Archive pour le Tag 'omicron'

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Variant Omicron : les vaccins actuels efficaces

Variant Omicron  : les vaccins actuels  efficaces

 

Les caractéristiques du nouveau variant Omicron  sont d’une part une beaucoup plus grande vitesse de transmission mais aussi un taux de mortalité moins important comme dans la plupart des virus qui évoluent.

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a déclaré jeudi 9 décembre que les doses de rappel du vaccin contre le Covid-19 pouvaient être administrées de façon «sûre et efficace» trois mois seulement après la dernière injection, alors que jusqu’ici elle avait recommandé d’attendre six mois. «Les données actuellement disponibles soutiennent l’administration sûre et efficace d’une dose de rappel dès trois mois après la fin de la primovaccination si un intervalle aussi court est souhaitable du point de vue de la santé publique», a indiqué Marco Cavaleri, chef de la stratégie vaccinale de cette agence, basée à Amsterdam.

Les symptômes déclenchés par le variant Omicron sur les cas recensés dans l’Union européenne «semblent pour la plupart légers», a par ailleurs indiqué EMA. «Mais nous devons rassembler plus de preuves pour déterminer si le spectre de gravité de la maladie causée par l’Omicron est différent de celui de tous les variants qui ont circulé jusqu’à présent», a ajouté Marco Cavaleri. «Les données préliminaires suggèrent qu’il pourrait être plus contagieux que le variant Delta, mais on ne sait actuellement pas dans quelle mesure Omicron pourrait remplacer Delta comme virus dominant», a-t-il précisé.

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VARIANT OMICRON: 25 cas en France (Véran)

 VARIANT OMICRON: 25 cas en France (Véran)

 

Olivier Véran ,ministre de la Santé a indiqué  que 21 cas d’Omicron provenaient de personnes de retour d’Afrique australe. 4 cas proviennent de transmissions depuis le sol français.

« S’il y a plus de 400 cas confirmés en Europe à ce stade, on estime qu’il y a sans doute plusieurs milliers de cas en circulation et qui sont en passe d’être diagnostiqué. En France, le séquençage très intensif que nous réalisons sur tous les tests positifs suspects nous a permis d’identifier 25 cas positifs du variant Omicron », a d’abord expliqué le ministre de la Santé.

« 21 sont des cas importés, c’est-à-dire que ce sont des personnes qui se sont contaminées essentiellement dans les pays d’Afrique Australe où ce variant est apparu. Pour 4 cas en revanche, c’est probablement une contamination autochtone, c’est-à-dire une transmission interhumaine sur le sol français », a encore avancé le neurologue.

 

Le danger Omicron: surtout en février-mars (Bruno Lina, virologue)

Le danger  Omicron: surtout en février-mars (Bruno Lina, virologue)

 

. Le chercheur Bruno Lina, virologue, membre du conseil scientifique explique le variant Omicron pourrait être une menace en février-mars mais que l’ennemi numéro un de Noël, c’est Delta  contre lequel nous pouvons agir. (Interview JDD)

 

Omicron circule-t-il déjà en France?
Il est partout, oui. Vendredi, 12 cas avaient été confirmés en France et 109 sur le continent européen. Pour l’instant, tous les cas détectés dans notre pays sont des cas d’importation mais ça va probablement changer. Les résultats de l’avant-dernière enquête flash sur les variants, une opération que nous réalisons chaque semaine pour surveiller les variants sur une part importante des tests positifs d’une journée donnée, seront publiés en début de semaine. Ils devraient montrer que, la semaine du 14 au 20 novembre, c’est-à-dire celle précédant l’alerte sur Omicron du 25 novembre, ce virus n’était pas encore présent. Ce week-end, nous allons analyser les les 12.000 séquences effectuées du 23 au 30 novembre

12.000 séquençages sur 50.000 nouveaux cas environ chaque jour et donc 100.000 possibles, est-ce suffisant?
C’est une proportion suffisante et significative! Je ne veux pas rentrer dans un débat sans fin. Oui, les Anglais séquencent plus que nous mais leur système a été mis en place il y a dix ans. Nous pouvons nous réjouir d’avoir considérablement accru nos capacités de séquençage depuis le début de la pandémie. Tout séquencer ne sert à rien. Le système de surveillance est aujourd’hui bien calibré. Ce qui importe, c’est de suivre l’évolution des différentes souches. En France, Delta est toujours ultra-dominant avec environ 99% des séquences mais nous surveillons également, depuis trois à quatre semaines, un autre variant, le B.1.640, détecté pour la première fois au Congo et en France. Il porte beaucoup de mutations, sans atteindre le nombre record d’Omicron, et il a lui aussi un potentiel de transmission important. Nos collègues européens nous demandent régulièrement des informations à son sujet. L’Institut Pasteur, qui effectue des tests en laboratoire sur ce virus, va rendre publics ses résultats dans de brefs délais. On espère qu’ils seront rassurants.

 

Combien de temps faut-il pour séquencer un prélèvement suspect?
Certains chercheurs vendent du rêve en disant que cette opération peut être effectuée en douze heures! C’est possible en cas d’extrême urgence mais pas en routine. Aujourd’hui, il existe deux technologies de séquençage. La première, à haut débit, permet d’étudier en même temps 1.500 échantillons mais il faut ensuite interpréter les résultats obtenus. Bref, cinq à huit jours sont nécessaires avant d’obtenir la totalité des résultats. La deuxième, beaucoup plus rapide, peut les fournir en vingt-quatre à trente-six heures mais on ne peut pas étudier plus de 10 à 15 prélèvements par jour.

Une étude sud-africaine prépubliée sur Internet et relayée par le New York Times suggère qu’Omicron serait deux fois plus contagieux que Delta. Qu’en pensez-vous?
Il est impossible de générer aussi rapidement des données robustes d’épidémiologie descriptive, des modélisations. Les études prépubliées et non revues par d’autres scientifiques sont parfois très bonnes ; d’autres fois, sont biaisées. On peut rarement faire vite et bien pour calculer le R0, c’est-à-dire le nombre moyen de personnes contaminées par un cas. Il faut en général analyser plusieurs épisodes de transmission pour parvenir à un résultat solide. Pour déterminer la transmissibilité d’Omicron et savoir s’il peut se répandre à travers le monde, il faut scruter l’évolution de l’épidémie en Afrique du Sud, mais ça ne suffit pas. Car ce pays était, avant l’arrivée du variant, dans un creux épidémique avec une incidence très basse, de l’ordre de 5 nouveaux cas par jour pour 100.000 habitants. Un élément important sera d’observer comment il va se comporter par rapport à Delta, notamment en Europe où ce virus flambe. Le cluster d’Omicron identifié en Norvège après un dîner d’entreprise où plus de la moitié des 120 convives ont été testés positifs va nous aider à évaluer son potentiel de diffusion. Mais tout ça va prendre du temps.

Lire aussi - Covid-19 : à Marseille, des soignants épuisés au chevet des patients non-vaccinés

Anthony Fauci, le conseiller médical en chef du président américain, a pourtant promis de premières données solides pour la fin de cette semaine. Les aura-t-on?
On devrait avoir très vite de premières données de laboratoire venues du monde entier. Chez nous, une équipe de l’Institut Pasteur à Paris et une autre de l’université d’Aix-Marseille se chargent de faire ces tests dits de séroneutralisation. Il s’agit de cultiver du virus puis de voir, dans le tube à essai, comment il se comporte avec les anticorps monoclonaux. Ces médicaments prescrits dans les hôpitaux pour prévenir les formes sévères marchent-ils encore ou pas avec Omicron? Les chercheurs mettent aussi Omicron en présence de sérums de personnes vaccinées, avec deux ou trois doses. Leur but est de voir si cela empêche le virus de pousser ou pas, c’est-à-dire s’il y a une bonne protection ou si la protection diminue. Ces analyses de laboratoire sont ce qu’il y a de plus simple à faire ; c’est pourquoi elles vont donner rapidement des résultats.

Le variant Omicron remet-il en question l’efficacité des vaccins?
Des données préliminaires communiquées par des collègues israéliens suggèrent que non mais je reste très prudent. Pour le moment, on l’ignore.

Les experts britanniques appellent leur gouvernement à durcir les restrictions sans attendre de savoir si Omicron est plus transmissible que Delta. Avons-nous pris la pleine mesure de la menace constituée par ce variant?
Les échanges informels que nous avons avec les scientifiques européens en général et britanniques en particulier me laissent penser qu’ils cherchent d’abord à convaincre le gouvernement de Boris Johnson de réduire drastiquement le niveau de circulation du virus. Là-bas, Delta court depuis plusieurs semaines et même plusieurs mois. Un taux d’incidence très élevé est devenu acceptable. Ce n’est pas le choix qu’a fait la France.

Comment freiner la cinquième vague et retarder l’arrivée d’Omicron?
On peut minimiser l’impact de cette vague. Une somme de petites actions simples, comme un effort sur le port du masque, sur l’aération, l’utilisation de gel hydroalcoolique, la pratique du télétravail dans les semaines précédant les fêtes peuvent nous permettre d’y parvenir. Les modélisations de l’Institut Pasteur montrent que nos efforts n’ont pas besoin d’être démesurés. Car, contrairement à l’an dernier, nous sommes massivement vaccinés. Et les gestes barrière et les mesures de distanciation sont très efficaces dans une population ainsi immunisée. De récentes études scientifiques montrent que le schéma à trois doses offre de très bons niveaux de protection et peut freiner la diffusion du virus. Les personnes qui ont reçu un rappel le transmettent nettement moins que celles qui n’ont eu que deux injections. Cet atout incroyable s’ajoute au reste de l’arsenal disponible. Il n’y a pas de fatalité à ce que nous soyons soumis à un couvre-feu ou confinés. Si nous ne faisons pas un effort collectif, il se pourrait que les hôpitaux ne tiennent pas le choc. Les personnels des services qui prennent en charge les malades du Covid-19 sont épuisés par quatre vagues successives et désespérés de voir que la majorité de ces patients ne sont pas vaccinés.

Ce nouveau variant peut-il gâcher Noël?
Omicron sera peut-être une menace en février, mars ou pour Pâques! Lorsque j’ai vu sa séquence génétique la semaine dernière, j’ai pensé : « Ce n’est pas du tout une bonne nouvelle. » Mais ce n’est pas pour autant une catastrophe annoncée. Notre problème, pour les fêtes, c’est Delta. Le pic est attendu pour début janvier car il y a une inertie dans l’évolution de l’épidémie.

Omicron remet-il en cause l’intérêt d’un rappel vaccinal?
Attendre d’hypothétiques vaccins adaptés à un variant dont on n’a pas la certitude qu’il va devenir dominant n’a aucun sens. Quand un incendie démarre, on jette de l’eau sur le feu au plus vite. Ce genre de discours attentiste relève de l’hésitation vaccinale. Les vaccins actuels sont très efficaces contre Delta. L’immunité stérilisante, au niveau du nez et de la bouche, celle qui permet de limiter la transmission du virus, remonte à 90% après la troisième dose.

Les tests antigéniques gardent-ils leur efficacité avec Omicron?
Une étude réalisée par des scientifiques autrichiens et une autre effectuée par un groupe de recherche européen suggèrent qu’ils continuent de très bien fonctionner avec ce variant. Ce n’est pas surprenant car ces kits ciblent la protéine N du virus et pas la protéine de surface Spike sur laquelle les mutations sont plus nombreuses. Du côté des tests PCR, tout va très bien aussi. La méthode de criblage permettant de détecter Omicron est déployée dans tout le pays.

 

Les écoliers sont-ils le moteur de cette cinquième vague?
Les enfants, dans les tranches d’âge non vaccinées, sont désormais le principal moteur de la reprise épidémique. Faut-il pour autant fermer les écoles ou rallonger les vacances? Je ne le crois pas. Les élèves ont beaucoup souffert des fermetures, même si la France peut s’enorgueillir d’être le pays de l’OCDE qui les a gardées ouvertes le plus longtemps. Une des solutions, c’est le développement du dépistage. Dans ma région Auvergne-Rhône-Alpes, nous testons, depuis la rentrée de la Toussaint, le dépistage systématique hebdomadaire des enfants dans une trentaine d’écoles. L’équipe de Vittoria Colizza, à l’Inserm, a montré que ça pouvait en théorie réduire la circulation du virus car les écoliers asymptomatiques sont repérés. Dans l’attente de nos résultats ainsi que de ceux d’expériences menées en Ile-de-France et en Nouvelle-Aquitaine, il semble que les parents adhèrent plutôt bien à cette expérience. Le dépistage réactif mis en place récemment par le ministère de l’Éducation nationale, c’est-à-dire le fait de tester toute une classe en cas de découverte d’un enfant positif, est utile mais moins efficace car il ne permet de détecter que le sommet de l’iceberg. Beaucoup d’enfants sans symptômes diffusent le virus. Ce n’est sans doute pas l’option la plus protectrice, surtout quand l’incidence dépasse 800 nouveaux cas quotidiens pour 100.000 enfants.

Certains se méfient du vaccin de Moderna. Comprenez-vous ces réticences?
Pour les plus de 30 ans, il n’y a aucun risque, que des bénéfices. Durant une période de reprise épidémique comme celle que nous vivons, la vaccination offre non seulement une protection individuelle mais une protection collective. N’oublions pas qu’au cœur de notre devise républicaine, il y a la notion de liberté mais aussi, et au même niveau, celle de fraternité.

Omicron : variant beaucoup plus contagieux mais pas forcément plus virulent

Omicron : variant beaucoup plus contagieux mais pas forcément plus virulent

De l’avis de certains experts le variant omicron pourrait avoir une vitesse de contamination nettement supérieure au dernier variant Delta. Pourtant omicron ne serait pas forcément plus dangereux que précédemment. Ce que révèle des étude menée en Afrique du Sud.

 

Actuellement le variant Delta est quasi hégémonique dans le monde. Les variants qui sont apparus ces derniers mois, comme Mu ou Lambda, n’ont pas réussi à lui ravir la première place. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies a estimé jeudi qu’Omicron pourrait devenir majoritaire en Europe « dans les tout prochains mois ». Mais ces prévisions se basent sur des données très préliminaires, qui peuvent évoluer.

L’interrogation porte surtout sur la dangerosité d’Omicron, sa capacité à engendrer ou non des formes plus sévères du Covid-19. Or, Omicron a été détecté trop récemment pour donner le temps aux experts de déterminer cliniquement la gravité des cas. Les premiers cas en Afrique du Sud ont été observés dans une population jeune, donc moins susceptible de développer des formes sévères, pointe l’OMS.

L’instance onusienne ajoute que les données préliminaires suggèrent « une augmentation des taux d’hospitalisation en Afrique du Sud, mais elle pourrait être liée à une hausse du nombre global de personnes infectées, plutôt qu’à une infection spécifique par Omicron ». Pour l’heure, aucun décès lié à Omicron n’a été signalé auprès de l’OMS. « Même s’il est trop tôt pour tirer des conclusions », Anthony Fauci, conseiller américain sur la crise sanitaire, a jugé dimanche que « les signaux concernant la gravité [étaient] un peu encourageants ».

 

COVID DANEMARK: Très gros bond du variant omicron

COVID  DANEMARK: Très gros bond  du variant omicron

 

Une progression particulièrement inquiétante du variant omicron au Danemark. Ce pays qui compte environ 6 millions d’habitants en effet enregistré dimanche 183 cas du variant omicron, un chiffre qui a triplé en 48 heures

 

Le nombre de cas confirmés du nouveau variant Omicron du virus responsable du Covid-19 a bondi à 183 dimanche au Danemark, ont annoncé les autorités sanitaires, qualifiant l’évolution d’ »inquiétante ».

Au dernier pointage vendredi, le Danemark n’avait que 18 cas confirmés et 42 cas suspects, selon les données de l’institut public SSI, ce qui signifie que le nombre de cas a au moins triplé en 48 heures.

Avant cette annonce, le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC) totalisait 182 cas dans toute l’Union européenne, plus la Norvège et l’Islande.

 

« Nous observons une hausse préoccupante du nombre de cas d’infections par l’Omicron au Danemark », a souligné le directeur du SSI ( Services de santé du Danemark), Henrik Ullum, dans un communiqué.

« Il y a désormais des chaînes de contagion où le variant est détecté chez des gens qui ne sont pas partis en voyage ou été en contact avec des voyageurs », souligne-t-il.

L’institut travaille « intensément » pour accélérer encore les résultats rapides de tests de laboratoire, afin que les institutions sanitaires puissent tracer les chaînes de contamination « le plus vite possible », ajoute le responsable sanitaire.

« Le temps que nous gagnons, nous devons l’utiliser pour vacciner le plus de nombre de gens possible. Une immunité importante donne plus de solidité à notre société, si la contamination à l’Omicron se poursuit », plaide-t-il.

Variant Omicron: le danger sera surtout en février-mars (Bruno Lina, virologue)

Variant Omicron: le danger sera surtout en février-mars (Bruno Lina, virologue)

 

. Le chercheur Bruno Lina, virologue, membre du conseil scientifique explique le variant Omicron pourrait être une menace en février-mars mais que l’ennemi numéro un de Noël, c’est Delta, contre lequel nous pouvons agir. (Interview JDD)

 

Omicron circule-t-il déjà en France?
Il est partout, oui. Vendredi, 12 cas avaient été confirmés en France et 109 sur le continent européen. Pour l’instant, tous les cas détectés dans notre pays sont des cas d’importation mais ça va probablement changer. Les résultats de l’avant-dernière enquête flash sur les variants, une opération que nous réalisons chaque semaine pour surveiller les variants sur une part importante des tests positifs d’une journée donnée, seront publiés en début de semaine. Ils devraient montrer que, la semaine du 14 au 20 novembre, c’est-à-dire celle précédant l’alerte sur Omicron du 25 novembre, ce virus n’était pas encore présent. Ce week-end, nous allons analyser les les 12.000 séquences effectuées du 23 au 30 novembre

12.000 séquençages sur 50.000 nouveaux cas environ chaque jour et donc 100.000 possibles, est-ce suffisant?
C’est une proportion suffisante et significative! Je ne veux pas rentrer dans un débat sans fin. Oui, les Anglais séquencent plus que nous mais leur système a été mis en place il y a dix ans. Nous pouvons nous réjouir d’avoir considérablement accru nos capacités de séquençage depuis le début de la pandémie. Tout séquencer ne sert à rien. Le système de surveillance est aujourd’hui bien calibré. Ce qui importe, c’est de suivre l’évolution des différentes souches. En France, Delta est toujours ultra-dominant avec environ 99% des séquences mais nous surveillons également, depuis trois à quatre semaines, un autre variant, le B.1.640, détecté pour la première fois au Congo et en France. Il porte beaucoup de mutations, sans atteindre le nombre record d’Omicron, et il a lui aussi un potentiel de transmission important. Nos collègues européens nous demandent régulièrement des informations à son sujet. L’Institut Pasteur, qui effectue des tests en laboratoire sur ce virus, va rendre publics ses résultats dans de brefs délais. On espère qu’ils seront rassurants.

 

Combien de temps faut-il pour séquencer un prélèvement suspect?
Certains chercheurs vendent du rêve en disant que cette opération peut être effectuée en douze heures! C’est possible en cas d’extrême urgence mais pas en routine. Aujourd’hui, il existe deux technologies de séquençage. La première, à haut débit, permet d’étudier en même temps 1.500 échantillons mais il faut ensuite interpréter les résultats obtenus. Bref, cinq à huit jours sont nécessaires avant d’obtenir la totalité des résultats. La deuxième, beaucoup plus rapide, peut les fournir en vingt-quatre à trente-six heures mais on ne peut pas étudier plus de 10 à 15 prélèvements par jour.

Une étude sud-africaine prépubliée sur Internet et relayée par le New York Times suggère qu’Omicron serait deux fois plus contagieux que Delta. Qu’en pensez-vous?
Il est impossible de générer aussi rapidement des données robustes d’épidémiologie descriptive, des modélisations. Les études prépubliées et non revues par d’autres scientifiques sont parfois très bonnes ; d’autres fois, sont biaisées. On peut rarement faire vite et bien pour calculer le R0, c’est-à-dire le nombre moyen de personnes contaminées par un cas. Il faut en général analyser plusieurs épisodes de transmission pour parvenir à un résultat solide. Pour déterminer la transmissibilité d’Omicron et savoir s’il peut se répandre à travers le monde, il faut scruter l’évolution de l’épidémie en Afrique du Sud, mais ça ne suffit pas. Car ce pays était, avant l’arrivée du variant, dans un creux épidémique avec une incidence très basse, de l’ordre de 5 nouveaux cas par jour pour 100.000 habitants. Un élément important sera d’observer comment il va se comporter par rapport à Delta, notamment en Europe où ce virus flambe. Le cluster d’Omicron identifié en Norvège après un dîner d’entreprise où plus de la moitié des 120 convives ont été testés positifs va nous aider à évaluer son potentiel de diffusion. Mais tout ça va prendre du temps.

Lire aussi - Covid-19 : à Marseille, des soignants épuisés au chevet des patients non-vaccinés

Anthony Fauci, le conseiller médical en chef du président américain, a pourtant promis de premières données solides pour la fin de cette semaine. Les aura-t-on?
On devrait avoir très vite de premières données de laboratoire venues du monde entier. Chez nous, une équipe de l’Institut Pasteur à Paris et une autre de l’université d’Aix-Marseille se chargent de faire ces tests dits de séroneutralisation. Il s’agit de cultiver du virus puis de voir, dans le tube à essai, comment il se comporte avec les anticorps monoclonaux. Ces médicaments prescrits dans les hôpitaux pour prévenir les formes sévères marchent-ils encore ou pas avec Omicron? Les chercheurs mettent aussi Omicron en présence de sérums de personnes vaccinées, avec deux ou trois doses. Leur but est de voir si cela empêche le virus de pousser ou pas, c’est-à-dire s’il y a une bonne protection ou si la protection diminue. Ces analyses de laboratoire sont ce qu’il y a de plus simple à faire ; c’est pourquoi elles vont donner rapidement des résultats.

Le variant Omicron remet-il en question l’efficacité des vaccins?
Des données préliminaires communiquées par des collègues israéliens suggèrent que non mais je reste très prudent. Pour le moment, on l’ignore.

Les experts britanniques appellent leur gouvernement à durcir les restrictions sans attendre de savoir si Omicron est plus transmissible que Delta. Avons-nous pris la pleine mesure de la menace constituée par ce variant?
Les échanges informels que nous avons avec les scientifiques européens en général et britanniques en particulier me laissent penser qu’ils cherchent d’abord à convaincre le gouvernement de Boris Johnson de réduire drastiquement le niveau de circulation du virus. Là-bas, Delta court depuis plusieurs semaines et même plusieurs mois. Un taux d’incidence très élevé est devenu acceptable. Ce n’est pas le choix qu’a fait la France.

Comment freiner la cinquième vague et retarder l’arrivée d’Omicron?
On peut minimiser l’impact de cette vague. Une somme de petites actions simples, comme un effort sur le port du masque, sur l’aération, l’utilisation de gel hydroalcoolique, la pratique du télétravail dans les semaines précédant les fêtes peuvent nous permettre d’y parvenir. Les modélisations de l’Institut Pasteur montrent que nos efforts n’ont pas besoin d’être démesurés. Car, contrairement à l’an dernier, nous sommes massivement vaccinés. Et les gestes barrière et les mesures de distanciation sont très efficaces dans une population ainsi immunisée. De récentes études scientifiques montrent que le schéma à trois doses offre de très bons niveaux de protection et peut freiner la diffusion du virus. Les personnes qui ont reçu un rappel le transmettent nettement moins que celles qui n’ont eu que deux injections. Cet atout incroyable s’ajoute au reste de l’arsenal disponible. Il n’y a pas de fatalité à ce que nous soyons soumis à un couvre-feu ou confinés. Si nous ne faisons pas un effort collectif, il se pourrait que les hôpitaux ne tiennent pas le choc. Les personnels des services qui prennent en charge les malades du Covid-19 sont épuisés par quatre vagues successives et désespérés de voir que la majorité de ces patients ne sont pas vaccinés.

Ce nouveau variant peut-il gâcher Noël?
Omicron sera peut-être une menace en février, mars ou pour Pâques! Lorsque j’ai vu sa séquence génétique la semaine dernière, j’ai pensé : « Ce n’est pas du tout une bonne nouvelle. » Mais ce n’est pas pour autant une catastrophe annoncée. Notre problème, pour les fêtes, c’est Delta. Le pic est attendu pour début janvier car il y a une inertie dans l’évolution de l’épidémie.

Omicron remet-il en cause l’intérêt d’un rappel vaccinal?
Attendre d’hypothétiques vaccins adaptés à un variant dont on n’a pas la certitude qu’il va devenir dominant n’a aucun sens. Quand un incendie démarre, on jette de l’eau sur le feu au plus vite. Ce genre de discours attentiste relève de l’hésitation vaccinale. Les vaccins actuels sont très efficaces contre Delta. L’immunité stérilisante, au niveau du nez et de la bouche, celle qui permet de limiter la transmission du virus, remonte à 90% après la troisième dose.

Les tests antigéniques gardent-ils leur efficacité avec Omicron?
Une étude réalisée par des scientifiques autrichiens et une autre effectuée par un groupe de recherche européen suggèrent qu’ils continuent de très bien fonctionner avec ce variant. Ce n’est pas surprenant car ces kits ciblent la protéine N du virus et pas la protéine de surface Spike sur laquelle les mutations sont plus nombreuses. Du côté des tests PCR, tout va très bien aussi. La méthode de criblage permettant de détecter Omicron est déployée dans tout le pays.

 

Les écoliers sont-ils le moteur de cette cinquième vague?
Les enfants, dans les tranches d’âge non vaccinées, sont désormais le principal moteur de la reprise épidémique. Faut-il pour autant fermer les écoles ou rallonger les vacances? Je ne le crois pas. Les élèves ont beaucoup souffert des fermetures, même si la France peut s’enorgueillir d’être le pays de l’OCDE qui les a gardées ouvertes le plus longtemps. Une des solutions, c’est le développement du dépistage. Dans ma région Auvergne-Rhône-Alpes, nous testons, depuis la rentrée de la Toussaint, le dépistage systématique hebdomadaire des enfants dans une trentaine d’écoles. L’équipe de Vittoria Colizza, à l’Inserm, a montré que ça pouvait en théorie réduire la circulation du virus car les écoliers asymptomatiques sont repérés. Dans l’attente de nos résultats ainsi que de ceux d’expériences menées en Ile-de-France et en Nouvelle-Aquitaine, il semble que les parents adhèrent plutôt bien à cette expérience. Le dépistage réactif mis en place récemment par le ministère de l’Éducation nationale, c’est-à-dire le fait de tester toute une classe en cas de découverte d’un enfant positif, est utile mais moins efficace car il ne permet de détecter que le sommet de l’iceberg. Beaucoup d’enfants sans symptômes diffusent le virus. Ce n’est sans doute pas l’option la plus protectrice, surtout quand l’incidence dépasse 800 nouveaux cas quotidiens pour 100.000 enfants.

Certains se méfient du vaccin de Moderna. Comprenez-vous ces réticences?
Pour les plus de 30 ans, il n’y a aucun risque, que des bénéfices. Durant une période de reprise épidémique comme celle que nous vivons, la vaccination offre non seulement une protection individuelle mais une protection collective. N’oublions pas qu’au cœur de notre devise républicaine, il y a la notion de liberté mais aussi, et au même niveau, celle de fraternité.

Covid Omicron : environ 100 cas en Europe

Covid Omicron : environ 100 cas en Europe

109 cas concerneraient l’Europe. En France, 12 cas ont été recensés, selon les autorités sanitaires. Les États-Unis en comptent pour leur part 10 au total, dont deux concernant des malades n’ayant pas voyagé à l’étranger, signe que les transmissions sont désormais aussi locales.

L’Australie a pour sa part annoncé aujourd’hui trois premiers cas à Sidney, malgré l’interdiction faite aux étrangers d’entrer sur son territoire et les restrictions de vols vers l’Afrique australe.

La Tunisie et le Mexique ont eux annoncé leurs premiers cas ce vendredi.

Covid: réinfection possible avec le variant Omicron

Covid: réinfection possible avec le variant Omicron

Le risque d’attraper une nouvelle fois le Covid-19 est accru avec le variant Omicron. C’est ce que démontre une étude de scientifiques sud-africains dont les travaux se fondent sur l’analyse de 35.670 réinfections identifiées chez près de 2,8 millions d’individus ayant été testés positifs en Afrique du Sud. Cependant l’étude ne précise pas si les personnes réinffectées avaient été ou non vaccinées

Omicron: Alerte aussi du G7

Omicron: Alerte aussi du G7

 

Pour des raisons sanitaires autant que politiques, le Royaume-Uni qui préside le G7 a réuni les ministres de la santé pour examiner la situation après la découverte du nouveau variant omicron.

 

Le nouveau variant Omicron, « hautement transmissible », exige une « action urgente », ont déclaré ce lundi les ministres de la Santé des pays du G7, à l’issue d’une réunion d’urgence convoquée par le gouvernement britannique, en ce moment à la tête de la présidence tournante du G7.

« La communauté internationale est confrontée à la menace d’un nouveau variant hautement transmissible du Covid-19, qui nécessite une action urgente », ont estimé les ministres dans un communiqué commun à l’issue de la réunion.

« Les ministres ont salué le travail exemplaire de l’Afrique du Sud, qui a su détecter le variant et alerter les autres », ajoutent-ils à destination du pays d’Afrique australe, qui a identifié ce nouveau variant, avant de regretter les restrictions le visant décidées par d’autres pays.

Les pays du G7 « ont également reconnu la pertinence stratégique d’assurer l’accès aux vaccins » en « préparant » les pays à recevoir des doses, en fournissant une « assistance opérationnelle, en donnant suite à nos engagements en matière de dons, en luttant contre la désinformation sur les vaccins, ainsi qu’en soutenant la recherche et le développement ».

Les pays du G7 s’engagent en outre « à continuer de travailler en étroite collaboration avec l’OMS et les partenaires internationaux pour partager l’information et surveiller Omicron ». « Les ministres se sont engagés à se réunir à nouveau en décembre », concluent-ils.

Cette déclaration survient alors que le variant Omicron a été détecté dans plusieurs pays et notamment en Europe, avec 14 cas identifiés aux Pays-Bas, et divers cas en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni. En France, 8 cas suspects ont été identifiés et sont en cours de vérification en attendant une possible confirmation de leur contamination à la nouvelle souche.

Arnaque : cryptomonnaie « Omicron » au plus haut !

Arnaque : cryptomonnaie « Omicron » au plus haut !

 

Preuve que la croissance des cryptos ne repose que sur du vent et des rumeurs, la  monnaie numérique Omicron a atteint un plus haut à près de 700 dollars lundi matin, soit environ dix fois plus que deux jours auparavant, selon le site spécialisé CoinMarketCap.

Lundi, la valeur de l’Omicron a rechuté à 152 dollars avant de remonter et de se stabiliser à 350 dollars vers 17 heures, selon CoinMarketCap, soit encore cinq fois plus qu’en fin de semaine dernière.

Début novembre, une autre cryptomonnaie avait connu un succès vertigineux, avant de s’effondrer: le «Squid coin» a été créé sur le thème de la série à succès Squid Game par des anonymes. De 0,7 dollar environ à son lancement le 21 octobre, l’unité est montée le 1er novembre jusqu’à 2.856 dollars, avant que s’écrouler à 0,003 dollar le lendemain. Les acheteurs ont par ailleurs découvert qu’ils ne pouvaient pas la vendre et encaisser leurs profits et les créateurs ont disparu des réseaux sociaux.

Bourse -Plongeon des marchés : omicron ou consolidation spéculative ?

Bourse -Plongeon des marchés : omicron ou  consolidation spéculative  ?

 

Les marchés actions européens ont largement plongé dans le rouge ce vendredi, avec notamment un indice parisien CAC 40 qui termine en recul de près de 5 %. Wall Street a également suivi le mouvement avec un indice Dow Jones en retrait de 2,5% en fin d’après-midi et de près de 4% pour le Nasdaq, qui regroupe les valeurs des entreprises technologiques.

Nombre d’experts attribuent cette baisse au risque potentiel du nouveau virus omicron découvert en Afrique du Sud et qui serait beaucoup plus virulent que le virus Delta.

La situation sanitaire potentielle constitue un élément qui doit être pris en compte compte tenu de sa possible influence sur le tassement de la croissance.

Ceci étant, beaucoup s’attendaient à une consolidation avant la fin de l’année du fait de l’emballement des marchés soutenus par la spéculation tout autant que par la politique accommodante des banques centrales. Des banques centrales qui ont inondé le monde de liquidités dans beaucoup se sont investies sur le marché des actions puisque parallèlement les obligations ne rapportaient plus depuis les taux d’intérêt à zéro. En France, les indices boursiers ont progressé de l’ordre de 20 % environ jusqu’à maintenant. Une hausse évidemment complètement déconnectée des évolutions économiques et des résultats financiers. En effet la croissance globale va se situer entre 6 et 7 % pour le PIB mais ne constitue en réalité qu’un rattrapage sur 2020 qui a perdue une 8 % de croissance.

La correction va nécessairement intervenir et se prolonger afin d’aligner les indices sur des réalités économiques et financières plus réalistes. Par ailleurs les banques centrales seront bien contraintes un jour ou un autre non seulement de réduire le volume de rachat d’actifs mais aussi d’intégrer l’inflation dans la gestion des taux d’intérêt.

Cette correction sera fortement encouragée par les investisseurs spéculatifs afin d’encaisser le profit de l’enflure des cotations et plus tard afin  de les racheter fortement la baisse. Bref le jeu habituel de la bourse

Covid Omicron : les tests de PCR valables

Covid Omicron : les tests de PCR  valables

 

Alors que les analyses du nouveau variant omicron ne permettent pas de dire encore si les vaccins actuels sont efficaces contreLe nouveau variant omicron les tests PCR,  eux, demeureraient pertinents pour détecter la présence d’omicron.

Les tests PCR sont toujours efficaces face au nouveau variant du coronavirus Omicron et des études sont en cours pour mesurer l’efficacité des autres outils de diagnostic, a indiqué l’OMS dimanche. Dimanche, l’organisation basée à Genève a indiqué dans un communiqué que «les tests PCR (…) continuent de détecter l’infection, y compris l’infection par Omicron».

Elle a ajouté que «des études sont en cours pour déterminer s’il y a un impact sur d’autres types de tests, notamment les tests de détection rapide d’antigènes». L’OMS ne sait pas encore si Omicron est plus facilement transmissible que d’autres variants. Aucune information ne permet actuellement de penser que les symptômes associés à Omicron sont différents de ceux provoqués par les autres variants, mais il faudra «plusieurs jours à plusieurs semaines pour comprendre le niveau de virulence du variant».

Covid omicron: Huit cas possibles en France

Covid omicron: Huit cas possibles en France

 

La France ne sera évidemment pas à l’abri de la diffusion du nouveau variant omicron. Huit cas possibles de patients positifs au variant Omicron ont été repérés sur le territoire national, selon un communiqué du ministère de la santé publié dimanche soir. Sont considérés comme cas possibles de contamination au variant Omicron les personnes s’étant rendues en Afrique australe dans les 14 derniers jours et ayant un résultat de test positif avec un criblage négatif pour les mutations retrouvées dans les autres variants préoccupants (alpha, bêta, gamma, delta). Ils nécessitent une confirmation par séquençage, ce qui peut prendre plusieurs jours.

Covid Omicron : isolement imposé pour tous les cas contact

Covid Omicron : isolement imposé pour tous  les cas contact

des mesures drastiques ont été prises par le ministère de la santé pour faire face à l’éventuelle propagation du variant « omicron ».

« Toute personne contact à risque d’un cas possible ou d’un cas confirmé du variant B1.1.529, indépendamment de son statut vaccinal, doit être considérée comme ‘contact à risque élevé’ et doit ainsi être placée en quarantaine », selon le texte envoyé aux établissements et professionnels de santé et dont l’AFP a obtenu copie.

La France ce dimanche matin n’avait pas encore enregistré un cas du variant omicron. En Allemagne un cas suspect a été répertorié chez une personne récemment rentrée d’Afrique du Sud tandis qu’aux Pays-Bas 61 passagers arrivés vendredi à bord de deux vols en provenance d’Afrique du Sud ont été testés positifs au Covid-19.

Covid Omicron: quel danger ?

 

 

D’aparès  Julie Kern, journaliste santé diplômée d’un master en infectiologie,les informations scientifiques sur B.1.1.529 sont très limitées et encore à confirmer. Mais il possède un nombre conséquent de mutations, plus de 30, dans sa protéine S, celle-là même qui permet son attachement et son entrée dans les cellules. Certaines de ces mutations sont présentes dans les variants Alpha et Delta et par analogie, les scientifiques craignent qu’elles confèrent aussi à B.1.1.529 le pouvoir d’échapper au système immunitaire et d’amoindrir l’efficacité des vaccins.

Le  nouveau variant du SARS-CoV-2  aussi nommé Omicron inquiète particulièrement les scientifiques car il est « hypermuté. » Il a émergé en Afrique du Sud, dans la région de Johannesbourg aux alentours du 10 novembre. Au moment de la rédaction de ces lignes, 65 cas confirmés sont répertoriés en Afrique du Sud, 6 au Botswana et 4 en Chine (sur l’île d’Hong Kong). C’est donc moins de 100 cas pour lesquels le génome est séquencé et identifié.

 

Les informations scientifiques sur B.1.1.529 sont très limitées et encore à confirmer. Mais il possède un nombre conséquent de mutations, plus de 30, dans sa protéine S, celle-là même qui permet son attachement et son entrée dans les cellules. Certaines de ces mutations sont présentes dans les variants Alpha et Delta et par analogie, les scientifiques craignent qu’elles confèrent aussi à B.1.1.529 le pouvoir d’échapper au système immunitaire et d’amoindrir l’efficacité des vaccins.

 

Plusieurs pays, dont la France, ont déjà annoncé la suspension de leurs liaisons aériennes avec l’Afrique du Sud et ses voisins pour éviter la propagation de B.1.1.529. Les cas confirmés à Hong Kong Island étaient des voyageurs en provenance du pays. Si l’émergence de ce variant semble inquiéter la communauté scientifique, le peu de données à disposition appelle à la prudence. Il ne pourrait être qu’un des nombreux variants du SARS-CoV-2 à émerger sans outrepasser les autres.

Covid Omicron: des premiers cas en Europe

 

Covid Omicron: des premiers cas en Europe

 

Des premiers cas sont signalés dans le monde y compris en Europe. Au plan mondial ,un cas a été observé en Israël, un à Hong Kong, un au Malawi et un au Botswana , sans parler de l’Afrique du Sud. Au plan européen L’hôpital régional de Liberec, dans le nord de la République tchèque, a annoncé samedi à la télévision la découverte de la souche du nouveau variant Omicron .

Un premier cas du variant Omicron du coronavirus a été détecté en Italie, a annoncé samedi soir l’Institut supérieur de la santé (ISS), qui dépend du gouvernement italien.

L’Allemagne a confirmé samedi avoir détecté ses deux premiers cas de contamination au variant Omicron du Covid-19, chez des voyageurs arrivés d’Afrique du Sud à l’aéroport de Munich (sud), ont annoncé les autorités locales.

Plongeon des marchés : à cause du virus omicron ou de la consolidation imposée par la spéculation ?

 Plongeon des marchés : à cause du virus omicron ou de la consolidation imposée par la spéculation ?

 

Les marchés actions européens ont largement plongé dans le rouge ce vendredi, avec notamment un indice parisien CAC 40 qui termine en recul de près de 5 %. Wall Street a également suivi le mouvement avec un indice Dow Jones en retrait de 2,5% en fin d’après-midi et de près de 4% pour le Nasdaq, qui regroupe les valeurs des entreprises technologiques.

 

Nombre d’experts attribuent cette baisse au risque potentiel du nouveau virus omicron découvert en Afrique du Sud et qui serait beaucoup plus virulent que le virus Delta.

La situation sanitaire potentielle constitue un élément qui doit être pris en compte compte tenu de sa possible influence sur le tassement de la croissance.

 

Ceci étant, beaucoup s’attendaient à une consolidation avant la fin de l’année du fait de l’emballement des marchés soutenus par la spéculation tout autant que par la politique accommodante des banques centrales.En France, les indices boursiers ont progressé de l’ordre de 20 % environ jusqu’à maintenant. Une hausse évidemment complètement déconnectée des évolutions économiques et des résultats financiers. En effet la croissance globale va se situer entre 6 et 7 % pour le PIB mais ne constitue en réalité qu’un rattrapage sur 2020 qui a perdue une 8 % de croissance.

La correction va nécessairement intervenir et ceux prolongeaient afin d’aligner les indices sur des réalités économiques et financières plus réalistes. Par ailleurs les banques centrales seront bien contraintes un jour ou un autre non seulement de réduire le volume de rachat d’actifs mais aussi d’intégrer l’inflation dans la gestion des taux d’intérêt.

Covid: « Omicron » , nouveau virus encore plus contaminant en Afrique du Sud

 

Covid: « Omicron » , nouveau virus encore plus contaminant en Afrique du Sud

 

Un nouveau virus encore plus contaminant que le variant Delta fait des  ravages en Afrique du Sud. Ce variant, nom de code B.1.1.529, enregistre une croissance exponentielle y compris chez les jeunes a indiqué Joe Phaahla, le ministre de la Santé sud-africain, lors d’une conférence de presse. «Plus de 80 % des 1200 nouvelles infections quotidiennes enregistrées le 23 novembre proviennent de la région de Gauteng», il s’agit de la partie la plus peuplée du pays, avec notamment les villes de Pretoria et de Johannesburg.

Le nouveau variant B.1.1.529 du Covid, détecté pour la première fois en Afrique australe, a été classé vendredi «préoccupant» par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et baptisé «Omicron». «Le variant B.1.1.529 a été signalé pour la première fois à l’OMS par l’Afrique du Sud le 24 novembre 2021 (…). Ce variant présente un grand nombre de mutations, dont certaines sont préoccupantes», a indiqué le groupe d’experts chargé par l’OMS de suivre l’évolution du Covid-19.

Un cas du nouveau variant du Covid-19, d’abord détecté en Afrique du Sud et absent d’Europe jusqu’ici, a été identifié en Belgique chez une personne qui revenait d’un voyage en Égypte via la Turquie, a appris l’AFP vendredi de source officielle.

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