Archive pour le Tag 'nord'

La Corée du Nord dont la population est affamée propose la fin de la guerre

La Corée du Nord dont la population est affamée propose la fin de la guerre

 

La fin de la guerre proposée par la voix de Kim Yo Jong, soeur du dirigeant Kim Jong Un, constitue en fait une sorte d’appel à l’aide déguisé. Compte tenu des folies du dirigeant, l’un des pays les plus pauvres du monde est de plus en plus affamé.

Pour s’en sortir , la dictature ressort la carte de la paix retrouvée avec la très riche Corée du Sud. Pour brouiller son appel de détresse, Pyongyang a annoncé qu’il était prêt à discuter des conditions d’un sommet inter-coréen. Kim Yo Jong a indiqué que cette proposition ne serait possible qu’à condition de garantir un respect mutuel entre les deux pays. En fait, il y a longtemps que la Corée du Sud respecte une Corée du Nord qui, elle ,multiplie les actions d’hostilité théâtrale.

« Selon la sœur du dictateur, en faite la numéro deux de la dictature,

Il  est possible de mettre un termes à un conflit qui dure depuis la partition de la Corée après la guerre de 1950-1953. Pour rappel, cette guerre s’était achevée sans traité de paix. Ainsi, les deux Corées sont officiellement toujours en guerre. Et Washington stationne toujours des troupes le long de la frontière, côté Corée du Sud. Selon la soeur de Kim Jong Un, un sommet bilatéral permettrait « le rétablissement du bureau de liaison inter-coréen et du sommet inter-coréen, sans parler d’une déclaration mettant fin à la guerre ». Et surtout de permettre l’arrivée de sacs de riz dont la population nord-coréenne est dramatiquement privée ne vivant que sur l’aide de la Chine conduite avec parcimonie pour maintenir la Corée d’une nord  en laisse.

Missiles de la Corée du Nord : Nouvelle mise en danger de la région

 Missiles de la Corée du Nord : Nouvelle mise en danger de la région

 

Le régime de Kim Jong-un a effectué avec succès des tirs d’essai d’un nouveau « missile de croisière longue portée » durant le week-end, ses premiers tirs depuis mars, a annoncé l’agence officielle KCNA ce lundi.

Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), enseignant à Sciences-Po Paris, et spécialiste notamment de la Corée du Nord s’inquiète lundi 13 septembre sur franceinfo, après des tirs d’essai d’un nouveau missile de croisière longue portée par la Corée du Nord.

: Le Japon a-t-il raison d’évoquer l’existence d’une menace réelle et sérieuse pour la paix et la sécurité du pays ?

Antoine Bondaz : C’est le cas pour l’ensemble des pays de la région : la Corée du Sud, le Japon, mais aussi les États-Unis qui ont une présence militaire très forte dans ces deux pays. Ils ont des raisons de s’inquiéter parce que cela démontre que la Corée du Nord depuis ces dernières années poursuit son programme de développement, qu’il soit balistique en tant que tel ou pour l’ensemble de ces missiles. Ce sont des missiles de croisière à longue portée qui pourraient frapper notamment des intérêts japonais dans l’archipel. La Corée du Nord continue d’améliorer et de développer tous ses systèmes d’armes. C’est dans un contexte d’accroissement des capacités de l’ensemble des acteurs [Etats-Unis, Corée du Sud, Japon] que la Corée du Nord a testé ces deux missiles.

Et le développement de ces types d’armes, qu’est-ce que ça change ?

Ces deux dernières années, la Corée du Nord a multiplié les essais balistiques à courte portée. Ce qui diffère avec le double essai de ce week-end, c’est que c’est un missile de croisière qui voyage à une altitude beaucoup plus faible. Ce qui rend son interception par certains systèmes de défense plus complexe. C’est un message envoyé à la Corée du Sud et au Japon pour dire que la défense anti-missile de ces pays, mais aussi celle des États-Unis qui y est déployée ne sera pas suffisante en cas de conflit, pour éviter des frappes nord-coréennes. Pour l’instant ce sont des provocations auxquelles la communauté internationale peut avoir beaucoup de mal à répondre, car ce ne sont pas des tirs balistiques à longue portée comme en 2016 et 2017 qui avaient enclenché des sanctions de la part du Conseil de sécurité des Nations unies. Et puis les résolutions ne mentionnent pas explicitement les missiles de croisière comme étant interdits. C’est donc plus difficile pour les membres du Conseil de sécurité de l’Onu de se coordonner, de se mettre d’accord.

« Les Américains ont une nouvelle stratégie qui est assez floue. »

 

Kim Jong-Un, le chef d’État nord-coréen n’a pas assisté à ces lancements. Comment l’interprétez-vous ?

Ce n’est pas en soi fondamentalement une information importante. Ce qui est important, c’est qu’en janvier lors du 8e congrès du Parti du travail de Corée du Nord, Kim Jong-Un avait annoncé que le pays continuerait de développer son programme nucléaire et notamment ses armes tactiques. Ce qui se passe ce week-end n’est que la réalisation de choses qui ont été annoncées. Entre-temps, les discussions entre Américains et Nord-coréens n’avancent plus du tout. Il n’y a pas d’avancée tant les Etats-Unis que la Corée du Nord ne semblent pas prêts pour l’instant à faire les concessions que l’un et l’autre attendent.

Covid: la Corée du Nord refuse les vaccins !

Covid:  la Corée du Nord refuse les vaccins  !

La Corée du Nord prétend avoir été très peu contaminée par le virus, de ce fait , elle a refusé quelque trois millions de doses de vaccin chinois contre le Covid-19, proposant qu’elles soient offertes à des pays qui soient davantage dans le besoin, a indiqué jeudi l’Unicef. Le régime nord-coréen, dont le système de santé est notoirement défaillant, a été un des premiers pays au monde à fermer ses frontières afin d’empêcher une propagation du coronavirus apparu chez son voisin chinois.

Depuis, Pyongyang a toujours soutenu que l’épidémie de Covid-19 n’était pas arrivée sur son sol, ce dont doutent nombre d’experts. Cet isolement pèse lourd sur son économie déjà plombée par de multiples sanctions internationales imposées en riposte à ses programmes militaires interdits.

 » Nord Stream 2 devrait se faire quand même « 

 » Nord Stream 2 devrait se faire quand même « 

 

D’après , Thierry Bros  professeur à Sciences Po, spécialiste de la géopolitique de l’énergie (interview)

 

 

 

La Russie a imposé l’interdiction d’entrée sur son territoire à huit responsables européens, dont le président du Parlement européen, David Sassoli, et la vice-présidente de la Commission européenne, Vera Jourová, vendredi 30 avril. Ces mesures font suite aux sanctions européennes mises en place en mars contre la Russie dans le cadre de l’affaire Navalny et face aux persécutions russes en Tchétchénie. Les ministres des Affaires étrangères européens doivent se pencher ce lundi sur la réponse à apporter aux sanctions russes.

Pourquoi le gazoduc Nord Stream 2, qui doit relier la Russie et l’Allemagne, provoque-t-il autant de controverse ?

Pour bien le comprendre, il faut remonter un peu dans le temps. L’Europe est dépendante de longue date du gaz russe, qui représente aujourd’hui 40% de son approvisionnement. Après la chute de l’URSS, la Russie envoie son gaz par des pipes terrestres qui traversent des pays devenus tiers. Pour chaque pays traversé par ses gazoducs, la Russie doit payer annuellement une somme importante. Au début des années 2000, des conflits en Ukraine provoquent plusieurs ruptures d’approvisionnement, ce qui finit de convaincre les Russes de changer leur fusil d’épaule. Ils se lancent ainsi dans la construction de Nord Stream 1, un gazoduc sous-marin de 1200 km ralliant directement l’Allemagne, ce qui représente une prouesse technologique pour l’époque. Ce projet, fonctionnel à partir de 2011, est soutenu par les Européens, qui y voient un moyen de diversifier les routes d’approvisionnement.

L’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 est toutefois venue rebattre les cartes…

Oui, l’Union européenne prend alors fait et cause pour l’Ukraine et s’oppose au second projet de gazoduc sous-marin visant à contourner celle-ci : South Stream, qui devait relier la Russie et la Bulgarie, et est rerouté vers la Turquie. Pour contester le projet, la Commission européenne utilise un raisonnement juridique innovant : la nécessité d’une séparation patrimoniale entre le producteur et le propriétaire du gazoduc. Cet argument peut aussi s’appliquer à Nord Stream 2, qui doit appartenir et être alimenté exclusivement par [le géant des hydrocarbures russe parapublic] Gazprom. Mais cette fois-ci, le leader de l’UE qu’est l’Allemagne est partie intégrante du projet et s’oppose à la Commission. Voilà tout le problème.

Pourquoi l’Allemagne s’accroche-t-elle à ce projet, contre vents et marées ?

Nord Stream 2 doit renforcer la sécurité d’approvisionnement gazier de l’Allemagne, ce qui est pour elle d’une importance capitale dans la mesure où elle a décidé d’abandonner le nucléaire et doit aussi sortir du charbon. Si les Russes venaient à réduire leurs volumes de gaz, l’Allemagne resterait servie en premier. Ce gazoduc représente aussi pour le pays la promesse d’une manne financière très importante, dans la mesure où il permettra une augmentation du transport de gaz depuis l’Allemagne vers le reste de l’Europe, au détriment de la Pologne et de l’Ukraine.

Au-delà de Bruxelles, l’opposition la plus saillante au projet vient de Washington, qui met en place des sanctions extraterritoriales. Quel est leur impact ?

Les Etats-Unis, qui veulent à tout prix empêcher l’accroissement de la dépendance énergétique de l’UE envers la Russie, et accessoirement vendre leur propre gaz aux Européens, font en effet peser la menace très dissuasive d’une interdiction des transactions en dollar. Ce sont des mesures très fermes, qui ont déjà conduit au retrait de plusieurs entreprises européennes participant à la construction de Nord Stream 2. Cela met en péril l’achèvement du gazoduc, qui est pourtant construit à 94%. Mais si les Etats-Unis peuvent se permettre une telle ingérence, c’est avant tout parce que les Européens sont désunis sur ce projet.

Vu ces pressions, le projet pourrait-il avorter ?

Je ne crois pas : le coût de Nord Stream 2 s’élève à presque 10 milliards d’euros, dont la moitié est payée par Gazprom et le reste par cinq compagnies gazières européennes. Une fois une telle somme investie, vous ne pouvez pas vous permettre de ne rien faire. Pour faire face aux pressions, une solution de temporisation s’offre aux Russes, car ce pipe-là n’est pas nécessaire à court terme. En effet, en 2019, face au retard pris par la construction du gazoduc, la Russie a signé un contrat de transit terrestre en Ukraine pour cinq ans. Même si Nord Stream 2 devenait opérationnel, les Russes devraient quand même payer 1,3 milliard de dollars à l’Ukraine tous les ans jusqu’en 2024. Je pense donc que Nord Stream 2 ne sera pas mis en service d’ici là. A l’horizon 2024, suivant l’agenda extrêmement ambitieux de la Commission européenne sur la transition énergétique, ce pipe gazier pourrait se transformer en pipe d’approvisionnement d’hydrogène produit en Russie. Le projet deviendrait alors plus consensuel pour les Européens, ce qui limiterait le pouvoir de nuisance des Etats-Unis.

Cryptomonnaie : près de 300 millions volés par la Corée du Nord ?

Cryptomonnaie : près de 300 millions volés par la Corée du Nord ?

La Corée du Nord spécialiste du piratage numérique dans beaucoup de domaines pourrait bien être à l’origine d’un détournement de près de 300 millions de dollars de crypto monnaies notamment en KuCoin.

Les experts du secteur ont déclaré que les pirates essayaient de canaliser l’argent via des échanges décentralisés – qui fonctionnent en organisant des échanges de devises individuels à individuels – dans le but de contourner les plates-formes de négociation gérées de manière centralisée, dont beaucoup avaient rapidement signalé l’argent volé comme illicite.

«Selon des sources familières avec les deux hacks, les attaquants ont exploité des protocoles« defi »- c’est-à-dire des contrats intelligents qui facilitent les transactions automatisées», indique le rapport de l’ONU.

La mission de l’ONU de la Corée du Nord à New York n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires sur le rapport.

KuCoin a précédemment déclaré avoir réussi à récupérer plus de 80% de la monnaie numérique volée en septembre grâce en partie au travail d’autres bourses qui ont gelé les fonds lors de leur transit par leurs systèmes respectifs.

Le PDG Lyu a également déclaré que KuCoin avait découvert qui étaient les pirates, mais a déclaré que, à la demande des forces de l’ordre, il ne rendrait leur identité publique qu’une fois l’affaire close. Dans une mise à jour publiée sur Twitter la semaine dernière, Lyu a déclaré que la chasse aux suspects était toujours en cours.

La Corée du Nord a généré environ 2 milliards de dollars en utilisant des cyberattaques «généralisées et de plus en plus sophistiquées» pour voler des banques et des échanges de crypto-monnaie, ont rapporté les moniteurs en 2019.

Dans leur dernier rapport, vu par Reuters lundi, ils ont déclaré que les pirates informatiques liés à la Corée du Nord continuaient de cibler les institutions financières et les maisons de monnaie virtuelle en 2020. «Selon un État membre, le vol total d’actifs virtuels en RPDC, de 2019 à novembre 2020 »Était d’environ 316,4 millions de dollars, selon le rapport.

La Corée du Nord est soumise aux sanctions de l’ONU depuis 2006. Elles ont été renforcées par les 15 membres du Conseil de sécurité au fil des ans.

Le dernier rapport des observateurs des sanctions de l’ONU a également noté «une tendance claire en 2020 était que les cyberacteurs de la RPDC ont mené des attaques contre les industries de la défense dans le monde entier».

Corée du Nord : la menace classique du nucléaire pour cacher la famine

Corée du Nord : la menace classique du nucléaire pour cacher la famine

Le dictateur nord-coréen, menace de prendre une initiative militaire comme il le fait régulièrement quand la situation économique et sociale devient dramatique dans son pays. La vérité c’est que la Corée du nord  connaît une famine assez exceptionnelle dans le même temps où le chef de l’État coréen investit des sommes folles en armement pour protéger  son pouvoir et donner l’illusion de la puissance de son pays. La vérité, c’est que la Corée du nord  ne peut vivre sans l’aide alimentaire de la Corée du Sud et de la Chine. Et la situation en ce moment devient dramatique. Le dictateur coréen avoue qu’il faut corriger de toute urgence la grave situation que rencontrent les principaux secteurs industriels de l’économie nationale », a rapporté lundi l’agence officielle nord-coréenne KCNA. La Corée du Nord ne publie jamais de statistiques économiques, les seuls chiffres disponibles concernant ses résultats financiers proviennent de l’étranger.

En juillet, la Banque centrale sud-coréenne a estimé que la croissance de l’économie du pays, soumis à des sanctions internationale, a baissé de 4,1% en 2018, soit la plus importante contraction depuis la famine dévastatrice dans les années 90. Après un rapprochement en 2018, les négociations sur le programme nucléaire nord-coréen sont dans l’impasse depuis l’échec du sommet de Hanoï en février entre M. Kim et le président américain Donald Trump.

La Corée du Nord a récemment mené une série d’essais sur sa base de lancement de fusées de Sohae, après une succession de tirs de projectiles les semaines précédentes. Plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU interdisent à Pyongyang de développer un programme balistique. Afin d’apaiser les tensions, la Russie et la Chine, les deux principaux alliés de la Corée du Nord, ont déposé mi-décembre devant le Conseil de sécurité de l’ONU une proposition de réduction des sanctions, sous réserve d’avancées vers la dénucléarisation.

Tokyo a récemment estimé qu’il était « trop tôt » pour une levée des sanctions. L’agence de presse nord-coréenne a indiqué que cette session plénière est entrée lundi dans son troisième jour, pour la première fois depuis 1990. Depuis cette date, elle ne durait que deux jours. « La décision de Pyongyang d’accueillir une cession plénière pendant plusieurs jours illustre la gravité avec laquelle il considère les situations intérieure et extérieure« , a estimé Cheong Seong-Chang, chercheur à l’Institut Sejong.

 

 

Corée du Nord : la famine

Corée du Nord : la famine

Le dictateur nord-coréen, menace de prendre une initiative militaire comme il le fait régulièrement quand la situation économique et sociale devient dramatique dans son pays. La vérité c’est que la Corée du nord  connaît une famine assez exceptionnelle dans le même temps où le chef de l’État coréen investit des sommes folles en armement pour protéger  son pouvoir et donner l’illusion de la puissance de son pays. La vérité, c’est que la Corée du nord  ne peut vivre sans l’aide alimentaire de la Corée du Sud et de la Chine. Et la situation en ce moment devient dramatique. Le dictateur coréen avoue qu’il faut corriger de toute urgence la grave situation que rencontrent les principaux secteurs industriels de l’économie nationale », a rapporté lundi l’agence officielle nord-coréenne KCNA. La Corée du Nord ne publie jamais de statistiques économiques, les seuls chiffres disponibles concernant ses résultats financiers proviennent de l’étranger.

En juillet, la Banque centrale sud-coréenne a estimé que la croissance de l’économie du pays, soumis à des sanctions internationale, a baissé de 4,1% en 2018, soit la plus importante contraction depuis la famine dévastatrice dans les années 90. Après un rapprochement en 2018, les négociations sur le programme nucléaire nord-coréen sont dans l’impasse depuis l’échec du sommet de Hanoï en février entre M. Kim et le président américain Donald Trump.

La Corée du Nord a récemment mené une série d’essais sur sa base de lancement de fusées de Sohae, après une succession de tirs de projectiles les semaines précédentes. Plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU interdisent à Pyongyang de développer un programme balistique. Afin d’apaiser les tensions, la Russie et la Chine, les deux principaux alliés de la Corée du Nord, ont déposé mi-décembre devant le Conseil de sécurité de l’ONU une proposition de réduction des sanctions, sous réserve d’avancées vers la dénucléarisation.

Tokyo a récemment estimé qu’il était « trop tôt » pour une levée des sanctions. L’agence de presse nord-coréenne a indiqué que cette session plénière est entrée lundi dans son troisième jour, pour la première fois depuis 1990. Depuis cette date, elle ne durait que deux jours. « La décision de Pyongyang d’accueillir une cession plénière pendant plusieurs jours illustre la gravité avec laquelle il considère les situations intérieure et extérieure« , a estimé Cheong Seong-Chang, chercheur à l’Institut Sejong.

 

Zone euro : Piano sur les réformes pour les pays du nord

Zone euro : Piano sur  les réformes pour les pays du nord

Ce n’est pas un désaveu de Macron mais presque. Huit Etats du nord de l’Europe déclarent mardi que les réformes de la zone euro doivent porter avant tout sur l’achèvement de l’union bancaire, l’amélioration du respect des règles budgétaires et la mise en place d’un Fonds monétaire européen, et qu’il faut remettre à plus tard des plans plus ambitieux.Ces pays, l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Finlande, l’Irlande, les Pays-Bas, le Danemark et la Suède, ces deux derniers pays ne faisant pas partie de la zone euro, font référence aux propositions de la France visant à renforcer l’intégration de la zone euro.Le dialogue à ce sujet, suspendu pendant les tractations sur la mise en place d’un nouveau gouvernement en Allemagne, est désormais en situation d’être relancé. La France propose notamment un budget commun à la zone euro et un ministère commun des Finances. Il faut se concentrer sur les domaines où les Etats membres sont proches d’un compromis, comme par exemple l’achèvement de l’union bancaire, estiment les signataires. »Il y a des réformes plaisantes, comme un ministère des Finances commun, mais elles ne résolvent pas les véritables problèmes. Cela ne sera fait que par des mesures pragmatiques », déclare le ministre finlandais des Finances Petteri Orpo joint par téléphone par Reuters. « Il ne faut pas mettre en oeuvre des quasi-réformes mais être honnête et savoir quelles réformes résolvent vraiment les problèmes que nous avons », martèle-t-il. Le groupe dit être favorable à l’idée de la transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en un Fonds monétaire européen (FME) mais n’est pas d’accord sur la proposition de la Commission européenne qui souhaite qu’il soit supervisé par le Parlement européen. « Un FME devrait avoir des responsabilités accrues pour le développement et la surveillance de programmes d’assistance financière. Mais la prise de décision devrait rester dans les mains des Etats membres », lit-on dans le communiqué.

Corée du Nord : achat clandestins de matériels balistiques via son ambassade à Berlin

Corée du Nord : achat clandestins de matériels balistiques via son ambassade à Berlin

Le chef des services de renseignements intérieurs allemands (BfV), Hans-Georg Maassen le déclare dans une émission qui sera diffusée lundi par la chaîne de télévision NDR  que les autorités allemandes ont bloqué l‘acquisition de matériel balistiques  par les nord-coréens lorsqu‘elles ont pris connaissance de ces activités. Mais, souligne-t-il, “nous ne pouvons pas garantir que nous puissions détecter et empêcher ces activités à chaque fois”, ajoutant que la matériel en question peut être d‘usage civil comme militaire. La Corée du Nord développe depuis des années, au mépris des résolutions de l‘Onu, un programme nucléaire et de missiles balistiques devenu source de vives tensions avec les Etats-Unis et plusieurs membres de la communauté internationale.

Corées du Nord : Trump prêt aux discussions avec Pyongyang

Corées du Nord : Trump prêt aux  discussions avec Pyongyang

 

Coup sur coup, Trump prend des  décisions qui viennent  en contradiction avec les positions précédentes. Sur l’accord de Paris, il se dit prêt à réintégrer la communauté internationale même si les conditions demeurent encore très floues. Concernant la Corée, non seulement Trump se réjouit des discussions entre le sud et e nord mais se dit même prêt à engager des discussions directes avec Pyongyang. Là encore,  c’est un peu le flou qui prédomine et Trump  se réserve la possibilité d’observer ce qui va se passer entre les deux Corées. On est encore loin de la  dénucléarisation de la péninsule coréenne sur laquelle les deux Corées s’étaient mises d‘accord (par le passé) et qui restent une position de base de la Corée du Sud. De son côté la Corée du nord  n’est sans doute pas prête pour le moyen et le long terme a abandonné son arsenal nucléaire sur lequel repose tout son pouvoir. La réunification souhaitée officiellement par les deux camps n’est pas pour demain par contre les tensions peuvent utilement diminuer avec la bénédiction des États-Unis  Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un n‘ont cessé d’échanger menaces et insultes au cours de l‘année écoulée, ce qui a fait craindre le déclenchement d‘une nouvelle guerre en Corée. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont toujours techniquement en guerre contre la Corée du Nord. Le conflit qui a fait rage de 1950 à 1953 dans la péninsule s‘est achevé sur un cessez-le-feu et non un traité de paix.

Corée du Nord : Donald Trump se dit Trump prêt à discuter avec Kim Jong-Un

Corée du Nord : Donald Trump se dit Trump prêt à discuter avec Kim Jong-Un

Imprévisibles sont  ce qui caractérisent  les deux présidents fous. Hier prêt  en découdre avec l’arme nucléaire et aujourd’hui prêt à discuter d’abord de la participation de la Corée du nord aux JO qui se tiendront en Corée du Sud mais ensuite de l’aide alimentaire enfin des questions délicates concernant le nucléaire « Je crois toujours aux discussions », a déclaré le président américain depuis la résidence présidentielle de Camp David, interrogé sur la possibilité d’un échange téléphonique avec le leader nord-coréen. « Je le ferais bien sûr, je n’ai aucun problème avec ça« , a-t-il ajouté, tout en soulignant que cela ne pourrait se faire sans conditions préalables.  Donald Trump a salué les récents signes de détente dans la péninsule coréenne, marqués par la participation « vraisemblable » d’athlètes nord-coréens aux JO d’hiver en Corée du Sud, et a dit espérer que les discussions prévues entre les deux pays iraient « au-delà » du simple cadre sportif : « J’adorerais les voir aller au-delà des JO », a-t-il déclaré au sujet des discussions intercoréennes à venir. « Je veux vraiment que cela marche entre les deux pays, j’aimerais les voir participer aux Jeux olympiques et les choses pourraient peut-être continuer à partir de là », a-t-il expliqué.

La Corée du Nord ravitaillée par la mafia russe ?

La Corée du Nord ravitaillée par la mafia russe ?

Il se pourrait bien que la mafia russe ait décidé de rompre l’embargo de l’ONU en ravitaillant en pétrole la Corée du Nord. Il ne semble pas que le gouvernement russe soit directement impliqué dans cette violation des sanctions prises contre la Corée-du-Nord après les menaces nucléaires. La Russie dispose   suffisamment de sociétés sulfureuses susceptibles de tirer profit d’un embargo très paralysant pour la Corée. Il se pourrait que Poutine ne soit pas impliqué dans cette affaire mais qu’il laisse faire, pas mécontent de contrarier les États-Unis en conflit avec la Corée-du-Nord .  “Des bateaux russes ont effectué les t armesransferts de produits pétrochimiques de navire à navire en violation des sanctions”, a dit la première des deux sources qui s‘exprimait sous le sceau de l‘anonymat.Une seconde source, également haut placée dans les services de sécurité européens, a confirmé ces transferts tout en précisant qu‘il n‘existait aucune preuve de l‘implication du gouvernement russe. “Rien ne prouve que le gouvernement russe appuie ces transferts, mais ces vaisseaux russes sont une bouée de secours pour les Nord-Coréens”, a dit cette source. L‘une et l‘autre de ces sources appuient leurs propos sur des informations issues du renseignement militaire et sur des images satellites qui montrent des bateaux russes opérant au large des côtes de l‘extrême-orient russe. Cité samedi par l‘agence de presse RIA Novosti, le ministère russe des Affaires étrangères a assuré que la Russie respectait les sanctions internationales contre Pyongyang. L‘entreprise propriétaire d‘un des pétroliers basé près de Vladivostok, le “Vityaz”, et qui aurait été utilisé pour cette contrebande a réfuté ces informations. Leur divulgation intervient alors que les Etats-Unis ont accusé cette semaine la Chine de continuer de fournir du pétrole russe, ce dont Pékin se défend.

Discussion avec la Corée du nord : OK pour les Etats-Unis

Discussion avec la Corée du nord : OK pour les Etats-Unis

 

C’est évidemment un tournant diplomatique majeur de la part des États-Unis. En effet jusqu’à maintenant, Trump  avait choisi la même dialectique que le dictateur nord-coréen, à savoir : la guerre totale en tout cas sa menace. Cette stratégie a révélé toutes ses limites car il est clair que concrètement jamais la Chine n’aurait laissé une éventuelle intervention militaire américaine se dérouler aussi près de chez elle. Trump  vient sans doute de comprendre que l’arsenal nucléaire nord-coréen vise essentiellement à conforter la dictature de Kim Jong. L’objectif du dirigeant nord-coréen est d’obtenir un siège voir un strapontin dans le cercle fermé des pays disposant de la dissuasion nucléaire. De son côté,  la Chine est évidemment agacée par les turpitudes de Kim Jong mais ne veut pas non plus à ses frontières un régime qui serait proche des États-Unis. Sans doute la Chine a-t-elle fait pression pour que les États-Unis comprennent les enjeux et facilite la négociation avec Pyongyang. Les États-Unis sont donc prêts à s’asseoir à la table des négociations avec la Corée du Nord «sans condition préalable», a déclaré mardi le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson. «Il n’est pas réaliste de dire «nous allons discuter avec vous seulement si vous venez à la table des négociations prêts à abandonner votre programme» nucléaire, a-t-il dit. «Nous avons dit, du côté diplomatique, que nous sommes prêts à discuter dès que la Corée du Nord voudra discuter», a-t-il expliqué lors d’une conférence devant un centre de réflexion à Washington. «Nous sommes prêts à tenir une première réunion sans condition préalable.» Le chef de la diplomatie américaine a déjà expliqué par le passé que des canaux de communication restaient ouverts avec les autorités de Pyongyang. Cette déclaration lui avait valu un rappel à l’ordre de Donald Trump, qui avait estimé dans un message sur Twitter que son ministre des Affaires étrangères «perdait son temps».

Donald Trump s’était  engagé dans une guerre des déclarations avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un allant même jusqu’à menacer, dans un discours devant l’Assemblée générale de l’Onu, de détruire totalement la Corée du Nord. Malgré ces menaces et ces mises en garde, Kim a poursuivi ses programmes balistique et nucléaire, procédant à de nouveaux tirs de missiles à longue portée. Le dirigeant nord-coréen affirme que son pays est désormais une puissance nucléaire et qu’il est en capacité de frapper le territoire américain avec des armes de destruction massive.

La République En Marche : Castaner élu, avec un score de Corée du Nord

La République En Marche : Castaner élu, avec un score de Corée du Nord

  • Pas de surprise, Castaner a été élu délégué général de la république en marche avec un score de Corée du Nord. Le bureau exécutif lui a été élu à main levée avec aussi un score à la chinoise. De toute façon, il ne pouvait en être autrement car Castaner avait été désigné par Macron et il était le seul candidat. Cependant il ne sera pas le président mais seulement le délégué général car Macon n’a pas voulu de président pour son mouvement dans la mesure où le président c’est lui. Le concept même de parti n’est pas retenu et la république en marche demeure une sorte de d’organisation hybride entre mouvement politique et mouvement de supporters. Toutes les structures de décision sont complètement centralisées. Certes il existe des comités locaux mais un peu à l’image des cercles Tupperware. On peut discuter éventuellement mais de toute façon ces  comités locaux sont un peu hors sol. Ils ne sont pas habilités à faire de propositions officielles. Par ailleurs,  il n’existe aucune structure départementale ou  régionale. L’ensemble du dispositif relève du centralisme démocratique sous la houlette de responsables nationaux auto proclamés. La doctrine est claire : avant les élections tout doit partir du bas, les idées comme les propositions de candidats. Après les élections, tout doit partir du haut et l’action politique du mouvement en marche se résume à un site Internet qui diffuse les communiqués du gouvernement.  La candidature de Christophe Castaner a donc été largement validée par le bureau exécutif de la République En Marche, ce lundi 6 novembre. Dans un communiqué, le mouvement politique fondé par Emmanuel Macron indique que « le conseil d’administration de La République En Marche a validé la candidature de Christophe Castaner à la fonction de délégué général. Celle-ci remplit les conditions de parrainages fixées par le règlement d’installation des nouvelles instances ».  Joint par RTL.fr, la sémiologue Mariette Darrigrand souligne que le terme de « délégué général » correspond-il à la philosophie du mouvement politique, selon la sémiologue : « Cela renforce le côté jupitérien d’Emmanuel Macron. Il envoie son délégué vers les Français. Il reste le chef ». Il existe toutefois un aspect négatif à l’utilisation de ce terme. « Il y a un risque d’infantilisation du délégué avec des notions qui évoquent le délégué de classe, le délégué syndical… Cela fait référence à un personnage secondaire. ‘Délégué’, c’est un mot banal, enfantin, plat ».  Mariette Darrigrand estime aussi que l’expression de « délégué général » apparaît comme « faible et pas au niveau des enjeux actuels. Même si les mots se différencient de ceux des autres partis politiques, ce choix n’est qu’un pas de côté, il manque d’innovation. On reste dans l’idée de la tradition régalienne de la démocratie ».

« Détruire la Corée du Nord » (Trump)

« Détruire la Corée du Nord »  (Trump)

 

Comme d’habitude le président américain n’a pas fait dans la dentelle sur les différents sujets internationaux conflictuels lors de son intervention à l’ONU. Il a notamment menacé de détruire totalement la Corée du nord. Il a aussi reproché à la Chine son inertie vis-à-vis de la Corée. “Il est scandaleux que certains pays (La Chine surtout NDLR) fassent non seulement du commerce avec un tel régime mais qu‘ils arment, fournissent et soutiennent financièrement un Etat qui met en danger le monde avec un conflit nucléaire”. Le président américain a ensuite attaqué l’Iran et l’accord nucléaire passé avec ce pays qualifié d’État voyou. Il a surtout  visé l‘accord conclu en 2015, après douze années de longues et complexes négociations entre Téhéran et le groupe P5+1, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l‘Allemagne. Le président américain a laissé entendre qu‘il pourrait le dénoncer à la mi-octobre lorsqu‘il s‘agira de certifier si Téhéran le respecte, ce que Washington a déjà fait à deux reprises depuis son investiture.  Le président français Emmanuel Macron a pris le contrepied de Donald Trump sur l‘Iran, peu après, en estimant que dénoncer l‘accord serait une lourde erreur. Pour le président français, il s‘agit d’“un accord solide, robuste et vérifiable, qui permet de garantir que l’Iran ne se dotera pas de l’arme nucléaire”. “Le dénoncer aujourd’hui, sans rien proposer d’autre, serait une lourde erreur. Ne pas le respecter serait irresponsable”, a-t-il ajouté, le qualifiant d’“essentiel à la paix à l’heure où le risque d’une spirale infernale ne saurait être exclu”. Abordant enfin, la crise au Venezuela, Donald Trump a jugé “totalement inacceptable” les violences qui s‘y déroulent.

Corée du Nord: «La politique de sanction de l’ONU est un échec»

Corée du Nord: «La politique de sanction de l’ONU est un échec»

Pour Dorian Malovic, spécialiste du régime de Pyongyang et auteur de La Corée du Nord en 100 questions (éd. Tallandier), la politique de sanction de l’ONU est un échec . Interview de 20 Minutes

Viser le Japon pour une démonstration de force, éviter Guam pour ne pas trop « fâcher » les Américains : Kim Jong-Un semble être un fin stratège non ?

Ce feuilleton nord-coréen est très loin d’être terminé. Les tirs nord-coréens attestent de la considérable amélioration technologique de Pyongyang sur le plan militaire et nucléaire et à laquelle si peu de monde s’attendait.

Quant à ce dernier tir, il est assez « bien mené » de la part de Kim Jong-Un. On sort de la crise de début août avec un bras de fer par déclarations interposées avec d’un côtéDonald Trump qui promet le « feu et la colère » et de l’autre Kim Jong-Un qui répond qu’il envisage de viser la base militaire américaine de Guam. Une crise soldée par un apaisement entre les deux parties, et un Donald Trump qui estime que la Corée du Nord « commence à nous respecter (Les Etats-Unis) ». Le tir de ce missile, qui a parcouru 2.700 km, survolé l’archipel nippon avant de s’abîmer dans le Pacifique, est une « provocation habile » de Pyongyang. Il montre les capacités nord-coréennes sans menacer directement le territoire américain.

Le Japon a annoncé par le passé qu’il détruirait en vol tout engin qui menacerait de frapper son territoire. Pourtant, Tokyo n’a rien fait ce mardi, pourquoi ?

Des explications techniques ont été données pour justifier cette absence de réaction. Tokyo a indiqué avoir étudié la hauteur et la trajectoire du missile, et a considéré que l’engin ne risquait pas de tomber sur son territoire. Toutefois, depuis 1998, c’est le cinquième engin militaire nord-coréen qui survole le territoire japonais.

La menace est-elle réelle ?

Le Japon perçoit la Corée du Nord comme son premier danger. Et la Corée du Nord cherche à piquer les Etats-Unis en s’en prenant au fidèle allié japonais. Pour l’heure, il n’y a pas d’intention de la Corée du Nord d’attaquer le territoire japonais et encore moins les Américains. Mais un incident technique pourrait tout à fait se produire durant l’un de ces tirs, ce qui rend la menace bien réelle.

A la demande de Washington et Tokyo, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence et devrait probablement appeler à un renforcement des sanctions à l’encontre de Pyongyang, mais est-ce vraiment une politique utile et efficace ?

On peut effectivement se poser la question de l’efficacité des sanctions, qui à ce jour ne se sont pas révélées très dissuasives. Pour un certain nombre de raisons : si l’on remonte au premier essai nucléaire nord-coréen, en 2006, on peut voir qu’à chaque test militaire de Pyongyang, l’ONU tient le même discours, les mêmes déclarations, et adopte les mêmes sanctions, ce qui n’a rien d’intimidant pour le leader nord-coréen. Car si les sanctions économiques adoptées par l’ONU visent à taper la Corée du Nord au porte-monnaie, le fait est qu’en pratique, les dernières sanctions décidées n’ont pour ainsi dire pas été appliquées. D’abord parce que les contrôleurs de l’ONU n’ont pas les moyens effectifs de vérifier l’application de ces sanctions. Ensuite, parce qu’il existe tout un arsenal de règles juridiques internationales qui permettent de contourner assez facilement ces sanctions, sur les exportations nord-coréennes par exemple. La Chine, partenaire économique et allié de la Corée du Nord, n’a ainsi aucun problème pour importer du charbon et des fruits de mer chinois, ce qui peut sembler anecdotique mais représente une manne importante pour Pyongyang. Et aujourd’hui encore, il y a des échanges économiques aussi avec la Russie mais, plus surprenant, également avec le Japon. Par ailleurs, la Corée du Nord vit depuis quarante ans dans une économie relativement fermée, donc ces sanctions n’ont que peu d’impact économique sur le pays. C’est un affichage diplomatique qui fait écran de fumée, mais en réalité, tous les acteurs régionaux parviennent à trouver leur compte. C’est un fait, la politique de la sanction et de la pression menée par l’ONU et toute la communauté internationale est un échec. La Chine estime aujourd’hui que le dossier nord-coréen est à un tournant. Ce qui est vrai, c’est que la communauté internationale doit comprendre et prendre acte que la Corée du Nord est désormais une puissance nucléaire nouvelle qui ne fera pas marche arrière. Il faut changer de logiciel et abandonner la position catégorique de la dénucléarisation de la Corée du Nord : cela n’arrivera pas.

 

Corée du Nord : un tir irresponsable

Corée du Nord : un tir irresponsable

Triplement irresponsable ce tir de missile de la Corée-du-Nord au-dessus du Japon. Irresponsable parce que cela entretient un climat de tension avec les États-Unis qui pourraient être tentés de tomber dans la provocation. Irresponsable pour la Corée-du-Nord elle-même dont la population est dans un grand état misère sociale et qui va encore subir de nouvelles sanctions économiques. Irresponsable enfin car cela pèse sur le climat général de la conjoncture. Irresponsable enfin parce que cette démonstration coréenne pourrait bien connaître un jour un incident non souhaité qui provoquerait alors un processus conflictuel grave non seulement entre la Corée-du-Nord mais peut-être aussi avec la Chine. On connaît par ailleurs la version au risque des opérateurs économiques et financiers et cette situation pèse actuellement sur les bourses et les investissements.  La France, favorable à une politique “intransigeante” envers Pyongyang, se tient prête à prendre toute initiative pour parvenir à une désescalade, a ajouté le président français lors d’un discours devant les ambassadeurs de France, à l’Elysée, affirmant sa solidarité avec le Japon.

FN : soupçons de fraude dans le Nord

 

FN : soupçons de fraude dans le Nord

 

Le principal conseiller politique de Marine Le Pen et soupçonnée d’avoir touché un  salaire de la part du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais alors que dans le même temps il était aussi élu et rémunéré par le conseil régional de Provence Côte d’Azur et le conseil municipal de Fréjus. Un don d’ubiquité rémunérateur qui fait donc l’objet d’une enquête judiciaire. Le parquet de Lille a ouvert une enquête préliminaire sur des soupçons de fraude du groupe Front national au conseil régional de Nord-Pas-de-Calais, a-t-on appris mardi de source judiciaire. Selon le Canard enchaîné, qui révèle l’information, les enquêteurs soupçonnent le FN d’avoir rémunéré avec des fonds publics, entre 2010 et 2015, des collaborateurs qui auraient pu en réalité travailler au service du parti, notamment pour préparer l’élection présidentielle de 2012.Toujours selon l’hebdomadaire, la justice s’intéresse notamment au cas de David Rachline, aujourd’hui directeur de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, qui a été un temps rémunéré par le conseil régional de Nord-Pas-de-Calais. A la même époque, David Rachline siégeait à la fois au conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur et au conseil municipal de Fréjus (Var), à l’autre bout de la France. « Une enquête visant expressément la candidate et le directeur de campagne, je crois que l’attaque politique est signée », a réagi l’actuel sénateur FN, joint par Reuters. « Voilà un bon prétexte pour mettre sur écoute légale le directeur de campagne de l’une des principales figures de l’opposition. » Selon le Canard enchaîné, l’enquête tentera également de déterminer si Marine Le Pen a mis des moyens matériels normalement alloués au travail des élus régionaux, comme l’usage de photocopieuses, au service de la campagne de 2012. Les magistrats parisiens, saisis d’une information judiciaire, enquêtent parallèlement sur des soupçons similaires au Parlement européen. Dans ce dossier distinct, les juges d’instruction s’interrogent sur la nature des activités de plusieurs assistants d’eurodéputés, qu’ils soupçonnent d’avoir travaillé indûment pour le FN. Deux assistants parlementaires frontistes, dont la chef de cabinet de Marine Le Pen, ont été mis en examen dans le cadre de cette enquête et Marine Le Pen elle-même a été convoquée – mais elle refuse de répondre aux juges, comme son immunité parlementaire le lui permet, le temps de la campagne en cours. Les dirigeants du parti, qui nient toute fraude, estiment être la cible d’une justice instrumentalisée.

Front républicain adopté par le PS dans le Nord, PACA, en Alsace : un acte de courage

Front républicain adopté par le  PS dans le Nord, PACA,  en Alsace : un acte de courage

Une défaite retentissante, sans doute justifié  mais il faut saluer la décision du parti socialiste de se retirer pour le second tour des élections régionales dans le Nord, PACA et en Alsace Lorraine. Un acte de courage d’autant plus méritoire que Sarkozy, lui, a refusé tout retrait de son parti Les Républicains. Certes le parti socialiste espère que certains électeurs adopteront un réflexe plus républicain que celui de Sarkozy. Mais dans les trois  régions concernées, régions très importantes, le parti socialiste a choisi de n’avoir aucun élu. Un choix douloureux mais courageux.  Jean-Christophe Cambadélis a donc annoncé le retrait des listes socialistes au second tour des élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte-D’azur « pour faire barrage républicain » au Front national.  »Dans les régions à risque Front national où la gauche ne devance pas la droite, le Parti socialiste décide de faire barrage républicain, en particulier en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d’Azur aussi en Alsace-Lorraine. Pendant cinq ans, les socialistes ne siégeront pas dans ces régions », a déclaré Jean-Christophe Cambadélis à l’issue d’un bureau national exceptionnel du PS. Une position à laquelle adhèrent une majorité de Français. Dans le cas où la gauche arriverait en troisième position et le FN en tête au premier tour, 56% des personnes interrogées dans un sondage estiment qu’elle devrait se retirer au profit de la droite au second tour, contre 44% qui pensent qu’elle devrait se maintenir.

Attaque de Marine le Pen contre la presse et la Voix du Nord

Attaque de Marine le Pen contre la presse et la Voix du Nord

 

 

D’une certaine manière l’attaque de Marine Le Pen contre la Voix du Nord  d’une et d’une façon plus générale contre la presse est révélatrice de la conception qu’a le front national des libertés. La voix du Nord  a en effet écrit  à l’article sur les contradictions du programme du FN et sur les conséquences de ces propositions contradictoires pour la région. Un propos qu’on peut effectivement contester dans notre cadre démocratique. Pour autant menacer de supprimer des contributions financières publiques au journal relève d’une conception bien peu démocratique. En effet toute la presse écrite, voir certains médias télévisuels, bénéficie du soutien financier public. Pour le FN la contrepartie devrait être pour ces médias de ne pas prendre de position politique. Une conception étriquée pour ne pas dire totalitaire du rapport de l’information au pouvoir politique. « Pourquoi une victoire du FN nous inquiète« , titrait   la Voix du Nord ce lundi matin. « La région a-t-elle vraiment besoin du Front national« , s’interrogeait  de son côté Nord Eclair. Les deux quotidiens régionaux consacrent tous les deux une double page au FN. Un dossier très critique, jugé « scandaleux » par Marine Le Pen qui dénonce ce qu’elle appelle « les subventions » de la région socialiste au groupe de presse. Un million et demi d’euros par an assure la candidate. « Ce sont des subventions régionales en plus des aides de l’Etat. C’est un moyen de tenir la presse qui, à un moment donné, renvoie l’ascenseur. C’est ridicule de voir un journal devenir ainsi un tract du Parti socialiste« , s’énerve la candidate FN. C’est faux, répond de son côté la Voix du Nord qui pointe dans son dossier les contre-vérités de Marine Le Pen.

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