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Notre-Dame-des-Landes: une commission dialogue ; du bla-bla

Notre-Dame-des-Landes: une  commission dialogue ; du bla-bla

 

 

Pour calmer le jeu, le gouvernement a mis en place une commission de dialogue ; en réalité cette commission n’a aucun mandat précis sinon d’écouter. Il s’agit pour Ayrault de gagner du temps car il ne veut pas remettre en cause un projet inutile pour le pays mais utile aux intérêts locaux surtout  politiques. Pas sûr que la Premier ministre soit gagnant sur cette affaire d’abord parce qu’il perd encore en popularité auprès des sensibilités environnementales ensuite par qu’il n’est certain qu’il tienne longtemps au gouvernement. Compte tenu de l’ampleur de la crise en France, il sera remercié au cours de 2013 quand sa popularité atteindra les 20%. Le prochain Premier ministre n’aura sans doute pas envie de s’embourber dans ce projet  économiquement non fondé. L’opposition institutionnelle au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a dénoncé samedi l’ »illusion » d’un dialogue au sein de la commission mise en place par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, menaçant de ne pas y participer si celle-ci ne peut pas aborder le bien-fondé même du projet.   »Nous dénonçons l’opération de communication engagée ces dernières vingt-quatre heures qui vise à créer l’illusion que le dialogue est possible », soulignent dans un communiqué commun l’Acipa (principale association d’opposants), le Cedpa (élus opposés au projet), l’Adeca (agriculteurs concernés) et la Confédération Paysanne.  En confiant à la commission la mission de « poursuivre le dialogue dans chacune des étapes de la réalisation du projet », M. Ayrault a réaffirmé « que le projet se fera, quoi qu’il arrive », montrant « à nouveau son mépris total pour tous les citoyens qui s’y opposent », estiment ces organisations.  Les signataires demandent au président de la République « de se saisir du dossier » et d’assurer notamment un « réel débat, aux yeux de tous, sur le fond du dossier », « faute de quoi nous ne pourrons pas participer aux travaux de cette commission ».  M. Ayrault a assuré à plusieurs reprises que cet aéroport, qu’il a déjà porté alors qu’il était maire de Nantes, et destiné à remplacer l’actuel aéroport de la ville, « se fera ».  Or « il ne s’agit pas pour (les opposants) de discuter la couleur du papier cadeau dont le gouvernement voudrait, à la veille de Noël, envelopper ce projet de nouvel aéroport mais bien de discuter du choix même du +cadeau+ », rappellent les associations.  Lors de la première réunion de la commission de dialogue, vendredi à Matignon, son président, Claude Chéreau, a rappelé que sa mission est d’ »écouter » à la fois « opposants et partisans » du projet, mais « sans juger » celui-ci.  Le premier ministre avait annoncé la mise en place de cette commission le week-end dernier, dans l’espoir d’apaiser les esprits sur fond de durcissement de la mobilisation contre le projet. De nombreux élus et responsables écologistes avaient demandé la nomination d’un médiateur.

 

Notre-Dame-des-Landes : investissement archaïque pour Hulot

Notre-Dame-des-Landes : investissement archaïque pour Hulot

(Interview Hulot dans le parisien)

Comment sortir de l’impasse à Notre-Dame-des-Landes ?
NICOLAS HULOT. Je n’ai pas de recette miracle mais je pense qu’il faut sortir des postures jusqu’aux boutistes de part et d’autre. Arrêtons de caricaturer ce combat en le réduisant à une bataille entre progressistes et obscurantistes. Il y a un vrai mouvement citoyen contre cet aéroport qui rassemble des jeunes, le monde paysan, des écologistes et beaucoup de personnes soucieuses de construire une société différente. C’est l’expression d’un vrai désarroi. Je trouve affligeant qu’au XXIème siècle, on envoie des forces de l’ordre face à des jeunes et des paysans qui se battent contre ce projet. Donnons-nous du temps pour écouter sincèrement les arguments, y compris économiques, et nommons un médiateur qui soit une autorité incontestable. Il n’y a pas d’urgence à faire cet aéroport, alors remettons les choses à plat.

Le grand-ouest a-t-il besoin de ce nouvel aéroport ?
Dans la région, je note qu’il y en a déjà un à Rennes, un à Lorient, un autre quasi inutilisé à Angers qui n’est pas optimisé et l’actuel aéroport de Nantes qui ne fermera pas car Airbus n’en déménagera pas. La conviction de ceux qui défendent Notre-Dame-des-Landes est sincère…mais obsolète. Ce projet a été pensé il y a plus de quarante ans à un moment où le trafic aérien était en expansion, où le baril de pétrole ne coûtait que quelques dollars et où il n’y avait pas de problème de réchauffement climatique. Aujourd’hui, le monde a changé et on s’obstine à l’ignorer. Maudits soient les yeux fermés ! L’aéroport et ses accès coûteront au final plus d’un milliard d’euros. Non seulement ce sont des investissements d’hier mais il y a d’autres priorités, surtout si la France veut respecter ses engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre

 

Notre-Dame-des-Landes: la chasse aux lapins écolos continue

Notre-Dame-des-Landes: la chasse aux lapins écolos continue

Une situation surréaliste, 500 gendarmes qui chassent les écolos dans les bois de Notre Dame des Landes où les travaux n’ont pas  commencé. En fait ces travaux ne commenceront pas avant 2014, sils se font car ce projet, comme beaucoup d’autres du même type, est inutile et couteux (voir articles). Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault est resté ferme dimanche tout en jouant « l’apaisement » face aux opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui ont appelé à une nouvelle mobilisation sur place lundi dès 05H00 matin.   »Il ne s’agit aucunement de revenir sur le projet d’aéroport », a martelé sur Radio J, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem alors que le Premier ministre a annoncé samedi soir la création d’une « commission du dialogue ». En revanche, Mme Vallaud-Belkacem a ajouté qu’il est « pris acte qu’il y a des divergences d’interprétation sur l’impact de ce projet sur l’environnement ».  Dans un communiqué dimanche soir, l’Acipa – la principale association d’opposants au projet d’aéroport – a appelé les opposants à occuper les lieux « dès 5H00 du matin (…) les cabanes réoccupées et les 40 tracteurs arrivés sur les lieux et enchaînés autour ».  Les opposants se sont montrés déterminés dimanche à obtenir le « retrait » des forces de l’ordre avant toutes négociations.  Plusieurs élus du CeDpa (Comité des élus opposés à l’aéroport) sont allés jusqu’à s’enchaîner aux grilles de la préfecture à Nantes dimanche après-midi pour demander le retrait des gendarmes mobiles du site.  Le préfet de Loire-Atlantique, Christian de Laverné, a reçu une délégation de ces élus. « Nous lui avons demandé de faire remonter au ministre de l’Intérieur qu’il était absolument impossible de parler de dialogue tant que les forces de l’ordre ne seraient pas retirées de la zone », a dit à l’AFP après la rencontre Françoise Verchère porte-parole du CeDpa . « Quand il n’y en avait pas il n’y avait pas de guerre! », a-t-elle ajouté.  Plus tôt dans la journée, Dominique Fresneau, coprésident de l’Acipa –visiblement excédé face à la poursuite des affrontements entre manifestants et gendarmes mobiles dans la nuit de samedi à dimanche– a exprimé la même exigence au sujet des forces de l’ordre. « Il va falloir que l’apaisement soit réel », a-t-il dit lors d’un point presse dimanche à Notre-Dame-des-Landes.

 

Notre-Dame-des-Landes, l’aéroport inutile évacué par les gendarmes

Notre-Dame-des-Landes, l’aéroport inutile évacué par les gendarmes

Quelque 500 gendarmes menaient vendredi matin une « importante opération » d’évacuation de squatteurs opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique, a annoncé à l’AFP le ministère de l’Intérieur.  Un correspondant de l’AFP sur place a constaté la présence d’importantes forces de l’ordre arrivées à l’aube. Selon un opposant joint au téléphone, « ça attaque de partout ». Rappelons l’affaire : le coût de cet aéroport  500 million environ, une broutille, la France a les moyens en ce moment pour cet aéroport inutile décidé en 1963 ( !) par la DATAR ; autre époque !  . Pour cet aéroport, on a oublié la crise et l’évolution du trafic aérien ; un détail sans doute. Pour Notre Dame des Landes comme pour les autres infrastructures, comme d’habitude, des groupes de pression locaux et des politiques illuminés ; du coup, on aboutit à un schéma d’infrastructures non arbitré qui additionne toutes les demandes catégorielles et  locales. Bref un schéma absolument pas financé et à chaque gouvernement, on rajoute une couche, toujours non financée. Un véritable gâchis. Pour légitimer ces projets des évaluations très approximatives, on connaît la méthode : surestimer les retombées économiques pour parvenir à un taux de rentabilité satisfaisant. Pour cet aéroport, on a aussi oublié la crise et l’évolution du trafic aérien ; un détail sans doute. Chaque région veut son aéroport, national, international même, son TGV, son autoroute (et son port pour les zones maritimes ou fluviales).Des régions économiques qui n’en sont pas mais seulement des découpages administratifs et politiques sans comparaison avec les régions des pays voisins. 21 régions alors qu’il en faudrait 10 tout au plus si on se fie aux point nodaux logistiques. . Qui paiera, le contribuable de toute manière pour la plus grande partie. Et  tout cela sans prendre en compte une approche intermodale comme le prévoit la loi (la LOTI°).  Evidemment un nouvel aéroport, c’est plus sexy que l’optimisation de l’aéroport actuel. La concertation sur le schéma national  des infras devait avoir lieu au Conseil national des transports supprimé à la demande de l’ancien conseil général des ponts (repeint en vert) qui a repris la main. Idem pour l’observatoire économique (OEST), trop  indépendant pour faire des évaluations ; retour à un petit service de l’administration à la botte du pouvoir. Certes les infras sont nécessaires mais l’objectif actuel doit être à l’optimisation de l’existant et non à des dépenses irresponsables qui expliquent une partie de la dette actuelle, le niveau de fiscalité, de la croissance et de l’emploi (« accessoirement » la dégradation de l’environnement).

 

Notre-Dame-des-Landes : grosse manifestation contre contre « l’Ayraultport »

Notre-Dame-des-Landes : grosse manifestation contre  contre « l’Ayraultport »

L’Acipa, une des principales associations hostiles au projet, a revendiqué 40.000 personnes. La préfecture de Loire-Atlantique a calculé 13.500 personnes sur place et s’est félicitée dans un communiqué que la manifestation se soit déroulée « sans incident et sans débordement », à l’exception de la dégradation d’un véhicule de presse.  Derrière une grande banderole: « Contre l’aéroport et son monde seule la lutte décolle », les manifestants ont gagné une zone boisée dans laquelle ils ont édifié un chapiteau censé abriter les opposants, expulsés le mois dernier par les forces de l’ordre. La préfecture a répété que ces constructions avaient « vocation à disparaître ».  Alors que la nuit commençait à tomber sur le bocage, les manifestants se disaient décidés à maintenir la pression. « Gardarem Notre-Dame-des-Landes », pouvait-on lire sur une pancarte évoquant la mobilisation au Larzac dans les années 70.   »Hollande, touche pas à Notre-Dame-des-Landes », proclamait une banderole brandie par certains manifestants, alors que d’autres lançaient « le changement c’est maintenant, l’aéroport c’est jamais ».  Parmi les personnalités politiques présentes, Jean-Luc Mélenchon a estimé que François Hollande et Jean-Marc Ayrault commettaient « une lourde erreur » en cherchant à imposer le projet d’aéroport. « Le projet est absurde », a estimé le coprésident du Parti de gauche. « Il y a un choix dicté par le nouveau gouvernement, qui est le choix du rapport de force brutal et violent », a-t-il dénoncé.  Vendredi, François Hollande a mis en garde les opposants au projet. « Je respecte le droit de manifestation » et « je fais en sorte que tous les recours puissent être traités par une justice indépendante », a déclaré le président. « Mais, en même temps, a-t-il ajouté, il y a aussi la force du droit et la primauté de la volonté, non seulement de l’Etat mais aussi des élus, et au-delà même des alternances politiques ».  Prenant le relais, Harlem Désir, premier secrétaire du PS, a affirmé samedi qu’un « parti de la majorité gouvernementale ne devrait pas s’impliquer dans des manifestations qui prennent pour cible le Premier ministre », à propos de l’opposition au projet des écologistes d’EELV, pourtant membres de l’exécutif.  En réponse, le secrétaire national d’Europe-Ecologie Les Verts, Pascal Durand, a assuré dans le cortège que « nous ne manifestons pas contre le Premier ministre ni le gouvernement, c’est le contraire ». « Nous manifestons pour que le gouvernement respecte les engagements de changement qu’il a pris devant les Français et les Françaises ».  Le projet est destiné à remplacer l’actuel aéroport de Nantes à partir de 2017.  Dans un communiqué, des élus socialistes locaux favorables au projet ont assuré qu’ils ne se laisseraient pas « des Bové, Joly ou Mélenchon mettre en cause le développement de ce territoire ». « Nous ne sommes pas le Larzac. Il ne s’agit pas d’implanter un camp militaire, mais de transférer un équipement qui permettra la création de milliers d’emplois », ont-ils fait valoir.

 

Notre-Dame-des-Landes:  » opération urbaine, pas aéroportuaire »

Notre-Dame-des-Landes:  » opération urbaine, pas aéroportuaire »

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Interview d’ Yves Crozet, président du Laboratoire d’économie des transports (LET),un des meilleurs instituts d’analyse économique des transports ( (l’Express)

Construit-on aujourd’hui beaucoup d’aéroports?

Non, c’est rare. Mais à la différence d’une ligne TGV, par exemple, ce type de projet n’a pas besoin de larges subventions publiques. Les privés savent qu’ils rentreront dans leurs frais.

Un aéroport est-il donc toujours rentable?

Notre dossier complet:

L’aéroport Notre-Dame-des-Landes

Oui. Les taxes aéroportuaires paient la sécurité, les tours de contrôle, le ravitaillement des avions, etc. Et les recettes non aéronautiques, celles des duty free et des parkings, sont très lucratives.

La collectivité met quand même la main à la poche…

Mais elle récupérera l’emprise de Nantes-Atlantique, en zone urbaine. En termes de plus-value foncière, c’est une très bonne affaire. Cet équipement est essentiellement une opération urbaine, pas une opération aéroportuaire.

Et que faites-vous de la saturation à venir de Nantes-Atlantique, dont parlent les défenseurs de Notre-Dame-des-Landes?

Avec une seule piste, l’aéroport de Manchester accueille plus de 15 millions de voyageurs par an, Genève ou Nice environ 10 millions… Nantes-Atlantique, qui en comptera bientôt 4, pourrait sans doute, au prix de lourds travaux, doubler sa capacité dans les quinze ans. A mon sens, la question essentielle n’est pas celle de la capacité.

Pourquoi les promoteurs du transfert la mettent-ils alors en avant?

Ils n’ont aucune raison d’être de bonne foi. Sur un tel projet, l’argument technique est plus facile à vendre que l’argument politique. Il est difficile d’expliquer qu’on déplace l’aéroport parce qu’il gêne les projets des élus. Cet enjeu n’en est pas moins valable. Nantes va gagner des habitants : repousser son aéroport dans une zone qui freinera moins son développement n’est pas stupide. C’est une bonne raison d’effectuer le transfert…

Existe-t-il une bonne raison de ne pas l’effectuer ?

L’importance du coût des infrastructures qui entourent l’aéroport, éventuellement. Mais encore une fois, l’ancien aéroport est récupéré… Si la priorité est le développement de Nantes, Notre-Dame-des-Landes n’est qu’un sous-produit, qui doit être globalement financé par le projet principal…

Y compris au détriment de 1 600 hectares de terres agricoles?

C’est anecdotique. Ce qu’il faut comparer, c’est la valeur ajoutée des différentes activités. Si je trouve du pétrole dans mon jardin où je produisais cinq kilos de tomates, le choix sera vite fait.

Existe-t-il une mauvaise raison de ne pas construire cet aéroport?

Oui : celle qui stigmatise le transport aérien. L’avion a une zone de pertinence avec laquelle le TGV ne rivalise pas. Le potentiel de développement est très fort. Les écologistes ont raison de vouloir faire payer au transport aérien des taxes sur le carburant. Mais quand bien même le prix du billet augmenterait de 30 % maximum, cela ne dissuaderait pas grand-monde.

Un nouvel aéroport dynamiserait-il l’Ouest en termes d’emplois?

Pas forcément, les infrastructures de transport n’apportent pas, en général, de surcroît de croissance économique… Les élus ont beau le clamer, on assiste plutôt à un déménagement d’emplois et à des transferts d’activité. C’est très largement un jeu à somme nulle.

De bonnes infrastructures de transport ne favorisent-elles pas la croissance?

Non, sauf marginalement. L’Espagne a un réseau TGV plus étendu que le réseau français, mais le trafic représente un quart du seul trafic entre Paris et Lyon. Et elle ne parvient pas à amortir ses investissements…

Yves Crozet est professeur à l’université de Lyon 2, président du Laboratoire d’économie des transports (LET) et administrateur de Réseau ferré de France (RFF).

 

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