Archive pour le Tag 'Notation'

Notation financière de la France :un sursis, Fitch maintient sa note

Notation financière de la France :un sursis, Fitch maintient sa note

Si Fitch a maintenu, vendredi soir, sa perspective négative, l’agence a jugé que la France conserve une économie «vaste et diversifiée», avec des «institutions fortes et efficaces». Reste à venir l’évaluation de la principale agence de notation Standard Standard & Poor’s.

Le gouvernement est parvenu à faire adopter son projet de loi de finances, redonnant un semblant de stabilité, malgré une trajectoire des comptes publics encore incertaine. Le déficit, espéré à 5,4% du PIB par l’exécutif, reste exposé à de nombreux aléas.

Les regards se tournent désormais vers Standard & Poor’s, qui en février a fait passer son propre «AA-» en perspective négative. Si la situation de la France ne s’arrange pas, l’agence américaine, beaucoup plus suivie, pourrait se monter plus sévère que Fitch lors de sa prochaine notation. La troisième agence, Moody’s, classe la France Aa3, l’équivalent de AA-, mais avec perspective stable.

Notation de la France : S&P Global abaisse la perspective de la France

Notation de la France : S&P Global abaisse la perspective de la France

 S&P Global  adresse à la France en abaissant la perspective de la note de « stable » à « négative ».

« La stratégie budgétaire au-delà de 2025 est incertaine, la croissance sera en-dessous de 1 % et le cout moyen de la dette sera en 2028 sera égale à la croissance nominale du PIB », résume l’agence de notation pour expliquer sa décision. Cette mise sous perspective négative « rappelle l’ampleur du défi de redressement de nos finances publiques, défi que le gouvernement est déterminé à relever », a réagi le ministère de l’Economie auprès de l’AFP.

Notation Dette France: Nouvelle bienveillance de l’agence S&P

Notation Dette France: Nouvelle bienveillance de l’agence S&P

Après la commission européenne, la France vient de bénéficier d’une nouvelle bienveillance de l’agence américaine  Standard & Poor’s qui maintient sa note inchangée, la laissant en «AA-», perspective «stable»

L’évaluation de l’agence américaine se fonde évidemment sur des considérations financières et économiques mais aussi politiques. En effet si la France devait être assez lourdement sanctionnée par les institutions internationales notamment les agences de notation, l’union économique européenne pourrait connaître une grave crise ajoutant encore au climat économique et géopolitique délétère mondial.. Or S&P a choisi de s’en tenir à sa note du mois de mai dernier, lorsqu’elle l’avait fait passer de «AA» à «AA-». L’agence sanctionnait alors la «détérioration de la position budgétaire» du pays. «Le déficit budgétaire de la France en 2023 a été nettement plus élevé que ce que nous avions prévu», avait justifié la société américaine, doutant que le déficit puisse revenir sous 3% du PIB d’ici 2027. 

L’agence de notation ne s’aligne pas sur l’inquiétude des marchés : le taux d’intérêt auquel l’Etat français emprunte à 10 ans a brièvement dépassé celui de la Grèce, atteignant 3,05% mercredi, ce qui signifie que les investisseurs ont considéré qu’il était aussi risqué de prêter à Athènes qu’à Paris… Dans l’attente du couperet de S&P, le taux français est repassé à 2,9% ce vendredi.

C’est bienveillance de la commission européenne et de l’agence de notation doit cependant être prise comme un sursis est la question de la dégradation pourrait se reposer en 2025 en fonction de l’évolution de la conjoncture économique mais aussi politique du pays. 

Notation financière de l’Espagne : relèvement de la note par Fitch

Notation financière de l’Espagne : relèvement de la note par Fitch

Alors que la plupart des agences de notation ont qualifié de négative l’évolution financière de la France, Fitch a contrario remonté à  « positive » la perspective de crédit de l’Espagne

L’agence de notation Fitch a relevé vendredi de « stable » à « positive » sa perspective de crédit pour l’Espagne, saluant des facteurs structurels à même de renforcer le potentiel de croissance et la résilience du pays face aux chocs extérieurs.

Fitch a notamment souligné les tendances positives du marché du travail grâce à une forte migration et des réformes, l’amélioration de la compétitivité et l’absence de déséquilibres macro-financiers.

 

Notation de la France et Moody’s: perspective dégradée

Notation de la France et Moody’s: perspective dégradée

L’agence de notation maintient ainsi la note de la France à «Aa2» mais assombrit sa perspective qui passe de «stable» à «négative». Cette décision «reflète le risque croissant que le gouvernement français soit peu susceptible de mettre en oeuvre des mesures qui empêcheraient des déficits budgétaires plus importants que prévu», a souligné Moody’s dans son communiqué.

Cette année, le déficit est attendu à 6,1 % du Produit intérieur brut (PIB) et la dette à 113 %. Dans sa trajectoire de moyen-long terme, envoyée cette semaine à Bruxelles, Bercy s’avance, à horizon 2029 à ramener le déficit à 2,8%. La dette se maintiendrait en revanche à un niveau très élevé : 115,8 %. Or , «les performances de déficit, dette et croissance réelle de la France, réalisées en 2023 et projetées pour 2 024 et 2025 sont inférieures à ce que montrent la plupart des autres pays européens ayant la même note ou une note inférieure attribuée par Moody’s, à part l’Italie », souligne encore Éric Dor, directeur des études économiques de l’Ieseg.

. À dix ans, la France se finance désormais plus cher que le Portugal ou l’Espagne. L’écart avec l’Allemagne, le fameux spread entre les titres obligataires, s’est aussi accru. La charge de la dette se ressent de cette tension, elle est attendue autour de 100 milliards d’euros à horizon 2029.

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Moddy’s:

Agences de notation Fitch :BBB confirmé pour l’Italie, avec perspective positive

Agences de notation Fitch :BBB confirmé pour  l’Italie, avec perspective positive

Alors que la France s’attend un déficit de 6%  pour l’année en cours, l’Italie ancien mauvais élève de l’Europe ramène son déficit public à 3,7 %. Conséquence :L’agence de notation Fitch a annoncé vendredi maintenir la notation de la dette publique italienne à l’échelon «BBB» mais faire passer sa perspective de «stable» à «positive» du fait de bonnes performances budgétaires et respect des engagements européens.

 

Une analyse renforcée par «des signes de croissance potentielle plus élevée et un contexte politique plus stable». Fitch anticipe notamment un déficit public de 3,7% pour l’année en cours, contre 4,7% anticipé en avril dernier et s’attend à voir l’Italie réaliser un excédent budgétaire primaire, c’est-à-dire avant le paiement du service de la dette.

Agences de notation et dette : note maintenue pour Fitch mais avec perspective négative

Agences de notation et dette  : note maintenue pour Fitch mais avec perspective négative

 L’agence de notation Fitch a maintenu vendredi la note de la France à «AA-», mais la place sous perspective négative, ce qui veut dire qu’elle envisage à l’avenir de la dégrader, a-t-elle indiqué dans un communiqué. Lors de sa dernière évaluation des finances françaises en avril – un statu quo -, l’agence américaine avait alerté sur un risque de baisse en cas d’«augmentation importante et persistante de la dette (…) résultant de déficits publics plus élevés que prévu». Or, la France a effectué de brutales révisions de sa prévision de déficit pour 2024, passant de 4,4% fin 2023 à 5,1% en avril pour finalement culminer à 6,1% du PIB.

«Les risques liés à la politique budgétaire se sont accrus depuis notre dernier examen», explique Fitch dans son communiqué. «Le dérapage budgétaire prévu cette année place la France dans une situation plus défavorable, et nous prévoyons désormais des déficits budgétaires plus importants, ce qui entraînera une forte augmentation de la dette publique pour atteindre 118,5 % du PIB d’ici 2028. Nous ne nous attendons pas à ce que le gouvernement respecte ses prévisions révisées de déficit à moyen terme pour ramener le déficit en dessous de 3% du PIB d’ici 2029», explique-t-elle. «Une forte fragmentation politique et un gouvernement minoritaire compliquent la capacité de la France à mettre en œuvre des politiques d’assainissement budgétaire durables», indique l’agence de notation.

Réduction du déficit de la France : doutes l’agence de notation Moody’s

Réduction du déficit de la France :  doutes l’agence de notation Moody’s 

Les nouvelles notations par les agences de la situation financière de la France interviendront à partir d’avril. Au gouvernement et dans les institutions on s’agite pour savoir si le pays pourra ou non conserver sa note actuelle. Cela paraît peu vraisemblable au regard des doutes déjà émis par l’agence de notation Moody’s qui considère que la réduction des déficits annoncés en France paraît assez improbable.

« Improbable ». C’est le terme employé par l’agence de notation Moody’s à propos de l’objectif de la France de réduire le déficit public à 2,7% d’ici 2027. Et ce, depuis l’annonce d’un dérapage du déficit à 5,5% du PIB (Produit intérieur brut) en 2023. Aux yeux de l’agence de notation, une telle dégradation du déficit public « rend improbable » la tenue, par le gouvernement, de son objectif de réduction du déficit, « tel qu’il le prévoit dans son plan budgétaire à moyen terme présenté en septembre », précise Moody’s dans un communiqué ce mercredi.

 

. Le déficit public de 2023 s’est ainsi établi à « 154,0 milliards d’euros, soit 5,5 % du produit intérieur brut (PIB), après 4,8 % en 2022 et 6,6 % en 2021 ».  « Ce chiffre marque une dégradation de 15,8 milliards d’euros par rapport aux dernières prévisions », a indiqué sur le réseau X le ministre délégué aux Comptes publics, Thomas Cazenave.

La dette publique française atteint, elle, 110,6% du PIB fin 2023, a précisé l’Institut national de la statistique et des études économiques mardi. C’est moins qu’en 2022, où elle s’affichait à 111,9%, mais presque un point de pourcentage au dessus de la prévision du gouvernement (109,7%).

L’agence de notation estime que les 10 milliards d’économies supplémentaires en 2024 sont insuffisantes pour « remettre le gouvernement sur la trajectoire » budgétaire prévue. Pire, pour parvenir à ces 3% de déficit public d’ici 2027, la Cour des comptes évoque 50 milliards d’économie d’ici la fin du quinquennat de Macron. L’OFCE évoque, de son côté, un effort de 70 à 80 milliards d’euros.

A tout le moins, il faudra donner des gages avant le couperet des agences de notation : Fitch et Moody’s le 26 avril, et surtout S&P le 31 mai. Une dégradation de la note de la France pourrait entraîner une hausse des taux d’intérêt auxquels le gouvernement se refinance sur les marchés et rendre plus difficile la gestion de la dette.

D’autant que Moody’s s’attend également à ce que le niveau de la dette publique remonte « lentement » à partir de 2024, exposant le pays à des coûts liés aux intérêts « jamais vus en plus de 20 ans ». Déjà selon le gouvernement, la France devrait dépenser plus de 74 milliards d’euros en 2027 pour rembourser les intérêts de sa dette, contre 38,6 milliards en 2023.

 

Chine et endettement: Perspective négative pour l’agence de notation

Chine et endettement: Perspective négative pour l’agence de notation


Une crise financière en Chine qui hypothèque l’activité du fait de l’endettement généralisé. Une situation rarement évoquée par les médias mais qui pourrait peut-être un jour contaminer les Etats notamment occidentaux également très endettés. Par ailleurs la Chine connaît une surcapacité de production qui l’amènera à accentuer encore son dumping sur les exportations notamment vers les pays occidentaux.

Enffet, Moody’s a revu en baisse la perspective de la note de crédit, la portant de stable à négative. L’agence de notation financière s’inquiète des risques grandissants d’une croissance économique plutôt faible. Elle dénonce la hausse de la dette des collectivités locales, qui « va contraindre les autorités à soutenir financièrement les gouvernements locaux et les entreprises d’État endettées »et l’aggravation de la crise du secteur immobilier.

En réaction à la décision de Moody’s, le ministre des Finances assure que l’économie va progresser et que les risques liés à l’immobilier et à la dette locale sont contrôlables. Mais, après la récession de l’ensemble du secteur en 2022, les grands groupes immobiliers tels qu’Evergrandeou Country Garden continuent d’aller mal. Leurs ventes ont reculé de moitié par rapport à l’an dernier sur les trois premiers trimestres 2023. Et cinq des plus grands groupes ont fait défaut sur leur dette ou n’ont pu honorer certaines échéances.

Les « quelques signes de stabilisation du marché » enregistrés sur les prix immobiliers et sur le niveau des nouvelles constructions profiteront surtout aux grandes métropoles côtières, estiment les analystes du cabinet Global Sovereign Advisory, qui conseille les États sur la gestion de leurs dettes.

Quant aux collectivités locales endettées, elles représentent toujours un risque majeur pour l’économie. Après avoir surinvesti pendant des années, elles ont subi l’envolée des coûts due à la pandémie. Elles doivent désormais faire face à la chute de leurs principales recettes, les revenus tirés de la vente de terrains. Leur dette globale atteint 92 000 milliards de yuans (11 900 milliards d’euros). Ce qui a incité les autorités à dévoiler en octobre un plan d’émissions de 1 000 milliards de yuans d’obligations souveraines d’ici à la fin de l’année pour aider à relancer l’activité. Pékin a par ailleurs augmenté son objectif de déficit budgétaire pour 2023, le portant à 3,8 % du PIB, contre 3 % à l’origine.

Le gouvernement devrait annoncer lors de la réunion économique prévue mi-décembre ses prévisions de croissance pour l’an prochain. Moody’s a indiqué mardi qu’il la voyait ralentir à 4 % en 2024 et 2025 et reculer un peu plus à 3,8 % les années suivantes.

L’économie chinoise a eu du mal à amorcer une reprise vigoureuse après la pandémie de Covid-19. Au-delà des problèmes du secteur immobilier et des collectivités locales, le ralentissement de la croissance mondiale et les tensions géopolitiques ont freiné son élan. En novembre, l’activité manufacturière s’est contractée pour le deuxième mois consécutif, ce qui remet en question la dynamique économique, en dépit de la série de mesures prises par Pékin depuis mi-2023 pour stimuler la confiance et la croissance.

« Il y a une surcapacité évidente en Chine, et cette surcapacité sera exportée, en particulier si elle est alimentée par des subventions directes et indirectes », a ainsi déploré le mois dernier la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. « Les dirigeants européens ne toléreront pas dans la durée un déséquilibre dans les échanges commerciaux », a-t-elle déclaré mardi, à l’avant-veille d’un sommet entre la Chine et l’UE à Pékin. En soulignant que le déficit commercial de l’Union européenne avec la Chine avait doublé en deux ans pour atteindre le chiffre record de 390 milliards d’euros en 2022. Et que les exportations chinoises vers l’UE étaient trois fois plus importantes que celles de l’UE vers la Chine.

Notation France: note maintenue …..de justesse par Standard & Poor’s

Notation France: note maintenue …..de justesse par SP

La France évite – de justesse- la sanction. la note -ci est maintenue à «AA» mais toujours avec avec perspective négative. Il y a quelque chose de pathétique dans la satisfaction du gouvernement et du ministre de l’économie . Une note très commentée politiquement et qui montre à quel point la France et dépendante désormais du verdict d’institutions internationales. En cause évidemment la dégradation catastrophique des finances notamment de la croissance du déficit et l’envolée de la dette. Cette note a aussi une connotation politique car actuellement les agences de notation ce montre assez bienveillante vis-à-vis des budgets et des dettes des pays. Une plus grande sévérité serait susceptible de faire s’envoler encore les taux d’intérêt et l’inflation, Ce que ne souhaite aucune institutions financières internationales.

Actuellement la dette dépasse les 3000 milliards et génère près de 60 milliards de charges financières. Et d’ici une dizaine d’années sur la tendance on prévoit un endettement à 5000 milliards avec une charge de 100 milliards par an, soit nettement le premier budget de l’État

Le problème, c’est que le budget 2024 et à peine voté par le Parlement apparaît déjà complètement obsolète non seulement à la Cour des Comptes mais aussi par Bruxelles. Le problème de la fiabilité du budget est classique en France. D’un côté on sous-estime les dépenses- voire à cet égard la dérive générale- mais aussi toute une série de chèques attribués à telle ou telle catégorie ou champs d’activité), d’un autre on surestime la croissance.

Les experts considèrent aujourd’hui qu’il sera bien difficile d’atteindre 1 % de croissance et le consensus tourne autour de 0,8 %. Le gouvernement ,lui, retient la perspective de 1,4 %. Une manipulation comptable qui permet de cacher un peu mieux l’ampleur du déficit;

Or les nuages s’accumulent sur les prévisions macroéconomiques du gouvernement. Déjà, entre le printemps et la présentation du projet de loi de finances (PLF), en septembre, Bercy avait de lui-même abaissé sa prévision de croissance pour l’an prochain de 1,6 % à 1,4 %. Malgré cet ajustement, le Haut Conseil des finances publiques de la Cour des comptes l’a jugée « élevée », notamment par rapport au consensus des économistes, qui tourne autour de 0,8 %.

Notation financière de la France: maintenue de justesse par Fitch

Notation financière de la France: maintenue de justesse par Fitch

Six mois après avoir rétrogradé la France, L’agence de notation internationale maintient cette note mais de justesse. La note est assortie d’une perspective « stable », ce qui signifie que Fitch n’envisage pas de la modifier pour l’heure.

Fitch a toutefois jugé que les finances publiques françaises, et en particulier le niveau élevé de la dette publique, constituaient un point faible. La note de Fitch est assortie d’une perspective « stable », ce qui signifie que Fitch n’envisage pas de la modifier pour l’heure.

Fitch, qui attribue actuellement à la France la note « AA- », a toutefois jugé que la trajectoire de désendettement était limitée . « Le projet de budget pour 2024 et le programme pluriannuel envisagent seulement une réduction limitée du déficit budgétaire, de 4,9% en 2023 à 4,4% en 2024 », a relevé l’agence de notation.

Fitch s’attend à un déficit public de 4,6% en 2024 en raison d’une « estimation plus faible (que celle du gouvernement, Ndlr) de la croissance » et du « risque que des économies (…) ne soient pas réalisées ». Ainsi, l’agence a revu sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2024 à +1,1%, contre +1,3% précédemment, en raison d’une demande plus faible et d’un commerce net légèrement plus faible. Fitch s’attend à ce que la croissance du PIB atteigne 1,7% en 2025, grâce à la reprise de la consommation privée.

Finances de la France : s’attendre à une punition par les agences de notation

Finances de la France : s’attendre à une punition par les agences de notation

Au printemps dernier la France avait reçu un avertissement des agences de notation en raison de la dégradation des comptes de l’État. Prochainement les agences de notation devraient faire valoir leur nouvelle évaluation est la note attribuée à la France. Une note qui pourrait bien être en baisse dans certaines agences car les promesses de rigueur budgétaire n’ont pas été tenues en 2023 et ne le seront toujours pas en 2024. Le déficit va à nouveau s’accroître en raison en particulier de la surestimation des recettes et inversement de la sous-estimation des dépenses. Bilan : avec le déficit qui progresse, la dette va encore enfler pour atteindre plus de 3000 milliards ce qui représente 50 milliards de charges annuelles soit presque le premier budget du pays.
Lors de la présentation du projet de loi de finances de 2024 (PLF 2024), les ministres de Bercy Bruno Le Maire et Thomas Cazenave ont prévu 16 milliards d’euros destiné à réduire le solde public de l’Etat, des collectivités et de la sécurité sociale. Mais les perspectives qui ne seront sans doute pas tenues faute de réformes nécessaires

En cause « l’immobilisme politique ». En l’absence de majorité absolue, le gouvernement a déjà dégainé l’article 49-3 de la Constitution sur le volet recettes du budget 2024. Et d’autres devraient suivre. Les agences de notation pourraient considérer qu’il faut des réformes mais que le gouvernement n’y arrive pas .

La France pourrait cependant bénéficier d’une réforme du pacte de stabilité en Europe avec des règles plus souples tenant compte des réalités particulières et donc des trajectoires budgétaires plus réalistes.

Le problème, c’est que le pays est maintenant celui de la zone euro dont les dérives financières sont les plus importantes. On reproche surtout aux pays non seulement l’ampleur de ses déficits et de sa dette mais surtout de ne jamais tenir ses promesses et ses propres projections.

La réforme du pacte de stabilité en Europe devrait changer les règles budgétaires inscrites dans le traité de Maastricht. L’objectif est que les Etats s’entendent sur des règles plus adaptées à la situation particulière de chaque pays, de fixer des trajectoires budgétaires à la fois plus réalistes et mieux respectées.

C’est le sens de la proposition mise sur la table en avril par la Commission européenne. Jusqu’à maintenant, les pays ne sont pas parvenus à un compromis. Mais l’objectif est de parvenir à un accord d’ici fin décembre. Dans cette perspective, le verdict des agences de notation sur la France devrait être particulièrement attendu.

Notation financière: Baisse de la note États-Unis

Notation financière: Baisse de la note États-Unis

Fait rare la note financière des Etats-Unis a été abaissée par Fitch en raison de la détérioration constante des normes de gouvernance au cours des 20 dernières années, y compris en matière budgétaire et de dette, malgré l’accord de juin, soutenu par les deux partis, visant à suspendre le plafond de la dette jusqu’en janvier 2025», a déploré Fitch.

La France depuis longtemps a perdu son triple A. Et Fitch 28 avril 2023 a encore dégradé la note financière de la France d’un cran. Celle-ci passant de AA à AA-

La baisse de la note surtout justifiée par les difficultés récurrente à faire sauter le plafond de la dette mais surtout une sanction qui découle
de la «détérioration budgétaire attendue au cours des trois prochaines années», ainsi qu’«une charge de la dette publique élevée et croissante».

En cause comme en France notamment l’augmentation des coûts du régime de retraite et de l’assurance maladie en raison du vieillissement de la population, a encore souligné l’agence de notation.

Les conséquences devraient mécaniquement se faire ressentir sur le niveau des taux et sur l’inflation

Notation financière de la France par (S&P) : le gouvernement dit ouf !

Notation financière de la France par (S&P) : le gouvernement dit ouf !


Clairement la plupart des experts et le gouvernement s’attendait à une des nouvelles dégradations financières de la note de la France en raison en particulier de la dérive budgétaire et de l’ampleur galopante de la dette. En faite la note est maintenue mais se trouve évidemment derrière des pays comme l’Allemagne. La conséquence sans doute sera aussi la stabilisation de l’écart des taux d’intérêt avec l’Allemagne
.

Un ouf de soulagement au sommet de l’État. Contre toute attente, l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a maintenu, vendredi soir, la note de la France à «AA», signifiant que le pays a une forte capacité à rembourser sa dette. Une vision optimiste qui prend donc le contre-pied de la décision prise par Fitch fin avril, qui l’avait abaissé d’un cran, de «AA» à «AA-». Et la surprise est d’autant plus grande pour le gouvernement français que S&P avait maintenu en décembre la notation hexagonale, sans exclure de la dégrader en raison du ralentissement de son économie, de l’absence de grandes réformes structurelles et de la dégradation des finances publiques.

Il y a quelques jours, le ministre avait confirmé que les échanges entre le gouvernement et les responsables de Standard & Poor’s allaient bon train. Façon pour l’exécutif de les convaincre des bienfaits de la politique économique de la France pour réduire sa dette. «J’ai présenté nos arguments, je pense qu’ils sont convaincants: nous faisons des réformes, nous arrivons à les faire passer, avait vanté le patron de Bercy sur France Inter. Nous avons des résultats économiques qui sont solides.» Montant au front, la première ministre elle-même avait eu des «discussions très étroites», selon ses termes sur Radio J, avec l’agence «sur tout ce (la France) pour maîtriser (ses) finances publiques». Une démarche qui lui a donné raison.

Notation de la France : la première ministre conteste les agences de notation!

Notation de la France : la première ministre conteste les agences de notation!

Le gouvernement s’attend comme la plupart des experts d’ailleurs à un abaissement de la note financière de la France. Les faits qui justifient la diminution de la note sont pourtant objectifs avec un déficit budgétaire de l’ordre de 5 %’ (au lieu de 3% prévus par l’Europe), un envol de l’endettement à 113 % du PIB ( au lieu de 60% et alors que les Allemands sont à 70 %) et des charges financières qui annuellement représentent 50 milliards. Bref une véritable explosion des équilibres financiers.

En dépit de cela la première ministre veut discuter avec les agences de notation pour évaluer la capacité financière de la France et le gouvernement a déjà contesté l’abaissement de la note par l’agence Fitch.

Certes les Etats sont fondés à fournir des informations aux agences de notation et forcément tentent de justifier leur bilan financier. Pour autant, il n’appartient pas aux Etats de définir en commun avec les agences de notation la note à attribuer. De ce point de vue, le gouvernement français confond sans doute ce qui relève de l’autorité française et ce qui relève de l’autorité d’organismes internationaux indépendants .

Le gouvernement fait valoir ses réformes et eu des «discussions très étroites» avec l’agence financière Standard and Poor’s, avant sa notation attendue de la dette française début juin, a indiqué Élisabeth Borne dans un entretien diffusé dimanche par Radio J. Ces échanges ont eu lieu avec le ministre des Finances Bruno Le Maire, a précisé la première ministre, qui était interrogée sur le risque d’une dégradation de la note de crédit du pays, après celle infligée fin avril par l’agence Fitch.

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