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La Bourse: nouvelle chute ?

La Bourse: nouvelle chute ?

 

Les marchés boursiers pourraient connaître une nouvelle chute. En faite les bourses s’inscrivent dans des mouvements de yo-yo avec des fluctuations qui varient en fonction de la situation en Ukraine et des espoirs de paix. Reste que la tendance est structurellement à la baisse compte tenu surtout de l’impact sur l’inflation et sur la croissance mondiale.

La Bourse de Hongkong chutait de plus de 3% dans les premiers échanges mardi 14 mars, dans le sillage de la veille, minée par une forte baisse des actions du secteur technologique à la suite du confinement de Shenzen, centre technologique de la Chine. Les marchés s’inquiètent également d’éventuelles sanctions à l’encontre de la Chine si Pékin répond favorablement à la demande d’aide militaire et économique de Moscou afin de mener la guerre en Ukraine.

Climat : nouvelle alerte du GIEC

 

Le second volet du sixième rapport d’évaluation du Giec a été dévoilé ce 28 février. Traitant du thème «  impacts, adaptation et vulnérabilité  », il confirme les prédictions des précédents travaux du groupe d’experts sur l’évolution du climat. Explications avec Wolfgang Cramer, qui en a coordonné l’un des chapitres. ( Source CNRS)

Le second volet du sixième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) vient d’être publié.  Quelles en sont les principales conclusions ?


W. C. Par des moyens scientifiques d’attribution formelle, nous montrons que les impacts du changement climatique sont manifestes dans la plupart des écosystèmes, des hydrosystèmes et des sociétés humaines. Nous avions déjà constaté beaucoup d’impacts lors du précédent volet, mais nous avons maintenant encore plus de certitudes et d’observations pour appuyer nos déclarations. Nous voyons cela notamment à travers les événements extrêmes, comme les canicules, les sécheresses ou les tempêtes.

Les efforts d’adaptation au réchauffement climatique restent insuffisants, notamment à cause des coûts qui augmentent en même temps que les températures.

Les progrès de la science depuis le dernier rapport du Giec, il y a sept ans, nous ont permis de démontrer que ces catastrophes sont de plus en plus courantes et que cette hausse est due, dans un grand nombre de cas, à l’activité humaine. Nous montrons également que la plupart des tendances et les projections des précédents rapports du Giec se sont confirmées, ou ont été en dessous de la réalité : la situation s’est significativement aggravée.

Je constate par exemple que la hausse du niveau de la Méditerranée s’accélère et provoque des changements du littoral plus violents que prévu lors du dernier rapport. La vulnérabilité du littoral méditerranéen, pour ses écosystèmes comme pour les installations humaines et le patrimoine, est particulièrement importante car, jusqu’ici, la mer ne montrait que de faibles marées et rarement de grosses tempêtes touchant les côtes. Le niveau pourrait monter d’un mètre d’ici à la fin du siècle, comme partout dans le monde, ce qui serait catastrophique car les villes n’ont absolument pas été conçues pour y faire face. On pense bien sûr à Venise (Italie), mais la plupart des cités côtières sont en fait menacées, et en particulier Alexandrie (Égypte) et ses cinq millions d’habitants.

Les efforts d’adaptation au réchauffement climatique restent insuffisants, notamment à cause des coûts qui augmentent en même temps que les températures. Pour changer les choses, nous avons besoin de davantage d’efforts financiers et technologiques, impliquant le soutien des pays du Nord, responsables de la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Quels sont vos thèmes de recherche et comment êtes-vous impliqué dans le Giec ?
W. C. Je travaille depuis longtemps sur l’évaluation des impacts, présents et futurs, du réchauffement climatique sur les écosystèmes. Comme on ne peut pas connaître les conditions exactes du climat du futur, qui seront impactées par les différentes politiques de la transition écologique, provoquant des différences au niveau des émissions de GES, il faut prendre en compte plusieurs alternatives en fonction de l’intensité du réchauffement. Nous utilisons ainsi différents scénarios, établis par des modèles des climatologues et présentant plusieurs options à la fois, dans des simulations numériques pour estimer les impacts écologiques.

Pour changer les choses, nous avons besoin de davantage d’efforts financiers et technologiques, impliquant le soutien des pays du Nord, responsables de la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre.

J’ai commencé ce pan de mes travaux dans les années 2000, sur des modèles simples de la dynamique des forêts. Le développement de ces modèles a d’ailleurs bénéficié d’une longue continuité de recherche, remontant à avant ma génération, car les forestiers ont toujours eu besoin d’anticiper la productivité future de leurs essences de bois. Avant même l’arrivée des ordinateurs, ils disposaient déjà de tableaux qui indiquaient le comportement des espèces d’arbres en fonction des lieux, du climat et de la gestion des forêts. Avec des experts du terrain et des observations satellites, nous avons développé ces modèles dynamiques des écosystèmes pendant 25 ans. En partant des arbres, nous avons généralisé ces outils numériques à d’autres plantes, comme les herbes et les arbustes.

C’est grâce à ces travaux que j’ai eu la possibilité de contribuer au groupe deux du Giec, dès le second rapport publié en 1995. La participation est toujours basée sur une candidature. Une sélection s’opère ensuite par le bureau international du Giec sur les compétences scientifiques, mais aussi sur différents critères pour garantir un équilibre entre les disciplines, entre les hommes et les femmes, ainsi qu’entre les pays du Nord et du Sud.

Y a-t-il des changements dans la forme des rapports du Giec ?
W. C. En général, les rapports suivent un schéma bien établi, et chaque fois validé par les parties prenantes. Il intègre des différents chapitres thématiques et également un résumé pour les décideurs, fortement recommandé pour en rendre la lecture de tout le monde. Cette année, il y a une nouveauté : les cross-chapter papers. Il s’agit de plus petits chapitres portant sur des thématiques qui étaient jusqu’alors divisées et séparées dans différentes parties du rapport. J’ai ainsi coordonné, avec ma collègue égyptienne Elham Ali, le cross-chapter paper sur le bassin méditerranéen, qui n’était auparavant pas considéré comme un ensemble, mais était dispatché en fonction des continents. Si on a toujours disposé de belles analyses pour la partie européenne de la Méditerranée, les côtés africains et asiatiques restaient bien moins traités. Le Giec m’a sollicité sur la base de mon travail au MedECC2. Depuis sa mise en place en 2015, je coordonne ce réseau d’experts sur la Méditerranée avec Joël Guiot, directeur de recherche CNRS émérite au Centre européen de recherche et d’enseignement de géosciences de l’environnement3. Nous avons mis en place des évaluations des risques environnementaux et établi un rapport qui nous a valu de recevoir le prix Nord-Sud du Conseil de l’Europe en 2021.

Je voudrais souligner que le MedECC a pu être instauré par Joël Guiot et moi-même, grâce à une certaine liberté dans nos projets accordée par le CNRS, et également par le soutien du programme Mistrals. Nous avons été rejoints par de nombreux collègues en provenance de France, mais surtout aussi d’autres pays, avec actuellement environ 200 collègues internationaux autour de la Méditerranée. Même si le soutien vient désormais de plusieurs instances, le CNRS a de quoi être fier de cette initiative hors les murs.

 
Comment se déroulent les dernières semaines avant la publication d’un nouveau volet ?
W. C. Chaque volet est composé d’un rapport complet, d’un résumé technique et d’un résumé à l’intention des décideurs. Les deux premières parties sont déjà terminées et closes. Les sessions plénières, cette année en visioconférence d’une durée de deux semaines, concernent les chapitres du résumé aux décideurs. Tous les représentants des gouvernements membres du Giec, c’est-à-dire presque l’intégralité des États de la planète, se réunissent ainsi pour étudier, phrase par phrase, le brouillon rédigé par les chercheurs. C’est une procédure bien formelle, qui suit les règles de la diplomatie internationale au niveau des prises de parole et de la recherche du consensus. Les représentants nous bombardent de questions sur l’emploi de tel mot, ou pour avoir les preuves de telle affirmation. Nous nous assurons que chaque expression est suffisamment claire pour éviter les malentendus, et pointons les éléments factuels rassemblés dans le rapport complet. Les chercheurs ont ainsi le dernier mot. La science n’est pas négociée, nous ne modifions absolument pas le contenu scientifique lors de ces discussions. Tout reste sous le contrôle d’un bureau scientifique et nous travaillons à obtenir un maximum de clarté dans chaque phrase. C’est un processus très long, mais il faut tenir jusqu’au bout.

Une fois toutes les questions posées, les gouvernements doivent atteindre un consensus pour accepter, ou non, les résultats des discussions. Il n’y a alors que deux possibilités. Soit tous les gouvernements signent le résumé aux décideurs et donnent leur accord, soit, si même un seul pays refuse, le résumé aux décideurs disparaît et tout aura été fait pour rien. Cela est un processus coûteux et fatigant, mais, pour moi, il est très important car il nous permet ensuite de débattre à un niveau plus élevé sur les solutions et les politiques climatiques avec les instances gouvernementales. Après avoir signé le résumé, les différentes instances des États du monde entier ne peuvent plus ne pas nous prendre au sérieux ou balayer des arguments qu’ils ont précédemment validés. C’est pour cela que ces deux semaines de discussions, parfois seize heures par jour et avec des horaires tournants pour accommoder les différents pays, sont cruciales. C’est un défi physique et mental, mais je suis convaincu qu’il en vaut la peine. Je trouve ça passionnant, le rapport est un moyen formidable de communiquer des résultats scientifiques aux décideurs et au grand public. ♦

Pour consulter le rapport (en anglais) : https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/

 

Notes

  • 1.Directeur de recherche au CNRS, à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (IMBE, unité CNRS/Aix-Marseille Université/Avignon Université/IRD).
  • 2.Mediterranean experts on climate and environmental change, https://www.medecc.org/.
  • 3.Cerege (CNRS/Aix-Marseille Université/IRD/Inrae).

Ukraine : la nouvelle Tchétchénie ?

 

L’expert Michel Goya fait l’hypothèse que Ukraine pourrait devenir la nouvelle Tchétchénie pour la Russie (sur LCI)

Combien de temps va-t-il falloir à l’armée russe pour conquérir toute l’Ukraine ? C’est un pays plus grand que la France, 600.000 kilomètres carrés…

Michel Goya : L’armée russe n’a pas forcément besoin de conquérir toute l’Ukraine. Elle peut s’emparer de Kiev, des villes principales, elle peut, c’est son objectif premier, « libérer » selon ses termes le Donbass, le sud du pays. Et ça, ça peut durer quelques semaines. Si on prend comme référence les combats qu’il y a déjà eus en 2015, qui étaient déjà très violents, dans le Donbass, on peut établir qu’en trois semaines, un mois, l’armée russe pourrait avoir atteint tous ses objectifs.

Depuis 2014 et le changement de régime en Ukraine, les États-Unis, notamment, ont donné beaucoup d’argent pour reconstruire une armée ukrainienne. Que vaut-elle aujourd’hui ?

C’est une armée faible, même sur le papier. Il y a beaucoup de volume, mais en réalité, c’est une armée qui n’a pas réussi à se moderniser, à se restructurer, se professionnaliser. En termes de chiffres, l’unité de compte, c’est un peu le bataillon mécanisé, blindé.  Les Russes en ont déployé 120 modernes qu’ils savent très bien utiliser. Si les Ukrainiens arrivent à en déployer une quarantaine, ce sera un grand maximum, sachant que les Russes dominent tous les espaces vides, l’espace aérien, la mer, le cyberespace et l’espace tout court. Donc, ils ont une maîtrise de l’ensemble du champ d’opération et ils ont des colonnes blindées avec une puissante artillerie, des lance-roquettes multiples qui frappent à des dizaines de kilomètres, guidés par drones. Et ces colonnes blindées sont lancées sur les différents axes et différentes routes, visiblement en direction de Kiev et visiblement aussi à partir des républiques autoproclamées, et peut être également en direction de Kharkov.

Tenir ce pays pendant des mois ou des semaines, est-ce que c’est envisageable ? On a vu l’exemple de l’Afghanistan, très compliqué pour les États-Unis et pour l’Union soviétique il y a une trentaine d’années. Qu’est-ce qu’il faudrait à la Russie pour le faire, et peut-elle le faire ? 

Elle peut le faire. Tout dépend en réalité de la résistance qui pourrait surgir éventuellement dans la population. La Russie a annexé la Crimée, il n’y a pas de guérilla là-bas, mais si son objet, c’est de contrôler l’ensemble de l’Ukraine, oui, il peut se développer des mouvements de guérilla et dans ce cas-là, cela peut être très compliqué et cela peut être surtout extrêmement violent. Et on peut se retrouver avec une situation proche de celle de la Tchétchénie.

Industrie : pour une nouvelle politique…Et la participation

Industrie : pour une nouvelle politique…Et la participation

Dans la campagne présidentielle, les idées proposées ne sont pas à la hauteur de l’enjeu qui passe par une meilleure répartition des bénéfices des entreprises, comme le préconisait le Général de Gaule avec son idée de répartition. Par Gaël Perdriau, maire (LR) de Saint-Etienne, président de Saint-Etienne Métropole.

 

Depuis deux ans, la pandémie a révélé les retards structurels de la France dans de trop nombreux domaines tels la santé, l’éducation, l’enseignement supérieur, les services publics et, bien entendu, dans le dossier spécifique de l’industrie et du développement économique. Après 40 années d’une politique néolibérale, rarement remise en cause, nous payons la facture d’une société ayant fait de la maximisation des résultats financiers le credo incontournable de toute politique publique.

Aujourd’hui, la France a besoin d’une nouvelle industrialisation dont les contours restent largement à définir. Certes nous souffrons de la comparaison avec notre voisin allemand dont l’industrie, avant la pandémie, contribuait pour près de 1.900 milliards d’euros à la richesse nationale, contre environ 900 millions d’euros pour l’Hexagone, employant 6,2 millions de salariés, 2,7 millions en France et pour un investissement en R&D d’environ 54 milliards d’euros contre à peine 25 milliards d’euros de ce côté du Rhin. Globalement, l’industrie française ne pèse que 12% du PIB contre plus de 20% en Allemagne. Le constat est sans appel.

Ne peut-on pas voir dans ces données l’incapacité de notre économie à offrir des emplois stables, performants et bien rémunérés ? La nouvelle industrialisation dont la France a besoin doit reposer sur une nouvelle clef de répartition des résultats créés par les entreprises. Aujourd’hui, pour 100 euros de bénéfices disponibles, les entreprises du CAC40 en attribuent 70 euros aux actionnaires, 25 euros à l’investissement et 5 euros aux salariés. Il fut un temps où les salariés captaient 70% de ces bénéfices. Faut-il chercher plus loin la crise du pouvoir d’achat dont souffre la France depuis de longues années ?

La France, dont on ne cesse de critiquer certains travers l’empêchant de «profiter» de la mondialisation, s’est, de fait, convertie au dogme néolibéral en favorisant les actionnaires au détriment de l’appareil industriel et des salariés. Le retard accumulé est devenu abyssal et les faiblesses doivent beaucoup aux carences, en matière de formation, des salariés qui ne disposent pas toujours des options leur permettant de se former correctement tout le long de la vie.

Le débat présidentiel était l’occasion d’aborder cette question avec détermination et de manière rationnelle. Pour le moment, il n’en est rien. Nous oscillons entre les solutions habituelles faisant de l’entreprise soit la source de tous les maux ou alors une sorte de «terre promise» censée guérir une société malade d’une fragmentation que j’ai analysée par ailleurs.

Ma famille politique n’échappe pas à la règle. Encore récemment, Eric Ciotti ne déclarait-il pas, devant des chefs d’entreprise, que le rôle du gouvernement est de «créer un environnement favorable pour que les entreprises aient cette capacité de production» ? Milton Friedman, père du néolibéralisme, n’aurait pas renié ces propos ! Au lieu de réfléchir sur les évolutions même du travail, profondément bouleversé par la révolution numérique, Valérie Pécresse s’enferme dans une vision étriquée fondée sur une «fumisterie intellectuelle» : la théorie du ruissellement.

Lorsqu’on se revendique du gaullisme, on ne peut concilier le néolibéralisme avec la vision sociale et économique du fondateur de la Ve République. D’ailleurs, n’est-il pas étrange de voir une surprenante convergence d’analyse et de propositions entre Valérie Pécresse et Emmanuel Macron ?

Notre famille politique devrait, au contraire, porter le grand dessin du Général de Gaulle : la répartition. Une idée qui transcende les vieux clivages transformant l’entreprise par une nouvelle gouvernance permettant un processus décisionnel original qui associe étroitement les dirigeants, les actionnaires et les salariés.

Le Général, visionnaire économique et social, nous a légué un outil inachevé par la volonté d’une étonnante alliance entre les syndicats et le patronat et qui pourtant permet d’analyser et de répondre aux profondes mutations de notre temps : travail, défi environnemental ou justice sociale et économique.

La solution existe, pour peu que Valérie Pécresse recouvre l’indépendance intellectuelle dont elle a toujours fait montre et qui, aujourd’hui, est mise sous tutelle par un quarteron de généraux faisant passer leur intérêt personnel avant celui de la France.

La nouvelle guerre économique » (Général Eric Bucquet, directeur de la DRSD)

La nouvelle guerre  économique » (Général Eric Bucquet, directeur de la DRSD)

Dans une interview accordée à La Tribune, le patron de la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD), le général Eric Bucquet, rappelle que la France est dans une guerre économique permanente menée par des services de renseignement étrangers très offensifs et capables de recourir à tous les moyens.

 Extraterritorialité, RSE, ONG… Les agressions contre la BITD française sont de plus en plus nombreuses ces dernières années. La DRSD est un service de renseignement au centre de toutes ces problématiques. Sur l’extraterritorialité, quelle réponse peut-on imaginer face à ces lois, qui sont véritablement des ingérences dans la souveraineté de la France et de l’Europe ?

Général Eric Bucquet : Concernant les problématiques que vous évoquez, nous ne pouvons que constater qu’il n’existe pas encore de véritable réponse globale et univoque à l’échelle de l’Union européenne, même si certaines avancées ont été récemment réalisées. Or, c’est bien à cette échelle qu’une réponse est nécessaire pour faire face efficacement à des lois extraterritoriales, c’est-à-dire à l’imposition, par un État, de son droit national au-delà de ses frontières. Ces lois sont souvent utilisées comme de véritables armes de guerre économique. La BITD française en a déjà fait les frais à plusieurs reprises. En outre, ces arsenaux normatifs sont en évolution permanente, dans un nombre sans cesse croissant de pays, bien au-delà des Etats-Unis. Il devient difficile d’évaluer, dans leur globalité, les impacts réels de tous les nouveaux textes. De manière générale, il faut bien admettre que, trop souvent encore, nous agissons en réaction dans ce domaine.

Y a-t-il eu à votre connaissance des fuites de documents non souhaitées dans l’affaire Airbus ?
A notre connaissance, il n’y a pas eu de fuite de document.

Comment contrôlez-vous les possibles ingérences du moniteur anglo-saxon, qui sera présent pendant trois ans au sein d’Airbus ?
Nous veillons, avec nos partenaires, à ce que ce processus ne donne pas lieu à des fuites d’informations sensibles qui pourraient procurer des avantages commerciaux indus à des concurrents d’Airbus, par exemple.

Mais demain, êtes-vous sûr de pouvoir encore contrôler les informations données ?
Sûr, non. Nous vivons tous, et sans doute même plus qu’avant, dans l’incertitude. Notre mission, c’est de veiller à la réduire et d’anticiper les risques.

Les entreprises françaises pourront-elles se protéger ?
L’idée-maîtresse est que tout audit, fût-il conduit par un cabinet anglo-saxon, doit reposer sur un cadre précis et que ce dernier doit être respecté par tous les acteurs qui y participent.

Mais les Européens ne semblent pas avoir vraiment pas la volonté de riposter. Pourquoi les Etats-Unis se priveraient-ils d’une telle arme ?
Comme je l’ai déjà affirmé précédemment, il me semble, en effet, indispensable d’obtenir un consensus européen concernant les réponses à apporter aux risques induits par les dispositions à caractère extraterritorial, sans cesse plus nombreuses, qu’elles soient américaines ou autres. A ce titre, il est intéressant de rappeler que la Chine a récemment mis en place, en décembre 2020, une réglementation en matière de contrôle des exportations comparable aux normes ITAR américaines et que celle-ci s’accompagne elle-même d’un dispositif de blocage des mécanismes extraterritoriaux étrangers.

Ce qui n’est pas le cas de la France et de l’Europe…
… C’était sans doute le cas dans un passé encore récent. Mais certains dossiers emblématiques, comme Alstom/General Electric ou, plus récemment, Airbus ont, à mon sens, favorisé une réelle prise de conscience. Toutefois, il est vrai que les entreprises européennes, et notamment françaises, lorsqu’elles font l’objet de poursuites

Christiane Taubira : une nouvelle promesse de chèque de 150 € par mois

Christiane Taubira : une nouvelle promesse de chèque de 150 € par mois

Décidément la question se pose de savoir si cette campagne électorale ne va pas se résumer un concours de distribution de chèques. Dernier exemple en date  Taubira dont le programme politique est pour le moins évanescent propose à son tour un chèque de 150 € appelés chèque alimentaire.

 

Pourquoi 150 € ? Sans doute d’abord pour dépasser les 100 € accordés par le gouvernement et ceux proposés par ceux de ses concurrents. Aussi pour tenter d’équilibrer ses propositions écologiques et sociales. Parmi ces propositions écologiques, financement à 80 % la rénovation thermique qu’elle veut rendre obligatoire.

 

Tout cela financé notamment par des taxes sur la spéculation. Une idée évidemment attrayante mais qui manque sérieusement de précision. Tout cela sent  les propositions faites à la va-vite sur un coin de table pour tenter de meubler un peu un programme très faible pour ne pas dire inexistant hormis sur certaines questions sociétales.

Zemmour : nouvelle prise de guerre au rassemblement national

Zemmour : nouvelle prise de guerre au rassemblement national

 

Le mercato politique continue pour Zemmour qui tente de avec une certaine réussite de débaucher des personnalités importantes du Front National.

Cette fois il s’agit de  l’eurodéputée Rassemblement national qui  officialise a sa rupture avec le parti de Marine Le Pen et son ralliement à Éric Zemmour. «C’est quelqu’un qui n’est pas politicien. Je me retrouve en lui. Il est à l’écoute, il ne prétend pas parler à la place des Ultramarins», confie l’agricultrice guadeloupéenne de 46 ans.

France: Une nouvelle société d’héritiers ?

France: Une nouvelle société d’héritiers ?

 

Frédéric Salat-Baroux, ancien secrétaire général de la présidence de la République détaille les mesures qu’il estime nécessaires pour répondre à la crise « morale » de nos sociétés.

 

Tribune. 

 

Ne refaisons pas avec la question des inégalités la faute d’aveuglement commise avec l’environnement et l’immigration dans les années 1970-1980. Les inégalités remettent en cause la place des classes moyennes et populaires qui forment la colonne vertébrale de nos sociétés. Elles sont écrasées entre le rattrapage asiatique qui a laminé leurs emplois productifs et les « vainqueurs » de la mondialisation qui, à nouveau, « prennent tout » ou presque.

Sans même s’arrêter aux « ultrariches » de la révolution numérique, les 10 % les plus aisés perçoivent 52 % des revenus mondiaux, détiennent 76 % des richesses et émettent 48 % du CO2 (« Rapport sur les inégalités mondiales 2022 », World Inequality Lab). Alors que le grand cycle démocratique du XXe siècle avait créé des sociétés plus égalitaires, entre 1988 et 2008, 44 % de l’augmentation des revenus planétaires sont allés aux 5 % les plus riches (Branko Milanovic, Inégalités mondiales, La Découverte, 2019). A cela s’ajoute une autre inégalité : l’éviction des territoires, au profit de la métropolisation.

Plus encore que matérielle, la crise est morale. Nos sociétés redeviennent héréditaires et sont dominées par une idéologie du succès, aussi fausse que mortifère. La situation des Etats-Unis annonce la crise qui nous attend. Les pouvoirs sont entre les mains de ceux qui sont passés par les grandes universités de l’Ivy League. Issus des milieux les plus aisés, ils se marient de plus en plus entre eux et bénéficient de la flambée des salaires des dirigeants. Puis, ils surinvestissent dans l’éducation de leurs enfants. La machine inégalitaire est inarrêtable. Les « vainqueurs » pensent qu’ils ne doivent leur réussite qu’à eux-mêmes et regardent les « perdants » comme des « déplorables », ainsi que les a nommés l’effrayante Hillary Clinton.

Assommées par l’idéologie du succès, les classes moyennes et populaires sont atteintes dans leur dignité. L’espérance de vie a baissé aux Etats-Unis en raison des morts de désespoir : alcool, drogues, suicides. Ceux qui sont les plus touchés ne sont pas les plus pauvres mais ceux qui n’ont pas fait d’études supérieures. Comme l’a montré Michael Sandel, c’est une véritable Tyrannie du mérite (Albin Michel, 2021) qui est en train de détruire la cohésion sociale américaine.

La France est moins inégalitaire, mais notre ascenseur social est bloqué. Nous aidons les plus pauvres à vivre mais ils « restent à leur place ». Il faut six générations pour passer des classes populaires à la classe moyenne selon le rapport de l’OCDE « L’ascenseur social est-il en panne ? » (2018). En 2016, les enfants de milieux très favorisés constituent 73 % des effectifs de Sciences Po Paris ou de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, 89 % de HEC et 92 % de Polytechnique ; ceux des milieux modestes représentent moins de 8 % des effectifs de ces écoles (« Quelle démocratisation des grandes écoles ? », Institut des politiques publiques, 2021).

 

Afrique : la nouvelle colonisation par la Chine

Afrique : la nouvelle colonisation par la Chine

L’AFRIQUE EN 2022. Pékin s’efforce de rallier le continent à sa cause en cultivant une élite africaine sinophile, par le biais de bourses d’études et des relations de parti à parti, estime, dans un entretien au « Monde », le sinologue Jean-Pierre Cabestan.

Pour rallier à leur cause l’élite africaine les Chinois utilisent nombre de procédés y compris la méthode « poche à poche »véritable cauchemar africain. Un seul exemple personnel : une petite fille que j’ai eue en tutelle aujourd’hui âgée d’une vingtaine d’années m’informe qu’elle ne peut pas réussir son examen d’entrée dans l’administration si elle ne donne pas la somme  de 1 200 000 CFA. Et pour un poste relativement modeste .NDLR 

Jean-Pierre Cabestan est sinologue, directeur de recherche au CNRS et chercheur associé à l’Asia Centre à Paris. Auteur d’une douzaine d’ouvrages sur la Chine, dont le plus récent est Demain la Chine : guerre ou paix ? (Gallimard, 2020), il s’est spécialisé depuis une dizaine d’années sur l’essor de la présence chinoise en Afrique.

Le dernier Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), qui s’est tenu à Dakar fin novembre, semble avoir marqué une inflexion de la relation sino-africaine avec un engagement financier plus prudent de la part de Pékin. Est-on passé à une nouvelle phase de la Chine-Afrique ?

Il y a beaucoup d’éléments de continuité avec les deux précédents sommets, notamment l’accent mis sur la coopération éducationnelle, culturelle et sécuritaire. Mais il est vrai qu’il y a un ajustement. Tout le monde a noté la réduction de l’enveloppe financière, liée à une prise de conscience de la question de la dette de plus en plus importante des pays africains à l’égard de la Chine. C’est une manière, pour Pékin, de réagir aux critiques formulées par les Africains et les membres du G-20 qui sont en train de rééchelonner les dettes des pays en développement. Mais cet ajustement s’inscrit également, d’une manière plus générale, dans la révision à la baisse des fonds alloués aux « routes de la soie ».

Nouvelle carte d’identité : en anglais !

Nouvelle carte d’identité : en anglais  !

Les es nouvelles cartes d’identité version 2021 sont rédigées en français, mais aussi en anglais. Le titre «Carte d’identité» ainsi que les intitulés «nom», «prénoms», «sexe», «date de naissance», «lieu de naissance», «nom d’usage», «numéro du document», «taille», «date de délivrance» sont écrits dans les deux langues.

L’académie française avec raison a manifesté son opposition à cette utilisation du caractère bilingue et menace de saisir le conseil d’État. Ce qui serait une démarche inédite.

Il faut observer au sein même de l’union européenne on a conservé comme langue principale l’anglais alors ue le Royaume-Uni a quitté l’Europe depuis le brexit.

On objectera évidemment que l’anglais est la langue la plus pratiquée au monde, c’est notamment la langue du commerce et du tourisme. Dès lors pourquoi ne pas dès lors  abandonner le français ?

Placements financiers: La nouvelle arnaque des influenceurs

Placements financiers: La nouvelle arnaque des influenceurs 

 

Les influenceu s jusque-là s’étaient limités aux nous articles de mode des marques qui les  financent. Mais les influenceurs étendent leur champ d’investigation désormais en intervenant dans le domaine des placements financiers pour lesquels évidemment ils n’ont strictement aucune compétence.

Ils vantent ainsi certains placements notamment les cryptomonnaies en dont on connaît l’extraordinaire instabilité. Les influenceurs promettent des rendements «élevés sans risques» en un clic. Sans mentionner qu’ils ont été rémunérés pour en faire la publicité, ils vantent notamment les mérites de produits financiers instables, tels que des cryptomonnaies comme le bitcoin ou l’ethereum.

 «Les réseaux sociaux et les influenceurs sont devenus les nouveaux points d’entrée des arnaques à l’investissement», alertaient en décembre le parquet de Paris et l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Il serait sans doute temps que les pouvoirs publics interviennent par la voie de la régulation réglementaire afin de fixer des règles déontologiques et professionnelles à tous ceux qui tirent des revenus d’Internet comme les influenceurs

La nouvelle arnaque des influenceurs pour les placements financiers

La nouvelle arnaque des influenceurs pour les placements financiers

 

Les influenceur s jusque-là s’étaient limités aux nous articles de mode des marques qui les  financent. Mais les influenceurs étendent leur champ d’investigation désormais en intervenant dans le domaine des placements financiers pour lesquels évidemment ils n’ont strictement aucune compétence.

Ils vantent ainsi certains placements notamment les cryptomonnaies en dont on connaît l’extraordinaire instabilité. Les influenceurs promettent des rendements «élevés sans risques» en un clic. Sans mentionner qu’ils ont été rémunérés pour en faire la publicité, ils vantent notamment les mérites de produits financiers instables, tels que des cryptomonnaies comme le bitcoin ou l’ethereum.

 «Les réseaux sociaux et les influenceurs sont devenus les nouveaux points d’entrée des arnaques à l’investissement», alertaient en décembre le parquet de Paris et l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Il serait sans doute temps que les pouvoirs publics interviennent par la voie de la régulation réglementaire afin de fixer des règles déontologiques et professionnelles à tous ceux qui tirent des revenus d’Internet comme les influenceurs

Instabrand : la nouvelle arnaque des influenceurs

Instabrand : la nouvelle arnaque des influenceurs

 

instabrand serait le nouvel espace de liberté créative d’Insta grammes en matière de mode. La réalité est toute autre on se sert des influences heures rémunérées pour vendre des produits. Pour preuve les propos ambigus de Clarat Cornet, responsable des partenariats mode et beauté pour Instagram en Europe du Sud

 

 

 Franceinfo Culture : On parle de « créateurs de contenus ». Jusqu’ici il y avait dans la mode les « influenceuses » et les « blogueuses » ?

Clara Cornet : les deux termes sont presque considérés comme des synonymes aujourd’hui. Cela définit à peu près le même métier, qui est celui de créateur de contenu, la seule différence technique va concerner la plateforme utilisée notamment pour partager ce contenu. Aujourd’hui, nous préférons utiliser le terme de créateur de contenus. C’est un terme plus récent qui parle des personnes qui partagent du contenu lié à leur passion et à leur centre d’intérêt sur les réseaux sociaux actuels dont Instagram.

Clara Cornet, responsable des partenariats mode et beauté pour Instagram en Europe du Sud (DR)

Qu’est-ce qu’une instabrand ?

Instragram a su s’imposer comme la plateforme de prédilection dans la mode et la beauté ces dernières années. Une instabrand (marque instagram) est une marque qui est native, c’est-à-dire qu’elle utilise majoritairement la plateforme dans son développement. Cela va de son lancement à la construction de sa notoriété et de sa communauté jusqu’à l’utilisation du shopping. Il ne s’agit pas nécessairement d’une marque qui est fondée par un créateur de contenu mais simplement d’une marque qui a décidé de communiquer et de vendre principalement sur Instagram.

Covid France jeudi 23 décembre 2021 : nouvelle forte hausse avec plus de 84 000 cas

  •  Covid France jeudi 23 décembre 2021 : nouvelle forte hausse avec  plus de 84 000 cas

au moins +84.272 cas  ces dernières 24h. On recense ce mercredi 22 décembre 2021, +170 morts en 24h soit 122.116 au total. Le nombre total de décès en EHPAD et EMS fait état de 27.033 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 95.083 (+170 en 24h). 51.522.919 personnes sont totalement vaccinées contre la covid-19 en France.

Accord commercial UE Vietnam: la nouvelle erreur européenne

Accord commercial UE Vietnam: la nouvelle erreur européenne

Julien Bouissou revient, dans sa chronique au Monde , sur l’accord de libre-échange, signé en 2020 entre l’UE et le Vietnam, mis à rude épreuve par les violations des droits de l’homme et des droits sociaux par la dictature communiste.

 

Chronique.

 

 « La politique commerciale peut être une force au service du bien. » C’est en ces termes que Phil Hogan, alors commissaire européen au commerce, salue avec un brin de grandiloquence, en juillet 2020, l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Vietnam. Cet accord dit de « nouvelle génération », le premier conclu entre un pays d’Asie du Sud-Est et le Vieux Continent, fait la fierté de Bruxelles pour sa clause consacrée au développement durable. Les deux parties s’engagent en effet à « respecter, promouvoir et mettre en œuvre de manière effective les principes relatifs aux droits fondamentaux du travail », ce qui passe entre autres par la ratification des principales conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Les négociateurs européens ont même réussi à faire signer à la dictature communiste vietnamienne un texte qui affirme son « attachement à la charte des Nations unies signée à San Francisco le 26 juin 1945 et tenant compte des principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ». « Je suis convaincu que cet accord accélérera le rythme des réformes au Vietnam, promettait déjà en janvier 2020 Geert Bourgeois, président de la commission du commerce international au Parlement européen. La ratification renforcera davantage les progrès en matière de normes du travail et environnementales ainsi qu’en termes de droits de l’homme. »

Quelques mois plus tard, c’est tout le contraire qui s’est produit. Fin octobre, cinq journalistes citoyens vietnamiens ont été envoyés en prison pour « abus de droits démocratiques ». Ils publiaient des enquêtes sur la corruption ou les acquisitions forcées de terresMi-décembrela célèbre journaliste et blogueuse vietnamienne Pham Doan Trang a été condamnée à neuf ans d’emprisonnement pour ses écrits « préjudiciables » à la stabilité sociale.

Les droits des travailleurs ne sont pas mieux respectés. Pendant le confinement, les ouvriers ont dû rester jour et nuit dans leurs usines et leurs salaires ont été amputés des heures supplémentaires, à tel point que les travailleurs migrants, traumatisés par ces conditions de travail, ont préféré revenir dans leurs régions natales. Quant à la lutte contre le changement climatique, si chère à Bruxelles, les scientifiques américains du réseau Climate Action Tracker (CAT) ont rangé le Vietnam dans la catégorie des pires pays en matière d’engagements climatiques.

L’UE fait-elle preuve de la même naïveté avec le Vietnam qu’avec la Chine il y a vingt ans, lorsqu’elle croyait que Pékin allait se convertir à la démocratie et à l’économie de marché en adhérant à l’Organisation mondiale du commerce ? Les deux pays sont des dictatures communistes, que le libre-échange et l’ouverture à l’économie mondiale ne semblent pas mener sur la voie de la démocratie.

Propagande-Macron s’offre une nouvelle page électorale télévisée sur TF1

Propagande-Macron s’offre une nouvelle page électorale télévisée sur TF1

 

Macro va-t-il un jour présentait la météo ? La question se pose compte tenu de ses apparitions régulières sur le petit écran. La publicité que va constituer l’intervention de Macron pour son propre éloge ne sera pas directement rémunératrice pour TF1 ( enfin pas directement). Pour autant, elle relève bien de la pub puisque l’intéressé a parlé il y a une semaine déjà. Le problème est que la panique commence à saisir l’Élysée face à la fois à la montée de l’extrême droite mais peut-être aussi et surtout à l’envolée de Pécresse qui est une candidate autrement plus dangereuse pour Macron.

Le président de la République Emmanuel Macron répondra donc aux questions d’Audrey Crespo-Mara et de Darius Rochebin mercredi à 21h05 sur TF1. Il évoquera notamment son quinquennat, ses réussites, ses échecs et sa vision de l’avenir. Bref une véritable interview électorale avec la complicité du CSA évidemment.

Une intervention qui évidemment sera quand même suivi d’une autre allocution à la veille des fêtes de fin d’année. Encore un peu et Macron va présenter la météo !
Emmanuel Macron reviendra également sur les moments forts qui ont marqué sa présidence, ses réussites comme ses échecs. Moins de quatre mois avant le premier tour, il se confiera sur sa vision de l’avenir. Cet événement exceptionnel de près de deux heures sera diffusé sur TF1 et LCI, à suivre depuis l’Élysée. 

 

Macron s’offre une nouvelle page électorale télévisée sur TF1

Macron s’offre une nouvelle page électorale télévisée sur TF1

 

La publicité que va constituer l’intervention de Macron pour son propre éloge ne sera pas directement rémunératrice pour TF1 ( enfin pas directement). Pour autant, elle relève bien de la pub puisque l’intéressé a parlé il y a une semaine déjà. Le problème est que la panique commence à saisir l’Élysée face à la fois à la montée de l’extrême droite mais peut-être aussi et surtout à l’envolée de Pécresse qui est une candidate autrement plus dangereuse pour Macron.

 Le président de la République Emmanuel Macron répondra donc aux questions d’Audrey Crespo-Mara et de Darius Rochebin mercredi à 21h05 sur TF1. Il évoquera notamment son quinquennat, ses réussites, ses échecs et sa vision de l’avenir. Bref une véritable interview électorale avec la complicité du CSA évidemment. 

Une intervention qui évidemment sera quand même suivi d’une autre allocution à la veille des fêtes de fin d’année. Encore un peu et Macron va présenter la météo !
Macron s'offre une nouvelle page électorale télévisée sur TF1 dans politique
Emmanuel Macron reviendra également sur les moments forts qui ont marqué sa présidence, ses réussites comme ses échecs. Moins de quatre mois avant le premier tour, il se confiera sur sa vision de l’avenir. Cet événement exceptionnel de près de deux heures sera diffusé sur TF1 et LCI, à suivre depuis l’Élysée.Une émission spéciale présentée par Julien Arnaud, avec Ruth Elkrief et Adrien Gindre, sera diffusée par la suite sur TF1 dès 22h50. Dès la fin de l’interview, LCI proposera également une émission spéciale autour d’Eric Brunet, avec les grandes signatures de la chaîne.

 

Nouvelle condamnation d’ Hidalgo pour insuffisance de travail des municipaux de Paris

Nouvelle condamnation d’ Hidalgo pour insuffisance de travail des municipaux de Paris

 

On sait que les municipaux en  général ont des rapports ambigus avec le concept de temps de travail pourtant certains comme à Paris bénéficient t de jours de congés supplémentaires les exonérant obligation de faire 35 heures par semaine. Une nouvelle condamnation d’Anne Hidalgo maire de Paris qui tombe mal. En effet les autorités judiciaires ont confirmé la nécessité pour les municipaux de Paris d’effectuer les 35 heures.La Ville de Paris perd une nouvelle manche sur le dossier du passage aux 1.607 heures de travail annuelles pour ses agents. Le juge des référés de la cour administrative d’appel de Paris a annoncé lundi 13 décembre « confirmer la suspension de l’exécution de certaines dispositions » du règlement du temps de travail adopté en juillet dernier qui devait permettre à la collectivité de se mettre en conformité le 1er janvier 2022 avec la loi de Transformation de la fonction publique.

Saisie cet été par le Préfet de Paris, la justice administrative avait décidé en référé, par une ordonnance du 25 octobre, de suspendre deux points de ce texte, en particulier l’octroi de trois nouveaux jours de congé à tous les agents en raison de la pénibilité du travail propre à la ville-capitale. Cette mesure était l’un des leviers utilisés par la mairie de Paris pour limiter au maximum l’impact de cette loi sur ses agents.

 

Covid, une nouvelle vague pourquoi ?

Covid, une nouvelle vague pourquoi ?

 

Le chiffre de contaminés en moyenne quotidienne est passée rapidement en quelques jours de 15 000 à plus de 20 000. 30 000 ont été comptabilisés pour le seul mardi dernier et 32 000 vendredi.. Et les taux d’incidence sont passés de 50 à 200 et plus . Bref une hausse considérable qui témoigne de l’explosion de la pandémie ( le Figaro)

 

Jean-Stéphane Dhersin, spécialiste en modélisation des épidémies au CNRS, explique cette nette reprise par une série de facteurs:

« Possible relâchement des gestes barrière, arrivée de l’hiver qui pousse les gens à se regrouper à l’intérieur et à moins aérer et érosion de l’efficacité vaccinale », liste-t-il dans Le Parisien.

Et la tendance devrait se poursuivre: l’épidémiologiste Antoine Flahault, également interrogé par le journal, s’attend « à très court terme » à ce que la France dépasse le pic de contaminations de l’été, autour de 24.000 contaminations quotidiennes en moyenne.

Qu’en est-il des autres indicateurs? La comparaison entre les deux périodes – la fin juillet et la fin novembre – permet d’esquisser les différences entre la quatrième et la cinquième vagues: à croissance comparable des contaminations, les entrées à l’hôpital et les morts liées au Covid-19 sont aujourd’hui plus importantes.

On recense désormais en moyenne environ 474 admissions de patients atteints du Covid-19 chaque jour et une cinquantaine de décès quotidiens – deux fois plus qu’à la fin juillet. Et là encore, l’évolution ces derniers jours est conséquente: les hospitalisations ont bondi de 50% en une semaine, les morts progressé de 36%. Mais la France est loin des niveaux enregistrés lors des précédentes vagues, avec 8338 personnes actuellement hospitalisées, contre plus de 33.000 au pic de l’épidémie, en novembre 2020.

Si nous sommes bien « en cours de reprise de l’épidémie », il y a « un décrochage entre le nombre d’infections et le nombre d’hospitalisations », a commenté la présidente de la Haute autorité de Santé (HAS), Dominique Le Guludec, ce samedi sur BFMTV.

L’explication de ce décalage réside en partie dans la large couverture vaccinale dans l’Hexagone. Aujourd’hui, plus de 75% des Français présentent un schéma vaccinal complet – 10 points de plus que nos voisins autrichiens, où un confinement a été remis en place depuis ce lundi.

La vaccination, « on sait que ça protège un peu contre la contamination, ça protège beaucoup contre les formes sévères », a rappelé Dominique Le Guludec sur BFMTV. Notre avance en la matière « par rapport aux pays européens voisins », « ça peut en partie nous aider » à affronter cette cinquième vague, a-t-elle estimé.

Où s’arrêtera-t-elle? Difficile de le prévoir en l’état. Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) , invité de France Inter ce lundi matin, s’attend à un pic hospitalier « plutôt fin décembre ou janvier que maintenant », si une « augmentation forte » se produit réellement dans les établissements de santé. En attendant, les contaminations continuent de progresser: Olivier Véran a d’ores et déjà évoqué le chiffre de 30.000 cas recensés pour la journée de ce mardi.

Banques: Nouvelle purge des agences et des effectifs

Banques: Nouvelle purge des agences et des effectifs

Les grandes banques ne cessent de fermer progressivement les agences et les effectifs qui les accompagnent. Un exemple dans le Maine-et-Loire, certains clients éloignés devaient déjà effectuer 20 km pour rejoindre l’agence locale de Baugé . Une agence brusquement fermée et dont les dossiers ont été transférés dans un autre département, la Sarthe, à 20 km de là à la Flèche. Bilan pour le client , il faudra effectuer 80 km aller-retour pour la moindre démarche bancaire. À quand le transfert de la Flèche à Guernesey ou en Tasmanie.

Quel est vraiment l’intérêt aujourd’hui de rester dans une grande banque qui n’apporte aucune valeur ajoutée par rapport aux banques virtuelles totalement numérisées ? La réduction de l’offre bancaire se traduira inévitablement un jour par une réduction d’autant d’une demande insatisfaite. Selon une étude du cabinet Sia Partners, relayée par Les Echos, le réseau va cependant  continuer à se réduire dans l’Hexagone dans les années à venir, sous l’effet des stratégies d’optimisation des banques

                                                                         

La dématérialisation croissante des services bancaires a entraîné ces dernières années une baisse de la fréquentation des agences physiques. Au point que d’ici 2024, près de 15% d’entre elles pourraient fermer en France malgré la reprise économique, selon une étude du cabinet Sia Partners, relayée par Les Echos. Le nombre total de points de vente dans l’Hexagone passerait ainsi de 32 276 fin 2020 à 27 578, soit 4 700 de moins.

Le phénomène n’est certes pas nouveau, puisque sur la période 2016-2020, le réseau a diminué de 13,4 %, rappellent Les Échos, mais il tend à s’accélérer. Les applications et services bancaires en ligne se sont imposées dans le quotidien des Français, et les confinements successifs ont ancré ces nouvelles habitudes. Même si les banques sont restées ouvertes durant ces périodes, contrairement aux commerces non essentiels, les clients ont privilégié les interactions numériques. Face à ce constat, les banques cherchent désormais à se réorganiser pour optimiser leurs réseaux de distribution.

Autre facteur, soulignent Les Echos, les rapprochements de réseaux, à l’image du l’opération en cours entre la Société Générale et Crédit du Nord, entraînent de fait des fermetures d’agences. En l’occurrence, dans le cadre de cette fusion, 650 points de vente baisseront le rideau d’ici 2025. La France reste toutefois au-dessus de ses voisins en termes de densité de réseau, puisqu’elle concentre 481 agences pour un millions d’habitants quand la moyenne européenne s’établit à 320 agences.Un détail toutefois, la structure démographique entre les pays n’est guère comparable.

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