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Marché des obligations : menacé par le Coronavirus et les créances douteuses

Marché des obligations : menacé par le Coronavirus et les créances douteuses

 

Le  coronavirus mais surtout l’accumulation de créances douteuses favorisée par les politiques monétaires accommodantes de ces dernières années  ont fragilisé l’ensemble du système économique, réduisant considérablement les marges de manœuvres des Etats. ( Marc Guyot et Radu Vranceanu, Professeurs à l’ESSEC 2020-opinion dans la Tribune)

 

« Depuis l’avènement de la crise sanitaire du coronavirus, les chefs de gouvernements du monde entier semblent être passés d’une posture de réassurance des populations et de minimisation vers une course aux mesures visibles, de la « drôle de guerre » à la posture churchillienne. Les mesures actuelles sont en grande partie dictées par l’incapacité des systèmes hospitaliers à gérer le pic à venir des cas graves du fait du déficit de lits et de respirateurs.

De façon plus insidieuse, mais non moins dangereuse, se sont rapidement mises en place les conditions pour une forte récession en 2020.

Le coronavirus en est l’élément déclencheur, mais pas la cause. Selon les projections actuelles, les effets directs du coronavirus devraient faire baisser d’un point de pourcentage une croissance prévue initialement à 2,2% pour les économies développées. Il y a des disruptions des chaines de fabrication, notamment les retards de livraisons en provenance de Chine, et l’effondrement de la demande pour les secteurs du tourisme et du transport aérien. Dans ce contexte de baisse d’activité, la demande de pétrole a logiquement faibli. Pour des raisons géopolitiques et de rapport de forces complexes, les dirigeants russes et saoudiens ont enclenché une guerre des prix. Dans l’immédiat, la baisse du prix du pétrole (31 dollars le baril) affaiblit la rentabilité du secteur pétrolier et va probablement provoquer une vague de faillites chez les pétroliers américains de schiste. Elle devrait également, en fonction de sa durée, creuser le déficit public de nombreux pays exportateurs et mettre un coup d’arrêt aux incitations à la transition vers les énergies renouvelables. D’un côté, la baisse du prix du pétrole est une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat comme l’a pointé Donald Trump, cependant l’effet négatif sur le bilan des intermédiaires financiers devrait largement surcompenser l’effet bénéfique.

Accumulation de créances douteuses

Mais si une récession globale devrait s’installer, la cause principale est l’accumulation des créances douteuses sur un fonds d’argent facile quasiment incontrôlé. D’ailleurs, en janvier 2020, en pleine exubérance boursière, nous avons attiré l’attention sur les risques majeurs que posait une politique d’argent facile, maintenue depuis plus de 10 ans, et l’incapacité de la plupart des gouvernements à remettre en ordre leurs finances publiques alors que la croissance était de retour.

Aux Etats-Unis, depuis 2017, la Fed avait enclenché un processus de resserrement monétaire progressif alors que l’administration Trump maintenait un déficit public excessif, tout en exerçant des pressions sur la Fed pour qu’elle renonce au resserrement monétaire. Dans la Zone Euro, la BCE a maintenu une politique monétaire extrêmement laxiste et de nombreux pays comme l’Italie ou l’Espagne n’ont pas réussi à stabiliser leur dette publique. La France a même enclenché l’équivalent d’une politique de relance via les décisions prises à l’issue de la crise des gilets jaunes. Pour justifier leur politique monétaire, les banques centrales avaient l’habitude d’invoquer l’absence d’inflation. Selon eux, tant que l’inflation est trop faible, non seulement il n’y a aucune raison d’adopter des politiques plus restrictives mais encore, il est urgent de poursuivre une politique monétaire laxiste. Tout particulièrement les économistes des banques centrales semblaient n’être plus sûr du niveau de chômage à partir duquel l’inflation pouvait remonter.

Achat massif d’obligations du Trésor

Les risques liés à l’abondance de liquidité ne faisaient plus partie des préoccupations des régulateurs et banques centrales et on se souvient qu’au maximum d’amplitude de cette politique, la BCE injectait 80 milliards d’euro par mois dans l’économie (l’équivalent du cout de 16 porte-avions nucléaires). Au total, la BCE a acheté pour environ 2600 milliards d’euros d’obligations. L’achat massif d’obligations du Trésor (à échéance de dix ans ou plus) a eu pour conséquence une telle chute de leur rendement que les taux sont devenus négatifs pour les pays perçus comme les plus vertueux (le rendement diminue lorsque le prix d’un titre augmente). Suivant une logique de substitution de portefeuille, les taux d’intérêt sur toutes les obligations à 10 ans ont diminué fortement.

Sous la pression des épargnants, les intermédiaires financiers – banques et fonds d’investissements de toute sorte (pensions, spéculatifs, private equity) – se sont lancés dans une quête désespérée du moindre rendement positif, via l’achat d’obligations à risque et des prêts peu regardants. Pour les banques en zone euro, la quête du rendement positif était encore plus critique pour leur survie car depuis 2014 la BCE taxe leurs réserves, sous la forme de taux négatifs sur leurs dépôts qui ne sont pas utilisés pour financer des prêts (- 0.50% actuellement).

Selon un Rapport de l’OCDE de février 2020, à la fin 2019 le volume mondial d’obligations émises par les entreprises non-financières atteignait le record de 13.500 milliards de dollars. Une partie significative de cette dette est de faible qualité, et celle-ci s’est nettement dégradée au fil du temps par des émissions massives de corporate junk-bonds. En 2019, seules 30% des obligations des entreprises avaient une note de crédit de niveau A ou plus. De plus, ces notes étaient basées sur un contexte durable de taux d’intérêt faibles.

Parmi les entreprises très endettées, un grand nombre fonctionnent à la limite de l’insolvabilité. Ce type de firme « limite » peut être à peine solvable avec des taux d’intérêt à 2% mais insolvable à 3%. Le choc du coronavirus doublé de la guerre des prix du pétrole Russie-Arabie Saoudite sont sur le point de provoquer la réévaluation brutale du prix du risque associé à tous ces financements, selon un mécanisme pas très éloigné de la réévaluation du prix du risque des CDO, produits dérivés structurés, basés sur les prêts immobiliers sub-prime, en 2007-2008. Ces derniers jours, la prime de risque pour les obligations à fort risque a augmenté de quasiment rien à plus de 5-6% (qu’il s’agit de CDS ou corporate bond spread).

Les acheteurs de tels actifs disparaissent les uns après les autres, comme avaient disparu les acheteurs de CDOs en 2008. Par conséquent, de nombreuses firmes vont être en incapacité de refinancer leurs dettes, ainsi un choc d’illiquidité se profile. Les détenteurs de ces obligations cherchent à s’en délester, ce qui amplifie la baisse du prix. Pour les banques européennes, la situation est critique car ces banques ont financé beaucoup de projets risqués (y compris dans l’industrie pétrolière) et des entreprises déjà fortement endettées via des prêts classiques ou à effet de levier, une technique également répandue aux États-Unis. Si les marchés boursiers ont chuté la semaine passée de plus de 20% comparé au maximum au début du mois de février, l’indice du secteur bancaire européen a lui perdu 40% ce qui confirme la détresse significative des intermédiaires financiers.

Entre le choc d’illiquidité auquel peuvent être soumises de nombreuses entreprises, et la réévaluation de la prime de risque que banques et fonds d’investissement sont en train d’opérer, les effets sur l’investissement, et donc sur la survie de beaucoup d’entreprises, peuvent être très significatifs, du même ordre de grandeur que la raréfaction des financements 2008, le tout dans un contexte d’affaiblissement de la demande en raison de la crise sanitaire.

Les Etats promettent des aides pour maintenir des conditions de financement favorables à toutes les entreprises. Cependant, aucun Etat du Sud de l’Europe, ni même les Etats-Unis ne disposent des capacités financières pour tenir cette promesse. Les banques centrales peuvent racheter des créances douteuses comme l’a fait la Banque de Chine. Mais est-ce un exemple à suivre ? Un tel procédé jette le doute sur la crédibilité des banques centrales et peut générer une dégradation profonde des anticipations et une fuite vers les monnaies vertueuses ou l’or. Si on veut éviter un destin « à l’Argentine » des pays développés, il faut manier ces outils avec une grande prudence.

Il serait raisonnable à ce stade d’éviter les actions spectaculaires même si elles font plaisir aux politiciens, mais qui peuvent anéantir la crédibilité de la politique monétaire. La baisse du taux directeur par la Fed, dix jours avant la réunion normale de celle-ci, est l’exemple typique de ce qu’il ne faut pas faire. L’action modérée de la BCE, la semaine dernière, qui a pris en compte les risques d’un excès de liquidité non ciblée, est en revanche l’exemple à suivre et a valu à Christine Lagarde un déluge de critiques des politiques. Donald Trump promet un plan de relance bi-partisan mais qui pourra poser problème s’il y a une raréfaction des acheteurs d’obligations américaines. Pour ce qui est de la France, la lenteur des réformes, notamment l’incapacité des gouvernements successifs depuis 2010, comme du gouvernement actuel, à diminuer le déficit public fait que la politique d’Emmanuel Macron risque de se heurter cette fois non aux syndicats mais au marché des obligations. »

Ecologie : « des obligations vertes nocives »

Ecologie : « des obligations vertes nocives »

 

 

L’économiste Florian Abadie, spécialiste de régulation financière dans une organisation internationale,  démontre, dans une tribune au « Monde », que le recours aux obligations souveraines (OAT) vertes a tout de la fausse bonne idée pour préserver l’environnement; cela en raison notamment du cout de ces emprunts.

 

Tribune. 

 

En janvier, l’obligation souveraine verte française fêtait ses trois ans. C’est l’occasion de revenir sur cet instrument dont la contribution à la transition écologique n’est pas dénuée d’ambiguïté.

La contribution de la finance à la lutte contre le réchauffement climatique et à la préservation de l’environnement est indispensable pour que l’Europe atteigne la neutralité carbone d’ici 2050. Dans ce contexte, d’aucuns se félicitent que de plus en plus d’Etats émettent des obligations souveraines vertes.

Celle-ci se distingue de l’obligation ordinaire en ce qu’elle est émise pour financer un projet spécifique participant à la sauvegarde de l’environnement ou à la lutte contre le réchauffement climatique. Dans le cadre d’une obligation souveraine verte, l’objectif est double : financer un projet ou un investissement public vert et créer un effet d’entraînement pour les émetteurs privés. En émettant des obligations « vertes », les Etats fournissent aux investisseurs privés un produit de référence et assurent la liquidité et le bon fonctionnement de ce marché. En somme, elle contribuerait à mettre la finance au service de la transition écologique.

Pourtant le recours aux obligations souveraines vertes a tout de la fausse bonne idée. D’abord, elles augmentent le coût de financement de l’Etat. Comparées aux obligations souveraines ordinaires (les obligations assimilables du Trésor, ou OAT), les obligations souveraines vertes (OAT vertes) constituent un produit nouveau.

 

Par conséquent, l’émission d’OAT vertes segmente le marché de la dette publique en créant un nouveau compartiment. Les OAT vertes représentant moins de 1 % de la dette publique française, une prime de liquidité (c’est-à-dire un taux d’intérêt plus élevé), reflétant la plus grande difficulté qu’un détenteur d’OAT verte aura pour trouver un acheteur, s’applique à ce produit. 

Actuellement, du fait de l’environnement de taux bas et des facilités d’endettement de l’Etat français, cette prime est faible, de l’ordre de 4 à 5 points de base. Mais cette prime pourrait augmenter, notamment en période de stress sur les marchés : en cas de phénomène de « course à la liquidité », il est probable que les investisseurs se tournent vers les OAT ordinaires au détriment des OAT vertes.

En outre, les obligations vertes sont soumises à des exigences de reporting particulières, notamment pour permettre aux investisseurs de s’assurer que les fonds servent effectivement à des projets en faveur de l’environnement. Ainsi, l’émetteur publie des rapports spécifiques pour l’émission de ces obligations. Ces exigences d’information supposent de consacrer des ressources dédiées, augmentant ainsi le coût d’émission d’une OAT verte comparé à celui d’une OAT classique.

BCE : obligations bancaires durcies

BCE : obligations bancaires durcies

 

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé mercredi qu’elle continuerait d’accepter des obligations bancaires non-garanties comme collatéral pour ses opérations, y compris certaines de celles amenées à être dépréciées en cas de renflouement, mais elle a restreint leur usage et renforcé les mesures d’évaluation des risques. Cette décision adapte les règles de la BCE aux nouvelles dispositions européennes en matière de redressement et de résolution bancaires, qui prévoient que les actionnaires et les créanciers obligataires non-garantis d’une banque doivent supporter des pertes en cas de défaut avant le recours à tout soutien par l’argent public. Après cette modification des règles de la BCE, la dette senior non-garantie d’une banque soumise à une « subordination statutaire », appelée à être dépréciée avant d’autres dettes senior en cas de renflouement, pourra continuer d’être apportée en garantie par les banques et les sociétés d’investissement lors des emprunts à la BCE. « La BCE a décidé de maintenir l’éligibilité des UBB (obligations bancaire non-garanties-ndlr) pour l’instant, y compris l’éligibilité des UBB statutairement subordonnées qui ne sont pas également subordonnées par contrat et qui seraient devenues inéligibles le 1er janvier 2017 en vertu des règles actuelles », déclare l’institution dans un communiqué. La banque centrale durcira néanmoins les conditions d’utilisation de cette catégorie d’obligations comme collatéral et augmentera ses évaluations des risques avant de leur accorder l’éligibilité. « La BCE a décidé de réduire, à compter du 1er janvier 2017, la limite d’utilisation des obligations bancaires non-garanties de 5% à 2,5% », ajoute-t-elle. Ce nouveau plafond ne s’appliquera pas aux actifs de moins de 50 millions d’euros après application des décotes, ni aux actifs garantis par des entités publiques en mesurer de lever des recettes fiscales. La BCE reverra annuellement ces règles et explique que des travaux sont en cours en vue de définir une approche européenne commune. (Agences)

Suites vote grec : retrait des obligations et montée des taux

Suites  vote grec : retrait des obligations et montée des taux

 

Il ya encore beaucoup d’inconnu concernant la suite du vote grec, pour autant on assiste déjà à un net retrait des fonds investis en obligations, la seconde étape devrait être la remontée des taux. Pas forcément uen bonne nouvelle pour l’économie européenne. Les fonds investis en obligations ont en effet subi en juin leur plus forte décollecte sur un mois depuis juillet 2013, selon une étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research publiée jeudi.  Les fonds obligataires, toutes catégories confondues, ont subi des retraits nets de 6,1 milliards de dollars sur les quatre jours au 1er juillet, une période écourtée d’un jour par rapport aux publications habituelles en raison de la fermeture des marchés américains vendredi. Les fonds spécialisés sur les obligations souveraines ont enregistré une dixième semaine consécutive de décollecte, avec 2,3 milliards de dollars de rachats nets, la plus longue période de sorties nettes depuis mars 2009, selon cette étude qui reprend des données d’EPFR Global, une société de recherches spécialisée dans le suivi des flux de souscription des grandes sociétés de gestion internationales.  Les fonds investis en obligations à haut rendement ont accusé une quatrième semaine consécutive de sorties nettes, pour un montant de 2,9 milliards de dollars. Les fonds en obligations de catégorie « investissement » ont bénéficié de 300 millions de dollars d’entrées nettes qui ont interrompu deux semaines consécutives de décollecte. Les fonds actions ont subi 400 millions de dollars de dégagements, les fonds spécialisés sur les valeurs américaines subissant 5,9 milliards de rachats nets que n’ont pas compensé les entrées nettes sur les fonds actions européennes (+1,7 milliard), émergentes (+4,4 milliards) et japonaises (+600

millions).

 

Souscriptions(+)/Rachats(-) nets par grandes catégories de fonds

(en milliards de dollars):

 

Semaine au 01/07         2015

Actions               -0,4                +3,13

Obligataires          -6,1              +104,91

Monétaires           -13,57             -111,16

Matières premières      -                 +7,21

Sources : BAML, Global Investment Strategy, EPFR Global

 

Des obligations pour boucher le trou du scandale de la banque Monte Paschi

Des obligations pour boucher le trou du scandale de la banque Monte Paschi

 

Le recours  à des obligations pour renflouer la banque Monte Paschi est licite, a jugé un tribunal samedi, le scandale entourant la plus ancienne banque du monde risquant par ailleurs de prendre de l’ampleur à trois semaines d’élections législatives. Les magistrats de trois villes italiennes qui enquêtent sur la banque toscane doivent convoquer de nouveaux témoins la semaine prochaine à la suite des témoignages apportés par une kyrielle de banquiers, rapporte la presse. Il est reproché à Banca Monte dei Paschi di Siena d’avoir procédé à des transactions de dérivés risquées de 2006 à 2009 pour maquiller ses comptes, transactions qui risquent de lui coûter 720 millions d’euros de pertes et de la rendre dépendante d’une aide publique. L’ex-président du Conseil Silvio Berlusconi tente de profiter du scandale pour réduire l’écart sur ses adversaires du centre gauche, dans la perspective des élections législatives des 24 et 25 février. Le tribunal administratif de Rome a débouté samedi la puissante association de consommateurs Codacons en refusant de bloquer l’émission par la Banque d’Italie de 3,9 milliards d’euros d’obligations spéciales destinées à renflouer Monte Paschi. Le tribunal a fixé une nouvelle audience au 20 février. Après l’audience, la Codacons a réclamé la démission du gouverneur de la banque centrale Ignazio Visco et la nomination d’un administrateur judiciaire pour Monte Paschi. Elle poursuit la Banque d’Italie et lui réclame 3,9 milliards d’euros de dommages et intérêts, soit le même montant que l’opération obligataire qu’elle voulait bloquer.

 

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Epargne : les Français fuient les actions et les obligations

Epargne : Les Français fuient les actions et les obligations

L actions et les obligations détenues en direct occupent désormais une place marginale dans le patrimoine des ménages. Elles ne pèsent plus que 2 % contre 4 % en 1995, selon IODS (Insead OEE Data Services), un cabinet qui analyse l’épargne financière des Européens. «Les épargnants ont été échaudés par les différentes crises boursières et il n’y a plus d’opérations de privatisations», explique Didier Davydoff, directeur général d’IODS. L’augmentation des dividendes, qui ont été multipliés par 2,6 entre 1995 et 2012, n’a pas réussi à fidéliser les actionnaires. Pour les mêmes raisons, les épargnants ont aussi délaissé les OPCVM (actions, obligations). Leur poids dans les patrimoines a carrément été divisé par deux, passant de 15 % en 1995 à seulement 7 % aujourd’hui. L’épargne bancaire, autrement dit les livrets, les comptes à terme et les dépôts, s’en sortent mieux (- 10 % depuis 1995). Au fil des ans, l’assurance-vie est devenue prépondérante dans le patrimoine financier des ménages: son poids a doublé entre 1995 et 2012, pour atteindre fin septembre 40 % du patrimoine (contre 21 % en 1996). Fait plus surprenant, la part des actions non cotées a elle aussi doublé dans les portefeuilles, passant de 8 % à 15 %. «Notamment parce que davantage de personnes créent une entreprise», explique Didier Davydoff. L’épargne financière (hors immobilier) a rapporté 3,9 % net de frais de gestion en moyenne par an entre 1996 et fin septembre 2012. Et 2,6 % à 2,7 % après impôt, soit bien plus que l’inflation (1,6 %) selon IODS. «Ce qui est honorable», souligne Georges Pauget, président d’IODS. Mais, sur une période plus courte, la performance est nettement moins florissante: entre début 2000 et aujourd’hui, les placements financiers n’ont rapporté que 2,6 % par an en moyenne (soit environ 1,90 % après impôt) alors que l’inflation atteignait à 1,8 %. Traditionnellement, plus fourmis que cigales, les Français ont toujours un bas de laine important (le taux d’épargne avoisine 16 % des revenus). Anticipant des baisses de revenus et des hausses d’impôts, les épargnants devraient rester prudents. Les Français consacrent une partie de plus en plus faible de leurs revenus aux placements financiers. «Les liquidités sont moins abondantes car les ménages ont moins de plus-values immobilières à réinvestir et parce que leurs revenus baissent», souligne Didier Davydoff.

 

 




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