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Cop 27-Climat : des objectifs bidon !

Cop 27-Climat : des objectifs bidon !

En substance, c’est ce que dit Frans Timmermans (Commission européenne) quand il indique «Des objectifs climat sans plans concrets ne sont que des tigres de papier»

Le vice-président exécutif de la Commission de Bruxelles en charge du Pacte vert répond aux critiques dont fait l’objet la gestion européenne de la crise énergétique et met la pression sur les plus grands émetteurs de CO2, dans un entretien exclusif accordé à l’Opinion à l‘aube de la COP 27 de Charm el-Cheikh


Quels résultats attendez-vous de la COP 27 ?

L’année dernière, à Glasgow, tout le monde s’est engagé à viser l’objectif de 1,5° C de réchauffement. Tous les pays doivent donc démontrer comment ils réaliseront les réductions d’émissions requises. Des objectifs sans plans concrets ne sont que des tigres de papier. Parallèlement, il faut progresser dans le financement et l’adaptation, ainsi que sur la manière dont nous traitons les « pertes et dommages » causés par la crise climatique. Chaque pays devrait recevoir le soutien nécessaire pour répondre aux impacts déjà existants. La réduction des émissions est toutefois indispensable : aucun financement ne suffira à couvrir les conséquences si nous consentons à un réchauffement planétaire de 3° C ou 4° C. Regardez ce qui se passe déjà avec une augmentation de température de « seulement » 1,2° C.

L’Union européenne peine à trouver une réponse commune et forte à la crise énergétique, principalement en raison du poids des intérêts nationaux. Son unité à la COP 27 est-elle menacée ?
Non. Nous disposons d’un mandat fort pour les négociations, qui a été adopté à l’unanimité des Etats membres. En ce qui concerne la crise énergétique, il existe bien sûr des visions différentes sur les réponses à apporter aux prix excessivement élevés de l’énergie. Mais aucun pays membre ne conteste nos objectifs climatiques, et personne ne doute que la transition verte est, en fait, la solution. Et voyons également ce qui a déjà été réalisé : les stocks de gaz sont pleins à près de 95 %, nous travaillons à des achats groupés afin d’utiliser davantage notre pouvoir de négociation collectif, nous avons accéléré les économies de gaz et d’électricité, et nous disposons d’un cadre afin de limiter les tarifs pour les consommateurs et d’exiger une contribution solidaire des entreprises du secteur des combustibles fossiles — des acteurs qui ont vu leurs bénéfices s’accroître de façon extraordinaire. L’Europe augmente aussi très rapidement sa capacité de production d’énergies renouvelables (ENR), notamment solaire. Notre objectif est d’atteindre une souveraineté énergétique, ce qui est possible à travers les ENR.

A cause de la crise, les Etats membres doivent relancer des centrales au charbon et investir dans des infrastructures de gaz naturel liquéfié (GNL). Dans ce contexte, est-il encore possible de demander des efforts supplémentaires en matière de climat au reste du monde ?
Certes, il y a des malentendus et des doutes concernant l’utilisation du charbon et les investissements dans le GNL que vous mentionnez. Ces derniers mois, nous avons dû expliquer davantage le fonctionnement de la loi sur le climat et ce que nous faisons au sein de l’UE pour son exécution. Un pays comme la Russie est bien sûr très intéressé à promouvoir l’idée que l’UE fait marche arrière. Mais, jusqu’à présent, j’ai pu assurer à mes collègues que l’UE maintenait son ambition et ses engagements. L’accord atteint sur l’élimination des émissions de CO2 issues des voitures en 2035 — un objectif bien soutenu par l’industrie automobile — en est une preuve solide. Et nous sommes toujours sur la bonne voie pour faire aboutir les autres textes qui font partie du paquet « Fit for 55 » d’ici à la fin de l’année. L’UE reste donc pleinement engagée dans ses objectifs climatiques.
« Avec le Green Deal, l’UE a montré la voie et nous continuerons à le faire, notamment en réalisant chez nous ce que nous avons promis »

La communauté internationale devrait-elle créer un fonds pour réparer les « pertes et les dommages » causés aux pays du Sud par le changement climatique ?
Nous sommes tous d’accord sur le fait que la crise climatique a des impacts qui dépassent la capacité de certains pays à y faire face. Les pertes et dommages sont une question clé de cette COP et l’UE a soutenu les demandes visant à l’inclure dans l’agenda officiel. Nous sommes prêts à parler de différentes solutions, mais cette discussion doit être fondée sur les besoins des pays vulnérables. Le soutien est nécessaire et les besoins sont réels, mais aussi très hétérogènes. Pour certains pays, la question est celle d’une dette excessive, pour d’autres, les problèmes proviennent de la montée du niveau de la mer ou de tempêtes plus extrêmes et plus fréquentes. Nous devons donc trouver les meilleures mesures pour fournir l’aide nécessaire. Il n’existe pas de solution miracle, même avec un fonds, car, au final, il est question d’un véritable « shift » de milliers de milliards d’argent public et privé vers les pays vulnérables. Cela demandera une réforme plus vaste de notre système financier international. A court terme, nous pouvons déjà repenser la manière dont nous utilisons les instruments existants. Le FMI a déjà pris de bonnes mesures en ce sens.

Faut-il compter sur le leadership de l’UE pour amener la Chine et les Etats-Unis à prendre de nouveaux engagements forts ?
Les pays du G20 émettent environ 80 % des gaz à effet de serre et ils ont donc une responsabilité particulière. Mais, depuis la dernière COP, certains des principaux émetteurs mondiaux ont montré des signes inquiétants concernant leur volonté de mettre en œuvre les mesures nécessaires. C’est pourquoi l’UE continue à insister sur l’importance de l’atténuation des émissions. Tous les pays, et les principaux émetteurs de manière plus urgente, doivent mettre en œuvre des politiques de réduction. Avec le Green Deal, l’UE a montré la voie et nous continuerons à le faire, notamment en réalisant chez nous ce que nous avons promis. Si nous continuons à remplir nos obligations, nous aurons une position de négociation beaucoup plus forte. La récente loi américaine sur la réduction de l’inflation montre que les Etats-Unis sont également prêts à passer des paroles aux actes. Certaines dispositions du texte sont discriminatoires à l’égard des fabricants non-américains, et nous sommes en discussion avec les Américains à ce sujet. Mais, du point de vue climatique, l’adoption de telles lois renforce le message à destination du monde entier que l’économie du futur sera bien une économie verte. En ce qui concerne la Chine, nous espérons également voir des mesures démontrant son engagement envers ce qui a été convenu à Glasgow.

Climat- Cop 27 : des objectifs bidon !

Climat- Cop 27 : des objectifs bidon !

Les quelque 200 pays présents à la COP27 doivent s’accorder sur une déclaration finale qui ne marque pas un recul par rapport aux accords précédents.
Rien n’est acquis. A commencer par le maintien des engagements pris l’an passé à Glasgow, lors de la COP26, de limiter le réchauffement à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle.

Le vice-président exécutif de la Commission de Bruxelles en charge du Pacte vert répond aux critiques dont fait l’objet la gestion européenne de la crise énergétique et met la pression sur les plus grands émetteurs de CO2, dans un entretien exclusif accordé à l’Opinion à l‘aube de la COP 27 de Charm el-Cheikh


Quels résultats attendez-vous de la COP 27 ?

L’année dernière, à Glasgow, tout le monde s’est engagé à viser l’objectif de 1,5° C de réchauffement. Tous les pays doivent donc démontrer comment ils réaliseront les réductions d’émissions requises. Des objectifs sans plans concrets ne sont que des tigres de papier. Parallèlement, il faut progresser dans le financement et l’adaptation, ainsi que sur la manière dont nous traitons les « pertes et dommages » causés par la crise climatique. Chaque pays devrait recevoir le soutien nécessaire pour répondre aux impacts déjà existants. La réduction des émissions est toutefois indispensable : aucun financement ne suffira à couvrir les conséquences si nous consentons à un réchauffement planétaire de 3° C ou 4° C. Regardez ce qui se passe déjà avec une augmentation de température de « seulement » 1,2° C.

L’Union européenne peine à trouver une réponse commune et forte à la crise énergétique, principalement en raison du poids des intérêts nationaux. Son unité à la COP 27 est-elle menacée ?
Non. Nous disposons d’un mandat fort pour les négociations, qui a été adopté à l’unanimité des Etats membres. En ce qui concerne la crise énergétique, il existe bien sûr des visions différentes sur les réponses à apporter aux prix excessivement élevés de l’énergie. Mais aucun pays membre ne conteste nos objectifs climatiques, et personne ne doute que la transition verte est, en fait, la solution. Et voyons également ce qui a déjà été réalisé : les stocks de gaz sont pleins à près de 95 %, nous travaillons à des achats groupés afin d’utiliser davantage notre pouvoir de négociation collectif, nous avons accéléré les économies de gaz et d’électricité, et nous disposons d’un cadre afin de limiter les tarifs pour les consommateurs et d’exiger une contribution solidaire des entreprises du secteur des combustibles fossiles — des acteurs qui ont vu leurs bénéfices s’accroître de façon extraordinaire. L’Europe augmente aussi très rapidement sa capacité de production d’énergies renouvelables (ENR), notamment solaire. Notre objectif est d’atteindre une souveraineté énergétique, ce qui est possible à travers les ENR.

A cause de la crise, les Etats membres doivent relancer des centrales au charbon et investir dans des infrastructures de gaz naturel liquéfié (GNL). Dans ce contexte, est-il encore possible de demander des efforts supplémentaires en matière de climat au reste du monde ?
Certes, il y a des malentendus et des doutes concernant l’utilisation du charbon et les investissements dans le GNL que vous mentionnez. Ces derniers mois, nous avons dû expliquer davantage le fonctionnement de la loi sur le climat et ce que nous faisons au sein de l’UE pour son exécution. Un pays comme la Russie est bien sûr très intéressé à promouvoir l’idée que l’UE fait marche arrière. Mais, jusqu’à présent, j’ai pu assurer à mes collègues que l’UE maintenait son ambition et ses engagements. L’accord atteint sur l’élimination des émissions de CO2 issues des voitures en 2035 — un objectif bien soutenu par l’industrie automobile — en est une preuve solide. Et nous sommes toujours sur la bonne voie pour faire aboutir les autres textes qui font partie du paquet « Fit for 55 » d’ici à la fin de l’année. L’UE reste donc pleinement engagée dans ses objectifs climatiques.
« Avec le Green Deal, l’UE a montré la voie et nous continuerons à le faire, notamment en réalisant chez nous ce que nous avons promis »

La communauté internationale devrait-elle créer un fonds pour réparer les « pertes et les dommages » causés aux pays du Sud par le changement climatique ?
Nous sommes tous d’accord sur le fait que la crise climatique a des impacts qui dépassent la capacité de certains pays à y faire face. Les pertes et dommages sont une question clé de cette COP et l’UE a soutenu les demandes visant à l’inclure dans l’agenda officiel. Nous sommes prêts à parler de différentes solutions, mais cette discussion doit être fondée sur les besoins des pays vulnérables. Le soutien est nécessaire et les besoins sont réels, mais aussi très hétérogènes. Pour certains pays, la question est celle d’une dette excessive, pour d’autres, les problèmes proviennent de la montée du niveau de la mer ou de tempêtes plus extrêmes et plus fréquentes. Nous devons donc trouver les meilleures mesures pour fournir l’aide nécessaire. Il n’existe pas de solution miracle, même avec un fonds, car, au final, il est question d’un véritable « shift » de milliers de milliards d’argent public et privé vers les pays vulnérables. Cela demandera une réforme plus vaste de notre système financier international. A court terme, nous pouvons déjà repenser la manière dont nous utilisons les instruments existants. Le FMI a déjà pris de bonnes mesures en ce sens.

Faut-il compter sur le leadership de l’UE pour amener la Chine et les Etats-Unis à prendre de nouveaux engagements forts ?
Les pays du G20 émettent environ 80 % des gaz à effet de serre et ils ont donc une responsabilité particulière. Mais, depuis la dernière COP, certains des principaux émetteurs mondiaux ont montré des signes inquiétants concernant leur volonté de mettre en œuvre les mesures nécessaires. C’est pourquoi l’UE continue à insister sur l’importance de l’atténuation des émissions. Tous les pays, et les principaux émetteurs de manière plus urgente, doivent mettre en œuvre des politiques de réduction. Avec le Green Deal, l’UE a montré la voie et nous continuerons à le faire, notamment en réalisant chez nous ce que nous avons promis. Si nous continuons à remplir nos obligations, nous aurons une position de négociation beaucoup plus forte. La récente loi américaine sur la réduction de l’inflation montre que les Etats-Unis sont également prêts à passer des paroles aux actes. Certaines dispositions du texte sont discriminatoires à l’égard des fabricants non-américains, et nous sommes en discussion avec les Américains à ce sujet. Mais, du point de vue climatique, l’adoption de telles lois renforce le message à destination du monde entier que l’économie du futur sera bien une économie verte. En ce qui concerne la Chine, nous espérons également voir des mesures démontrant son engagement envers ce qui a été convenu à Glasgow.

Cop 27 : des objectifs bidon

Cop 27 : des objectifs bidon !

Les quelque 200 pays présents à la COP27 doivent s’accorder sur une déclaration finale qui ne marque pas un recul par rapport aux accords précédents.
Rien n’est acquis. A commencer par le maintien des engagements pris l’an passé à Glasgow, lors de la COP26, de limiter le réchauffement à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle.

Le vice-président exécutif de la Commission de Bruxelles en charge du Pacte vert répond aux critiques dont fait l’objet la gestion européenne de la crise énergétique et met la pression sur les plus grands émetteurs de CO2, dans un entretien exclusif accordé à l’Opinion à l‘aube de la COP 27 de Charm el-Cheikh


Quels résultats attendez-vous de la COP 27 ?

L’année dernière, à Glasgow, tout le monde s’est engagé à viser l’objectif de 1,5° C de réchauffement. Tous les pays doivent donc démontrer comment ils réaliseront les réductions d’émissions requises. Des objectifs sans plans concrets ne sont que des tigres de papier. Parallèlement, il faut progresser dans le financement et l’adaptation, ainsi que sur la manière dont nous traitons les « pertes et dommages » causés par la crise climatique. Chaque pays devrait recevoir le soutien nécessaire pour répondre aux impacts déjà existants. La réduction des émissions est toutefois indispensable : aucun financement ne suffira à couvrir les conséquences si nous consentons à un réchauffement planétaire de 3° C ou 4° C. Regardez ce qui se passe déjà avec une augmentation de température de « seulement » 1,2° C.

L’Union européenne peine à trouver une réponse commune et forte à la crise énergétique, principalement en raison du poids des intérêts nationaux. Son unité à la COP 27 est-elle menacée ?
Non. Nous disposons d’un mandat fort pour les négociations, qui a été adopté à l’unanimité des Etats membres. En ce qui concerne la crise énergétique, il existe bien sûr des visions différentes sur les réponses à apporter aux prix excessivement élevés de l’énergie. Mais aucun pays membre ne conteste nos objectifs climatiques, et personne ne doute que la transition verte est, en fait, la solution. Et voyons également ce qui a déjà été réalisé : les stocks de gaz sont pleins à près de 95 %, nous travaillons à des achats groupés afin d’utiliser davantage notre pouvoir de négociation collectif, nous avons accéléré les économies de gaz et d’électricité, et nous disposons d’un cadre afin de limiter les tarifs pour les consommateurs et d’exiger une contribution solidaire des entreprises du secteur des combustibles fossiles — des acteurs qui ont vu leurs bénéfices s’accroître de façon extraordinaire. L’Europe augmente aussi très rapidement sa capacité de production d’énergies renouvelables (ENR), notamment solaire. Notre objectif est d’atteindre une souveraineté énergétique, ce qui est possible à travers les ENR.

A cause de la crise, les Etats membres doivent relancer des centrales au charbon et investir dans des infrastructures de gaz naturel liquéfié (GNL). Dans ce contexte, est-il encore possible de demander des efforts supplémentaires en matière de climat au reste du monde ?
Certes, il y a des malentendus et des doutes concernant l’utilisation du charbon et les investissements dans le GNL que vous mentionnez. Ces derniers mois, nous avons dû expliquer davantage le fonctionnement de la loi sur le climat et ce que nous faisons au sein de l’UE pour son exécution. Un pays comme la Russie est bien sûr très intéressé à promouvoir l’idée que l’UE fait marche arrière. Mais, jusqu’à présent, j’ai pu assurer à mes collègues que l’UE maintenait son ambition et ses engagements. L’accord atteint sur l’élimination des émissions de CO2 issues des voitures en 2035 — un objectif bien soutenu par l’industrie automobile — en est une preuve solide. Et nous sommes toujours sur la bonne voie pour faire aboutir les autres textes qui font partie du paquet « Fit for 55 » d’ici à la fin de l’année. L’UE reste donc pleinement engagée dans ses objectifs climatiques.
« Avec le Green Deal, l’UE a montré la voie et nous continuerons à le faire, notamment en réalisant chez nous ce que nous avons promis »

La communauté internationale devrait-elle créer un fonds pour réparer les « pertes et les dommages » causés aux pays du Sud par le changement climatique ?
Nous sommes tous d’accord sur le fait que la crise climatique a des impacts qui dépassent la capacité de certains pays à y faire face. Les pertes et dommages sont une question clé de cette COP et l’UE a soutenu les demandes visant à l’inclure dans l’agenda officiel. Nous sommes prêts à parler de différentes solutions, mais cette discussion doit être fondée sur les besoins des pays vulnérables. Le soutien est nécessaire et les besoins sont réels, mais aussi très hétérogènes. Pour certains pays, la question est celle d’une dette excessive, pour d’autres, les problèmes proviennent de la montée du niveau de la mer ou de tempêtes plus extrêmes et plus fréquentes. Nous devons donc trouver les meilleures mesures pour fournir l’aide nécessaire. Il n’existe pas de solution miracle, même avec un fonds, car, au final, il est question d’un véritable « shift » de milliers de milliards d’argent public et privé vers les pays vulnérables. Cela demandera une réforme plus vaste de notre système financier international. A court terme, nous pouvons déjà repenser la manière dont nous utilisons les instruments existants. Le FMI a déjà pris de bonnes mesures en ce sens.

Faut-il compter sur le leadership de l’UE pour amener la Chine et les Etats-Unis à prendre de nouveaux engagements forts ?
Les pays du G20 émettent environ 80 % des gaz à effet de serre et ils ont donc une responsabilité particulière. Mais, depuis la dernière COP, certains des principaux émetteurs mondiaux ont montré des signes inquiétants concernant leur volonté de mettre en œuvre les mesures nécessaires. C’est pourquoi l’UE continue à insister sur l’importance de l’atténuation des émissions. Tous les pays, et les principaux émetteurs de manière plus urgente, doivent mettre en œuvre des politiques de réduction. Avec le Green Deal, l’UE a montré la voie et nous continuerons à le faire, notamment en réalisant chez nous ce que nous avons promis. Si nous continuons à remplir nos obligations, nous aurons une position de négociation beaucoup plus forte. La récente loi américaine sur la réduction de l’inflation montre que les Etats-Unis sont également prêts à passer des paroles aux actes. Certaines dispositions du texte sont discriminatoires à l’égard des fabricants non-américains, et nous sommes en discussion avec les Américains à ce sujet. Mais, du point de vue climatique, l’adoption de telles lois renforce le message à destination du monde entier que l’économie du futur sera bien une économie verte. En ce qui concerne la Chine, nous espérons également voir des mesures démontrant son engagement envers ce qui a été convenu à Glasgow.

Evolution du Climat : des objectifs bidon !

Evolution du Climat : des objectifs bidon !

En substance, c’est ce que dit Frans Timmermans (Commission européenne) quand il indique «Des objectifs climat sans plans concrets ne sont que des tigres de papier»

Le vice-président exécutif de la Commission de Bruxelles en charge du Pacte vert répond aux critiques dont fait l’objet la gestion européenne de la crise énergétique et met la pression sur les plus grands émetteurs de CO2, dans un entretien exclusif accordé à l’Opinion à l‘aube de la COP 27 de Charm el-Cheikh


Quels résultats attendez-vous de la COP 27 ?

L’année dernière, à Glasgow, tout le monde s’est engagé à viser l’objectif de 1,5° C de réchauffement. Tous les pays doivent donc démontrer comment ils réaliseront les réductions d’émissions requises. Des objectifs sans plans concrets ne sont que des tigres de papier. Parallèlement, il faut progresser dans le financement et l’adaptation, ainsi que sur la manière dont nous traitons les « pertes et dommages » causés par la crise climatique. Chaque pays devrait recevoir le soutien nécessaire pour répondre aux impacts déjà existants. La réduction des émissions est toutefois indispensable : aucun financement ne suffira à couvrir les conséquences si nous consentons à un réchauffement planétaire de 3° C ou 4° C. Regardez ce qui se passe déjà avec une augmentation de température de « seulement » 1,2° C.

L’Union européenne peine à trouver une réponse commune et forte à la crise énergétique, principalement en raison du poids des intérêts nationaux. Son unité à la COP 27 est-elle menacée ?
Non. Nous disposons d’un mandat fort pour les négociations, qui a été adopté à l’unanimité des Etats membres. En ce qui concerne la crise énergétique, il existe bien sûr des visions différentes sur les réponses à apporter aux prix excessivement élevés de l’énergie. Mais aucun pays membre ne conteste nos objectifs climatiques, et personne ne doute que la transition verte est, en fait, la solution. Et voyons également ce qui a déjà été réalisé : les stocks de gaz sont pleins à près de 95 %, nous travaillons à des achats groupés afin d’utiliser davantage notre pouvoir de négociation collectif, nous avons accéléré les économies de gaz et d’électricité, et nous disposons d’un cadre afin de limiter les tarifs pour les consommateurs et d’exiger une contribution solidaire des entreprises du secteur des combustibles fossiles — des acteurs qui ont vu leurs bénéfices s’accroître de façon extraordinaire. L’Europe augmente aussi très rapidement sa capacité de production d’énergies renouvelables (ENR), notamment solaire. Notre objectif est d’atteindre une souveraineté énergétique, ce qui est possible à travers les ENR.

A cause de la crise, les Etats membres doivent relancer des centrales au charbon et investir dans des infrastructures de gaz naturel liquéfié (GNL). Dans ce contexte, est-il encore possible de demander des efforts supplémentaires en matière de climat au reste du monde ?
Certes, il y a des malentendus et des doutes concernant l’utilisation du charbon et les investissements dans le GNL que vous mentionnez. Ces derniers mois, nous avons dû expliquer davantage le fonctionnement de la loi sur le climat et ce que nous faisons au sein de l’UE pour son exécution. Un pays comme la Russie est bien sûr très intéressé à promouvoir l’idée que l’UE fait marche arrière. Mais, jusqu’à présent, j’ai pu assurer à mes collègues que l’UE maintenait son ambition et ses engagements. L’accord atteint sur l’élimination des émissions de CO2 issues des voitures en 2035 — un objectif bien soutenu par l’industrie automobile — en est une preuve solide. Et nous sommes toujours sur la bonne voie pour faire aboutir les autres textes qui font partie du paquet « Fit for 55 » d’ici à la fin de l’année. L’UE reste donc pleinement engagée dans ses objectifs climatiques.
« Avec le Green Deal, l’UE a montré la voie et nous continuerons à le faire, notamment en réalisant chez nous ce que nous avons promis »

La communauté internationale devrait-elle créer un fonds pour réparer les « pertes et les dommages » causés aux pays du Sud par le changement climatique ?
Nous sommes tous d’accord sur le fait que la crise climatique a des impacts qui dépassent la capacité de certains pays à y faire face. Les pertes et dommages sont une question clé de cette COP et l’UE a soutenu les demandes visant à l’inclure dans l’agenda officiel. Nous sommes prêts à parler de différentes solutions, mais cette discussion doit être fondée sur les besoins des pays vulnérables. Le soutien est nécessaire et les besoins sont réels, mais aussi très hétérogènes. Pour certains pays, la question est celle d’une dette excessive, pour d’autres, les problèmes proviennent de la montée du niveau de la mer ou de tempêtes plus extrêmes et plus fréquentes. Nous devons donc trouver les meilleures mesures pour fournir l’aide nécessaire. Il n’existe pas de solution miracle, même avec un fonds, car, au final, il est question d’un véritable « shift » de milliers de milliards d’argent public et privé vers les pays vulnérables. Cela demandera une réforme plus vaste de notre système financier international. A court terme, nous pouvons déjà repenser la manière dont nous utilisons les instruments existants. Le FMI a déjà pris de bonnes mesures en ce sens.

Faut-il compter sur le leadership de l’UE pour amener la Chine et les Etats-Unis à prendre de nouveaux engagements forts ?
Les pays du G20 émettent environ 80 % des gaz à effet de serre et ils ont donc une responsabilité particulière. Mais, depuis la dernière COP, certains des principaux émetteurs mondiaux ont montré des signes inquiétants concernant leur volonté de mettre en œuvre les mesures nécessaires. C’est pourquoi l’UE continue à insister sur l’importance de l’atténuation des émissions. Tous les pays, et les principaux émetteurs de manière plus urgente, doivent mettre en œuvre des politiques de réduction. Avec le Green Deal, l’UE a montré la voie et nous continuerons à le faire, notamment en réalisant chez nous ce que nous avons promis. Si nous continuons à remplir nos obligations, nous aurons une position de négociation beaucoup plus forte. La récente loi américaine sur la réduction de l’inflation montre que les Etats-Unis sont également prêts à passer des paroles aux actes. Certaines dispositions du texte sont discriminatoires à l’égard des fabricants non-américains, et nous sommes en discussion avec les Américains à ce sujet. Mais, du point de vue climatique, l’adoption de telles lois renforce le message à destination du monde entier que l’économie du futur sera bien une économie verte. En ce qui concerne la Chine, nous espérons également voir des mesures démontrant son engagement envers ce qui a été convenu à Glasgow.

Politique et Climat : des objectifs bidon !

Politique et Climat : des objectifs bidon !

En substance, c’est ce que dit Frans Timmermans (Commission européenne) quand il indique «Des objectifs climat sans plans concrets ne sont que des tigres de papier»

Le vice-président exécutif de la Commission de Bruxelles en charge du Pacte vert répond aux critiques dont fait l’objet la gestion européenne de la crise énergétique et met la pression sur les plus grands émetteurs de CO2, dans un entretien exclusif accordé à l’Opinion à l‘aube de la COP 27 de Charm el-Cheikh


Quels résultats attendez-vous de la COP 27 ?

L’année dernière, à Glasgow, tout le monde s’est engagé à viser l’objectif de 1,5° C de réchauffement. Tous les pays doivent donc démontrer comment ils réaliseront les réductions d’émissions requises. Des objectifs sans plans concrets ne sont que des tigres de papier. Parallèlement, il faut progresser dans le financement et l’adaptation, ainsi que sur la manière dont nous traitons les « pertes et dommages » causés par la crise climatique. Chaque pays devrait recevoir le soutien nécessaire pour répondre aux impacts déjà existants. La réduction des émissions est toutefois indispensable : aucun financement ne suffira à couvrir les conséquences si nous consentons à un réchauffement planétaire de 3° C ou 4° C. Regardez ce qui se passe déjà avec une augmentation de température de « seulement » 1,2° C.

L’Union européenne peine à trouver une réponse commune et forte à la crise énergétique, principalement en raison du poids des intérêts nationaux. Son unité à la COP 27 est-elle menacée ?
Non. Nous disposons d’un mandat fort pour les négociations, qui a été adopté à l’unanimité des Etats membres. En ce qui concerne la crise énergétique, il existe bien sûr des visions différentes sur les réponses à apporter aux prix excessivement élevés de l’énergie. Mais aucun pays membre ne conteste nos objectifs climatiques, et personne ne doute que la transition verte est, en fait, la solution. Et voyons également ce qui a déjà été réalisé : les stocks de gaz sont pleins à près de 95 %, nous travaillons à des achats groupés afin d’utiliser davantage notre pouvoir de négociation collectif, nous avons accéléré les économies de gaz et d’électricité, et nous disposons d’un cadre afin de limiter les tarifs pour les consommateurs et d’exiger une contribution solidaire des entreprises du secteur des combustibles fossiles — des acteurs qui ont vu leurs bénéfices s’accroître de façon extraordinaire. L’Europe augmente aussi très rapidement sa capacité de production d’énergies renouvelables (ENR), notamment solaire. Notre objectif est d’atteindre une souveraineté énergétique, ce qui est possible à travers les ENR.

A cause de la crise, les Etats membres doivent relancer des centrales au charbon et investir dans des infrastructures de gaz naturel liquéfié (GNL). Dans ce contexte, est-il encore possible de demander des efforts supplémentaires en matière de climat au reste du monde ?
Certes, il y a des malentendus et des doutes concernant l’utilisation du charbon et les investissements dans le GNL que vous mentionnez. Ces derniers mois, nous avons dû expliquer davantage le fonctionnement de la loi sur le climat et ce que nous faisons au sein de l’UE pour son exécution. Un pays comme la Russie est bien sûr très intéressé à promouvoir l’idée que l’UE fait marche arrière. Mais, jusqu’à présent, j’ai pu assurer à mes collègues que l’UE maintenait son ambition et ses engagements. L’accord atteint sur l’élimination des émissions de CO2 issues des voitures en 2035 — un objectif bien soutenu par l’industrie automobile — en est une preuve solide. Et nous sommes toujours sur la bonne voie pour faire aboutir les autres textes qui font partie du paquet « Fit for 55 » d’ici à la fin de l’année. L’UE reste donc pleinement engagée dans ses objectifs climatiques.
« Avec le Green Deal, l’UE a montré la voie et nous continuerons à le faire, notamment en réalisant chez nous ce que nous avons promis »

La communauté internationale devrait-elle créer un fonds pour réparer les « pertes et les dommages » causés aux pays du Sud par le changement climatique ?
Nous sommes tous d’accord sur le fait que la crise climatique a des impacts qui dépassent la capacité de certains pays à y faire face. Les pertes et dommages sont une question clé de cette COP et l’UE a soutenu les demandes visant à l’inclure dans l’agenda officiel. Nous sommes prêts à parler de différentes solutions, mais cette discussion doit être fondée sur les besoins des pays vulnérables. Le soutien est nécessaire et les besoins sont réels, mais aussi très hétérogènes. Pour certains pays, la question est celle d’une dette excessive, pour d’autres, les problèmes proviennent de la montée du niveau de la mer ou de tempêtes plus extrêmes et plus fréquentes. Nous devons donc trouver les meilleures mesures pour fournir l’aide nécessaire. Il n’existe pas de solution miracle, même avec un fonds, car, au final, il est question d’un véritable « shift » de milliers de milliards d’argent public et privé vers les pays vulnérables. Cela demandera une réforme plus vaste de notre système financier international. A court terme, nous pouvons déjà repenser la manière dont nous utilisons les instruments existants. Le FMI a déjà pris de bonnes mesures en ce sens.

Faut-il compter sur le leadership de l’UE pour amener la Chine et les Etats-Unis à prendre de nouveaux engagements forts ?
Les pays du G20 émettent environ 80 % des gaz à effet de serre et ils ont donc une responsabilité particulière. Mais, depuis la dernière COP, certains des principaux émetteurs mondiaux ont montré des signes inquiétants concernant leur volonté de mettre en œuvre les mesures nécessaires. C’est pourquoi l’UE continue à insister sur l’importance de l’atténuation des émissions. Tous les pays, et les principaux émetteurs de manière plus urgente, doivent mettre en œuvre des politiques de réduction. Avec le Green Deal, l’UE a montré la voie et nous continuerons à le faire, notamment en réalisant chez nous ce que nous avons promis. Si nous continuons à remplir nos obligations, nous aurons une position de négociation beaucoup plus forte. La récente loi américaine sur la réduction de l’inflation montre que les Etats-Unis sont également prêts à passer des paroles aux actes. Certaines dispositions du texte sont discriminatoires à l’égard des fabricants non-américains, et nous sommes en discussion avec les Américains à ce sujet. Mais, du point de vue climatique, l’adoption de telles lois renforce le message à destination du monde entier que l’économie du futur sera bien une économie verte. En ce qui concerne la Chine, nous espérons également voir des mesures démontrant son engagement envers ce qui a été convenu à Glasgow.

Climat : des objectifs bidon !

Climat : des objectifs bidon !

En substance, c’est ce que dit Frans Timmermans (Commission européenne) quand il indique «Des objectifs climat sans plans concrets ne sont que des tigres de papier»

Le vice-président exécutif de la Commission de Bruxelles en charge du Pacte vert répond aux critiques dont fait l’objet la gestion européenne de la crise énergétique et met la pression sur les plus grands émetteurs de CO2, dans un entretien exclusif accordé à l’Opinion à l‘aube de la COP 27 de Charm el-Cheikh


Quels résultats attendez-vous de la COP 27 ?

L’année dernière, à Glasgow, tout le monde s’est engagé à viser l’objectif de 1,5° C de réchauffement. Tous les pays doivent donc démontrer comment ils réaliseront les réductions d’émissions requises. Des objectifs sans plans concrets ne sont que des tigres de papier. Parallèlement, il faut progresser dans le financement et l’adaptation, ainsi que sur la manière dont nous traitons les « pertes et dommages » causés par la crise climatique. Chaque pays devrait recevoir le soutien nécessaire pour répondre aux impacts déjà existants. La réduction des émissions est toutefois indispensable : aucun financement ne suffira à couvrir les conséquences si nous consentons à un réchauffement planétaire de 3° C ou 4° C. Regardez ce qui se passe déjà avec une augmentation de température de « seulement » 1,2° C.

L’Union européenne peine à trouver une réponse commune et forte à la crise énergétique, principalement en raison du poids des intérêts nationaux. Son unité à la COP 27 est-elle menacée ?
Non. Nous disposons d’un mandat fort pour les négociations, qui a été adopté à l’unanimité des Etats membres. En ce qui concerne la crise énergétique, il existe bien sûr des visions différentes sur les réponses à apporter aux prix excessivement élevés de l’énergie. Mais aucun pays membre ne conteste nos objectifs climatiques, et personne ne doute que la transition verte est, en fait, la solution. Et voyons également ce qui a déjà été réalisé : les stocks de gaz sont pleins à près de 95 %, nous travaillons à des achats groupés afin d’utiliser davantage notre pouvoir de négociation collectif, nous avons accéléré les économies de gaz et d’électricité, et nous disposons d’un cadre afin de limiter les tarifs pour les consommateurs et d’exiger une contribution solidaire des entreprises du secteur des combustibles fossiles — des acteurs qui ont vu leurs bénéfices s’accroître de façon extraordinaire. L’Europe augmente aussi très rapidement sa capacité de production d’énergies renouvelables (ENR), notamment solaire. Notre objectif est d’atteindre une souveraineté énergétique, ce qui est possible à travers les ENR.

A cause de la crise, les Etats membres doivent relancer des centrales au charbon et investir dans des infrastructures de gaz naturel liquéfié (GNL). Dans ce contexte, est-il encore possible de demander des efforts supplémentaires en matière de climat au reste du monde ?
Certes, il y a des malentendus et des doutes concernant l’utilisation du charbon et les investissements dans le GNL que vous mentionnez. Ces derniers mois, nous avons dû expliquer davantage le fonctionnement de la loi sur le climat et ce que nous faisons au sein de l’UE pour son exécution. Un pays comme la Russie est bien sûr très intéressé à promouvoir l’idée que l’UE fait marche arrière. Mais, jusqu’à présent, j’ai pu assurer à mes collègues que l’UE maintenait son ambition et ses engagements. L’accord atteint sur l’élimination des émissions de CO2 issues des voitures en 2035 — un objectif bien soutenu par l’industrie automobile — en est une preuve solide. Et nous sommes toujours sur la bonne voie pour faire aboutir les autres textes qui font partie du paquet « Fit for 55 » d’ici à la fin de l’année. L’UE reste donc pleinement engagée dans ses objectifs climatiques.
« Avec le Green Deal, l’UE a montré la voie et nous continuerons à le faire, notamment en réalisant chez nous ce que nous avons promis »

La communauté internationale devrait-elle créer un fonds pour réparer les « pertes et les dommages » causés aux pays du Sud par le changement climatique ?
Nous sommes tous d’accord sur le fait que la crise climatique a des impacts qui dépassent la capacité de certains pays à y faire face. Les pertes et dommages sont une question clé de cette COP et l’UE a soutenu les demandes visant à l’inclure dans l’agenda officiel. Nous sommes prêts à parler de différentes solutions, mais cette discussion doit être fondée sur les besoins des pays vulnérables. Le soutien est nécessaire et les besoins sont réels, mais aussi très hétérogènes. Pour certains pays, la question est celle d’une dette excessive, pour d’autres, les problèmes proviennent de la montée du niveau de la mer ou de tempêtes plus extrêmes et plus fréquentes. Nous devons donc trouver les meilleures mesures pour fournir l’aide nécessaire. Il n’existe pas de solution miracle, même avec un fonds, car, au final, il est question d’un véritable « shift » de milliers de milliards d’argent public et privé vers les pays vulnérables. Cela demandera une réforme plus vaste de notre système financier international. A court terme, nous pouvons déjà repenser la manière dont nous utilisons les instruments existants. Le FMI a déjà pris de bonnes mesures en ce sens.

Faut-il compter sur le leadership de l’UE pour amener la Chine et les Etats-Unis à prendre de nouveaux engagements forts ?
Les pays du G20 émettent environ 80 % des gaz à effet de serre et ils ont donc une responsabilité particulière. Mais, depuis la dernière COP, certains des principaux émetteurs mondiaux ont montré des signes inquiétants concernant leur volonté de mettre en œuvre les mesures nécessaires. C’est pourquoi l’UE continue à insister sur l’importance de l’atténuation des émissions. Tous les pays, et les principaux émetteurs de manière plus urgente, doivent mettre en œuvre des politiques de réduction. Avec le Green Deal, l’UE a montré la voie et nous continuerons à le faire, notamment en réalisant chez nous ce que nous avons promis. Si nous continuons à remplir nos obligations, nous aurons une position de négociation beaucoup plus forte. La récente loi américaine sur la réduction de l’inflation montre que les Etats-Unis sont également prêts à passer des paroles aux actes. Certaines dispositions du texte sont discriminatoires à l’égard des fabricants non-américains, et nous sommes en discussion avec les Américains à ce sujet. Mais, du point de vue climatique, l’adoption de telles lois renforce le message à destination du monde entier que l’économie du futur sera bien une économie verte. En ce qui concerne la Chine, nous espérons également voir des mesures démontrant son engagement envers ce qui a été convenu à Glasgow.

Inflation: Des objectifs hypothétiques du ministre des finances

Inflation: Des objectifs hypothétiques du ministre des finances

Bruno Le Maire, Le ministre des finances, fixe un objectif d’inflation de 4 % en France en 2023 et de 2 % en 2024. Des objectifs tout à fait hypothétiques en regard de l’environnement économique mondial. Il y a d’abord la crise énergétique qui va perdurer et même s’installer de façon structurelle en particulier en Europe qui avait l’habitude d’importer gaz et pétrole.

Par ailleurs,’inflation est aussi nourrie par la restructuration de l’appareil de production et la logistique. Un phénomène également structurel est sans doute souhaitable pour ne pas dépendre totalement de l’étranger mais qui renchérit les produits.

De fortes interrogations pèsent aussi désormais sur la structure économique en Chine où la croissance est en train de s’écrouler du fait du net ralentissement intérieur mais aussi de la demande extérieure ; celle-ci dépendant de la restructuration évoquée.

Il faudrait aussi prendre en compte les conséquences géo politiques difficilement prévisibles comme par exemple cette guerre de la Russie avec l’Ukraine qui a entraîné une grave crise sur toutes les énergies y comprit l’électricité.

Pour se dédouaner par avance de ces risques le ministre de l’économie a prit la précaution de relativiser ses objectifs.

. « Sur l’inflation, je vous donne des objectifs et ce ne sont que des objectifs, pas des prévisions, nos objectifs seraient de ramener l’inflation à 5 % au début de l’année 2023 puis 4 à la fin de l’année 2023, puis 2 dans le courant de l’année 2024 », a déclaré Bruno Le Maire, jeudi 20 septembre, à l’occasion d’un débat organisé par le cabinet ARC portant sur la protection des entreprises. Des propos rapportés par France 24.

« Je ne sais pas si nous les atteindrons, il suffit que la crise dégénère en Ukraine pour que tous ces chiffres volent en éclats, il suffit qu’il y ait une crise majeure en Chine pour que tous ces chiffres volent en éclats, j’en ai conscience, donc je les donne avec beaucoup de prudence », a-t-il néanmoins prévenu.

Cette prudence est d’autant plus nécessaire qu’on ne connaît pas encore les effets de la terrible angoisse concernant l’évolution du pouvoir d’achat par rapport à l’envol exceptionnel de l’inflation. La problématique socio-économique pourrait aussi s’articuler avec une problématique politique d’autant que le pouvoir ne tient pas la majorité au Parlement.

Des objectifs hypothétiques du ministre des finances

Des objectifs hypothétiques du ministre des finances

Bruno Le Maire, Le ministre des finances, fixe un objectif d’inflation de 4 % en France en 2023 et de 2 % en 2024. Des objectifs tout à fait hypothétiques en regard de l’environnement économique mondial. Il y a d’abord la crise énergétique qui va perdurer et même s’installer de façon structurelle en particulier en Europe qui avait l’habitude d’importer gaz et pétrole.

Par ailleurs,’inflation est aussi nourrie par la restructuration de l’appareil de production et la logistique. Un phénomène également structurel est sans doute souhaitable pour ne pas dépendre totalement de l’étranger mais qui renchérit les produits.

De fortes interrogations pèsent aussi désormais sur la structure économique en Chine où la croissance est en train de s’écrouler du fait du net ralentissement intérieur mais aussi de la demande extérieure ; celle-ci dépendant de la restructuration évoquée.

Il faudrait aussi prendre en compte les conséquences géo politiques difficilement prévisibles comme par exemple cette guerre de la Russie avec l’Ukraine qui a entraîné une grave crise sur toutes les énergies y comprit l’électricité.

Pour se dédouaner par avance de ces risques le ministre de l’économie a prit la précaution de relativiser ses objectifs.

. « Sur l’inflation, je vous donne des objectifs et ce ne sont que des objectifs, pas des prévisions, nos objectifs seraient de ramener l’inflation à 5 % au début de l’année 2023 puis 4 à la fin de l’année 2023, puis 2 dans le courant de l’année 2024 », a déclaré Bruno Le Maire, jeudi 20 septembre, à l’occasion d’un débat organisé par le cabinet ARC portant sur la protection des entreprises. Des propos rapportés par France 24.

« Je ne sais pas si nous les atteindrons, il suffit que la crise dégénère en Ukraine pour que tous ces chiffres volent en éclats, il suffit qu’il y ait une crise majeure en Chine pour que tous ces chiffres volent en éclats, j’en ai conscience, donc je les donne avec beaucoup de prudence », a-t-il néanmoins prévenu.

Cette prudence est d’autant plus nécessaire qu’on ne connaît pas encore les effets de la terrible angoisse concernant l’évolution du pouvoir d’achat par rapport à l’envol exceptionnel de l’inflation. La problématique socio-économique pourrait aussi s’articuler avec une problématique politique d’autant que le pouvoir ne tient pas la majorité au Parlement.

Voitures électriques : objectifs 2 millions en 2030 pour 40 à 50 millions d’automobiles aujourd’hui !

Voitures électriques : objectifs 2 millions en 2030 pour 40 à 50 millions d’automobiles aujourd’hui !

Macron annonce un objectif volontariste de 2 millions de voitures électriques produites en 2030. À comparer évidemment avec le parc existant de 40 à 50 millions d’automobiles en ce moment. À ce rythme de tortue on voit mal comment et quand l’ensemble du parc sera totalement électrifié. Il faut rappeler que l’Union économique et la France bien entendu interdiront la vente de voitures à moteur thermique à partir de 2035.

Même avec cet objectif « volontariste », il faudra de 20 à 40 ans pour renouveler l’ensemble du parc automobile. D’ici là il, se pourrait d’ailleurs que la voiture électrique actuelle soit devenue caduque du fait par exemple de la montée en puissance de la filière hydrogène; le président français préconise un « soutien fort » et le « plus vite possible » à la filière automobile européenne face à la Chine et aux Etats-Unis. « Je défends fortement une préférence européenne sur ce volet et un soutien fort à la filière automobile. Il faut l’assumer et cela doit advenir le plus vite possible », avance-t-il.

Côté production, le chef de l’Etat dit viser un million de véhicules électriques produits en France d’ici 2027, 2 millions d’ici 2030, avec le passage au tout électrique en 2035.
Enfin, la location de voitures à 100 euros par mois pour les foyers les plus modestes devrait être lancée au deuxième semestre 2023.

Objectifs climatiques: Révision en hausse de l’Union économique

 Objectifs climatiques: Révision en hausse de l’Union économique

 

L’UE, troisième émetteur mondial de gaz à effets de serre, s’est engagée à réduire ses émissions nettes de 55% d’ici à 2030, par rapport aux niveaux de 1990. Les responsables européens espèrent qu’il sera possible d’augmenter cet objectif de quelques points de pourcentage.

Ces objectifs plus élevés pourraient conduire à des réductions d’émissions plus importantes, si les pays et les législateurs de l’UE les approuvent en même temps que les autres propositions, qui prévoient notamment l’abandon progressif des voitures à carburant fossile en 2035.

L’UE « est prête à mettre à jour son CDN conformément au résultat final du paquet ‘Fit for 55′ en temps voulu », indique le projet, qui fait référence à un ensemble de politiques climatiques que les pays de l’UE et les parlementaires négocient actuellement.

Le projet pourrait encore changer avant que les pays de l’UE ne l’approuvent en octobre.

En mai, Bruxelles a revu à la hausse les objectifs proposés par l’UE pour développer les énergies renouvelables et accroître les économies d’énergie, afin de tenter de mettre un terme à la dépendance des pays membres à l’égard des carburants russes après l’invasion de l’Ukraine par Moscou.

Ces objectifs plus élevés pourraient conduire à des réductions d’émissions plus importantes, si les pays et les législateurs de l’UE les approuvent en même temps que les autres propositions, qui prévoient notamment l’abandon progressif des voitures à carburant fossile en 2035.

 

 

Les technologies au service des objectifs environnementaux et sociétaux

Les technologies au service des objectifs environnementaux et sociétaux 

 

Stéphanie Chrétien et Jean-Marc Lazard, dirigeants d’entreprises d’investissement et de technologie, suggèrent aux entreprises, dans une tribune au « Monde », d’utiliser des méthodes standardisées pour mesurer, auditer et certifier de façon objective et identique leurs impacts environnementaux et sociétaux.

 

La technologie ne peut plus se contenter de répondre aux seuls objectifs de rentabilité, de productivité ou d’automatisation. Elle doit permettre aux organisations de s’engager durablement pour répondre aux crises actuelles de tout ordre, économiques, sanitaires, environnementales et sociétales et à la défiance de leurs parties prenantes.

Mais cette « tech for good » est-elle un concept à la mode ou une tendance de fond ? Si on en juge par les discours des étudiants de grandes écoles – HEC, AgroParisTech… –, la technologie doit se mettre au service du bien commun. Plus question pour eux de rejoindre des entreprises ou des organismes publics sans garantie préalable de leur engagement avéré pour réduire les impacts environnementaux et sociétaux négatifs de leurs produits et services.

Pour la jeune génération, la technologie doit être utilisée à des fins de durabilité et non de rentabilité et d’exploitation de notre capital environnemental fini. Ainsi 76 % des étudiants interrogés en 2020 dans le cadre du baromètre « Talents : ce qu’ils attendent de leur emploi » (IPSOS, Boston Consulting Group et Conférence des grandes écoles) confiaient être en quête d’un métier faisant sens à leurs yeux, et 62 % se disaient prêts à refuser un poste dans une entreprise sans engagement social et environnemental.

Des comportements que la crise sanitaire et le réchauffement climatique n’ont fait qu’accentuer. Aujourd’hui, tout un pan de la jeune génération attend des entreprises qu’elles produisent des solutions et des technologies au service du bien commun. En exploitant d’immenses quantités de données complexes dans des affaires comme celle des « Panama Papers », les lanceurs d’alerte et journalistes sont, sans doute, les pionniers de ce mouvement.

En mettant à disposition l’information en simultanée partout dans le monde, ils ont fait du numérique une technologie œuvrant pour la transparence. Puis, avec le développement de nouvelles technologies comme les objets connectés ou la réalité virtuelle, d’autres applications sont venues se greffer.

La tech s’est mise au service de la santé, avec la possibilité d’identifier des tumeurs métastatiques de cancer, d’accéder par visio à des consultations dans les zones enclavées, de partager le dossier médical ou encore de suivre à distance des personnes dépendantes. Ces technologies permettent aussi de répondre aux problématiques de réduction des discriminations et des inégalités ou de l’inclusion des personnes handicapées.

Émission CO2 : la France atteint ses objectifs de réduction

Émission CO2 : la France atteint ses objectifs de réduction

 

Selon des chiffres inédits de l’Observatoire climat-énergie dévoilés par le JDD, la France a tenu ses objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Les résultats complets seront présentés mardi à l’Assemblée nationale à Paris lors des 24 Heures du climat.

Mais le Réseau action climat (RAC), qui pilote cet observatoire dont les travaux sont basés sur les données publiques du ministère de la Transition écologique, met en garde contre « une baisse en trompe-l’œil », en raison de la pandémie qui a ralenti les activités en 2020.

Concernant les émissions nettes – émissions globales du pays auxquelles on soustrait la quantité de carbone absorbée par les forêts ou les sols –, la France a respecté sa feuille de route.

En raison du Covid, ce sont les émissions dans les transports qui diminuent le plus : l’objectif carbone prévoyait l’émission de 132 millions de tonnes équivalent CO2 ; 113 millions de tonnes ont été émises. « Mais en dehors de 2020, c’est le seul secteur où les émissions ont augmenté depuis 1990″, rappelle Zélie Victor, experte au RAC. Du côté de l’agriculture, le seuil a tout juste été respecté, avec 83 millions de tonnes ; et l’industrie a, elle, émis 75,8 millions de tonnes, quand le budget lui autorisait 74 millions.

Société-Les collabos objectifs français du fascisme islamique

Société-Les collabos objectifs français du fascisme islamique

 

Il est clair que l’islamo- gauchisme d’une certaine manière constitue un appui au théories séparatistes voire aux actes terroristes. Ce soutien est indiscutable quand des représentants d’organisations participent à des manifestations organisées par des islamistes contre l’islamophobie. Les mêmes qui côtoient les islamistes se retrouveraient rapidement en prison si le régime des extrémistes s’appliquait en France.

Il y a depuis longtemps une dérive dans ces organisations étudiantes, politiques, syndicales et associatives au nom d’une solidarité contre l’impérialisme, le capitalisme et la posture post colonialiste des pays développés. Une sorte de dévoiement même de la nature de ces luttes est une grande confusion idéologique et politique.

 En cause sans doute le fait que la plupart de ces organisations qui se laissent gagner par l’islamo gauchisme sont de moins en moins représentatives et se replient sur un noyau dur idéologique qui se caractérise par la radicalisation, l’amalgame simpliste et la tolérance de la violence au nom de la défense des plus opprimés. Objectivement, il y a aujourd’hui dans ces organisations des collabos français du fascisme islamique.

 

« Réviser à la hausse les objectifs climatiques »

« Réviser à la hausse les objectifs climatiques »

L’économiste Christian de Perthuis observe, dans une tribune, que la baisse des émissions de dioxyde de carbone due à la pandémie pourrait être durable, parce qu’elle peut renforcer l’amorce de la transition énergétique, à condition de fixer un objectif de baisse d’émissions de CO2 plus ambitieux.

Tribune. 

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a révélé, le 30 avril, dans un rapport, l’ampleur des baisses d’émission provoquées par deux mois de confinement et annoncé un probable « recul historique » sur l’ensemble de l’année.

Dans la mouvance écologiste, l’information a été acceptée du bout des lèvres en alertant sur le prochain « effet rebond » qui allait tout effacer. N’est-ce pas ce qui s’est produit au lendemain de la crise financière de 2009 ? Cette vision a été relayée en France par le Haut Conseil pour le climat (HCC), une instance indépendante créée par Emmanuel Macron au plus fort de la crise des « gilets jaunes ».

Dès la première page de son rapport spécial sur la catastrophe sanitaire, on lit que « la baisse radicale des émissions françaises en raison du confinement reste marginale et transitoire ». Et un peu plus loin : « La probabilité d’un effet rebond est majeure. Après la crise financière de 2008, les émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie et au ciment avaient baissé de 1,4 % en 2009 avant d’augmenter de 5,9 % en 2010. »

Les informations que nous avons pu collecter et analyser conduisent à des conclusions différentes. Le risque d’un effet rebond comparable à celui de 2009 paraît quasi inexistant. Bien sûr, certains paramètres vont faire remonter les émissions depuis le point bas atteint pendant le confinement. La faiblesse du prix des énergies fossiles stimule leur demande et renchérit les coûts relatifs des investissements dans l’énergie verte.

Face à l’urgence de la revitalisation des économies, les gouvernements sont soumis à une pression redoublée de lobbies pour assouplir les contraintes environnementales. Le désir de renouer avec les rencontres et les multiples consommations qui s’y associent sera enfin insatiable au terme des périodes de rationnement imposées par les conditions sanitaires. Pour autant, la baisse des émissions mondiales de 2020 n’a aucune chance d’être rattrapée en un an comme au lendemain de la crise financière.

En premier lieu, le recul n’est pas comparable. L’AIE l’a estimé à 8 %, soit cinq fois celui de 2009. Pour notre part, nous le situons dans le haut d’une fourchette allant de 1 gigatonne (– 3 %) à 5 gigatonnes (– 14 %), soit dix fois plus que lors de la crise financière de 2009.

En second lieu, les mécanismes à l’origine de la récession actuelle sont tout à fait différents de ceux, plus classiques, de la récession de 2009. Les conditions du redémarrage de l’économie le seront également : c’est la circulation du virus qui en fixe le calendrier. Tant que le Covid-19 reste en circulation, il est illusoire d’anticiper une suppression totale des entraves à la mobilité des personnes et indirectement des marchandises. Qui peut raisonnablement parier sur un redémarrage rapide de l’économie dans un tel contexte ?

« Une relance économique avec des objectifs de neutralité carbone »

« Une relance économique avec des  objectifs de neutralité carbone »

 

Pour Gérald Maradan, expert en stratégies climatiques, il faut conditionner les aides d’urgence aux entreprises à des contreparties climatiques innovantes, ( tribune au « Monde »)

Tribune.

 

 » La crise sanitaire actuelle frappe de plein fouet de nombreux secteurs économiques. Face à cette situation, il faut déployer des moyens d’urgence exceptionnels et les Etats se mobilisent pour sauver les entreprises en difficulté. Des voix se sont élevées pour demander des contreparties à ces aides, comme lors de la crise financière de 2008, alors que les aides étaient intervenues massivement sans aucune contrepartie.

Aujourd’hui pourtant, la crise climatique, passée au second plan, est toujours bien présente et sera toujours plus alarmante demain. Si les émissions mondiales de CO2 baissent massivement en 2020, rien n’indique qu’elles ne repartiront pas en très forte hausse après la crise. Or, la crise climatique porte en elle les germes d’une future crise mondiale, encore plus puissante que celle que nous vivons actuellement, avec potentiellement, selon les experts, une disparition à terme possible de l’humanité.

 

L’exécutif est donc intervenu et a posé des conditionnalités environnementales aux aides. Les entreprises aidées devront justifier d’une « intégration exemplaire des objectifs de responsabilité sociale, sociétale et environnementale dans leur stratégie, notamment en matière de lutte contre le changement climatique ». C’est un premier pas, certes, mais sans contrainte pour les entreprises, et qui reste largement insuffisant pour créer une véritable dynamique.

Il faut donc aller plus loin et créer un nouvel instrument financier : le prêt à impact climat. Inspiré des emprunts responsables que sont en anglais les « Sustainability-linked loans » (en français les emprunts obligataires et bancaires durables), le prêt à impact climat inclurait une indexation des taux sur la trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’entreprise, trajectoire qui devra être compatible avec les objectifs de l’accord de Paris.

En d’autres termes, plus l’entreprise colle à cette trajectoire de réduction, plus son taux de financement devient intéressant et son prêt bonifié. L’indicateur permettant de définir et de suivre cette trajectoire est connu. Il s’agit du Science-based target (SBT), développé par le Fonds mondial pour la nature, le pacte mondial des Nations unies, l’Institut des ressources mondiales et l’anciennement Carbon Disclosure Projet (CDP).

 

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