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EDF une crise financière grave qui pourrait changer les modalités de financement des centrales nucléaires

EDF une crise financière grave qui pourrait changer les modalités de financement des centrales nucléaires

 

Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra jamais faire face seule à ces défis mêmes avec une augmentation régulière du prix de ‘l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirme le patron d’EDF dans une interview du JDD.

 

 

 

L’entreprise est-elle « au bord de la rupture », comme le disent les syndicats?
Absolument pas. EDF est en bonne santé et nous restons le premier investisseur de France. Mais la fin du monopole est bien réelle, et nous devons résister à la concurrence, voulue par les régulateurs européens. En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls. C’est pour cette raison que le moment venu, dans quelques années, nous devrons peut-être trouver des partenaires pour le renouvellement du parc nucléaire en France, comme nous le faisons déjà en Grande-Bretagne.

Pouvez-vous apporter des précisions sur la suppression de 5% des postes chez EDF?
Il y a quarante ans, EDF a beaucoup embauché pour la construction du parc nucléaire français. Aujourd’hui ces salariés partent en retraite et nous avons beaucoup recruté ces cinq dernières années pour anticiper leur départ. Nous allons continuer à embaucher, de 1.000 à 2.000 personnes chaque année, mais en ne remplaçant que quatre départs sur cinq en retraite. En France, dans la maison-mère, d’ici à 2018, la baisse des effectifs représentera environ 5% de nos 67.000 salariés, soit 3.350 postes. Cet effort de maîtrise de la masse salariale sera similaire dans le reste du groupe, en France et à l’étranger.

Est-ce le signal qu’EDF va mal?
EDF est en bonne forme, mais vit une transformation rapide et indispensable pour rester le grand électricien qu’il est. Le marché de l’électricité ne croît pas et la concurrence s’accélère. L’an passé, nous avons perdu 30% de nos parts de marché sur le marché des entreprises. Et nous ne leur vendons plus l’électricité à des tarifs réglementés, mais à des prix de marché nettement inférieurs. C’est un changement radical. Nous devons nous adapter à ce nouveau monde. EDF doit être agile et économe pour assumer ses ambitions. Nous allons baisser tous nos coûts, et cela passe aussi par les dépenses de personnel. En 2018, les effectifs seront revenus au niveau de 2012.

50 nouvelles centrales nucléaires en 2050 ou zéro ?

50 nouvelles centrales nucléaires en 2050 ou zéro ?

Presque au même moment  l’Ademe sort un rapport qui envisage le scénario de zéro centrale en 2050 et le PDGd’EDF, lui, prévoit d’installer 50 nouveaux recteurs NM.  Pour les ONG, l’annonce de Lévy est à restituer dans le contexte de l’EPR anglais d’Hinkley Point, où contrairement au scénario initial, EDF va devoir prendre une participation majoritaire de 66,5% dans la future centrale. Un coup dur, car l’électricien qui affiche déjà une dette nette de 37,5 milliards d’euros devra consolider l’investissement dans ses comptes. « EDF est aux abois  et les brokers anglais conseillent à leurs clients de vendre leurs actions », s’est exclamé Benoît Hartmann, président de France Nature Environnement. « L’annonce de Jean-Bernard Lévy, c’est de la gesticulation vis-à-vis du marché français a ajouté Denis Baupin, député EELV. Elle vise aussi à mobiliser en interne à EDF. » Quelques minutes avant ce tir de barrage, Yves Marignac, directeur de Wise, un cabinet d’étude spécialisé dans les énergies, avait présenté une étude sur les incidences du nucléaire sur les changements climatiques. Le document indique que l’industrie surévalue systématiquement le rôle du nucléaire dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre en appliquant un double biais. « Le premier est de comptabiliser des émissions nulles ou quasiment nulles pour le nucléaire lui-même. Le second consiste à considérer que le nucléaire vient exclusivement en remplacement de centrales thermiques fossiles (…). Le kilowattheure que vient remplacer le nucléaire apparaît alors plus carboné qu’il ne l’est en réalité. » Comme le photovoltaïque et l’éolien, le nucléaire n’émet pas directement de CO2, mais il en produit indirectement sur l’ensemble de son cycle de vie, notamment lors de l’extraction de l’uranium et sa fabrication en combustible et lors de la construction et du démantèlement des réacteurs. « L’atome a permis d’éviter 1,5 milliard de tonnes de CO2 dans le monde sur un total de 35 milliards, indique Yves Marignac. En 2000, il évitait 6% des émissions de CO2. Mais aujourd’hui avec le boom des renouvelables, le pourcentage est descendu à 4%. » Conclusion: « le nucléaire n’est pas la solution pour lutter contre le réchauffement climatique ». Le directeur de Wise et les représentants des ONG estiment que le salut réside dans les solutions d’efficacité énergétique (l’énergie que l’on ne consomme pas) et dans le déploiement des renouvelables. Leur crédo est d’ailleurs le 100% renouvelable. Une douce utopie ? A long terme, sans doute pas. La très sérieuse Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie ne vient-elle pas de dévoiler le scenario d’une France avec une électricité 100% issue des renouvelables ? C’est pour 2050.

EDF : 30 à 40 nouveaux réacteurs nucléaires

 

EDF : 30 à 40 nouveaux réacteurs nucléaires

 

 

C’est le résultat du pseudo transition énergétique de Ségolène, EDF envisage de construire 30 à 40 réacteurs EPR pour remplacer à terme tous les réacteurs actuels (dont la durée de vue sera cependant prolongée, ce qui se passera encore à Fessenheim par parenthèse). Le PDG d’EDF a déclaré vendredi, que l’entreprise projetait un renouvellement du parc nucléaire français, qui devrait se traduire par le déploiement à terme de « plusieurs dizaines » de réacteurs EPR NM. « A partir de 2028, 2030, ce n’est pas une science exacte, nous allons commencer à installer en France des EPR nouveau modèle. (…) Et puis en 2050, 2055, on n’aura plus de (réacteurs de) la génération actuelle. On aura les EPR NM: on en aura 30, 35 ou 40. On aura plusieurs dizaines qui seront le produit de remplacement du parc actuel », a précisé Jean-Bernard Lévy lors d’une rencontre avec des journalistes. EDF travaille actuellement avec le français Areva, dont il prévoit le rachat de l’activité réacteurs (Areva NP), sur un nouveau modèle d’EPR de même capacité (1.650 mégawatts), mais censé être plus compétitif, plus rapide et moins coûteux que son grand frère, dont la construction accumule les déboires à Flamanville (Manche) et en Finlande. « Notre objectif est que cet EPR nouveau modèle, les grandes options de sûreté, les grands choix d’architecture, soient faits dans les années qui viennent pour que nous puissions à peu près à l’horizon 2020 (…) avoir un design détaillé, figé, accepté par l’autorité de sûreté française et pour que nous puissions, si tel est notre souhait, commander un premier EPR NM », a expliqué Jean-Bernard Lévy. « Est-ce qu’EDF a les moyens aujourd’hui de reconstruire pour 60 gigawatts de nucléaire sur son bilan actuel? Je pense que non. Je pense que la question se posera le moment venu de faire entrer des partenaires », a dit le PDG. Avant de commencer à renouveler son parc nucléaire, EDF prévoit d’investir environ 50 milliards d’euros pour prolonger jusqu’à 60 ans la durée de vie de la plupart de ses 58 réacteurs actuels, répartis dans 19 centrales. La loi sur la transition énergétique stipule que la capacité du parc nucléaire français est désormais plafonnée à 63,2 gigawatts.

Déchets nucléaires : La loi Macron annulée

 

Déchets nucléaires : La loi Macron annulée

 

On savait bien entendu que la loi Macron était une sorte d’auberge espagnole ou de vide grenier. Dès leur il fallait s’attendre à ce que certaines dispositions soient censurées par le conseil constitutionnel. Ce qui a été fait concernant les déchets nucléaires pour leur enfouissement à Bure. Un projet qui a pour objectif d’enfouir pendant plusieurs milliers d’années des déchets radioactifs. Le centre industriel de stockage géologique (Cigéo) de Bure est censé recevoir à l’avenir les déchets les plus dangereux produits par les centrales nucléaires, dont certains peuvent être radioactifs pendant des centaines de milliers d’années. S’ils ne représentent que 0,2 % du volume total des déchets de l’industrie nucléaire, ces résidus ultimes concentrent 98 % de la radioactivité. Selon le dernier inventaire de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), publié en juillet 2015, il en a déjà été produit 3 200 m3, soit 30 % des quantités totales qui seront produites par le parc nucléaire durant toute sa durée de vie. Après un débat public où ont été envisagées plusieurs options, la France a considéré que la voie du stockage géologique en grande profondeur était celle qui présentait le plus de garanties en termes de sécurité. Ce choix a été entériné par une loi de 2006. Les colis de déchets, vitrifiés – qui sont pour le moment stockés sur les sites de production – devraient être enfouis dans des galeries souterraines creusées à 500 m de profondeur dans une couche d’argile imperméable. Cigéo devrait être implanté à Bure, aux frontières de la Meuse et de la Haute-Marne, à l’endroit de l’actuel laboratoire de recherche géré par l’Andra. Le coût du projet fait l’objet de controverses, variant de 15 à 35 milliards d’euros selon les estimations. Une évaluation réactualisée, commandée à l’Andra, se trouve depuis plusieurs mois sur le bureau de la ministre de l’écologie Ségolène Royal, qui ne l’a toujours pas rendue publique. Pour éviter le débat, un amendement dans la loi Macron sur la croissance a été  adoptée le 9 juillet dernier grâce à l’utilisation de l’article « 49-3 » par le gouvernement, suscitant la colère des écologistes. Regrettant un débat tronqué, les élus écologistes ont écrit au Conseil constitutionnel « pour attirer son attention sur les différents points d’inconstitutionnalité que pose cet amendement et sur la manière dont il a été adopté ».

 

Loi Macron : aussi des déchets nucléaires pendant 100 000 ans

Loi Macron : aussi des déchets nucléaires pendant 100 000 ans

Travail le dimanche, autocar sur autoroute, frais de notaires et…enfouissement des déchets nucléaires pendant 100 000 ans. Pas un inventaire à la Prévert mais une sorte de vide grenier dit loi Macron. Une loi qui, en douce, autorise le projet Cigéo qui permet d’enterrer des déchets nucléaires « provisoirement » pendant 100 000 ans. Et grâce à un amendement de Gérard Longuet, le sénatuer de droite. Pas étonnant que les écolos soient en colère. Quelques heures avant l’adoption de la loi Macron -grâce au 49.3, donc sans le vote des députés- une série d’amendements a été injectée dans le texte. À l’origine, ils étaient censés préciser la rédaction du texte, ou gommer quelques défauts, rappelle Le Parisien.   Sauf que l’un d’entre eux, à l’initiative du sénateur Les Républicains Gérard Longuet, entérine le projet Cigéo, qui autorise l’enfouissement de déchets radioactifs à 500 mètres sous terre, à Bure, dans la Meuse. Sans surprise, les écologistes ont vivement protesté, à l’image de Denis Baudin, le vice-président de l’Assemblée nationale et député EELV, qui dénonce une manœuvre anti-démocratique.  Dans un communiqué publié sur leur site, les députés écologistes dénoncent « un coup de force » et « une perspective inacceptable ». Selon eux, le Conseil constitutionnel -qui sera de toute façon saisi par Les Républicains- retoquera le texte, étant donné que cet amendement n’a aucun lien avec le reste du texte. Ils dénoncent un projet de « poubelle nucléaire sur un territoire -la Champagne- qui vient d’être classé au patrimoine de l’humanité. » Jeudi matin, le président (PS) de la commission spéciale, François Brottes, a tenu à défendre « l’amendement Longuet ». « Le débat sur Cigeo dure depuis longtemps et cet amendement ne vient pas à la dernière minute puisqu’il a été repris du Sénat », explique celui qui justifie son introduction suite à la découverte de « perspectives financières de la filière nucléaire ».    Le projet devrait être financé par EDF, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Areva et les producteurs de déchets selon l’agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Le coût devrait s’élever à 35,9 milliards d’euros au moins.  

EDF pour la reprise des réacteurs nucléaires d’Areva

EDF pour la reprise des réacteurs  nucléaires d’Areva

 

Ce n’est pas encore une  proposition d’  abortion d’Areva par EDF mais ça y ressemble. Le patron d’EDF serait favorable à une prise de contrôle majoritaire de l’activité réacteurs du groupe nucléaire Areva (avec intégration à Edf des ingénieurs licenciés par Areva)  laissant le reste ( souvent non rentable)s à Areva.  En fait le patron d’EDF propose de toute remettre à plat, en clair de rendre le contrôle de toute la filière des recteurs.  « Nous y avons intérêt parce qu’EDF a besoin d’un Areva fort, sur l’ensemble des prestations, et parce que le gouvernement nous en a, logiquement, fait la demande. » « Il y a un domaine d’Areva que nous connaissons très bien, c’est celui des réacteurs: nous sommes le premier exploitant au monde par la capacité installée », poursuit-il, estimant qu’il « y a donc une logique industrielle à ce qu’EDF prenne le contrôle de cette activité réacteurs, qui correspond au périmètre de l’ancien Framatome ». Areva est pris au piège d’une gestion calamiteuse et a  ainsi annoncé pour 2014 des pertes abyssales, près de 5 milliards d’euros, soit un montant supérieur à sa valorisation boursière (environ 3,7 milliards d’euros, divisée par deux en un an), et ce pour un chiffre d’affaires en baisse de 8% à 8,34 milliards d’euros. Après quatre années consécutives dans le rouge, l’entreprise a un besoin vital d’argent frais.  Les causes de la chute sont multiples. En vrac, on peut citer le ralentissement du marché nucléaire depuis Fukushima, les perturbations à la tête de l’entreprise avec, l’éviction d’Anne Lauvergeon en 2011 pour sa gestion controversée, le départ précipité pour cause de maladie de Luc Oursel et l’arrivée aux commandes du tandem Philippe Varin (ex-PSA) et Philippe Knoche. Mais ce sont surtout les retards à répétition sur les chantiers EPR, les réacteurs de troisième génération, qui pénalisent la signature Areva. La décision de regroupement incombe à l’Etat mais ce dernier d’uen certaine manière est coincé et ne pourra que favoriser le rapprochement avec EDF.  Le PDG d’EDF annonce donc que des propositions seront faites « dans quelques jours » à Areva et au gouvernement. « La transaction ne peut se faire qu’à un prix de marché. Et elle doit prévoir des garanties pour qu’EDF ne soit pas exposé aux risques liés au passé d’Areva, notamment en Finlande », juge-t-il. « La proposition ambitieuse d’EDF respecte et préserve les compétences techniques de l’activité réacteurs d’Areva, et ouvre la voie à des alliances avec des tiers, des partenaires industriels, français ou étrangers », précise-t-il encore.  Alors que le groupe Areva, détenu à près de 87% par des capitaux publics, a annoncé le 7 mai la suppression de 5.000 à 6.000 emplois dans le monde, dont 3.000 à 4.000 en France, dans le cadre d’un plan de redressement, Jean-Bernard Lévy formule également « une proposition alternative » : « le rapatriement chez EDF des 1.200 ingénieurs qui sont au quotidien les partenaires des ingénieurs d’EDF concernant la conception et les calculs de sûreté des réacteurs français. » « C’est à l’Etat, actionnaire majoritaire d’EDF, et à Areva de décider », conclut-il. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui doit recevoir les syndicats du groupe nucléaire le 22 mai, a estimé dans une interview à l’Usine nouvelle mise en ligne lundi que « l’organisation la plus efficace » de la filière nucléaire française passe par « de nouveaux liens commerciaux entre EDF et Areva ». Il a également assuré qu’aucun licenciement n’était envisagé en France au sein du groupe nucléaire.

Déchets nucléaires : dans la loi Macron !

Déchets nucléaires : dans la loi Macron !

 

Le projet d’enfouissement des déchets nucléaires qui avait été supprimé dans la loi de transition énergétique de Ségolène Royal a été discrètement inséré dans la loi de modernisation économique de Macron. . Au milieu des mesures sur le travail du dimanche et les professions règlementées, son chapitre III consacre un article au projet Cigeo à Bure dans la Meuse. Il donne le calendrier à suivre par l’Andra, l’Agence nationale de gestion des déchets nucléaires pour construire le site. Et la loi acte son entrée en service d’ici dix ans. Ce site doit enfouir à plus de 500 mètres sous terre nos déchets nucléaires les plus radioactifs pour des millions d’années. Florent Compain, président des Amis de la Terre juge « que Cigeo et la gestion des déchets nucléaires méritent à elles seules une propre loi pour pouvoir être mis en place ». Selon lui « on ne doit pas abandonner la recherche. Ce dont on parle – et la piste qu’on envisage à l’heure actuelle – c’est le stockage à quelques dizaines de mètres de profondeur mais il faut que l’on puisse intervenir sur les déchets. Le problème, c’est qu’à 500 mètres de profondeur, on ne peut pas intervenir. »

Déchets nucléaires : dangereux pendant 100 000 ans !

Déchets nucléaires : dangereux pendant 100 000 ans !

La Commission nationale du débat public (CNDP) recommande de réaliser davantage d’études sur un projet d’enfouissement de déchets nucléaires dans la Meuse afin de rétablir la confiance avec la population. Le Centre industriel de stockage géologique (Cigeo) de Bure doit accueillir à partir de 2025 les déchets radioactifs les plus dangereux, qui seraient stockés dans des couches d’argile situées à 500 mètres sous terre. Ils représentent 3% du volume des déchets produits par les réacteurs français mais concentrent 99% de la radioactivité et doivent rester confinés pendant 100.000 ans avant de ne plus être dangereux pour l’homme. L’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra), qui gère ce projet, a trois mois pour dire quelle suite elle veut donner au débat public dont la CNDP présentait les conclusions mercredi. « Je suis convaincu que ce projet n’aboutira pas contre les citoyens », a déclaré le président de la CNDP, Christian Leyrit, lors d’une conférence de presse. « Le débat a illustré la perte de confiance entre, d’une part la population et, d’autre part, la maîtrise d’ouvrage, les acteurs du projet, les scientifiques et les organisateurs du débat. » Selon la CNDP, il est nécessaire de repousser les délais de réalisation pour prendre le temps d’obtenir des preuves supplémentaires de la sécurité du projet, et commencer par une étape de stockage « pilote » avant toute décision définitive. Christian Leyrit a jugé indispensable que des études complémentaires soient menées par des experts indépendants, français et étrangers, au-delà des acteurs institutionnels que sont l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et l’Andra. Le déroulement du débat public sur le projet, entre mai et octobre de l’an dernier, a été perturbé par des manifestations d’opposants qui ont empêché les réunions publiques de se tenir.

Centrales nucléaires : disponibilité en baisse

Centrales nucléaires : disponibilité en baisse

Un parc vieillissant, de nouvelles normes de sécurité, la sécheresse sans doute et la disponibilité de centrales diminue En 2012, le taux de disponibilité des centrales nucléaires d’EDF s’est établi juste sous la barre des 80 %. Ce chiffre sera officialisé lors de la publication des résultats annuels du groupe, le 14 février prochain. Il marque un léger repli par rapport à 2011, où ce coefficient de disponibilité, un indicateur déterminant chez EDF, où il est baptisé «kd», avait atteint 80,7 %. Deux éléments en particulier expliquent cette diminution: outre de longs arrêts de tranche pour des opérations de maintenance, les installations d’EDF doivent intégrer un certain nombre d’aménagements liés aux enseignements de Fukushima. Mardi, le bilan électrique de Réseau de transport d’électricité (RTE), la filiale d’EDF en charge des lignes haute et très haute tension, avait d’ailleurs constaté une baisse de la production nucléaire en 2012, à 404,9 térawattheures (TWh), soit un recul de 3,8 %.  L’amélioration du taux de disponibilité des centrales – 19 en tout, pour 58 réacteurs – est l’un des objectifs prioritaires d’Henri Proglio, le PDG de l’électricien. Après quatre années de baisse consécutives, le «kd» était remonté en 2010, pour atteindre 78,5 %. «Un point d’inflexion» s’était alors félicité l’état-major d’EDF qui a fait les comptes: 1 point de «kd» supplémentaire représente environ 200 millions d’euros d’excédent brut d’exploitation de plus. Le léger repli du «kd» observé en 2012 ne modifie pas les objectifs du groupe énergé­tique: celui-ci vise toujours un objectif de 85 % à l’horizon de 2015. Pas simple, sachant que cette année plusieurs centrales d’EDF feront l’objet d’une visite décennale, c’est-à-dire une inspection de fond en comble qui doit déterminer si les installations sont capables de fonctionner pour dix ans supplémentaires, de 30 à 40 ans. Actuellement, l’âge moyen des cen­trales nucléaires d’EDF est de 26 ans.

 

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Centrales nucléaires : durée de vie de 30 ans prolongée à 60 ?

Centrales nucléaires : durée de vie de 30 ans prolongée à 60 ?

Confronté à un parc nucléaire qui atteint 30 ans d’âge en moyenne, le gendarme du nucléaire devra approuver en 2013 le maintien en activité de plusieurs réacteurs, dont Fessenheim 2, et dira en 2015 s’il accepte le principe de prolonger la durée de vie des centrales au-delà de 40 ans de fonctionnement. « On arrive à un moment où ces installations ont une trentaine d’années, ou plus, et la question du vieillissement est une question qui est nouvelle », a dit à Reuters le nouveau président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, qui a succédé à André-Claude Lacoste, dont le mandat s’est étalé sur 20 ans. Pierre-Franck Chevet souligne dans sa première interview depuis sa nomination que le monde entier est confronté comme la France à ce nouvel âge du nucléaire et que les réacteurs français – qui fournissent 75% de l’électricité du pays – étaient à l’origine conçus pour fonctionner 30 ans. La possibilité de les prolonger est déjà donnée au cas par cas, rappelle ce polytechnicien qui a débuté sa carrière en 1986, « juste après Tchernobyl », auprès de l’ancêtre de l’ASN. « Peut-on envisager d’aller au-delà de 40 ans ? Là-dessus, il n’y a pas de réponse, pas d’avis favorable, ce n’est nullement acquis. On attend un dossier complet de la part d’EDF (…) qui nous amènera en 2015 à prendre position sur le sujet. » L’électricien français s’est prononcé à plusieurs reprises pour une exploitation de ses réacteurs jusqu’à 60 ans.

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