Archive pour le Tag 'objectif'

Objectif 50 millions de primo vaccinés fin août ?

  • Objectif 50 millions de primo vaccinés fin août ?

 

 

En raison sans doute de la période des vacances, le rythme des vaccinations se tasse. Du coup, on s’interroge sur la possibilité du pays à atteindre les 50 millions de primo vaccinés d’ici la fin du mois. «On est à 46,5 millions de primo-vaccinés, il nous manque 3,5 millions pour arriver à l’objectif», précise-t-on ce mardi au ministère de la Santé. Le ministère a admis qu’il y avait eu «un ralentissement» la semaine passée (du 9 août) avec 3,1 millions d’injections contre 3,5 millions la semaine précédente, dont 1,5 million de primo-injections. Selon le ministère, «il y a environ 100.000 rendez-vous de primo-injections pris chaque jour contre 150.000 au début du mois». 

Tenant compte de ce rythme, l’objectif de 50 millions pourrait n’être atteint qu’en septembre.

Covid- objectif, c’est 400.000 injections par jour ? (Alain Fischer)

Covid- objectif, c’est 400.000 injections par jour ?  (Alain Fischer)

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C’est ce que promet Alain Fischer, responsable national de la vaccination dans le Figaro.

Emmanuel Macron a parlé d’accélérer la campagne de vaccination. Comment pouvons-nous faire?

Alain FISCHER. - Nous venons d’injecter près de 7 millions de doses en un mois. Nous restons bien entendu tributaires des livraisons, qui ont pu connaître quelques retards en mars. Globalement, l’offre vaccinale monte en puissance. Nous disposons de trois vaccins (Pfizer, Moderna, AstraZeneca) dont nous attendons 12,2 millions de doses supplémentaires en avril et 17,7 millions en mai. À la fin du mois d’avril, nous pourrions en plus avoir celui de Janssen et, en juin, ceux de Curevac et de Novavax(voir infographie). Délivrer toutes ces doses au plus vite demande néanmoins une certaine organisation, c’est pourquoi nous avons ouvert de nouveaux mégacentres. Nous avons pour objectif une cadence de 400.000 injections par jour en avril.

Chine: un objectif surtout de plus grande souveraineté

Chine: un objectif surtout de plus grande souveraineté

 

Croissance, technologies, environnement: le 14e Plan quinquennal chinois suscite des déceptions dans les domaines où il était le plus attendu à l’ère post-Covid ( chronique de david Bévérez, investisseur français à Hong Kong dans l’Opinion)

 

 

 

De manière surprenante, la publication pourtant tant attendue du 14e Plan quinquennal chinois a eu droit à peu de fanfares et trompettes. Alors que l’on s’apprêtait à assister à la consécration de la Chine comme grande gagnante de la crise de la Covid, les annonces ont plutôt déçu sur les trois principales attentes des observateurs. Elles confirment en fait que la perspective d’une « Chine Prospère » est bien repoussée à l’après 2035, les quinze prochaines années passant par l’étape intermédiaire, plus douloureuse, de la construction d’une « Chine Moderne ».

D’abord, en matière de croissance, l’annonce pour 2021 d’une progression d’« au moins 6 % » reste en-deça du consensus de +8-9 %. De manière positive, il faut y voir l’influence de la très sérieuse banque centrale chinoise, la PBOC, bien décidée à siffler la fin de l’emballement de l’endettement et à promouvoir la relance principalement par les investissements productifs. En complète opposition au laxisme monétaire occidental, notamment des Etats-Unis.

En ressortent cependant les limites des velléités de rééquilibrer la croissance chinoise par l’accélération de la consommation intérieure, puisqu’on voit bien qu’en Chine, c’est la croissance du PNB qui tirera la reprise de la consommation, et non l’inverse comme en Occident. Ce d’autant plus à court terme, compte tenu du retard pris dans la vaccination de la population.

Ensuite, l’objectif affiché de souveraineté technologique prévoit, certes, une progression de +7 % par an des dépenses de R&D. Mais il manque cruellement de précisions quant aux deux talons d’Achille de la tech chinoise. D’une part, les semi-conducteurs, où les 250 milliards de dollars de gabegie cumulée, illustrée encore récemment par les déboires du projet de 18 milliards de dollars de Wuhan Hongxin Semiconductor Manufacturing, laissent toujours la Chine dépendante du reste du globe. D’autre part, l’industrie des logiciels – notamment les systèmes d’exploitation – où la Chine, avec seulement 3 % des dépenses mondiales, reste non-crédible au plan mondial.

Le gouvernement chinois gagnerait sans doute à observer en France les conséquences néfastes de la politique du «en même temps»

Mais c’est sur le plan environnemental que les déceptions se sont sans doute le plus cristallisées : pas seulement compte tenu de l’absence des mesures concrètes attendues, mais surtout par le rappel des freins internes régionaux à la révolution du mix énergétique promu par le gouvernement central. A l’image de la remise en cause par l’Agence nationale de l’énergie du remboursement des 60 milliards de dollars de subventions restées impayées aux acteurs des énergies renouvelables.

De manière plus structurante, ces contradictions renvoient ouvertement à l’opposition qui fait actuellement rage à Pékin entre deux camps : d’une part, les partisans du renfermement de la Chine sur elle-même, forte de sa maitrise de la Covid, de sa consommation intérieure et de sa volonté d’en découdre avec Taiwan rapidement ; de l’autre, ceux favorables au contraire à la prolongation de l’ouverture vers l’extérieur, soulignant notamment les faiblesses chinoises dans les différents secteurs identifiés dans le récent « Accord global sur les investissements » avec l’Europe : services financiers, santé, logiciels du cloud, intelligence environnementale…

Le gouvernement chinois gagnerait sans doute à observer en France les conséquences néfastes de la politique du « en même temps », pour éviter que la « circulation duale » ne mène en réalité qu’au seul dangereux repli sur soi-même.

David Baverez est investisseur, installé à Hong Kong depuis 2011. Il est l’auteur de Paris-Pékin Express (Editions François Bourin, 2017).

Politique monétaire : l’emploi , objectif de la Fed ?

Politique monétaire : l’emploi , objectif de la Fed ?

La Banque centrale américaine a décidé de mettre la pédale douce sur l’inflation qui pourrait dépasser l’objectif de 2 %. Par contre elle déclare faire de l’emploi sa priorité. Pourtant on voit mal le lien entre sa politique monétaire et la question du chômage notamment via l’instrument de l’inflation. La Fed comme d’ailleurs d’autres banques centrales et les différents gouvernements dans la période ont surtout recours à la méthode Coué. La vérité sans doute c’est qu’ils sont assez désarmés face à une crise non seulement conjoncturelle du faît du Corona virus mais aussi par des changements plus structurels notamment concernant la consommation des ménages. La Fed espère que sa tolérance vis-à-vis de l’inflation permettra  de créer davantage d’emplois. Et profiter ainsi à de nombreux foyers, y compris ceux à faibles revenus, très affectés par la crise. « La nouvelle stratégie de la Fed pourrait la conduire à maintenir des taux quasi nuls plus longtemps encore qu’anticipé jusqu’à présent », explique John Plassard, de Mirabaud.

Ce changement de politique est toutefois moins une recette magique qu’un signal adressé aux marchés pour souligner la réactivité de la Fed face à la crise. L’inflation a, en effet, rarement atteint les 2 % depuis 2012 et son lien avec le plein-emploi est ambigu. Le chômage, très bas aux États-Unis ces dernières années (3,5 % avant la pandémie), ne s’est pas accompagné, contrairement aux attentes des économistes, d’une remontée de l’inflation. D’autres banques centrales pourraient suivre la Fed. En particulier la BCE, qui a engagé une revue stratégique incluant une révision de sa cible d’inflation, fixée aussi à 2 %. Quoi qu’il en soit, il paraît « exagéré d’espérer un dépassement de l’inflation », tempère Samy Chaar, le chef économiste de Lombard Odier. Si la Fed veut atteindre sa cible, elle doit déjà « amener les banques à prêter à l’économie réelle », insiste-t-il.

Pétrolier BP : objectif neutralité carbone d’ici 2050 ?

Pétrolier BP : objectif  neutralité carbone d’ici 2050 ?

Objectif la neutralité carbone d’ici 2050 pour le puissant groupe pétrolier BP d’après les déclarations de son nouveau patron M. Looney. . On se demande bien comment BP pourrait parvenir à tenir cette promesse dans la mesure son activité porte  essentiellement sur les produits pétroliers dont il tire par ailleurs l’essentiel de ses profits. C’est d’ailleurs le dilemme des grands pétroliers comme BP, Shell ou encore Total. Pour investir de manière significative dans des activités plus vertes, il faut convaincre les actionnaires ; c’est-à-dire leur verser de confortables dividendes qui viennent justement du pétrole. Alors comment conserver la hauteur de ces dividendes en réduisant l’activité pétrolière.

Sans doute BP et  d’autres, commencent-ils à diversifier leur investissement notamment en direction d’activité moins polluantes. Toutefois actuellement, cette activité plus verte de BP ne dépasse pas 5 % de l’ensemble. Comme BP ne donne aucun détail sur cette stratégie de neutralité carbone, on imagine donc d’autres investissements et sans doute des projets d’implantation d’arbres pour compenser les émissions polluantes. Des implantations qui toutefois ne seront jamais suffisantes et qui ne règlent  pas la question fondamentale de l’utilisation du pétrole.

BP veut en outre réduire de 50% l’intensité carbone, d’ici 2050, des produits qu’il vend à ses clients, et réduire les émissions de méthane (un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2), sur toutes ses opérations de production d’hydrocarbures.

« Des questions pressantes restent sans réponse. Comment vont-ils atteindre la neutralité carbone ? Est-ce que ce sera grâce à la compensation carbone? », s’interroge Charlie Kronick, un responsable de l’ONG pour le Royaume-Uni, regrettant le peu d’informations disponibles sur les ambitions du groupe dans les énergies renouvelables.

La compensation consiste à financer des projets dits « verts » (comme la reforestation) qui permettent d’absorber du CO2, face aux émissions carbone des industriels.

Son grand concurrent, le groupe anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, se contente de vouloir réduire de 50% son empreinte carbone d’ici 2050 et entend devenir la plus grande compagnie d’électricité au monde au début des années 2030.

Le français Total, assigné en justice en France pour « inaction » climatique, assure lui développer des énergies moins polluantes, investir et faire des efforts pour limiter ses fuites de méthane. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait estimé le mois dernier que le secteur pétrolier et gazier pouvait « faire beaucoup plus » pour répondre à la crise climatique et respecter les accords de Paris.

Dans un rapport publié mercredi, l’ONG WWF a prévenu que l’inaction climatique pourrait coûter 479 milliards de dollars chaque année à l’économie mondiale d’ici 2050, en raison de la perte de zones agricoles et de l’érosion des côtes.

BP : objectif neutralité carbone d’ici 2050 ?

BP : objectif  neutralité carbone d’ici 2050 ?

Objectif la neutralité carbone d’ici 2050 pour le puissant groupe pétrolier BP d’après les déclarations de son nouveau patron M. Looney. . On se demande bien comment BP pourrait parvenir à tenir cette promesse dans la mesure son activité porte  essentiellement sur les produits pétroliers dont il tire par ailleurs l’essentiel de ses profits. C’est d’ailleurs le dilemme des grands pétroliers comme BP, Shell ou encore Total. Pour investir de manière significative dans des activités plus vertes, il faut convaincre les actionnaires ; c’est-à-dire leur verser de confortables dividendes qui viennent justement du pétrole. Alors comment conserver la hauteur de ces dividendes en réduisant l’activité pétrolière.

Sans doute BP et  d’autres, commencent-ils à diversifier leur investissement notamment en direction d’activité moins polluantes. Toutefois actuellement, cette activité plus verte de BP ne dépasse pas 5 % de l’ensemble. Comme BP ne donne aucun détail sur cette stratégie de neutralité carbone, on imagine donc d’autres investissements et sans doute des projets d’implantation d’arbres pour compenser les émissions polluantes. Des implantations qui toutefois ne seront jamais suffisantes et qui ne règlent  pas la question fondamentale de l’utilisation du pétrole.

BP veut en outre réduire de 50% l’intensité carbone, d’ici 2050, des produits qu’il vend à ses clients, et réduire les émissions de méthane (un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2), sur toutes ses opérations de production d’hydrocarbures.

« Des questions pressantes restent sans réponse. Comment vont-ils atteindre la neutralité carbone ? Est-ce que ce sera grâce à la compensation carbone? », s’interroge Charlie Kronick, un responsable de l’ONG pour le Royaume-Uni, regrettant le peu d’informations disponibles sur les ambitions du groupe dans les énergies renouvelables.

La compensation consiste à financer des projets dits « verts » (comme la reforestation) qui permettent d’absorber du CO2, face aux émissions carbone des industriels.

Son grand concurrent, le groupe anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, se contente de vouloir réduire de 50% son empreinte carbone d’ici 2050 et entend devenir la plus grande compagnie d’électricité au monde au début des années 2030.

Le français Total, assigné en justice en France pour « inaction » climatique, assure lui développer des énergies moins polluantes, investir et faire des efforts pour limiter ses fuites de méthane. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait estimé le mois dernier que le secteur pétrolier et gazier pouvait « faire beaucoup plus » pour répondre à la crise climatique et respecter les accords de Paris.

Dans un rapport publié mercredi, l’ONG WWF a prévenu que l’inaction climatique pourrait coûter 479 milliards de dollars chaque année à l’économie mondiale d’ici 2050, en raison de la perte de zones agricoles et de l’érosion des côtes.

Objectif: quelle neutralité carbone d’ici 2050 pour l’UE ?

Objectif:  quelle neutralité carbone d’ici 2050 pour l’UE ?

Accord du  Conseil européen une neutralité carbone d’ici 2050  (sauf la Pologne ), une des conséquences de cet accord pourrait être la mise en place d’une taxe pour les produits importés très carbonés. L’objectif étend de protéger l’environnement évidemment mais aussi de rétablir pour partie des conditions de la compétitivité . Restera cependant à préciser les moyens d’atteindre cette neutralité carbone 2050 car trop souvent la régulation de la neutralité carbone est assurée par des compensations d’émission qui globalement ne règlent rien et reportent le problème ailleurs et/ou  dans le temps. Ce que dénonce un collectif de spécialistes de l’environnement dans une tribune au Monde ( exemple quand on propose de planter quelques arbres pour ne pas modifier d’un iota le volume d’émission de carbone) :

 

 

« Neutralité carbone : pas une question de compensation »

 

Tribune collective dans le Monde de spécialistes de l’environnement 

 

« Promesses de « neutralité carbone », annonces de « compensation des émissions » des entreprises : il devient de plus en plus difficile de démêler le vrai du faux, l’honnête de l’abusif, l’exemplaire de l’anecdotique.

D’emblée, quelque chose dans ces déclarations heurte la raison. Comment cette entreprise-ci peut-elle se revendiquer « neutre en carbone » alors que ses émissions augmentent ? Comment celle-là peut-elle « annuler ses émissions » alors que son cœur d’activité participe directement à l’aggravation du problème climatique ?

« Au fond, ce qui pose problème, c’est peut-être que l’on puisse revendiquer un impact nul dans un monde qui ne cesse de se dégrader »

Ces annonces sont souvent accompagnées d’excellentes justifications techniques (« notre neutralité s’applique à un périmètre restreint de nos émissions… ») ou sémantiques (« notre neutralité n’est qu’une étape vers l’atteinte du net zéro… »). Malgré cela, la défiance de l’opinion publique ne cesse légitimement de grandir et vient questionner la réelle ambition de ces entreprises. Au fond, ce qui pose problème, c’est peut-être que l’on puisse revendiquer un impact nul dans un monde qui ne cesse de se dégrader.

Etats, collectivités territoriales, entreprises, individus, notre objectif commun est d’atteindre avant 2050 le « net zéro » (c’est-à-dire l’équilibre entre les émissions et les puits de carbone mondiaux) à l’échelle de la planète, de manière à limiter le réchauffement à +2°C, voire +1,5°C. Cet objectif de neutralité globale est rigoureusement défini par la science climatique et gravé dans le marbre de l’accord de Paris.

Or, nous pensons que la traduction du concept de neutralité dans le monde de l’entreprise a échoué, probablement du fait d’une interprétation trop simpliste.

Malgré de bonnes intentions, trop d’organisations ont notamment l’illusion de pouvoir annuler le problème climatique, principalement à grand renfort de « compensation carbone », avec les conséquences que l’on connaît : triomphe du court-termisme, angoisses du management sur la manière d’y arriver et de communiquer, démobilisation des collaborateurs (« à quoi bon agir, si le travail est fait par d’autres ? »), opacité des efforts de réduction des émissions (« à quoi bon réduire, puisque le total fait de toute façon zéro ? »).

Nous appelons à un changement radical de paradigme dans la définition des concepts et l’utilisation des mots. »

Objectif neutralité carbone 2050 : il faut au moins 20 milliards en plus

Objectif neutralité carbone 2050 :

il faut au moins 20 milliards en plus chaque année

Pour atteindre l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, selon un think-tank fondé par la Caisse des dépôts et l’AFD, les  «financements climat» des ménages, des entreprises et des administrations publiques ont atteint 45,7 milliards d’euros en 2018, contre 35 milliards en 2011.

Secteur par secteur, la France consacre près de 20 milliards d’euros d’investissements à l’efficacité énergétique, 7,5 milliards d’euros au déploiement des énergies renouvelables, et 11 milliards d’euros à la construction d’infrastructures durables dans le secteur du transport et des réseaux.

Les investissements dans le développement et le prolongement du parc nucléaire atteignent 5 milliards d’euros. Ceux dans la forêt et les procédés industriels non-énergétiques représentent 2 milliards d’euros. Point positif, les investissements dans l’efficacité énergétique progressent de façon constante depuis 2014.

Malgré cette progression, les efforts devront s’accentuer. Les besoins annuels d’investissement sur les périodes 2019-2023 et 2023-2028 ont été évalués par I4CE: «À partir des coûts observés dans des projets similaires au cours des années récentes et de leur évolution anticipée, I4CE calcule les investissements associés au scénario des documents stratégiques», précise le rapport.

Pour déterminer l’ampleur des investissements nécessaires, certains secteurs comme l’agriculture, l’industrie ou le nucléaire ont été exclus !   Après retrait de ces secteurs, l’investissement climat français en 2018 est donc estimé à 33 milliards d’euros.

À l’horizon 2023, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires par an pour respecter les engagements pris lors de la COP 21 et l’investissement devra être doublé d’ici la fin du quinquennat

D’après les calculs du groupe de réflexion parisien, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires pour suivre la trajectoire dessinée dans la SNBC. Pis, l’investissement climat devra être doublé en 5 ans, pour atteindre 70 milliards d’euros par an en moyenne sur la période 2023-2028.  Il  ne suffira pas de mettre à disposition de nouvelles sources de financement: pour déclencher ces investissements, leur rentabilité et la réglementation sont déterminantes.

Offensive en Syrie: pour Erdogan, un objectif de politique intérieure

Offensive en Syrie: pour Erdogan, un objectif de politique intérieure

 

Il est peu probable que l’offensive turque en direction des Kurdes soit stoppée. En effet, il ne s’agit pas tellement d’un problème de gestion militaire mais plus simplement d’une question de survie électorale pour Erdogan. Ce dernier ne cesse de perdre des places dans l’opinion publique, il a même perdu Istanbul. Il s’appuie donc sur le nationalisme très fort en Turquie pour faire oublier les turpitudes de sa gestion tant dans les dimensions économiques que démocratiques. Une sorte de détournement de préoccupations des turcs par ailleurs minés par un reflexe nationaliste exacerbé. L’affaire des Kurdes est une opération de survie politique pour Erdogan.

Six jours après le début de l’offensive destinée à éloigner de la frontière les Kurdes de la milice des Unités de protection du peuple (YPG), Recep Tayyip Erdogan ne compte donc pas céder. Le président turc a catégoriquement écartéune proposition américaine d’intervenir pour un cessez-l e-feu dans le nord de la Syrie, mardi dans des déclarations au quotidien Hurriyet.

« (Les Américains) nous disent de ‘déclarer un cessez-le-feu’. Nous ne pourrons jamais déclarer un cessez-le-feu » tant que la Turquie n’aura pas chassé « l’organisation terroriste » de la frontière, a-t-il déclaré à des journalistes dans l’avion qui le ramenait d’Azerbaïdjan.

Cette interview est publiée deux jours avant une rencontre entre Mike Pence et Recep Tayyip Erdogan, programmée jeudi avec l’objectif affiché pour les Etats-Unis d’obtenir un « cessez-le-feu immédiat » dans le nord de la Syrie. Le vice-président américain devrait  »réaffirmera l’engagement de Donald Trump à maintenir les sanctions économiques punitives visant la Turquie tant qu’une solution n’aura pas été trouvée ».

« Ils exercent des pressions sur nous pour que nous arrêtions l’opération. Nous avons un objectif clair. Nous ne sommes pas préoccupés par les sanctions », a encore réagi Recep Tayyip Erdogan dans son interview.

Bien que considérées comme « terroristes » par Ankara, les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) sont des alliées de l’Occident dans la lutte contre les jihadistes de Daesh, d’où le tollé international suscité par l’offensive turque.

Objectif zéro chômeur en 2025 (Macron) : du pipeau !

Objectif zéro chômeur en 2025 (Macron) : du pipeau !

 

Lors de sa conférence de presse, Macron a affirmé qu’il se donnait pour objectif d’atteindre le plein-emploi en 2025. Observons d’abord que cet objectif enjambe le mandat de Macron qui finira en 2022. Précisément pour 2022,  Macron retient un objectif moins ambitieux de 7 % d’ici la fin du quinquennat. Notons aussi que le concept de plein-emploi c’est-à-dire de chômage zéro n’existe pas.  En effet, compte-tenu des modifications conjoncturelles du marché du travail des adaptations permanentes sont nécessaires et il existe toujours pendant un temps autour de 3 à 4 % de chômage. L’essentiel consiste dans cette période de chômage de limiter le plus possible sa durée mais le chômage zéro ne peut exister ou alors il faudrait un très fort déséquilibre de l’offre et de la demande au profit de l’offre. En outre,  le marché du travail a déjà bien évolué notamment en raison du développement de postes beaucoup plus précaires soit à temps partiel, soit à durée limitée de sorte qu’on peut dans certains pays comme en Allemagne aux États-Unis avancer des chiffres de chômage très bas et en même temps une augmentation de la pauvreté des travailleurs. Pour prouver l’efficacité de son action, Macron a avancé le chiffre de création de 500 000 emplois en deux ans.  C’est ce qu’avait créé Hollande en 18 mois à comparer à moins de 300 000 emplois créés sous le mandat de Macron sur la même période. En clair, le mandat de l’actuel président de la république n’a pas apporté d’amélioration. Pour preuve encore les résultats du premier trimestre 2019 : globalement le nombre de chômeurs stagne.

La neutralité carbone en 2050 : objectif illusoire

La neutralité carbone en 2050 : objectif illusoire

La neutralité carbone en 2050, promise par Nicolas Hulot dans son plan climat en juillet 2017 est illusoire. Comme l’a révélé le Journal de l’environnement suite à la réunion du comité de suivi technique sur la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et de la stratégie nationale bas carbone (SNBC) organisée par la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), les budgets carbone à ne pas dépasser dans cet objectif ne seront respectés ni sur la période 2015-2018, ni sur la suivante (2019-2023). En cause, justement : le secteur des transports et celui du bâtiment, dans lequel l’objectif annuel initial – et nécessaire – de 700.000 rénovations thermiques a été ramené à 500.000, un chiffre d’ailleurs encore jamais dépassé à ce jour. Plus globalement, la France fait face à une difficulté à réduire suffisamment sa consommation énergétique, puisqu’aussi bien l’objectif de -20% (par rapport à 2012) que celui de -50% en 2050 semblent hors d’atteinte.

 

Renouvelables : objectif de 30% pour l’UE d’ici 2030

Renouvelables  : objectif de 30% pour l’UE d’ici 2030

Un objectif qui évidemment correspond à la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique mais plus généralement pour limiter la pollution et le gaspillage des ressources naturelles. Un objectif cependant très flou qui ne fait pas de distinction entre les énergies réellement productives et les autres et qui ne tient pas compte des grandes diversités énergétiques en Europe. En 2015, la production primaire d’énergie renouvelable dans l’UE-28 s’élevait à 205 millions de tonnes-équivalent pétrole (tep), soit 26,7 % de la production d’énergie primaire totale, toutes sources confondues. La production d’énergie renouvelable dans l’UE-28 a progressé au total de 71 % entre 2005 et 2015, ce qui équivaut à une augmentation moyenne de 5,5 % par an. La progression rapide observée dans la production primaire d’énergie renouvelable pourrait être opposée à la situation que connaît la production primaire, toutes sources confondues, dans la mesure où la production totale a chuté de 15,2 % (soit une moyenne de 1,6 % par an), ce qui souligne l’importance croissante des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique de l’UE. Les biocarburants et les déchets renouvelables constituaient en 2015 les sources d’énergie renouvelables les plus importantes de l’UE-28 et représentaient un peu moins des deux tiers (63,5 %) de la production primaire d’énergie renouvelable (voir le tableau 1). En deuxième position, l’énergie hydraulique jouait également un rôle important dans le bouquet des énergies renouvelables (14,3 % du total), suivie par l’énergie éolienne (12,7 %). Bien que leur production soit restée à un niveau relativement bas, les énergies éolienne et solaire ont connu une expansion particulièrement rapide, représentant 6,4 % du total de l’énergie renouvelable produite dans l’UE-28 en 2015 contre 3,2 % du total pour l’énergie géothermique. La production d’énergie hydrocinétique, houlomotrice et marémotrice, qu’on retrouve principalement en France et au Royaume-Uni, est actuellement très limitée. L’Allemagne a été le plus grand producteur d’énergie renouvelable de l’UE-28 en 2015, avec 19 % du total. L’Italie (11,5 %) et la France (10,4 %) étaient les seuls autres États membres de l’UE à enregistrer des pourcentages à deux chiffres, suivis de la Suède (9 %) et de l’Espagne (8,2 %). Entre 2005 et 2015, la production d’énergie renouvelable à Malte a progressé en moyenne de 40,3 % par an, bien que le niveau absolu de production soit resté, de loin, le plus faible de l’UE-28. Au cours de cette même période, des augmentations annuelles moyennes supérieures à 10 % ont été également enregistrées en Belgique et au Royaume-Uni (13 % par an pour les deux pays) ainsi qu’en Hongrie (10,5 %; il convient de noter que les données pour la Hongrie ont fait l’objet d’une profonde révision) et en Irlande (10,4 %); une progression relativement rapide de la production primaire d’énergie renouvelable a été également enregistrée en Bosnie-Herzégovine (14,1 % par an au cours de la période 2005-2014). Le taux de variation pour la production primaire d’énergie renouvelable dans les autres États membres de l’UE et dans les pays tiers était inférieur à 10 % par an, une progression relativement lente ayant été observée dans la production des énergies renouvelables — atteignant une moyenne de moins de 3 % par an — en Croatie, en Lettonie, en Autriche, en Roumanie, en Slovénie, en Finlande et en Suède, ainsi qu’en Albanie, au Monténégro, dans l’ancienne République yougoslave de Macédoine, en Norvège et en Serbie. Les différences considérables constatées entre les États membres de l’UE dans le bouquet des énergies renouvelables s’expliquent dans une large mesure par leurs dotations en ressources naturelles et les conditions climatiques existantes.  En 2015, les sources d’énergie renouvelables représentaient 13 % de la consommation intérieure brute d’énergie de l’UE-28 (voir le tableau 2). L’importance des énergies renouvelables dans la consommation intérieure brute était relativement élevée au Danemark (28,4 %), en Autriche (29 %) et en Finlande (31,6 %). Leur part a dépassé un tiers de la consommation intérieure en Lettonie (35,1 %) et en Suède (42,2 %), tout comme en Albanie (34,3 %), en Norvège (44,7 %) et en Islande (84,9 %). L’Union européenne visait jusque là à  porter la part d’énergie produite à partir de sources renouvelables à 20 % de sa consommation finale brute d’énergie à l’horizon 2020.   Les ministres de l‘Environnement et de l‘Energie de l‘Union européenne (UE) se sont fixé lundi pour objectif de parvenir à au moins 27% d’énergie renouvelable en 2030, avant d‘entamer l‘année prochaine des négociations avec le Parlement européen qui voudrait placer la barre plus haut. Le Parlement européen a de son côté défendu en octobre un objectif de 35% en 2030.

Pollution- Gaz à effet de serre : l’objectif de COP 21 illusoire d’ici 2040

Alors que Cop 21 a prévu de limiter la température à 1,5° il est plus vraisemblable qu’on attendra le double soit 3°. Pour atteindre l’objectif illusoire de Cop 21 il faudrait dès maintenant -compte tenu des délais d’adaptation- décider de n’utiliser que 20 % des les énergies fossiles (à l’origine de 80 % des émissions polluantes). En effet l’organisme américain EIA  (L’Energy Information Administration, agence américaine indépendante rattachée au ministère américain de l’Energie). estime que les émissions de gaz à effet de serre vont encore augmenter d’un tiers d’ici 2040. Cette évaluation ne tient que très partiellement compte de l’engagement des Etats, reconnait l’EIA. L’organisme a eu du mal à évaluer l’apport réel des contributions nationales à l’effort commun de réduction. Ces engagements varient en effet énormément entre réduction réelle des émissions de CO2, volonté d’atteindre un pic d’émissions à plus ou moins long terme, prise en compte des puits de carbone comme les forêts, etc. Mais malgré ces restrictions, l’EIA parie pour une croissance continue des émissions qui rend illusoire l’objectif de limiter les températures à 1,5°C pour arriver plutôt à 3°C. Dans le détail, les Américains estiment que la part de la consommation des énergies fossiles va reculer de 82% en 2012 à 78% en 2040 devant la poussée des énergies renouvelables. Les changements d’utilisation des énergies fossiles devraient également permettre de réduire l’intensité carbone (c’est à dire les émissions de CO2 par bien produit). La part du charbon –le plus polluant- va descendre de 28% en 2012 à 22% en 2040 et celle du fuel de 33 à 30% tandis que la part du gaz montera de 23 à 26%. La quantité d’énergie pour fabriquer un bien (ou efficacité énergétique), devrait baisser de 0,4% par an. Des progrès qui sont insuffisants vis-à-vis de la hausse de la consommation de biens et des besoins des pays en voie de développement. Car le message principal de l’administration américaine, c’est que la part des émissions des 34 pays les plus riches membres du club de l’OCDE diminue face à la croissance des pays émergents. Dans un rapport que l’OCDE vient a publié à la demande du G7 , cette tendance est confirmée par l’utilisation des matières premières dans le monde. Si les pays les plus développés voient leur consommation stagner, celle des pays émergents continue de suivre la courbe du PIB mondial.

 

Déficit public : objectif repoussé en 2020

Déficit public : objectif repoussé en 2020

 

L’objectif de passer sous les 3% du PIB pour le  déficit public est repoussé en 2020. Dans sa précédente trajectoire, Bercy anticipait déjà une remontée du déficit en 2019, année où les entreprises bénéficieront encore du crédit d‘impôt compétitivité emploi (CICE) mais aussi en parallèle de la transformation de celui-ci en baisse de charges. Mais, dans cette précédente prévision, l‘exécutif espérait contenir le déficit à 2,9% dans deux ans. “Le gouvernement estime néanmoins que Bruxelles regardera avec compréhension cette dérive temporaire provoquée par une mesure exceptionnelle (…), le déficit devant retomber autour de 1,5% de PIB en 2020”, écrivent Les Echos. Le ministère de l‘Economie et des Finances a annoncé mardi avoir revu à la baisse les objectifs pour 2017 et 2018, à 2,9% du PIB pour cette année et 2,6% l‘an prochain, grâce à une croissance un peu plus forte que prévu. Le gouvernement, qui entend regagner du crédit en la matière auprès de l‘Union européenne, doit annoncer le 27 septembre sa trajectoire des finances publiques pour le quinquennat.

L’objectif de 2025 sur le nucléaire : une utopie

L’objectif de 2025 sur le nucléaire : une utopie

 

L’objectif serait de ramener à 50% la part du nucléaire figure dans la loi de transition énergétique adoptée en 2015, durant le quinquennat précédent. La réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025 reste un « objectif » pour la France, a déclaré jeudi le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, qui « espère » l’atteindre. Interrogé lors de la présentation de son plan d’action pour le climat, il n’a cependant pas donné de précision sur les moyens d’y parvenir. Ce flou n’est guère étonnant car l’objectif est impossible à atteindre.  Aujourd’hui, la France dépend fortement de l’énergie nucléaire. En moyenne, la production en électricité provient pour plus de trois quarts de l’atome. En 2014, d’après les statistiques de RTE, le Réseau de transport d’électricité, la part du nucléaire dans la production d’électricité s’élevait à 77%. Une proportion qui a peu varié depuis. En mai 2017 selon les données publiées en temps réel par RTE sur le mix énergétique, 71% de la production d’électricité émanait de l’énergie nucléaire, 14% de l’énergie hydraulique, 6% du gaz, 4% de l’énergie solaire, 3% de l’éolien, 1% des bioénergies et 1% du charbon. La loi de transition énergétique adoptée en août 2015 prévoit de baisser de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025. En 8 ans la part du nucléaire ne pourra diminuer que de manière très marginale surtout avec la prolongation de 20 ans du parc actuel et en plus avec la mise en service de Flamanville. Il n’est même pas certain que Fessenheim soit fermée ! D’où le flou artistique de Nicolas Hulot : «(La date de) 2025, c’est un objectif et j’espère qu’on le tiendra », a-t-il dit. « Mon souhait, c’est d’engager des trajectoires et des dynamiques irréversibles (…) dont je sais qu’une fois qu’elles sont parties, elles s’accélèrent d’elles-mêmes. »

Jeunes: Le CDI « objectif majeur »

Jeunes: Le CDI « objectif majeur »

Selon un sondage OpinionWay publié le 24 janvier à l’occasion du Salon des entrepreneurs de Paris 2017, 73 % des jeunes interrogés estiment qu’obtenir un CDI reste un « objectif majeur » de carrière. Les 26 % restant sont de moins en moins attirés par ce type de contrats (20 %), voire pas du tout (6 %).   Cependant, si l’objectif est affiché pour la plupart, ils sont quelque 81 % à estimer qu’un emploi en CDI reste difficile à obtenir, contre 19 %. Et 62 % des 18-29 ans pensent qu’il est compliqué de se mettre à son compte. Les raisons invoquées quant à la préférence pour le salariat longue durée reste la sécurité de l’emploi, la régularité du revenu facilitant la location d’un logement, mais aussi l’obtention d’un crédit ou encore l’ouverture d’un compte bancaire, et ce pour 70 % d’entre eux. Pour 49 %, ces raisons sont davantage liées aux droits acquis en matière de congés ou de couverture sociale, notamment le droit à la retraite et au chômage. Le sondage permet également de dégager une volonté accrue de travail en indépendant, malgré les contraintes. Les jeunes de 18 à 29 ans sont 40 % à penser que travailler à son compte reste un avantage, car on est son propre patron, 35 % à estimer que cela permet d’avoir la liberté de choisir ses méthodes et temps de travail. Mais pour 52 % d’entre eux, l’inconvénient principal de cette carrière à son compte reste les risques financiers qui s’y associent souvent. Ils sont par ailleurs 46 % à se préoccuper du fait que ce genre de chemin ne permet pas d’avoir la certitude d’un revenu fixe tombant à la fin du mois. De l’ensemble de ces préoccupations, il ressort au final que 46% des jeunes interrogés voient leur avenir professionnel en tant que salarié uniquement, 25% en combinant salariat et travail à leur compte, 18% uniquement à leur compte et 11% en alternant salariat et travail indépendant.

(Agences)

Le livret A : objectif, rémunération zéro

 Le livret A : objectif, rémunération zéro

 

La réforme ne sera appliquée qu’à partir de l’été 2017. L’objectif est de réduire la rémunération au niveau de l’inflation officielle. En clair, rémunération zéro. D’autant plus que l’inflation est fondée sur un indicateur des prix obsolète qui ne tient pas compte de la déformation de la structure de consommation notamment des moins favorisés. Lesquels consacrent de plus en plus pour les dépenses contraintes et réduisent les dépenses exceptionnelles dont l’évolution des prix est intégrée de manière excessive dans l’indice. Les prix tendanciellement baissent pour ces dépenses exceptionnelles et influencent de manière la réduction de l’inflation. Il s’agit de viser les petits épargnants car les plus favorisés ne placent pas leur argent sur le livret A.  Un arrêté a été présenté cet après-midi au comité consultatif de la législation et de la réglementation financière. Le gouvernement s’étant engagé cet été à maintenir le taux du livret A à 0,75% jusqu’à l’été 2017, ce n’est qu’à cet horizon, après les élections, que devrait s’appliquer pour la première fois la nouvelle formule de calcul. Un timing opportun pour le gouvernement, étant donné le caractère politiquement très sensible de chaque modification du taux du livret A.  Jusqu’à présent, la formule en vigueur prévoyait que le taux de ce placement ne puisse descendre en deçà du niveau de l’inflation majorée d’un quart point. La nouvelle formule introduit deux modifications: pour plus de stabilité, c’est désormais le taux d’inflation lissé sur les six derniers mois qui sera pris en compte, au lieu du seul mois précédent. Par ailleurs, en cas de forte divergence entre les taux pratiqués sur les marchés et le taux de l’inflation, le taux du livret A pourra descendre jusqu’au niveau de l’inflation. En septembre, les prix ont par exemple progressé de 0,4% sur un an. Comme aujourd’hui, le gouvernement et la Banque de France auront cependant la possibilité de déroger à cette formule de calcul, comme ils l’ont encore fait l’été dernier.

Production nucléaire : objectif en baisse en 2016

Production nucléaire : objectif en baisse en 2016

EDF a revu à la baisse mardi son objectif de production nucléaire pour 2016, après une production en recul au premier semestre, et notamment en juin du fait d’arrêts prolongés de réacteurs, mais assure que cela sera sans impact sur ses objectifs financiers.   »Sur la base de la production nucléaire à fin juin » et de « prolongations d’arrêts désormais prévues, le groupe revoit son objectif de production nucléaire pour l’année 2016 de 408-412 TWh (térawattheures) à 395-400 TWh », précise le groupe dans un communiqué. EDF a toutefois confirmé ses objectifs financiers. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) est toujours attendu entre 16,3 et 16,8 milliards d’euros. Cette fourchette « intègre » la baisse de la production nucléaire mais aussi la régularisation des tarifs réglementés de l’électricité annoncée par le gouvernement après une décision du Conseil d’Etat mi-juin, assure EDF. La prévision d’un endettement net de 2 à 2,5 fois l’Ebitda est maintenue, tout comme le taux de distribution du résultat net courant, compris entre 55% et 65%. Sur le premier semestre, la production nucléaire a atteint 205,2 TWh, en recul de 5,2 TWh par rapport à 2015, détaille EDF. La production a été particulièrement en recul en juin (-2,1 TWh), du fait « d’un volume d’arrêts plus important ». Plusieurs réacteurs devront aussi subir des arrêts prolongés, du fait des « contrôles supplémentaires » menés, principalement sur des générateurs de vapeur, à la demande de l’Autorité de sureté nucléaire (ASN).

 

(Avec AFP)

gaz à effet de serre : croissance de 30 %, l’objectif de COP 21 illusoire d’ici 2040

gaz à effet de serre : croissance de 30 %, l’objectif de COP 21 illusoire

d’ici 2040

 

Alors que Cop 21 a prévu de limiter la température à 1,5° il est plus vraisemblable qu’on attendra le double soit 3°. Pour atteindre l’objectif illusoire de Cop 21 il faudrait dès maintenant -compte tenu des délais d’adaptation- décider de n’utiliser que 20 % des les énergies fossiles (à l’origine de 80 % des émissions polluantes). En effet l’organisme américain EIA  (L’Energy Information Administration, agence américaine indépendante rattachée au ministère américain de l’Energie). estime que les émissions de gaz à effet de serre vont encore augmenter d’un tiers d’ici 2040. Cette évaluation ne tient que très partiellement compte de l’engagement des Etats, reconnait l’EIA. L’organisme a eu du mal à évaluer l’apport réel des contributions nationales à l’effort commun de réduction. Ces engagements varient en effet énormément entre réduction réelle des émissions de CO2, volonté d’atteindre un pic d’émissions à plus ou moins long terme, prise en compte des puits de carbone comme les forêts, etc. Mais malgré ces restrictions, l’EIA parie pour une croissance continue des émissions qui rend illusoire l’objectif de limiter les températures à 1,5°C pour arriver plutôt à 3°C. Dans le détail, les Américains estiment que la part de la consommation des énergies fossiles va reculer de 82% en 2012 à 78% en 2040 devant la poussée des énergies renouvelables. Les changements d’utilisation des énergies fossiles devraient également permettre de réduire l’intensité carbone (c’est à dire les émissions de CO2 par bien produit). La part du charbon –le plus polluant- va descendre de 28% en 2012 à 22% en 2040 et celle du fuel de 33 à 30% tandis que la part du gaz montera de 23 à 26%. La quantité d’énergie pour fabriquer un bien (ou efficacité énergétique), devrait baisser de 0,4% par an. Des progrès qui sont insuffisants vis-à-vis de la hausse de la consommation de biens et des besoins des pays en voie de développement. Car le message principal de l’administration américaine, c’est que la part des émissions des 34 pays les plus riches membres du club de l’OCDE diminue face à la croissance des pays émergents. Dans un rapport que l’OCDE vient de publier à la demande du G7 , cette tendance est confirmée par l’utilisation des matières premières dans le monde. Si les pays les plus développés voient leur consommation stagner, celle des pays émergents continue de suivre la courbe du PIB mondial.

‘(avec Challenges)

 

Objectif virer la Grèce et Tsipras

Objectif virer la  Grèce et Tsipras

Finalement les concessions du gouvernement grecs n’ont aucune importance, l’objectif pour certains pays notamment l’Allemagne c’est de virer la Grèce et son gouvernement. On peut les comprendre car d’une  certaine manière les allemands devront être solidaires de la dépréciation à terme de l’euro ‘(déjà commencée, on est proche de la parité avec le dollar). Les allemands devront payer comme d’autres ont payés pour leurs dette s antérieures (guerres mondiales, réunification). Les dettes européennes ne pourront être remboursées les taux vont monter, l’inflation avec , à terme ce sera la dévaluation de fait de l’euro. Ce que l’Allemagne ne veut pas, la France lui imposera car derrière l’affaire Grecque c’est la France qui est visée. Des sources au sein du gouvernement grec estiment « évident que certains pays » européens ne veulent pas qu’un accord soit trouvé pour sauver Athènes de la banqueroute, rapporte dimanche l’agence de presse grecque ANA.  »Il est évident que certains pays, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les réformes et le programme, ne veulent pas d’un accord », déclarent ces sources citées par ANA.  Elles affirment que les ministres des Finances de la zone euro s’étaient mis d’accord sur « un calendrier pertinent » et qu’un « accord de principe » avait été trouvé, mais qu’un « groupe de pays ont soulevé la question de la ‘confiance’, sans toutefois préciser ce qui devrait être fait« . Dans un climat de défiance envers Athènes, et avec certains pays évoquant ouvertement un Grexit, les ministres ont échoué samedi 11 juillet à Bruxelles à accoucher d’un texte qui servirait de base au sommet des chefs d’État et de gouvernement européens dimanche, régulièrement présenté comme la dernière limite pour sauver la Grèce de l’effondrement financierLes travaux doivent reprendre dimanche 12 juillet à 9h00.  « Il y a plusieurs pays qui bloquent » et ne veulent pas d’un troisième plan d’aide, a résumé une source européenne, alors qu’Allemagne et Finlande, deux faucons vis-à-vis d’Athènes, semblent près de dire ouvertement qu’ils ne veulent plus de la Grèce dans la zone euro.

 

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