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Gilets jaunes : « ils ont eu ce qu’ils voulaient, qu’il nous foutent la paix ! » -(Les élites)

Gilets jaunes : « ils ont eu ce qu’ils voulaient, qu’il nous foutent la paix ! » -(Les élites)

 

 

 

De toute évidence, l’hystérisation autour du débat des gilets jaunes à tendance à obscurcir la raison de nombre de personnalités et autres experts s’exprimant dans les médias. D’un côté, il y a évidemment certains gilets jaunes qui au-delà des revendications initiales s’appuient sur des idéologies révolutionnaires de type anarcho gauchiste ( notons aussi la présence de groupes d’extrêmes droite contestant eux la démocratie voir réclamant le retour de la monarchie), de l’autre des catégories plutôt aisées qui ont du mal à comprendre les difficultés de vie quand on a tout juste le SMIC voire moins. Dans le contexte de violence qui affecte la fin de nombre de manifestations de gilets jaunes, les plus nantis ont tendance à considérer que « maintenant, ça suffit », que les gilets jaunes ont eu ce qu’ils voulaient notamment avec les 10 milliards qui leur a été accordés. Une analyse qui relève évidemment de la caricature car nombre de gilets jaunes n’ont strictement rien touché. En outre le propos condescendant traduit un certain mépris de classe. Il ne s’agit sans doute pas pour autant de justifier les conditions de gestion du mouvement des gilets jaunes qui parait maintenant assez anarchique en raison notamment des différents courants idéologiques des leaders qui animent le mouvement. D’une certaine manière, on peut considérer que les gilets jaunes- comme le gouvernement- n-offre actuellement aucune perspective crédible pour une issue à la crise. Cela n’enlève rien à la légitimité des revendications sociales de départ concernant davantage de justice fiscale et sociale voir la remise en cause du modèle démocratique en France. En tout état de cause, ce n’est pas par des réactions épidermiques, et simplistes qu’on parviendra à trouver une issue à cette crise ; les élites qui s’expriment en particulier dans les médias devraient notamment éviter de se précipiter dans des schématisations qui évitent un effort  Le débat risque  de tomber dans le caniveau quand ce comédien pourri par l’argent déclare : » ils font chier ces gilets jaunes » et le même le propos est repris et approuvé dans un article du site Atlantico et par d’autres.

« En marche ou crève » (Le Pen)…. » En marche, c’est nous » ! (Macron)

« En marche ou crève » (Le Pen)…. » En marche, c’est nous » ! (Macron)

 

Il fallait s’y attendre, avec Marine Le Pen, la campagne ne pourra pas atteindre des sommets hormis celui du haut du caniveau. Pour preuve, elle a déclaré que macro, c’est en marche ou crève ! Lequel lui a retourné le compliment en indiquant : en marche, c’est nous !  Les autres attaques de Le Pen contre macro sont de la même tonalité et se caractérisent par la grossièreté, la vulgarité, la caricature et la haine. Morceaux choisis

-      « Macron « poulain » du président sortant, décrit comme « banquier », « winner autoproclamé » et « fêtard de la Rotonde ».

-      – l’adversaire du peuple français, c’est toujours le monde de la finance. Mais cette fois il a un nom, il a un visage, il a un parti, et il présente sa candidature, et tous rêvent de le voir élu : il s’appelle Emmanuel Macron

-      Macron, à la finance,  l’arrogance,  l’argent roi », a-t-elle ajouté après avoir lâché : « C’est en Marche! ou crève! »

-      Macron le fêtard de la Rotonde

Bref la rhétorique habituelle des partis d’extrême droite aux propos grossiers, haineux et agressifs.

 

Sur un ton plus élégant mais ferme, Macron a renvoyé le Front National à sa vraie nature « Le parti des agents du désastre, les instruments du pire, l’extrême droite française elle est là, avec leur parti Front national. Ils guettent depuis si longtemps l’effondrement que nous vivons pour en tirer profit », a-t-il déclaré, mettant en garde contre « un aller sans retour ». Emmanuel Macron, devant plusieurs milliers de partisans là aussi, a accusé Marine Le Pen d’incarner une « France grimaçante » et « recuite de haine », à laquelle il entend opposer la France de la « fraternité » et qui « parle à tous ». Il a dit toutefois qu’il refusait de juger « un Français qui vote pour le parti du FN, car il y a toujours une colère, une indignation, un désarroi, un désenchantement derrière ce vote ». L’ancien ministre de François Hollande, s’est aussi adressé aux électeurs qui voteraient pour lui par défaut ou hésiteraient, tout en marquant son refus d’adapter son programme. « Mon combat est celui qui rendra aussi possible votre combat, sans l’écraser sans nier nos différences, avec tous nos désaccords. C’est cela, le sens de notre résistance, et que la colère, la rage, le désespoir pourraient aujourd’hui menacer », a-t-il dit.

Macron : « nous ne sommes pas une recyclerie «

Macron : « nous ne sommes pas une  recyclerie « !

Emmanuel Macron  recadre les ralliements dans une  interview au JDD d’autant plus facilement qu’il a déjà affirmé qu’il ne gouvernerait avec aucun grand élu national sortant….sauf peut-être un …. Bayrou ?

 

A deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, vos sondages sont en baisse. Etes-vous inquiet?
Ils montrent exactement ce que je ressens : rien n’est fait! Nous entrons dans une phase cruciale pendant laquelle il faut mobiliser, convaincre et tenir ce double engagement : un renouvellement, des visages et des pratiques; un rassemblement de tous les progressistes. Il était donc important de préciser que nous ne sommes pas une « recyclerie »…

 

Comment envisagez-vous, si vous êtes élu, vos cent premiers jours?
Je ne crois pas aux « cent jours ». Les derniers présidents ont construit les conditions de leurs échecs dans les premières semaines à cause de l’outrance, du déni du réel ou de la procrastination. On ne peut pas être dans un pays où la campagne dure deux ans et une présidence se réduit à cent jours! Ces « cent jours » doivent être les fondations d’une action pérenne […]

 

Comment éviter une affaire Cahuzac?
Chaque ministre ou candidat aux législatives devra avoir un casier judiciaire vierge. Je souhaite que l’on se donne quelques jours avant la nomination du gouvernement pour que des vérifications fiscales et déontologiques soit menées par l’administration fiscale et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique […]

 

Quelles seraient les premières mesures de votre présidence?
Le projet de loi de moralisation de la vie politique sera mis sur la table du Conseil des ministres avant les législatives. Avec, d’abord, l’interdiction du népotisme pour les parlementaires, qui ne pourront salarier aucun membre de leur famille. On doit aussi fiscaliser la totalité des rémunérations, en particulier l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM), et les rendre transparentes. Pour éviter les conflits d’intérêts, les activités de conseil seront interdites. Parallèlement seront votées, avant la fin 2017, la réduction d’un tiers du nombre de parlementaires et l’introduction d’une dose de proportionnelle.

Pourquoi nous soutenons Macron (sénateurs centristes)

Pourquoi nous soutenons Macron (sénateurs centristes)  

Dix sénatrices et sénateurs des groupes UDI-UC ou écologiste, autour de l’ancien ministre Michel Mercier, expliquent pourquoi ils ont décidé de soutenir le candidat d’En Marche dans le JDD :

« Pourquoi nous soutenons Emmanuel Macron« , c’est le nom de la tribune signée par dix sénateurs centristes publiée par le JDD ce dimanche. En voici les dix signataires : Leila Aïchi, sénatrice (groupe écologiste) de Paris, Michel Canevet, sénateur (UDI-UC) du Finistère ; Bernard Delcros, sénateur (UDI-UC) du Cantal ; Jean-Marc Gabouty, sénateur (UDI-UC) de Haute-Vienne ; Jacqueline Gourault, sénatrice (UDI-UC) de Loir-et-Cher ; Jean-Jacques Lasserre, sénateur (UDI-UC) des Pyrénées-Atlantiques ; Michel Mercier, sénateur (UDI-UC) du Rhône et ancien ministre ; Christian Namy, sénateur (UDI-UC) de la Meuse ; Gérard Roche, sénateur (UDI-UC) de la Haute-Loire ; Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur (UDI-UC) du Pas-de-Calais. Dans leur texte, ils indiquent que « notre pays a besoin d’une majorité renouvelée et de rassemblement plutôt que d’opposition ». En voici un extrait : « Redonner de la liberté à nos entreprises, les rendre plus compétitives, les ouvrir plus encore sur le numérique, leur offrir la possibilité d’être les créatrices d’un monde nouveau où chaque Français, en s’appuyant sur notre modèle social réformé, gardera la maîtrise de son destin. Il faut aussi encourager les solidarités, réduire les inégalités sociales et territoriales. Sans cet équilibre, sans protection, il n’y a pas de liberté réelle. Le projet d’Emmanuel Macron répond à ces objectifs, il remet en cause les faiblesses et les habitudes mais il est réalisable parce qu’il est juste et qu’il répartit équitablement les efforts entre tous. Le projet d’Emmanuel Macron répond à ces objectifs, il remet en cause les faiblesses et les habitudes mais il est réalisable parce qu’il est juste et qu’il répartit équitablement les efforts entre tous. »

Ils font également référence aux affaires : « La campagne électorale que nous vivons est certainement l’une des plus calamiteuses que notre pays ait connue. Notre soutien à Emmanuel Macron repose d’abord sur la moralisation de la vie publique. » Et défendent la méthode Macron : « La méthode choisie par Emmanuel Macron est la bonne : ne pas diviser, ne pas chercher à monter les Français les uns contre les autres. »

Primaire gauche : « Bartolone tu nous emmerdes » (Aubry)

Primaire gauche : « Bartolone tu nous emmerdes » (Aubry)

Pour parler vulgairement mais clair Bartolone a foutu un beau bordel dans la réunion organisée par Martine Aubry. Une réunion qui justement ne voulait surtout pas traiter des questions de personnes et de la primaire de la gauche mais des convergences possibles et des propositions des différents courants de gauche interne au PS et aux écolos.  Or Bartolone a profité de l’éclairage médiatique de cette rencontre pour demander un affrontement direct entre le Premier ministre et le président de la république. Pas vraiment une affaire politique mais plutôt d’ego car le président de l’assemblée nationale a été très vexé d’apprendre dans les confidences de François Hollande qu’on le considérait comme un homme sans beaucoup d’envergure et de charisme (ce qui ne constitue pourtant pas une grande découverte). Pour dégager du carton du cartel des gauches la maire de Lille, Martine Aubry avait organisé samedi un Carrefour des gauches et de l’Ecologie à Bondy. L’occasion de tenter de rassembler une gauche divisée avant la présidentielle. Mais c’était sans compter sur la petite phrase de Claude Bartolone. Le président de l’Assemblée nationale a lancé à plusieurs reprises, devant la presse, qu’il souhaitait que Manuel Valls et François Hollande se présentent à la primaire de la gauche l’un contre l’autre. Une sortie que n’a pas manqué de commenter Martine Aubry: «Il a le droit de dire ce qu’il veut, chacun à son opinion, les petites phrases c’est ce que je déteste. [...] Si vous ne retenez que ça, il ne faut pas s’étonner ensuite que la France devienne ce qu’elle est », a-t-elle répondu aux journalistes de Quotidien qui l’attendaient.  Un peu plus tard – surement enregistrée à son insu - assise à côté du président de l’Assemblée, elle le réprimande  pour lui parler « de [sa] phrase à la con ». Derrière eux, l’ancienne ministre Marylise Lebranchu confirme « ah oui ta phrase à la con là »… La maire de Lille reprend: « C’est pas l’objet d’aujourd’hui. Tu nous emmerdes Bartolone! »

Valls : qu’est qui nous sépare ? … tout !

Valls : qu’est qui nous sépare ? … tout !

 

Curieux cet appel un peu tardif de Valls à ses principaux concurrents pour 2017. Il demande à Philippetti, Macron, Montebourg et Hamon ce qui les sépare. Ils feraient mieux de leur demander ce qui les unit, répond : rien !  En effet qu’y a-t-il de commun entre des crypto marxistes, des nationalistes, des sociaux démocrates et des libéraux. C’est d’ailleurs l’éternel problème du parti socialiste qui n’a jamais été capable de clarifier sa ligne idéologique et s’en est surtout toujours sorti avec des compromis bâtards qui évidemment n’ont pu résister à l’épreuve de la gestion.  du coup l’appel de Valls apparaît un peu désespéré car rien ne pourra réconcilier désormais les différentes personnalités qu’il évoque. D’autant plus que Manuel Valls lui-même a pris un malin plaisir à les démolir précisément pour faire éclater le parti socialiste. Manuel Valls a cependant lancé samedi un appel au rassemblement de la gauche en direction d’Aurélie Filippetti, Arnaud Montebourg, Emmanuel Macron et Benoît Hamon, en leur demandant : « qu’est-ce qui nous sépare ? ». « Bien sûr, je connais nos débats et nos désaccords ».  »Je demande à Arnaud (Montebourg), Emmanuel (Macron), Benoît (Hamon), Aurélie (Filippetti) : qu’est ce qui nous sépare? », s’est interrogé le Premier ministre lors d’un discours prononcé à Tours devant des militants socialistes, nuançant ainsi son analyse d’il y a huit mois sur les « positions irréconciliables à gauche ».  »Bien sûr, je connais nos débats et nos désaccords, et il faut les assumer », a-t-il poursuivi. « Mais qu’est-ce qui nous rapproche d’abord ? D’avoir gouverné ensemble dans l’intérêt du pays et de partager des combats pour l’égalité (…) et des valeurs, celles de la République », a-t-il ajouté.- en oublianat que les personnalités avaient quitté le gouvernement justement pour des désaccords fondamentaux avec lui.  . Manuel Valls a insisté sur l’urgence de réunir cette gauche de gouvernement dans la perspective d’une présidentielle, qui s’annonce très difficile.  »La gauche est la seule force capable de rassembler largement les Français au-delà des camps habituels. Ce sera l’enjeu du second tour. Nous devons y être, rien n’est acquis », a martelé le chef du gouvernement. « Nous devons donc réagir, réagir vite, réagir pour cesser de subir, réagir maintenant pour ne pas mourir demain », a-t-il lancé. « Unité d’abord, loyauté ensuite, courage enfin ».  »Mon rôle, c’est de rassembler », a lancé celui que plusieurs socialistes voient comme le candidat idéal pour la présidentielle.  »Unité d’abord, loyauté ensuite, courage enfin », a-t-il conclu avant d’appeler les militants à être « fiers. De ce que nous avons fait. Et de ce que nous devons encore faire pour la France et pour les Français ».

Loi Travail : « Je suis fière de cette loi » (Myriam El Khomri)…..pas nous !

Loi Travail : « Je suis fière de cette loi » (Myriam El Khomri)…..pas nous !

 

Personne n’a sans doute encore osé dire à comme El Khomri qu’elle ne servait à rien-vis d’une loi dont elle n’est pas à l’origine et qu’elle ne gère pas. En effet cette loi est le fruit de la réflexion conjointe de Valls et de Macron. Suite aux différentes oppositions et manifestations la loi a été amendée directement par Hollande et Val lors la présence de Myriam. El Khomri dans cette affaire le jeune oligarque ne joue strictement aucun rôle, elle avoue que le texte est le produit des idées d’autres ministres et s’excuse même de la disposition relative aux licenciements économiques. Une disposition rajoutée au dernier moment sur l’insistance de Macron. La loi Travail va être présentée ce jeudi matin en Conseil des Ministres. Une version remaniée du texte que Myriam El Khomri se dit « fière de porter », au micro de France Info. « C’est dur d’entendre des caricatures qui disent qu’avec ma loi on va travailler 60 heures par semaine, a souligné la ministre du Travail. L’enjeu n’est pas de brader le code du travail. » Mais la benjamine du gouvernement en est consciente les deux semaines de répit que s’est donné le gouvernement n’ont pas suffi à apaiser les tensions. « Je savais que ça allait être dur parce que je ne méconnais pas les débats idéologiques que nous devons avoir sur ces questions-là ». « Je suis convaincue qu’il faut qu’on fasse bouger les choses et qu’on s’adapte mieux au monde tel qu’il est », a-t-elle estimée. D’ailleurs Myriam El Khomri assume l’ensemble de son texte, même si elle porte aussi les idées d’autres ministres. « Vous le savez ce n’est pas moi qui ai porté la mesure sur le licenciement économique, mais cet article vise juste à donner de la clarté ». Un article voulu par Emmanuel Macron.

Réforme orthographe : « on se fout de nous » (Jean d’Ormesson)

Réforme orthographe : « on  se fout de nous » (Jean d’Ormesson)

Comme d’autres, Jean d’Ormesson, membre de l’académie française s’interroge sur l’intérêt de la réforme de l’orthographe soutenue par le gouvernement. Jean d’Ormesson refuse « absolument de parler d’accent circonflexe et de virgule à un moment où les écoliers n’apprennent plus à lire et à écrire ». Selon lui, les débats sur l’orthographe devaient donc attendre. « . On peut effectivement se demander si cette réforme est très opportune. D’ Après le Monde « le constat d’une dégradation du niveau des élèves au cours des vingt dernières années est réel en se fondant  Une étude sur laquelle s’est appuyé le e. Elle repose sur une dictée, que son service statistique a proposée à des élèves de CM2 en 1987, puis en 2007. Il en ressort que le nombre d’erreurs a augmenté en moyenne de 10,7 à 14,7. La proportion d’élèves faisant plus de quinze fautes atteint 46 % en 2007, contre 26 % vingt ans plus tôt. Dans une précédente étude comparable, qui date de 2007, deux professeures en sciences du langage, Danièle Cogis et Danièle Manesse, tiraient les mêmes conclusions. Selon leur étude, les élèves de 2005 accusaient un retard d’environ deux niveaux scolaires par rapport à ceux de 1987. Autrement dit, un élève de 5e en 2005 faisait le même nombre d’erreurs qu’un élève de CM2 vingt ans plus tôt… ». Des comparaisons qui portent sur une vingtaine d’années mais il est vraisemblable que  l’écart serait encore beaucoup plus considérable s’il était possible de comparer les niveaux des élèves actuels avec ceux d’il y a 50 ou 70 ans. Faut-il rappeler qu’à l’époque cinq fautes été sanctionnée par un beau 0, on est loin évidemment des 15 ou 30 fautes actuelles. Du coup la tentation est grande de s’orienter progressivement vers une écriture à caractère phonétique.

« Nous vivons une période de « sale temps’ » Michel Wieviorka

« Nous vivons une période de « sale temps’ » Michel Wieviorka 

D’une certaine manière le sociologue Michel Wieviorka confirme l’état d’esprit des Français qui se caractérise par une lassitude et une méfiance généralisée. État d’esprit validé notamment dans une récente étude (Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof)). Une analyse pas vraiment réjouissante qui montre que les Français n’attendent pas grand-chose de leurs institutions notamment politiques. Un spleen généralisé qui pourrait bien déboucher sur n’importe quoi. (Extrait de l’interview dans le JDD)

 

Vous décrivez une situation dangereuse pour la France…
Inquiétante, oui, parce que s’installe la certitude qu’il n’y a plus d’action possible. En France, la seule perspective de changement serait l’élection présidentielle de 2017! Effrayant! Dans ce contexte, le pouvoir met en avant l’image d’un grand défi, la « guerre au terrorisme », susceptible de l’aider à affirmer une légitimité retrouvée…

Diriez-vous qu’il y a actuellement un « malheur français »?
Oui! Nous vivons une période de « sale temps ». Depuis Mai 68, la France a quitté l’Histoire. Mai 68, après les deux guerres et la guerre d’Algérie, a été le dernier moment où la France faisait l’Histoire, était dans l’Histoire. Depuis, la fureur, le bruit et l’action historique nous ont quittés – je le dis sans nostalgie. Et depuis bientôt dix ans, les crises financière, économique puis politique et morale font que notre système manque d’oxygène. Les citoyens sont las de voir que tout semble se jouer du haut vers le bas et que les résultats ne suivent pas. La situation actuelle pourrait ne pas durer…

Corse : « Ne pas attendre de nous d’être garants de l’unité de la république » (Talamoni)… tu m’étonnes !

Corse : « Ne pas attendre de nous d’être garants de l’unité de la république » (Talamoni)… tu m’étonnes !

Alors que la Corse est comme sur le continent en prise avec des conflits identitaires, Talamoni ne peut s’empêcher d’en rajouter une couche comme s’il était déjà investi de la mission de négocier l’indépendance de la Corse.  Faut-il d’abord rappeler qu’il n’a aucune compétence pour traiter des questions régaliennes aussi que la » très grande majorité » des corses  indépendantistes est à laquelle il se réfère ne représente que 5 % des électeurs.  De ce point de vue l’amalgame pernicieux qu’il opère  entre indépendantistes et autonomistes vise  sans doute à cacher sa très faible représentativité.  À l’occasion de la visite du ministre de l’intérieur, il aurait mieux fait une nouvelle fois de se taire, lui, le Mandela d’opérette du peuple corse, pourtant élu de la république et  qui veut rendre officielle une langue comprise par moins de 10 % de la population !  .Bernard Cazeneuve s’est donc rendu à Ajaccio mercredi dans le quartier sensible où des pompiers avaient été agressés la nuit de Noël, ce qui avait provoqué plusieurs jours de manifestations et de débordements racistes. Le ministre de l’Intérieur a affiché la fermeté du gouvernement et rencontré les responsables locaux. « Un échange apaisé », selon le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni.  Bernard Cazeneuve a condamné dans un discours ce midi à Ajaccio les agressions de deux pompiers et d’un policier le 24 décembre dans un quartier sensible de la ville et les « violences gratuites » qui ternissent l’image de la Corse. Le ministre de l’Intérieur a aussi martelé combien le respect et la fraternité sont d’importantes valeurs. Il a satisfait l’Assemblée en annonçant un plan d’action pour le quartier des Jardins de l’Empereur, avec à la fois plus de sécurité dans la copropriété, et plus de moyens pour les associations du quartier. Pour le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, « le ministre de l’Intérieur est venu prendre acte de l’apaisement qui était opéré depuis plusieurs heures et auquel nous (les élus locaux) avons largement contribué et c’est très bien« , a-t-il réagi mercredi soir sur France info. « Cela nous a donné l’occasion d’avoir un échange avec lui à la préfecture. Un échange apaisé au cours duquel nous avons réaffirmé que nous étions disponibles pour le dialogue, que nous avons été mandatés par les Corses pour défendre un certain nombre d’idées et que, bien entendu, c’est sur la base de ce mandat que nous voulons discuter avec Paris dans les semaines à venir« , indique-t-il. « Mais encore une fois, nous pensons qu’il faut aujourd’hui construire de façon apaisée un dialogue qui permette de mettre en place les bases d’une solution politique de manière générale« , poursuit Jean-Guy Talamoni. « L’Etat doit incarner et faire respecter l’unité de la République tout en prenant en compte la riche singularité de votre île« , a également insisté le ministre de l’Intérieur, tout en prenant soin de féliciter les élus nationalistes pour leur victoire aux régionales et de leur adresser ses vœux de succès.  »Je crois que personne n’attend de nous que nous soyons garants de l’unité de la République française« , répond  Jean-Guy Talamoni.

« Les Allemands ont pris nos juifs, ils nous rendent des Arabes » (Devedjian)

« Les Allemands ont pris nos juifs, ils nous rendent des Arabes » (Devedjian)

 

Une boutade pour le moins assez malheureuse de la part de Patrick Devedjian. Une boutade d’autant plus regrettable que Patrick Devedjian est loin d’être le plus nationaliste au parti les républicain,s toutefois cette déclaration à l’emporte-pièce malheureuse est cependant révélatrice d’un certain climat qui règne dans certains milieux. Un climat assez délétère qui fait reposer toute les insuffisances de la France sur l’étranger. Comme une sorte de parfum des années 30 qui revient. L’extrême droite surfe évidemment avec l’amalgame de tous les mécontentements qui peut justifier le rejet de tout ce qui est étranger à la France. C’est son fond de commerce.  On peut s’étonner cependant que dans la droite classique on emboîte le pas trop souvent cet extrémisme nauséabond qui entretient l’obscurantisme, la bêtise et le rejet de l’autre. Certes la France connaît de nombreux problèmes des problèmes économiques, financiers, sociétaux, sociaux, politiques et les perspectives du pays sont globalement assez dramatiques tant en ce qui concerne le devenir économique que le devenir sociétal. Pour autant en faire retomber la responsabilité sur l’étranger relève de la seule approche raciste.  Malheureusement devant le désappointement d’une partie de la population, devant cette crise, certains politiques en profitent pour se lancer lâchement dans une course à la vulgarité au simplisme et à la xénophobie. Il serait temps que le débat reprenne un peu de hauteur et de dignité pour que l’arène politique ne ressemble pas un vaste café du commerce. Après sa déclaration pour le moins inopportune, Patrick Devedjian s’est ensuite excusé sur Twitter pour ce qui était censé être une « boutade humoristique ».

Viande-lait guerre des prix : c’est pas nous ! ‘(Grande distribution)

Viande-lait  guerre des prix : c’est pas nous ! ‘(Grande distribution)

 

A peine faux-cul la grande distribution qui clame haut et fort qu’elle n’est pas responsable de la crise de la viande et du lait. « C’est pas nous , c’est les autres ». pas complètement faux non plus (traders, transformateurs, centrales d’achat se gavent aussi). Mais les inventeurs du « moins cher que moins cher » c’est pourtant la grande distribution qui a poussé jusqu’l’extrême cette philosophie ce qui a permis l’écrasement des prix à la production et en même temps la dégradation de la qualité (sans parler de la disparition du petit commerce).  Du coup  les supers et hypers vendent surtout des produits étrangers (d’Amérique du sud, des pays de l’est, de l’Europe du sud, du Maghreb ou de l’Afrique pour l’alimentaire frais) et des produits asiatiques pour le textile, les chaussures et autres produits manufacturés. Conséquence en France les producteurs de viande et de lait vivent mal (même s’ils sont aussi responsable des dégâts de l’industrialisation des prédictions) et on bouffe mal. Les enseignes de la grande distribution (…) vendent quasi exclusivement de la viande française », assure la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution. Tu parles,  va vérifier ! (des veaux nés en France, élevés en Italie puis en Pologne, transformés en Allemagne et « naturalisés » en France)  Le président de la République a donc prié Carrefour, Casino et Auchan entre autres d’augmenter les prix de la viande payés aux éleveurs. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution s’est défendue samedi en rappelant qu’elle ne se fournit qu’auprès des industriels.  En visite en Lozère samedi 18 juillet, le chef de l’État a demandé aux enseignes des grandes surfaces, qui représentent près de 80% des achats de viande en France, d’augmenter leurs prix pour soutenir les éleveurs en détresse. « Je lance encore un appel à cette grande distribution, pour qu’elle offre aux consommateurs la qualité et aux agriculteurs un prix », a lancé le président, rappelant les engagements souscrits le 17 juin lors d’une table-ronde autour du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. François Hollande en a ensuite appelé au patriotisme économique, en incitant « les consommateurs à faire aussi un effort » face à la gravité de la crise et « à manger autant qu’il est possible les produits de l’élevage français ». La réponse de la grande distribution ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué publié samedi 18 juillet, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), qui regroupe les principaux acteurs de la grande distribution, indique que celles-ci « confirment les engagements déjà pris individuellement » lors de la table-ronde de la filière au ministère de l’Agriculture, mi-juin. Et de rappeler « qu’elles n’achètent pas de viande en direct aux agriculteurs, mais qu’elles se fournissent auprès d’industriels ».

Paracétamol : baisse de 1 centime, vite gavons-nous !

Paracétamol : baisse de 1 centime, vite gavons-nous !

 

Il aura certainement cette information pour que le consommateur se rende compte de cette  baisse « substantielle ». De quoi en profiter pour se gaver, surtout après les fêtes !  Dès le 2 janvier, le prix maximal de la quasi-totalité des marques de paracétamol, dont le Doliprane, baissera de 1 centime, à 1,94 euro par boîte, avant une nouvelle baisse de 4 centimes programmée au 1er novembre.  Si la baisse n’a rien de spectaculaire, elle résulte d’un long bras de fer entre le gouvernement et les laboratoires pharmaceutiques, en particulier le français Sanofi et l’américain Bristol-Myers Squibb (BMS). Les deux entreprises accaparent l’essentiel d’un marché d’environ 500 millions de boîtes de paracétamol vendues en pharmacie, la première avec son incontournable Doliprane, la seconde avec les marques Efferalgan et Dafalgan. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait ouvert les hostilités fin 2013, en lançant une procédure visant à inscrire la molécule au répertoire des médicaments génériques, qui favoriserait les fabricants de copies au détriment des producteurs originaux. L’Autorité de la concurrence jugeait même cette mesure « nécessaire », dans un rapport publié peu après, pointant le coût élevé assumé par la collectivité : en 2012, pour le seul Doliprane, les 190 millions de boîtes délivrées sur prescription ont coûté 276 millions d’euros à l’Assurance maladie. En réponse, les laboratoires ont évoqué de possibles répercussions pour leurs sites de production de paracétamol en France, à Agen (BMS), Lisieux et Compiègne (Sanofi). Bravache, le président de Sanofi France, Christian Lajoux, envisageait même de demander le déremboursement de son produit, ce qui lui aurait permis d’en fixer librement le prix. Après un an de négociations tendues, les industriels ont accepté de réduire leurs tarifs en deux temps. Dès vendredi, ils vendront leurs boîtes 0,80 euro pièce au lieu de 0,86 euro (ou 0,82 euro pour les fabricants de médicaments génériques). Ce prix « sortie d’usine » passera à 0,78 euro au 1er novembre. S’y ajoutent 2 centimes de TVA et 30 centimes de marge maximum pour les grossistes, mais aussi 82 centimes forfaitaires pour les pharmaciens au titre de leur « honoraire de dispensation », qui remplacera à partir du 1er janvier leur actuel système de marge (qui représente jusqu’à 75 centimes par boîte de paracétamol). Au total, le prix de vente maximal passera de 1,95 euro à 1,94 euro le 2 janvier, puis à 1,90 euro le 1er novembre. Cependant, de nombreuses pharmacies proposent déjà des prix inférieurs, au comptoir ou sur internet, en rognant sur leur propre marge ou en répercutant les remises que leur accordent les laboratoires ou les grossistes.  Cette mesure génèrera plusieurs dizaines de millions d’euros d’économies pour l’Assurance maladie, le paracétamol étant la molécule la plus vendue en officine, en nombre de boîtes comme en chiffre d’affaires. Selon Philippe Besset, vice-président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF, majoritaire chez les pharmaciens d’officine), les baisses de prix sur le paracétamol épargneront à la sécurité sociale « 40 à 50 millions d’euros » de dépenses en 2015. Le ministère des Affaires sociales et de la Santé confirme que les économies prévues représentent « moins de 10% » des 550 millions d’euros attendus l’an prochain.

« Merkel va nous traiter comme des laquais »( Aquilino Morelle)

« Merkel va nous traiter comme des laquais »( Aquilino Morelle)

Lancien conseiller de Hollande règle ses comptes avec le Président et sa gestion. Certes il conteste l’intreview au Point mais elle a pourtant bien eu lieue comme l’a confirmé BFM. En fait il ne faiat que répéter ce que dit Trierweilller, Hollande manque totalement de courage, favorise ses copains et mène le pays dans le mur. Du coup « l’Allemagne va bous traiter comme des laquais «  conclu-il. Il a raison et d’une certaine manière c’est déjà fait ; Merkel s’est installée comme la vraie et seule patronne de l’Europe et elle entend à peine ce que bafouille Hollande A la décharge de Hollande le dédain que manifeste Merkel à légard de la France avait commencé sous Sarkozy mais s’est amplifié avec les résultats économiques catastrophiques.  Après avoir été victime d’une enquête l’accusant de conflit d’intérêt, ce qui lui a coûté sa place à l’Elysée, Aquilino Morelle affirme avoir été piégé par une journaliste du Point. Cité par Europe 1, l’ancien conseiller du président affirme qu’elle « voulait me revoir à titre amical et m’a extorqué des pseudos confessions. » Dans un article paru jeudi dans Le Point, Aquilino Morelle juge que son éviction était « 100% politique ». Écarté de l’Elysée en avril, il a été accusé de conflit d’intérêt avec un laboratoire pharmaceutique lorsqu’il était encore inspecteur de l’Igas en 2007.  Dans un article du Point, il se pose en victime d’ »une chasse à l’homme, un complot » de François Hollande et des proches du chef de l’État. « Il fallait me discréditer en vue de 2015 et de mon témoignage au procès du Mediator » analyse-t-il. Mais Aquilino Morelle voit plus loin que son cas personnel : « La logique qui est en œuvre est celle d’une purification ethnique ». Il n’hésite pas comparer son départ et celui de son ami, l’ancien ministre de l’Économie Arnaud Montebourg, au génocide rwandais qui opposait « les Hutus et les Tutsis ». Il raille « Hollande et ceux qui l’entourent : Jean-Pierre Jouyet et tous les ministres hollandais. A présent le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils sont entre eux. Mais cela va accélérer leur chute. » Sur l’affaire du cireur de chaussures venu dans le palais présidentiel, il reconnaît avoir « fauté » même s’il en profite pour épingler Pierre-René Lemas d’où viendrait la fuite selon lui. Il se vante de « l’avoir buté avant » (Lemas a été remplacé le 12 avril de son poste de secrétaire général de l’Élysée). Seul le premier ministre, Manuel Valls, trouve grâce à ses yeux. « Il reste mon ami » affirme-t-il, malgré la position centrale de Valls au gouvernement et son rôle dans le limogeage d’Arnaud Montebourg. Pour Aquilino Morelle, la faute en revient encore à François Hollande :  » Cela faisait des mois que Hollande rêvait de se débarrasser d’Arnaud. Il se débrouille toujours pour que les autres fassent ce qu’il n’a pas le courage de faire. » En prime, Aquilino Morelle en profite pour lancer une pique sur le nouveau ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, « un ministre libéral [...] un collaborateur ». Il prévoit une fin de mandat catastrophique : « On ne peut pas réduire un déficit publique avec une croissance zéro [...] Et surtout pas Hollande, Jouyet, Manuel et Emmanuel. Merkel va nous traiter comme on le mérite. Comme des laquais. »

 

Europe : « Nous n’avons plus que des mous » (J.M Cavana)

Europe : « Nous n’avons plus que des mous » (J.M Cavana)

Le centriste Jean marie Cavana  plaide pour un « gouvernement politique » de la zone euro. ( intreview JDD)

Quel mot caractérise le mieux, selon vous, l’Union européenne d’aujourd’hui?
Adolescente. L’UE est un bateau entre deux rives. Il faut terminer le travail qui a été commencé car nous avons besoin de plus d’Europe. Cela passe par moins de présence dans les détails mais plus dans les fonctions régaliennes : diplomatie, défense, énergie, immigration, économie et fiscalité. C’est devenu aujourd’hui une brimade : « L’Europe s’occupe de tout, mais pas de l’essentiel. » Pourquoi? Parce qu’il n’y a pas d’organisation politique puissante. Il faut donc clarifier. C’est comme cela que nous entrerons dans l’âge adulte.

L’Europe à 6, 12, 18, 25 ou 28. Laquelle préférez-vous?
Ce qui est fait ne peut être défait facilement. La question est plutôt : y a-t-il plusieurs niveaux possibles dans l’Europe? La réponse est oui. Il y a la zone euro à 18 Etats qui doit avoir un gouvernement politique, et le reste doit se faire à la carte. Il faut que cette zone euro soit une base, c’est-à-dire un ensemble homogène. Si on est dedans, il faut accepter tous les traités. Au-delà, chacun fait selon ses moyens, son développement, sa société civile…

Qui incarne l’Europe, pour vous?
Incontestablement, c’est encore Jacques Delors. Il a une vision : aller le plus loin possible dans l’intégration politique de la zone euro. C’est l’homme que j’ai le plus respecté, avec Giscard d’Estaing et Schmidt qui ont été des inspirateurs de l’Europe. Tous trois ont pris le relais des pères fondateurs. Depuis, nous n’avons plus que des Européens mous.

 

Tarifs EDF: Royal regrette, et nous donc !

Tarifs EDF: Royal regrette, nous auusi !

Regrets éternels pour l’augmentation de l’électricité de la part  Royal. Des regrets qui ne changent rien. Si Ségolène veut vraiment changer les choses et préserver le pouvoir d’achat des consommateurs pressurés de partout, il faut tout de suite changer la loi. Après le gaz, l’électricité. Le Conseil d’Etat vient en effet d’annuler les tarifs réglementés d’EDF d’août 2012 à août 2013 qui touchent 27 millions de foyers. Il suit ainsi l’avis de son rapporteur public du 31 mars. Le Conseil avait été saisi par l’Anode, une association qui regroupe les fournisseurs alternatifs de gaz et d’électricité. Réagissant à cette annonce, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a évoqué une décision « très regrettable », jugeant qu’il fallait « réformer le mode de calcul » des tarifs de l’électricité. Selon le Conseil d’Etat, ces tarifs ne couvraient pas les coûts d’EDF. Ils avaient été arrêtés par le gouvernement Ayrault en juillet 2012. A l’époque, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) avait, elle-même, exprimé un avis défavorable à la trop faible hausse (+2%). Celle-ci aurait dû atteindre au moins 5,7% pour respecter les textes en vigueur.  Mais le gouvernement Ayrault, comme son prédécesseur pour le gaz, avait préféré limiter la hausse en période de crise économique.  Les ménages devraient donc payer une hausse rétroactive. C’est le gouvernement de Manuel Valls qui devra décider du montant et son application dans le temps. Il a deux mois pour le faire.  La hausse devrait être de 20 à 40 euros en moyenne sur la période concernée. Elle devrait toucher les particuliers comme les petits professionnels.

 

« La crise n’est pas derrière nous » (Chaussade -Suez)

« La crise n’est pas derrière nous » (Chaussade -Suez)

Invité de BFM Business ce même jour, son directeur général, Jean-Louis Chaussade a livré plusieurs éléments d’explication. Jean-Louis Chaussade juge que « la crise n’est pas derrière nous ». « Nous sommes un indicateur assez avancé de la production industrielle et ce que nous voyons, c’est que tout au long de l’année 2013, il y a eu une réduction de la baisse », a-t-il développé.  Avant de poursuivre: « nous sommes sur un pallier et la question est de savoir quelle est la pente du redressement. Selon moi, elle est plutôt lente, mais je pense qu’on est reparti en territoire vert ». Il a ensuite indiqué que la France, l’Europe et l’International comptent chacun pour environ un tiers du chiffre d’affaires de sa société. Concernant la France, « l’activité eau résiste beaucoup mieux à la crise que la partie collecte et traitement des déchets ». Mais malgré cette conjoncture peu évidente « nous n’hésiterons pas à continuer d’investir », a-t-il assuré. « Je crois à l’Europe et je pense qu’il y aura des opportunités sur ce continent », a-t-il insisté.  Alors que le CICE a littéralement sauvé les résultats annuels du groupe La Poste, Jean-Louis Chaussade a indiqué que « le CICE représentait, en 2013, un peu plus de 20 millions d’euros (pour son groupe, soit 10 fois moins que La Poste, ndlr), c’est significatif », a-t-il fait valoir. « Mais je suis plutôt favorable à une baisses des charges », a-t-il nuancé, ajoutant que bien qu’il trouve que le CICE était une bonne idée « je ne voudrais que l’on s’éloigne du chemin qui est de dire ‘baissons les charges des entreprises’ ».

 

Arcelor Mittal Florange: Ayrault « nous a trahis » (E. Martin)

Arcelor Mittal Florange: Ayrault « nous a trahis » (E. Martin)

- Jean-Marc Ayrault, « c’est celui qui nous a trahis le 30 novembre au soir lorsqu’il parle à la télé (et écarte une nationalisation du site de Florange, ndlr) », a déclaré Edouard Martin, leader de la CFDT d’ArcelorMittal Florange et auteur de l’ouvrage Ne lâchons rien, jeudi matin sur Europe 1.   »J’ai malheureusement peur d’avoir compris : c’est qu’il y a eu des règlements de comptes politiques. Jean-Marc Ayrault a réglé le compte de Florange mais en même temps il a essayé de régler le compte de Montebourg. De mon point de vue, j’ai toujours la faiblesse de croire qu’ils sont la pour défendre et maintenir l’intérêt général, l’intérêt d’un pays. Et puis là il y a eu des règlements de comptes entre personnes et c’est terrible pour nous », a-t-il ajouté.

 




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