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Notre-Dame-des-Landes : du temps au temps pour l’expulsion !

Notre-Dame-des-Landes : du temps au temps pour l’expulsion !

 

Une sorte de jugement de Salomon concernant les résidants de Notre-Dame des Landes. La justice a en effet autorisé les expulsions mais sans contrainte financière. Le juge a pris en compte la protestation concernant ce projet mais tout autant les hésitations des pouvoirs publics ;  des hésitations qui constituent même des contradictions puisque Ségolène a manifesté son opposition à ce projet à l’inverse de Valls lui qui y est très favorable tandis que François Hollande souhaiterait un apaisement, autrement dit un report dans le temps. Jacques Bankir, ancien directeur des aéroports à Air France, constestait dans les Echos la pertinence de ce nouvel aéroport de Nantes» (d’autres experts également)  «  Une idée dépassée de hub provincial. Un aéroport grand comme Heathrow à Londres, le premier d’Europe, qui traite 70 millions de passagers sur 1.300 hectares. Cela dans l’espoir de traiter, peut-être, 7 millions de passagers vers 2030, alors que Nantes dispose d’un excellent aéroport, sacré en 2012 meilleur aéroport régional d’Europe. Une commission du dialogue a été instaurée et a rendu, en avril 2013, un rapport très raisonnable demandant que l’on étudie la possibilité de développer l’aéroport existant. L’administration s’est acharnée à démontrer que cela coûterait plus cher que de construire l’aéroport neuf. On peut toujours trouver les hypothèses qui vont bien. Par exemple, on ne tient pas compte du fait que les avions sont de plus en plus silencieux. On sous-estime aussi l’augmentation de capacité des avions, alors qu’il y a un net décalage entre croissance du nombre de passagers et stagnation du nombre de décollages. Or seul ce paramètre joue sur la saturation de la piste. On veut ignorer que bien des aéroports vivent avec une seule piste et en tirent quatre à cinq fois le trafic espéré à Nantes dans vingt ans : San Diego, Gatwick, Lisbonne, Genève. On prétend que le bruit augmentera à Nantes, mais on ne fait surtout rien pour diminuer la (faible) gêne actuelle, alors même que tous les constats objectifs faits à Londres, Paris ou ailleurs pointent la diminution du bruit d’une année à l’autre. On veut construire une aérogare de standing, là où Marseille et Bordeaux ont construit des extensions parfaitement adaptées aux low cost, pour une bouchée de pain. En France, Vatry, Metz-Nancy ont été des échecs patents. Un aéroport voulu par les politiques alors qu’il n’y a pas de marché, qui va remplacer 1.300 hectares de zones humides par du ciment sans aucun besoin, est une absurdité. Ainsi Lyon, avec sa belle plate-forme et ses deux pistes magnifiques, végète, à 100 kilomètres de Genève, qui prospère avec sa piste unique et tous les obstacles alentour. ».

 

Notre Dame des landes : pédale douce de Ségolène Royal

Notre Dame des landes : pédale douce de Ségolène

 

Consciente des enjeux politiques la ministre de l’écologie Ségolène royale demande du temps au temps afin d’engager un dialogue constructif à propos du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes. En souhaitant qu’ une réelle concertation se mette en œuvre Ségolène royale espère bien ainsi enjamber l’échéance de 2017 afin de ne pas contrarier les écolos. Au-delà de ses préoccupations politiciennes, Ségolène Royal contrairement à Manuel Valls notamment, n’a jamais été favorable à la création de cette nouvelle infrastructure près de Nantes. À juste titre elle considère que la perspective de ce nouvel aéroport doit être replacée dans une problématique de transport plus large incluant les conséquences de la ligne TGV  Paris Nantes. À cet égard de nombreux expert transport considèrent qu’en réalité ce projet d’aéroport s’inscrit surtout dans des préoccupations immobilières. L’objectif étend de récupérer les anciens terrains de l’actuel aérodrome aux fins de réaliser une très grosse opération urbanistique. La ministre de l’Ecologie a donc souhaité « que les élus locaux prennent leurs responsabilités, à eux de remettre les choses à plat, à la lumière des changements électoraux »« Le dialogue doit être renoué, je suis prête à aider les élus mais je ne prendrai pas d’initiatives s’il n’y pas localement de volonté de dialoguer. On ne va pas se substituer aux élus. »Même. Le juge, Pierre Gramaize, demande « du temps pour réfléchir et rédiger son rapport « . Un avis pourrait être rendu le 25 janvier. Le groupe de BTP Vinci réclame l’expulsion de onze familles et quatre exploitants agricoles du site. Des opposants au projet étaient rassemblés ce mercredi en fin de matinée devant le palais de justice de Nantes, en soutien aux personnes menacées d’expulsion.  Lors de l’ouverture de la conférence mondiale sur le climat (COP21), à Paris-Le Bourget, Mme Royal s’inquiétait déjà des volontés gouvernementales de débuter le chantier et d’évacuer la ZAD, la zone à défendre occupée par plusieurs centaines de militants écologistes: « A 30 jours de la COP avec les régionales, juste pour montrer l’autorité, mais l’autorité sur quoi ? », aurait-elle confié. « Elle est furax », aurait ajouté un membre de la délégation française. L’opposition de Ségolène Royal, ou à tout le moins sa prudence, n’est pas nouvelle. En mars 2015 déjà, dans une interview à BFMTV/RMC, la ministre avait suggéré un « référendum local au niveau départemental ». « Ouvrons les choses, au lieu de toujours se figer dans des postures, dans des conflits. Décompressons, ouvrons le jeu de la société, permettons que les gens s’expriment, faisons confiance à l’intelligence humaine, au dialogue démocratique, à la démocratie participative », avait-elle alors lancé, à l’appui de sa suggestion.

Notre-Dame-des-Landes: les manifestants ne désarment pas

Notre-Dame-des-Landes: les manifestants ne désarment pas

 

 

Après la mise entre parenthèses de la question du futur aéroport (pour cause d’élections et surtout d’accord entre écolos et l’PS au régional) le gouvernement a décidé de expulser les agriculteurs du site ; les  manifestants qui ont donc  protesté en masse à propos d’un projet qui vient quelque peu en contradiction avec les COP 21. La poussière a ainsi été mise sous le tapis pendant la campagne régionale mais le tapis enlevé la problématique de l’intérêt de cette infrastructure se repose dans les mêmes termes. Des milliers de personnes ont donc manifesté samedi, avec plusieurs centaines de tracteurs, sur le boulevard périphérique de Nantes contre toute expulsion d’agriculteurs du site du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci concessionnaire du projet d’aéroport, entend réclamer mercredi au tribunal de grande instance de Nantes l’expulsion de paysans installés sur cette « zone d’aménagement différé » (ZAD). Cette audience devait se tenir entre les deux tours des élections régionales de décembre mais a été ajournée après la conclusion d’un accord entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) sur la réalisation d’une « étude indépendante » sur l’optimisation de l’actuel aéroport de Nantes.  La défaite du vice-président PS sortant Christophe Clergeau, battu par Bruno Retailleau (Les Républicains), a rendu caduc cet accord. Les opposants au projet réclament aujourd’hui au chef de l’Etat, François Hollande, une table ronde et la réalisation de cette même « étude indépendante ».   »A partir de là, l’abandon de Notre-Dame-des-Landes coulera de source », estime Julien Durand, une figure du mouvement. La demande d’expulsion des paysans fait suite au rejet, en juillet 2015, des recours environnementaux des opposants au projet d’aéroport.  Ceux-ci estiment toutefois qu’une expulsion serait contraire aux engagements du gouvernement, qui a subordonné selon eux en 2014 la construction de l’aéroport à l’extinction des recours en justice, y compris ceux en appel et les pourvois en cassation. Quelque 7.200 marcheurs, 1.600 cyclistes et 350 tracteurs, selon la police, 20.000 manifestants et 400 tracteurs selon les organisateurs, ont défilé samedi sur le périphérique de Nantes pour s’y opposer et cette fois sans aucune violence ou dégradation.

Notre Dame des Landes : nouvelle manif .

Notre Dame des Landes : nouvelle manif

Plusieurs milliers de personnes et des centaines de tracteurs comptent bloquer le périphérique de Nantes pour réclamer l’abandon des procédures d’expulsion contre des opposants historiques au projet d’aéroport.  Les opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes veulent faire de ce samedi une démonstration de force pour faire plier le gouvernement sur ce dossier. Ils vont manifester avec des tracteurs et des vélos sur le périphérique de Nantes une grande partie de la journée. Le périphérique sera d’ailleurs fermé à la circulation entre les portes de Retz et de l’estuaire entre 11h et 17h. Ce rassemblement a été avancé d’une semaine par les opposants après l’annonce d’une audience devant le tribunal de Nantes mercredi prochain. La justice doit se prononcer sur l’expulsion d’opposants historiques : onze familles et quatre agriculteurs qui résident sur la ZAD, la zone d’aménagement différée, depuis des années. Ces opposants n’ont pas l’intention de partir et sont soutenus par les associations comme par les zadistes. Dans le même temps, des voix s’élèvent de plus en plus pour demander l’évacuation de cette zone qui mesure plus de 1.200 hectares.

Notre Dame des landes : encore un coup de menton de Valls

Notre Dame des landes : encore un coup de menton de Valls

 

Valls à choisi sa posture, celle d’un Clemenceau d’opérette. Il ne manque jamais de montrer que lui, il a de l’autorité ; ce qu’il a fait encore pour Notre dame des landes. Profitant sans doute du relatif désamour des français vis-à-vis des écolos politisés, il marqué sa différence. Par rapport notamment à Ségolène Royal beaucoup plus prudente sur un dossier symbolique qui pourrait bien empoisonner les rapports entre le verts et le PS, voire au delà être le catalyseur dune révolte. Jusque là en effet les français ont fait le dos rond préférant le renoncement y compris aux urnes à la colère et à la réplique collective.  Certes  ici ou là on constate bien quelques manifestations de protestation mais ce sont le plus souvent des manifestations de nature corpo. Ce qui caractérise actuellement la société française c’est apathie générale et la perte de confiance dans toutes les institutions. Vals lui veut incarner la volonté, le redressement, l’autorité. En fait il confond come souvent autorité et autoritarisme car rien ne le sépare de Hollande hormis sa posture. Posture de coups de menton successifs  donnés de manière tellement théâtrale qu’ils en deviennent ridicules. Face au mou (Hollande) il veut incarner le dur, alors qu’il n’est qu’un  politicien de métier qui surjoue le rôle d’homme d’Etat.

Notre-Dame-des-Landes : pour fin 2015 (Valls)

Notre-Dame-des-Landes : pour fin 2015 (Valls)

Nouveau coup de menton de Valls qui promet la construction de l’aéroport pour mi 2015 alors qu’il ne connaît pas l’évolution de recours juridiques. Dans une interview accordée au quotidien Ouest France, le Premier ministre a réaffirmé qu’il « faudra construire Notre-Dame-des-Landes ». Il souhaite lancer la construction après la mi-2015.  Le gouvernement ne change pas d’avis. Dans un entretien à paraître jeudi dans Ouest France, Manuel Valls répète qu’il reste favorable à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.  »Ce qui a été acté, c’est qu’il fallait attendre l’épuisement d’une série de recours, et des décisions de la justice administrative. Ce sera le cas au premier semestre 2015« , a déclaré le Premier ministre.  Cet ouvrage fait l’objet depuis plusieurs années d’une vive opposition et est notamment contesté par les Verts. Manuel Valls a pourtant estimé que « cet aéroport est nécessaire pour le développement de Nantes et de son agglomération et plus globalement celui de l’Ouest de la France« , ajoutant, « c’est aussi une question d’équilibre en matière d’aménagement du territoire, je reste donc favorable à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes« . Début novembre, le Premier ministre avait envoyé un courrier à une association locale favorable au projet, pour l’assurer que l’aéroport verrait bien le jour. 

 

Notre-Dame-des-Landes : le projet inutile toujours prévu

Notre-Dame-des-Landes : le projet inutile toujours prévu

Alor que la France est au bord de la banqueroute financière (le déficit a encore augmenté en août soit au total plus de 2000 milliards ou encore 30 000euros par habitant !), la France continue de s’engager dans des projets investissements inutiles comme l’aéroport de Notre Dame des landes. Les projets de routes pour desservir cet aéroport sont programmés pour 2015-2020. Il s’agit moins d’une opération transport que d’une immense opération immobilière. Arnault et ses amis comptent récupérer les terrains de l’ancien aéroport pour développer l’es constructions immobilières. A noter que sur ce sujet Ségolène Royal se fait très discrète sur ce dossier, elle préfère parler de transition énergétique d’ici 2050, c’est politiquement moins dangereux.   Dans  document confidentiel concernant les grands projets d’investissement de l’Etat dans les six années à venir en Pays-de-la-Loire, figure en première place, pour le volet routier, le financement de onze kilomètres de quatre voies reliant deux routes nationales : la Nantes-Rennes et la Nantes-Vannes. Il s’agit du fameux barreau routier censé desservir le futur aéroport de Notre-Dame-des- Landes. Et même permettre avant cela, l’accès au chantier. Montant total : 497 millions 700 mille euros, dont a priori,  la moitié financée par l’Etat. C’est de loin le plus gros projet routier que l’Etat entend mener dans les six années à venir en Pays de la Loire. Preuve que Notre-Dame-des-Landes n’est pas abandonné comme essaient de le faire croire les opposants, estime un pro-aéroport. Rien de nouveau sous le soleil, ne rétorque un élu écologiste. L’Etat ne veut donner aucun signe tout simplement, ni aux uns ni aux autres, et se contente donc de reprendre ce projet de barreau routier, qui déjà figurait dans la déclaration d’utilité publique en 2008.

 

Notre Dame des Landes : le projet sera abandonné (Mélenchon)

Notre Dame des Landes : le projet sera abandonné ( Mélenchon)

Il a raison Mélenchon, le projet de Notre dame des Landes sera abandonné dès que Ayrault ne sera plus Premier ministre ; Aucun autre gouvernement ne voudra s’encombrer de ce dossier contesté et contestable. Le futur gouvernement aura assez à faire ailleurs. Invité ce lundi de France Info, le co-président du Parti de gauche est revenu sur la polémique entre le Premier ministre, le PS et les Verts à propos de Notre-Dame-des-Landes. Il parle d’une perte de temps car selon lui ce projet d’aéroport sera abandonné quand Jean-Marc Ayrault quittera Matignon, « bientôt ». « Pour ma part j’ai participé à une manifestation tranquille, je n’ai rien vu de ces violences » assure Jean Luc-Mélenchon.  Et le co-président du Parti de gauche assure que « ce n’est pas un évènement sans racines. Il s’est installé un climat dont Manuel Valls est le responsable. Lorsqu’il a fallu évacuer la zone du projet d’aéroport, les ordres qu’il a donnés étaient d’une dureté incroyable. Il y a des scènes d’une violence terrible dans les bois, des médecins avaient parlé d’état de guerre ». Mais pour Jean-Luc Mélenchon, ce n’est pas le sujet. Le sujet c’est ce projet d’aéroport : « Je suis contre, des tas de gens sont contre. Cet aéroport est absurde. C’est de l’obstination de la part de Jean-Marc Ayrault. Tout le monde le sait. Et l’aéroport cessera le jour où Jean-Marc Ayrault ne sera plus Premier ministre, bientôt ». Et le co-président du Parti de gauche de dénoncer l’attitude de Jean-Marc Ayrault à l’égard des partis de la majorité : « Il a une mentalité qui est comme ça, il fait de la police politique. Tout le monde doit être en ordre, une seule tête. Il a l’habitude de nous traiter tous d’une manière insupportable… »

 

Ayraultport Notre Dame des Landes ; violences qui arrangent Ayrault !

Ayraultport Notre Dame des Landes ; violences qui arrangent Ayrault !

 

En fait on se demande à qui profit les violences, sans doute pas à la manif massive et  festive ; plutôt au gouvernement qui peut ainsi détourner l’intérêt sur ces débordements et discréditer en même temps la protestation contre cet aéroport inutile( davantage une opération foncière qu’un besoin transport). ; C’est le même processus que pour la manif pour a famille ; Valls avait annoncé des violences, il n’y en a pas eu. Pas de chance ! Du coup le lendemain Hollande a retiré sa loi famille. Ayrault en profite pour attaquer l’EELV qui pour une fois a fait preuve de courage. Le soutien apporté par les écologistes à la manifestation de samedi contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) a en effet  ravivé les tensions au sein de la majorité, à un mois des élections municipales. Cet appui s’ajoute aux critiques lancées samedi par la ministre du Logement, Cécile Duflot (EELV), pour qui le gouvernement n’a « pas encore démontré » qu’il était conscient de « l’urgence » de la transition énergétique. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a appelé dimanche Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à « sortir de l’ambiguïté », visant son soutien aux opposants à l’aéroport, alors que le défilé à Nantes a été émaillé de violents heurts. « Ces violences sont inacceptables dans un Etat de droit. Tous ceux qui exercent des responsabilités publiques doivent condamner les squatteurs de la Zad (zone d’aménagement différé dédiée à l’aéroport), organisateurs délibérés de ces violences », a-t-il dit à Presse-Océan.fr. « EELV doit sortir de l’ambiguïté », a ajouté le Premier ministre, qui fut maire de Nantes. Mais la secrétaire nationale d’EELV, Emmanuelle Cosse, a rappelé avoir immédiatement condamné les violences provoquées, selon elle, par des perturbateurs. « On les a immédiatement condamnées, il n’y a aucune espèce d’ambiguïté. Les écologistes ont toujours porté le pacifisme et la non-violence », a renchéri Pascal Durand, ancien dirigeant d’EELV, sur BFM-TV.  » De nombreux élus écologistes étaient présents dans la manifestation et Cécile Duflot a affirmé samedi au Monde qu’elle soutiendrait « plutôt deux fois qu’une » les opposants si elle n’était pas au gouvernement.

 

Notre-Dame-des-Landes Valls condamne et après ?

Notre-Dame-des-Landes  Valls condamne et après ?

 

Valls a fait les gris yeux et condamné les violences à Nantes. Sur le fond, il a raison mais il aurait pu prévoir ces débordements. Les coups de mentons de Valls après incidents n’apportent pas grand-chose. La manifestation à Nantes contre l’aéroport de Notre Dame des Landes a fait six blessés parmi les policiers selon Manuel Valls qui était samedi 22 février à Athis-Mons (Essonne), et qui a déclaré craindre que des groupes isolés continuent cette guérilla urbaine. Le ministre de l’intérieur a mis en cause l’ultra-gauche et les « Black Bloc » après les affrontements entre policiers et manifestants à Nantes contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La manifestation a rassemblé 20.000 manifestants dont 1.000 radicaux « prêts pour le combat qui n’ont pu être contrôlés par les organisateurs », selon la préfecture.  Plus tôt dans l’après-midi, Julien Durand, porte-parole de l’Acipa, principale organisation d’opposants au projet d’aéroport s’est refusé à donner un chiffre précis de manifestants, évoquant « plusieurs dizaines de milliers ». Selon lui, la participation est équivalente aux précédents grands rassemblements, comme celui de novembre 2012 qui avait compté selon les organisateurs 40.000 personnes (13.000 selon la police).  Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène samedi à Nantes lors de la manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ont constaté des journalistes de l’AFP.  Sur différents endroits du parcours de la manifestation, qui rassemble des milliers de personnes, des participants ont tiré des projectiles en direction des forces de l’ordre et s’en sont pris à un poste de police ainsi qu’à une agence du groupe Vinci, concessionnaire du projet d’aéroport.

 

Notre dame des landes: manifestation des bonnets rouges le 22 février

Notre dame des landes: manifestation des bonnets rouges le 22 février

 

Changement d’objectifs pour les bonnets rouges avec la mobilisation le 22 février contre le nouvel aéroport de Notre Dame des landes près de Nantes. Une réaction à l’accélération de la procédure. Ayrault sans doute convaincu que son sort est compté à Matignon (après les élections) a fait signer quarte arrêtés pour le début des travaux ; il s’agit d’engager de manière irréversible le projet avant qu’Ayrault ne quitte son poste. Une opération stratégique pour Ayrault qui veut réaliser une grande opération immobilière à Nantes sur l’ancien aéroport. Alors que les opposants préparent des recours juridiques contre les arrêtés préalables aux travaux publiés samedi, le maire de Carhaix et le leader des « Bonnets rouges » appellent à la « mobilisation générale » pour dénoncer un aéroport Notre-Dame-des-Landes selon eux « inutile ». Une course de vitesse est donc engagée entre Ayrault et les opposants au projet de Notre Dame des landes car il est probable que le futur Premier ministre ne voudra gérer ce dossier sensible et qu’il l’enterrera.   Le maire DVG de Carhaix (Finistère) et leader des Bonnets rouges Christian Troadec a appelé dimanche à la « mobilisation générale » et à manifester le 22 février à Nantes contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, un projet « démesuré » et « inutile » selon lui. Dans un communiqué, M. Troadec assure qu’il participera lui-même à la manifestation contre le projet, qui vise à remplacer l’actuel aéroport de la ville, inséré dans l’agglomération. Il invite « les marins, les paysans, les ouvriers de l’agroalimentaire durement frappés par les licenciements, les petits entrepreneurs, commerçants, artisans, l’ensemble des citoyens qui refusent cette fracture territoriale à se mobiliser dès maintenant et à prendre part à ce qui aura toutes les chances d’être l’une des plus grandes manifestations de l’histoire de la Bretagne ». « Tous à Nantes, en Bretagne, le samedi 22 février prochain », lance le leader des Bonnets rouges, qui ont fait de la suppression de l’écotaxe -simplement suspendue- et de la décentralisation leurs principaux chevaux de bataille. Ils ont réussi à organiser deux manifestations de masse en novembre, dans le Finistère, sur ces sujets. M. Troadec plaide aussi dans son communiqué en faveur de la réunification administrative des cinq départements bretons. Pour lui, le projet d’aéroport, dont le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, est un fervent partisan, est « démesuré », « inutile » et va hypothéquer « le développement économique de la pointe bretonne déjà bien trop touchée par les crises et les licenciements ». Samedi, la préfecture de Loire-Atlantique a publié quatre arrêtés préalables au début des travaux, les opposants au projet ayant toutefois manifesté leur intention d’engager des recours.

Notre Dame des landes : la poursuite du projet

Notre Dame des landes : la poursuite du projet

 

Un projet inutile qui n’est qu’une opération immobilière mais Ayrault continue. Sans doute veut-il accélérer le rythme avant son départ probable de Matignon après les élections de 2014 ; Une nouvelle étape va être franchie pour la construction d’un aéroport controversé à Notre-Dame des Landes, près de Nantes, avec la publication imminente d’arrêtés environnementaux, a annoncé lundi la préfecture de Loire-Atlantique. Les arrêtés sur la préservation de l’eau et des espèces protégées qui, selon les écologistes, sont menacées par la construction du nouvel aéroport voulu par l’ancien maire de Nantes, l’actuel Premier ministre Jean-Marc Ayrault, seront publiés dans les prochains jours. « Une nouvelle phase de la mise en œuvre du projet de transfert de l’aéroport s’ouvre qui permet aux maîtres d’ouvrage d’engager les mesures de compensation environnementales et les travaux préparatoires », a déclaré la préfecture. Sous réserve de recours administratifs qui pourraient être suspensifs, le transfert d’espèces protégées et ces premiers travaux sur la zone de Notre-Dame des Landes, toujours occupée par plusieurs dizaines d’opposants au projet après les manifestations de la mi-2013, pourraient démarrer en 2014. La préfecture ne s’est toutefois prononcée sur aucun calendrier, se contentant d’indiquer que « le gouvernement poursuit ce projet avec détermination ». Ce nouveau pas vers le transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique à quelques dizaines de kilomètres de la métropole intervient quelques semaines après le feu vert de la Commission européenne aux aides de 150 millions d’euros octroyées par l’Etat et les collectivités au projet. Après l’interruption des travaux en novembre 2012 en raison de l’opposition sur le terrain, une « commission du dialogue » avait été mise en place par le gouvernement. Ses recommandations pour étudier d’éventuelles alternatives ont fait l’objet durant six mois d’analyses contradictoires, a indiqué la préfecture. « Ces six mois auront permis de confirmer l’utilité et la pertinence de transférer l’aéroport de Nantes-Atlantique pour le développement du grand Ouest et son attractivité au niveau européen », a estimé dans un communiqué le préfet de la région Pays-de-Loire Christian de Lavernée.

 

Notre-Dame-des-Landes : le calvaire de J. M Ayrault

Notre-Dame-des-Landes : le calvaire de J. M Ayrault

On ne sait pas si J.M Ayrault fera un pèlerinage à Notre Dame des Landes pour célébrer l’anniversaire de la venue des CRS. Un bras de fer  qui a duré plusieurs mois et le face-à-face a parfois été violent. Un an après cette opération policière, le site est toujours occupé et les travaux n’ont pas commencé. Du coup pourquoi ne pas transformer le projet d’aéroport inutile et couteux en lieu de pèlerinage ; le Premier Ministre pourrait solliciter l’aide des cieux pour sauver un gouvernement aux abois incompétent sur l’emploi et  l’économie ; il ne reste sans doute plus que la prière pour sauver ce gouvernement qui risque d’exploser après les municipales et surtout les européennes. Un lieu de prière serait moins onéreux qu’un aéroport qui n’est en faiat qu’une vaste opération immobilière dont certains voulaient se gaver. Certainement pas un projet nécessaire ; pour transporter qui ? Les bretons par exemple dont l’économie s’écroule avec la filière agroalimentaire ? Il ne reste vraiment plus qu’à prier pour ce pauvre Premier Ministre dont Notre Dame des Landes aura été un calvaire. Ce projet sera sans doute enterré sitôt que le gouvernement sautera, sans doute vers juin au plus tard. Dores et déjà l’Elysée a demandé  de mettre en sourdine ce projet d’Ayraultport.

Notre-Dame-des-Landes : mobilisation dans le calme

Notre-Dame-des-Landes : mobilisation dans le calme

 

Les organisateurs espèrent accueillir 50.000 personnes et maintenir ainsi la pression sur le gouvernement, malgré des tensions internes au mouvement. L’affluence, décevante en début d’après-midi, a gonflé jusqu’à atteindre les 8.000 participants à 20 heures selon les organisateurs. Comme à Avignon, il y aura un festival « in » et un « off » ce week-end à Notre-Dame-des-Landes, sur le site prévu pour la construction du futur aéroport du Grand-Ouest.  Côté officiel, les opposants historiques de l’Acipa attendent quelque 50.000 personnes pour la 13e édition de leur rendez-vous estival baptisé « On ne lâche rien ! ». Plusieurs têtes d’affiches sont attendues comme Tryo ou San Severino. Côté « off », les zadistes, militants qui occupent le site depuis quelques mois, lancent au même moment le festival « le ZAD’nard déchaîné ». La programmation ? Du punk, de l’électro ou du « hardcore ». Samedi après-midi, les organisateurs ont refusé de faire un bilan à mi-parcours, devant une affluence légèrement moindre qu’espéré, même si le chiffre de 8.000 festivaliers était annoncé vers 20 heures. Mais Sanseverino et Tryo, attendus dimanche, devraient faire monter la jauge sensiblement.

 

Notre-Dame des Landes: nouvelle manifestation contre l’aéroport inutile

Notre-Dame des Landes: nouvelle manifestation contre l’aéroport inutile

 

 

Nouvelle manifestation contre l’Ayraultport cette fois organisée par Europe Ecologie- Les Verts (EELV) qui  appelle dans un communiqué vendredi les citoyens opposés au projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes (Loire-Atlantique) à participer à un rassemblement organisé sur le site ce week-end pour « enterrer définitivement » ce projet. Projet qui n’est pas pertinent sur le plan des transports mais qui correspond en fait à une grande opération d’urbanisme. « Enterrons définitivement » le  » grand projet inutile et imposé de Notre Dame des Landes », lance EELV, qui pour « compléter les actions juridiques et les recours administratifs » déjà engagés « soutient, participera et appelle tous les citoyens à rejoindre le rassemblement les 3 et 4 août ».   »Il est essentiel de continuer la mobilisation pour confirmer le coup d’arrêt à l’avancée d’AGO/Vinci et de l’Etat sur le terrain », écrit Elise Lowy, porte-parole d’EELV, estimant que « les expulsions, agressions policières et destructions de maison qui ont eu lieu cet automne, n’ont fait que renforcer la détermination des militants ».  Le « grand rassemblement populaire » de ce week-end est « incontournable pour toutes celles et ceux qui œuvrent en faveur d’une véritable transition écologique et énergétique et la préservation de la biodiversité », conclut-elle.

 

 

Aéroport Notre-Dame-des-Landes: chaîne humaine géante

Aéroport Notre-Dame-des-Landes: chaîne humaine géante

 

 

Les estimations restaient très divergentes, entre la préfecture de Loire-Atlantique qui affirme que les manifestants n’étaient que 12.000 et que la chaîne n’était pas tout à fait complète, et les organisateurs estimant qu’il y avait de quoi faire « une chaîne et demie », soit 40.000 personnes.  Un écart d’estimation similaire à celui observé le 17 novembre lors d’une importante manifestation d’opposants évalués à 13.500 personnes selon la préfecture tandis que les organisateurs se comptaient 40.000.  Un photographe et une vidéaste de l’AFP, qui ont survolé la zone en hélicoptère, ont constaté de visu que la chaîne, bien qu’incomplète sur certains brefs tronçons, comptait deux à trois rangs d’épaisseur à d’autres endroits.   »C’est une victoire de la mobilisation citoyenne », a souligné sur place Jean-Philippe Magnen, porte-parole d’Europe-Écologie-Les Verts (EELV), venu participer à la chaîne avec les principaux dirigeants d’EELV.  Des opposants se réclamant pour la plupart des plus de 200 comités anti Notre-Dame-des-Landes de toute la France avaient fait le déplacement en famille, en voiture ou en autocar, mais aussi en vélo pour certains Nantais, Bretons ou Vendéens.  Des habitants de Béziers, de Lille ou du Languedoc ont passé la nuit sur les routes pour arriver à temps. Des retraités en tenue de randonnée mais aussi des familles entières avec de jeunes enfants étaient présents, munis de drapeaux à l’effigie du mouvement d’opposition, un avion barré de rouge.  Venus de Savoie, Yves, Serge et Marc, ont traversé la France en autocar dans la nuit. « Chez nous il y a le projet de tunnel Lyon-Turin, dix fois pire financièrement encore que cet aéroport », soulignent-ils. « Moi je me bats pour mes petits-enfants », ajoute Yves, bras tendus, donnant la main à ses deux collègues alors que la chaîne se forme.  Une famille avec deux enfants dont un petit bébé de trois semaines pique-niquait peu avant sur la route. « Nous sommes agriculteurs près de Rennes, ce projet va encore détruire des terres agricoles », soulignent Stéphanie et Cyril, la trentaine.  Non loin, c’est un élégant sexagénaire britannique qui a traversé la Manche pour passer son samedi sur la « Zad », zone d’aménagement différé dédiée au projet d’aéroport.  John Stewart, originaire de Londres, explique: « En 2008, les gens de Notre-Dame-des-Landes sont venus nous aider lorsque nous nous battions contre le projet de troisième piste à l’aéroport d’Heathrow ». « Ce projet a été abandonné en 2010, c’est normal que je sois ici aujourd’hui », ajoute M. Steward.   »Le projet n’est pas abandonné: ce que nous voulons c’est l’arrêt de ce projet », a souligné sur place l’ancienne candidate à la présidentielle d’EELV Eva Joly.   »Nous avons bien conscience que les porteurs du projet n’ont pas l’intention d’abandonner et que leur stratégie est l’enlisement », a pour sa part déclaré une des opposantes historiques, Françoise Verchère, conseillère générale (Parti de gauche) et présidente du Cedpa (élus doutant de la pertinence de l’aéroport).  Sur le côté de la route, une large banderole dénonçait: « Notre Dame d’Hollande, Ayrault port du délire », visant autant le président de la République que son Premier ministre, ancien député-maire de Nantes où il était l’un des porteurs du projet .  Au terme des conclusions de trois rapports gouvernementaux sur le projet rendus à la mi-avril, le principe du transfert de l’aéroport a été réaffirmé mais il a de grandes chances d’être repoussé au-delà de la date d’inauguration prévue de 2017 du fait des modifications demandées.  Le projet prévoit le transfert de l’actuel aéroport de Nantes, situé au sud de l’agglomération, à Notre-Dame-des-Landes, commune située à quelque 30 km au nord.

Ayraultport Notre-Dame-des-Landes: chaîne humaine

Ayraultport Notre-Dame-des-Landes: chaîne humaine

Une chaîne humaine est organisée samedi après-midi par les opposants au projet de transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes (Loire-atlantique), un projet en suspens du fait des recommandations émises par des rapports remis au gouvernement.  Cette manifestation devrait se dérouler dans un contexte apaisé après le retrait de la zone des forces de l’ordre le 20 avril, après la reprise du dialogue entre opposants institutionnels (agriculteurs, élus, militants écologistes) et autorités, et l’arrêt des opérations d’expulsions qui ont marqué l’automne.  Les opposants se félicitent également dans l’ensemble des recommandations issues des conclusions de trois rapports gouvernementaux sur le projet qui ont été rendues à la mi-avril. Même si dans ces conclusions le principe du transfert de l’aéroport a été réaffirmé, son inauguration a de grandes chances d’être repoussée au delà de la date initialement prévue de 2017.  En juin la préfecture de Loire-Atlantique devrait annoncer les implications, en termes de calendrier, des modifications réclamées par les experts qui ont rédigé les rapports, afin de limiter l’impact de la nouvelle infrastructure sur l’environnement et les terres agricoles.  Sur la zone du futur aéroport, entre 100 et 300 opposants anticapitalistes, selon les périodes, vivent dans une cinquantaine de cabanes reconstruites depuis fin novembre et disséminées sur le tracé des projets de pistes et d’aérogare.  Pour entourer entièrement le site de la zone d’aménagement différé (ZAD) samedi, comme l’espèrent les opposants, 20.000 personnes seront nécessaires pour ce périmètre de 25 km.   »L’idée est de dire qu’on encercle cette ZAD et qu’elle est donc sous protection populaire: le symbole demeure », a expliqué cette semaine à l’AFP Françoise Verchère, conseillère générale du Parti de gauche et opposante historique au projet.  Les opposants anticapitalistes au projet, auto-baptisés « zadistes », se disent quant à eux moyennement impliqués dans cet événement « médiatique ».  Le projet de transfert de l’actuel aéroport de Nantes, situé au sud de l’agglomération, à Notre-Dame-des-Landes, commune située à quelque 30 km au nord, est soutenu principalement par l’Etat, qui en a attribué la concession au groupe Vinci, et les collectivités locales socialistes concernées dont la ville de Nantes, fief du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, défenseur du projet.

 

Notre dame des Landes : les gendarmes quittent l’aéroport inutile qui ne sera jamais créé

Notre dame des Landes : les gendarmes quittent l’aéroport inutile qui ne sera jamais créé

Situation surréaliste cette occupation par les forces de l’ordre d’un futur aéroport qui n’aura jamais lieu. .L’ ayraultport est une fumisterie qui ne correspond a aucun réel besoin de transport ; en fait, il ‘agit d’ une opération d’urbanisme juteuse sur le plan politique pour Ayrault, quelques promoteurs et sociétés du BTP.  Certains diront « cela crée de l’emploi » ; c’est vrai mais autant employer des chômeurs à faire des trous avec l’argent public pour reboucher d’autres trous et ainsi de suite. .  En outre, il y a conflit d’intérêt entre les fonctions de Premier ministre et celle d’élu local qui défend un projet indéfendable. Montebourg a résumé à sa façon en disant à Ayrault « tu fais chier avec ton aéroport qui emmerdes tout le monde ! ». Du coup avec la chute de Hollande et de son gouvernement, on faiat profil bas sur Notre dame des landes. Au cours de la nuit, dans la plus grande discrétion, les gendarmes, qui, depuis les affrontements d’octobre, étaient en moyenne 150 à 200 à se relayer sur place, ont quitté les deux points de contrôle routier sur la zone d’aménagement différé (ZAD). Environ 150 à 300 militants anticapitalistes, environ 150 à 300 militants  sont installés sur place dans des cabanes, depuis plus de deux ans pour certains.  Ce retrait, dont l’objectif affiché par l’État est de calmer les esprits, intervient dix jours après la publication des rapports de trois commissions qui ont préconisé des études complémentaires avant le lancement des travaux de transfert de l’actuel aéroport de Nantes sur le site de Notre-Dame-des-Landes à l’horizon 2017-2018. Mais surtout le dialogue est renoué entre la préfecture et l’Acipa, principale association historique des opposants à la construction de l’aéroport.  Cette semaine, Julien Durand, porte-parole de l’Acipa, avait ainsi estimé que « les tranchées et les barricades » installées sur le site par les anticapitalistes « ne sont pas une solution », après de nouvelles violences lundi entre certains opposants anticapitalistes et les forces de l’ordre. Ces violences avaient fait trois blessés parmi les forces de l’ordre, selon la gendarmerie, et un peu plus d’une quinzaine chez les opposants, selon ceux-ci.  Partisan d’une « opposition constructive », Julien Durand a accusé les anticapitalistes d’avoir provoqué les forces de l’ordre par l’installation d’une nouvelle barricade sur la seule route encore praticable de la zone du projet, tout en regrettant la présence des forces de l’ordre sur place. Il s’est attiré par ses propos les foudres des militants anticapitalistes Il a ensuite rencontré jeudi des représentants de la préfecture de Loire-Atlantique. Une rencontre a priori fructueuse.   « Les gendarmes sont partis dans la nuit. On revient à un régime normal de présence de gendarmerie comme sur le reste du département », a déclaré samedi à l’AFP un haut responsable de la préfecture. « On est en train de réorganiser notre dispositif, c’est-à-dire que l’on tente une configuration qui ne soit plus une présence permanente des forces de l’ordre, mais des interventions au coup par coup en cas de besoin », a-t-il ajouté.  Le retrait des gendarmes est un signe fort soumis cependant à conditions, comme l’absence d’obstacles à la circulation, au travail des agriculteurs et à la possibilité pour les différents experts de faire les relevés scientifiques demandés dans les rapports des commissions, a précisé ce responsable. « Si on n’y arrive pas, on sera malheureusement obligés de revenir à la situation antérieure », a-t-il averti. Côté opposants, ce retrait a été salué par Europe Ecologie-Les Verts (EELV). « Après la remise des différents rapports des 3 commissions le 9 avril, il était en effet important que le gouvernement sache donner des signes d’apaisement suite aux heurts et violences qui ont eu lieu ces derniers mois, et encore tout récemment », a estimé EELV dans un communiqué.  « On constate qu’ils se sont retirés du secteur, mais ils n’ont pas disparu, ils sont à distance », a modéré pour sa part Julien Durand, contacté par l’Agence France Presse. Sur leur site internet, les « Zadistes » (anticapitalistes qui occupent la zone du projet) ont salué sobrement la fin de « l’occupation militaire ».  En juin, la préfecture doit communiquer sur les éventuels retards des travaux de construction de l’aéroport du fait des aménagements demandés par les trois rapports remis la semaine dernière au gouvernement. Le rapport principal, celui de la commission du dialogue, a réaffirmé la nécessité d’un nouvel aéroport du fait de la saturation à venir de l’actuel équipement, mais a réclamé plusieurs aménagements, notamment de réduction de l’emprise du futur aéroport et des études complémentaires destinées à apaiser le débat. L’Etat avait accordé en 2010 la concession de l’aéroport au groupe de BTP Vinci

 

Notre-Dame-des Landes: reprise des manifs qui vont ridiculiser Ayrault un peu plus

Notre-Dame-des Landes: reprise des manifs

Les manifs reprennent à Notre Dame des landes l’ »Ayraultport »  inutile ; un symbole de la gestion de maires irresponsables -comme les élus nationaux qui ont plongé-le pays dans la dette, le chômage qui en découle, en méprisant aussi au passe  l’environnement.  Sous une pluie intermittente mais insistante, plus d’un millier d’opposants –anti-capitalistes, agriculteurs ou citadins, pour certains venus en famille– ont convergé sur la « zone d’aménagement différé ».  La manifestation était scindée en deux groupes. L’un, plus marqué par la composante anticapitaliste de l’opposition, a emprunté la « RD281″, une route barrée de chicanes depuis le début des tentatives d’expulsion en octobre 2012. Derrière une banderole proclamant « Sème ta Zad, occuper, cultiver, résister », une fanfare composée de musiciens portant des masques d’animaux donnait le tempo, suivie de manifestants portant pelles, bêches, sarcloirs ou fourches sur l’épaule.   »Avec les différents chantiers agricoles, nous renforcerons l’implantation dans la durée des occupations sur la Zad », a expliqué à la mi-journée un porte-parole des opposants, monté sur une remorque. « Construire là où il veulent détruire, cultiver là où ils veulent bétonner », a-t-il proclamé.  Des citadins avaient fait le déplacement, refusant, comme Jean-François, un homme d’une soixantaine d’années venu avec sa femme et sa fille, le modèle de société associé, selon eux, au symbole représenté par ce projet de transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, prévu initialement en 2017.  Présents à leur côtés, des « zadistes » anti-capitalistes installés là depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. « L’hiver n’a pas été évident, les conditions climatiques, la fatigue, le stress… », a reconnu Milo, une militante anticapitaliste implantée sur la Zad depuis un an, qui a vécu les intenses affrontements lors des expulsions de l’automne.   »Là on est au début du printemps, c’est plein de nouvelles énergies »: « Peut-être qu’on va pas faire germer des graines mais on va faire germer plein d’idées qui vont durer des semaines », explique-t-elle.  Dans un champ, une vingtaine de militants enrichissaient, à l’aide de fumier, la terre d’un grand jardin maraîcher collectif, le « Sabot ». Dans un autre, à côté de nouvelles cabanes baptisées les « 100 noms », des rangs de pommes de terre étaient plantés.  Au nord, à la ferme de Bellevue occupée par des agriculteurs depuis fin janvier pour éviter sa destruction, plusieurs centaines d’opposants s’étaient également rassemblés. Après avoir déjeuné autour de tentes de restauration collective, ils se sont dispersés vers les différents ateliers de curage de fossés ou de réfection de clôture, certains chantiers prévus ayant été repoussés du fait de la pluie et de la terre détrempée.  Dans cette ferme, les militants ont produit samedi la première fournée de pain sortie d’un vieux four en pierre qu’ils avaient remis en état les jours précédents.  Si l’ambiance était dans l’ensemble bon enfant et plutôt familiale, plusieurs équipes de journalistes ont fait les frais d’une hostilité latente: au moins deux véhicules siglés ont eu leurs pneus dégonflés, de la boue a été jetée à plusieurs reprises sur une équipe télé et, au micro, une militante a demandé aux « journalistes journaleux des médias bourgeois » de ne pas filmer les personnes présentes sans leur permission.  Cette manifestation se déroulait quatre jours après la remise au gouvernement mardi de trois rapports: l’un d’une commission du dialogue destinée à apaiser le climat après les vives tensions de l’automne, un autre d’une commission scientifique, le dernier d’une commission destinée à apprécier la perte en terres agricoles liée au projet.  Ces rapports –dont le premier réaffirme la nécessité du projet avec des aménagements en terme de diminution de surface et les deux autres impliquent un projet très amélioré pour les compensations environnementales et de pertes de terres agricoles– ont dans l’ensemble plutôt rassuré les opposants, dont beaucoup y ont vu un report masqué des travaux.

 

Notre-Dame-des-Landes : quelques aménagements !! de la peinture verte sur la piste

Notre-Dame-des-Landes : quelques aménagements !!

 

Une commission de dialogue qui n’a servi à rien sinon qu’à temporiser sur un projet d’aéroport qui ne se fera pas car Ayrault sera viré du gouvernement avant que les premiers travaux significatifs ne soient entamés, d’autant qu’il s’agit d’un projet coûteux, inutile qui n’est qu’une vaste opération immobilière.  Ayrault se sert évidemment de son mandat de Premier ministre pour imposer ce projet d’intérêt local (on n’est pas à un conflit d’intérêt près !). La Commission du dialogue sur le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, a justifié l’utilité du projet controversé cher au Premier ministre. La Commission met en avant les perspectives de saturation de l’actuelle aérogare, mais a toutefois recommandé des aménagements, dans un rapport remis mardi au gouvernement. Dans la foulée, le Premier ministre a fait part de sa volonté d’aller jusqu’au bout et de construire l’aéroport, réaffirmant son « attachement » au projet. Le réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique n’apparaît pas « comme une solution viable à long terme », selon la Commission. Elle relève que « les perspectives de trafic prévoient d’atteindre 4,2 millions de passagers autour de 2018-2020, ce qui correspond au niveau de saturation estimé lors du débat public pour l’aérogare actuelle et qui est corroboré par le constat effectué pendant les 36 jours de pointe de l’année 2012 ». Les autres recommandations de la commission portent sur la réduction de la surface totale du futur aéroport. Elle souligne l’importance de réduire « autant que possible » l’emprise du projet sur les terres agricoles, notamment en réduisant les surfaces des parcs de stationnement et celles des activités économiques autour de l’aéroport. Elle ajoute que les perspectives de desserte du nouvel aéroport mériteraient d’être clarifiées, notamment en termes de transports collectifs. En outre, la commission estime qu’il « conviendrait d’actualiser » les plans d’exposition au bruit pour l’actuel et le futur aéroport « en fonction d’une nouvelle estimation des prévisions du nombre de mouvements (aériens) et des progrès techniques des avions », afin d’évaluer plus précisément leur impact.

 

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