Archive pour le Tag 'on verra plus tard !'

Transition énergétique : on verra plus tard !

Transition énergétique : on verra plus tard !

La concertation, oui mais sans les experts des économies d’énergie et des énergies renouvelables ; drôle de débat sur la transition énergétique ! Le débat sur la transition énergétique devra attendre encore un peu. Prévue le mardi 20 novembre, la première réunion de la Commission nationale sur la transition énergétique (CNTE) est finalement annulée. Raison officielle : un problème de calendrier. Le même jour, les élus doivent en effet participer au congrès des maires de France avec François Hollande. Un couac qui reporte à une date indéterminée, peut-être de seulement deux jours, un débat qui, lui, promet d’être long. D’abord au niveau national puis, à partir de février dans des conférences régionales, ces discussions sont destinées à répondre à une épineuse question : comment réduire la part du nucléaire de 75% à 50% d’ici 2025, comme l’a promis François Hollande pendant sa campagne ? Six collèges se pencheront sur le problème, représentant l’Etat, des ONG, des entreprises, des syndicats, des élus locaux et des parlementaires. Au total, 80 personnes devraient siéger au sein du CNTE. Seulement, le report de la première réunion n’est pas la première difficulté de ce débat qui n’a pas encore commencé. La première réunion a déjà été reportée, alors qu’elle devait initialement avoir lieu au début du mois selon Les Echos. De plus, les ONG sont vent debout contre la composition du comité de pilotage qui doit animer les débats. Parmi les six personnes choisies par le gouvernement, deux sont pro-nucléaire, reprochent les ONG : Anne Lauvergeon, ex numéro 1 d’Areva ainsi que Pascal Colombani, ex-administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique. Le comité de pilotage comptera également l’ancien directeur de Greenpeace Bruno Rebelle, le climatologue Jean Jouzel, et la directrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales Laurence Tubiana. Mais aucun expert des économies d’énergies ne sera présent, déplorent encore les ONG, et, surtout, aucun représentant de la filière des énergies renouvelables. Greenpeace a donc, la première, annoncé qu’elle se retirait de la discussion, arguant qu’elle n’avait « plus confiance dans ce débat et dans la volonté du gouvernement de réussir la transition énergétique ». Quelques jours plus tard, une autre ONG, les Amis de la Terre, l’a imitée, s’interrogeant également sur la manière dont les citoyens étaient associés à ce débat. « Si on veut un débat fécond, il ne faut plus perdre de temps et s’y mettre », souligne cependant Benoît Hartmann, président de l’association France Nature Environnement (FNE), qui se pose, elle aussi, la question de sa participation. Une chose est sûre: avec le report de son coup d’envoi, le débat de la transition énergétique n’est pas près de porter ses fruits.

 

 

Etats-Unis : Bâle III, on verra plus tard !

 Etats-Unis : Bâle III, on verra plus tard !

Les Etats Unis qui n’avaient déjà pas appliqué les normes de Bâle II ne sont pas prêts d’appliquer Bâle III. En faiat la fragilité du système bancaire américain demeure. Publiées il y a deux ans, suite à la faillite de Lehman Brothers, ces normes devaient commencer à s’appliquer au 1 er janvier, pour une mise en oeuvre totale en 2019. Elles imposent aux banques du monde entier de renforcer leur capital pour mieux se prémunir contre la survenance d’une nouvelle crise. Les règles sont nombreuses et complexes : elles imposent notamment que les fonds propres (actions et réserves essentiellement) représentent au moins 7 % des actifs pondérés des risques. Avec ce report, les banques américaines gagnent un sérieux avantage compétitif par rapport à leurs concurrentes européennes, contraintes de renoncer plus rapidement aux activités trop gourmandes en capital.  La Fed ne donne aucune précision quant au nouveau calendrier qui pourrait s’imposer aux banques américaines. « De nombreux établissements ont dit leur inquiétude de se voir soumis à une réglementation définitive sans avoir le temps de la comprendre ou de changer le système comme il conviendrait », a-t-elle simplement justifié dans un communiqué.  Sa décision ne surprend d’ailleurs qu’à moitié : Washington a toujours renâclé à se conformer aux règles fixées en la matière. Les Etats-Unis n’avaient déjà pas appliqué Bâle II. Les lobbies sont puissants : « Il y a de nombreux intérêts particuliers qui s’opposent au changement et la résistance s’intensifie », regrettait Christine Lagarde le mois dernier, à Toronto. Outre les grands établissements internationaux (JP Morgan, Citi, etc.), les banques locales ont visiblement beaucoup joué dans ce report. « Il faut que le législateur envisage des règles séparées pour les petites banques », a estimé l’un des gouverneurs de la Fed, Elizabeth Duke.  Alors que le pays donne de premiers signes de reprise, les autorités semblent par ailleurs très réticentes à appliquer toute mesure susceptible de contrarier la croissance. L’OCDE estime que ces normes pourraient coûter jusqu’à 0,15 % de PIB par an dans chaque pays signataire.

 




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