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L’État et les pétroliers ont poussé au développement du diesel

L’État et les pétroliers ont poussé au développement du diesel

La France fait figure d’exception dans le monde avec un très haut niveau de diésélisation  du parc automobile. Presque les trois quarts des voitures circulant effectivement tournent au gasoil. La tendance va évidemment s’inverser avec la fiscalité nouvelle. Déjà les ventes de voitures à essence commencent à supplanter les voitures au gasoil. Mais il faudra du temps pour transformer significativement le parc, sans doute au moins une vingtaine d’années. Paradoxalement, si l’état a encouragé le développement du diesel c’est sur incitation de Bercy et des pétroliers. En effet avec le développement du nucléaire en France, il fallait reconvertir le pétrole utilisé dans les centrales vers d’autres filières. Sur instigation d’Elf notamment, Bercy a donc adapté sa fiscalité pour favoriser le diesel. Maintenant on inverse la tendance fiscale et de manière brutale alors qu’il faut 20 à 30 ans pour opérer une vraie transition énergétique dans ce domaine. Bref, une politique contradictoire, machiavélique et injuste de la part de technocrates en réalité au service des grands intérêts. Aujourd’hui,  si on pousse tellement vers l’utilisation de véhicules à essence voire électrique, c’est aussi pour soutenir une industrie automobile dont l’activité tend à se tasser un peu partout en Europe. Pour habiller ce revirement de politique, ont repeint d’un coup de peinture verte la fiscalité en sollicitant de manière abusive la problématique écologique.  De même que les autres systèmes de motorisation, le moteur Diesel a connu des améliorations au cours des dernières décennies. L’avantage principal de ce type de moteur est de produire à consommation égale, du fait de son rendement supérieur, des émissions de CO2 de l’ordre de 10 % plus faibles que son équivalent essence2. Il engendre également moins de monoxyde de carbone (qui s’oxyde rapidement en dioxyde de carbone dans l’atmosphère) et d’hydrocarbures imbrûlés que les moteurs à essence. L’arrivée progressive des filtres à particules et des systèmes SCR et EGR a contribué en outre à limiter les émissions de NOx et de particules fines, même si celles-ci restent beaucoup plus élevées que sur les moteurs à essence.. L’État encourageait à rouler en diesel… et dix ans plus tard, il augmente la taxe sur les prix de tous les carburants pour les mêmes raisons. Pour autant, les recettes de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE), bien qu’elle comporte une composante carbone réglée en fonction des émissions de CO2, ne sert pas uniquement à financer la « transition énergétique ». En effet, d’après les calculs du rapporteur général du Budget au Sénat, seuls 7,2 milliards d’euros iront directement à la transition énergétique, sur les 34,8 que devraient rapporter la TICPE l’an prochain.  Par ailleurs, il semblerait que cette hausse soit moins liée au réchauffement climatique… qu’à la taxe d’habitation. François Carlier, délégué général de l’association de défense des consommateurs CLCV, est revenu sur un rendez-vous de septembre de son organisation à Matignon« Clairement, à Matignon ils nous ont dit : « Pour supprimer la taxe d’habitation pour 80% des Français, on a besoin d’augmenter de beaucoup les taxes sur les carburants. » »

«Une révolution capitaliste en marche» ? (O. Milliet)

 «Une révolution capitaliste en marche» ? (O.  Milliet)

Dans une interview au Figaro,  – le président de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic), explique pourquoi le capital-investissement peut se faire une place à coté de l’actionnariat, familial, boursier et d’État. Surtout en France où le très grand nombre de PME souffre de manque d’investissements.

 

Le capital-investissement trouve-t-il sa place en France?

Olivier MILLET. - Sa vocation première est d’aider les entreprises à grandir. Ainsi, l’investissement des fonds de capital-investissement doit permettre à la start-up de devenir une PME, à la PME une très belle société (ETI). Dans un monde en pleine transformation, ces entreprises même puissantes en France ont besoin d’être accompagnées à l’étranger, d’être aidées à mener et financer des acquisitions pour se renforcer sur leur secteur. Pour l’heure, de très nombreuses entreprises françaises de petite taille ont du mal à franchir ce cap. La France compte beaucoup plus de PME que la Grande-Bretagne et l’Allemagne, mais ces dernières réalisent des chiffres d’affaires bien inférieurs. Pour autant, les choses sont en train de changer et le capital-investissement a beaucoup évolué et grandi depuis trente ans. Au premier semestre, les fonds membres de l’Afic ont investi 5,5 milliards d’euros dans plus de 1000 entreprises. Ce montant est en hausse de près de 50 % par rapport au premier semestre 2015. Nous avons retrouvé les niveaux d’avant crise.

Le contexte actuel est-il favorable au développement des fonds d’investissement?

Une véritable révolution capitaliste est en marche. Le capital-investissement émerge comme le quatrième pilier du capitalisme, plus collectif et adapté à l’air du temps, aux côtés des formes plus traditionnelles de l’actionnariat, familial, boursier et d’État. Il est désormais structuré et très segmenté. Les investisseurs professionnels ont vocation à apporter des compétences pointues aux entreprises dont ils sont actionnaires pendant six ans en moyenne, ce qui donne du temps pour déployer une stratégie et accompagner le développement. De plus, les enjeux sociaux, environnementaux et ceux liés à la gouvernance occupent pour nous une place de plus en plus importante.

Le PRG reste au gouvernement…ouf !

Le PRG reste au gouvernement…ouf !

C’est évidemment événement majeur de la période, la menace de part du PRG de quitter le gouvernement ; Un événement important car cela a été l’’oaccasion pour nombre de français qu’il y avait des ministres du parti radical de gauche dans l’équipe Valls. Comme c’était prévisible Jean Michel Baylet très en colère pour avoir été viré du sénat a menacé le gouvernement d’une crise politique puis s’est radouci en n’ obtenant pas grand-chose. Même sur les départements qu’il veut maintenir mais dont la suppression n’est pas prévue ! Jean-Michel Baylet a quand même estimé vendredi que le Parti radical de gauche avait été entendu par le gouvernement après avoir menacé de lâcher la majorité et de retirer ses trois ministres si son parti n’était pas mieux considéré. Le président du PRG a indiqué lors d’une conférence de presse que la décision finale appartiendrait au comité directeur du parti mais qu’à titre personnel, il était satisfait du « pacte de gouvernement » négocié avec le Premier ministre, Manuel Valls.   »En ce qui me concerne, je ne pousserai pas à la sortie du gouvernement compte tenu de la manière dont le président de la République et le Premier ministre nous ont tendu la main », a-t-il dit. « Je peux dire qu’on a été entendus, y compris quant à la méthode ». Jean-Michel Baylet a précisé avoir obtenu satisfaction sur « un grand nombre de nos demandes », dont le maintien pour moitié des départements ruraux dans le cadre de la réforme territoriale. De même, les radicaux de gauche seront associés « en amont » aux décisions gouvernementales, notamment lors des réunions de la majorité du mardi matin, a-t-il précisé. Jean-Michel Baylet n’a pas obtenu, en revanche, l’abandon de plusieurs mesures décidées par Matignon, comme la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu et des mesures d’économies dans la politique familiale. Le Premier ministre, Manuel Valls, avait déclaré un peu plus tôt « ne pas douter » que le PRG resterait au sein du gouvernement. Dernier allié du Parti socialiste, le PRG a fait jouer le fait que le gouvernement avait besoin du vote des 17 députés radicaux pour faire passer un certain nombre de textes. Jean-Michel Baylet a encaissé difficilement d’avoir perdu son poste de sénateur le 28 septembre dernier, rendant le couple exécutif responsable de sa chute.

 

Allemagne : on signe l’accord du sommet européen et on conteste ensuite

Allemagne : on signe l’accord du sommet européen et on conteste ensuite

C’est une nouveauté dans les processus de négociation européens, on signe et on conteste ensuite. Certes sur certaines grandes questions, il est prévu des procédures de consultations nationales mais là, cela dévient systématique. Ainsi le dernier accord européen portant sur le MES (fonds européen de sauvetage des pays en difficultés) a bien été signé par l’Allemagne mais on a décidé après de le soumettre à la décsion de la cour constitutionnelle allemande. Si chaque pays devait procéder ainsi sur toutes les accords européens, ce serait évidemment le bocage politique total ; une situation qui risque de se produire et cela en pleine crise financière. . Le 12 septembre, les juges trancheront donc  la question de la compatibilité du pacte budgétaire et du Mécanisme européen de sauvetage (MES) avec les lois allemandes. Une date qui pourrait même être repoussée, indique le Handelsblatt lundi, car de nouveaux recours seraient en passe d’être déposés, susceptibles de contraindre les juges à poursuivre leurs délibérations au-delà. Si leur réponse est négative, les conséquences seraient incalculables et la participation de l’Allemagne, premier contributeur au fonds de secours de la zone euro, serait retardée de plusieurs mois. Si la réponse est positive, la monnaie unique ne serait pas sauvée pour autant. À la mi-septembre, l’Allemagne attendra, comme ses autres partenaires européens, le rapport des experts du FMI, de l’Union européenne et de la Banque centrale européenne sur le programme économique du nouveau gouvernement grec. Même en cas d’avis positif de la troïka, Berlin se réserve le droit de bloquer le processus de déblocage des futurs prêts. Un cacique du parti d’Angela Merkel (CDU), Michael Fuchs, a déclaré au Handelsblattdu 13 août 2012 que l’Allemagne mettrait son veto sur de nouvelles aides européennes à la Grèce si les réformes dans ce pays avancent trop lentement. «Y compris si le verre est à moitié plein en matière de réformes grecques», a précisé le vice-président du groupe parlementaire des conservateurs. Loin de détendre l’atmosphère, l’ambiance estivale l’a plutôt crispée. En l’absence de la chancelière, ses partenaires de coalition ont fait assaut de déclarations populistes. Le parti libéral (FDP) qui a de nouveau franchi la barre des 5 % d’opinions favorables, flatte l’euroscepticisme pour survivre. Le chef de l’aile bavaroise de la CDU (CSU) a menacé Merkel de quitter la coalition à cause de sa politique européenne, le regard rivé sur les élections régionales de l’an prochain en Bavière. Fragilisée sur son aile droite, la chancelière est défiée sur son aile gauche, où la surenchère est aussi de mise. Par trois fois, les aides à la Grèce et à l’Espagne ont pu être votés grâce aux voix des sociaux-démocrates et des Grünen. À l’avenir, leur soutien au Bundestag serait conditionné par une aide structurelle envers l’Europe. Deux des trois candidats SPD à la candidature pour la Chancellerie militent pour une mutualisation des dettes, ce dont ne veut pas entendre parler la chancelière.

 

 




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