Archive pour le Tag 'numérique'

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 » Le livre numérique en déclin » (Hachette)

 » Le livre numérique en déclin » (Hachette)

 

 Sur France info  Arnaud Nourry, PDG de Hachette a constaté le déclin du livre numérique « . Ce phénomène s’est arrêté depuis deux ans environ, aux Etats-Unis, et on observe désormais un déclin. Au fond, je me demande si les lecteurs numérique ne se demandent pas à quoi ça sert« . Selon Arnaud Nourry, aux Etats-Unis les ventes se répartissent « à 25% pour le numérique, 75% pour le papier ». Le PDG de Hachette estime que l’écart de prix entre les deux supports, qu’il situe à environ 30%, ne suffit plus à attirer les lecteurs vers les liseuses électroniques et autres tablettes. Le numérique représente aujourd’hui 2-3% des ventes de Hachette en France, 10% de ses ventes au niveau mondial.

Échec scolaire? Le gadget du numérique !

Échec scolaire? Le gadget du numérique !

 

L’Institut Montaigne, think tank libéral, a parfois proposé des solutions innovantes pour améliorer la compétitivité. Mais cette fois en voulant généraliser l’introduction de tablettes numériques dans les écoles il confond sans doute gadgetisation, effort et pédagogie. On se demande même si l’objectif est de lutter contre l’échec scolaire ou d’aider au développement de Microsoft et autres sociétés informatiques spécialisées.  Une proposition qui vient s’ajouter à celle de gouvernement qui prévoit de doter tous les collèges de tablettes. Or plusieurs études ont déjà démontré que 99 % des élèves utilisaient déjà à leur domicile leur propre tablette, smartphone et autre ordinateur. Il est clair qu’aucun outil fut-il  numérique ne pourra remplacer l’effort nécessaire pour maîtriser les fondamentaux relatifs à la lecture,  à l’écriture et au calcul. Pire,  l’utilisation autorisée de calculette à l’école a contribué à diminuer les niveaux en mathématiques sans parler de logiciel comme celui de l’orthographe qui permet de s’affranchir des règles de l’orthographe et de la syntaxe. À cet égard,  il faut observer que dans les meilleures écoles des États-Unis où les cadres de Google, Apple ou Microsoft envoient  leurs enfants les outils informatiques sont strictement interdits précisément pour contraindre les élèves à effectuer l’effort nécessaire d’apprentissage. Pourtant L’institut Montaigne la voie de la réussite scolaire passerait par un usage plus répandu des outils numériques chez les élèves de 2 à 9 ans. : il faut faire attention à ne pas tomber dans le gadget miracle », avertit Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp (le syndicat des enseignants du 1er degré). « Aucune recherche ne prouve que les outils numériques améliorent de manière mécanique et automatique l’apprentissage des enfants, relève-t-il. C’est un leurre de croire que parce qu’on va acheter des tablettes on va enrayer l’échec scolaire. Cela ne peut pas se substituer au travail pédagogique de l’enseignant ». Un raisonnement anticipé par le think tank. « On ne peut pas s’acheter une bonne conscience en achetant des tablettes et en les distribuant », concède Henri de Castries, président de l’Institut Montaigne, dans sa présentation du rapport. « Il faut, derrière, concevoir comment on va utiliser ces outils pour permettre aux enseignants de dispenser un enseignement de meilleure qualité, plus ciblé (…), pour qu’ils aient davantage d’interactions personnalisées avec les élèves qui ont des difficultés », recommande-t-il. Mais selon un rapport Pisa de l’OCDE publié l’année dernière, le lien entre accès aux outils numériques à l’école et de bons résultats scolaires n’est pas si évident. D’après ce document, les nouvelles technologies ne permettent pas de combler les écarts de compétences entre élèves favorisés et défavorisés.  Sans compter que l’abus d’écran ne serait pas recommandé pour les tout-petits. « Avant 3 ans, l’enfant se construit en agissant sur le monde (…). L’exposition passive à des images diffusées sur un écran peut au contraire freiner le développement du tout-petit enfant », met en garde le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Pour le secrétaire général du SNUipp, lutter efficacement contre l’échec scolaire passe surtout par la recherche. « La France est très en retard sur ce terrain. Or c’est précisément la recherche qui a permis de comprendre comment l’élève entre dans l’écriture et la lecture. C’est elle notamment qui peut aider à améliorer la formation professionnelle continue des enseignants, pour mieux les armer à cibler les points déterminants de l’apprentissage qui favorisent la réussite scolaire. »

La démocratie numérique en route (Loïc Blondiaux)

La démocratie numérique en route (Loïc Blondiaux)

 

Pour, Loïc Blondiaux, professeur de sciences politiques, la démocratie numérique est en route même si elle manque encore beaucoup de visibilité. La multiplication des sites et autres plateformes permet en effet d’accéder rapidement à l’information et surtout de confronter la diversité des analyses. Ce pourrait être un des moyens pour changer une pratique politique usée jusqu’à la corde.  Loïc Blondiaux, professeur de sciences politiques, est chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP) et enseigne à l’université Paris-I. (interview le Parisien)

Assistons-nous à un essor des initiatives citoyennes ?
Loïc Blondiaux. Ce qui me frappe, c’est la multiplication des plates-formes, notamment numériques, qui visent à renouveler la démocratie. Il y a une effervescence au niveau local. Une fraction de la population, même si elle est peu visible, veut changer la manière de faire de la politique. Il y a deux ou trois ans, ce frémissement citoyen n’existait pas.

Comment l’expliquez-vous ?
Par le niveau d’exaspération et de défiance des citoyens. Ils ont le sentiment que ceux qui sont au pouvoir ne sont plus capables de renouveler le fonctionnement de la démocratie. Le match qui se profile entre Sarkozy, Hollande, Juppé ou Marine Le Pen montre qu’en haut, ça bouge très lentement. Il y a aussi, chez nos élites politiques, un sentiment de supériorité de plus en plus mal perçu. Cette déception se traduit soit par une protestation radicale qui peut se convertir en vote FN, soit par des tentatives plus pragmatiques de changer la politique.

Les citoyens ne feraient pas moins bien que les élus, en somme…
C’est ce qu’on pourrait appeler la « do it yourself democracy » (NDLR : faites vous-même la démocratie). On n’est plus dans l’attente de solutions venues d’en haut, on expérimente soi-même.

Ça peut changer la donne ?
Cela a été le cas en Espagne, en Grèce ou en Italie. En période de crise, ces mouvements peuvent bousculer les formations traditionnelles. En France, il y a une multiplication d’initiatives très disparates, mais qui n’apparaissent pas comme une alternative possible. Le système politique français est extrêmement verrouillé par les partis dominants.

Mais les politiques s’y mettent !
Certes, des collectivités locales ont intégré cette dimension. Et le gouvernement met en place des consultations autour de projets de loi. Mais ça n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Bien souvent, ces consultations ne portent pas sur l’essentiel ou n’influencent pas fortement la décision

 

(avec Le Parisien)

Hollande et Merkel : pour une économie numérique franco-allemande

Hollande et Merkel : pour une économie numérique franco-allemande

C’est la réplique au succès des grands opérateurs américains et aussi de leurs start-ups. Angela Merkel et François Hollande ont présidé mardi à Paris une conférence franco-allemande destinée à encourager la création d’un marché unique européen en matière d’économie numérique. Organisée en présence des ministres de l’Economie français et allemand et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, elle a réuni à l’Elysée quelque 325 professionnels du secteur, venus des deux côtés du Rhin.   »L’Europe doit être non seulement partie prenante de cette économie mais aussi en avant-garde », a dit François Hollande dans une déclaration à la fin des travaux.  Angela Merkel s’est félicitée de l’adoption du paquet télécommunications au Parlement européen, qui montre selon elle « qu’on a pris conscience de l’urgence qu’il y a à agir. »  Selon la Commission européenne, la création d’un marché unique du numérique pourrait apporter jusqu’à 415 milliards d’euros annuels à l’économie des Vingt-Huit et générer des centaines de milliers d’emplois.  Pour relever le défi face à des géants comme les Etats-Unis, l’Europe, forte de 500 millions d’habitants, doit notamment aider les startups de l’internet, harmoniser sa législation et réfléchir au traitement des données.  Paris et Berlin entendent montrer l’exemple en mettant en commun les travaux de la plate-forme « Industrie du futur » lancée en France il y a quelques mois et de son équivalente allemande « Industrie 4.0″. Une « académie » franco-allemande du secteur devrait bientôt voir le jour.

Projet de loi participatif pour une « République numérique » !!!!

Projet de loi participatif pour une « République numérique » !!!!

À défaut de projet,  il faut bien se payer de mots. Il y aura  donc un » projet de loi participatif pour une république numérique ». D’abord les internautes sont parait-il -il associés à la rédaction de cette loi. Ils peuvent adresser leur contribution. De toute manière il faut s’attendre à une loi avec des principes très vagues dont l’objectif est surtout de plaire aux internautes et surtout aux plus jeunes. On peut douter de l’intérêt de cette loi quand Axelle Lemaire secrétaire d’État numérique déclare sans rire évidemment : Nous sommes passés d’une administration du secret à une administration de la donnée ouverte. La « République numérique » engage une politique d’ouverture des données sans précédent. » Une déclaration évidemment à la fois ridicule et vide de tout sens. Il faudra autre chose pour moderniser et ouvrir l’administration il ne suffit pas de troquer l la plume doit pour un crayon informatique pour transformer une administration omnipotente et bureaucratique. Axelle Lemaire utilise la sémantique approximative de sciences po dont elle est issue comme la plupart des politiques nationaux en cultivant en plus l’ambigüité sur la vraie neutralité du net (fliquage ou pas ?). Avant même cette campagne de démocratie sur toile, ce projet de loi « Pour une République numérique » a déjà été nourri de 4.000 contributions d’entreprises, d’administrations et de particuliers lors de la phase d’élaboration. Ce qui en résulte, ce sont donc 30 articles encore amendables, qui renforcent notamment la protection de la vie privée sur internet ou qui défendent un « droit à l’oubli » accéléré pour les mineurs ou bien encore un « droit au maintien de la connexion à internet » pour « les foyers modestes » en cas de non-paiement des factures. Mais ce texte consacre aussi « neutralité du net », un grand principe qui garantit un accès sans discrimination aux contenus et services numériques, un sujet sensible qui divise encore à Bruxelles. Ce projet de loi engage aussi la France dans l’open data. Reste cette question cruciale : « Souvent, les journalistes me demandent si le Premier ministre devient un geek« , raconte la ministre. Et donc Manuel Valls, Premier ministre geek, défend cette méthode participative. « Cette méthode, c’est la réunion des intelligences. Il y aura des trolls, mais il y aura aussi des contributions précieuses. Dans tous les cas, nous auront écrit ensemble une belle loi. » (Manuel Valls, Premier ministre) Dans les salons de Matignon, envahis par 70 étudiants en droit venus de la région parisienne, le Premier ministre et Axelle Lemaire, s’intéressent aux premières contributions. Raphaelle, 28 ans, en master de droit à Saint-Quentin-en-Yvelines, vient « porter des propositions« . Pour elle, ce n’est « pas de que la communication« , c’est « la France qui s’intéresse à la génération Y« . La plateforme de co-création de la loi est ouverte jusqu’au 17 octobre. Les internautes pourront voter les contributions qu’ils préfèrent. Les auteurs des propositions les plus populaires seront reçus par Axelle Lemaire. Et ce projet de loi modifié suite à la consultation publique sera présenté courant novembre en Conseil des ministres. Le débat parlementaire est prévu pour début 2016. Vous pouvez donc contribuer à ce projet de loi sur la République numérique en vous connectant sur http://contribuez.republique-numerique.gouv.fr; Bon courage !

Numérique à l’école : un résultat très discutable

Numérique à l’école : un résultat très discutable

Il est clair que rien n’est démontré concernant l’intérêt de l’utilisation des outils numériques à l’école. Tout au plus peut-on déterminer un taux d’utilisation et un taux d’équipement. Un bilan  finalement très douteux d’autant que la plupart  des élèves ont déjà accès à un ordinateur et à l Internet à leur domicile. De plus ,  des élèves en connaissent  d’ailleurs beaucoup plus que leurs enseignants en matière de maniement des nouveaux outils. Dans les écoles américaines les plus huppés on a d’ailleurs banni l’utilisation de toute outil numérique De ce point de vue  le  rapport Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) sur les performances numériques à l’école dans le monde, réalisé à partir des résultats d’élèves âgés de 15 ans ne prouve rien. . Les résultats ne sont pas forcément tendres avec le numérique. On y apprend que les pays ayant opté pour les tablettes, tableaux numériques et ordinateurs n’ont pas forcément des meilleurs résultats scolaires. Le bilan est en revanche plutôt positif pour la France en matière d’équipement. En 2012, 99% des élèves de 15 ans avaient au moins un ordinateur à la maison et 96% des élèves défavorisés ont accès à Internet chez eux. En classe, on compte un ordinateur pour trois élèves, un chiffre proche de la moyenne de l’OCDE. La ministre de l’Éducation nationale fait d’ailleurs régulièrement la promotion de ces classes équipées. Le cabinet de Najat Vallaud-Belkacem se félicite : « L’étude révèle des résultats plus encourageants que les enquêtes Pisa classiques » !!! Seuls 12% des élèves français naviguent dans la mauvaise direction, contre 15 % en moyenne dans l’OCDE. Un résultat encourageant alors que 24% seulement des enseignants utilisent les outils numériques en classe, contre 37% en moyenne dans l’OCDE. Des résultats qui pourraient être améliorés avec des moyens et des équipements supplémentaires. Bonne nouvelle donc pour le gouvernement qui peut ainsi justifier la mise en place de son grand plan numérique, annoncé le 7 mai dernier par François Hollande. Le Président a annoncé un milliard d’euros sur trois ans pour le numérique. Pour développer au mieux l’enseignement par les outils numériques, l’Éducation nationale explique que « des efforts exceptionnels vont être mis dans une formation particulière pour les professeurs, afin qu’ils puissent utiliser de façon pertinente les outils numériques ». Au cabinet de la ministre, on mesure tout de même les effets de ces supports : « Il faut avant tout être un bon professeur pour pouvoir s’en servir comme un support pédagogique efficace« . Les formations permettront de combler les lacunes qui existent à l’heure actuelle. L’Éducation nationale insiste sur le « lien entre des investissements massifs et des résultats concluants« . La France ne veut surtout pas suivre l’exemple des pays de l’Europe de l’Est. Dans ces pays, où il est courant d’utiliser Internet en classe, les performances scolaires ont reculé entre 2000 et 2012.  »Des ordinateurs ou des tablettes trop présents dans l’apprentissage n’est pas forcément signe de réussite. Il faut savoir les utiliser avec bon sens », précise-t-on à l’Éducation nationale.  L’Australie et la Norvège sont les deux exceptions qui pourraient convaincre les plus réfractaires au numérique. Ces pays ont derrière eux une expérience de cinq et dix ans. Ils ont pu révolutionner les pratiques pédagogiques avec une personnalisation des enseignements, et surtout, par un vrai travail collaboratif des professeurs. « Surfer sur Internet dans le cadre d’un travail scolaire encadré permet d’améliorer les performances. Faire des exercices sur Internet, chatter ou envoyer des mails ne les améliore pas », résume Francesco Avvisati, analyste à l’OCDE.

Pôle emploi : une plate-forme numérique gadget

Pôle emploi : une plate forme numérique  gadget

Le numérique au service de l’inconsistance avec «  emploi store » de Pôle emploi ; ça fait moderne mais c’est pour apprendre à faire des CV ! Bref un gadget supplémentaire Après avoir été épinglé sur son manque d’efficacité par la Cour des comptes, Pôle Emploi a lancé, jeudi 2 juillet, une nouvelle offre digitale. Offres d’emploi, formations en ligne, simulateur d’entretiens : l’Emploi store est un « point d’entrée unique » dans le maquis du monde du travail et de la formation. Le ministre du Travail, François Rebsamen, estime que c’est un « très grand pas en avant » dans la révolution numérique.
Alors que 80% des demandeurs d’emploi utilisent internet pour leurs recherches, la direction de Pôle emploi est partie du constat que les outils, comme les acteurs, sont nombreux, trop nombreux.  »Simple d’utilisation, l’Emploi store permet à l’internaute de se repérer facilement dans l’univers éclaté des services digitaux de l’emploi, de trouver en quelques clics le service le plus adapté à son besoin », grâce à des partenariats noués avec une cinquantaine d’acteurs privés et publics, affirme Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi. Sur cette nouvelle plateforme gratuite et accessible depuis un ordinateur, un Smartphone ou une tablette, les demandeurs d’emploi, qui n’ont jamais été aussi nombreux – 3,55 millions sans aucune activité fin mai -, peuvent accéder à une centaine de services organisés autour de quatre grandes thématiques, comme « choisir un métier », « se former », « préparer sa candidature » et « trouver un emploi ». Ce portail vient compléter le site pole-emploi.fr, qui agrège plus de 430.000 offres d’emploi recueillies par le service public et des partenaires du privé, et reçoit près de 20 millions de visiteurs uniques par mois.

La mode du numérique pour délirer

La mode du numérique pour délirer

Un article qui vaut le détour celui de RTL à  propos du développement du numérique supposé tout transformer dans la société , en fait aussi permettre tous les excès et transformer en travailleur indépendant surexploité ( mais libre) les salariés actuels. Visiblement le fantasme  numérique permet aussi tous les délires de journalistes et on se demande si effectivement si un robot à la place de ce journaliste se seraiat pas plus pertinent.

 

Extrait : »La SNCF veut être avec vous de porte à porte ». Mais en fait elle se diversifie, comprenant bien que le modèle classique du monopole de la grande entreprise est un modèle qui se termine. Les clients, maintenant, sont en attente de valeur. Ils veulent bien donner leur argent, mais à un modèle qui leur correspond. C’est pareil pour La Poste. Le courrier décline. Les postiers vont faire passer le code, développer un rôle de service. Et bien d’autres entreprises encore se transforment.  Ces dernières sont clairement en danger. Le virage numérique et la crise économique ont donné plein d’idées à une nouvelle génération d’entrepreneurs. Alors aujourd’hui, ces BlaBlaCar, Airbnb ou KissKissBankBank se développent de façon exponentielle. Elles ne sont presque rien pendant quelques mois, puis elles explosent leur marché très rapidement. La preuve avec Airbnb : 50 logements proposés en Île-de-France sur le site il y a cinq ans, 40.000 aujourd’hui. Ces nouveaux acteurs ont entre 30 et 45 ans. Ce sont des innovateurs. Ils ne veulent pas se plaindre du coût du travail ni des charges sociales. Ils sont passés au-delà. Ils se font appeler les « barbares », parce qu’ils envahissent tous les secteurs d’activité. Avec Skype, vous ne payez plus vos communications. Avec seloger.com, vous vous passez d’agent immobilier. Avec Lendopolis, une PME se finance directement auprès des particuliers, sans passer par une banque. Une étude du cabinet Roland Berger parle de la disparition de 3 millions d’emplois d’ici dix ans. Le modèle de l’activité salariée, tel qu’on le connaît depuis des dizaines d’années, pourrait disparaître au profit des travailleurs indépendants. Airbnb va rayer de la carte des hôteliers. Cela va détruire des emplois. Mais l’argent que vous économiserez sur une chambre d’hôtel, vous le dépenserez dans un bon resto ou en faisant du shopping. Il faut revoir tout notre modèle. Certains vont même plus loin. Le numérique leur permettrait de détruire le capitalisme, carrément. De toute façon, les emplois seront remplacés à terme par des robots, nous prédit l’économiste Jeremy Rifkin, auteur de La troisième révolution industrielle.
La guerre entre taxis et VTC, dont on parle tant ces jours-ci, sera oubliée dans quelques années. De toute façon, les voitures rouleront sans chauffeur. » !!!

 

Bref on mélange tout, la vraie valeur ajoutée du numérique dans les processus de production, de distribution et de commercialisation et le gadget prétexte pour échapper aux règles fiscales et sociales. Il faut faire jeune, numérique, rebelle, innovant. Donc un discours sorte de cocktail de jeunisme, de scientisme, d’anarcho- libéralisme qui obscurcit encore la nature de la crise et qui permet au moins de faire l’effort de compréhension de la complexité des mutations en cours.

Education et numérique : incompatibilité ?

  • Education et numérique : incompatibilité ?

 

Un article édifiant de Anton Malafeev, paru dans le Huffington Post sur la comptabilité entre les outils informatiques et l’éducation.

 

« Devons-nous laisser aux nouvelles générations le libre usage de cette merveille (héroïne?) technologique que représentent les iPads, les PCs et leurs semblables? L’un de leurs inventeurs et gourous -Steve Jobs- a dit en son temps au « New York Times », qu’il limitait ses enfants dans l’utilisation de technologies à la maison, en parlant justement des iPads. Paradoxalement le père du marketing de haute couture et de l’archétype du business innovant, faisant baver toute la planète devant ses produits ludiques, beaux et chers, en réduit (interdit?) l’usage à ses chérubins? Dans la Silicon Valley des executives et des ingénieurs d’Apple, eBay, Google, Hewlett-Packard et Yahoo se cachent de moins en moins en protégeant leurs enfants de la technologie. Ils envoient même leurs progénitures dans des écoles  »non-tech » comme l’école Waldorf à Los Altos, dépourvue du moindre ordinateur ou écran plat. .Paradoxalement, ceux qui sont aux manettes des méga-ventes des produits non-dangereux (selon eux) n’en sont étonnamment pas consommateurs, mais bien au contraire. Devrait-on être inquiets que nos enfants, ne sachant même pas lire, jouent toute la journée au « Candy Crush » ou autres jeux débiles? . Tous ces jeux débilitants téléchargeables gratuitement ou, pire, onéreusement sur les tablettes et les téléphones, et accessibles à tout âge, ne possèdent pas vraiment de vertus dynamisant un apprentissage quelconque. L’idée de « Waldorf » à Los Altos est que la technologie interfère avec la créativité et l’esprit des jeunes qui apprennent mieux par le mouvement, en travaillant notamment avec les mains, et à travers l’interaction avec les autres humains. Beaucoup de questions demeurent en suspens. Est-ce que les ordinateurs sont indispensables à l’école? Est-ce qu’un bon professeur a réellement besoin de supports multimédias? Est-ce que l’apprentissage des fractions est plus efficace sur l’ordinateur de la pomme (Apple) que sur une vraie pomme? De plus en plus de recherches démontrent que les ordinateurs inhibent l’apprentissage plus qu’ils n’y contribuent, ou que les enfants ne retiennent pas mieux les informations et n’apprennent pas à mieux lire grâce aux logiciels éducatifs. Par ailleurs, les scientifiques auraient prouvé que les ordinateurs sont susceptibles de nuire au cerveau enfantin et altérer certaines de ses capacités. L’ironie de notre société progressiste bien-pensante se résume au fait que les producteurs de technologies si utiles et indispensables pour nos écoles et notre quotidien, envoient leurs enfants dans les écoles déconnectées, dans tous les sens du terme, du savoir du XXIe siècle et leur interdisent d’en abuser à la maison. Depuis longtemps les mastodontes de la Silicon Valley ont tout fait pour vendre leurs idées (lire produits) au système d’enseignement du monde entier qui est dorénavant persuadé de l’utilité des technologies dans l’apprentissage, tout en étant dépourvus des moyens pour s’offrir une simple bibliothèque.  Or, tous ces visionnaires-innovateurs brillants, pensent-ils vraiment à l’avenir de l’humanité et son évolution de l’intelligence ou à leur capitalisation boursière? Visiblement encore une fois (de plus) le marketing parfaitement ficelé et scellé cache les dessous de la nature humaine persistant à rester immuable tout le long de l’évolution darwinienne. »

 

Le numérique à l’école : pour quoi faire

Le numérique à l’école : pour quoi faire

 

Il y aura du numérique partout, François Hollande a annoncé ce jeudi 7 mai qu’ »un milliard d’euros sur trois ans » seraient consacrés à un vaste plan pour le numérique à l’école précisant que « la mise en œuvre de ce plan commençait « dès aujourd’hui ». Mais pour quoi faire ? La plupart des élèves disposent déjà à titre personnel de ces outils et les maîtrisent parfaitement. Ce n’est pas la technologie qui apprendra à écrire, à compter ou à penser. D’ailleurs la plupart des cadres des très grndes sociétés américaines  ds nouvelles technologies envoient leurs enfants dans des écoles ou le numérique est  strictement interdit. Justement pour se consacrer aux fondamentaux. Certes le numérique est utile mais à conditions de maitriser d’abord ces fondamentaux.   Le chef de l’État s’est rendu ce jeudi aux Mureaux (Yvelines), en banlieue parisienne, dans une école et un collège en pointe sur le numérique, affirmant la volonté de « mettre ces outils partout », au lendemain d’un discours où il a défendu le projet contesté de la réforme des collèges. Le président de la République était accompagné par la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, qui porte la réforme des collèges. Devant des écoliers de CM2 du Pôle Molière absorbés par l’écoute d’une dictée enregistrée sur tablette par leur enseignant, le président de la République, admiratif, s’est félicité de cet « outil formidable adapté aux enfants ». « La volonté de la ministre, c’est de mettre ces outils partout », a-t-il assuré ensuite devant des parents d’élèves. « On peut donner à tous, grâce à ces outils, grâce aux enseignants, davantage de connaissances et d’élements de citoyenneté », a-t-il affirmé. Le président et la ministre ont également visité le collège Jules-Verne, estampillé du label « collège connecté » : il équipera à la fin du mois tous les élèves de 6e de tablettes numériques et expérimente un « espace numérique de travail », qui permet notamment aux parents de visualiser le travail de leurs enfants. Travail en petits groupes, interdisciplinarité et lien parents-enfants grâce au numérique: « Ce que vous faites préfigure beaucoup de choses que l’on retrouve dans la réforme des collèges » et « qui seront généralisées à la rentrée 2016″, a plaidé la ministre de l’Éducation. Après cette visite, le chef de l’État devait participer à la clôture de la journée de restitution de la concertation sur le numérique à l’école prévue à 17H30 à Paris. Faire entrer l’école dans l’ère du numérique est l’une des ambitions de la loi pour la refondation de l’école de l’ancien ministre Vincent Peillon, remplacé par Benoît Hamon puis Najat Vallaud-Belkacem en 2014. François Hollande multiplie depuis plusieurs semaines les déplacements sur le thème de la jeunesse. Mercredi, devant des jeunes au Conseil économique, social et environnemental, il a volé au secours de la réforme des collèges, critiquée par la droite et certaines associations, en prônant « l’intérêt général » contre « les intérêts particuliers ».

Hollande : le numérique pour sauver l’enseignement ; Une fumisterie !

Hollande : le numérique pour sauver l’enseignement ; Une fumisterie !

 

C’est la mode,  le numérique doit sauver un enseignement complètement obsolète. Ce que propose Hollande notamment dans les collèges et même en primaire. Malheureusement ce n’est pas l’ordinateur qui apprendra l’écriture, la lecture, les maths et  d’une manière plus générale à réfléchir. D’une certaine manière,  les nouveaux outils comme les calculatrices autorisées en classe ont même été une catastrophe pour apprentissage du calcul ;  Ne parlons pas du calcul mental qui existe plus. Le numérique peut   être utile mais ce n’est qu’un outil et rien de significatif ne changera quant au niveau du système scolaire sans maitrise des bases du calcul et de la langue. Inutile par ailleurs de demander à l’école d’initier les élèves au maniement des nouvelles technologies de communication, tous les élèves ou presque utilisent  les ordinateurs, les I-phones et autres tablettes avec une grande dextérité. Ces outils ont par ailleurs largement contribué à la dévalorisation de l’orthographe avec les abréviations utilisées dans les SMS et autres mel. Du coup,  ce nouveau langage de communication via les nouvelles technologies est une véritable catastrophe pour l’orthographe.  L’outil même numérique ne saurait remplacer le contenu des programmes nettement trop orientés vers des matières accessoires et qui ne consacrent pas l’essentiel aux bases de ce que dot être enseignement pour développer les capacités cognitives.  Finkielkraut signalait dans l’émission des  « paroles et des actes » que la plupart des cadres et patrons des grandes sociétés internationales de l’  informatique aux Etats –Unis orientaient leurs enfants dans des établissements où l’usage de informatique était totalement proscrit ; preuve s’il en était des limites de cet outil, voire même de  ses dangers. Hollande comme beaucoup de ses collègues ne connaissent pas d’ailleurs grand chose de l’ordinateur, ce sont les collaborateurs qui l’utilisent à leur place  même pour les blogs,  tweet et autre Facebook (se rappeler du mulot de Chirac !). Comme pour les activités périscolaires, les reformes s’attaquent à l’accessoire et l’outil informatique ne saurait remplacer l’effort d’apprentissage et de réflexion.

Presse : écrite en baisse, numérique en hausse

Presse : écrite en baisse, numérique en hausse

 

Février a été un mois maussade pour la presse quotidienne nationale. À l’exception de La Croix, dont la diffusion France payée a progressé de 5,8 %, tous les titres ont enregistré un recul de leurs ventes, parfois avec une ampleur qui devient préoccupante, selon les déclarations des éditeurs déposées auprès de l’OJD. «La baisse est d’autant plus significative que les ventes de février 2012 n’avaient pas spécialement bénéficié d’un effet campagne électorale», note Patrick Bartement, directeur général de l’OJD. La Croix a évidemment bénéficié de l’actualité papale. Même si l’élection de François n’a eu lieu que le 13 mars, l’annonce de la démission de Benoît XVI, le 11 février, a boosté les ventes en kiosque sur le mois (+ 17,5 %). À tel point qu’avec près de 100.000 exemplaires vendus en moyenne chaque jour, le quotidien chrétien du groupe Bayard talonne désormais Libération. Au fil des mois, Libération , dirigé par Nicolas Demorand, est pratiquement devenu la lanterne rouge du marché. Sa diffusion France payée a chuté de près de 11% en février, victime d’un effondrement de ses ventes en kiosques de 23,5 %, En janvier, la baisse de l’ensemble de la diffusion avait déjà atteint 10,6 %. À ce contexte commercial difficile s’ajoutent les polémiques autour des unes du journal, qui entretiennent un climat de forte tension au sein de la rédaction. La Société civile des personnels de Libération (SCPL) a réitéré, lundi dernier, sa demande d’élire un directeur de la rédaction «de plein droit», ce qu’elle avait déjà exigé le 19 mars. Les journalistes reprochent à Nicolas Demorand de cumuler les fonctions de coprésident du directoire et de directeur de la rédaction. Le départ pour Le Monde de Vincent Giret, ex-directeur délégué de la rédaction, n’arrange rien. Autres sources d’inquiétude, les ventes d’Aujourd’hui en France, qui avaient pourtant progressé de 5,5 % en 2012, et celles du Parisien, son édition en région parisienne, ont elles aussi fortement baissé en février, de respectivement 10,4 % et 7,8 %. Le groupe Amaury, propriétaire des deux titres, ne peut même pas se réconforter avec les ventes de L’Équipe, en retrait de 4,4 % sur le mois. Le Figaro, qui reste le premier quotidien national payant avec 325.273 exemplaires en moyenne, et Le Monde (276.384 exemplaires) ont tiré leur épingle du jeu, avec des baisses limitées à 1,6 % et 1,2 % de leur diffusion France payée. Enfin, la part des ventes numériques dans la diffusion des titres continue de progresser. Elle atteint déjà plus de 10 % pourLe Monde, Les Échos et Libération, contre 4 % pour La Croix et 2,7 % pour Le Figaro.

 

Aides au numérique : 10 entreprises dans la Silicon valley française depuis 1970, 800 dans celle de Londres créée en 2008

Aides au numérique : 10 entreprises dans la Silicon valley française depuis 1970, 800 dans celle de Londres créée en 2008

 

C’est censé être la Silicon Valley à la Française, mais c’est plutôt morne plaine. Créé en 1970, le plateau de Saclay, un « cluster » où se côtoient start-ups, entreprises, et chercheurs, ne décolle toujours pas. Pour preuve, seulement 10 entreprises seulement s’y sont installées contre 800 à East London Tech City, créé en 2008. En janvier, le ministre de l’Industrie et du numérique, Eric Besson, a reçu les recommandations de l’Inspection des finances pour améliorer l’efficacité des dispositifs publics de financement de l’innovation. Grand emprunt, mesures fiscales, plateau de Saclay, le rapport dresse un état des lieux sans concession.  Investissements d’avenir, financement de l’innovation par la fiscalité, efficacité du plateau de Saclay… Rendu en janvier, rien du rapport de l’Inspection générale des finances sur la « cohérence des politiques publiques en faveur du développement de l’économie numérique », commandé en septembre 2011 par François Baroin, le ministre de l’Economie et des finances, et Eric Besson, celui de l’Industrie, n’avait filtré jusqu’ici. Et pour cause : selon l’un des exemplaires que « La Tribune » a pu consulter, l’épais document de plusieurs centaines de pages égratigne sévèrement quelques uns des dispositifs mis en place par Nicolas Sarkozy et émet 28 recommandations. Sans le vouloir, il met aussi à terre quelques propositions faites par François Hollande. Pourtant, dans le numérique, l’Etat ne rechigne pas à la dépense. Entre les dispositifs fiscaux disponibles, le Crédit d’impôt recherche, ou les 4 milliards d’euros du Grand emprunt, l’argent public coule à flots. Sans que la France ne réussisse à rattraper son retard. Les maux restent les mêmes : écosystème insuffisamment développé, start-ups qui peinent à grandir et à se financer, manque de compétences. Revue de détail de différentes recommandations des hauts fonctionnaires de l’Etat. La plus inattendue – la remise en cause du plan très haut débit du Grand emprunt – est détaillée  Le fonds national pour la Société Numérique (FSN), créé dans le cadre du Grand emprunt, et doté à l’origine de 2,25 milliards d’euros (depuis amputé de 450 millions d’euros) part dans tous les sens. C’est dans des mots mieux choisis que l’IGF juge la politique d’investissements ou de subventions du FSN dans le développement des usages. Dans ce domaine, il a déjà engagé 380 millions d’euros dans un premier appel à projets, sur un total de 850 millions d’euros, et compte aussi investir pour 400 millions d’euros dans des PME, via le FSN PME. Les domaines d’intervention concernent aussi bien la numérisation des contenus, l’e-santé, la ville numérique, l’e-Education etc. Pour l’IGF, c’est trop. « Le risque d’éparpillement des ressources n’est pas négligeable. Du fait de la multiplicité des axes d’intervention, le FSN risque de voir sa vocation d’outil structurant de l’économie numérique remise en cause », note le rapport. Et de suggérer de recentrer les investissement et d’allouer de nouveaux critères de sélection des projets, en fonction par exemple de « l’existence de champions industriels [français] capables de participer aux projets, de laboratoires privés, de filière de formations… ». Autre réajustement à mener celui du Fonds national pour l’amorçage (FNA), un fonds de fonds créé dans le cadre du Grand Emprunt. Alors qu’Eric Besson a décidé en février de faire passer l’enveloppe de 400 à 600 millions d’euros, l’Inspection juge «ses ressources élevées au vu des montants investis annuellement en amorçage entre 2008 et 2011». Il recommande donc de « réallouer 20 millions d’euros en faveur du prêt participatif à l’amorçage géré par Oséo », qui intervient au début de la vie d’une start-up pour des montants compris entre 50.000 et 70.000 euros.

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