Archive pour le Tag 'objectif'

COP27 : un objectif de 1,5 degré obsolète selon un rapporteur du Giec

COP27 : un objectif de 1,5 degré obsolète selon un rapporteur du Giec

François Gemenne plaide pour que la 27e conférence de l’ONU sur le climat fixe comme objectif de limiter la hausse générale des températures à deux degrés d’ici la fin du siècle, soit l’engagement signé à Paris en 2015.( Franceinfo)

Êtes-vous d’accord avec l’organisation météorologique mondiale selon laquelle l’objectif d’une augmentation de la température de 1,5 degré d’ici à la fin du siècle est désormais « à peine à notre portée » ?
C’est carrément hors d’atteinte. Il faut dire la vérité aux gens, cet objectif ne me semble plus atteignable. Nous serons à 1,5 degré d’élévation de la température d’ici 2035 environ. Le seuil de concentration des gaz à effet de serre qui correspond à 1,5 degré est de 350 parties par million (ppm). Il a été franchi vers le milieu des années 80. Nous sommes aujourd’hui autour de 417 ppm et chaque année nous prenons environ 2,6 ppm supplémentaires.

Alors à quoi sert cette COP27 ?
C’est comme si vous cherchiez à perdre du poids. En réalité, il n’est jamais trop tard. Tout ce que vous allez réussir à faire pour limiter les émissions de gaz à effet de serre va aussi limiter l’augmentation de la température. C’est donc cela qu’on va chercher à faire à la COP27. Maintenant, je pense qu’il faut pouvoir se donner des objectifs atteignables qui ne soient pas des chimères. Moi, je plaide pour qu’on fixe un objectif à 2 degrés qui était l’objectif initialement retenu par l’accord de Paris. L’objectif de 1,5 degré avait essentiellement été choisi pour faire plaisir aux petits États insulaires.

Que faut-il attendre des discussions sur le financement des dégâts climatiques, notamment pour rétablir le dialogue entre les pays du Sud et les riches pays du Nord ?
Il faut que le financement suive. Les pays du Sud en ont besoin pour engager eux aussi leur transition énergétique, choisir une trajectoire de developpement décarbonée et pour s’adapter aux conséquences du changement climatique. Désormais, il faut aussi de l’argent pour compenser les pertes liées aux dégâts du changement climatique là où l’adaptation n’est plus possible. Dès la COP15, en 2009, on avait promis un fond annuel de 100 milliards de dollars mais on n’en est toujours qu’à 86 milliards. Ceci provoque un énorme ressentiment des pays du Sud. Plus nous attendons, plus les températures augmentent et plus l’addition augmente. Mais si nous arrivons enfin cette année à 100 milliards, ce serait déjà un pas symbolique important pour rétablir une forme de confiance.

Sandrine Rousseau: objectif prendre la place de Mélenchon en 2027

Politique- Sandrine Rousseau: objectif prendre la place de Mélenchon en 2027

Nombre d’observateurs politiques s’interrogent à propos de la stratégie politique de la provocatrice Sandrine Rousseau. Pourtant l’objectif est clair l’intéressée n’a jamais caché ses ambitions aussi bien sur le plan personnel que sur le plan politique.

Sa stratégie repose surtout sur la multiplication du buzz pour occuper toutes les cases de l’ultra gauchisme ( féminisme, LGBT, environnement, minorités raciales, anticapitalisme, wokisme).

Peu importe d’ailleurs, l’essentiel c’est qu’on parle d’elle. Une démarche réussie même si l’opinion est de plus en plus critique par rapport aux excès de l’intéressée et à sa pratique de la dénonciation y compris des individus.

Son premier objectif est de prendre sa revanche à l’intérieur d’Europe écologie les Verts qui ne l’a pas retenue pour les présidentielles de 2017. Pour cela, elle mettra en place une candidate proche d’elle. Mais elle vise plus loin à savoir 2027. Mais son ambition est de prendre la place de Mélenchon en faisant éclater les « insoumis » pour qu’une majorité la rejoigne sur ses combats sociaux et sociétaux.

L’intéressée est sans scrupules, ainsi a-t-elle écrit à Darmanin pour obtenir en vain la tête de l’institut d’études politiques de Lille. Elle a aussi tenté sans succès de prendre la tête de l’Institut régional d’administration de Lille . par contre , elle a eu la tête de Baupin et de Bayou accusés par elle seulement d’être des dragueurs !

Il n’est pas certain cependant que l’opinion adhère à cette rhétorique provocatrice par ailleurs pleines de contradictions et qui a du mal à dissimuler les ambitions démesurées de l’intéressée.Raphaël Proust et Caroline Vigoureux, journalistes politique à l’Opinion et le politologue Rémi Lefebvre décryptent la stratégie politique de l’écoféministe adepte du coup d’éclat permanent

Pour Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’université et à l’IEP de Lille : « L’objectif est d’attirer l’attention sur elle. D’autant que Sandrine Rousseau c’est quelqu’un qui a assez peu de ressources collectives, c’est quelqu’un qui est assez isolé. Donc c’est assez emblématique du fait qu’en politique, maintenant, des personnalités sans grandes ressources collectives peuvent peser. Elle a émergé au moment de la primaire écolo, elle a un capital médiatique, évidemment, qu’elle alimente avec des propos volontiers transgressifs et provocateurs.
Ce qu’on peut dire aussi – d’ailleurs elle revendique complètement cette stratégie – c’est qu’elle est sur un créneau idéologique – l’écoféminisme – où il faut choquer les esprits. Pour elle, ce ne sont pas simplement des coups de communication, c’est aussi une stratégie politique.
Elle dit qu’il faut créer des électrochocs, il faut provoquer. Elle lance dans le débat des propos qui font réagir, et de ce point de vue là, elle estime faire avancer les causes qu’elle défend. »

pour Rémi Lefebvre : « La réponse est compliquée parce que c’est oui et non. Elle dessert cette cause parce qu’elle brutalise le débat public donc elle alimente les commentaires des réactionnaires qui fleurissent sur CNews ou dans la presse néo-conservatrice. Et, d’un certain point de vue, on peut dire aussi que ce n’est pas très efficace parce que ça discrédite la cause qu’elle veut défendre.
En même temps, je nuance mon propos : elle provoque quand même des débats. Par exemple : un débat sur le rapport à la viande. «Est-ce que la valeur travail est de gauche ou de droite ?» Le point peut-être positif, c’est que ça fait réfléchir. Et ça provoque peut-être aussi des prises de conscience. Donc c’est à la fois assez cynique, et en même temps ça peut être assez efficient d’un point de vue idéologique. »

Politique–Sandrine Rousseau: objectif prendre la place de Mélenchon en 2027

Politique–Sandrine Rousseau: objectif prendre la place de Mélenchon en 2027

Nombre d’observateurs politiques s’interrogent à propos de la stratégie politique de la provocatrice Sandrine Rousseau. Pourtant l’objectif est clair l’intéressée n’a jamais caché ses ambitions aussi bien sur le plan personnel que sur le plan politique.

Sa stratégie repose surtout sur la multiplication du buzz pour occuper toutes les cases de l’ultra gauchisme ( féminisme, LGBT, environnement, minorités raciales, anticapitalisme, wokisme).

Peu importe d’ailleurs, l’essentiel c’est qu’on parle d’elle. Une démarche réussie même si l’opinion est de plus en plus critique par rapport aux excès de l’intéressée et à sa pratique de la dénonciation y compris des individus.

Son premier objectif est de prendre sa revanche à l’intérieur d’Europe écologie les Verts qui ne l’a pas retenue pour les présidentielles de 2017. Pour cela, elle mettra en place une candidate proche d’elle lors du prochain congrès d’Europe écologie les Verts. Mais elle vise plus loin à savoir 2027. Mais son ambition est de prendre la place de Mélenchon en faisant éclater les « insoumis » pour qu’une majorité la rejoigne sur ses combats sociaux et sociétaux. ( Notons qu’à l’intérieur même des « Insoumi »s une personnalité comme Clémentine Autain prend aussi du champ avec Mélenchon dans la perspective de 2027).

L’intéressée est sans scrupules, ainsi a-t-elle écrit à Darmanin pour obtenir en vain la présidence de l’institut d’études politiques de Lille. Elle a aussi tenté sans succès de prendre la tête de l’Institut régional d’administration de Lille . Par contre , elle a eu la tête de Baupin et de Bayou accusés par elle d’être des dragueurs !

Il n’est pas certain cependant que l’opinion adhère à cette rhétorique provocatrice par ailleurs pleine de contradictions et qui a du mal à dissimuler les ambitions démesurées de l’intéressée. Raphaël Proust et Caroline Vigoureux, journalistes politique à l’Opinion et le politologue Rémi Lefebvre décryptent la stratégie politique de l’écoféministe adepte du coup d’éclat permanent

Pour Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’université et à l’IEP de Lille : « L’objectif est d’attirer l’attention sur elle. D’autant que Sandrine Rousseau c’est quelqu’un qui a assez peu de ressources collectives, c’est quelqu’un qui est assez isolé. Donc c’est assez emblématique du fait qu’en politique, maintenant, des personnalités sans grandes ressources collectives peuvent peser. Elle a émergé au moment de la primaire écolo, elle a un capital médiatique, évidemment, qu’elle alimente avec des propos volontiers transgressifs et provocateurs.
Ce qu’on peut dire aussi – d’ailleurs elle revendique complètement cette stratégie – c’est qu’elle est sur un créneau idéologique – l’écoféminisme – où il faut choquer les esprits. Pour elle, ce ne sont pas simplement des coups de communication, c’est aussi une stratégie politique.
Elle dit qu’il faut créer des électrochocs, il faut provoquer. Elle lance dans le débat des propos qui font réagir, et de ce point de vue là, elle estime faire avancer les causes qu’elle défend. »

Pour Rémi Lefebvre : « La réponse est compliquée parce que c’est oui et non. Elle dessert cette cause parce qu’elle brutalise le débat public donc elle alimente les commentaires des réactionnaires qui fleurissent sur CNews ou dans la presse néo-conservatrice. Et, d’un certain point de vue, on peut dire aussi que ce n’est pas très efficace parce que ça discrédite la cause qu’elle veut défendre.
En même temps, je nuance mon propos : elle provoque quand même des débats. Par exemple : un débat sur le rapport à la viande. «Est-ce que la valeur travail est de gauche ou de droite ?» Le point peut-être positif, c’est que ça fait réfléchir. Et ça provoque peut-être aussi des prises de conscience. Donc c’est à la fois assez cynique, et en même temps ça peut être assez efficient d’un point de vue idéologique. »

Sandrine Rousseau: objectif, remplacer Mélenchon en 2027

Sandrine Rousseau: objectif, remplacer Mélenchon en 2027

Nombre d’observateurs politiques s’interrogent à propos de la stratégie politique de la provocatrice Sandrine Rousseau. Pourtant l’objectif est clair l’intéressée n’a jamais caché ses ambitions aussi bien sur le plan personnel que sur le plan politique.

Sa stratégie repose surtout sur la multiplication du buzz pour occuper toutes les cases de l’ultra gauchisme ( féminisme, LGBT, environnement, minorités raciales, anticapitalisme, wokisme).

Peu importe d’ailleurs, l’essentiel c’est qu’on parle d’elle. Une démarche réussie même si l’opinion est de plus en plus critique par rapport aux excès de l’intéressée et à sa pratique de la dénonciation y compris des individus.

Son premier objectif est de prendre sa revanche à l’intérieur d’Europe écologie les Verts qui ne l’a pas retenue pour les présidentielles de 2017. Pour cela, elle mettra en place une candidate proche d’elle. Mais elle vise plus loin à savoir 2027. Mais son ambition est de prendre la place de Mélenchon en faisant éclater les « insoumis » pour qu’une majorité la rejoigne sur ses combats sociaux et sociétaux.

L’intéressée est sans scrupules, ainsi a-t-elle écrit à Darmanin pour obtenir en vain la tête de l’institut d’études politiques de Lille. Ainsi a-t-elle eu la tête de Baupin et de Bayou accusés par elle seulement d’être des dragueurs !

Il n’est pas certain cependant que l’opinion adhère à cette rhétorique provocatrice par ailleurs pleines de contradictions et qui a du mal à dissimuler les ambitions démesurées de l’intéressée.Raphaël Proust et Caroline Vigoureux, journalistes politique à l’Opinion et le politologue Rémi Lefebvre décryptent la stratégie politique de l’écoféministe adepte du coup d’éclat permanent

Pour Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’université et à l’IEP de Lille : « L’objectif est d’attirer l’attention sur elle. D’autant que Sandrine Rousseau c’est quelqu’un qui a assez peu de ressources collectives, c’est quelqu’un qui est assez isolé. Donc c’est assez emblématique du fait qu’en politique, maintenant, des personnalités sans grandes ressources collectives peuvent peser. Elle a émergé au moment de la primaire écolo, elle a un capital médiatique, évidemment, qu’elle alimente avec des propos volontiers transgressifs et provocateurs.
Ce qu’on peut dire aussi – d’ailleurs elle revendique complètement cette stratégie – c’est qu’elle est sur un créneau idéologique – l’écoféminisme – où il faut choquer les esprits. Pour elle, ce ne sont pas simplement des coups de communication, c’est aussi une stratégie politique.
Elle dit qu’il faut créer des électrochocs, il faut provoquer. Elle lance dans le débat des propos qui font réagir, et de ce point de vue là, elle estime faire avancer les causes qu’elle défend. »

pour Rémi Lefebvre : « La réponse est compliquée parce que c’est oui et non. Elle dessert cette cause parce qu’elle brutalise le débat public donc elle alimente les commentaires des réactionnaires qui fleurissent sur CNews ou dans la presse néo-conservatrice. Et, d’un certain point de vue, on peut dire aussi que ce n’est pas très efficace parce que ça discrédite la cause qu’elle veut défendre.
En même temps, je nuance mon propos : elle provoque quand même des débats. Par exemple : un débat sur le rapport à la viande. «Est-ce que la valeur travail est de gauche ou de droite ?» Le point peut-être positif, c’est que ça fait réfléchir. Et ça provoque peut-être aussi des prises de conscience. Donc c’est à la fois assez cynique, et en même temps ça peut être assez efficient d’un point de vue idéologique. »

Poutine et Xi Jinping : Objectif étendre le champ de la dictature dans le monde

Poutine et Xi Jinping : Objectif étendre le champ de la dictature dans le monde
.
Docteur et agrégé d’histoire, Florian Louis Souligne l’extension du champ de la dictature dans le monde l’influence Poutine et Xi Jinping ( Le Figaro, extrait)
________________________________________
L’ouvrage que vous avez coordonné avec Nicolas Beaupré conteste d’entrée de jeu l’idée d’un XXe siècle «court», qui se finirait avec la chute du mur de Berlin en 1989. À ce titre, la guerre en Ukraine ravive-t-elle les enjeux du XXe siècle?

Florian LOUIS. – Elle nous oblige en tout cas à envisager ce siècle d’un œil nouveau en remettant en question l’idée que l’Union soviétique l’aurait entraîné dans sa chute. Force est en effet de constater que, contrairement à ce que d’aucuns avaient pu penser sur le moment, non seulement l’Histoire ne s’est pas arrêtée à l’orée des années 1990, mais que nombre des forces qui l’avaient mue au XXe siècle ont survécu à cet effondrement et ont même gagné en intensité du fait de celui-ci. Plutôt que de considérer que la disparition du bloc soviétique a clos en 1991 un «court XXe» siècle inauguré en 1914 ou en 1917, on peut donc aller jusqu’à avancer que ce sont les dynamiques – résumées dans la trilogie capitalisme, nationalisme, mondialisation – d’un «très long XXe siècle» qui plonge ses racines avant même les années 1900, qui ont colmaté la brèche soviétique qui l’a un temps fêlé. Quant à savoir si ce XXe siècle est à présent clos ou si la guerre d’Ukraine le «ravive», nous manquons encore de recul pour le déterminer. De toute évidence, certaines de ses braises demeurent en tout cas promptes à générer de nouveaux incendies.
L’imaginaire de la guerre froide a ressurgi plusieurs fois à la faveur de ce conflit…

Ces fréquentes références à la guerre froide servent tout autant à nous rassurer en ramenant l’inconnu de l’Histoire en train de se faire au connu de l’Histoire qui a été, qu’à nous alarmer en faisant resurgir le spectre d’une apocalypse nucléaire. De même qu’une Seconde Guerre mondiale éclata quelques décennies après la fin de la première au point de faire rétrospectivement apparaître la séquence 1918-1939 comme une simple trêve, il est tentant d’imaginer que nous vivrions, après trois décennies de latence, l’éclosion d’une seconde guerre froide. Cette lecture peut toutefois nous aveugler en nous conduisant à chercher dans le passé des solutions à des problèmes qui, pour présenter d’apparentes similitudes avec ceux du XXe siècle, n’en sont pas moins très différents. En premier lieu, il convient de rappeler que la guerre froide n’était pas seulement un affrontement rendu nécessairement indirect et précautionneux par la crainte de destruction mutuelle que faisaient peser les arsenaux nucléaires de ses principaux protagonistes. C’était aussi et surtout une confrontation entre deux – puis trois avec l’émancipation maoïste – modèles antagoniques à vocation universelle.

Faute de pouvoir dominer le monde, la Russie et la Chine cherchent à le fragmenter pour le transformer en une mosaïque d’entités de moindre envergure plus aisément contrôlables par elles.

Or ni la Russie de Poutine ni la Chine de Xi ne font aujourd’hui preuve d’une telle ambition universaliste. Poutine n’a pas plus la prétention de russiser le monde que Xi n’envisage de le siniser. Ce qu’ils cherchent, c’est plutôt à le partitionner en s’y taillant chacun une large sphère d’influence à l’intérieur de laquelle ils pourraient régner comme bon leur semble à l’abri de toute supervision supranationale. Là où l’URSS disputait aux États-Unis le contrôle de l’universel, la Russie et la Chine d’aujourd’hui, bien conscientes de leur incapacité à s’en emparer, s’essaient plutôt par dépit à le briser. Faute de pouvoir dominer le monde, elles cherchent à le fragmenter pour le transformer en une mosaïque d’entités de moindre envergure plus aisément contrôlables par elles. Ce renoncement à l’universel explique en retour pourquoi ni la Russie ni la Chine ne jouissent de la force d’attraction dont a pu un temps disposer l’URSS: une «grande obscurité» qui ne fait rêver personne s’est substituée à la «grande lueur à l’Est» dont parlait Jules Romains. Le «rêve chinois» de Xi Jinping n’est pas l’American Dream et ne me semble pas prêt à le supplanter.


La Russie vous semble-t-elle hantée, à titre symbolique, par un XXe siècle qu’elle peine à digérer?

Vladimir Poutine est assurément mû par un désir de revanche sur l’histoire récente de son pays qui explique son obsession à vouloir tout à la fois la réécrire et la corriger. La réécrire d’abord en imposant un récit national biaisé qui ne retient du XXe siècle que ce qui l’arrange – la contribution décisive de l’URSS à la défaite du nazisme – et passe sous silence ce qui le dérange – le pacte germano-soviétique, le Goulag –. La corriger ensuite en tentant de revenir par la force sur son legs. C’est ainsi que sept mois avant de se lancer dans l’invasion de l’Ukraine en février 2022, le président russe s’était fendu d’un long essai historique ratiocinant sur «l’unité historique des Russes et des Ukrainiens» censé la justifier. Mais le pouvoir a beau faire taire les voix dissidentes comme l’ONG Mémorial, tous les Russes ne sont pas dupes et nombreux sont ceux qui perçoivent cette guerre pour ce qu’elle est: une fuite en avant belliciste censée laver a posteriori l’affront de la chute de l’URSS. D’autant que ce n’est pas la première fois que leurs dirigeants réagissent de la sorte. Déjà au lendemain de la défaite que leur avaient infligée les Français et les Britanniques en 1855 lors de la guerre de Crimée, les tsars avaient cherché à redorer leur blason en conquérant l’Asie centrale et l’extrême Orient où, à leur grande stupéfaction, leurs troupes finirent par se trouver confrontées – comme c’est aujourd’hui le cas en Ukraine – à un adversaire plus coriace que prévu, en la personne des Japonais.
Suite dans le Figaro

Nicolas Beaupré et Florian Louis, Histoire mondiale du XXe siècle, Presses Universitaires de France, septembre 2022, 800 pages, 39 € Presses Universitaires de France

>Macron : objectif retour en 2032….. au secours

Macron : objectif retour en 2032….. au secours !

Il y a évidemment de quoi être inquiet pour l’avenir économique et social du pays mais sans doute tout autant vis-à-vis des perspectives politiques à long terme. Ainsi le journal « la Tribune » évoque-t-il le retour possible de Macron en 2032. En effet, le second mandat de l’actuel président la république se terminera en 2027. D’un point de vue institutionnel , il ne pourra pas représenter sa candidature immédiatement pour un troisième mandat.

Mais déjà dans son entourage certain évoque l’hypothèse d’une candidature de transition d’un proche en 2027 mais pour un seul mandat. Ainsi l’actuel président de la république pourrait-il se représenter en 2032. Juridiquement une possibilité et politiquement une hypothèse qu’on ne peut éliminer compte tenu en particulier de l’âge de l’intéressé. Reste que le bilan de Macron sera tellement catastrophique qu’il est difficile d’envisager une seconde le troisième mandat pour une personnalité qui se caractérise par son soutien indéfectible aux intérêts des grands financiers et par ses contradictions et sa mollesse vis-à-vis des grands problèmes sociétaux en dépit de ses discours grandiloquents.

Au détour d’une conversation, cette confidence a été « lâchée » il y a une quinzaine de jours par un personnage au coeur de la machine élyséenne : « En coulisses, il prépare son retour à l’Elysée en 2032. C’est aujourd’hui son objectif ». Attention, c’est un secret : Emmanuel Macron se verrait donc rempiler pour un troisième mandat. Cet « objectif 2032 » serait pour lui une manière d’entrer dans l’Histoire par la grande porte. Dans ce scénario un peu fou, il ne serait alors pas simplement le plus jeune président de la Vème République, il réussirait aussi l’exploit à se faire réélire le plus, manière de terrasser une bonne fois pour toute ses illustres prédécesseurs, De Gaulle et Mitterrand compris.Et sans doute aussi Louis XIV ?

La France alliée objective de Poutine ?

La France alliée objective de Poutine ?

Le fait qu’en France un parti d’extrême droite soit l’allié objectif de l’agresseur russe peut déboucher sur une catastrophe géopolitique, souligne, dans une tribune au « Monde », l’anthropologue Véronique Nahoum-Grappe.

 

Tribune.

 Nous ne sommes pas en guerre militaire contre la Russie, avec un risque pour nos soldats, mais nous sommes en guerre morale, politique, économique contre le pouvoir qui a commis le crime d’agression contre l’Ukraine, le 24 février. Sans être en guerre, nous ne sommes plus dans l’état de paix d’avant. La période électorale en France se retrouve donc en parallèle avec le déroulement de ce désastre aux portes de l’Europe, au rythme des destructions et crimes terribles commis par l’agresseur, et de la formidable résistance ukrainienne qu’il rencontre. Ce conflit gravissime, son ombre portée de menaces inquiétantes sur un avenir collectif qui dépasse la France, suscite des débats géopolitiques multipliés sur les écrans. En France, nous vivons alors dans deux sphères de conflit, simultanées mais étrangères l’une à l’autre, la première consacrée à la politique intérieure, et la seconde à la tragédie internationale en cours.

Lorsque nous sommes enfermés dans le débat électoral de politique intérieure, nous revenons au temps de la paix d’avant cette guerre. La paix ! Rêve absolu des populations sous les bombes, et cadre de vie d’une totale platitude lorsqu’elle s’installe dans la durée, donc dans la normalité. La paix comme cadre invisible est associée à tous les éléments du confort physique : eau courante, électricité, ascenseurs, feux rouges consentis, tasse de café, voiture qui démarre au starter, trottoirs balayés, poubelles vidées, tout-à-l’égout, marchés et supermarchés achalandés, toits, portes et fenêtres bien en place… Et aussi, autour du corps humain, en mille bouquets dont les fleurs seraient les écrans, des possibilités de communication inouïes.

Nous n’imaginons plus, en France, à quel point l’état de paix conditionne le silence de la nuit, la qualité du sommeil, le calme intérieur de la pensée et la divagation des rêveries éveillées, cette forme de liberté intime quand le corps se tait, propre et nourri, non terrorisé. L’état de paix est sans récit, il stabilise le paysage urbain où le passant chemine tranquillement, sans avoir à considérer le risque du prochain pas. C’est exactement ce que cette guerre contre les villes et les campagnes d’Ukraine fait exploser et anéantit. Le silence du monde est détruit, tout hurle.

L’œil des drones nous fait voir ce qu’est une ville massacrée. A Marioupol, le sol est hérissé d’échardes d’acier, de débris de béton, de missiles plantés, de verre, de matières ennemies de la peau humaine, de choses bien pires. Les fenêtres sont décentrées, les balcons tordus et les carcasses des grands immeubles éventrés vomissent des peluches enfantines. C’est toute la matière des choses qui devient hostile au corps humain. Dans ce décor sinistre, un siège criminel a coupé l’eau, l’électricité, la nourriture, le chauffage, toute communication entre proches et toutes les nouvelles du monde, ce qui plonge le survivant dans l’abîme d’une perdition particulière, celle de l’absence de tout lien social, puits de solitude et d’angoisse.

Objectif de la Russie : finlandiser toute l’Europe ?

Objectif de la Russie : finlandiser toute l’Europe ?

L’écrivaine finlandaise Sofi Oksanen, devenue l’une des voix les plus influentes et engagées de la scène intellectuelle nordique, raconte, dans une tribune au « Monde », comment le concept de « finlandisation », cette soumission sans occupation à la volonté du puissant voisin russe, a « brouillé la boussole morale » de son pays.

Tribune. Dans les années 1970, quand la télévision de Suède diffusa Une journée d’Ivan Denissovitch, d’après le roman d’Alexandre Soljenitsyne (1962), la Finlande coupa les émetteurs de l’archipel d’Aland pour que les citoyens ne puissent pas regarder ce film, interdit chez nous. En effet, notre commission cinématographique avait refusé le visa d’exploitation à ce drame qui parlait des camps de l’URSS. Motif : « antisoviétisme ».

L’Archipel du goulag [paru en 1973] allait connaître le même sort. Le président et le premier ministre s’opposèrent à sa publication et la maison d’édition finlandaise du lauréat du prix Nobel se soumit docilement à la situation. Pour contourner la censure, la première partie du texte fut publiée en Suède. La diffusion ne fut pas facile en Finlande, où le livre était interdit de bibliothèque et de librairie.

Quelques années plus tard, ma mère, estonienne, arriva en Finlande par le mariage et je naquis dans un pays qui avait conservé son indépendance, mais où la « finlandisation » exerçait partout son influence. Ce concept inventé en Allemagne de l’Ouest désigne la soumission à la volonté du puissant voisin, la Finlande étant alors le seul pays occidental tenu aussi sévèrement dans le poing de fer de l’URSS.

L’emprise concernait non seulement la politique extérieure mais aussi la défense, l’économie, les médias, l’art et la science. Il n’était pas souhaitable que la recherche académique mette le nez dans une économie soviétique se trouvant dans un état catastrophique, et il valait mieux éviter les sujets considérés comme antisoviétiques si l’on souhaitait des perspectives de carrière. Quand la direction des douanes constata que le thon soviétique contenait trois fois plus de mercure que la limite autorisée, on décida que le rapporteur avait interprété la valeur de manière « trop théorique ». De même, la direction des affaires maritimes modifia sa réglementation lorsque la société Teboil, propriété de l’URSS, mit en vente des canots qui ne passaient pas les tests de sécurité.

Mes manuels scolaires nous faisaient croire que l’Estonie avait adhéré à la joyeuse famille soviétique de son plein gré, car l’enseignement se conformait à la ligne historiographique de l’URSS. Tout cela reposait sur l’accord d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle signé en 1948 entre l’Union soviétique et la Finlande, et notre direction de l’enseignement n’y dérogeait pas. Si les problèmes affectant les Etats-Unis avaient leur place dans les livres de géographie, aucun adjectif négatif n’était jamais associé à l’Union soviétique.

Contrôle des Big Tech : Objectif mondial partagé

Contrôle des Big Tech : Objectif mondial partagé

La juriste Anu Bradford constate, dans une tribune au « Monde », que, de Bruxelles à Pékin en passant par Washington, les Etats renforcent leur arsenal antitrust pour contrôler les géants du numérique.

 

Tribune. 

 

Dans l’environnement géopolitique d’aujourd’hui, les dirigeants mondiaux sont d’accord sur très peu de choses. Le contrôle des Big Tech est toutefois l’une des rares idées à laquelle tous semblent adhérer. De l’Union européenne (UE) aux Etats-Unis et jusqu’en Chine, les autorités se tournent vers les lois antitrust pour réguler le pouvoir de marché des grandes sociétés technologiques afin de promouvoir des économies plus équitables et plus concurrentielles. Dans les années à venir, nous connaîtrons probablement une dynamique encore plus forte, redéfinissant le fonctionnement des relations entre les marchés et les Etats.

Les Big Tech sont accusés de favoriser leurs propres produits sur leurs places de marché en ligne, d’abuser de leur accès privilégié aux données des consommateurs à des fins d’avantage compétitif et d’annihiler la concurrence en rachetant toute entreprise susceptible de menacer leur position de marché. Ces pratiques rendent les consommateurs dépendants des produits et services proposés par une poignée de grandes sociétés.

C’est l’UE qui a ouvert la voie, en se fondant sur le droit de la concurrence. Ces dix dernières années, la Commission européenne a mené jusqu’à leur terme trois enquêtes antitrust contre Google, qui ont abouti à plus de 8 milliards d’euros d’amendes. Elle enquête actuellement sur les technologies publicitaires et les modes de collecte de données de Google et Facebook, sur l’App Store et les systèmes de paiement mobile d’Apple, ainsi que sur le fonctionnement de la place de marché d’Amazon.

Constatant que ces actions judiciaires antitrust ne suffisent pas, la Commission a proposé, en 2020, une directive sur les marchés numérique (Digital Markets Act, DMA), qui lui conférerait de nouveaux pouvoirs contre les géants technologiques et les sociétés dites « gatekeepers », qui connectent les entreprises aux utilisateurs finaux. Cette législation permettrait d’interdire purement et simplement un certain nombre de pratiques, telles que l’autoréférencement préférentiel ou l’utilisation des données des concurrents. Le DMA devrait avoir un impact mondial, les grandes multinationales ayant tendance à calquer tôt ou tard leurs opérations mondiales sur les règles de l’UE (ce qu’on appelle « l’effet Bruxelles »).

Jusqu’à récemment, les Etats-Unis se contentaient de regarder l’UE mettre en place des lois contre les grandes sociétés technologiques américaines. Mais, tandis que les technolibertaires continuent d’attribuer ces actions européennes à un protectionnisme envieux, les régulateurs et législateurs américains se demandent de plus en plus si le marché sans entrave produit ou non des résultats souhaitables.

Objectif 50 millions de primo vaccinés fin août ?

  • Objectif 50 millions de primo vaccinés fin août ?

 

 

En raison sans doute de la période des vacances, le rythme des vaccinations se tasse. Du coup, on s’interroge sur la possibilité du pays à atteindre les 50 millions de primo vaccinés d’ici la fin du mois. «On est à 46,5 millions de primo-vaccinés, il nous manque 3,5 millions pour arriver à l’objectif», précise-t-on ce mardi au ministère de la Santé. Le ministère a admis qu’il y avait eu «un ralentissement» la semaine passée (du 9 août) avec 3,1 millions d’injections contre 3,5 millions la semaine précédente, dont 1,5 million de primo-injections. Selon le ministère, «il y a environ 100.000 rendez-vous de primo-injections pris chaque jour contre 150.000 au début du mois». 

Tenant compte de ce rythme, l’objectif de 50 millions pourrait n’être atteint qu’en septembre.

Covid- objectif, c’est 400.000 injections par jour ? (Alain Fischer)

Covid- objectif, c’est 400.000 injections par jour ?  (Alain Fischer)

.


C’est ce que promet Alain Fischer, responsable national de la vaccination dans le Figaro.

Emmanuel Macron a parlé d’accélérer la campagne de vaccination. Comment pouvons-nous faire?

Alain FISCHER. - Nous venons d’injecter près de 7 millions de doses en un mois. Nous restons bien entendu tributaires des livraisons, qui ont pu connaître quelques retards en mars. Globalement, l’offre vaccinale monte en puissance. Nous disposons de trois vaccins (Pfizer, Moderna, AstraZeneca) dont nous attendons 12,2 millions de doses supplémentaires en avril et 17,7 millions en mai. À la fin du mois d’avril, nous pourrions en plus avoir celui de Janssen et, en juin, ceux de Curevac et de Novavax(voir infographie). Délivrer toutes ces doses au plus vite demande néanmoins une certaine organisation, c’est pourquoi nous avons ouvert de nouveaux mégacentres. Nous avons pour objectif une cadence de 400.000 injections par jour en avril.

Chine: un objectif surtout de plus grande souveraineté

Chine: un objectif surtout de plus grande souveraineté

 

Croissance, technologies, environnement: le 14e Plan quinquennal chinois suscite des déceptions dans les domaines où il était le plus attendu à l’ère post-Covid ( chronique de david Bévérez, investisseur français à Hong Kong dans l’Opinion)

 

 

 

De manière surprenante, la publication pourtant tant attendue du 14e Plan quinquennal chinois a eu droit à peu de fanfares et trompettes. Alors que l’on s’apprêtait à assister à la consécration de la Chine comme grande gagnante de la crise de la Covid, les annonces ont plutôt déçu sur les trois principales attentes des observateurs. Elles confirment en fait que la perspective d’une « Chine Prospère » est bien repoussée à l’après 2035, les quinze prochaines années passant par l’étape intermédiaire, plus douloureuse, de la construction d’une « Chine Moderne ».

D’abord, en matière de croissance, l’annonce pour 2021 d’une progression d’« au moins 6 % » reste en-deça du consensus de +8-9 %. De manière positive, il faut y voir l’influence de la très sérieuse banque centrale chinoise, la PBOC, bien décidée à siffler la fin de l’emballement de l’endettement et à promouvoir la relance principalement par les investissements productifs. En complète opposition au laxisme monétaire occidental, notamment des Etats-Unis.

En ressortent cependant les limites des velléités de rééquilibrer la croissance chinoise par l’accélération de la consommation intérieure, puisqu’on voit bien qu’en Chine, c’est la croissance du PNB qui tirera la reprise de la consommation, et non l’inverse comme en Occident. Ce d’autant plus à court terme, compte tenu du retard pris dans la vaccination de la population.

Ensuite, l’objectif affiché de souveraineté technologique prévoit, certes, une progression de +7 % par an des dépenses de R&D. Mais il manque cruellement de précisions quant aux deux talons d’Achille de la tech chinoise. D’une part, les semi-conducteurs, où les 250 milliards de dollars de gabegie cumulée, illustrée encore récemment par les déboires du projet de 18 milliards de dollars de Wuhan Hongxin Semiconductor Manufacturing, laissent toujours la Chine dépendante du reste du globe. D’autre part, l’industrie des logiciels – notamment les systèmes d’exploitation – où la Chine, avec seulement 3 % des dépenses mondiales, reste non-crédible au plan mondial.

Le gouvernement chinois gagnerait sans doute à observer en France les conséquences néfastes de la politique du «en même temps»

Mais c’est sur le plan environnemental que les déceptions se sont sans doute le plus cristallisées : pas seulement compte tenu de l’absence des mesures concrètes attendues, mais surtout par le rappel des freins internes régionaux à la révolution du mix énergétique promu par le gouvernement central. A l’image de la remise en cause par l’Agence nationale de l’énergie du remboursement des 60 milliards de dollars de subventions restées impayées aux acteurs des énergies renouvelables.

De manière plus structurante, ces contradictions renvoient ouvertement à l’opposition qui fait actuellement rage à Pékin entre deux camps : d’une part, les partisans du renfermement de la Chine sur elle-même, forte de sa maitrise de la Covid, de sa consommation intérieure et de sa volonté d’en découdre avec Taiwan rapidement ; de l’autre, ceux favorables au contraire à la prolongation de l’ouverture vers l’extérieur, soulignant notamment les faiblesses chinoises dans les différents secteurs identifiés dans le récent « Accord global sur les investissements » avec l’Europe : services financiers, santé, logiciels du cloud, intelligence environnementale…

Le gouvernement chinois gagnerait sans doute à observer en France les conséquences néfastes de la politique du « en même temps », pour éviter que la « circulation duale » ne mène en réalité qu’au seul dangereux repli sur soi-même.

David Baverez est investisseur, installé à Hong Kong depuis 2011. Il est l’auteur de Paris-Pékin Express (Editions François Bourin, 2017).

Politique monétaire : l’emploi , objectif de la Fed ?

Politique monétaire : l’emploi , objectif de la Fed ?

La Banque centrale américaine a décidé de mettre la pédale douce sur l’inflation qui pourrait dépasser l’objectif de 2 %. Par contre elle déclare faire de l’emploi sa priorité. Pourtant on voit mal le lien entre sa politique monétaire et la question du chômage notamment via l’instrument de l’inflation. La Fed comme d’ailleurs d’autres banques centrales et les différents gouvernements dans la période ont surtout recours à la méthode Coué. La vérité sans doute c’est qu’ils sont assez désarmés face à une crise non seulement conjoncturelle du faît du Corona virus mais aussi par des changements plus structurels notamment concernant la consommation des ménages. La Fed espère que sa tolérance vis-à-vis de l’inflation permettra  de créer davantage d’emplois. Et profiter ainsi à de nombreux foyers, y compris ceux à faibles revenus, très affectés par la crise. « La nouvelle stratégie de la Fed pourrait la conduire à maintenir des taux quasi nuls plus longtemps encore qu’anticipé jusqu’à présent », explique John Plassard, de Mirabaud.

Ce changement de politique est toutefois moins une recette magique qu’un signal adressé aux marchés pour souligner la réactivité de la Fed face à la crise. L’inflation a, en effet, rarement atteint les 2 % depuis 2012 et son lien avec le plein-emploi est ambigu. Le chômage, très bas aux États-Unis ces dernières années (3,5 % avant la pandémie), ne s’est pas accompagné, contrairement aux attentes des économistes, d’une remontée de l’inflation. D’autres banques centrales pourraient suivre la Fed. En particulier la BCE, qui a engagé une revue stratégique incluant une révision de sa cible d’inflation, fixée aussi à 2 %. Quoi qu’il en soit, il paraît « exagéré d’espérer un dépassement de l’inflation », tempère Samy Chaar, le chef économiste de Lombard Odier. Si la Fed veut atteindre sa cible, elle doit déjà « amener les banques à prêter à l’économie réelle », insiste-t-il.

Pétrolier BP : objectif neutralité carbone d’ici 2050 ?

Pétrolier BP : objectif  neutralité carbone d’ici 2050 ?

Objectif la neutralité carbone d’ici 2050 pour le puissant groupe pétrolier BP d’après les déclarations de son nouveau patron M. Looney. . On se demande bien comment BP pourrait parvenir à tenir cette promesse dans la mesure son activité porte  essentiellement sur les produits pétroliers dont il tire par ailleurs l’essentiel de ses profits. C’est d’ailleurs le dilemme des grands pétroliers comme BP, Shell ou encore Total. Pour investir de manière significative dans des activités plus vertes, il faut convaincre les actionnaires ; c’est-à-dire leur verser de confortables dividendes qui viennent justement du pétrole. Alors comment conserver la hauteur de ces dividendes en réduisant l’activité pétrolière.

Sans doute BP et  d’autres, commencent-ils à diversifier leur investissement notamment en direction d’activité moins polluantes. Toutefois actuellement, cette activité plus verte de BP ne dépasse pas 5 % de l’ensemble. Comme BP ne donne aucun détail sur cette stratégie de neutralité carbone, on imagine donc d’autres investissements et sans doute des projets d’implantation d’arbres pour compenser les émissions polluantes. Des implantations qui toutefois ne seront jamais suffisantes et qui ne règlent  pas la question fondamentale de l’utilisation du pétrole.

BP veut en outre réduire de 50% l’intensité carbone, d’ici 2050, des produits qu’il vend à ses clients, et réduire les émissions de méthane (un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2), sur toutes ses opérations de production d’hydrocarbures.

« Des questions pressantes restent sans réponse. Comment vont-ils atteindre la neutralité carbone ? Est-ce que ce sera grâce à la compensation carbone? », s’interroge Charlie Kronick, un responsable de l’ONG pour le Royaume-Uni, regrettant le peu d’informations disponibles sur les ambitions du groupe dans les énergies renouvelables.

La compensation consiste à financer des projets dits « verts » (comme la reforestation) qui permettent d’absorber du CO2, face aux émissions carbone des industriels.

Son grand concurrent, le groupe anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, se contente de vouloir réduire de 50% son empreinte carbone d’ici 2050 et entend devenir la plus grande compagnie d’électricité au monde au début des années 2030.

Le français Total, assigné en justice en France pour « inaction » climatique, assure lui développer des énergies moins polluantes, investir et faire des efforts pour limiter ses fuites de méthane. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait estimé le mois dernier que le secteur pétrolier et gazier pouvait « faire beaucoup plus » pour répondre à la crise climatique et respecter les accords de Paris.

Dans un rapport publié mercredi, l’ONG WWF a prévenu que l’inaction climatique pourrait coûter 479 milliards de dollars chaque année à l’économie mondiale d’ici 2050, en raison de la perte de zones agricoles et de l’érosion des côtes.

BP : objectif neutralité carbone d’ici 2050 ?

BP : objectif  neutralité carbone d’ici 2050 ?

Objectif la neutralité carbone d’ici 2050 pour le puissant groupe pétrolier BP d’après les déclarations de son nouveau patron M. Looney. . On se demande bien comment BP pourrait parvenir à tenir cette promesse dans la mesure son activité porte  essentiellement sur les produits pétroliers dont il tire par ailleurs l’essentiel de ses profits. C’est d’ailleurs le dilemme des grands pétroliers comme BP, Shell ou encore Total. Pour investir de manière significative dans des activités plus vertes, il faut convaincre les actionnaires ; c’est-à-dire leur verser de confortables dividendes qui viennent justement du pétrole. Alors comment conserver la hauteur de ces dividendes en réduisant l’activité pétrolière.

Sans doute BP et  d’autres, commencent-ils à diversifier leur investissement notamment en direction d’activité moins polluantes. Toutefois actuellement, cette activité plus verte de BP ne dépasse pas 5 % de l’ensemble. Comme BP ne donne aucun détail sur cette stratégie de neutralité carbone, on imagine donc d’autres investissements et sans doute des projets d’implantation d’arbres pour compenser les émissions polluantes. Des implantations qui toutefois ne seront jamais suffisantes et qui ne règlent  pas la question fondamentale de l’utilisation du pétrole.

BP veut en outre réduire de 50% l’intensité carbone, d’ici 2050, des produits qu’il vend à ses clients, et réduire les émissions de méthane (un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2), sur toutes ses opérations de production d’hydrocarbures.

« Des questions pressantes restent sans réponse. Comment vont-ils atteindre la neutralité carbone ? Est-ce que ce sera grâce à la compensation carbone? », s’interroge Charlie Kronick, un responsable de l’ONG pour le Royaume-Uni, regrettant le peu d’informations disponibles sur les ambitions du groupe dans les énergies renouvelables.

La compensation consiste à financer des projets dits « verts » (comme la reforestation) qui permettent d’absorber du CO2, face aux émissions carbone des industriels.

Son grand concurrent, le groupe anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, se contente de vouloir réduire de 50% son empreinte carbone d’ici 2050 et entend devenir la plus grande compagnie d’électricité au monde au début des années 2030.

Le français Total, assigné en justice en France pour « inaction » climatique, assure lui développer des énergies moins polluantes, investir et faire des efforts pour limiter ses fuites de méthane. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait estimé le mois dernier que le secteur pétrolier et gazier pouvait « faire beaucoup plus » pour répondre à la crise climatique et respecter les accords de Paris.

Dans un rapport publié mercredi, l’ONG WWF a prévenu que l’inaction climatique pourrait coûter 479 milliards de dollars chaque année à l’économie mondiale d’ici 2050, en raison de la perte de zones agricoles et de l’érosion des côtes.

123



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol