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Coronavirus: un million de cas confirmés (OMS)

Coronavirus: un million de cas confirmés (OMS)

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“Au cours des cinq dernières semaines, le nombre de nouveaux cas a connu une croissance quasi exponentielle et le nombre de décès a plus que doublé au cours de la semaine écoulée”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d’une conférence de presse à Genève.

“Dans les prochains jours, nous atteindrons un million de cas confirmés et 50.000 décès dans le monde entier”, a-t-il déclaré.

La Chine, où l’épidémie de coronavirus est apparue pour la première fois en décembre, a révélé mercredi pour la première fois le nombre de cas asymptomatiques, ce qui pourrait compliquer la lecture des tendances de l’épidémie. Interrogée sur cette distinction, le Dr Maria ver Kerkhove, épidémiologiste de l’OMS faisant partie d’une équipe internationale qui s’est rendue en Chine en février, a déclaré que la définition de l’OMS incluait les cas confirmés en laboratoire “quel que soit le développement des symptômes”.

“D’après les données que nous avons vues en Chine en particulier, nous savons que parmi les individus identifiés, qui sont répertoriés comme asymptomatiques, environ 75% d’entre eux développent des symptômes”, a-t-elle déclaré, les décrivant comme ayant été dans une “phase pré-symptomatique”.

L’épidémie continue d’être alimentée par des personnes qui présentent des signes de maladie, notamment de la fièvre et de la toux, mais il est important pour l’OMS de saisir “tout le spectre de la maladie”, a-t-elle ajouté.

Coronavirus : il faut suivre l’exemple chinois » (OMS)

Coronavirus : il faut  suivre l’exemple chinois » (OMS)

 

 

Contrairement à ce qu’affirme les autorités françaises, le  modèle à suivre en matière de lutte contre le Coronavirus est celui de la Chine qui a combiné le confinement, le port de masques et les tests de dépistage. Le médecin David Nabarro, professeur en santé mondiale à l’Imperial College de Londres, spécialiste de la lutte contre Ebola, est l’envoyé spécial de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargé d’analyser l’épidémie de coronavirus. Il exhorte les pays européens à imiter la Chine dans une interview JDD

 

 

La France est désormais au stade avancé de l’épidémie de coronavirus. Que faut-il faire?
Ce que nous observons, c’est que lorsqu’un pays apporte une réponse rapide et robuste dès le début, il est possible de contenir et d’éradiquer l’épidémie. Pour éviter que les foyers se multiplient, au risque d’aboutir à une surcharge des hôpitaux entraînant beaucoup de souffrances et de morts, il faut se focaliser sur deux actions. La première est d’assurer le service de santé publique en face d’une demande énorme. Dès qu’il y a un haut degré de suspicion d’infection et des symptômes, tester les gens, les isoler, remonter l’historique de leurs contacts jusqu’à deux jours avant l’apparition des symptômes, et placer aussi ceux-ci à l’isolement ou en quarantaine… La deuxième est de continuer à réduire l’intensité de l’épidémie. Donc demander aux gens de rester chez eux, soit en les forçant à se confiner, soit en mettant à l’arrêt des secteurs de l’économie. Cela a de lourdes conséquences. C’est ce qu’ont fait la Chine, la Corée du Sud, Singapour. C’est ainsi qu’on stoppe un virus. Je suis heureux de constater que la France s’attelle à ces deux aspects.

Coronavirus : Un risque très élevé de propagation mondiale (OMS)

Coronavirus : Un risque très élevé de propagation mondiale (OMS)

 

La communication de l’organisation mondiale de la santé évolue entre paroles rassurantes et perspectives inquiétantes. Pour rassurer l’OMS s’appuie surtout sur les propos des autorités chinoises considérant  que la situation là-bas est sous contrôle alors qu’on n’en sait strictement rien. Mais pour respecter son objet social, l’OMS évoque maintenant la  possibilité de danger mondial.  Bref, l’organisation mondiale de la santé financée par les grandes puissances et notamment par la Chine souffle  le chaud et le froid. La vérité, c’est que l’organisation mondiale de la santé pas plus que des responsables politiques et même des responsables  sanitaires ne connaissent grand-chose encore du virus. “Nous n’avons pour l’instant pas la preuve que le virus circule désormais librement. Tant que cela ne sera pas le cas, nous aurons encore une possibilité de contenir ce virus”, a-t-il ajouté. Autant dire qu’on ne sait pas trop quoi faire.

 

“Nous ne sous-estimons pas le risque, c’est pourquoi nous avons dit aujourd’hui que le risque mondial était très élevé. Nous sommes passé d’élevé à très élevé”, a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus, tout en se félicitant de la baisse du nombre de nouveaux cas en Chine, qui est son niveau le plus bas depuis plus d’un mois. Ce que l’intéressé ignore totalement mais ça demande ça ne mange pas de pain de plaisir à la Chine est aussi à l’opinion publique.

A ses côtés, le directeur des programmes d’urgence de l’OMS, le Dr Mike Ryan, a souligné que l’OMS était à son plus haut niveau d’alerte. “Pour autant, a-t-il ajouté, il ne s’agit pas de provoquer la panique. Il faut à présent accepter la réalité et comprendre qu’une approche partagé par tous les gouvernements et toute la société est requise.”

Virus chinois : danger mondial (OMS)

Virus chinois : danger mondial (OMS)

 

 

 

Il est clair que depuis le début de cette affaire, l’OMS se caractérise par une certaine mollesse dans ses prises de position. L’organisation mondiale de la santé a d’abord tenté de minimiser l’impact de cette maladie affirmant même que la situation était contrôle.

Progressivement, compte tenu du nombre croissant de personnes infectées et du nombre de décès, l’OMS a bien été contrainte de prendre la mesure de ce qui constitue en fait une véritable pandémie qui menace le monde entier. Certes pour l’instant,  le virus affecte surtout la population chinoise mais ce qui inquiète, c’est sa vitesse de transmission. C’est donc un peu résignée- pour ne pas déplaire à la Chine– que l’OMS déclare enfin que le virus chinois rebaptisé Covid-19 constituent le danger numéro un au plan mondial.

 

“Avec 99% des cas recensés en Chine, cela reste essentiellement une urgence pour ce pays mais qui représente une très grave menace pour le reste du monde”, a-t-il souligné.

“Nous espérons que l’un des résultats de cette réunion sera une feuille de route sur laquelle chercheurs et donateurs pourront s’aligner”, a-t-il ajouté, précisant qu’un vaccin pourrait être découvert d’ici 18 mois.

Pour Tedros Adhanom Ghebreyesus, l’impact de cette épidémie, partie d’un marché de la ville de Wuhan en décembre, pourrait être encore plus important que celui provoqué par un attentat terroriste.

“Un virus peut provoquer plus de bouleversements politiques, économiques et sociaux que n’importe quelle attaque terroriste”, a-t-il souligné, appelant le monde à “se réveiller” et à “considérer ce virus ennemi comme l’ennemi public numéro un.”

Au total, l’OMS a activé un réseau de 15 laboratoires de référence et identifié 168 autres laboratoires dans le monde disposant de la technologie nécessaire pour dépister le Covid-19, en accentuant ses efforts sur les pays en développement.

Il y a une semaine, seuls deux laboratoires en Afrique étaient en mesure de détecter le nouveau virus, mais dimanche, l’OMS prévoyait que chaque pays africain soit capable de diagnostiquer la pneumonie virale.

Le bilan de l’épidémie de coronavirus en Chine a franchi le cap des 1.000 morts et des analystes redoutent que l’impact des perturbations liées à la maladie sur l’économie chinoise soit grandement sous-estimé.

Lundi, le directeur général de l’OMS s’était inquiété de l’augmentation de cas de contamination hors de Chine. “Cela pourrait être l’étincelle qui devient un gros incendie”, avait-il déclaré à des journalistes à Genève.

“Pour l’instant c’est juste une étincelle et notre objectif reste de la circonscrire”, avait-il ajouté. “Nous devons vraiment unir nos forces pour combattre ce virus avant que la situation n’échappe à tout contrôle.”

 

Le pire évidemment serait que ce virus atteigne des pays en développement dans le système sanitaire serait complètement incapable de contrôler la diffusion du virus.

Coronavirus : le nombre de cas se stabiliserait en Chine ? ( OMS)

Coronavirus : le nombre de cas se stabiliserait  en Chine ?  ( OMS)

L’OMS reprend curieusement à son compte les informations de la Chine qui affirme qu’un total de 34 546 personnes ont été contaminées, à l’heure actuelle, en Chine continentale, dont 722 sont mortes. « Il y a eu une stabilisation du nombre des cas rapportés de Hubei », la province chinoise la plus touchée et où la maladie est apparue, a déclaré le responsable des programmes sanitaires d’urgence de l’OMS, Michael Ryan, lors d’un point de presse. Pourtant dans le même temps on annonce que 2841 cas supplémentaires ont été enregistrés dans cette région en 24 heures.

Pour des motifs diplomatiques tout autant qu’économiques,  nombre d’experts dont l’OMS   tentent de relativiser le flou des statistiques chinoises sur le développement du virus. Notons d’ailleurs qu’à ce jour l’OMS n’a pu encore envoyer aucun expert en Chine pour procéder à une évaluation. Pour l’instant, elle a juste dressé une liste de noms d’experts à la Chine. On attend encore la réponse. Comme souvent affirmé dans ce site, les statistiques chinoises ont ceci de particulier qu’elles prennent un caractère très politique;  en clair,  qu’elles sont régulièrement suivies par le pouvoir et éventuellement bidouillées par exemple concernant la mesure de la croissance. Si l’on s’en tient aux déclarations officielles chinoises, il y aurait environ autour de 30 000 personnes infectées.

Le 31 janvier, la revue britannique The Lancet, l’une des références en matière médicale, a publié une étude fondée sur un modèle mathématique d’après lequel 75.815 individus auraient été infectés à Wuhan – la principale province chinoise touchée par l’épidémie – au 25 janvier 2020. Officiellement, ce jour-là, le nombre de personnes diagnostiquées était de… 685. Soit un rapport de plus de 1 à 100. Il est possible qu’en faite sur l’ensemble de la Chine le nombre de personnes infectées soit plus proche de 200 000 que de 17 000. En outre, il faut surtout noter le taux d’expansion du virus. En Chine en dépit de tous les efforts consentis et qui sont importants,  le virus est loin d’être contenu contrairement à des régions extérieures qui semblent avoir pris des mesures assez draconiennes pour éviter la mobilité des personnes en général. .

Ce qui n’empêche pas les déclarations irresponsables de l’OMS : «Il y a eu une stabilisation du nombre des cas rapportés de Hubei», la province chinoise la plus touchée et où la maladie est apparue, a déclaré le responsable des programmes sanitaires d’urgence de l’OMS Michael Ryan, lors d’un point de presse à Genève. Cette province est soumise à des mesures drastiques d’isolement par les autorités chinoises pour tenter de contenir la diffusion de l’épidémie. «Nous enregistrons une période de stabilité de quatre jours, où le nombre de cas rapportés n’a pas progressé. C’est une bonne nouvelle et cela pourrait refléter l’impact des mesures de contrôle qui ont été mises en place», a-t-il ajouté.

Plutôt que de délivrer des informations douteuses l’OMS ferait mieux de se pencher sur le manque crucial de matériel de prévention, un manque à l’échelle mondiale.

 

OMS: organisation mondiale du business ou de la santé ?

OMS: organisation mondiale du business  ou de la santé ?

 Il est de plus en plus clair que la Chine exerce d’énormes pressions sur l’organisation mondiale de la santé (OMS)  afin d’éviter que des mesures draconiennes soient prises pour limiter l’extension du virus. En cause évidemment, des considérations économiques de la Chine mais pas seulement. La Chine dans la croissance s’inscrit dans une tendance baissière particulièrement dangereuse. La crise sanitaire actuelle pourrait lui coûter de l’ordre d’un pour cent de croissance. Or la Chine par ailleurs affectée par une crise de l’endettement qui menace réellement l’économie.

Officiellement environ 7000 personnes seraient affectées et 170 personnes déjà décédées . La vérité est sans doute tout autre car tous les chiffres économiques, sociaux, sanitaires prennent des dimensions très politiques en Chine. Personne ne peut dire exactement le nombre de personnes concernées par le virus peut être 10 fois plus que les chiffres annoncés. La maladie s’ étend dans toute la Chine qui reconnaît quand même que le virus a d’ores et déjà fait plus de malades que le SRAS . Après avoir déjà tergiversé l’OMS se borne à lancer un appel demandant à tous les pays d’agir. Ce qui ne signifie pas  grand-chose. Tout dépend ce qu’on entend par action.

Le mode le plus efficace serait évidemment la mise en quarantaine du pays avec l’interdiction de tous les vols en provenance ou à destination de la Chine. Justement ce qui risque de contribuer à un affaiblissement supplémentaire d’une croissance chinoise malade du ralentissement international et de l’endettement. D’autres pays n’ont pas trop intérêt à des mesures trop draconiennes comme les États-Unis comte tenu des interactions dans les processus de production en particulier dans l’informatique et le  numérique mais pas seulement. Bref, on va sans doute attendre que la maladie s’étende encore sur le plan géographique pour prendre des mesures réellement adaptées à l’enjeu.

Comme nombre de structures internationales, l’OMS est soumise aux pressions d’abord du business. Pourtant ce virus est transmissible de l’homme à l’homme. Un virus par ailleurs difficilement détectable en raison des délais d’incubation. Le pire évidemment serait de constater la contamination de l’Afrique dans les structures sanitaires serait incapables de contrôler la pandémie. la Chine a de nombreux intérêts en Afrique et ‘elle est à même détaché de nombreux Chinois y compris effectuer des tâches relativement simples( par  des prisonniers politiques). L’organisation mondiale de la santé est surtout travaillée  par les enjeux financiers

Pour l’organisation, lancer une alerte à portée mondiale a de lourdes conséquences, notamment économiques – l’épidémie de SRAS en 2003 aurait coûté 30 milliards de dollars. Elle requiert en outre pour chaque Etat le déclenchement d’une action de restriction du commerce et de la circulation. Par ailleurs, la notion d’alerte répond à une situation « soudaine », toujours selon l’OMS. A ce titre, l’organisme a décidé de la donner à cinq reprises en près de dix ans : en 2009 pour la grippe porcine H1N1 (plus de 18 000 morts recensés par l’OMS et 214 pays touchés), en 2014 pour la poliomyélite et la fièvre Ebola (11 300 décès), en 2016 pour Zika, et en 2019 à nouveau pour Ebola (2 230 morts). L’état d’urgence mondiale aurait dû être déclaré par l’organisation mondiale de la santé dans la mesure il est impossible de mettre au point un vaccin avant des mois. Malheureusement les préoccupations économiques prennent le dessus sur les dimensions sanitaires

Au-delà du secteur aérien, l’épidémie actuelle de pneumonies virales crée des incertitudes pour l’ensemble des perspectives économiques mondiales, a souligné mercredi le président de la Fed, la banque centrale américaine, Jerome Powell.

La viande industrielle est Cancérigène (OMS)

 

 

Le rapport de l’OMS qui en quelque sorte officialise le risque de cancer avec une consommation excessive de viande transformée n’apporte en fait pas d’élément nouveau. Il ya longtemps que ce risque a été dénoncé par les scientifiques surtout depuis que la viande est produite et transformée de manière industrielle. (Par ailleurs il existe bien d’autres risques). L’élevage hors sol, souvent nourri avec une alimentation gonflée d’engrais,  de pesticides, d’OGM, de farines d’origine douteuse constitue le premier facteur explicatif ; ensuite vient le mode de préparation cuisson, préparation, conservation avec l’ajout d’innombrables additifs dont beaucoup très dangereux. La consommation de viande transformée mais aussi probablement celle de viande rouge augmentent les risques de cancer, selon un rapport du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) dont les résultats ont été publiés lundi.   »Le groupe de travail du CIRC a conclu que la consommation de viande transformée provoque le cancer colorectal », soulignent les experts de cette agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui ont passé en revue plusieurs centaines d’études pour parvenir à cette conclusion. Le CIRC ajoute qu’une association avec le cancer de l’estomac a été observée mais les données ne sont en l’occurrence pas concluantes. La viande transformée peut désigner aussi bien le jambon ou les saucisses, autrement dit toutes les viandes qui ont subi un processus de maturation, de fermentation, de salaison ou de fumaison, comme la charcuterie. Dans le cas de la viande rouge, les résultats ne sont pas suffisamment solides. Ils semblent toutefois indiquer une association entre sa consommation et le cancer colorectal mais aussi des liens avec les cancers du pancréas et de la prostate.  Selon les experts, chaque portion de 50 grammes de viande transformée consommée quotidiennement augmente le risque de cancer colorectal de 18%. « Pour un individu, le risque de développer un cancer colorectal en raison de sa consommation de viande transformée demeure faible, mais ce risque augmente avec la quantité de viande consommée », juge Kurt Straif, du CIRC. « Compte tenu du grand nombre de personnes qui consomment de la viande transformée, l’impact mondial sur l’incidence du cancer revêt une importance de santé publique », ajoute-t-il. Les régimes alimentaires riches en viande transformée sont à l’origine de 34.000 décès par an dans le monde, selon une étude menée par le Global Burden of Disease Project et citée par le CIRC. Par comparaison, le tabac est responsable chaque année d’environ un million de décès par cancer, l’alcool de 600.000 et la pollution de l’air de plus de 200.000 décès, d’après des statistiques du CIRC.   »Ces résultats confirment les recommandations de santé publique actuelles appelant à limiter la consommation de viande », selon Christopher Wild, directeur du CIRC. Mais, poursuit-il, la viande rouge n’est pas dénuée de qualités nutritives. Il revient donc aux gouvernements nationaux et aux agences de régulation internationale de mener une étude de risques en soupesant les risques et les avantages.

Insecticides et désherbant cancérigènes selon l’OMS

Des insecticides et un désherbant cancérigènes selon l’OMS

Des produits reconnus cancérigènes après des dizaines d’années d’utilisation  aujourd’hui souvent interdits mais utilisés toujours dans des pays aux réglementations exotiques d’où viennent désormais  nombre de légumes et de fruits ou encore pour les céréales. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte dans un communiqué sur le caractère possiblement cancérigène de trois agents chimiques très utilisés : le DDT, le 2/4 D et le lindane.  Les insecticides lindane et DDT et l’herbicide 2,4-D, trois agents chimiques largement utilisés, ont été classés comme cancérigènes ou probablement cancérigènes pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Pour aboutir à ces conclusions, le CIRC explique dans un communiqué avoir mené une analyse détaillée de la littérature scientifique récente.  Un groupe de travail constitué de 26 experts originaires de 13 pays différents a ainsi classé l’insecticide lindane comme cancérigène pour l’homme. Le lindane a largement été utilisé comme insecticide mais il s’est également retrouvé dans des produits pour le traitement des poux ou de la gale. Son utilisation est aujourd’hui interdite ou limitée dans la plupart des pays. Les experts disent disposer d’ »indications suffisantes » du caractère cancérigène du lindane chez l’homme pour le lymphome non hodgkinien (LNH). Le lindane a ainsi été placé dans le Groupe 1 par le CIRC, premier échelon de dangerosité de sa classification, au même titre que l’amiante par exemple. Un autre insecticide, le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane) est classé à l’échelon inférieur (Groupe 2A), soit « probablement cancérigène pour l’homme« . Autrefois utilisé pour lutter contre les maladies véhiculée par les animaux et plus tard largement appliqué dans l’agriculture ainsi que pour éradiquer le paludisme, la majorité de ses utilisations a été interdites dans les années 1970. Toutefois, « le DDT et ses produits de dégradation sont très persistants« , souligne le CIRC. Des associations positives ont notamment été établies entre le DDT et des symptômes entraînant l’affaiblissement du système immunitaire, la perturbation des hormones sexuelles. Après des études épidémiologiques, l’agent chimique a également été associé positivement avec plusieurs maladies dont le cancer des testicules, le cancer du foie et le lymphome non hodkinien (LNH). Le dernier agent chimique visé est le 2,4-D, que le CIRC classe comme « peut-être cancérogène » pour l’homme (Groupe 2B), le troisième échelon de sa classification. Dénoncé depuis longtemps par les groupes environnementaux et les associations de consommateurs aux Etats-Unis, le 2,4-D est pourtant défendu par l’industrie agricole qui souligne son importance pour la production alimentaire. La population générale peut y être exposée par le biais des aliments, de l’eau, de la poussière ou d’applications résidentielles, et pendant la pulvérisation. Les avis du CIRC ne sont pas contraignants pour les firmes ou les particuliers qui souhaiteraient continuer l’industrialisation de ces trois agents chimiques. Cependant ils peuvent malgré tout influencer les autorités de régulation, le législateur ou l’opinion publique.

 

Paradis fiscaux: le gouvernement veut les noms

Paradis fiscaux: le gouvernement veut les noms

Le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, « demande à la presse » de transmettre les fichiers à la justice concernant l’affaire « Offshore leaks ». Devant l’Assemblée nationale, il a « demandé à la presse qui dit détenir des éléments et des fichiers de bien vouloir les communiquer à la justice de manière à ce que celle-ci puisse faire son travail », en référence aux révélations de médias sur des détenteurs de comptes offshore.  Bernard Cazeneuve a aussi affirmé que le gouvernement ne mettrait pas en place de « cellule de régularisation » ni de plan d’ »amnistie » pour ceux qui ont fraudé le fisc en ouvrant un compte à l’étranger. Un peu plus tôt dans la journée, Arnaud Montebourg a de son côté déclaré dans une interview au Monde vouloir faire pression sur des pays comme la Suisse et le Luxembourg pour obtenir les noms de détenteurs de comptes offshore.  «Il sera nécessaire d’utiliser des moyens de pression diplomatiques. Il n’est pas acceptable que la Suisse profite du marché de l’Union européenne et de ses avantages mais refuse de donner les noms de nos ressortissants», affirmé Arnaud Montebourg.

 




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