Archive pour le Tag 'note'

Royaume-Uni: note de crédit abaissée (Moody’s)

Royaume-Uni: note de crédit abaissée (Moody’s)

Une très mauvaise nouvelle évidemment pour le milieu financier et pour toutes l’économie britannique mais aussi pour Boris Johnson. La dégradation qui se traduira par une augmentation des taux d’intérêt est en quelque sorte une sanction de l’agence de notation vis-à-vis de la situation économique assez dégradée du Royaume-Uni mais aussi de la position très contradictoire de Boris Johnson vis-à-vis des négociations du brexit.

 

L’agence de notation Moody’s a annoncé vendredi 16 octobre avoir abaissé d’un cran la note de solidité financière du Royaume-Uni, de Aa2 à Aa3, en raison d’une croissance moins élevée que prévu et des risques que fait peser le Brexit sur l’économie.

La solidité budgétaire du pays s’est érodée depuis un premier abaissement de la note à Aa2 en septembre 2017, tandis que la gouvernance s’affaiblit, souligne dans un communiqué l’agence.

Elle a toutefois assorti la nouvelle note d’une perspective  »stable », une façon de suggérer qu’elle n’y touchera pas à moyen terme à moins d’un événement exceptionnel.

Note endettement de la France maintenue par S&P

Note endettement de la France maintenue par S&P

 

L’agence de notation a également maintenu la perspective de la France à «stable». S&P estime en effet que «les récentes réformes économiques, budgétaires et structurelles mises en place par le gouvernement ont amélioré la capacité de l’économie à résister aux effets négatifs de la pandémie de covid-19», précise-t-elle dans un communiqué. L’agence de notation Fitch avait, elle, abaissé en mai la perspective de la France, tout en gardant sa note AA.

L’agence S&P rejoint à peu près les prévisions du gouvernement qui prévoit une baisse de croissance de leurs 2 % en 2020 et un redressements autour de 8 % en 2021.

Notation financière de la France: maintien de la note mais perspectives en baisse ( Fitch)

Notation financière de la France: maintien de la note mais perspectives en baisse ( Fitch)

 

Passage des  perspectives à long terme de la France de stables à négatives mais maintient le classement de sa note de crédit en catégorie AA décidé  par l’agence Fitch. Une information qui peut paraître un peu technique mais qui signifie simplement que la France devra faire face à une augmentation des taux d’intérêt sur les prêts auprès du marché financier. À moins évidemment que l’union européenne se mette d’accord sur une forme de mutualisation des dettes qui permettent une harmonisation des taux d’intérêt pour tous les pays. On est loin encore de cet accord sauf dans le cadre encore trop restreint du mécanisme européen appelé MES et qui porte sur 500 milliards de prêts quand il en faudra sans doute 10 fois plus.

Fitch explique que sa décision reflète l’aggravation de la situation des finances publiques de la France et de l’activité économique attendue cette année du fait de la crise provoquée par la pandémie de Covid-19.

L’agence ajoute qu’elle prévoit une augmentation légère du déficit du compte courant de la France sur les deux années à venir.

Sondage note communication de Macron: sous la moyenne, 9 sur 20 !

Sondage note communication de Macron: sous la moyenne,  9 sur 20 !

Les Français ne lui attribuent, en moyenne, qu’un 9 sur 20, selon le sondage Odoxa-Comfluence pour « Les Echos » et Radio Classique .

Presque une personne interrogée sur deux lui donne une appréciation sous la moyenne et 23 % le créditent de moins de 5, contre 9 % seulement plus de 16. « Une mauvaise note – éliminatoire au Bac – dans un contexte de crise », observe Gaël Sliman, le président d’Odoxa. « Habituellement, face à un péril extérieur, il y a un réflexe d’union nationale. Mais en se prenant les pieds dans les masques, Emmanuel Macron a cassé sa communication et sa crédibilité », explique-t-il.

 

Les jugements varient selon les catégories sociales. Le chef de l’Etat obtient une note moyenne de 10 chez les cadres, mais seulement 7 chez les ouvriers, le tiers d’entre eux lui attribuant moins de 5 sur 20. Les écarts sont encore plus marqués selon la proximité politique. Le locataire de l’Elysée satisfait au moins son camp. Les deux-tiers de ceux qui se disent aujourd’hui sympathisants de La République En marche lui accordent une mention bien (plus de 14) ou très bien (plus de 16), quand à peine 7 % lui donnent moins de 10. Soit une moyenne de 14 sur 20, qui tranche avec celles des sympathisants de droite (10), de gauche (9) et du Rassemblement national (5).

Les Français ne sont pas seulement critiques sur la communication d’Emmanuel Macron. Leur confiance envers l’exécutif « pour limiter les effets de l’épidémie » de Covid-19 n’en finit pas non plus de baisser dans le baromètre quotidien OpinionWay-Square - « Les Echos ». Elle est tombée à 42 %, son point le plus bas depuis le début de la pandémie. Une chute de 11 points en moins de trois semaines. A l’inverse, pas moins de 57 % des personnes interrogées ne lui font pas confiance et, pour la moitié d’en eux, « pas du tout ».

Pierre

Notation Finances Renault: note de crédit négative

Notation Finances Renault: note de crédit négative

 

Une très mauvaise nouvelle cette décision de l’’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) qui a placé mercredi la note de crédit ‘BBB-‘ de Renault sous surveillance avec implications négatives. Une décision qui aura forcément d’abord des conséquences sur le coût des emprunts de Renault justement en difficulté financière. Ensuite et peut-être surtout parce que cette mauvaise évaluation participe de la dégradation de l’image d’un groupe sérieusement secoué aujourd’hui et dont l’avenir pourrait même être mis en question si perdurent  encore pendant longtemps les incertitudes quant aux relations entre Renault, Nissan et Mitsubishi. “Si Renault garde une flexibilité financière grâce à ses réserves confortables de trésorerie, plusieurs difficultés opérationnelles pourraient dégrader davantage sa génération de flux de trésorerie dans les prochains 18 à 24 mois”, indique l’agence dans un communiqué.

L’agence cite notamment la concurrence accrue en Europe, les potentielles difficultés liées à la réglementation sur les émissions de CO2 et l’arrêt possiblement prolongé du versement des dividendes de Nissan.

S&P estime que les mesures annoncées par Renault, notamment un plan d’économies d’au moins 2 milliards d’euros d’ici 2022, pourraient ne pas suffire à redresser la situation.

L’agence donnera sa décision sur sa surveillance négative d’ici la fin du mois de mai, après avoir évalué les détails du plan de restructuration de Renault et la politique de Nissan en matière de dividende.

“A ce stade, nous attendons à ce que la dégradation éventuelle soit limitée à un cran”, indique S&P.

Mardi, l’agence Moody’s a pour sa part abaissé sa note de crédit sur Renault à ‘Ba1’, soit en catégorie spéculative, avec une perspective stable.

Finances Renault: note de crédit négative

Finances Renault: note de crédit négative

 

Une très mauvaise nouvelle cette décision de l’’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) qui a placé mercredi la note de crédit ‘BBB-‘ de Renault sous surveillance avec implications négatives. Une décision qui aura forcément d’abord des conséquences sur le coût des emprunts de Renault justement en difficulté financière. Ensuite et peut-être surtout parce que cette mauvaise évaluation participe de la dégradation de l’image d’un groupe sérieusement secoué aujourd’hui et dont l’avenir pourrait même être mis en question si perdurent  encore pendant longtemps les incertitudes quant aux relations entre Renault, Nissan et Mitsubishi. “Si Renault garde une flexibilité financière grâce à ses réserves confortables de trésorerie, plusieurs difficultés opérationnelles pourraient dégrader davantage sa génération de flux de trésorerie dans les prochains 18 à 24 mois”, indique l’agence dans un communiqué.

L’agence cite notamment la concurrence accrue en Europe, les potentielles difficultés liées à la réglementation sur les émissions de CO2 et l’arrêt possiblement prolongé du versement des dividendes de Nissan.

S&P estime que les mesures annoncées par Renault, notamment un plan d’économies d’au moins 2 milliards d’euros d’ici 2022, pourraient ne pas suffire à redresser la situation.

L’agence donnera sa décision sur sa surveillance négative d’ici la fin du mois de mai, après avoir évalué les détails du plan de restructuration de Renault et la politique de Nissan en matière de dividende.

“A ce stade, nous attendons à ce que la dégradation éventuelle soit limitée à un cran”, indique S&P.

Mardi, l’agence Moody’s a pour sa part abaissé sa note de crédit sur Renault à ‘Ba1’, soit en catégorie spéculative, avec une perspective stable.

Turquie : les agences de notation baissent la note

Turquie : les agences de notation baissent la note

 

Conséquence de la crise financière (la monnaie a perdu 40 % de sa valeur en quelques mois) les agences de notation baissent la note de la Turquie. En clair cela signifie que la Turquie devra emprunter à des taux plus élevés ce que précisément Erdogan refusaient de faire. À cela s’ajoute évidemment les sanctions prises récemment par les États-Unis suite à l’emprisonnement d’un pasteur américain. S&P a rétrogradé la Turquie de B+ contre BB-, tout en maintenant une perspective stable, tandis que Moody’s a abaissé sa note de Ba2 à Ba3 et l’a assortie d’une perspective négative. S&P précise dans un communiqué qu’elle anticipe désormais une contraction de l’économie du pays en 2019 et que les risques économiques sont “aggravés par l’absence de réaction politique rapide et efficace” des autorités turques. Elle n’ajoute que le nouveau modèle récemment présenté par le gouvernement turque manque de propositions précises. S&P, dont les notes sont en territoire spéculatif à partir de BB, souligne en outre les risques de sanctions américaines et l’instabilité régionale du pays. Moody’s pointe de son côté la fragilisation des institutions publiques turques et le fait que cet affaiblissement rend plus imprévisible la politique économique et monétaire du pays et de moins en moins probable un “atterrissage en douceur” de l’économie dans un contexte de tensions avec les Etats-Unis.

L’agence souligne que l’effondrement de la livre turque, qui a perdu 40% de sa valeur par rapport au dollar depuis le début de l’année, et plus généralement des conditions financières moins favorables, sont susceptibles d’alimenter l’inflation et de mettre un frein à la croissance de la Turquie. Moody’s rappelle enfin les inquiétudes pour l’indépendance de la Banque centrale turque et juge que l’écart entre ses objectifs en matière d’inflation et le “manque de volonté” politique pour les atteindre porte atteinte à sa crédibilité.

Note de la France: Fitch confirme la note « AA », la perspective stable

Note de la France: Fitch confirme la note « AA », la perspective stable

 

Pas de changemenet pour Fitch Ratings qui souligne cependant l’insuffisance des mesures prises pour le rééquilibrage des comptes publics. L’agence a donc confirmé vendredi la note souveraine “AA” de la France et la perspective stable qui lui est associée, mais observe que les finances publiques, quoique leur situation s’améliore peu à peu, restent un point faible au regard de la note de crédit actuelle. Fitch Ratings a confirmé vendredi la note souveraine « AA » de la France et la perspective stable qui lui est associée, mais observe que les finances publiques, quoique leur situation s’améliore peu à peu, restent un point faible au regard de la note de crédit actuelle.  L’agence de notation constate toutefois que la note s’appuie sur une économie solide, saine et diversifiée, sur des institutions qui ont fait leur preuves et enfin sur une stabilité macro-financière qui a elle aussi été éprouvée. La France jouit également de conditions de financement très avantageuses au sein de la zone euro et a accès à des marchés de capitaux très liquides et très actifs, en tant que l’une des grandes puissances économiques de la zone euro. Mais la dette publique reste très élevée, de 97% du PIB fin 2017, alors que la médiane en catégorie “AA” est de 38%, observe Fitch, et sa réduction prendra du temps, en raison notamment du transfert de la dette de la SNCF, qui atteindrait 35 milliards d’euros (1,6% du PIB) d’ici 2022.L’agence pense que la tendance à la décrue du chômage se poursuivra, malgré un coup d’arrêt ponctuel observé au premier trimestre avec un taux de chômage de 8,9%, et que ce dernier tombera à 8% d’ici 2020. “Toutefois, ce taux de chômage reste encore plus élevé que les médianes de 5,2% et 5,5% pour (les catégories de notes) ‘AA’ et ‘AAA’ respectivement”, écrit Fitch. L’agence voit enfin la croissance ralentir progressivement à 1,8% en 2019 et à 1,6% en 2020 après 2,0% en 2018.

S&P : note stable pour la France

S&P : note stable pour la France

L’agence est comme les Français dans une situation attentiste, elle espère surtout une croissance encore plus forte qui mécaniquement améliorerait les équilibres financiers et souhaite une gestion plus rigoureuse. Pour l’instant, c’est le  maintien par Standard & Porcs  des notes  respectivement AA et A-1+ pour   la France en les assortissant d’une perspective  “Les institutions et la prospérité de la France, avec de solides perspectives de croissance, viennent appuyer l’opinion que nous avons de la qualité de sa signature”, explique l’agence de notation dans un communiqué. S&P projette pour la France une croissance qui accélère à 2,2% cette année, portée notamment par la consommation privée (le gouvernement table sur une croissance de 1,7%). La croissance devrait ensuite décélérer autour de 1,8% sur la période 2019-2020, ajoute l’agence de notation. Elle anticipe également de nouveaux progrès dans la consolidation des finances publiques, “à la suite des nettes améliorations observées en 2017” et dans les réformes permettant de développer la croissance. La dette à long terme de la France est notée “AA” par S&P depuis novembre 2013, assortie d’une perspective stable depuis octobre 2016. Pour justifier cette perspective stable, l’agence explique que “dans un contexte de croissance économique soutenue durant les deux années à venir”, elle s’attend à ce que le “gouvernement français continue de mettre en œuvre son programme de mesures de réforme structurelle, budgétaire et économique”. Standard & Poor’s considère enfin qu’un relèvement de note pourrait intervenir si la croissance économique se développait encore, permettant une réduction du rapport de la dette au PIB, durablement et sensiblement et “au-delà de nos attentes”, ou si, “contrairement à nos prévisions”, les comptes courants de la France devaient dégager des excédents substantiels et durables, même avec l’accélération de la demande intérieure. En revanche, une réduction de note serait possible si les déficits budgétaires ne diminuaient pas “comme nous le pensons actuellement”, que ce soit en raison de dérapages budgétaires ou d’un ralentissement de la reprise économique, ou si “nous avions le sentiment que le gouvernement est incapable de mettre en oeuvre les réformes structurelles, débouchant sur une croissance économique plus faible que ce que nous envisageons actuellement”.

Dette Chine : dégradation de la note la « (S&P)

Dette Chine : dégradation de la note  la « (S&P)

 

S&P a annoncé mercredi avoir abaissé d’un cran, à « A+ » contre « AA- » auparavant, sa note de long terme sur la dette chinoise, jugeant « qu’une période prolongée de fort gonflement du crédit a intensifié les risques financiers et économiques » dans le pays. « C’est une décision erronée (…) difficile à expliquer », a martelé un « responsable » non nommé du ministère chinois des Finances dans un communiqué. Il a dénoncé l’argumentaire de S&P comme reposant sur des « clichés obsolètes » qui « ignorent les caractéristiques (…) des marchés financiers chinois » et le « potentiel de développement » de la deuxième économie mondiale. Le ministère a notamment pointé « le taux élevé d’épargne » des ménages chinois, une épargne « largement reconvertie dans la dette des entreprises, via les intermédiaires financiers ». S&P s’alarmait par ailleurs du niveau d’endettement des gouvernements locaux et des entreprises publiques — dont nombre de groupes industriels souffrant de surcapacités et ne survivant qu’à crédit. Or, selon la loi chinoise, « les dettes émises par les entreprises publiques locales, y compris certaines plateformes financières (établies pour les financer), ne relèvent pas de la dette d’Etat (…) Les gouvernements locaux ne sont pas tenus de les rembourser », a précisé le ministère ! Enfin, « le gouvernement a renforcé (ses mesures) pour garder sous contrôle les risques financiers, mieux superviser les services de gestion d’actifs, réduire l’espace de la +finance de l’ombre+, et efficacement préserver la stabilité du système financier », insiste le texte.

 

 

Grèce : relèvement de la note par Fitch

Grèce : relèvement de la note par Fitch

Après le redressemenet financier (même si des problèmes restent à résoudre) et le succès des emprunts, Fitch relève la note de la Grèce. L’agence de notation Fitch a relevé vendredi la note de la Grèce de « CCC » à « B- » tout en indiquant s’attendre à des mesures d’allégement de la dette grecque par ses partenaires européens en 2018. La perspective attribuée à la note est positive. Parmi les grandes agences de notation, Moody’s avait également relevé la note d’Athènes fin juin alors que SP Global Ratings avait pour sa part relevé la perspective de la note à « favorable » en juillet. Après avoir été au bord du gouffre financier, la Grèce de retour sur les marchés financiers connaît un franc succès pour les emprunts qu’elle lance. Ciaran O’Hagan, responsable de la recherche sur les taux d’intérêt dans la zone euro à la Société Générale CIB décrypte dans une interview à la Tribune les enjeux de ce retour réussi sur les marchés financiers.

 

Pourquoi la demande pour la dette grecque est-elle si forte ?

CIARAN O’HAGAN - Cette obligation est un produit unique, qui n’a pas de comparable, avec un tel rendement, 4,62 %, tout en étant liquide. Pour avoir un tel rendement, les investisseurs doivent aller chercher de petits émetteurs corporate ou des subordonnés bancaires, mais ce n’est pas la même liquidité. En achetant cette dette souveraine, les investisseurs peuvent diversifier leur risque. Or aujourd’hui, avec des taux d’intérêt aussi bas, nombre d’entre eux ont retrouvé de l’appétit pour le risque. Et le seul émetteur souverain qui réalise des emprunts de même taille est le Portugal, mais ses obligations à cinq ans portent un rendement de 1,15 %, l’écart est gigantesque avec les 4,62 % de la Grèce.

 

Quels investisseurs sont typiquement intéressés ?

Cette émission peut intéresser un large éventail d’investisseurs cherchant du rendement : des Sicav, des fonds spécialistes de dette « high yield » (émetteurs à haut rendement, notés en dessous de la catégorie « investissement »), des spécialistes des marchés émergents et sans doute quelques hedge funds, peut-être aussi des gestionnaires d’actifs, plutôt que des assureurs qui recherchent des placements moins risqués. Les investisseurs, qui souscrivent, savent qu’ils achètent un pays risqué, noté Triple C ou simple B selon les agences, c’est plus d’un cran d’écart avec le Portugal par exemple. Il faut que les investisseurs aient les nerfs solides et une bonne tolérance aux fortes variations de cours : quand on regarde l’historique des obligations avril 2019 émises en 2014, on voit qu’elles sont tombées de 100 à 40 en moins d’un an puis remontées de 70 à plus de 100 depuis le printemps 2016.

Pourquoi la Grèce n’a-t-elle pas levé davantage d’argent ?

C’est vrai que 3 milliards d’euros n’est pas un montant énorme au regard du livre d’ordres qui a dépassé les 7 milliards. La demande n’a donc été servie qu’à moitié. Mais certains ordres réclamaient un rendement plus élevé, à 4,875 %. La Grèce a ainsi pu obtenir un resserrement de 25 points de base du rendement prévisionnel au cours de la journée, c’est une performance assez exceptionnelle. Si la situation est stable, on peut imaginer que la Grèce reviendra probablement sur les marchés dans un an. En 2014, son émission à cinq ans était de 4 milliards d’euros. La Grèce aurait pu aussi émettre à une échéance plus lointaine, mais cela a un coût : l’Argentine a ainsi émis un emprunt à 100 ans en juin, avec un rendement de 8 %. Les nouvelles économiques sont plutôt bonnes en Grèce, la reprise est là, les finances publiques sont sur la bonne voie et l’accord avec la Commission européenne, la BCE et le FMI  devrait durer un moment. Ceci dit, la mise en place des réformes est difficile et très lente en Grèce, comme on le constate pour celle du cadastre. Il y a aussi le contexte général : si la Fed remonte ses taux, il y aura un effet de substitution dommageable aux obligations à risque, car les investisseurs se reporteront sur les bons du Trésor américain.

Fitch abaisse la note souveraine de la Belgique

Fitch abaisse la note souveraine de la Belgique

 

L’agence de notation Fitch a annoncé vendredi avoir abaissé la note souveraine de la Belgique de « AA » à « AA- », avec une perspective stable. Fitch motive sa décision en soulignant dans un communiqué le niveau élevé de la dette de l’Etat et le dépassement persistant des objectifs budgétaires ces dernières années.

Italie: Moody’s sanctionne en abaissant la note

Italie: Moody’s sanctionne en abaissant la note

Conséquence du non au référendum, Moody’s a annoncé mercredi abaisser de stable à négative la perspective attachée à la note « Baa2″, qui reste inchangée, attribuée à la dette souveraine de l’Italie, évoquant la lenteur des réformes économiques et budgétaires du pays. Dans un communiqué, l’agence de notation estime que la victoire sans appel du « non » au référendum de dimanche portant sur le projet de réforme constitutionnelle, qui a entraîné la démission du président du Conseil Matteo Renzi, éloigne encore davantage la perspective de ces réformes. Moody’s ajoute que la faiblesse de la croissance anticipée pour les années à venir laisse peu de place à une diminution sensible de l’endettement de l’Italie qui, à un ratio de 133% du produit intérieur brut (PIB) estimé pour 2016, est le deuxième plus élevé de la zone euro derrière la Grèce.

Standard & Poor’s : dégradation de la note de l’union européenne

Standard & Poor’s : dégradation de la note de l’union européenne

Conséquence du brexit, comme le Royaume-Uni, l’union européenne subit aussi une dégradation de sa note par Standard & Poor’s qui passe de AA+ à AA, La perspective de la nouvelle note est stable, précise l’agence dans un communiqué. « Après la décision des électeurs du Royaume-Uni de quitter l’UE à l’issue du référendum consultatif du 23 juin, nous avons réévalué notre jugement sur la cohésion de l’UE, que nous considérons désormais comme un facteur neutre et plus positif en terme de notation », explique-t-elle. « Nous pensons que dorénavant, les prévisions de revenus, la planification à long terme et les ajustements des principaux mécanismes d’amortissement financier de l’UE seront sujets à une incertitude accrue. » S&P avait abaissé dès lundi la note du Royaume-Uni de deux échelons, à AA, le privant de la note suprême AAA.

(Avec Reuters)

Fitch abaisse la note du Royaume-Uni

Fitch abaisse la note du Royaume-Uni

 

Comme Standard & Poor’s, l’agence financière Fitch a à son tour abaissé lundi la note du Royaume-Uni à la suite du vote britannique en faveur d’une sortie de l’Union européenne. La note de la dette britannique passe de AA+ à AA avec perspective négative, impliquant qu’elle pourrait être encore abaissée dans les prochains mois.   L’agence de notation Standard & Poor’s a annoncé lundi la dégradation de deux crans de la note souveraine à long terme de la Grande-Bretagne ramenée de AAA à AA avec une perspective négative. S&P a aussi abaissé la note à long terme de la Banque d’Angleterre pour la ramener également de AAA à AA. La dégradation reflète la position de l’agence selon laquelle le résultat en faveur de la sortie lors du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne affaiblira la prévisibilité, la stabilité, l’efficacité de la politique économique au Royaume-Uni, écrit S&P dans un communiqué. L’agence de notation justifie aussi sa décision par les risques d’une nette détérioration des conditions du financement externe au vu du niveau extrêmement élevé des besoins de la Grande-Bretagne. L’ampleur du déficit du compte courant britannique, qui atteignait 7% du produit intérieur brut (PIB) du pays à la fin 2015, rend l’économie et la devise particulièrement vulnérables aux sorties de capitaux. S&P précise que la perspective négative appliquée à la note s’explique par les risques entourant les perspectives économiques, budgétaires et en termes de performances extérieures de la Grande-Bretagne, notamment le rôle de la livre sterling comme monnaie de réserve internationale. S&P dit s’attendre à un ralentissement significatif de la croissance de l’économie britannique sur la période 2016-2019, avec une hausse du PIB abaissée en moyenne à 1,1% par an. L’agence de notation souligne enfin les risques que le vote en faveur du Brexit fait peser sur l’intégrité constitutionnelle et économique du Royaume-Uni, si un nouveau référendum devait avoir lieu sur l’indépendance de l’Ecosse. L’agence de notation Moody’s avait annoncé vendredi avoir abaissé la perspective pour la dette souveraine du Royaume-Uni, de « stable » à « négative », tout en maintenant sa note à « Aa1″, après la décision du pays de sortir de l’Union européenne.

 

(AFP)

Grande-Bretagne : menace de la note par Moody’s

 

 

 

Pour l’agence Moody’s il y a clairement un risque de baisse de l’économie britannique avec aussi une détérioration des équilibres financiers, les pertes financières étant supérieures aux économies à attendre des cotisations à l’Europe. Du coup vous Moody’s n’exclut pas d’abaisser la note de la Grande-Bretagne. En attendant L’agence Moody’s a révisé vendredi de stable à négative la perspective de la note du Royaume-Uni après la victoire du Brexit, signifiant qu’elle pourrait abaisser cette note dans un avenir proche.  Moody’s estime que s’amorce « une période prolongée d’incertitude » qui va avoir « des implications négatives sur les perspectives de croissance à moyen terme » de l’économie britannique. La note de la dette est maintenue à Aa1. « Pendant les quelques années où le Royaume-Uni va devoir renégocier ses relations commerciales avec l’Union européenne, Moody’s s’attend à ce qu’un regain d’incertitude, une diminution de la confiance et des investissements moindres conduisent à une croissance plus faible », affirme l’agence dans un communiqué. Elle craint aussi que les finances publiques du pays s’affaiblissent davantage que prévu. « L’impact négatif d’une croissance plus faible va dépasser les économies que le Royaume-Uni fera en ne contribuant plus au budget de l’Union européenne », assure Moody’s. L’agence rappelle que l’UE est le premier partenaire commercial du Royaume-Uni, absorbant 44% de ses exportations tandis que 48% des investissements étrangers directs vers le Royaume-Uni viennent aussi de l’UE. « Il est possible que le Royaume-Uni soit capable de rediriger son commerce vers d’autres régions et compense ainsi un commerce plus faible avec l’Europe, mais cela prendra du temps », prévient l’agence. .  « Il y a clairement des risques à la baisse », conclut Moody’s, ajoutant qu’ »en l’absence d’un accord commercial qui préserve le cœur de l’accès actuel de Royaume-Uni au marché unique (…) la croissance de son Produit intérieur brut sera matériellement plus basse ».

 

(Avec AFP)

Dégradation de la note financière de la Finlande par une agence

Dégradation de la note financière de la Finlande par une agence

D’une certaine manière le gouvernement de la Finlande est puni par les agences de notation en raison d’une politique d’austérité qui nuit à l’activité économique en tout cas à court terme. Une problématique qui pourrait bien concerner d’autres pays englué dans la croissance molle et qui ne propose d’autres perspectives que davantage de rigueur. D’une certaine manière c’est aussi une remise en cause de la pensée dominante en Europe et de la part d’agences de notation pourtant très libérale, ce qui est un comble. L’agence d’évaluation financière Fitch Ratings a retiré à la Finlande sa note « AAA », la meilleure possible, pour l’abaisser d’un cran vendredi soir à « AA+ ». L’agence d’évaluation financière Fitch Ratings a retiré à la Finlande sa note «AAA», la meilleure possible, pour l’abaisser d’un cran vendredi soir à «AA+».Fitch, deuxième parmi les trois grandes agences de notation à retirer ce «triple A», a invoqué dans un communiqué la «faiblesse économique» de ce pays, qui a connu en 2015 le deuxième taux de croissance le plus faible de la zone euro (0,4%) devant la Grèce. Standard and Poor’s avait déjà pris la même mesure en octobre 2014, maintenant depuis la note à «AA+». Chez Moody’s elle reste de «Aaa» avec perspective «négative». Fitch ne croit pas le gouvernement pro-austérité capable de renverser la tendance à la montée de la dette publique finlandaise: il estime qu’elle atteindra 67,5% du PIB en 2020, soit cinq points de plus qu’en 2015. L’agence ne voit «aucun signe clair de reprise du potentiel de croissance par rapport aux 1,0 à 1,2% à moyen terme, ce qui devrait aboutir à une poursuite de la dynamique défavorable pour la dette publique». La décision de Fitch est un revers pour le Premier ministre centriste Juha Sipilä, ancien homme d’affaires arrivé au pouvoir en mai avec l’ambition de relancer l’envie d’entreprendre et d’assainir les finances publiques. Pour l’agence, son programme de réduction des dépenses publiques a fait du tort à court terme à l’activité économique. «Fitch maintient sa prévision de croissance inchangée à 1% cette année, ce qui reflète une conjoncture extérieure toujours faible et l’incidence de la rigueur budgétaire concentrée en début de mandat», a-t-elle écrit. Depuis le début de la crise financière mondiale en 2008, le nombre d’États capable de garder une note «triple A», celle des emprunteurs extrêmement fiables, a peu à peu diminué. En zone euro, il ne reste plus que l’Allemagne et le Luxembourg.

BNP Paribas : note abaissée

BNP Paribas : note abaissée

 

 

Standard & Poor’s a annoncé vendredi avoir abaissé la note long terme de BNP Paribas de A+ à A, avec perspective stable, en estimant que la banque française a une gestion de ses fonds propres « plus tendue » que ses concurrentes. L’agence de notation juge ainsi qu’avec son niveau de fonds propres, BNP Paribas a une capacité d’absorption des pertes (mesure ALAC) moins forte que ses concurrentes, y compris européennes. »Le niveau de fonds propres ajustés des risques de BNP Paribas est relativement plus faible que celui de ses pairs », écrit S&P dans un communiqué. »Nous pensons que la mesure ALAC de BNP Paribas n’atteindra pas les 5% à la fin de 2018, seuil nécessaire pour bénéficier d’un cran de notation supplémentaire. »Selon les estimations de l’agence, la mesure ALAC pour BNP Paribas se situait fin 2015 entre 1% et 1,5%.BNP Paribas n’était pas joignable dans l’immédiat pour commenter cette décision. A fin 2015, BNP Paribas affichait un ratio de solvabilité financière (Common Equity Tier 1) de 10,9% sous la réglementation Bâle III, en hausse de 60 points de base par rapport à fin 2014. En décembre, la banque avait indiqué réfléchir à différentes options pour First Hawaiian Bank afin notamment de renforcer sa solvabilité financière et de répondre aux nouvelles exigences prudentielles des régulateurs. Des sources avaient indiqué en janvier à Reuters que le processus de mise en Bourse de cette filiale était enclenché. S&P confirme la note à court terme « A-1″ de BNP Paribas, de même que celles de ses dettes hybrides et subordonnées. La note long terme A+ de la banque avait été placée en décembre sous surveillance avec implication négative par S&P. A titre de comparaison, Crédit agricole, Société générale et BPCE, maison mère de Natixis, sont aussi notés « A » avec perspective stable par S&P, et leur dette court terme est également notée « A-1″ (Reuters).

Fitch maintient la note de la France en dépit d’un endettement record en 2017

Fitch maintient la note de la France en dépit  d’un endettement record en 2017

 

L’agence de notation Fitch ne se fait guère d’illusions sur la capacité de la France a réduire son déficit budgétaire et à maîtriser son endettement. Pour autant,  la note de la France est maintenue à son niveau actuel. En cause sans doute, le fait que nombre d’autres pays notamment européens auront bien des difficultés à respecter aussi leurs objectifs budgétaires. En cause aussi,  le fait que l’activité internationale voit sa croissance se ralentir en tout cas n’être pas aussi dynamique qu’attendue. La zone euro en particulier s’habitue-à une croissance molle durable tournant autour de 1,5 %. Si Fitch devait sanctionner la France en abaissant sa note au regard des résultats économiques et financiers il faudrait aussi diminuer celle de nombreux autres pays. Mais une telle sanction pourrait avoir des effets négatifs sur la croissance du fait de la contagion de la hausse des taux d’intérêt. Du coup Fitch ne souhaite pas désespérer inutilement les investisseurs. Fitch Ratings a donc confirmé vendredi la note souveraine AA de la France ainsi que la perspective stable qui lui est attachée en évoquant d’un côté « une économie riche et diversifiée » et un « historique de relative stabilité macro-financière » et, de l’autre, « un ratio endettement par rapport au PIB et un déficit budgétaire élevés ». L’agence de notation précise dans son communiqué que « le niveau élevé de la dette limite la capacité de la France à faire face à des chocs budgétaires », ajoutant que cela « représente la principale faiblesse attachée à la note souveraine » du pays. Après avoir obtenu de l’Union européenne deux ans de plus, jusqu’à fin 2017, pour ramener son déficit sous la limite autorisé des 3% du produit intérieur brut (PIB), le gouvernement français a présenté en avril une nouvelle trajectoire de ses finances publiques. Celle-ci prévoit un déficit public ramené à 3,8% du PIB cette année, puis 3,3% en 2016 et à 2,7% en 2017, avec une dette publique qui culminerait à 97,0% de la richesse nationale l’an prochain avant de baisser légèrement, à 96,9%, en 2017. Ces prévisions sont fondées sur un scénario de croissance de l’économie de 1,0% cette année puis 1,5% les deux années suivantes. Les organisations internationales et la Banque de France anticipent entre 1,1% et 1,2% cette année, 1,3% et 1,5% en 2016.  Fitch prévoit pour sa part un déficit budgétaire ramené à 3,4% du PIB l’année prochaine puis un ratio de 2,8% en 2017, l’endettement étant vu à un pic proche de 97% en 2017.  Fitch avait baissé la note de la France en décembre 2014 de AA+ à AA, avec une perspective stable, estimant que la faiblesse de la conjoncture mettait en péril les objectifs de réduction des déficits.

COP 21 : l’agence de notation Standard & Poor’s note les Etats

COP 21 : l’agence de notation Standard & Poor’s note les Etats

 

 

Même si l’exercice est encore très embryonnaire et très partiel voire partial il est intéressant de constater que l’agence de notation commence à intégrer les conséquences de la hausse du climat sur la notation financière des pays.  Standard & Poor’s est loin de prendre en compte tous les éléments relatifs au réchauffement (ce que reconnaît l’agence) mais a commencé d’évaluer l’impact de la hausse des températures sur le risque souverain des États. Ce risque, gradué par les notes qui vont du fameux AAA à D, reflète la capacité d’un État à rembourser ses dettes, et donc sa bonne santé financière. Sur l’échantillon de 38 pays étudiés, la Thaïlande apparaît comme le plus vulnérable. La multiplication des catastrophes naturelles induite par le réchauffement entraînerait à elle seule une dégradation de 1,8 cran. Un chiffre abstrait, qu’il faut comparer avec une dégradation de 1 cran pour la République dominicaine ou 0,5 cran pour le Vietnam ou les Bahamas, archipel dépassant à peine le niveau de la mer. Pour rendre son estimation plus concrète, S&P’s s’est aussi appuyé sur les données de l’assureur Swiss Re qui évalue les dégâts potentiels des catastrophes naturelles. Dans le cas de la Thaïlande, la valeur des destructions matérielles augmenterait de plus de 4 % par rapport aux scénarios sans réchauffement climatique. L’alourdissement de la facture due au changement climatique serait de 4 % pour les Bahamas, 2,5 % pour la Jamaïque ou près de 2 % pour le Vietnam. Le réchauffement n’aurait qu’un impact «négligeable» sur la notation financière des pays développés, constate S&P’s tandis que les États des Caraïbes et de l’Asie du Sud-Est seraient les plus touchés. L’étude estime que les dommages subis à cause des cyclones augmenteront d’ici 2050, de 45 % aux États-Unis, de 50 % en Nouvelle-Zélande et de 64 % au Japon. Cette hausse est spectaculaire mais le niveau de départ étant bas, l’effet sur les finances publiques de ces pays riches restera faible. L’impact chiffré de l’étude peut sembler somme toute limité. Mais il est partiel, avertit l’agence de notation. Ses experts n’ont en effet pris en compte que deux types de catastrophes naturelles pour lesquelles les modèles climatiques et les bilans des années passées fournissent suffisamment de données: les cyclones tropicaux et les inondations. S&P’s n’a par exemple pas calculé l’impact de l’aggravation des sécheresses, pourtant attendue par les climatologues, mais trop complexe à chiffrer.

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