray en ouverture dans une référence à Pierre Desproges et au Tribunal des flagrants délires. «Des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison et luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu’au plus profond – si tu me permets l’expression (…) Décidément, tu sembles n’aimer que ceux qui te font savoir leur amour d’une façon qui ne prête pas à confusion: il faut t’enlacer torse nu pour te plaire, essuyer sa transpiration sur ta chemise blanche, et passer plus de temps en salle de sport qu’en bibliothèque», poursuit Michel Onfray, évoquant les photos d’Emmanuel Macron aux Antilles, qui ont fait polémique la semaine passée car l’un des deux jeunes torse nu avec qui il posait dressait face à la caméra un doigt d’honneur.

Dans sa lettre, Michel Onfray s’interroge sur le destinataire de ce doigt d’honneur, glissant, entre deux allusions sexuelles, une référence à la théorie «des deux corps du roi» de l’historien Ernst Kantorowicz: «Le doigt, on voit bien à qui il appartient, le cul, on se tâte – si je puis dire! Est-ce le tien personnellement? Auquel cas c’est ton affaire, mais n’en fais pas un étalage public: un président, ça ne devrait pas faire ça comme dirait l’autre… Ce cul, est-ce le nôtre en tant que tu incarnes la souveraineté populaire? Est-ce celui de la France dont tu es le corps mystique? On ne sait».

«Mettre ou ne pas mettre, là est la question… Or, cette question, tu l’as franchement résolue. Car, depuis quelque temps, tu montres en effet que, toi ou tes services, vous n’avez pas grand souci de la légalité (…) En adoptant cet angle de vue, on voit bien comment tu nous la mets, tu nous le mets, tu nous les mets…», ajoute Michel Onfray. Sans s’arrêter de filer la métaphore, il évoque ensuite «les cinq doigts». Le philosophe énumère en effet les cinq fautes dont le président de la République se serait selon lui rendu coupable à l’égard des Français. La première concerne les revenus qu’il aurait touchés en tant que banquier et qui, selon le philosophe, se seraient évaporés. Deuxièmement, l’affaire de la levée de fonds à Las Vegas pendant la campagne présidentielle pour laquelle une information judiciaire est ouverte. Troisièmement, l’affaire Benalla pour laquelle Michel Onfray s’interroge plus particulièrement sur la disparition des éléments présents dans le coffre-fort de l’ancien collaborateur du président de la République. Quatrièmement, le personnage de Mimi Marchand, souvent décrite comme la reine des paparazzis et proche du couple Macron, dont une biographie non autorisée sera bientôt publiée - l’auteur de celle-ci ayant été mystérieusement cambriolé. Cinquièmement et dernièrement, les intellectuels qui feraient selon leur position à l’égard du président l’objet d’une censure - Michel Onfray s’incluant dans le lot - ou de récompenses – il cite le cas de l’écrivain Philippe Besson nommé consul à Los Angeles.

Et Michel Onfray de conclure: «Voilà un an que Votre Altesse (…), tu es au pouvoir. Et tu nous régales chaque semaine avec de nouvelles aventures. Il te reste quatre ans de règne». Le philosophe, qui a quitté l’Université populaire de Caen, annonce alors ce qu’il nomme une «bonne nouvelle»: «Comme je dispose de plus de temps pour moi (…), je me réjouis de pouvoir t’annoncer que je t’écrirai plus souvent que je ne l’avais prévu lors de ma première lettre (…) On sait que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt: pour ma part, j’en prends le ferme engagement, je ferai part égale entre la lune et le doigt…

Pourfendeur d’Emmanuel Macron depuis la campagne présidentielle, le penseur athée et libertaire, classé à gauche et devenu au fil des années volontiers politiquement incorrect, devrait donc continuer d’alimenter en polémiques le monde politique et médiatique.

 

Michel Onfray : le nouveau pape du déclinisme

 

Avec son dernier livre  Décadence Onfray complète sa fresque  décliniste  et violente de  la civilisation occidentale. Dans une démarche en apparence résolument athée Onfray revendique en fait le titre de  pape  du déclinisme   version ultra gauche ;  sans doute pour ne pas laisser la place à Houellebecq ou à Zemmour version ultra droite. Le philosophe renouvelle sa lecture pessimiste d’une civilisation judéo-chrétienne « épuisée, morte », à force de se complaire « dans le nihilisme et la destruction, la pulsion de mort et la haine de soi ». Il dénonce également l’islam politique – « une bombe avec laquelle l’occident joue depuis toujours » et renouvelle son adhésion à la thèse d’une guerre de civilisations. L’islam manifeste ce que Nietzsche appelle ‘une grande santé’ : il dispose de jeunes soldats prêts à mourir pour lui. Quel occidental est prêt à mourir pour les valeurs de notre civilisation : le supermarché et la vente en ligne, le consumérisme trivial et le narcissisme égotiste, l’hédonisme trivial et la trottinette pour adultes ? Comme Houellebecq, comme Zemmour comme d’autres à l’ultra gauche comme à l’ultra droite, Michel Onfray se proclame nouveau calife ou pape du déclinisme ;  et de réitérer la fin de la civilisation occidentale au profit de l’islam.  Première observation sur sa posture, il s’autoproclame philosophe. Comme beaucoup de ses collègues, il confond diplômé en philosophie et comportement philosophique. Seconde observation la tonalité de ses propos est assez éloignée d’une démarche philosophique. Quand Michel Onfray s’exprime c’est  sur un ton professoral, péremptoire voir suffisant. Il n’y a pas de place à l’interrogation chez lui ;  son discours est sentencieux, dogmatique et doctoral.  Bref, c’est le prof qui s’adresse à des élèves qu’ils considèrent comme incapable de réflexion. La maïeutique socratique lui est complètement étrangère, il ne proclame pas ses vérités, il les assène à la manière du gauchiste radical qu’  il est. Il est loin de la méthode socratique qui ouvre le champ des interrogations. Chez lui l’art d’accoucher la vérité se fait aux forceps. Par opportunisme autant que par conviction Michel Onfray surfe sur la vague du populisme décliniste   Une mouvance qui se caractérise par des positions le plus souvent  réactionnaires et qui propose  notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou  l’indifférence   à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières. Ce mouvement décliniste  traverse à  peu près toutes les formations politiques ;  le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ».  Une sorte de futur orienté vers le passé,  sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques  intellos douteux à droite  comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche,  c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ces intellos à refuser  l’ouverture sur les autres, en tout cas qui les conduit à adopter une neutralité notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès  qui justifient  surtout le repli nationaliste. Et pour justifier l’injustifiable ces intellos sollicitent les grands penseurs : Leibnitz, Hegel, Spinoza, Hume, Nietzsche, Schopenhauer, Heidegger d’autres encore. Nos sophistes contemporains  se réfèrent de manière frauduleuse à la pensée des vrais philosophes ; une sorte de détournement intellectuel pour essayer de donner une légitimité à leurs propos frelatés. Malheureusement face à cette mouvance décliniste,  le mouvement progressiste peine à résister. La crise est en effet passée par là  et compte tenu des déficiences chroniques des Français en matière d’économie beaucoup tombent  dans le piège de l’isolationnisme. Il faut bien reconnaître que le mouvement progressiste tarde à faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi   des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il  ne connaît rien à l’économie,  ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale  et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte  de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. . La construction d’un discours cohérent n’est  cependant pas évidente, sa complexité exige d’abord l’interrogation du champ des possibles  car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les domaines socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà  évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste  capable d’appréhender  la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour  l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer  les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé ou pire qui prévoient comme Onfray la fin de notre civilisation. Cela au moment même où  les valeurs de cette civilisation  s’imposent progressivement partout: en Asie, en Afrique, en Amérique du sud, à l’Est, dans les anciennes dictatures, communistes ou non. Certes non sans difficultés et dans un contexte de crise;  mais une crise qu’on ne résoudra  pas avec les vieux outils d’analyse partielle qui ne conduisent  qu’à une vision  ratatinée du monde.

 

Interdire la trottinette aux adultes (Michel Onfray, pape du déclinisme)

Interdire la trottinette aux adultes (Michel Onfray)

Le prophète du déclinisme dénonce cette fois le caractère infantile de ces adultes qui se déplacent en trottinette. Le prophète n’a sans doute pas totalement tort  même si le propos paraît largement exagéré car la trottinette n’a pas encore remplacé l’automobile, le train ou l’avion. Pas facile en effet de se déplacer par exemple de Paris à Marseille ou de Paris à New York en trottinette. Certes on trouvera bien prochainement un illuminé qui proposera de traverser l’Atlantique sur une trottinette combinée à une planche à voile mais l’exploit (surtout médiatique) ne fera pas pour autant office de système de déplacement de masse. Évidemment Michel Onfray s’intéresse  davantage aux modes de vie qu’à la politique des transports. Le philosophe serait cependant bien inspiré de s’initier lui aussi à la trottinette pour maigrir un peu car l’enflure de sa bedaine (et de son discours) progresse en même temps que son omniprésence médiatique. Le nouveau Diogène a du mal à nous convaincre de sa pratique ascétique.  Invité  sur Europe 1 par Anne Roumanoff pour évoquer l’actualité dans Ca pique, mais c’est bon, le philosophe Michel Onfray s’est emporté sur l’infantilisation de la société, symbolisée selon lui par les adultes en trottinette. « Tout est fait pour que l’on ne soit pas adulte. Quand je vois ces grands adultes sur des trottinettes en train d’écouter des trucs avec des écouteurs et avec des tatouages partout, cela me déplaît, » a-t-il déploré. « Plus personne n’est adulte aujourd’hui, » a-t-il regretté. Ces propos n’ont pas manqué de faire réagir les internautes qui lui reprochent, pour la plupart, un manque de légèreté, mais surtout une position hautaine. Il y a également ceux qui n’aiment pas que l’on s’en prenne aux trottinettes. A la veille de la rentrée scolaire, Michel Onfray a poursuivi sa charge en critiquant l’éducation donnée aux enfants par leurs parents: « Quand on a des enfants aujourd’hui, on ne cherche plus à les cultiver, mais à les amuser. » Se cultiver, pour quitter le monde de l’enfance bien entendu: « les enfants sont faits pour devenir des adultes et les adultes ne sont pas faits pour rester des enfants. » N’ayant pas eu d’enfants lui-même, ses conseils ne manquent pas de susciter le souvenir du philosophe Jean-Jacques Rousseau, auteur d’un traité sur l’éducation après avoir abandonné les siens.

(Avec Europe 1 et agences)

Michel Onfray : le nouveau calife du déclinisme

 

Michel Onfray : le nouveau calife du déclinisme

Michel Onfray avait pourtant promis de se mettre à la diète médiatique pour un long moment. Il n’aura pas résisté longtemps à sa cure de silence. Il revient et en quelque sorte s’autoproclame comme le calife du déclinisme   version ultra gauche ;  sans doute pour ne pas laisser la place à Houellebecq ou à Zemmour version ultra droite. Dans un quotidien italien le philosophe renouvelle sa lecture pessimiste d’une civilisation judéo-chrétienne « épuisée, morte », à force de se complaire « dans le nihilisme et la destruction, la pulsion de mort et la haine de soi ». Il dénonce également l’islam politique – « une bombe avec laquelle l’occident joue depuis toujours » et renouvelle son adhésion à la thèse d’une guerre de civilisations. L’islam manifeste ce que Nietzsche appelle ‘une grande santé’ : il dispose de jeunes soldats prêts à mourir pour lui. Quel occidental est prêt à mourir pour les valeurs de notre civilisation : le supermarché et la vente en ligne, le consumérisme trivial et le narcissisme égotiste, l’hédonisme trivial et la trottinette pour adultes ? Comme Houellebecq, comme Zemmour comme d’autres à l’ultra gauche comme à l’ultra droite, Michel Onfray se proclame nouveau calife ou pape du déclinisme ;  et de réitérer la fin de la civilisation occidentale au profit de l’islam l.  Première observation sur sa posture, il s’autoproclame philosophe. Comme beaucoup de ses collègues, il confond diplômé en philosophie et comportement philosophique. Seconde observation la tonalité de ses propos est assez éloignée d’une démarche philosophique. Quand Michel Onfray s’exprime c’est  sur un ton professoral, péremptoire voir suffisant. Il n’y a pas de place à l’interrogation chez lui ;  son discours est sentencieux, dogmatique et doctoral.  Bref, c’est le prof qui s’adresse à des élèves qu’ils considèrent comme incapable de réflexion. La maïeutique socratique lui est complètement étrangère, il ne proclame pas ses vérités, il les assène à la manière du gauchiste radical qu’  il est. Il est loin de la méthode socratique qui ouvre le champ des interrogations. Chez lui l’art d’accoucher la vérité se fait aux forceps. Par opportunisme autant que par conviction Michel Onfray surfe sur la vague du populisme décliniste   Une mouvance qui se caractérise par des positions le plus souvent  réactionnaires et qui propose  notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou  l’indifférence   à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières. Ce mouvement décliniste  traverse à  peu près toutes les formations politiques ;  le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ».  Une sorte de futur orienté vers le passé,  sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques  intellos douteux à droite  comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche,  c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ces intellos à refuser  l’ouverture sur les autres, en tout cas qui les conduit à adopter une neutralité notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès  qui justifient  surtout le repli nationaliste. Et pour justifier l’injustifiable ces intellos sollicitent les grands penseurs : Leibnitz, Hegel, Spinoza, Hume, Nietzsche, Schopenhauer, Heidegger d’autres encore. Nos sophistes contemporains  se réfèrent de manière frauduleuse à la pensée des vrais philosophes ; une sorte de détournement intellectuel pour essayer de donner une légitimité à leurs propos frelatés. Malheureusement face à cette mouvance décliniste,  le mouvement progressiste peine à résister. La crise est en effet passée par là  et compte tenu des déficiences chroniques des Français en matière d’économie beaucoup tombent  dans le piège de l’isolationnisme. Il faut bien reconnaître que le mouvement progressiste tarde à faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi   des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il  ne connaît rien à l’économie,  ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale  et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte  de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours   pertinent pour répondre  au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est  cependant pas évidente, sa complexité exige d’abord l’interrogation du champ des possibles  car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les domaines socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà  évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste  capable d’appréhender  la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour  l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer  les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé ou pire qui prévoient comme Onfray la fin de notre civilisation. Cela au moment même où  les valeurs de cette civilisation  s’imposent progressivement partout: en Asie, en Afrique, en Amérique du sud, à l’Est, dans les anciennes dictatures, communistes ou non. Certes non sans difficultés et dans un contexte de crise;  mais une crise qu’on ne résoudra  pas avec les vieux outils d’analyse partielle qui ne conduisent  qu’à une vision  ratatinée du monde.

Terrorisme : « Cyril Hanouna responsable » !!! ‘ (Onfray)

Terrorisme : « Cyril Hanouna responsable » !!! ‘ (Onfray)

 

Un curieux amalgame de Miche  Onfray,  « Le philosophe»  qui,  en vrac rend responsables du terrorisme: Cyril Hanouna, Zidane, Tapie et les produits de luxe (la Rolex…de Sarkozy,, la Ferrari). Comme d’habitude, Michel Onfray ne fait pas dans la dentelle maïeutique pour donner une légitimité à sa philosophie de gauchiste. À moins qu’il ne s’agisse d’un nouvel opportunisme pour créer la polémique et soutenir la vente de ses livres. On peut en effet s’étonner que Michel Onfray  mette dans le même sac Cyril Hanouna, Bernard Tapie, la Rolex. On peut aussi s’étonner   encore quand il prend pour anciens modèles culturels Maurice Chevalier !  Pour choisir ses responsables comme ses références culturelles, Michel Onfray par paresse intellectuelle ou par provocation procède à une espèce d’inventaire à la Prévert, sorte de d’auberge espagnole qui réunit fantasmes gauchisants approximatifs et boucs émissaires simplistes pour dénoncer la  culture matérialiste capitaliste. Mais d’une certaine manière en choisissant le simplisme voire  la caricature Michel Onfray fait du « Hanouna ». Bref il agit aussi comme les autres dans ce paysage médiatique clownesque qui réduit la réflexion à quelques formules tirées de la « culture pub ».  Bien sûr,  on conviendra bien volontiers que Cyril Hanouna ne tire pas  vers le haut la pensée universelle, c’est le chantre de l’humour beauf, dans la veine de Lagaf’ sur TF1. Du comique gestuel de cirque,  assez grossier voire vulgaire. Mais qui plaît aux jeunes notamment (pas seulement !). Plus bête que méchant. De  là à le rendre responsable du terrorisme !  Un pas que franchit sans complexe Michel Onfray au raisonnement très réducteur. « Aujourd’hui, et ce depuis la gaucheon nous présente des modèles tragiques qui font rêver les jeunes : Bernard Tapie, la Rolex, la Ferrari, Cyril Hanouna, un joueur de foot qui donne des coups de boule, etc., alors qu’il y a 60 ans ou plus, un jeune rêvait d’être médecin, avocat ou professeur d’université, Jean-Paul Sartre ou Maurice Chevalier » écrit-il, avant de poursuivre :  » Vouloir ressembler à Serge Reggiani ou à Yves Montand, c’est tout de même moins déshonorant que de vouloir ressembler à Cyril Hanouna  ! Onfray en vient à dire que Baba, comme le surnomment ses fans de la première heure, favorise en partie la montée du djihadisme :  »Il est donc logique que de nos jours, la kalachnikov devienne le rêve ultime […] A ces jeunes aujourd’hui, quelqu’un dit ‘tu vas honorer le drapeau’ sauf que c’est celui de État Islamique et ‘tu vas accepter l’autorité’ sauf que c’est celle des terroristes et ça leur plaît ! » Pourtant le « philosophe » Michel Onfray avait décidé en novembre de se mettre à la diète médiatique suite aux polémiques qu’il avait  déclenchées. Première observation,  la diète tout court ne lui aurait pas de mal car son embonpoint enfle proportionnellement à ses innombrables interventions sur les médias ;  bref comme la grenouille,  le philosophe enfle y compris dans ses propos. Témoin ce qu’il avait dit   chez Thierry Ardisson sur Canal sur le terrorisme. Michel Onfray déclare qu’il en a ras-le-bol de devoir se défendre à chaque fois qu’il prend la parole. Il avait donc décidé de ne plus rien dire du tout. Trois extraits de ses déclarations lors de cette émission : « il n’y a pas un seul occidental qui serait capable de mettre sa vie en jeu pour défendre ses valeurs », « la civilisation occidentale est condamnée à disparaître » « c’est la solution diplomatique qui mettra fin au conflit contre l’État islamique » . Un vrai cocktail de réflexion philosophique, de convictions gauchistes et de propos de bistrot. D’abord c’est une injure faite à ceux  qui meurent  dans le combat contre l’État islamique. Injure aussi à l’encontre de ceux qui n’ont jamais été aussi nombreux à vouloir s’engager dans l’armée française pour combattre le terrorisme. Quant à l’affirmation de la fin de la civilisation occidentale au profit de l’islamisme radical c’est la preuve supplémentaire que Michel Onfray devient progressivement le pape du déclinisme. Au nom bien sûr de ses convictions simplistes contre l’impérialisme. Pourtant jamais sans doute les valeurs républicaines et libérales n’ont autant progressé dans le monde. Les excès du libéralisme économique ne sauraient pour autant condamner le libéralisme politique. Truisme et propos du café du commerce quand il affirme que la paix doit succéder à la guerre. Quelle illusion de penser qu’il y a une voie diplomatique pour mettre fin aux crimes des fous de l’État islamique.   »Je ne retire pas ce que j’ai dit. Je pense effectivement que l’on a toujours besoin de 50 ans pour déterminer que les guerres qui ont été faites n’auraient pas dû être faites ».  Michel Onfray qui pense sans doute qu’on aurait pu négocier avec Hitler ! Concernant Hanouna, Tapie ou Sarkozy (visée par la référence à la Rolex), le philosophe confond sans doute la conséquence et la cause du glissement vers une société matérialiste ou l’apparence et la possession prennent  le pas sur les valeurs fondamentales,  individuelles ou collectives. Hanouna, Tapie ou Sarkozy ne sont que les produits de cette société de l’apparence clinquante (même s’ils  participent à sa reproduction) le propos polémiste de Michel Onfray n’explique rien avec ses raccourcis qu’il propose. Aveuglé par son anti impérialisme et son anti capitalisme, il tire sur tout ce qui brille en déculpabilisant d’une certaine manière l’obscurantisme criminel de quelques centaines d’individus auxquelles on ne peut trouver aucune excuse économique, sociale ou culturelle mais qu’on peut expliquer de manière plus pertinente.  Le schématisme confus de Michel Onfray ne permet guère d’ouvrir un débat serein et approfondi sur la problématique du terrorisme  dont les dimensions interactives sont beaucoup plus complexes que ne le laisse supposer le philosophe qui tombe dans le piège simpliste du prédicateur militant et  partial. Le philosophe aurait dû tenir sa promesse de diète médiatique car il a vraiment un besoin de repos et de silence.

Le nouveau pape du déclinisme : Michel Onfray

Le nouveau pape du déclinisme : Michel Onfray

Michel Onfray a décidé de se mettre à la diète médiatique pour un long moment. Il était temps tellement ses interventions deviennent  insupportables  et si  peu de nature philosophique comme sa prédiction de la fin de la civilisation occidentale au profit de l’islam radical.  Première observation sur sa posture, il s’autoproclame philosophe. Comme beaucoup de ses collègues, il confond diplômé en philosophie et comportement philosophique. Seconde observation la tonalité de ses propos est assez éloignée d’une démarche philosophique. Quand Michel Onfray s’exprime c’est  sur un ton professoral, péremptoire voir suffisant. Il n’y a pas de place à l’interrogation chez lui ;  son discours est sentencieux, dogmatique et doctoral.  Bref c’est le prof qui s’adresse à des élèves qu’ils considèrent comme incapable de réflexion. La maïeutique socratique lui et complètement étrangère, il ne proclame pas ses vérités il les assène à la manière du gauchiste radical qu’  il est. Il est loin de la méthode socratique qui ouvre le champ des interrogations. Chez lui l’art d’accoucher la vérité se fait aux forceps.

Silence médiatique pour Michel Onfray, enfin !

Silence médiatique pour Michel Onfray, enfin !

Le « philosophe » Michel Onfray a décidé de se mettre à la diète médiatique suite aux polémiques qu’il a déclenchées. Premières observations la diète tout court ne lui ferait pas de mal car son embonpoint enfle proportionnellement à ses innombrables interventions sur les médias, bref comme la grenouille,  le philosophe enfle y compris dans ses propos. Témoin ce qu’il a déclaré encore samedi chez Thierry Ardisson sur Canal. Michel Onfray déclare qu’il en a ras-le-bol de devoir se défendre à chaque fois qu’il prend la parole. Il a donc décidé de ne plus rien dire du tout. Trois extraits de ses déclarations lors de cette émission : « il n’y a pas un seul occidental qui serait capable de mettre sa vie en jeu pour défendre ses valeurs », « la civilisation occidentale est condamnée à disparaître » « c’est la solution diplomatique qui mettra fin au conflit contre l’État islamique » . Un vrai cocktail de réflexion philosophique, de convictions gauchistes et de propos de bistrot. D’abord c’est une injure faite à ceux  qui meurent  dans le combat contre l’État islamique. Injure aussi à l’encontre de ceux qui n’ont jamais été aussi nombreux à vouloir s’engager dans l’armée française pour combattre le terrorisme. Quant à l’affirmation de la fin de la civilisation occidentale au profit de l’islamisme radical c’est la preuve supplémentaire que Michel Onfray devient progressivement le pape du déclinisme. Au nom bien sûr de ses convictions simplistes contre l’impérialisme. Pourtant jamais sans doute les valeurs républicaines et libérales n’ont autant progressé dans le monde. Les excès du libéralisme économique ne sauraient pour autant condamner le libéralisme politique. Truisme et propos du café du commerce quand il affirme que la paix doit succéder à la guerre. Quelle illusion de penser qu’il y a une voie diplomatique pour mettre fin aux crimes des fous de l’État islamique.   »Je ne retire pas ce que j’ai dit. Je pense effectivement que l’on a toujours besoin de 50 ans pour déterminer que les guerres qui ont été faites n’auraient pas dû être faites ». 10 Michel Onfray qui pensent sans doute qu’on aurait pu négocier avec Hitler. Le philosophe a vraiment un besoin de repos et de silence.

Onfray, le nouveau philosophe des salons médiatiques, contre l’intrevention en Syrie

 

 

Finalement Onfray est tombé dans le panneau en se faisant instrumentaliser par l’Etat islamique qui s’appuie sur ses propos pour dénoncer l’intervention militaire de la France en Syrie. D’une cette certaine manière, c’était inévitable car le philosophe parle beaucoup et sur tout avec une hauteur de vue qui diminue proportionnellement au nom de ses interventions médiatiques. Chez Onfray, on s’écarte de plus en plus de la philosophie pour tomber dans le bavardage voire la discussion de bistrot. Quand Onfray se mêle  d’analyse géopolitique,  on croirait entendre Arlette Laguiller voir Georges Marchais  mais évidemment avec un habillage sémantique et dialectique un peu plus élaboré. Il ne s’agit sans doute pas de remettre en cause le travail du philosophe -même si on peut contester son obsession permanente de déconstruction qui frise la démolition- mais on peut  se demander si c’est bien la place d’un philosophe de pérorer sur tout et sur rien.  Onfray tombe dans  les travers qu’il avait dénoncés, par exemple chez BHL ou Finkielkraut,  en devenant lui aussi un produit du star système. De curieux philosophes en réalité chez qui le doute n’existe pas.  Leur posture professorale et dogmatique a peu de rapport avec la démarche philosophique. La confusion vient sans doute qu’il y a une différence de taille entre  » être diplômé en philosophie et être philosophe ». De ce point de vue l’autoproclamation ne confère aucune légitimité, même affirmée dans les petites lucarnes. . Daesh a donc publié une cinquième vidéo dans laquelle il revendique une nouvelle fois les attentats de Paris. Mais dans celle-ci, un personnage public apparaît plusieurs fois à l’écran : Michel Onfray. Selon le spécialiste Romain Caillet des questions islamistes qui a visionné les images, la vidéo s’achève sur  une apparition du philosophe. Il s’agirait d’un extrait d’une interview donnée à LCI en septembre et dans laquelle il affirme : « Nous devrions, nous la France, cesser de bombarder les populations musulmanes sue la totalité de la planète« .  Invité sur iTélé samedi 21 novembre, Michel Onfray a appelé à stopper les bombardements de l’aviation française contre les djihadistes de l’organisation l’Etat islamique (IS) en Syrie, en expliquant « vouloir être utile » pour « sauver la paix ».  »Bombarder l’EI ne permettra pas de calmer les jeunes soldats de l’EI qui sont partout dans les banlieues en France », a affirmé le philosophe avant de poursuivre :  »Est-ce qu’il n’y a pas des chancelleries, des diplomaties, des pays avec lesquels on pourrait envisager autre chose que bombarder l’Etat islamique? », a-t-il demandé.  Bombarder l’EI ne permettra pas de calmer les jeunes soldats de l’EI qui sont partout dans les banlieues en France. Interrogé sur l’utilisation de ses propos dans cette vidéo de propagande du groupe EI, Michel Onfray a estimé qu’ »on est toujours instrumentalisé par tout le monde« . « Je ne défends pas l’État islamique », a-t-il dit. Mais, a-t-il ajouté, « la France a mené une politique qui est présentée par l’EI comme une politique de croisés ». Selon lui, « la France s’est engagée un peu à la légère derrière George Bush » lors de la guerre en Irak.

« BHL ?, un con (Onfray)

« BHL ?, un con (Onfray)

Il est clair que cette fois Michel Onfray, le philosophe, n’a pas fait dans la dentelle ni dans l’extrême finesse pour qualifier BHL. C’était en réaction à l’intervention de BHL concernant la noyade du petit syrien de trois ans. Il est vrai que l’intervention de BHL à quelque chose d’obscène quand on sait qu’il n’a cessé de recommander de déstabiliser les régimes politiques actuellement en conflit et particulièrement en Libye. Ce sont ces interventions à caractère militaire qui ont permis à l’État islamique d’émerger et de se développer. Mais les recommandations de BHL n’ont pas grand-chose à voir avec la philosophie. BHL est en effet à la philosophie ce que Rachid d’un Dati est à la politique : un mondain  de la jet-set. On peut sur la forme évidemment reprocher à Michel Onfray d’avoir utilisé une réplique d’Audiard un peu grossière et brutale pour autant sur le fond il n’a pas tort.  Quand il parle de Bernard-Henri Lévy, Michel Onfray cite Audiard : « Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ». Personne n’est dupe. Audiard est le paravent alibi qui permet de traiter BHL de « con ». Procédé indirect, qui peut éviter l’inconvénient d’une citation directe au tribunal pour injure publique. « Je n’ai fait que citer Audiard monsieur le Président ! » Onfray parait bien connaitre la jurisprudence en la matière. Pourquoi l’injure ? Parce qu’invité de BFMTV, ce jeudi, dans la tranche animée par la toujours impeccable Nathalie Lévy, Michel Onfray a été invité à écouter BHL évoquer les effets politiques engendrés par la découverte de la photographie du corps du petit Aylan, retrouvé mort noyé sur les côtes turques. Qu’a donc pu dire BHL pour se retrouver ainsi injurié, même à l’abri d’une citation d’Audiard ? Une série d’évidences. Que « l’on est sans voix face à cette image ». Que c’est « atroce ». Que « La seule chose que l’on peut espérer c’est que cette image serve d’avertissement, de leçon ». Et « qu’il y a des photos qui ont cette vertu paradoxale de réveiller les opinions, de casser la mécanique froide des chiffres de donner un visage aux statistiques ».  Et Onfray accuse, oui, selon lui, BHL est coupable de la mort d’Aylan. Et pas seulement le philosophe, mais tout le monde, les anciens présidents, les nouveaux présidents, Sarkozy, Hollande, BHL, tous coupables : « Tous ces gens qui ont rendu possible cet enfant mort, et Bernard Henri Levy en fait partie… il est complice… Ces gens-là sont des criminels. Leur politique est criminelle « .

Valls « perd les pédales » ( Onfray)

Valls « perd les pédales » ( Onfray)

Onfray a vivement répondu aux attaques de Valls considérant que ce dernier perd les pédales . Sur le plan intellectuel, Valls procède par raccourci et par caricature en  laissant entendre que Anfray est proche de extrême droite ! L’intellectuel de gauche avait en effet déclaré, dans une interview au Point, « préférer une analyse juste d’Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL ». Visiblement Valls ne connait rien de la complexité de la pensée d’Alain de Benoist dont certaines analyses sont moins sexy que celles de Minc ou de BHL mais autrement approfondies. Même si Alain de  Benoit a été proche de l’extrême droit dans sa jeunesse ( comme nombre de penseurs ou responsables  socialistes aujourd’hui socio libéraux ont été marxistes, voire marxistes léninistes en leur temps).  Il est clair que l’approfondissement n’est pas la qualité de Valls qui comme Fluer Pellerin se contente de lire les petites  notes de se services de communication. Intellectuellement .  « Manuel Valls, l’ami de BHL, perd les pédales ». Michel Onfray n’a pas tardé à réagir après les accusations du Premier ministre qui l’accusait de « perdre les repères ». Au micro de Europe 1/iTÉLÉ/Le Monde, Manuel Valls avait vivement critiqué les prises de position du philosophe.  « Quand un philosophe connu, apprécié par beaucoup de Français, Michel Onfray, explique qu’Alain de Benoist – qui était le philosophe de la Nouvelle droite dans les années 70 et 80 et qui, d’une certaine manière a façonné la matrice idéologique du Front national – vaut mieux que Bernard Henri-Lévy, ça veut dire qu’on perd les repères », a attaqué le Premier ministre. L’intellectuel de gauche avait en effet déclaré, dans une interview au Point, « préférer une analyse juste d’Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL ». Loin de lui pourtant un retournement de veste. Dans une chronique pour Le FigaroVox, Michel Onfray a alors remis les choses au clair.  Je préférais une idée juste, fût-elle de droite, à une idée fausse même si elle est de gauche, surtout si elle est de gauche. « S’il faut une explication de texte à Manuel Valls (…) je disais que, moi qui suis de gauche, je préférais une idée juste, fût-elle de droite, à une idée fausse même si elle est de gauche, surtout si elle est de gauche. Quel philosophe, quel citoyen même, pourrait soutenir le contraire d’ailleurs, sauf à préférer l’erreur et le faux pour des raisons idéologiques ? », a-t-il déclaré.  Il faut bien que la situation électorale soit catastrophique pour que cet homme délire et panique à ce point  Mais Michel Onfray est allé encore plus loin dans ses explications, habillant le Premier ministre pour l’hiver.  »Manuel Valls, l’ami de BHL, perd les pédales ! Il faut bien que la situation électorale soit catastrophique place Beauvau pour que cet homme qui côtoya Jankélévitch chez ses parents quand il était enfant délire et panique à ce point face à la Bérézina qui s’annonce ! »

 

Valls : « C’est un crétin » (Onfray )

Valls : « C’est un crétin » (Onfray )

Il a raison Onfray, Valls est un crétin, le genre de pur produit de l’oligarchie, sans profondeur  opportuniste et inculte. , . Après avoir déclaré dimanche que le Premier ministre « perdait les pédales », le philosophe en remet  en effet une couche ce lundi 9 mars en le traitant de « crétin ».  S’exprimant au micro d’Europe 1, Michel Onfray a reproché au Premier ministre de ne pas avoir lu les propos qu’il avait tenus dernièrement dans une interview au Point. « Il a dû avoir ses fameux conseillers en communication qui lui ont fabriqué une petite fiche, ils n’ont pas compris ce que j’avais écrit », a-t-il déclaré. C’est un crétin », a-t-il lancé à propos du chef du gouvernement. « J’ai vérifié dans le dictionnaire, ça s’appelle un crétin. Ce n’est pas insultant, c’est familier. » C’est « un personnage qui vous fait tenir des propos que vous n’avez pas tenus et qui se contente de lire les fiches » de ses conseillers en communication, des « petits gominés trentenaires ».   »Moi, j’ai dit que je préférais une idée juste d’Alain de Benoist à une idée fausse de Bernard-Henri Lévy, et que si l’idée était juste chez Bernard-Henri Lévy et fausse chez Alain de Benoist, je préfèrerais l’idée juste de Bernard-Henri Lévy. Donc, je n’ai jamais dit que je préférais Alain de Benoist à Bernard-Henri Lévy », a poursuivi le philosophe. « Je fais juste mon travail de philosophe en disant que je préfère une idée juste, et mon problème n’est pas de savoir si cette idée juste, elle est de droite ou de gauche », a ajouté Michel Onfray. « Moi, l’homme de gauche, je préfère une idée juste de droite à une idée fausse de gauche. » « J’ai l’impression que Manuel Valls pense le contraire, c’est-à-dire qu’il préfère une idée fausse, pourvu qu’elle soit de gauche, à une idée juste si elle est de droite. Cela s’appelle de l’idéologie et un philosophe ne peut pas laisser passer une chose pareille », a-t-il jugé. Pour le philosophe, « les repères sont perdus depuis que Mitterrand a converti la gauche à la droite ». « Les reniements de la gauche font Marine Le Pen, créent Marine Le Pen et nourrissent Marine Le Pen », a-t-il encore dit.

« L’école a renoncé à l’instruction » ( Onfray)

« L’école a renoncé à l’instruction » ( Onfray)

 

Michel Onfray , le philosophe se lâche et prend à rebours la pensée de la gauche bien pensante.

 

 

L’école et plus largement la société sont-elles confrontées à une crise de la transmission des savoirs?

 

Michel Onfray: L’école se substitue aux familles en matière d’éducation, dès lors, et pour ce faire, elle a renoncé à l’instruction. Demander à l’école qu’elle apprenne à lire, écrire, compter, penser devrait être une demande de bon sens: elle devient désormais une provocation! Apprendre la maitrise de la programmation informatique, apprendre la théorie du genre, sous prétexte de féminisme et de lutte contre les discriminations sexuelles, (un programme auquel au demeurant je souscris…), apprendre à sauver la planète sont des programmes qu’il n’est pas inutile d’envisager, bien sûr, mais une fois que les savoirs élémentaires sont acquis. Or, le sont-ils? Si l’on sort des réponses idéologiques, on sait bien que non… J’ai enseigné vingt ans dans un lycée technique, je sais de quoi je parle…  Le fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage que je suis s’en est sorti grâce à une école qui n’existe plus. L’école d’aujourd’hui tue sur place les enfants de pauvres et sélectionne les enfants des classes favorisées qui monnaient dans la vie active non pas ce qu’ils ont appris à l’école, mais ce qu’ils ont appris chez eux. Lire ou relire Bourdieu plus que jamais d’actualité …Si l’on justifie cela, alors il faut continuer et défendre cette école qui massacre tous les enfants de gueux, dont je fus. Sinon, il faut abolir cette usine à éjecter les enfants de pauvres hors du système.  Le fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage que je suis s’en est sorti grâce à une école qui n’existe plus. L’école d’aujourd’hui tue sur place les enfants de pauvres et sélectionne les enfants des classes favorisées qui monnaient dans la vie active non pas ce qu’ils ont appris à l’école, mais ce qu’ils ont appris chez eux.

 

Une partie de la presse dite de gauche, vous accuse d’être réactionnaire. Que leur répondez-vous?

 

Il y a bien longtemps que je ne me soucie plus de cette presse qui se dit de gauche alors qu’elle n’a plus aucun souci du peuple qu’elle méprise et renvoie ainsi dans les bras de Marie Le Pen. Ces journaux transforment d’autant plus en diable Marine Le Pen qu’ils préfèrent ignorer, et on les comprend, que ce sont eux qui, pour avoir renoncé à la gauche qui s’occupait du peuple, nourrissent le FN et l’engraissent. Cette presse-là défend le programme économique libéral et européen de l’UMP et du PS. Quand l’UMP est au pouvoir, elle est contre, mais quand le PS l’y remplace, elle est pour. Dès lors, pour laisser croire que droite et gauche ça n’est pas la même chose, la presse dite de gauche s’excite sur des sujets sociétaux en croyant que la gauche est là. Or elle ne s’y trouve que de façon minoritaire.  J’ai créé une Université Populaire en province, à Caen, en 2002, pour lutter contre les idées du FN, j’y travaille avec une vingtaine d’amis bénévolement, gratuitement. Les amphis sont pleins. En douze années, cette presse-là n’a jamais eu aucun mot pour notre façon de penser et d’agir à gauche. Elle n’est l’arbitre des élégances de gauche que pour une poignée de mondains qui ne sont pas de mon monde. Le mien, c’est le peuple – qu’ils méprisent la plupart du temps en traitant de populiste quiconque en a le souci… Sollers m’a un jour traité de «tribun de la plèbe» en croyant m’insulter, il n’imagine pas combien il m’a fait plaisir! Le peuple, c’est celui qui dit non à l’Europe et à qui l’UMP et le PS, soutenus par cette même presse qui se dit de gauche, infligent tout de même l’Europe à laquelle ils avaient dit non. C’est ce peuple là que j’aime.  Marine Le Pen est leur créature. Ma gauche, libertaire et sociale, peut bien être mal jugée par cette presse de gauche libérale et technocratique : j’ai ma conscience pour moi…

 

Interview « le Figaro »

Onfray sur RMC : «Pour Hollande, le costume est trop grand »

Onfray sur RMC : «Pour  Hollande, le costume est trop grand »

Ce vendredi matin Jean-Jacques Bourdin recevait Michel Onfray. Le philosophe a réagi au meurtre d’un soldat à Londres et aux deux attentats suicide au Niger qui ont fait la une de l’actualité jeudi et a été très critique envers François Hollande.  Ce vendredi matin Jean-Jacques Bourdin reçoit Michel Onfray sur RMC et BFMTV. Attentas au Niger, meurtre terroriste à Londres et mariage pour tous, le philosophe réagit aux grands thèmes de l’actualité.  Sur l’intervention française au Mali, Michel Onfray, dans une tribune publiée dans Le Monde, avait critiqué les moyens disproportionnés mis en œuvre par François Hollande contre « des Maliens en sandalettes ». Quant au mariage pour tous, le philosophe assure que pour lui, c’est « une évidence ». Sur François Hollande, – Michel Onfray : « Les habits sont trop grands pour lui. Il veut être normal, mais président n’est pas un métier normal. La 5e République a été taillée pour le général de Gaulle et Hollande ne veut pas ça, car il ne peut pas. C’est un Premier ministre, pas un chef d’Etat. Il n’y a rien de lisible dans la politique de François Hollande. Il est dans l’incantation ».




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