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PS-Ralliements à Macron : pour les exclusions on verra plus tard

PS-Ralliements à Macron : pour les exclusions on verra plus tard

 

On devait être ferme et exclure ceux du PS qui ont trahi, les faire passer en cour martiale et les exclure. Rien de tout cela. La position a bien changé car la direction du PS est sans doute en train de constater l’énorme catastrophe de la candidature de Benoît hamon qui pourrait même se situer assez en dessous de 10 %. De quoi remettre en cause l’élection de nombre de responsables lors des législatives. Ou  alors il faudra passer un accord avec Macron et ou Mélenchon pour sauver ce qui peut l’être. Du coup le parti socialiste met de l’eau dans son vin et ne parle plus d’exclusion comme avant.  Pourtant  ces dernières semaines, plusieurs élus socialistes ont rejoint la campagne d’Emmanuel Macron ou indiqué – comme Manuel Valls - qu’ils voteront pour le candidat d’En Marche au premier tour de la présidentielle. Depuis un moment aussi, Jean-Christophe Cambadélis multiplie les rappels à l’ordre. « On ne peut pas soutenir un autre candidat que celui choisi par le PS au risque d’être exclu », déclarait le premier secrétaire en septembre dernier, rappelant les statuts du parti.  »J’ai dit, et je n’ai pas bougé, que ceux qui le parraineraient ne seraient plus au Parti socialiste », avait rappelé le patron du PS sur BFMTV début février. A la question « Le maire de Lyon [Gérard Collomb] sera-t-il exclu? », il avait rétorqué : « Bien sûr. Sans problème. »  Malgré les mises en garde, aucune sanction concrète – d’exclusion notamment – n’a été prononcée. Et les mots semblent désormais moins tranchants. « Les tenants de la Saint-Barthélemy socialiste sont toujours de très mauvais conseillers. Il faudrait stigmatiser, exclure, couper. Qui peut croire que ce nouveau feuilleton servirait notre candidat? », écrit Jean-Christophe Cambadélis, dans un communiqué publié le 29 mars. Pour autant, il le dit aussi : « Ceux qui ont rejoint En Marche ne sont donc plus au Parti socialiste. Il n’y a pas de double appartenance. Ceux qui parrainent ne peuvent plus s’en réclamer. »  »Moi? Je serais exclu par ceux qui n’ont respecté aucune règle pendant cinq ans? », avait, lui, réagi Manuel Valls. Une référence aux frondeurs socialistes auxquels Benoît Hamon faisait partie. Les choses devraient se clarifier à l’approche des législatives, où il faudra choisir son camp. Les candidats d’En Marche devront « être rattachés politiquement et administrativement » au mouvement, a fait savoir Emmanuel Macron cette semaine. Ce ne sera pas le cas des vallsistes, assure l’ancien directeur de campagne de Manuel Valls, Didier Guillaume. « Les gens qui soutiennent Emmanuel Macron, qui sont dans son organisation politique, sont En Marche, sont membres de ce parti. Les socialistes ont vocation à être à l’Assemblée nationale, à gouverner dans une majorité avec Macron s’il est élu, ou à être dans l’opposition si c’est un autre », a précisé le président du groupe PS au Sénat sur CNews. Avant d’ajouter : « Exclure des socialistes qui après l’élection présidentielle devront composer un groupe, une majorité pour aider le candidat, si Macron est élu, à exercer la magistrature suprême? Ça n’a aucun sens. »

 

Perturbateurs endocriniens : on verra plus tard

Perturbateurs endocriniens : on verra plus tard

Finalement les industriels auront mis dans l’obligation La Commission européenne de renoncer à organiser un vote entre les États membres sur une définition des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques présentes presque partout dans l’environnement (pesticides, cosmétiques, matières plastiques), et susceptibles de modifier notre système hormonal.  Plusieurs pays, dont la France, le Danemark et la Suède ont voté contre la définition proposée par la Commission, lors du premier vote en décembre 2016. La France juge trop restrictive la définition des perturbateurs endocriniens proposée par la Commission. Dans un communiqué, la Ministre de l’environnement, Ségolène Royal, « regrette que la définition modifiée par la Commission ne soit toujours pas acceptable. » Selon elle, la Commission n’a pas retenu les demandes de la France de « prendre en compte les perturbateurs endocriniens présumés et pas seulement avérés ».  L’impact des innombrables produits chimiques dans le secteur agro alimentaire est contesté par les industriels. Des industriels qui exercent une énorme pression sur Bruxelles pour obtenir une réglementation à minima de ces perturbateurs endocriniens susceptibles de dérégler le système hormonal et à l’origine de nombreuses pathologies. Du coup près de cent scientifiques européens et américains ont dénoncé,  les « intérêts industriels » qui « déforment délibérément des preuves scientifiques » pour empêcher la mise en place, par cette instance européenne, d’une réglementation visant à limiter l’utilisation des perturbateurs endocriniens. « Le projet d’établir une réglementation de ce type dans l’Union européenne est activement combattu par des scientifiques fortement liés à des intérêts industriels, produisant l’impression d’une absence de consensus, là où il n’y a pourtant pas de controverse scientifique », estiment les signataires d’une tribune publiée par Le Monde. Des scientifiques qui accusent les lobbys de déformer délibérément des preuves scientifiques pour créer une fausse impression de controverse – est régulièrement utilisée lorsque des découvertes scientifiques touchent « de puissants intérêts industriels », soulignent les scientifiques.  Les précédents de l’industrie du tabac, du secteur agrochimique ou du réchauffement climatique ont « retardé des actions préventives et eu de graves conséquences pour la santé des populations et l’environnement », avertissent-ils. Selon eux, « la très grande majorité des scientifiques activement engagés dans la recherche des causes [de l'augmentation des maladies en lien avec le système hormonal] s’accordent pour dire que plusieurs facteurs y contribuent, dont les produits chimiques capables d’interférer avec le système hormonal », appelés perturbateurs endocriniens. Alors que la « seule solution » pour enrayer ces effets est de « prévenir l’exposition aux produits chimiques à l’aide d’une réglementation plus efficace », les signataires se disent « préoccupés par les options réglementaires que propose Bruxelles ». La publication de cette tribune est intervenue alors qu’on prévoyait le renoncement de l’union européenne à se mettre d’accord  sur une définition des perturbateurs endocriniens, qui doit permettre d’encadrer leur utilisation.

 

Présidentielle 2017 : on cherche un homme honnête ! (Pôle emploi)

Présidentielle 2017 : on cherche un homme honnête ! (Pôle emploi)

 

La sphère politique classique cherche désespérément un homme honnête ( comme Diogène), un peu compétent, pour occuper le poste de président de la république à partir de 2017. Ce pourrait être une petite annonce de Pôle emploi tellement nombre de candidats actuels sont complètement inadaptés pour le poste de  la magistrature suprême. À l’extrême gauche on trouvera sans doute quelques candidats honnêtes encore que certains vivent de la politique depuis une trentaine d’années. À l’extrême droite, les Le Pen sont complètement englués dans les affaires y compris de détournement de fonds publics (affaire des micros partis notamment). Dans la droite classique, le sulfureux succède au sulfureux. Après Chirac, Sarkozy c’est maintenant Fillon. Ce qui caractérise la classe politique française c’est la malhonnêteté mais aussi l’incompétence : témoin, la gestion catastrophique du pays depuis plus de 30 ans. On objectera qu’on ne peut mettre tous les politiques dans le même sac. Sans doute faudrait-t-il distinguer ceux qui ont été impliqués officiellement dans des affaires douteuses de ceux qui n’ont pas encore été pris (par exemple ceux  qui se font construire ou aménager de luxueuses résidences en échange de marchés publics). Il faudrait aussi distinguer les responsables qui n’ont pas mis les doigts dans le pot de confiture. Ils existent sans doute mais la plupart sont des professionnels de la politique et se caractérisent  par une incompétence notoire. Le ridicule dans le domaine étant Benoît Hamon qui  pronostique la fin du travail, le revenu universel et la taxation des robots. Le rêve évidemment pour des électeurs au profil d’ados attardé En cause, évidemment le fait que la démocratie est complètement phagocytée par les partis politiques qui font surtout émerger des apparatchiks dans la connaissance des réalités socio-économiques est assez approximatives.

Revenu universel : pour le financement, on verra plus tard !

Revenu universel : pour le financement, on verra plus tard !

 

Face aux nombreuse questions relatives au financement du revenu universel la réponse est : on verra plus tard notamment dans le cadre de la grande conférence  citoyenne pour fixer le périmètre du revenu universel, à savoir son montant, son financement, son articulation avec les autres allocations sociales et son calendrier de mise en œuvre. Une fois que ces paramètres seront définis, le revenu universel sera ensuite généralisé à l’ensemble de la population déclare Benoît Hamon.  il a d’ailleurs indiqué hier que le détail de sa proposition, c’est-à-dire son champ ses modalités et son financement n’était pas le plus important mais qu’il fallait « promouvoir un imaginaire puissant » dans le peuple !

Le revenu universel d’existence consiste en un revenu-socle accordé à tous les Français, salariés ou non, sans contrepartie. À terme, ce revenu devrait atteindre 750 euros mensuels (certains parlent de 1000 euros). À peine annoncée, la mesure a provoqué le scepticisme d’une partie de la classe politique. Le candidat a précisé la mise en place de sa mesure sur son site internet. Tout d’abord, dès 2018, le RSA serait augmenté de 10%. Il passerait à 600 euros. Benoît Hamon souhaite le distribuer à tous ceux qui y ont droit (aujourd’hui un tiers des bénéficiaires ne le réclame pas). Il voudrait également étendre cette prestation sociale aux jeunes de 18 à 25 ans, ce qui n’est pas le cas actuellement.  S’il devait étendre cette mesure à l’ensemble des Français majeurs, Hamon aurait besoin de trouver 468 milliards d’euros en année pleine pour la financer (selon l’Institut national de la statistique et des études économiques, il y avait environ 52 millions de Français de plus de 18 ans au 1er janvier). De ce coût, on pourrait déduire plusieurs aides sociales, dont :

  • les prestations maternité-famille (53 milliards d’euros en 2014, selon le ministère des affaires sociales) : allocations familiales, aides à l’enfance, etc. ;
  • les aides au logement (18 milliards d’euros en 2014) ;
  • les aides pour la lutte contre la pauvreté, principalement le revenu de solidarité active (RSA) mais aussi la prime d’activité et l’allocation spécifique de solidarité (17,7 milliards d’euros en 2014).

M. Hamon n’a pas détaillé quelles aides pourraient disparaître au profit du revenu universel, mais cela pourrait représenter une enveloppe de l’ordre de 90 milliards d’euros à déduire de son coût. Resterait donc, tout de même, autour de 380 milliards d’euros à trouver, soit l’équivalent peu ou prou du budget actuel de l’Etat (387 milliards d’euros de dépenses prévus en 2017).

Du coup Benoît Hamon et revenu sur l’ampleur de sa proposition en limitant ce fameux revenu universel à une augmentation du RSA applicable aussi aux jeunes de 18 à 25 ans. Ce qui représenterait quand même une dépense de leurs deux 50 milliards environ   dont on ne sait pas non plus comment ils seraient financés. Benoît Hamon parle d’une augmentation de l’impôt sur le revenu, d’une éventuelle intégration de certaines prestations sociales et aussi d’un impôt sur les robots. Une proposition qui repose sur l’idée que les robots vont supprimer le travail. Comme si les robots n’étaient pas plus facilement délocalisables que le travail dans des pays à plus faible fiscalité. Bref, une utopie totale,  mortifère économiquement et socialement mais une martingale politique qui marche d’autant mieux qu’on ne sait pas comment elle serait financée.

Andrew Wyckoff : « Le numérique, pas un danger si on anticipe »

Andrew Wyckoff :  »Le numérique, pas un danger si on anticipe »

Andrew Wyckoff,  directeur de la science, de la technologie et de l’innovation de l’OCDE décode les enjeux du numérique et milite pour une anticipation de ses conséquences dans  uen interview au JDD.

 

Avec l’émergence de plateformes comme Uber, le mot « uberisation » s’est imposé. Est-il le symptôme d’un mouvement de fond?
Uber comme d’autres plateformes reflète la logique propre à Internet. Mais il n’est que la pointe émergée de l’iceberg numérique. Quand le téléphone était le réseau de communication dominant, toute l’intelligence était centralisée dans le système. Avec l’Internet et l’arrivée des smartphones, toute l’intelligence est dans l’appareil sur lequel on pianote. Cette intelligence décentralisée est ce qui donne à des plateformes comme Uber un pouvoir économique. Celui de rapprocher les clients des chauffeurs et de remplacer les intermédiaires traditionnels. Ces désintermédiations et réintermédiations  par le biais des plateformes font surgir de nouveaux acteurs. Le meilleur exemple est Google et son système d’exploitation mobile, Android. Grâce à lui, vous pouvez, si vous le souhaitez, demander à votre mobile de vous trouver un café à 50 m.

 

 

L’emprise du numérique alimente tous les fantasmes. Que doit-on craindre?
Les données et leur traitement sont un déterminant économique clé. Le problème est qu’elles sont souvent mal comprises. Beaucoup de gens pensent qu’il s’agit d’informations personnelles, comme celles partagées sur Facebook ou les éléments de géolocalisation communiqués par le smartphone. Les données personnelles devraient être traitées avec soin et la protection de la vie privée devrait être renforcée. Mais de plus en plus de données ne sont pas d’ordre personnel. Ce sont des informations sur les performances d’un avion ou une chaîne d’approvisionnement. Elles sont essentielles pour le bon fonctionnement d’une économie moderne et méritent d’être traitées autrement. Il faut dépasser les peurs et définir des politiques publiques différenciées.

A-t-on raison de redouter l’émergence d’un chômage technologique de masse?
Le sujet est anxiogène. Mes collègues qui travaillent sur le futur de l’emploi sont loin d’être alarmistes. Quand les distributeurs automatiques de billets sont apparus dans les banques, on a entendu que les guichetiers allaient disparaître. Cela ne s’est pas produit. Aujourd’hui, un radiologue a peut-être plus de souci à se faire qu’un technicien d’usine. Ce qui risque de disparaître ce sont les tâches répétitives et automatisables. Beaucoup de tâches et de compétences vont être supprimées mais d’autres vont apparaître. Pour gérer cette mutation, il faut que les politiques publiques fassent preuve de vision, anticipent.

 

Tous les secteurs économiques vont-ils muter?
Dans beaucoup de secteurs, des pure players numériques commencent à se confronter aux acteurs en place et suscitent des conflits. C’est là-dessus que les gouvernements vont devoir travailler en ajustant leur système de normes. Tout n’est pas négatif dans les plateformes. Elles font baisser les prix, créent des emplois, introduisent de la gratuité, désenclavent des populations isolées.

 

La numérisation peut-elle resserrer l’écart entre les pays matures et émergents?
La technologie défie pas mal de traditions et coutumes dans les pays émergents. Elle a aussi permis aux Africains, par exemple, de faire un bond en avant de plusieurs décennies pour communiquer et effectuer des paiements routiniers en l’absence d’infrastructures bancaires et ce grâce à un smartphone. L’Inde est en train de créer un système d’identification numérique pour sa population.

Quels seront les indicateurs de l’économie de demain?
On va regarder le nombre d’objets connectés rapporté au nombre d’habitants d’un pays, la part de la fibre dans les infrastructures, la part des habitants digitalisés sur une population donnée et leurs compétences.

 

Quelles réformes doit-on mettre en œuvre pour affronter cette transformation?
Les États doivent réfléchir à de nouvelles régulations sur le marché du travail et des compétences, revoir leurs dispositifs en matière de concurrence et de protection des consommateurs, fixer des normes sur le droit de propriété des entreprises et leur fiscalité. Les firmes numériques fonctionnent en réseau et croissent de façon exponentielle grâce à lui. Il faut des lois pour garantir l’inclusion digitale des populations les plus fragiles. Dernier élément, les gouvernements doivent évaluer l’efficacité de leurs politiques publiques en utilisant des outils numériques et en créant à leur tour des plateformes pour diffuser leurs services.

 

Les politiques français sont-ils aptes à faire face à ces enjeux?
Tous les politiques ont tendance à se caler sur des cycles électoraux peu propices à une planification de long terme. Mais beaucoup de dirigeants politiques se sentent concernés. En Suède et en Nouvelle-Zélande, l’attention des administrations à ces sujets est incroyable. Tous les gouvernements vont avoir besoin de geeks pour les aider à piloter cette transformation. En France, il y a eu quelques ministres geeks comme Emmanuel Macron ou Axelle Lemaire. De manière générale, je suis impressionné par la qualité des fonctionnaires de la haute administration.

 

Pensez-vous que les Gafa* sont en train de coloniser l’Union européenne et le monde?
Grâce à leurs réseaux, ils sont devenus de vraies puissances économiques. S’ils sont tous américains, ce n’est pas un hasard. Ils bénéficient d’un marché de 330 millions de consommateurs ouverts à l’innovation. L’Europe aurait tout à gagner à créer un marché numérique unique. D’autant que d’autres pays mettent les bouchées doubles comme la Chine, avec des géants tels Tencent, Baidu ou Alibaba.

Acronyme (Google, Apple, Facebook, Amazon) désignant les géants du Web.

« On m’a imposé le 49-3″ dit Valls, mensonge !

« On m’a imposé le 49-3″ dit Valls, mensonge !

Pris dans le filet de ses contradictions Manuel Valls a déclaré lors d’une interview sur France 2 jeudi : « on m’a imposé le 49–3 ». Une manière évidemment de reporter toute la responsabilité sur François Hollande. Un gros mensonge évidemment mais c’était le seul moyen de s’en sortir après des explications plus que confuses. En effet Manuel Valls a affirmé dans le cadre de sa campagne électorale qu’il entendait supprimer l’usage de ce 49–3. Une annonce qui en a surpris plus d’un même parmi ses proches. Il a donc tenté d’expliquer que l’usage de cet article de la constitution dont il s’est largement servi notamment lors de la loi travail avait été imposé par le comportement des frondeurs. Ajoutant aussitôt que dans de telles circonstances il n’hésiterait pas à refaire la même chose. Une position qui évidemment contredisait son annonce de suppression de l’article en question. Pour se sortir du piège de ses contradictions,  manuel Valls a alors utilisé l’artillerie lourde en imputant la responsabilité à François Hollande mais en précisant que la décision de recourir au fameux article avait été prise en concertation avec le président de la république, autant dire à sa demande et non à celle de François Hollande. Bref Valls s’est complètement empêtré dans son argumentation. La vérité est évidemment toute autre. On se souvient en effet que c’est Macron qui devait présenter le deuxième volet de sa loi de modernisation économique impliquant y compris les dispositions de la loi. Mais Valls inquiet de la montée de la popularité d’Emanuel Macron lui a retiré le dossier pour le gérer lui-même et bénéficier de l’image de réformateur que conférait cette nouvelle loi. Et pour être certain que cette loi soit adoptée Valls a imposé le 49–trois avant même toute discussion au Parlement. Une manœuvre qui d’ailleurs est grandement à l’origine du départ d’Emmanuel Macron du gouvernement. Face à d’autres contradictions entre  certains points de sa politique et ses promesses, Manuel Valls a sorti un argument  tout aussi spécieux en indiquant : « j’ai changé ». Un changement en quelques semaines difficiles à expliquer et qu’il portera comme un boulet lors de primaire de la gauche. L’utilisation de cet article sur deux textes – concernant la relance de l’Economie et la réforme du Code du travail – lui a beaucoup été reprochée. « J’ai bien compris (…) ce que cela donnait comme sentiment de brutalité, d’autant plus qu’il a fallu l’utiliser dès le début de la discussion parlementaire », a dit jeudi Manuel Valls. « On doit tirer des leçons de l’expérience. » La vraie difficulté pour Manuel Valls c’est qu’il doit slalomer entre son bilan de premier ministre et son nouveau costume de candidat à la primaire de la gauche. Un positionnement périlleux qui explique sans doute que dans toutes les hypothèses il ne pourra se qualifier pour le second tour des présidentielles et qu’il pourrait finir en quatrième voir cinquième position. Comme le démontre les récents sondages

Sécurité routière en baisse mais on ne sait pas pourquoi ?

 Sécurité routière en baisse mais on ne sait pas pourquoi ?

 

Comme d’habitude le gouvernement publie des chiffres de sécurité routière en se félicitant lorsque l’accidentologie diminue et inversement en le regrettant quand elle augmente. C’est le cas en novembre avec une baisse de 13% en novembre par rapport au même mois de 2015. Pourquoi ? Personne ne le sait car l’Etat ne dispose d’aucun organisme scientifique capable d’analyser les statistiques et les facteurs explicatifs. On se contente de propos généraux d’appel à la prudence et on prend des mesures sans jamais réellement en mesurer les effets directs  Le nombre de morts sur les routes de France a donc  baissé de 13,2% en novembre par rapport à novembre 2015, a annoncé samedi l’observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). Le mois précédent, le nombre de morts sur les routes avait chuté de 16,4%.   257 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine, soit 39 de moins que l’an dernier à la même époque. Sur les onze premiers mois de l’année, le nombre de personnes tuées est en baisse de 0,5% par rapport à celui enregistré sur la période équivalente en 2015. Toutefois l’observatoire relève une nette hausse de la mortalité des piétons (+16%) et des cyclistes (+8%).  Avec cette baisse de la mortalité routière, la France peut espérer éviter une troisième année consécutive d’augmentation: après douze années de baisse, la France avait vu en 2014 le nombre de morts sur les routes repartir à la hausse (3.384 morts, +3,5% par rapport à 2013), de même qu’en 2015 (3.464 tués, +2,4% par rapport à 2014). Le pays n’avait pas enregistré deux années consécutives de hausse de la mortalité routière depuis 35 ans et il faut remonter à 1972 pour trouver trois années consécutives de hausse. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, a souligné «la détermination du gouvernement en matière de sécurité routière et la totale mobilisation de ses services pour pérenniser ces résultats». Il a ajouté, à l’approche des vacances scolaires et des fêtes de fin d’année, que »la vigilance et le respect absolu de l’ensemble des règles de prudence au volant s’imposent pour garantir la sécurité de tous». Pour tenter d’enrayer la hausse de la mortalité routière, le gouvernement a lancé deux plans successifs l’an dernier, l’un en janvier (26 mesures), l’autre en octobre (22 mesures principales et 33 complémentaires). Parmi ces mesures: l’interdiction du kit mains libres au volant, l’abaissement du taux d’alcoolémie pour les conducteurs novices et l’augmentation du nombre de radars (500 supplémentaires en trois ans et 10.000 radars «leurres»).

 

Sarkozy : le candidat anti système ! (On rêve)

Sarkozy : le candidat anti système !  (On rêve)

 

Sarkozy s’est félicité de la victoire de Trump indiquant que lui aussi était le candidat antisystème,  l’ennemi de la pensée unique. De quoi rêver avec une telle déclaration. Sarkozy  sur la scène politique depuis plus de 30 ans qui a successivement soutenu Chaban, Balladur et découvre les vertus de l’innocence politique après, comme Hollande, avoir complètement raté son quinquennat. Un peu comme Trump avec à peine moins de démesure,  Sarkozy aura tout dit, tout défendu. En cela il ressemble à Trump considérant que la conquête du pouvoir autorise tous les excès, toutes les contradictions. D’une certaine manière Sarkozy et Trump ne sont pas des idéologues car ils n’ont pas d’idées très arrêtés sur la vision d’un pays voire sur leur programme. Ils promettent tout à tout le monde ; une stratégie populiste pour flatter, diviser, caricaturer. Que Sarkozy s’assimile au candidat anti système a de quoi faire sourire si le sujet n’était pas aussi sérieux.  Sarkozy est malheureusement l’archétype du politicien français qui mis à la porte revient en passant par la fenêtre. «  Mai j’ai changé affirme Sarkozy mais personne ne le croit.  Dans un sondage Odoxa pour I Télé que Sarkozy n’a pas changé, 55% des français estiment que son retour n’est pas une bonne chose pour le pays les Français savent bien que Sarkozy ne changera pas son excitation permanente, ses outrances, son coté bling, bling. Pour preuve, les formules excessives qu’il emploie déjà : « tout réinventer » alors qu’il prend les mêmes dans son entourage. Pour preuves, sa reconversion dans la finances et les fonds d’investissement. Pour 67% des sondés, Nicolas Sarkozy n’a pas changé. 33% seulement pensent l’inverse, après  plus de trente ans de fonctions électives Sarkozy aura du mal à faire croire qu’il le candidat anti système, le Trump français !

 

Royal: « Si c’était gagnable, on ne viendrait pas me chercher »(JDD)

Royal: « Si c’était gagnable, on ne viendrait pas me chercher »(JDD)

 

Avec une grande lucidité Ségolène Royal s’étonne d’être sollicitée pour se présenter éventuellement en 2017 à la place de François Hollande. Une perspective qui ressemble pour elle à une sorte de sacrifice tellement elle est persuadée que les carottes sont déjà cuites. En effet il est probable que le candidat socialiste n’obtiendra au premier tour des présidentielles qu’un score compris entre 10 et 15 %,  est encore ! Du coup celui qui se présentera et qui obtiendra un tel score risque d’être détruit politiquement pour longtemps. Ségolène Royal ne se précipite donc pas toujours se sacrifier. « On cherche quelqu’un pour se sacrifier ; il faut que la situation soit vraiment désespérée pour que ceux qui m’ont combattue me redécouvrent », lance Ségolène Royal au JDD. « Si c’était gagnable, on ne viendrait pas me chercher. » « On » serait donc venu la chercher? La ministre de l’Environnement balaye d’un rire – encore un – notre question. Se contente de préciser : « Ce ne sont pas les ségolénistes! » Depuis une poignée de jours, de hautes éminences de la rue de Solferino vous font valoir que « Ségolène est sans doute celle qui peut offrir au parti la porte de sortie la plus honorable. » Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis n’a pas affirmé autre chose au royaliste Patrick Mennucci, l’autre dimanche, au téléphone : « Ce que nous devons faire pour que la social-démocratie survive aux législatives, c’est 18% à la présidentielle. Pour cela, il faut une candidature centrale. » Les deux hommes sont tombés d’accord sur ce constat : « Ségolène coche toutes les cases. ». On connaît les animosités réciproques entre Royal et Valls, si les 26 devaient ce rassembler derrière la candidature de Ségolène Royal ce serait un peu comme l’envoyé à l’abattoir ne serait-ce que pour préserver l’échange de Valls en 2022.

Gauche : on reclasse les copains

Gauche : on reclasse les copains

 

Les rats quittent le navire car le bateau va couler ;  ils se précipitent  vers des morceaux de fromage. Une habitude  mais aussi à droite. De ce point de vue, il n’y a pas de discontinuité dans la politique de l’État. 10 % des conseillers du gouvernement sont déjà partis. Certains dans des postes plutôt gratifiants eu égard à leur formation. Par exemple à 45 ans, la chef de cabinet de François Hollande à l’Élysée vient d’être nommée préfet « avec mission de service public », c’est-à-dire sans affectation particulière. Une carrière inespérée pour cette diplômée d’un DESS de droit fiscal. La récompense couronne surtout sa fidélité sans faille, puisque Isabelle Sima a toujours été aux côtés de François Hollande : au milieu des années 80, c’est chez ses parents que le député de la Corrèze loge. Elle l’accompagne dans son parcours corrézien, discrète mais omniprésente pour assurer la logistique, jusqu’à la campagne présidentielle. En mai 2012, Isabelle Sima devient chef adjointe du cabinet du président de la République. Elle remplace désormais Pierre Besnard, lui aussi nommé « préfet avec mission de service public » en janvier 2013. À l’époque, pour nommer Pierre Besnard dans cette catégorie contingentée, un décret avait évincé avant leur titularisation deux préfets nommés par… Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy qui, lui, avait aussi nommé préfet Brice Hortefeux, sorti sans diplôme de l’institut d’études politiques de Paris ! Bref des petites charges relativement bien rémunérées qui permettent de continuer de faire de la politique à l’abri de besoins matériels.

Négociation Brexit: on va commencer « demain » ou à la saint-glinglin

Négociation Brexit: on va commencer « demain » ou à la saint-glinglin

 

Un peu surréaliste cette situation d’après brexit.  La Grande-Bretagne refuse pour l’instant d’engager des négociations, elle ne prévoit de le faire qu’à partir de 2017. Or les négociations vont durer un minimum de deux ans, la Grande-Bretagne fera donc encore partie  de l’union européenne jusqu’en 2020 au moins. Merkel approuve cette lenteur car elle ne souhaite pas se séparer d’un allié qui milite pour un libre-échange sans beaucoup de régulation. Merkel redoute surtout de se retrouver en tête-à-tête avec Hollande représentant des pays du Sud, plus étatistes et très laxistes en matière de gestion financière. Or Hollande souhaiterait mettre la Grande-Bretagne rapidement à la porte justement pour peser davantage vis-à-vis de l’Allemagne. Les 27 états membres de l’union européenne ont donc choisi la synthèse molle : l’union européenne est prête à négocier demain ». En clair on ne sait pas quand,  on laisse à la Grande-Bretagne le soin de décider du calendrier. Finalement ce pourrait être à la Saint Glinglin. Le temps passant il n’est pas exclu que finalement le brexit  soit jeté aux oubliettes. À Bratislava,  on a déclaré de manière très diplomatique que l’union européenne serait prête commencer « demain » les négociations sur le départ du Royaume-Uni, après le vote en faveur du Brexit, malgré la décision de Londres de repousser la procédure de divorce au début 2017, a déclaré aujourd’hui à Bratislava le président du Conseil européen Donald Tusk. « Nous sommes fin prêts », a assuré M. Tusk à l’issue d’un sommet à 27 sur l’avenir de l’UE post-Brexit, sans le Royaume-Uni, assurant que « nous pouvons même déclencher la procédure demain ». Dans une déclaration finale, publiée à l’issue de ce sommet informel, les dirigeants européens se sont également donné six mois pour élaborer « la vision d’une UE attrayante »,  « Nous nous sommes engagés à Bratislava à offrir à nos citoyens, dans les mois qui viennent, la vision d’une UE attrayante, dans laquelle ils puissent avoir confiance et qu’ils pourront soutenir », est-il écrit dans ce document, baptisé « déclaration de Bratislava », qui précède une feuille de route agréée par les 27 participants au sommet dans la capitale slovaque. Pas vraiment de quoi redonner le moral aux européens !

Négociation Brexit: on va commencer « demain » ou à la saint-glinglin

Négociation Brexit: on va commencer « demain » ou à la saint-glinglin

 


Un peu surréaliste cette situation d’après brexit.  La Grande-Bretagne refuse pour l’instant d’engager des négociations, elle ne prévoit de le faire qu’à partir de 2017. Or les négociations vont durer un minimum de deux ans, la Grande-Bretagne fera donc encore partie  de l’union européenne jusqu’en 2020 au moins. Merkel approuve cette lenteur car elle ne souhaite pas se séparer d’un allié qui milite pour un libre-échange sans beaucoup de régulation. Merkel redoute surtout de se retrouver en tête-à-tête avec Hollande représentant des pays du Sud, plus étatistes et très laxistes en matière de gestion financière. Elle attend aussi que Hollande soit viré en 2017.  Or Hollande souhaiterait mettre la Grande-Bretagne rapidement à la porte justement pour peser davantage vis-à-vis de l’Allemagne. Les 27 états membres de l’union européenne ont donc choisi la synthèse molle : l’union européenne est prête à négocier demain ». En clair on ne sait pas quand,  on laisse à la Grande-Bretagne le soin de décider du calendrier. Finalement ce pourrait être à la Saint Glinglin. Le temps passant il n’est pas exclu que finalement le brexit  soit jeté aux oubliettes. À Bratislava,  on a déclaré de manière très diplomatique que l’union européenne serait prête commencer « demain » les négociations sur le départ du Royaume-Uni, après le vote en faveur du Brexit, malgré la décision de Londres de repousser la procédure de divorce au début 2017, a déclaré aujourd’hui à Bratislava le président du Conseil européen Donald Tusk. « Nous sommes fin prêts », a assuré M. Tusk à l’issue d’un sommet à 27 sur l’avenir de l’UE post-Brexit, sans le Royaume-Uni, assurant que « nous pouvons même déclencher la procédure demain ». Dans une déclaration finale, publiée à l’issue de ce sommet informel, les dirigeants européens se sont également donné six mois pour élaborer « la vision d’une UE attrayante »,  « Nous nous sommes engagés à Bratislava à offrir à nos citoyens, dans les mois qui viennent, la vision d’une UE attrayante, dans laquelle ils puissent avoir confiance et qu’ils pourront soutenir », est-il écrit dans ce document, baptisé « déclaration de Bratislava », qui précède une feuille de route agréée par les 27 participants au sommet dans la capitale slovaque. Pas vraiment de quoi redonner le moral aux européens !

Cumul des mandats : on verra plus tard

Cumul des mandats : on verra plus tard

 

Théoriquement le non-cumul des mandats devait entrer en vigueur début 2017 mais compte tenu des incertitudes électorales liées notamment aux présidentielles des parlementaires de droite comme de gauche ont déposé des amendements visant à reporter ce non-cumul entre 2020 et 2021. Officiellement ces parlementaires soutiennent l’idée que le mandat local est non seulement  compatible avec un mandat national mais qu’il est même indispensable pour connaître les réalités sociales et sociétales. En fait certains élus veulent surtout conserver tous leurs mandats et les avantages qui s’y attachent notamment au Sénat. Pour résumer des élus nationaux qui sont en faveur du non-cumul mais pour plus tard et pour les autres. L’entrée en vigueur de la loi sur le non-cumul des mandats pourrait être repoussée. Avant les vacances des parlementaires, deux propositions de loi ont été déposées visant à reporter la mise en application. Initialement prévu pour mars 2017, le non-cumul des mandants pourrait être mis en place entre 2020 et 2021.  Onze sénateurs du Parti socialiste et du Parti Radical de gauche ont cosigné un texte, dans lequel ils réclament une « entrée en vigueur progressive » de la loi. Rebelote le lendemain où ce sont 160 parlementaires Les Républicains qui ont enregistré une proposition de loi similaire, souligne BFMTV. Les parlementaires souhaitent permettre aux élus de cumuler leur mandat local et aussi parlementaire, « exceptionnellement, jusqu’au renouvellement général suivant de l’assemblée délibérante de la collectivité ». Au micro de BFMTV, le député Luc Carvounas, signataire du texte, explique : « Nous savions que la droite se préparait à déposer un texte similaire ». Autre réaction de Samia Ghali, sénatrice socialiste des Bouches-du-Rhône, qui déclare que l’ »on doit au moins terminer les mandats pour lesquels ont est élus ». « C’est ridicule qu’on soit élu sur un mandat de maire jusqu’en 2020 et qu’on aille pas jusqu’au bout, c’est même une question de démocratie », ajoute-t-elle. D’après Le Figaro, Daniel Fasquelle et Christian Jacob (Les Républicains) avancent le même argument et ne souhaitent pas  »abandonner » leur mandat.

(Avec RTL et le Figaro)

 

Pour vendre des Airbus on renonce à la taxe Nutella

Pour vendre des Airbus on renonce à la taxe Nutella

 

 

 

 

 

Nouveau retournement de situation concernant la taxation de l’huile  palme qu’on avait pourtant prévu de taxer sur celle de l’huile d’olive. ‘ Huile de palme va donc demeurer la moins taxée. En cause le chantage de l’Indonésie concernant l’achat d’Airbus. Il est clair que les petits producteurs d’huile notamment d’huile d’olive ne pèsent pas lourd par rapport aux intérêts financiers d’Airbus. On pourra donc continuer de déforester  en Indonésie pour développer une agriculture industrielle destinée à produire de l’huile de palme. Une attitude des députés qui ne grandit pas la France vis-à-vis des enjeux environnementaux voire de santé. Les députés ont renoncé mercredi soir à la surtaxation de l’huile de palme, en nouvelle lecture sur le projet de loi Biodiversité, qui avait entraîné les protestations des deux principaux producteurs mondiaux, l’Indonésie et la Malaisie. Revenant sur leurs précédents votes, y compris pourtant en commission il y a quelques jours, les députés ont supprimé cette mesure qui visait à aligner la taxation de l’huile de palme, qui fait partie des huiles végétales les moins taxées en France, sur celle de l’huile d’olive. Mais ces votes avait entraîné de vives protestations notamment de l’Indonésie, critique d’une mesure « arrogante » pouvant « mettre en danger les relations entre les deux pays », alors que ce pays met en avant ses efforts pour produire davantage d’huile certifiée, censée limiter la déforestation dont cette industrie est accusée. Plusieurs députés, notamment à droite, ont relayé ces arguments dans l’hémicycle, craignant des conséquences pour l’emploi en France. Selon le député LR Nicolas Dhuicq, l’Indonésie menaçait notamment la France « de rétorsions économiques, notamment sur des achats d’Airbus et de satellites ».  »Nous légiférons avec le couteau sous la gorge. Le Parlement français fait l’objet d’un chantage », a déploré la socialiste Delphine Batho.  Mais la secrétaire d’Etat à la Biodiversité Barbara Pompili et la rapporteure PS Geneviève Gaillard ont également changé de position, invoquant la « fragilité juridique » du dispositif et qu’il était difficile de toucher à un type d’huile sans les autres.
A la place, les députés ont voté un amendement du gouvernement, s’inspirant d’un rapport de la mission d’information sur la taxation des produits agro-alimentaires publié ce mercredi et se fixant comme objectif de revoir d’ici six mois « le dispositif actuel de taxation des huiles alimentaires, afin notamment de le simplifier et de favoriser les productions dont la durabilité fait l’objet de critères objectif ».

 

El Khomri-Martinez : « on se téléphone» !

El Khomri-Martinez :  « on se téléphone» !

Si l’affaire n’était pas aussi grave concernant les conséquences sur l’image du pays et  sur l’économie on pourrait considérer que l’hypothétique rencontre entre El Khomri, ministre du travail, et Martinez, patron de la CGT, relève de la tragi-comédie. Alors que le conflit dure  depuis maintenant trois mois Martinez s’est étonné de n’avoir strictement aucun contact avec le gouvernement depuis deux mois. Du coup Valls s’est fendu d’un petit coup de téléphone au responsable syndical. El Khomri très effacée ces derniers temps et qui en réalité ne sert pas à grand-chose au gouvernement a fait connaître qu’elle rencontrerait Philippe Martinez le 17 juin, information confirmée par la CGT. Pourquoi attendre le 17 juin alors que l’euro a commencé, que des blocages persistent et que les poubelles s’étalent dans les rues à Paris et dans certaines villes de province. Une interrogation partagée par l’Elysée et  Matignon qui ont secoué les puces  de l’inutile ministre qui du coup dans la journée d’hier a déclaré qu’elle était prête à recevoir le secrétaire général de la CGT dans la minute. Reste à savoir quand le rendez-vous aura lieu ! Peut-être pourrait-on conseiller à El Khomri  comme un fil à Philippe Martinez  se téléphoner ? Bref une vraie tragi-comédie, aussi une incompétence à maîtriser un mouvement social certes ultra minoritaire mais dirigé par les ultras gauchistes. Martinez, précisément pour cette raison, voudrait bien que le conflit dans la direction lui échappe  mais il ne peut le dire de manière claire et officielle pour ne pas être débordé sur sa gauche. Quant à El Khomri,  ce qu’elle dit n’a guère d’importance puisqu’il y a longtemps que Valls s’est approprié le dossier. Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a déclaré vendredi être « disposé » à rencontrer la ministre du Travail Myriam El Khomri, « même ce week-end », tout en prévenant : « La mobilisation continue. » Plusieurs grèves ont toutefois été levées comme à la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique).  , Myriam El Khomri avait déclaré être « prête à recevoir Philippe Martinez dans la minute si cela peut permettre de lever tous les blocages dans le pays », sans attendre un rendez-vous « convenu » avec lui le 17 juin. « On va lui faire savoir rapidement qu’on est disposé à la rencontrer, même ce week-end, car il y a urgence », a déclaré le numéro un de la CGT lors d’un déplacement à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise). « Mais pas question de nous faire du chantage à l’Euro : la mobilisation continue, la grève continue, car elle est plus que légitime », a-t-il averti avant d’ajouter :  »On ira pour discuter, pour lui expliquer des choses. » Le patron de la CGT est toutefois conscient de l’importance de l’Euro. Dans un entretien au Parisien, il explique avoir donné « consigne pour que tous les supporteurs puissent accéder au Stade de France vendredi soir ». « C’est un événement populaire qui doit rester festif. Il n’y aucune consigne pour que les accès au stade soient perturbés, ni le match », a-t-il ajouté. Sauf surprise, il ne faut toutefois pas d’attendre à une avancée majeure dans le conflit social. Philippe Martinez a en effet dénoncé le « mépris et la provocation » du gouvernement. « J’entends aujourd’hui que la ministre est prête à me voir tout de suite, alors que ça fait trois mois que je demande à être reçu », a-t-il ajouté.

 

(Avec JDD)

Fed : une hausse des taux mais on ne sait plus quand !

Fed : une hausse des taux mais on ne sait plus quand !

À défaut de bons résultats concernant l’emploi et l’inflation, la Fed a choisi de pratiquer l’incantation en espérant qu’une amélioration de la situation justifiera le moment venu un relèvement des taux. Mais un relèvement des taux dont la date paraît de plus en plus floue. Pas étonnant avec les chiffres très décevants concernant l’emploi de mai le tassement de la croissance aux États-Unis devrait ce confirmer « Je perçois de bonnes raisons de penser que les forces positives portant la croissance de l’emploi et une inflation plus élevée continueront de supplanter celles qui sont négatives. En conséquence, je pense que l’expansion de l’économie se poursuivra, que le marché de l’emploi s’améliorera encore et que le PIB croîtra avec modération », a-t-elle dit. Contrairement à ce qui était encore prévu par la banque fédérale américaine (Fed) et nombre d’experts il est vraisemblable qu’on n’assistera pas un relèvement des taux ni en juin ni en juillet et peut être pas du tout en 2016. En cause le tassement économique mondial qui désormais pèse aussi sur les États-Unis et se traduit notamment par des chiffres très médiocres concernant la création d’emplois. En effet on attendait de l’ordre de 160 000 emplois en plus en mai à leur qu’il semble que seulement 38 000 emplois ont été créés,  chiffres qui pourraient être encore révisés à l baisse.  L’économie américaine a créé au mois de mai le plus faible nombre d’emplois depuis plus de cinq ans, un chiffre qui souligne certaines faiblesses du marché du travail et pourrait dissuader la Réserve fédérale de relever ses taux d’intérêt dans un avenir proche. Le département du Travail n’a recensé que 38.000 créations de postes le mois dernier après 123.000 (révisé) en avril. Le chiffre de mai est le plus faible depuis septembre 2010.Les chiffres des deux mois précédents ont été revus à la baisse de 59.000 au total. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 164.000 créations de postes pour le mois dernier après les 160.000 annoncées initialement pour avril. En baisse comme l’ont été ceux des deux mois précédents. Rageants, la Fed avait adressé ces dernières semaines des signaux donnant au marché le sentiment qu’elle allait resserrer sa politique ce mois-ci ou le suivant. La statistique de vendredi est l’un des derniers indicateurs majeurs publiés avant la prochaine réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine, qui se tiendra les 14 et 15 juin. « Ces chiffres de l’emploi sont assez désastreux », a commenté Gennadiy Goldberg, responsable de la stratégie de taux chez TD Securities. « Pour juin, c’est mort. L’hypothèse n’est plus sur la table. La Fed voudra des chiffres plus propres avant de relever ses taux. » La présidente de la Fed, Janet Yellen, a déclaré la semaine dernière que l’institution devrait relever ses taux « dans les mois à venir » si la croissance économique accélérait comme prévu et que des emplois continuaient d’être créés. La statistique a été pénalisée par le secteur de la production des biens, qui inclut les mines, l’activité manufacturière et la construction. Quelque 36.000 emplois y ont été supprimés, le chiffre le plus élevé depuis février 2010. Le salaire horaire moyen, indicateur surveillé de près par la Fed, a augmenté de seulement cinq cents, soit 0,2%. Il affiche sur un an une hausse de 2,5%, comme le mois dernier, alors que les économistes estiment qu’une hausse de 3% à 3,5% du salaire moyen est nécessaire pour porter l’inflation vers l’objectif de 2% visé par la Fed.

(Avec Reuters)

Dette grecque : on reverra la question après les élections allemandes

Dette grecque : on reverra la question après les élections allemandes

 

Pour cause d’élections allemandes, le plan d’allégement de la dette grecque est reporté en 2018. Merkel et le ministre des finances allemand Schäuble ne souhaitent  pas engager un débat polémique avec le Parlement allemand avant les prochaines élections. Ils ne souhaitent surtout pas se prononcer sur les propositions du FMI qui vise à étaler le remboursement de la dette grecque jusqu’en 2080 et à supprimer les intérêts jusqu’en 2040. Le gouvernement allemand considère que d’éventuelles mesures d’allègement de la dette grecque n’auront donc lieu qu’à partir de 2018, une fois le programme d’aide actuel achevé, mais surtout après les élections législatives en Allemagne.  »A l’été dernier, l’Eurogroupe avait expliqué être prêt, si nécessaire, à envisager des mesures supplémentaires pour maintenir à un niveau supportable les besoins en financement de la Grèce », rappelle un document du ministère allemand des Finances. « Ces mesures auraient lieu sous condition d’une complète mise en œuvre du programme (d’aide) en 2018″, ajoute ce compte-rendu de la dernière réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles le 9 mai, présenté à une commission parlementaire et que l’AFP a pu consulter. En insistant sur le fait que tout allègement de la dette grecque ne peut avoir lieu avant la fin complète du programme d’aide en cours, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble « est bien décidé (…) à éviter tout vote parlementaire avant les élections législatives » en Allemagne prévues à l’automne 2017, a commenté le quotidien économique Handelsblatt.

(Lu dans Challenges avec AFP)

« Si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » !!! (Mélenchon)

« Si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » !!! (Mélenchon)

 

 

Une curieuse déclaration de Jean-Luc Mélenchon qui pense que si la France arrête la guerre en Syrie les attentats cesseront en France. On voit mal pourquoi l’État islamique mettrait brusquement fin à sa conquête guerrière et à son objectif de dictature en Syrie, en Irak et maintenant en Libye. D’autre part nombre de pays qui ne sont pas directement impliqués dans cette guerre contre l’État islamique sont aussi victimes des mêmes attentats. Une vision donc assez simpliste de Jean-Luc Mélenchon doublement aveuglé par son antimilitarisme naïf et son soutien de fait à Poutine. Une déclaration irresponsable véritable cocktail de contradictions. Jean-Luc Mélenchon, cofondateur du Parti de gauche et candidat à la présidentielle de 2017, juge « vraisemblable » que « si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » en Europe, a-t-il déclaré dimanche sur Canal+.  »Si on arrête la guerre là-bas, il est vraisemblable que les attentats cesseront », a estimé Jean-Luc Mélenchon. Relancé sur le fait de savoir si c’était « aussi simple que ça », le député européen a répondu: « Il y a d’autres paramètres, mais commençons donc par admettre ce point. La guerre que nous menons là-bas se prolonge ici. Voilà. Ça, c’est un fait acquis, tout le monde le sait. » « Nous avons donc un ennemi que nous bombardons là-bas et qui, ici, trouve des gens pour mener des opérations de commando. Nous sommes dans un état de guerre dont le principe de base est l’action imprévue et on ne peut pas savoir où on va être frappé », a-t-il ajouté. La réponse au terrorisme, selon lui, ce n’est pas « d’espionner tout le monde par quartiers entiers ». « Moi, je crois aux moyens humains, on infiltre, on met des gens » pour le renseignement. Or, a-t-il regretté, « l’État est anémié » et il manque des moyens humains pour mener cette action. Toutefois, veut croire Jean-Luc Mélenchon, les djihadistes « ont perdu d’avance, ils vont nous tuer beaucoup, mais nous finirons par l’emporter ».

(Avec AFP)

Syrie : la France demande qu’on arrête de bombardements des kurdes

Syrie : la France demande qu’on arrête de bombardements des kurdes

 

 

L’accord de paix concernant la Syrie à peine signée vole en éclats,  un accord pourtant signé aussi par la Russie qui continue de bombarder la résistance modérée tandis que de son côté la Turquie bombarde les Turcs. La France a appelé, dimanche 14 février, à la « cessation immédiate des bombardements » de la Turquie dans les zones kurdes de Syrie. Les Etats-Unis, alliés et partenaires de la Turquie au sein de l’Otan, avaient eux aussi, dès samedi soir, exhorté Ankara à cesser ses tirs. L’armée turque a bombardé au mortier, dimanche, pour la deuxième journée consécutive, des positions kurdes dans le nord de la Syrie, causant la mort de deux miliciens des Unités de protection du peuple kurde (YPG). Les YPG, soutenues par la coalition emmenée par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique en Syrie, sont liées au Parti kurde de l’Union démocratique, que la Turquie considère comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan et, à ce titre, comme une organisation terroriste. Le régime syrien a, lui, demandé, dimanche, au Conseil de sécurité de l’ONU de « mettre un terme aux crimes du régime turc ». Damas a également accusé Ankara d’avoir permis le passage en Syrie d’armes et de combattants vers la province d’Alep, où les forces gouvernementales mènent une vaste offensive contre les rebelles. Dans le même temps, le président américain, Barack Obama, a demandé à son homologue russe, Vladimir Poutine, de mettre fin aux frappes de l’armée russe en Syrie contre des groupes de l’opposition modérée, conformément à l’accord international conclu à Munich, jeudi.

(Avec Reuters)

Argent et politique : « on est loin de la transparence  » (de Courson)

Argent et politique : « on est loin de la transparence  » (de Courson)

Dans le contexte de l’affaire Cahuzac, revient la récurrente question du rapport entre l’argent et la politique. Une question qui est de loin  d’être réglée considère Charles-Amédée de Courson, député UDI de la Marne qui pourtant n’est pas vraiment  un gauchiste. Effectivement la loi sur la transparence impliquant l’obligation de déclarer le patrimoine des députés n’a pas changé grand-chose. En réalité la déclaration n’est pas vraiment publique puisque les déclarations ne sont pas publiées. Elles sont seulement consultables par les citoyens mais à condition de ne rien divulguer. Une loi qui traduit bien toutes les ambiguïtés qui demeurent entre les élus et l’argent. Si cette loi est aussi bancale c’est à la demande même des élus qui ont considéré que la transparence souhaitée constituait une atteinte à la vie privée. L’argument n’est pas totalement faux mais la vérité c’est que les députés ne souhaitent pas montrer de façon claire à quelle couche sociologique ils appartiennet. La plupart sont en effet des bourgeois ou des petits bourgeois disposant d’un patrimoine confortable acquis ou conforté par les revenus finalement substantiels d’un élu national. (Surtout si on ajoute les différents avantages officiels liés à la fonction). La plupart des responsables nationaux ont par ailleurs sous-estimé leur patrimoine y compris d’anciens présidents de la république (ou actuel) ; ceci vaut aussi pour les principaux candidats à l’élection de 2017. Pas étonnant qu’il y ait eu autant d’opposants à la loi sur la transparence du patrimoine des élus nationaux. Un des principaux opposants à cette mesure était notamment le président de l’assemblée nationale politiquement positionnée plutôt assez à gauche  mais à la situation sociale plutôt à droite. Une totale transparence du patrimoine révélerait l’immense coupure sociologique entre les couches populaires(ou simplement le français moyen) et ceux  qui gouvernent. Sur France Info , Charles de Courson, ancien président de la commission d’enquête parlementaire chargée de l’affaire Cahuzac a fait le point sur la transparence des déclarations de patrimoine des députés, trois ans après le scandale impliquant le ministre du Budget, poursuivi pour fraude fiscale et blanchiment pour avoir omis de déclarer un compte en Suisse, et dont la suite du procès sera déterminée ce mercredi. Dans la foulée du scandale, une loi sur la transparence de la vie publique avait été votée, un texte « très imparfait » pour Charles-Amédée de Courson. « Trois ans après on est loin de la transparence promise par l’exécutif, mais on a progressé dans certains domaines », a-t-il concédé. Parmi les nouveautés de cette loi, la création d’une haute autorité de la transparence, mais le député a précisé qu’elle ne publie pas les déclarations, les patrimoines n’étant « consultables qu’en préfecture du lieu où le parlementaire est élu » ajoutant qu’il y a « interdiction de prendre des notes, de photographier et de publier quoique ce soit ». « Cette classe politique donne le sentiment qu’elle a beaucoup à cacher », a observé Charles-Amédée de Courson. Selon lui, certains de ses collègues « estiment que c’est une atteinte à leur vie privée », et que « c’est une attitude culturelle de la classe politique française à l’égard de l’argent », dont il ne faut pas parler, qu’il faut cacher. « C’est pire que tout », a déploré le député UDI, car selon lui « l’immense majorité des parlementaires sont des gens intègres et honnêtes. »

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