Archive pour le Tag 'oligarques'

Poutine veut mettre les oligarques ou pas

Poutine veut mettre les oligarques ou pas

 

Il est probable que le conflit en Ukraine va te être l’occasion d’un grand nettoyage interne en Russie dans l’administration, dans l’armée mais aussi dans l’économie ou les oligarques régnaient en maître ( avec la complicité de Poutine). Poutine  en effet demande désormais officiellement que les oligarques se prononcent clairement pour la guerre contre l’Ukraine.

« Je ne condamne pas ceux qui ont une villa à Miami ou sur la Côte d’Azur, qui ne peuvent pas se passer de foie gras, d’huîtres ou de la soi-disant liberté des genres. Mais le problème est que beaucoup de ces personnes sont mentalement là-bas et pas ici, avec notre peuple » : c’est en ces termes que Vladimir Poutine a mis en garde, mercredi dernier, les oligarques russes. Le propos est clair, soit vous êtes avec nous, soit le pays vous rejettera, comme il rejettera les « traîtres nationaux » de la « cinquième colonne » sur laquelle compte l’Occident pour « tenter de diviser notre société ».

 

Les oligarques complices de Poutine

Les oligarques complices de Poutine

Les oligarques, caste apparue en deux temps, ne coopèrent pas entre eux et agissent en ordre dispersé, rappelle le professeur Stanislav Markus (Associate Professor of International Business, University of South Carolina). 

 

En quête de moyens pour arrêter et punir Vladimir Poutine – ainsi que ceux qui l’ont soutenu et ont profité de son règne – après l’invasion de l’Ukraine, le président américain Joe Biden et d’autres dirigeants mondiaux lorgnent du côté des oligarques russes. Dans son discours sur l’état de l’Union, Joe Biden les a pointés du doigt, promettant de « saisir (leurs) yachts, appartements de luxe, jets privés »« Nous venons chercher vos biens mal acquis », a-t-il déclaré. Au Royaume-Uni, ce sont en tout onze Russes richissimes qui ont été ou seront personnellement sanctionnés.

 

Qui sont ces oligarques, quelle est leur relation avec Poutine ? Et, plus important encore, s’attaquer à leurs richesses peut-il aider à mettre fin à la guerre en Ukraine ?

Une caste apparue en deux temps

En tant que chercheur spécialiste des marchés émergents, de la stratégie d’entreprise et de l’économie politique post-soviétique, j’ai étudié les oligarques de près. Ils constituent une élite commerciale ultra-riche, détentrice d’un pouvoir politique disproportionné. Cette caste est apparue en deux temps.

La première vague d’oligarques est née des privatisations des années 1990, en particulier des ventes au comptant des plus grandes entreprises russes d’État, après 1995. Le tout dans un contexte de corruption de grande ampleur. On se souvient par exemple de la tristement célèbre opération « prêts contre actions », qui a permis à des magnats choisis par le pouvoir de prendre des participations dans douze grandes entreprises d’État, en échange de prêts destinés à consolider le budget fédéral.

 

Le gouvernement a délibérément fait défaut sur ces prêts, permettant à ses créanciers – les futurs oligarques – d’acheter au rabais les participations dans de grandes sociétés telles que Ioukos, Lukoil et Norilsk Nickel. L’administration de Boris Eltsine, alors président, a ainsi enrichi un petit groupe de magnats en vendant les joyaux les plus précieux de l’économie soviétique, avec une forte décote.

L’accession au pouvoir de Poutine en 2000 a permis l’émergence de la deuxième vague d’oligarques par le biais de contrats d’État. Les fournisseurs privés dans de nombreux domaines tels que les infrastructures, la défense et les soins de santé surfacturaient leurs services au gouvernement, offrant au passage des pots-de-vin aux fonctionnaires impliqués.

Poutine a ainsi enrichi une nouvelle légion d’oligarques qui lui doivent aujourd’hui leurs énormes fortunes.

Les oligarques perdent leur pouvoir politique mais conservent leurs richesses

Dans les années 1990, ceux-ci exerçaient une grande influence au Kremlin et pouvaient même parfois dicter la politique russe. Sous Eltsine, de nombreux oligarques ont occupé des postes au sein du gouvernement. Les anecdotes abondent sur les coffres remplis d’argent liquide transportés au Kremlin en échange de faveurs politiques.

Mais depuis que Poutine est aux affaires, c’est lui qui mène la barque. L’ancien officier du KGB a proposé un accord aux oligarques : ils se tiennent éloignés de la politique, et en échange le Kremlin ne s’occupe pas de leurs affaires et ferme les yeux sur leurs profits, souvent acquis illégalement.

La déception populaire à l’égard des privatisations des années 1990 a par ailleurs facilité cette reprise en main dans les années 2000. Le Kremlin de Poutine a exercé des pressions politiques sur les oligarques dans des secteurs stratégiques tels que les médias et les ressources naturelles, afin qu’ils revendent des participations majoritaires à l’État.

Poutine a également adopté des lois qui accordent un traitement préférentiel aux prétendues entreprises publiques. Ces mesures ont permis au Kremlin de renforcer son contrôle sur l’économie et sur les oligarques.

Les trois nuances de l’oligarchie

Aujourd’hui, trois types d’oligarques se distinguent par leur proximité avec le pouvoir. Tout d’abord, les amis de Poutine, qui sont personnellement liés au président. De nombreux proches du président russe – en particulier ceux de Saint-Pétersbourg où Poutine est né et a grandi, ainsi que ceux du KGB – se sont considérablement enrichis. Parmi les oligarques que Poutine a connus à Saint-Pétersbourg figurent Iouri Kovaltchouk, souvent appelé le « banquier personnel » de Poutine, Guennadi Timtchenko, fondateur de la société de commerce d’énergie Gunvor, et les frères Arkadi et Boris Rotenberg, qui possèdent des actifs dans la construction, l’électricité et le pétrole. Toutes ces personnes sont visées par les sanctions occidentales.

Le deuxième groupe comprend les dirigeants des services de sécurité, de la police et de l’armée russes – connus sous le nom de « siloviki ». Ils ont également tiré parti de leurs réseaux pour amasser des fortunes. Certains de ces « silovarques » sont d’anciens officiers de renseignement du KGB, et actuellement du FSB (Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie). Ces hommes observaient jalousement le pouvoir et la richesse des oligarques de l’ère Eltsine et les ont obtenus sous Poutine. Le leader informel des siloviki est Igor Setchine, président du géant pétrolier Rosneft, souvent désigné comme la personne la plus puissante de Russie après Poutine.

Enfin, la plupart des oligarques russes n’ont pas de liens personnels avec Poutine, l’armée ou le FSB. En effet, certains d’entre eux sont ceux des années 1990. Si Poutine a écrasé les oligarques politiquement gênants ou récalcitrants après son arrivée au pouvoir, il n’a pas cherché à « éliminer systématiquement les oligarques en tant que classe », comme il l’avait promis lors de sa première campagne électorale. Des hommes tels que Vladimir Potanine et Oleg Deripaska, qui ont fait fortune dans les années 1990, figurent ainsi dans la listes des Russes les plus riches aujourd’hui.

Complices de Poutine

Il ne faut pas s’y tromper : quelle que soit la catégorie dont ils relèvent, ces oligarques ont aidé Poutine à rester au pouvoir, par leur docilité politique et leur soutien économique aux initiatives du Kremlin. En outre, mes recherches montrent que les oligarques ont parfois utilisé leur richesse pour influencer les politiciens d’autres pays. Ainsi, en 2014, la banque russe FCRB a prêté 9,4 millions d’euros au parti d’extrême droite de Marine Le Pen, qui s’appelait encore à l’époque le Front national, créant ainsi une dette politique de cette formation envers la Russie.

En 2016, Lukoil, la deuxième plus grande compagnie pétrolière russe, a payé une amende gouvernementale de 1,4 million de dollars pour Martin Nejedly, un conseiller clé du président tchèque, lui permettant de conserver son poste influent. Cela a contribué à faire du président Milos Zeman « l’un des plus ardentssympathisants du Kremlin parmi les dirigeants européens. »

Certains oligarques semblent lancer de leur propre initiative des transactions géopolitiques d’envergure pour s’attirer les bonnes grâces du Kremlin. S’il est difficile d’établir des liens de causalité directs entre ce que j’appelle le « volontariat géopolitique » des oligarques et les politiques pro-Kremlin de leurs bénéficiaires, il existe des preuves empiriques solides montrant que le financement des oligarques facilite l’adoption de positions pro-Poutine hors Russie.

En outre, mes recherches suggèrent que l’utilisation d’intermédiaires qui se proclament apolitiques, comme les sociétés privées, constitue une stratégie clé permettant à des États tels que la Russie de masquer leurs tentatives d’influence politique.

Otages de Poutine

Cela nous amène à la question qui préoccupe la plupart d’entre nous : les lourdes sanctions contre les oligarques pourraient-elles les inciter à abandonner Poutine ou à infléchir le cours de la guerre ? Certains oligarques s’expriment déjà contre cette invasion. Citons le président d’Alfa Group, Mikhail Fridman, et le magnat des métaux, Oleg Deripaska, qui ont tous deux été sanctionnés par l’Occident. Lukoil a également appelé à la fin de la guerre. Bien que cette entreprise ne soit pas actuellement soumise à des sanctions directes, les négociants en pétrole évitent déjà ses produits par anticipation.

Je pense que nous verrons les oligarques s’opposer de plus en plus vivement à la guerre. À tout le moins, leur volonté de faire le sale boulot du Kremlin en essayant d’influencer les politiques occidentaux devrait considérablement diminuer. Mais il y a deux limites déterminantes à leur capacité d’influence sur Poutine.

D’une part, les oligarques ne coopèrent pas entre eux et agissent en ordre dispersé. Au sein du « capitalisme piranha » qui prévaut en Russie, ces milliardaires se trouvent en rivalité pour obtenir les largesses du gouvernement. Dans cette optique, c’est leur survie individuelle face au Kremlin qui a toujours été le moteur de leur action. Or il s’agirait aujourd’hui de défendre leurs intérêts communs – la levée des sanctions. Le Kremlin a de son côté promis un soutien de l’État aux entreprises sanctionnées, notamment dans le secteur bancaire.

Plus important encore, c’est le pouvoir des armes, et non celui de l’argent, qui domine au Kremlin aujourd’hui. Tant que Poutine gardera le contrôle sur les siloviki – les officiers de l’armée et des services de renseignement, actuels et anciens, proches de Poutine – les autres oligarques resteront, à mon avis, les otages de son régime. Les généraux sont plus susceptibles d’influencer Poutine que les oligarques. Et un effondrement économique du pays pourrait être encore plus convaincant…

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Sanctions Russie: punir les oligarques, pas les peuples

Sanctions  Russie: punir les oligarques, pas les peuples 

Pour « faire plier » un Etat comme la Russie ou la Chine, il faudrait cibler les avoirs des multimillionnaires ayant prospéré grâce au régime et sur lesquels celui-ci s’appuie, explique l’économiste Thomas Piketty   dans sa chronique au « Monde ».

Par Thomas Piketty (Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris)

La crise ukrainienne a fait ressurgir un vieux débat : comment sanctionner efficacement un Etat comme la Russie ? Disons-le d’emblée : il est temps d’imaginer un nouveau type de sanctions centrées sur les oligarques ayant prospéré grâce au régime en question. 

Cela passe par la mise en place d’un cadastre financier international, ce qui ne sera pas du goût des fortunes occidentales, dont les intérêts sont beaucoup plus fortement liés à ceux des oligarques russes et chinois que ce l’on prétend parfois. C’est pourtant à ce prix que les pays occidentaux parviendront à gagner la bataille politique et morale face aux autocraties et à démontrer aux opinions mondiales que les grands discours sur la démocratie et la justice ne sont pas des mots creux.

Rappelons d’abord que les gels d’actifs détenus par Poutine et ses proches font déjà partie de l’arsenal de sanctions expérimentées depuis plusieurs années. Le problème est que les gels pratiqués jusqu’ici restent largement symboliques. Ils ne portent que sur quelques dizaines de personnes et peuvent être contournés en utilisant des prête-noms, d’autant plus que l’on ne s’est jamais donné les moyens de mesurer et de croiser systématiquement les portefeuilles immobiliers et financiers détenus par les uns et les autres.

Les Etats-Unis et leurs alliés envisagent maintenant de débrancher la Russie du réseau financier Swift, ce qui priverait les banques russes d’accès au système international de transactions financières et de transferts d’argent.

Le problème est qu’une telle mesure est très mal ciblée. De même qu’avec les sanctions commerciales classiques, qui après la crise de 2014 avaient été largement instrumentalisées par le pouvoir pour renforcer son emprise, le risque serait d’imposer des coûts considérables aux entreprises russes et occidentales ordinaires, avec des conséquences néfastes pour les salariés concernés. La mesure affecterait aussi un grand nombre de binationaux et de couples mixtes, tout en épargnant les plus fortunés (qui auraient recours à des intermédiaires financiers alternatifs).

Pour faire plier l’Etat russe, il est urgent de concentrer les sanctions sur la mince couche sociale de multimillionnaires sur laquelle s’appuie le régime : un groupe nettement plus large que quelques dizaines de personnes, mais beaucoup plus étroit que la population russe en général. Pour fixer les idées, on pourrait cibler les personnes détenant plus de 10 millions d’euros en patrimoine immobilier et financier, soit environ 20 000 personnes d’après les dernières données disponibles. Cela représente 0,02 % de la population adulte russe (110 millions actuellement). En fixant le seuil à 5 millions on frapperait 50 000 personnes ; en l’abaissant à 2 millions on en toucherait 100 000 (0,1 % de la population).

Dictatures : sanctionner les oligarques, pas les peuples

Dictatures : sanctionner les oligarques, pas les peuples 

Pour « faire plier » un Etat comme la Russie ou la Chine, il faudrait cibler les avoirs des multimillionnaires ayant prospéré grâce au régime et sur lesquels celui-ci s’appuie, explique l’économiste dans sa chronique au « Monde ».

Par Thomas Piketty(Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris)

La crise ukrainienne a fait ressurgir un vieux débat : comment sanctionner efficacement un Etat comme la Russie ? Disons-le d’emblée : il est temps d’imaginer un nouveau type de sanctions centrées sur les oligarques ayant prospéré grâce au régime en question.

Cela passe par la mise en place d’un cadastre financier international, ce qui ne sera pas du goût des fortunes occidentales, dont les intérêts sont beaucoup plus fortement liés à ceux des oligarques russes et chinois que ce l’on prétend parfois. C’est pourtant à ce prix que les pays occidentaux parviendront à gagner la bataille politique et morale face aux autocraties et à démontrer aux opinions mondiales que les grands discours sur la démocratie et la justice ne sont pas des mots creux.

Rappelons d’abord que les gels d’actifs détenus par Poutine et ses proches font déjà partie de l’arsenal de sanctions expérimentées depuis plusieurs années. Le problème est que les gels pratiqués jusqu’ici restent largement symboliques. Ils ne portent que sur quelques dizaines de personnes et peuvent être contournés en utilisant des prête-noms, d’autant plus que l’on ne s’est jamais donné les moyens de mesurer et de croiser systématiquement les portefeuilles immobiliers et financiers détenus par les uns et les autres.

Les Etats-Unis et leurs alliés envisagent maintenant de débrancher la Russie du réseau financier Swift, ce qui priverait les banques russes d’accès au système international de transactions financières et de transferts d’argent.

Le problème est qu’une telle mesure est très mal ciblée. De même qu’avec les sanctions commerciales classiques, qui après la crise de 2014 avaient été largement instrumentalisées par le pouvoir pour renforcer son emprise, le risque serait d’imposer des coûts considérables aux entreprises russes et occidentales ordinaires, avec des conséquences néfastes pour les salariés concernés. La mesure affecterait aussi un grand nombre de binationaux et de couples mixtes, tout en épargnant les plus fortunés (qui auraient recours à des intermédiaires financiers alternatifs).

Pour faire plier l’Etat russe, il est urgent de concentrer les sanctions sur la mince couche sociale de multimillionnaires sur laquelle s’appuie le régime : un groupe nettement plus large que quelques dizaines de personnes, mais beaucoup plus étroit que la population russe en général. Pour fixer les idées, on pourrait cibler les personnes détenant plus de 10 millions d’euros en patrimoine immobilier et financier, soit environ 20 000 personnes d’après les dernières données disponibles. Cela représente 0,02 % de la population adulte russe (110 millions actuellement). En fixant le seuil à 5 millions on frapperait 50 000 personnes ; en l’abaissant à 2 millions on en toucherait 100 000 (0,1 % de la population).

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

 

La question centrale qui se pose pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus l’histoire. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessmen ou prétendus comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voire certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves, d’un conformisme désolant,  tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de ces anciens élèves, c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficaces sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratiques puisque réservées aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

 

 

Imposer la fin des chaudières au fioul : la dernière folie des oligarques

 

 

Imposer la fin des chaudières au fioul : la dernière  folie des oligarques

Pour répondre aux mouvements des gilets jaunes, le gouvernement a bâti en quelques jours, voire en quelques heures, un plan de mesures qui prévoit notamment de dépenser 30 000 € pour une voiture électrique et au moins 10 000 € pour changer la chaudière au fioul. Une irresponsabilité, une incompétence, bref une folie totale de la part de ces oligarques issus pour la plupart de familles aisées, eux-mêmes bien rémunérés et qui ignorent que le salaire moyen en  France et de l’ordre de 1750 €, que la pension moyenne est d’environ 1100 € et que beaucoup doivent se satisfaire de 1000 voire de 800 €. Le pire pour les chaudières à fuel, c’est que dernièrement on a encouragé d’en acheter de nouvelles. Le pire, c’est qu’on incite notamment à leur substituer le gaz qui comme chacun le sait est également polluant mais surtout qui est produit pour l’essentiel à l’étranger. Aujourd’hui, on encourage aussi la filière bois, avant peut-être de la condamner dans cinq ans ! C’est gens-là, ces oligarques, ces petit-bourgeois : des fous dangereux qu’il conviendrait sans doute d’enfermer tellement leurs contradictions, leur incompétence et leur mépris du peuple les discréditent  à jamais pour occuper  des fonctions politiques. Remplacer une chaudière individuelle au fioul coûte entre 4 000 et 8 000 euros pour une chaudière à gaz, ou entre 8 000 et 15 000 euros pour une pompe à chaleur.  Pour Macron qui a gagné des millions (passés où, on ne les retrouve pas dans sa déclaration de patrimoine !) évidemment cette somme est dérisoire. Macron, ses ministres, la plupart des oligarques sont des individus nuisibles qu’il faudrait interner. Pas étonnant la plupart ont été nourris au lait des idées reçues d’institut politiques.  Plus d’un ministre sur deux (55%) a étudié sur les bancs d’un Institut d’études politiques (IEP, 35%) ou de l’École nationale d’administration (ENA, 19%). Ils apprennent théoriquement à gérer la France mais ils mettraient  en faillite uen épicerie en moins de 6 mois. Ces oligarques sont des petits bourgeois qui ont transformé la fonction politique en métier, en business et qui répètent en boucle les âneries apprises dans ces écoles d’arrivistes. Car le fond de ‘se résume à cette problématique : comment accéder au pouvoir et le conserver.

La fin des chaudières au fioul : la folie totale des oligarques

La fin des chaudières au fioul : la folie totale des oligarques

 

Pour répondre aux mouvements des gilets jaunes, le gouvernement a bâti en quelques jours, voire en quelques heures, un plan de mesures qui prévoit notamment de dépenser 30 000 € pour une voiture électrique et au moins 10 000 € pour changer la chaudière au fioul. Une irresponsabilité, une incompétence, bref une folie totale de la part de ces oligarques issus pour la plupart de familles aisées, eux-mêmes bien rémunérés et qui ignorent que le salaire moyen en  France et de l’ordre de 1750 €, que la pension moyenne est d’environ 1100 € et que beaucoup doivent se satisfaire de 1000 voire de 800 €. Le pire pour les chaudières à fuel, c’est que dernièrement on a encouragé d’en acheter de nouvelles. Le pire c’est qu’on incite notamment à leur substituer le gaz qui comme chacun le sait est également polluant mais surtout qui est produit pour l’essentiel à l’étranger. Aujourd’hui, on encourage aussi la filière boit, avant peut-être de la condamner dans cinq ans ! C’est gens-là, ces oligarques, ses petit-bourgeois : des fous dangereux qu’il conviendrait sans doute d’enfermer tellement leurs contradictions, leur incompétence et leur mépris du peuple les discréditent  à jamais pour occuper  des fonctions politiques. Remplacer une chaudière individuelle au fioul coûte entre 4 000 et 8 000 euros pour une chaudière à gaz, ou entre 8 000 et 15 000 euros pour une pompe à chaleur.  Pour Macron qui a gagné des millions (passés où, on ne les retrouve pas dans sa déclaration de patrimoine) évidemment cette somme est dérisoire.

 

 

Présidence BPCE : bataille d’oligarques

Présidence BPCE : bataille d’oligarques

Pérol vient à peine d’être blanchi de l’accusation de prise illégale d’intérêt que son fauteuil de président de la BPCE est déjà disputé. En cause sa fidélité à Sarkozy et tout simplement une armée d’oligarques de gauche qui pensent que les carottes sont cuite pour Hollnde et qu’il fauta se reclasser. Bref le manège habituel avant chaque présidentielle. Les directeurs généraux des Banques populaires ont refusé le renouvellement anticipé du mandat de président du directoire du groupe BPCE de François Pérol, mettant en doute l’issue de cette initiative, rapporte le Journal du dimanche. Selon le JDD, les directeurs généraux des Banques populaires se sont opposés par 10 voix contre 8 à ce renouvellement demandé au début du mois afin de maintenir François Pérol en poste jusqu’à 2020. Son mandat actuel prend fin en mai 2017. Les dirigeants des Caisses d’épargne doivent se réunir mercredi pour arrêter une position, avant que le conseil de surveillance de BPCE se prononce le 4 novembre. Selon un cadre du groupe cité par le JDD, ils pourraient aller dans le même sens. « Le sentiment général est qu’il n’y a pas de raison de précipiter les choses. On ne touche pas à la gouvernance au gré des événements », dit cette source. François Pérol a obtenu fin septembre la relaxe à son procès pour prise illégale d’intérêts lors de sa nomination à la tête du groupe issu de la fusion des organes centraux des Banques populaires et des caisses d’épargne. Dans l’attente de la décision de justice, une guerre de succession s’était ouverte en coulisses.

Foot : Luzenac, victime des oligarques de la ligue pro

Foot : Luzenac, victime des oligarques de la ligue

 

L’oligarchie ne concerne pas seulement la politique mais la plupart des organisations y compris sportives. Ainsi le tout petit club de Luzenac est victime d’un acharnement de la part des vieilles barbes de la ligue qui lui refuse sa montée en ligue 2. Pourtant Luzenac était prêt à jouer au stade de rugby de Toulouse (du Stade Toulousain) dont le terrain (comme celui de Luzenac) est jugé non conforme aux normes. Pourtant un terrain qui accueille les confrontations européennes de rugby !!! Le problème est que la ligue est dirigée par un lobby de vielles badernes dont la plupart n’ont d’ailleurs jamais joué au foot et qui ne veulent pas qu’un petit vienne bousculer a tranquille hiérarchie  des clubs installés. Le conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP) a donc rendu sa décision : le club ariégeois ne montera pas en Ligue 2. Luzenac a immédiatement annoncé vouloir continuer « le combat » sur le terrain administratif.  Luzenac de montera pas en Ligue 2. Le conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP) a de nouveau tranché, ce mercredi soir, contre la demande d’intégration du club de l’Ariège en L2, mettant fin à un feuilleton de plusieurs mois. Luzenac, qui avait gagné sa place en L2 sur le terrain en se classant deuxième au Championnat national l’an dernier, avait saisi le tribunal administratif de Toulouse en référé après un premier refus de la LFP : le 8 août, celle-ci avait en effet décidé de ne pas faire monter le club en L2 au motif qu’il ne disposait pas d’installations sportives aux normes.  Mais avant que le jugement du tribunal administratif soit rendu, la LFP avait décidé de réexaminer la demande du club. Le tribunal administratif de Toulouse avait donc estimé qu’il n’avait pas à statuer sur le sujet, et que la LFP pouvait décider.

 

Ukraine : un pays pillé par les oligarques

Ukraine : un pays pillé par les oligarques

 

Démocratie et niveau de vie deux aspirations des ukrainiens ; Une démocratie qui pendant plus de 20 ans a été étouffée par les oligarques (communistes, amis des communistes, affairistes). Un pays aussi au bord de la faillite financière littéralement pillé par les oligarques qui pendant la même période ont détourné la richesse nationale constituant des patrimoines énormes souvent réinvestis à l’étranger. Un pays en fait dirigé par un conglomérat d’oligarques, d’  affairistes et de membres de la mafia (un peu comme en Russie). Rétablir la démocratie ne sera  pas aisé car i n’existe pas de structure réellement démocratique, tout est à reconstruire ; Il en est de même dans le domaine économique et surtout financier. Les besoins de financement sont énormes (de l’ordre 35 milliards) Aucun pays ne pourra aider seul l’Ukraine, ni la Russie, ni les Etats-Unis, ni l’Europe, il faudra une union internationale sur l’égide du FMI avec sans doute des contreparties sociales difficiles pour les ukrainiens ( comme en Grèce). Un pays pourtant à fort potentiel que se disputent  l’Europe et le Russie pour de raisons géostratégiques. Un enjeu essentiel pour la Russie qui ne veut pas d’une démocratie vivante à ses frontières et qui craint aussi les risques de contagion démocratique. A l’intérieur même de la Russie. Ce qui ne manquera pas d’arriver un jour contenu aussi du conglomérat oligarques, affairistes et mafia qui dirigent aussi le pays.

Mikhaïl Khodorkovski libéré par Poutine ou la guerre des oligarques

Mikhaïl Khodorkovski libéré par  Poutine ou la guerre des oligarques

 

Khodorkovski  est évidemment une victime d’un régime totalitaire, on ne peut que se réjouir de sa libération obtenue en fait par Merkel. V Khodorkovski est aussi victime du système oligarchique. Cet ancien membre de l’appareil communiste a fait sa fortune d’abord grâce à un trafic d’alcool ensuite surtout en rachetant l’entreprise Ioukos privatisée ; Une entreprise où Poutine avait imposé qu’il soit le seul candidat au rachat. Cela pour un prix sous-estimé de 360 millions de dollars alors que cette entreprise est estimée à 75 milliards. Bref, la combine habituelle pour les anciens apparatchiks  qui se partagent les dépouilles des nationalisations et de l’ancien régime politique. Khodorkovski a aussi  fiancé la campagne de Poutine en 1996. C’est lorsqu’il a voulu affronté Poutine sur le terrain politique qu’il a été accusé de malversations et de fraude fiscale. Une accusation sans doute fondée mais qui vaut pour la plupart des responsables économiques russes.   L’ancien oligarque russe Mikhaïl Khodorkovski, que Vladimir Poutine vient de gracier, est arrivé vendredi en Allemagne, quelques heures après avoir été libéré de la colonie pénitentiaire où il a passé des années dans le Grand Nord russe. « Je peux confirmer que Mikhaïl Khodorkovski est arrivé à l’aéroport (berlinois) de Schönefeld aujourd’hui » a déclaré un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères. L’intéressé a été accueilli à sa descente d’avion par Hans-Dietrich Genscher, l’ancien chef de la diplomatie de la RFA qui a joué un rôle majeur dans les relations Est-Ouest à la fin de la Guerre froide et qui a aidé à organiser son voyage à Berlin. Genscher a déclaré à la chaîne de télévision ARD avoir été reçu deux fois par Poutine pour évoquer l’affaire Khodorkovski. Il a révélé que la chancelière Angela Merkel avait « exhorté à plusieurs reprises » le président russe d’élargir l’ancien oligarque. De source gouvernementale russe, on déclarait vendredi que la grâce présidentielle permettrait d’atténuer, à un moment opportun, les critiques de l’Occident concernant la situation des droits de l’homme en Russie. Les conditions de cette libération paraissent cependant roubles, elles pourraient résulter d’un marchandage à la fois sur l’abandon d’une grande partie de la fortune de Khodorkovski et d’un renoncement à la vie politique.




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