Archive pour le Tag 'objectif'

Objectif zéro chômeur en 2025 (Macron) : du pipeau !

Objectif zéro chômeur en 2025 (Macron) : du pipeau !

 

Lors de sa conférence de presse, Macron a affirmé qu’il se donnait pour objectif d’atteindre le plein-emploi en 2025. Observons d’abord que cet objectif enjambe le mandat de Macron qui finira en 2022. Précisément pour 2022,  Macron retient un objectif moins ambitieux de 7 % d’ici la fin du quinquennat. Notons aussi que le concept de plein-emploi c’est-à-dire de chômage zéro n’existe pas.  En effet, compte-tenu des modifications conjoncturelles du marché du travail des adaptations permanentes sont nécessaires et il existe toujours pendant un temps autour de 3 à 4 % de chômage. L’essentiel consiste dans cette période de chômage de limiter le plus possible sa durée mais le chômage zéro ne peut exister ou alors il faudrait un très fort déséquilibre de l’offre et de la demande au profit de l’offre. En outre,  le marché du travail a déjà bien évolué notamment en raison du développement de postes beaucoup plus précaires soit à temps partiel, soit à durée limitée de sorte qu’on peut dans certains pays comme en Allemagne aux États-Unis avancer des chiffres de chômage très bas et en même temps une augmentation de la pauvreté des travailleurs. Pour prouver l’efficacité de son action, Macron a avancé le chiffre de création de 500 000 emplois en deux ans.  C’est ce qu’avait créé Hollande en 18 mois à comparer à moins de 300 000 emplois créés sous le mandat de Macron sur la même période. En clair, le mandat de l’actuel président de la république n’a pas apporté d’amélioration. Pour preuve encore les résultats du premier trimestre 2019 : globalement le nombre de chômeurs stagne.

La neutralité carbone en 2050 : objectif illusoire

La neutralité carbone en 2050 : objectif illusoire

La neutralité carbone en 2050, promise par Nicolas Hulot dans son plan climat en juillet 2017 est illusoire. Comme l’a révélé le Journal de l’environnement suite à la réunion du comité de suivi technique sur la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et de la stratégie nationale bas carbone (SNBC) organisée par la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), les budgets carbone à ne pas dépasser dans cet objectif ne seront respectés ni sur la période 2015-2018, ni sur la suivante (2019-2023). En cause, justement : le secteur des transports et celui du bâtiment, dans lequel l’objectif annuel initial – et nécessaire – de 700.000 rénovations thermiques a été ramené à 500.000, un chiffre d’ailleurs encore jamais dépassé à ce jour. Plus globalement, la France fait face à une difficulté à réduire suffisamment sa consommation énergétique, puisqu’aussi bien l’objectif de -20% (par rapport à 2012) que celui de -50% en 2050 semblent hors d’atteinte.

 

Renouvelables : objectif de 30% pour l’UE d’ici 2030

Renouvelables  : objectif de 30% pour l’UE d’ici 2030

Un objectif qui évidemment correspond à la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique mais plus généralement pour limiter la pollution et le gaspillage des ressources naturelles. Un objectif cependant très flou qui ne fait pas de distinction entre les énergies réellement productives et les autres et qui ne tient pas compte des grandes diversités énergétiques en Europe. En 2015, la production primaire d’énergie renouvelable dans l’UE-28 s’élevait à 205 millions de tonnes-équivalent pétrole (tep), soit 26,7 % de la production d’énergie primaire totale, toutes sources confondues. La production d’énergie renouvelable dans l’UE-28 a progressé au total de 71 % entre 2005 et 2015, ce qui équivaut à une augmentation moyenne de 5,5 % par an. La progression rapide observée dans la production primaire d’énergie renouvelable pourrait être opposée à la situation que connaît la production primaire, toutes sources confondues, dans la mesure où la production totale a chuté de 15,2 % (soit une moyenne de 1,6 % par an), ce qui souligne l’importance croissante des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique de l’UE. Les biocarburants et les déchets renouvelables constituaient en 2015 les sources d’énergie renouvelables les plus importantes de l’UE-28 et représentaient un peu moins des deux tiers (63,5 %) de la production primaire d’énergie renouvelable (voir le tableau 1). En deuxième position, l’énergie hydraulique jouait également un rôle important dans le bouquet des énergies renouvelables (14,3 % du total), suivie par l’énergie éolienne (12,7 %). Bien que leur production soit restée à un niveau relativement bas, les énergies éolienne et solaire ont connu une expansion particulièrement rapide, représentant 6,4 % du total de l’énergie renouvelable produite dans l’UE-28 en 2015 contre 3,2 % du total pour l’énergie géothermique. La production d’énergie hydrocinétique, houlomotrice et marémotrice, qu’on retrouve principalement en France et au Royaume-Uni, est actuellement très limitée. L’Allemagne a été le plus grand producteur d’énergie renouvelable de l’UE-28 en 2015, avec 19 % du total. L’Italie (11,5 %) et la France (10,4 %) étaient les seuls autres États membres de l’UE à enregistrer des pourcentages à deux chiffres, suivis de la Suède (9 %) et de l’Espagne (8,2 %). Entre 2005 et 2015, la production d’énergie renouvelable à Malte a progressé en moyenne de 40,3 % par an, bien que le niveau absolu de production soit resté, de loin, le plus faible de l’UE-28. Au cours de cette même période, des augmentations annuelles moyennes supérieures à 10 % ont été également enregistrées en Belgique et au Royaume-Uni (13 % par an pour les deux pays) ainsi qu’en Hongrie (10,5 %; il convient de noter que les données pour la Hongrie ont fait l’objet d’une profonde révision) et en Irlande (10,4 %); une progression relativement rapide de la production primaire d’énergie renouvelable a été également enregistrée en Bosnie-Herzégovine (14,1 % par an au cours de la période 2005-2014). Le taux de variation pour la production primaire d’énergie renouvelable dans les autres États membres de l’UE et dans les pays tiers était inférieur à 10 % par an, une progression relativement lente ayant été observée dans la production des énergies renouvelables — atteignant une moyenne de moins de 3 % par an — en Croatie, en Lettonie, en Autriche, en Roumanie, en Slovénie, en Finlande et en Suède, ainsi qu’en Albanie, au Monténégro, dans l’ancienne République yougoslave de Macédoine, en Norvège et en Serbie. Les différences considérables constatées entre les États membres de l’UE dans le bouquet des énergies renouvelables s’expliquent dans une large mesure par leurs dotations en ressources naturelles et les conditions climatiques existantes.  En 2015, les sources d’énergie renouvelables représentaient 13 % de la consommation intérieure brute d’énergie de l’UE-28 (voir le tableau 2). L’importance des énergies renouvelables dans la consommation intérieure brute était relativement élevée au Danemark (28,4 %), en Autriche (29 %) et en Finlande (31,6 %). Leur part a dépassé un tiers de la consommation intérieure en Lettonie (35,1 %) et en Suède (42,2 %), tout comme en Albanie (34,3 %), en Norvège (44,7 %) et en Islande (84,9 %). L’Union européenne visait jusque là à  porter la part d’énergie produite à partir de sources renouvelables à 20 % de sa consommation finale brute d’énergie à l’horizon 2020.   Les ministres de l‘Environnement et de l‘Energie de l‘Union européenne (UE) se sont fixé lundi pour objectif de parvenir à au moins 27% d’énergie renouvelable en 2030, avant d‘entamer l‘année prochaine des négociations avec le Parlement européen qui voudrait placer la barre plus haut. Le Parlement européen a de son côté défendu en octobre un objectif de 35% en 2030.

Pollution- Gaz à effet de serre : l’objectif de COP 21 illusoire d’ici 2040

Alors que Cop 21 a prévu de limiter la température à 1,5° il est plus vraisemblable qu’on attendra le double soit 3°. Pour atteindre l’objectif illusoire de Cop 21 il faudrait dès maintenant -compte tenu des délais d’adaptation- décider de n’utiliser que 20 % des les énergies fossiles (à l’origine de 80 % des émissions polluantes). En effet l’organisme américain EIA  (L’Energy Information Administration, agence américaine indépendante rattachée au ministère américain de l’Energie). estime que les émissions de gaz à effet de serre vont encore augmenter d’un tiers d’ici 2040. Cette évaluation ne tient que très partiellement compte de l’engagement des Etats, reconnait l’EIA. L’organisme a eu du mal à évaluer l’apport réel des contributions nationales à l’effort commun de réduction. Ces engagements varient en effet énormément entre réduction réelle des émissions de CO2, volonté d’atteindre un pic d’émissions à plus ou moins long terme, prise en compte des puits de carbone comme les forêts, etc. Mais malgré ces restrictions, l’EIA parie pour une croissance continue des émissions qui rend illusoire l’objectif de limiter les températures à 1,5°C pour arriver plutôt à 3°C. Dans le détail, les Américains estiment que la part de la consommation des énergies fossiles va reculer de 82% en 2012 à 78% en 2040 devant la poussée des énergies renouvelables. Les changements d’utilisation des énergies fossiles devraient également permettre de réduire l’intensité carbone (c’est à dire les émissions de CO2 par bien produit). La part du charbon –le plus polluant- va descendre de 28% en 2012 à 22% en 2040 et celle du fuel de 33 à 30% tandis que la part du gaz montera de 23 à 26%. La quantité d’énergie pour fabriquer un bien (ou efficacité énergétique), devrait baisser de 0,4% par an. Des progrès qui sont insuffisants vis-à-vis de la hausse de la consommation de biens et des besoins des pays en voie de développement. Car le message principal de l’administration américaine, c’est que la part des émissions des 34 pays les plus riches membres du club de l’OCDE diminue face à la croissance des pays émergents. Dans un rapport que l’OCDE vient a publié à la demande du G7 , cette tendance est confirmée par l’utilisation des matières premières dans le monde. Si les pays les plus développés voient leur consommation stagner, celle des pays émergents continue de suivre la courbe du PIB mondial.

 

Déficit public : objectif repoussé en 2020

Déficit public : objectif repoussé en 2020

 

L’objectif de passer sous les 3% du PIB pour le  déficit public est repoussé en 2020. Dans sa précédente trajectoire, Bercy anticipait déjà une remontée du déficit en 2019, année où les entreprises bénéficieront encore du crédit d‘impôt compétitivité emploi (CICE) mais aussi en parallèle de la transformation de celui-ci en baisse de charges. Mais, dans cette précédente prévision, l‘exécutif espérait contenir le déficit à 2,9% dans deux ans. “Le gouvernement estime néanmoins que Bruxelles regardera avec compréhension cette dérive temporaire provoquée par une mesure exceptionnelle (…), le déficit devant retomber autour de 1,5% de PIB en 2020”, écrivent Les Echos. Le ministère de l‘Economie et des Finances a annoncé mardi avoir revu à la baisse les objectifs pour 2017 et 2018, à 2,9% du PIB pour cette année et 2,6% l‘an prochain, grâce à une croissance un peu plus forte que prévu. Le gouvernement, qui entend regagner du crédit en la matière auprès de l‘Union européenne, doit annoncer le 27 septembre sa trajectoire des finances publiques pour le quinquennat.

L’objectif de 2025 sur le nucléaire : une utopie

L’objectif de 2025 sur le nucléaire : une utopie

 

L’objectif serait de ramener à 50% la part du nucléaire figure dans la loi de transition énergétique adoptée en 2015, durant le quinquennat précédent. La réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025 reste un « objectif » pour la France, a déclaré jeudi le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, qui « espère » l’atteindre. Interrogé lors de la présentation de son plan d’action pour le climat, il n’a cependant pas donné de précision sur les moyens d’y parvenir. Ce flou n’est guère étonnant car l’objectif est impossible à atteindre.  Aujourd’hui, la France dépend fortement de l’énergie nucléaire. En moyenne, la production en électricité provient pour plus de trois quarts de l’atome. En 2014, d’après les statistiques de RTE, le Réseau de transport d’électricité, la part du nucléaire dans la production d’électricité s’élevait à 77%. Une proportion qui a peu varié depuis. En mai 2017 selon les données publiées en temps réel par RTE sur le mix énergétique, 71% de la production d’électricité émanait de l’énergie nucléaire, 14% de l’énergie hydraulique, 6% du gaz, 4% de l’énergie solaire, 3% de l’éolien, 1% des bioénergies et 1% du charbon. La loi de transition énergétique adoptée en août 2015 prévoit de baisser de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025. En 8 ans la part du nucléaire ne pourra diminuer que de manière très marginale surtout avec la prolongation de 20 ans du parc actuel et en plus avec la mise en service de Flamanville. Il n’est même pas certain que Fessenheim soit fermée ! D’où le flou artistique de Nicolas Hulot : «(La date de) 2025, c’est un objectif et j’espère qu’on le tiendra », a-t-il dit. « Mon souhait, c’est d’engager des trajectoires et des dynamiques irréversibles (…) dont je sais qu’une fois qu’elles sont parties, elles s’accélèrent d’elles-mêmes. »

Jeunes: Le CDI « objectif majeur »

Jeunes: Le CDI « objectif majeur »

Selon un sondage OpinionWay publié le 24 janvier à l’occasion du Salon des entrepreneurs de Paris 2017, 73 % des jeunes interrogés estiment qu’obtenir un CDI reste un « objectif majeur » de carrière. Les 26 % restant sont de moins en moins attirés par ce type de contrats (20 %), voire pas du tout (6 %).   Cependant, si l’objectif est affiché pour la plupart, ils sont quelque 81 % à estimer qu’un emploi en CDI reste difficile à obtenir, contre 19 %. Et 62 % des 18-29 ans pensent qu’il est compliqué de se mettre à son compte. Les raisons invoquées quant à la préférence pour le salariat longue durée reste la sécurité de l’emploi, la régularité du revenu facilitant la location d’un logement, mais aussi l’obtention d’un crédit ou encore l’ouverture d’un compte bancaire, et ce pour 70 % d’entre eux. Pour 49 %, ces raisons sont davantage liées aux droits acquis en matière de congés ou de couverture sociale, notamment le droit à la retraite et au chômage. Le sondage permet également de dégager une volonté accrue de travail en indépendant, malgré les contraintes. Les jeunes de 18 à 29 ans sont 40 % à penser que travailler à son compte reste un avantage, car on est son propre patron, 35 % à estimer que cela permet d’avoir la liberté de choisir ses méthodes et temps de travail. Mais pour 52 % d’entre eux, l’inconvénient principal de cette carrière à son compte reste les risques financiers qui s’y associent souvent. Ils sont par ailleurs 46 % à se préoccuper du fait que ce genre de chemin ne permet pas d’avoir la certitude d’un revenu fixe tombant à la fin du mois. De l’ensemble de ces préoccupations, il ressort au final que 46% des jeunes interrogés voient leur avenir professionnel en tant que salarié uniquement, 25% en combinant salariat et travail à leur compte, 18% uniquement à leur compte et 11% en alternant salariat et travail indépendant.

(Agences)

Le livret A : objectif, rémunération zéro

 Le livret A : objectif, rémunération zéro

 

La réforme ne sera appliquée qu’à partir de l’été 2017. L’objectif est de réduire la rémunération au niveau de l’inflation officielle. En clair, rémunération zéro. D’autant plus que l’inflation est fondée sur un indicateur des prix obsolète qui ne tient pas compte de la déformation de la structure de consommation notamment des moins favorisés. Lesquels consacrent de plus en plus pour les dépenses contraintes et réduisent les dépenses exceptionnelles dont l’évolution des prix est intégrée de manière excessive dans l’indice. Les prix tendanciellement baissent pour ces dépenses exceptionnelles et influencent de manière la réduction de l’inflation. Il s’agit de viser les petits épargnants car les plus favorisés ne placent pas leur argent sur le livret A.  Un arrêté a été présenté cet après-midi au comité consultatif de la législation et de la réglementation financière. Le gouvernement s’étant engagé cet été à maintenir le taux du livret A à 0,75% jusqu’à l’été 2017, ce n’est qu’à cet horizon, après les élections, que devrait s’appliquer pour la première fois la nouvelle formule de calcul. Un timing opportun pour le gouvernement, étant donné le caractère politiquement très sensible de chaque modification du taux du livret A.  Jusqu’à présent, la formule en vigueur prévoyait que le taux de ce placement ne puisse descendre en deçà du niveau de l’inflation majorée d’un quart point. La nouvelle formule introduit deux modifications: pour plus de stabilité, c’est désormais le taux d’inflation lissé sur les six derniers mois qui sera pris en compte, au lieu du seul mois précédent. Par ailleurs, en cas de forte divergence entre les taux pratiqués sur les marchés et le taux de l’inflation, le taux du livret A pourra descendre jusqu’au niveau de l’inflation. En septembre, les prix ont par exemple progressé de 0,4% sur un an. Comme aujourd’hui, le gouvernement et la Banque de France auront cependant la possibilité de déroger à cette formule de calcul, comme ils l’ont encore fait l’été dernier.

Production nucléaire : objectif en baisse en 2016

Production nucléaire : objectif en baisse en 2016

EDF a revu à la baisse mardi son objectif de production nucléaire pour 2016, après une production en recul au premier semestre, et notamment en juin du fait d’arrêts prolongés de réacteurs, mais assure que cela sera sans impact sur ses objectifs financiers.   »Sur la base de la production nucléaire à fin juin » et de « prolongations d’arrêts désormais prévues, le groupe revoit son objectif de production nucléaire pour l’année 2016 de 408-412 TWh (térawattheures) à 395-400 TWh », précise le groupe dans un communiqué. EDF a toutefois confirmé ses objectifs financiers. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) est toujours attendu entre 16,3 et 16,8 milliards d’euros. Cette fourchette « intègre » la baisse de la production nucléaire mais aussi la régularisation des tarifs réglementés de l’électricité annoncée par le gouvernement après une décision du Conseil d’Etat mi-juin, assure EDF. La prévision d’un endettement net de 2 à 2,5 fois l’Ebitda est maintenue, tout comme le taux de distribution du résultat net courant, compris entre 55% et 65%. Sur le premier semestre, la production nucléaire a atteint 205,2 TWh, en recul de 5,2 TWh par rapport à 2015, détaille EDF. La production a été particulièrement en recul en juin (-2,1 TWh), du fait « d’un volume d’arrêts plus important ». Plusieurs réacteurs devront aussi subir des arrêts prolongés, du fait des « contrôles supplémentaires » menés, principalement sur des générateurs de vapeur, à la demande de l’Autorité de sureté nucléaire (ASN).

 

(Avec AFP)

gaz à effet de serre : croissance de 30 %, l’objectif de COP 21 illusoire d’ici 2040

gaz à effet de serre : croissance de 30 %, l’objectif de COP 21 illusoire

d’ici 2040

 

Alors que Cop 21 a prévu de limiter la température à 1,5° il est plus vraisemblable qu’on attendra le double soit 3°. Pour atteindre l’objectif illusoire de Cop 21 il faudrait dès maintenant -compte tenu des délais d’adaptation- décider de n’utiliser que 20 % des les énergies fossiles (à l’origine de 80 % des émissions polluantes). En effet l’organisme américain EIA  (L’Energy Information Administration, agence américaine indépendante rattachée au ministère américain de l’Energie). estime que les émissions de gaz à effet de serre vont encore augmenter d’un tiers d’ici 2040. Cette évaluation ne tient que très partiellement compte de l’engagement des Etats, reconnait l’EIA. L’organisme a eu du mal à évaluer l’apport réel des contributions nationales à l’effort commun de réduction. Ces engagements varient en effet énormément entre réduction réelle des émissions de CO2, volonté d’atteindre un pic d’émissions à plus ou moins long terme, prise en compte des puits de carbone comme les forêts, etc. Mais malgré ces restrictions, l’EIA parie pour une croissance continue des émissions qui rend illusoire l’objectif de limiter les températures à 1,5°C pour arriver plutôt à 3°C. Dans le détail, les Américains estiment que la part de la consommation des énergies fossiles va reculer de 82% en 2012 à 78% en 2040 devant la poussée des énergies renouvelables. Les changements d’utilisation des énergies fossiles devraient également permettre de réduire l’intensité carbone (c’est à dire les émissions de CO2 par bien produit). La part du charbon –le plus polluant- va descendre de 28% en 2012 à 22% en 2040 et celle du fuel de 33 à 30% tandis que la part du gaz montera de 23 à 26%. La quantité d’énergie pour fabriquer un bien (ou efficacité énergétique), devrait baisser de 0,4% par an. Des progrès qui sont insuffisants vis-à-vis de la hausse de la consommation de biens et des besoins des pays en voie de développement. Car le message principal de l’administration américaine, c’est que la part des émissions des 34 pays les plus riches membres du club de l’OCDE diminue face à la croissance des pays émergents. Dans un rapport que l’OCDE vient de publier à la demande du G7 , cette tendance est confirmée par l’utilisation des matières premières dans le monde. Si les pays les plus développés voient leur consommation stagner, celle des pays émergents continue de suivre la courbe du PIB mondial.

‘(avec Challenges)

 

Objectif virer la Grèce et Tsipras

Objectif virer la  Grèce et Tsipras

Finalement les concessions du gouvernement grecs n’ont aucune importance, l’objectif pour certains pays notamment l’Allemagne c’est de virer la Grèce et son gouvernement. On peut les comprendre car d’une  certaine manière les allemands devront être solidaires de la dépréciation à terme de l’euro ‘(déjà commencée, on est proche de la parité avec le dollar). Les allemands devront payer comme d’autres ont payés pour leurs dette s antérieures (guerres mondiales, réunification). Les dettes européennes ne pourront être remboursées les taux vont monter, l’inflation avec , à terme ce sera la dévaluation de fait de l’euro. Ce que l’Allemagne ne veut pas, la France lui imposera car derrière l’affaire Grecque c’est la France qui est visée. Des sources au sein du gouvernement grec estiment « évident que certains pays » européens ne veulent pas qu’un accord soit trouvé pour sauver Athènes de la banqueroute, rapporte dimanche l’agence de presse grecque ANA.  »Il est évident que certains pays, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les réformes et le programme, ne veulent pas d’un accord », déclarent ces sources citées par ANA.  Elles affirment que les ministres des Finances de la zone euro s’étaient mis d’accord sur « un calendrier pertinent » et qu’un « accord de principe » avait été trouvé, mais qu’un « groupe de pays ont soulevé la question de la ‘confiance’, sans toutefois préciser ce qui devrait être fait« . Dans un climat de défiance envers Athènes, et avec certains pays évoquant ouvertement un Grexit, les ministres ont échoué samedi 11 juillet à Bruxelles à accoucher d’un texte qui servirait de base au sommet des chefs d’État et de gouvernement européens dimanche, régulièrement présenté comme la dernière limite pour sauver la Grèce de l’effondrement financierLes travaux doivent reprendre dimanche 12 juillet à 9h00.  « Il y a plusieurs pays qui bloquent » et ne veulent pas d’un troisième plan d’aide, a résumé une source européenne, alors qu’Allemagne et Finlande, deux faucons vis-à-vis d’Athènes, semblent près de dire ouvertement qu’ils ne veulent plus de la Grèce dans la zone euro.

 

Grèce : les créanciers veulent virer Tsipras

 

 

 

Aujourd’hui les créanciers ont déserté le terrain financier pour g lisser sur le terrain politique. La preuve, on refuse même d’examiner toute proposition grecque ( ou alors comme Juncker on dit qu’on a rien reçu). Le jeu du chat et de la souris. Mais le chat européen n’a plus pour objectif la mise au point d’un plan financier pour la Grèce mais de discréditer définitivement Tsipras aux yeux des grecs et de virer ce parti du paysage politique. On donc changé de problématique. Avec des risques toutefois, car il faudrait trouver les bons arguments juridiques  pour éjecter la Grèce de L’union européenne et de l’euro ; d’autres risques encore plus importants ceux-là : discréditer la fiabilité du système monétaire, affecter un peu plus la confiance dans un environnement mondial déjà très fragile. Voire créer une crise financière mondiale.  La  stratégie des créanciers a été en partie révélée par un article de la Süddeutsche Zeitung (SZ) de ce mardi. Ce dernier dévoile la stratégie mise au point par les dirigeants de l’Eurozone après le défaut. Selon la SZ, les chefs de gouvernement se retrouveraient dans une réunion d’urgence. Ils demanderaient à Athènes d’imposer un contrôle des capitaux et des limitations aux retraits des guichets bancaires au cours d’un week-end. Les banques devraient alors rester fermées quelques jours. Si le gouvernement grec refuse de faire passer une loi spéciale – nécessaire pour la réalisation de ce plan -, le système financier grec sera « isolé » de l’Eurosystème. Autrement dit, on coupera l’accès à la liquidité d’urgence (programme ELA) des banques grecques. Le but est fort clair : une telle procédure rendra extrêmement impopulaire le gouvernement d’Alexis Tsipras. L’objectif des dirigeants de la zone euro reste donc le même : renverser ce gouvernement, coûte que coûte. Et obtenir un gouvernement obéissant tout en évitant le Grexit.  Du reste, cette information – qui n’a été ni démentie, ni confirmée par le gouvernement allemand, ce qui revient à la confirmer – risque de provoquer une panique sur les dépôts puisque les Grecs connaissent parfaitement le précédent chypriote de mars 2013. Là encore, c’est un moyen de pression sur le gouvernement grec pour qu’il capitule avant le 30 juin. Ce qui est certain, c’est que le défaut du 30 juin ne fait plus aucun doute désormais. Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances, a indiqué qu’il n’y aurait pas de nouvelle liste de réformes présentée par les Grecs lors de la réunion de l’Eurogroupe jeudi 18 juin. Chacun pense donc à l’après-défaut. Et tente de faire peur à l’autre camp. Progressivement, c’est une confrontation directe qui semble se mettre en place avec  les risques que cela comporte.

BCE : objectif baisse de l’euro ?

BCE : objectif baisse de l’euro ?

Dans son allocution de politique générale Valls s’est attribué la paternité de la baisse de l’Euro ; en fait la voix de la France a sans doute très peu compté, c’est davantage l’atonie de la croissance européenne qui créent les conditions d’un affaiblissement de la monnaie de la zone Euro. Cela avec l’assentiment tacite des autres banques centrales inquiètes de l’impact négatif de l’Europe sur l’ensemble de lé croissance mondiale. Plusieurs responsables de l’institution de Francfort ont ouvertement évoqué la nécessité d’affaiblir l’euro pour redonner de l’élan à l’économie de la zone euro, qui a stagné au deuxième trimestre et flirte dangereusement avec la déflation. Les banquiers centraux des grands pays industrialisés évitent habituellement ce genre de propos, de peur qu’une politique de dévaluation compétitive déclenche une surenchère et incite certains au protectionnisme. Mais les mesures prises récemment par la BCE, qui ont contribué à faire tomber l’euro sous 1,30 dollar contre près de 1,40 en mai, n’ont guère suscité d’objections.   »Personne ne reproche à la BCE de déclencher une guerre des monnaies parce que tout le monde a peur de voir la zone euro s’enfoncer dans la déflation », explique un responsable japonais directement informé de la politique de taux de change. « Voir les Européens faire le nécessaire pour éviter la déflation est de l’intérêt de l’économie mondiale. » Le Japon avait bénéficié de la même mansuétude de la part de ses partenaires du G20 l’an dernier lors du lancement des « Abenomics », le plan du Premier ministre Shinzo Abe qui avait enclenché une forte baisse du yen. Pour la BCE, la dépréciation de la monnaie unique est d’autant plus importante que ses autres décisions peinent à se répercuter sur le crédit aux ménages et aux entreprises, le contexte économique et réglementaire incitant les banques à la prudence tandis que les tensions géopolitiques pèsent sur la demande de prêts. « Au moment où la zone euro, économiquement, fait pire que les Etats-Unis et le Royaume-Uni, la baisse de l’euro face au dollar et à la livre est le remède idéal », estime Barry Eichengreen, professeur d’économie à l’Université de Californie et considéré comme l’un des meilleurs experts mondiaux des devises.

Déficit: il faut remettre en cause l’objectif des 3% (Cambadélis)

Déficit: il faut remettre en cause l’objectif des 3% (Cambadélis)

C’est fait, ils ont enfin compris que le France n’atteindra pas les 3% (du PB) pour le déficit du budget ; du coup Cambadélis, secrétaire du PS se rend à l’évidence et demande qu’on ne respecte plus cette exigence européenne. Il a raison mais il aurait pu –avec le gouvernement -s’en apercevoir plus tôt Avec une croissance zéro au premier semestre, une croissance de 0.4 à 0.5% en 2014, des prix à la baisse qui vont diminuer les rentrées de TVA, mécaniquement il est impossible d’atteindre les 3% de déficit en 2015. En 2016, peut-être- et tout dépendra de la croissance. Il est clair que l’environnement international n’est pas très dynamique, que l’Europe flirte avec la crise (activité industrielle qui baisse en Allemagne, récession en Italie et croissance zéro en France).dans ces conditions une stratégie d’austérité auusi brutale est suicidaire tant pour le niveau de l’activité que pour le chômage. . Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), juge « inévitable » d’abandonner l’objectif d’un déficit public de 3% du PIB en 2015, dans un entretien aux Echos à paraître jeudi 14 août.   »Ces seuils ont été fixés avant la crise. Et aujourd’hui, il y a une nouvelle situation. On est dans une possible déflation. Il faut en tenir en compte », ajoute-t-il dans cet entretien mis en ligne mercredi soir sur le site du quotidien.  Faut-il abandonner ce critère? « C’est inévitable » répond celui qui, déjà, se montrait critique, pendant la campagne des élections européennes, sur les critères de Maastricht. « Il y a danger avec le fléchissement des prix ce mois-ci en France, leur niveau historiquement bas en Europe, une croissance anémique, une demande faible, un euro fort. Nous sommes en situation de pré-déflation si ce n’est de déflation », explique-t-il.  Et d’en appeler « immédiatement à un débat public national sur ce sujet ». Selon lui, « il ne faut pas demander la permission » au gouvernement allemand. « Ce ne serait pas du niveau de la France. Il faut provoquer le débat » car « il y a un changement majeur : c’est la déflation ».   »L’évidence, quand on voit la situation de la croissance en Allemagne, c’est qu’il n’y a pas de quoi se réjouir. Les Allemands seraient bien fondés à, avec nous, analyser la situation réelle dans laquelle nous sommes », poursuit le numéro un du PS.   »Beaucoup de pays font des efforts. Mais la spirale de l’austérité qui les a conduits à la récession produit de nouveaux effets, ceux de la déflation. Nos amis allemands devraient se rendre compte que leur investissement est plus que léger et que leur croissance est particulièrement faible. Dans ces conditions, ils ont des mesures à prendre, comme nous, pour relancer la zone euro », selon lui.  Outre l’Allemagne, Jean-Christophe Cambadélis fait aussi le constat qu’en « Italie, malgré la « Renzi-mania », l’économie dévisse » et que « la France fait du surplace, malgré ses réformes et le prix électoral faramineux que nous avons dû payer. Elles lui permettent de se maintenir, mais pas de progresser. Or endiguer la crise, ce n’est pas la surmonter », prévient le patron de Solferino.

 

Italie : objectif chômage sous 10%

Italie : objectif  chômage  sous 10%

 

Matteo Renzi s’est engagé mardi à ramener le taux de chômage en Italie sous la barre des 10% dans les plus brefs délais, alors que celui-ci a atteint 13% en février, son plus haut niveau depuis 1977. Le président du Conseil, qui a fait de la lutte contre le chômage sa priorité depuis qu’il a succédé à Enrico Letta le 22 février, s’est dit encouragé par le « très très fort » intérêt manifesté, selon lui, par les investisseurs étrangers pour l’Italie qui montre les premiers signes de sortie de deux années de récession. « Nous voulons revenir sous les 10% (de chômeurs) dans les prochains mois, les prochaines années », a dit Matteo Renzi au cours d’une conférence de presse avec son homologue britannique David Cameron à Londres. Selon des données officielles publiées mardi, le taux de chômage en données corrigées des variations saisonnières a atteint 13,0% en février contre 12,9% en janvier, un niveau jamais atteint depuis le début de la statistique il y a 37 ans.

Etats-Unis Fed: l’emploi pour objectif

Etats-Unis Fed: l’emploi pour objectif

M. Bernanke, patron de la FED, : « Le FOMC demeure engagé à maintenir une politique hautement accommodante aussi longtemps qu’il le faudra », a-t-il répété.  Depuis plus d’un an, en plus de maintenir ses taux proches de zéro, la Fed achète pour 85 milliards de dollars en bons du Trésor et titres liés à des prêts immobiliers. Ces injections de liquidité dans le circuit financier ont pour but d’exercer une pression à la baisse sur les taux.  Dans son intervention, M. Bernanke n’a pas donné d’indication supplémentaire sur le calendrier d’une réduction de cette aide. « Nous allons continuer à examiner les données », a-t-il déclaré, expliquant que le Comité de politique monétaire (FOMC) prévoyait que « les conditions du marché de l’emploi allaient s’améliorer et l’inflation s’approcher de son objectif de 2% à moyen terme ».   »Si ces prévisions sont avérées par les chiffres, le FOMC commencera probablement à modérer son rythme de rachat d’actifs », a-t-il poursuivi.  Une politique qui a un coût  En septembre, l’inflation sous-jacente (hors pétrole et alimentation), associée aux dépenses de consommation des ménages (PCE), une mesure regardée de près par la Fed, n’était que de 1,2% sur un an.  Le patron de la Fed a toutefois noté que cette politique ultra-accommodante commençait à avoir un coût pour la Fed.   »On peut commencer à penser que l’équilibre entre l’efficacité et le coût (de ces achats) devient moins favorable au fur et à mesure que le bilan de la Fed s’alourdit », a ajouté M. Bernanke.  Avec ces achats d’actifs, la Fed a en effet accumulé quelque 3.400 milliards de dollars en bons du Trésor notamment à son bilan. Celui-ci s’élevait à 800 milliards avant la crise financière survenue en 2008.  Interrogé après sa présentation sur le fait de savoir si la politique de l’argent facile de la Fed n’avait pas davantage profité à Wall Street, qui a atteint de nouveaux records, plutôt qu’aux ménages américains, M. Bernanke s’est élevé contre cette idée. « Au risque de vous choquer, je suis en désaccord avec cela ! Les effets de notre politique monétaire ont aidé les foyers américains à améliorer leur situation financière », a-t-il affirmé. « La Fed a fait une importante contribution au bien-être de la classe moyenne et des plus pauvres », a-t-il ajouté.  M. Bernanke, 59 ans , qui achève son mandat le 31 janvier, n’a pas précisé ce qu’il ferait à l’issue de sa présidence, indiquant seulement qu’il espérait « avoir plus de temps pour écrire et intervenir » sur d’ »intéressantes » questions économiques.

 

Chine-croissance : objectif +7,5%

Chine-croissance : objectif +7,5%

La Chine s’est fixé un objectif de croissance de 7,5% pour 2013, selon le rapport du Premier ministre sortant Wen Jiabao qui doit être présenté mardi en ouverture des travaux du Parlement et cité par l’agence officielle Chine nouvelle.  L’augmentation du budget de Défense sera de 10,7% dans une économie où l’inflation devrait atteindre 3,5%, selon le rapport du chef de gouvernement qui préconise une « politique monétaire prudente ».  M. Wen Jiabao doit être remplacé par Li Keqiang à la fin des travaux de l’Assemblée nationale populaire (ANP, parlement) le 17 mars.  La croissance en Chine était tombée l’an dernier à son plus bas niveau depuis 13 ans avec 7,8%.  La Chine cette année s’appuira sur une « politique fiscale active et une politique monétaire prudente », selon le rapport.   »La Chine prévoit de d’augmenter son budget de la défense de 10,7% à 720,2 milliards de yuan (115,7 milliards de dollars) en 2013″, rapporte également Chine nouvelle.  L’an dernier, le budget de la Défense chinoise avait augmenté de 11,2%.  Une nouvelle et forte progression des dépenses militaires chinoises pourrait alimenter les inquiétudes suscitées par les ambitions de Pékin, qui comble son retard militaire sur Washington en se dotant d’armements de plus en plus sophistiqués.  M. Wen Jiabao doit inaugurer les travaux de l’ANP dont les trois mille délégués se réunissent cette semaine à Pékin pour avaliser la nouvelle direction communiste, au milieu des multiples attentes d’une population impatiente de voir les promesses de réformes se concrétiser.  Xi Jinping, 59 ans, secrétaire-général du PC chinois (PCC) depuis novembre, doit être officiellement désigné président de la république, flanqué de Li Keqiang, 57 ans, pour Premier ministre.

 

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Banque du Japon: objectif la dévaluation

Banque du Japon: objectif la dévaluation

Le Japon est englué depuis une quinzaine d’années dans la déflation, un phénomène de baisse des prix qui bride l’activité de la troisième puissance économique mondiale, actuellement en récession.  Sous la pression du gouvernement, la BoJ a récemment élevé à 2% son objectif d’inflation annuel, contre 1% auparavant.   »Si je suis nommé, ma tâche principale sera d’atteindre cet objectif dès que possible », a souligné M. Kuroda le futur patron de la banque centrale , selon des propos rapportés par l’agence Jiji et d’autres médias.  Pour ce faire, il dit « avoir l’intention de prendre des mesures d’assouplissement monétaire audacieuses sur une durée d’environ deux ans », espérant que l’inflation aura atteint le niveau désiré dans ce laps de temps.  Lorsqu’elle a adopté cet objectif de 2%, la BoJ a simplement expliqué vouloir y parvenir « dès que possible », sans fournir d’échéancier plus précis.  Pour lutter contre la déflation, la banque centrale procède à des achats d’actifs financiers sur le marché, notamment des obligations de l’Etat japonais et des bons du trésor. Elle a régulièrement élevé l’enveloppe totale qu’elle consacre à ce programme, la portant en décembre à 101.000 milliards de yens (830 milliards d’euros).   »La taille et les cibles du programme actuel d’achat d’actifs de la BoJ sont insuffisants », a jugé M. Kuroda à ce propos, signifiant qu’il pourrait vite augmenter l’ampleur de cet outil central d’assouplissement monétaire.  A partir de janvier 2014, ce système d’achats d’actifs sera modifié pour passer à un forfait mensuel de 13.000 milliards de yens et le candidat a laissé entendre qu’il pourrait avancer le passage à ce nouveau système dans le courant 2013.  Il a aussi prévenu qu’il pourrait augmenter la maturité des obligations d’Etat achetées par la banque.  Depuis le mois de novembre, le yen s’est fortement déprécié face au dollar et à l’euro, des investisseurs spéculant sur une accentuation des mesures d’assouplissement monétaire de la BoJ.  Cette dévaluation de fait de la monnaie nippone soulage les groupes exportateurs nippons mais chagrine leurs homologues européens qui risquent d’être concurrencés par des produits nippons plus compétitifs.  Sur la question des taux de change, M. Kuroda a par ailleurs insisté sur le fait que la responsabilité en incombait au gouvernement et non à la banque centrale.  Le Parlement devrait se prononcer à la mi-mars sur sa nomination à la tête de l’institut d’émission.

 

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Fabius : la croissance ramenée à 0,2-0,3%-et l’objectif de déficit reporté

 

 

Fabius : la croissance ramenée à 0,2-0,3%-et l’objectif de déficit reporté

Exit l’objectif de 3% de déficit en 2013 car la France devrait réviser sa prévision de croissance pour 2013 « autour de 0,2%-0,3% » du produit intérieur brut (PIB) au lieu de 0.8%., a déclaré mardi Laurent Fabius. Du coup le déficit passera à 3.5% et sans doute davantage car rien n’est certain pour cette prévision de Fabius. D’autant qu’on a constaté  -0.3% au quatrième trimestre et croissance zéro sur l’ensemble de l’année 2012, alors que le gouvernement tablait sur +0,3%. Trente-deux économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un recul de 0,2% du produit intérieur brut de la France au quatrième trimestre, leurs estimations allant de -0,4% à 0,0%. La contribution de la demande intérieure finale (hors stocks) à la croissance du quatrième trimestre a été nulle. La variation des stocks y a contribué négativement à hauteur de -0,4 point et le commerce extérieur positivement à hauteur de 0,1 point, les importations ayant plus reculé que les exportations. Les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 0,2% sur le dernier trimestre mais l’investissement s’est replié de 1,0%, le recul de l’investissement des entreprises non financières atteignant 1,2%. après avoir affirmé pendant des mois  que c’était l’objectif principal en matière dé rééquilibrage des comptes ; Le 22 février, la Commission européenne publiera ses prévisions pour les Vingt-Sept. Dans sa précédente publication, en novembre, Bruxelles misait sur une croissance de 0,4% et un déficit de 3,5% en 2013 en France, et Bercy s’attend à ce que les nouvelles estimations soient encore moins bonnes.  Leur annonce devrait enclencher le processus. Le président François Hollande a en effet ouvert la voie à une révision à la baisse, « dans les prochains jours », de la prévision de croissance. A Bercy, on n’exclut pas de l’annoncer dès le 22 février.  Paris espère que la Commission assortira ses prévisions d’un assouplissement généralisé des objectifs budgétaires. Le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn avait déjà estimé en décembre que des « mesures supplémentaires d’économies » ne seraient « pas indispensables » en France.  Reste à savoir ce que va faire précisément le gouvernement. Constater le dérapage? Annoncer un nouveau tour de vis pour le contenir au moins partiellement? « Cela dépend de son ampleur », glisse une source gouvernementale. Symboliquement, un déficit contenu sous le seuil des 3,5% du PIB passerait mieux qu’un dérapage plus important.

 

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FMI: l’objectif d’un déficit à 3% illusoire

FMI: l’objectif d’un déficit à 3% illusoire

Pour le FMI l’objectif d’un déficit budgétaire à 3% est illusoire et il faudra davantage étaler le rééquilibrage. Le rétablissement des comptes de l’Europe à marche forcée conduit dans le mur. La directrice du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde a estimé vendredi que l’objectif de ramener le déficit de la France à 3% du PIB en 2013 était « extraordinairement ambitieux », appelant les Européens à décider « collectivement » de « prendre un peu plus de temps ».   »Ca nous paraît un objectif extraordinairement ambitieux », a déclaré sur France 2 Mme Lagarde interrogée au forum économique de Davos sur cet objectif de 3% que s’est fixé le gouvernement français pour se conformer à ses engagements européens.   »Il faut que le chemin soit parcouru ensemble par les Européens. Il ne faut pas que la France toute seule, l’Espagne toute seule, la Grèce toute seule disent: +c’est trop dur pour moi, je vais le faire plus lentement+ », a-t-elle plaidé.   »C’est mieux de le faire collectivement, de prendre un peu plus de temps plutôt que d’avancer à marche forcée », a-t-elle insisté, en rappelant que l’Espagne avait pâti d’être allée trop vite dans la rigueur l’année dernière.  Alors que les dernières prévisions du FMI prévoient une récession en 2013 en zone euro, Mme Lagarde a à nouveau reconnu que « l’effet des plans d’austérité sur la croissance est plus fort que ce que nous avions anticipé il y a 3-4 ans ».  C’était une « erreur d’anticipation », a-t-elle dit, défendant néanmoins la nécessité de ces plans mais en allant « un peu plus doucement » pour ne pas sacrifier la croissance.

 

 

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