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Pour une écologie non punitive

Pour une écologie non punitive

 

La professeure de management Valérie Guillard explique, dans une tribune au « Monde », que le télétravail, l’usage du vélo, les achats d’occasion, etc., permettent de concilier pouvoir d’achat, plaisir et temps libre, sans susciter d’amertume.

 

La question du pouvoir d’achat est au cœur de la campagne électorale. L’envolée des prix oblige beaucoup de Français à réduire leur consommation, ce qui provoque la colère populaire, alors même qu’une consommation sobre est aussi indispensable pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre et freiner le dérèglement climatique.

Mais à quelles conditions la sobriété pourrait-elle devenir acceptable, non « punitive » ? Nos recherches, menées auprès de plusieurs centaines de consommateurs, permettent d’éclairer le débat. Lorsqu’elle est associée au manque, au sacrifice, bien sûr, la sobriété suscite le rejet. Mais elle peut aussi être présentée comme une façon de vivre différente, qui procure d’autres plaisirs. Et là, les perceptions changent.

Prenons les transports. Le télétravail, expérimenté à grande échelle pendant la pandémie, a diminué substantiellement les allers-retours quotidiens en voiture, les dépenses induites (et la pollution), tout en suscitant des satisfactions chez la majorité des personnes concernées. Moins de temps perdu. Des corvées domestiques réalisées en semaine, entre deux dossiers, laissant plus de temps libre le week-end. Davantage de moments en famille ou avec les amis. Davantage de temps pour soi.

L’utilisation du vélo dans les transports du quotidien est également perçue par les consommateurs, non comme une perte de standing par rapport à un usage de la voiture ou de la moto, mais comme un plus, une chance, le plaisir de remettre son corps en mouvement. Le nombre de vélos vendus a d’ailleurs dépassé le nombre de voitures vendues en 2021 avec un chiffre d’affaires qui a crû de 40 % en deux ans…

L’usage des composteurs pour les déchets organiques se développe aussi, en particulier dans les milieux populaires, geste simple lorsqu’on a un jardin et qu’on veut éviter d’avoir à acheter de l’engrais.

Les consommateurs sensibles à l’environnement ne sont pas tenus non plus d’abandonner les petits plaisirs du shopping du moment qu’ils « craquent » pour de l’occasion. L’étude que nous venons de mener à l’université Paris-Dauphine, en partenariat avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc), montre comment l’image des achats de seconde main a changé du tout au tout en peu de temps.

Acheter d’occasion était associé au manque d’argent et, à cet égard, apparaissait stigmatisant, au moins pour les milieux populaires. Or, 84 % des personnes que nous avons interrogées estiment aujourd’hui qu’agir ainsi est une manière digne de consommer. Acheter du neuf est même moins bien vu (60 % seulement considèrent cela comme une pratique digne).

Société- France-Corse : je t’aime moi non plus !

Société-  France-Corse : je t’aime moi non plus !

 

 

Il y a évidemment quelque chose d’ambigu dans les relations entre la France et la Corse, des régions et des populations tellement proches mais qui paraissent aussi tellement éloignées au point que certains envisagent jusqu’à l’indépendance de l’île.

 

La Corse est admirée pour sa beauté en même temps que pour la douceur de vivre de ses  habitants. Elle est cependant détestée du fait de l’extrémisme d’indépendantistes irresponsables et de mafieux.

 

Le dossier corse pourrit les relations depuis des dizaines et des dizaines d’années au point que les Français de l’Hexagone ont montré dans différents sondages qu’ils seraient prêts a accordé l’indépendance à cette île toujours en état de révolution infantile.

 

S’il y a effectivement un mouvement de revendication d’indépendance en Corse, il reste cependant très minoritaire dans la population. Et plusieurs sondages ont démontré qu’en cas de référendum par exemple une majorité de Corses seraient contre ce concept d’indépendance ( à distinguer de l’autonomie qui, elle ,d’ailleurs pourrait s’appliquer à d’autres régions d’outre-mer voir même à toutes les régions françaises comme en Allemagne).

 

C’est le paradoxe, une minorité agissante qui instrumentalise la mauvaise humeur des Corses pour donner une légitimité à la revendication d’indépendance mais des Corses qui globalement n’en veulent pas car économiquement et même culturellement attachés à la France. Et inversement le ras-le-bol des Français vis-à-vis d’un territoire aux représentants versatiles, démagogiques et souvent irresponsables.

Politique-France-Corse : je t’aime moi non plus !

Politique-France-Corse : je t’aime moi non plus !

 

 

Il y a évidemment quelque chose d’ambigu dans les relations entre la France et la Corse, des régions et des populations tellement proches mais qui paraissent aussi tellement éloignées au point que certains envisagent jusqu’à l’indépendance de l’île.

 

La Corse est admirée pour sa beauté en même temps que pour la douceur de vivre de ses  habitants. Elle est cependant détestée du fait de l’extrémisme d’indépendantistes irresponsables et de mafieux.

 

Le dossier corse pourrit les relations depuis des dizaines et des dizaines d’années au point que les Français de l’Hexagone ont montré dans différents sondages qu’ils seraient prêts a accordé l’indépendance à cette île toujours en état de révolution infantile.

 

S’il y a effectivement un mouvement de revendication d’indépendance en Corse, il reste cependant très minoritaire dans la population. Et plusieurs sondages ont démontré qu’en cas de référendum par exemple une majorité de Corses seraient contre ce concept d’indépendance ( à distinguer de l’autonomie qui, elle ,d’ailleurs pourrait s’appliquer à d’autres régions d’outre-mer voir même à toutes les régions françaises comme en Allemagne).

 

C’est le paradoxe, une minorité agissante qui instrumentalise la mauvaise humeur des Corses pour donner une légitimité à la revendication d’indépendance mais des Corses qui globalement n’en veulent pas car économiquement et même culturellement attachés à la France. Et inversement le ras-le-bol des Français vis-à-vis d’un territoire aux représentants versatiles, démagogiques et souvent irresponsables.

France-Corse : je t’aime moi non plus !

France-Corse : je t’aime moi non plus !

 

 

Il y a évidemment quelque chose d’ambigu dans les relations entre la France et la Corse, des régions et des populations tellement proches mais qui paraissent aussi tellement éloignées au point que certains envisagent jusqu’à l’indépendance de l’île.

 

La Corse est admirée pour sa beauté en même temps que pour la douceur de vivre de ses  habitants. Elle est cependant détestée du fait de l’extrémisme d’indépendantistes irresponsables et de mafieux.

 

Le dossier corse pourrit les relations depuis des dizaines et des dizaines d’années au point que les Français de l’Hexagone ont montré dans différents sondages qu’ils seraient prêts a accordé l’indépendance à cette île toujours en état de révolution infantile.

 

S’il y a effectivement un mouvement de revendication d’indépendance en Corse, il reste cependant très minoritaire dans la population. Et plusieurs sondages ont démontré qu’en cas de référendum par exemple une majorité de Corses seraient contre ce concept d’indépendance ( à distinguer de l’autonomie qui, elle ,d’ailleurs pourrait s’appliquer à d’autres régions d’outre-mer voir même à toutes les régions françaises comme en Allemagne).

 

C’est le paradoxe, une minorité agissante qui instrumentalise la mauvaise humeur des Corses pour donner une légitimité à la revendication d’indépendance mais des Corses qui globalement n’en veulent pas car économiquement et même culturellement attachés à la France. Et inversement le ras-le-bol des Français vis-à-vis d’un territoire aux représentants versatiles, démagogiques et souvent irresponsables.

Corse : je t’aime moi non plus !

Corse : je t’aime moi non plus !

 

 

Il y a évidemment quelque chose d’ambigu dans les relations entre la France et la Corse, des régions et des populations tellement proches mais qui paraissent aussi tellement éloignées au point que certains envisagent jusqu’à l’indépendance de l’île.

 

La Corse est admirée pour sa beauté en même temps que pour la douceur de vivre de ses  habitants. Elle est cependant détestée du fait de l’extrémisme d’indépendantistes irresponsables et de mafieux.

 

Le dossier corse pourrit les relations depuis des dizaines et des dizaines d’années au point que les Français de l’Hexagone ont montré dans différents sondages qu’ils seraient prêts a accordé l’indépendance à cette île toujours en état de révolution infantile.

 

S’il y a effectivement un mouvement de revendication d’indépendance en Corse, il reste cependant très minoritaire dans la population. Et plusieurs sondages ont démontré qu’en cas de référendum par exemple une majorité de Corses seraient contre ce concept d’indépendance ( à distinguer de l’autonomie qui, elle ,d’ailleurs pourrait s’appliquer à d’autres régions d’outre-mer voir même à toutes les régions françaises comme en Allemagne).

 

C’est le paradoxe, une minorité agissante qui instrumentalise la mauvaise humeur des Corses pour donner une légitimité à la revendication d’indépendance mais des Corses qui globalement n’en veulent pas car économiquement et même culturellement attachés à la France. Et inversement le ras-le-bol des Français vis-à-vis d’un territoire aux représentants versatiles, démagogiques et souvent irresponsables.

Politique: Macron, une non campagne du funambule !

Politique: Macron, une non campagne du funambule  !

 

par Charlotte Euzen dans l’Opinion.

 

Lors de la campagne de 2017, Emmanuel Macron choisissait la stratégie du risque extrême, conjuguant audace, courage et provocation pour conquérir les urnes. Sa ligne politique et sa méthode, construites sur la disruption et la rupture, portaient en leur sein la volonté de renverser un système et de se livrer tout entier à la bataille des hommes et des idées. L’audace et l’assurance palliaient alors l’absence de passé politique et de parti.

Ce « moment Macron », où un système politique se décompose tandis qu’un aventurier du pouvoir s’impose à tous a souvent été perçu comme une élection par effraction. Il s’agissait tout au moins d’un interstice unique durant lequel un homme de 39 ans, nouveau venu en politique, réunissait l’ingéniosité et le brio pour convertir en quelques mois une ambition intime en destin présidentiel.

On ne saurait trop dire l’ampleur des crises qui ont ensuite traversé ce quinquennat. Face à des décisions soudaines et nécessaires, il serait injuste de ne pas retenir également le rythme haletant des réformes, la vision puissante de l’Europe donnée lors du discours de la Sorbonne ou les solides convictions qui habitaient le discours d’Emmanuel Macron sur le séparatisme. Alors que le pays affrontait des drames inconnus, le Président continuait à aller au-devant des critiques et à donner des coups de pied dans la fourmilière. Funambule suspendu au-dessus d’un quinquennat déchiré par les crises et les convulsions, Emmanuel Macron, insensible au vertige, persévérait à proposer, à transformer et à réformer.

A 23 jours du premier tour de l’élection présidentielle, l’Europe, confrontée au « retour du tragique », est redevenue un champ de bataille. Le Président s’y consacre totalement. La campagne présidentielle, de fait, s’enlise. Son goût pour la confrontation et pour le débat musclé dans lequel il excelle est remisé au second plan. Rarement une campagne avait été autant dé-risquée.

Le 14 mars, Emmanuel Macron accepte de participer à l’émission « La France face à la guerre » à la condition de ne croiser aucun des autres candidats. Sur un sujet lourd de sens et de conséquence, le Président a plus que jamais précédé le candidat, transformant sa profession de foi en bilan de son mandat. Le 17, il a tenu une conférence de presse lors de laquelle il détaillait les grandes lignes de son programme, mais avec des questions sans relance des journalistes. Son goût pour les exercices périlleux et les acrobaties vertigineuses s’est ainsi mué en une posture conservatrice qui fige aujourd’hui le Président en exercice et étouffe le candidat conquérant. Un grand écart qui a de quoi étonner peut-être et décevoir sûrement.

Potentiellement réélu dans quelques jours sans enthousiasme, à l’issue d’une campagne atone, le nouveau quinquennat débuterait par l’installation à l’Elysée d’une fonction présidentielle plus que d’un Président. A l’opposé de l’élan qu’il avait créé en 2017 autour de sa vision et de son charisme. A l’opposé de l’image forgée par cinq années à la tête de l’Etat.

Pourtant, remporter l’élection de 2017 sous le signe de l’audace et de l’espoir puis inscrire la campagne de 2022 dans la rationalité et une forme de fatalité, n’est-ce pas finalement la plus grande prise de risque de la présidence d’Emmanuel Macron ? Prendre le risque de ne pas en prendre. Proposer une présidence fonctionnelle qui élude les ambitions et les espérances. Emmanuel Macron nous avait habitués à des pirouettes plus spectaculaires : le rêve d’envol et de hauteur fait place à un funambule qui a choisi un fil au plus près du sol. Reste à savoir s’il s’agira d’un pari gagnant. En avril certes, mais surtout tout au long du quinquennat.

Charlotte Euzen est associée au sein du cabinet de conseil en communication Tilder. Elle est l’auteure de Funambules, le discours politique décrypté, paru aux Editions du Rocher le 9 mars.

Macron: une non campagne du funambule !

Macron: une non campagne du funambule  !

 

par Charlotte Euzen dans l’Opinion.

 

Lors de la campagne de 2017, Emmanuel Macron choisissait la stratégie du risque extrême, conjuguant audace, courage et provocation pour conquérir les urnes. Sa ligne politique et sa méthode, construites sur la disruption et la rupture, portaient en leur sein la volonté de renverser un système et de se livrer tout entier à la bataille des hommes et des idées. L’audace et l’assurance palliaient alors l’absence de passé politique et de parti.

Ce « moment Macron », où un système politique se décompose tandis qu’un aventurier du pouvoir s’impose à tous a souvent été perçu comme une élection par effraction. Il s’agissait tout au moins d’un interstice unique durant lequel un homme de 39 ans, nouveau venu en politique, réunissait l’ingéniosité et le brio pour convertir en quelques mois une ambition intime en destin présidentiel.

On ne saurait trop dire l’ampleur des crises qui ont ensuite traversé ce quinquennat. Face à des décisions soudaines et nécessaires, il serait injuste de ne pas retenir également le rythme haletant des réformes, la vision puissante de l’Europe donnée lors du discours de la Sorbonne ou les solides convictions qui habitaient le discours d’Emmanuel Macron sur le séparatisme. Alors que le pays affrontait des drames inconnus, le Président continuait à aller au-devant des critiques et à donner des coups de pied dans la fourmilière. Funambule suspendu au-dessus d’un quinquennat déchiré par les crises et les convulsions, Emmanuel Macron, insensible au vertige, persévérait à proposer, à transformer et à réformer.

A 23 jours du premier tour de l’élection présidentielle, l’Europe, confrontée au « retour du tragique », est redevenue un champ de bataille. Le Président s’y consacre totalement. La campagne présidentielle, de fait, s’enlise. Son goût pour la confrontation et pour le débat musclé dans lequel il excelle est remisé au second plan. Rarement une campagne avait été autant dé-risquée.

Le 14 mars, Emmanuel Macron accepte de participer à l’émission « La France face à la guerre » à la condition de ne croiser aucun des autres candidats. Sur un sujet lourd de sens et de conséquence, le Président a plus que jamais précédé le candidat, transformant sa profession de foi en bilan de son mandat. Le 17, il a tenu une conférence de presse lors de laquelle il détaillait les grandes lignes de son programme, mais avec des questions sans relance des journalistes. Son goût pour les exercices périlleux et les acrobaties vertigineuses s’est ainsi mué en une posture conservatrice qui fige aujourd’hui le Président en exercice et étouffe le candidat conquérant. Un grand écart qui a de quoi étonner peut-être et décevoir sûrement.

Potentiellement réélu dans quelques jours sans enthousiasme, à l’issue d’une campagne atone, le nouveau quinquennat débuterait par l’installation à l’Elysée d’une fonction présidentielle plus que d’un Président. A l’opposé de l’élan qu’il avait créé en 2017 autour de sa vision et de son charisme. A l’opposé de l’image forgée par cinq années à la tête de l’Etat.

Pourtant, remporter l’élection de 2017 sous le signe de l’audace et de l’espoir puis inscrire la campagne de 2022 dans la rationalité et une forme de fatalité, n’est-ce pas finalement la plus grande prise de risque de la présidence d’Emmanuel Macron ? Prendre le risque de ne pas en prendre. Proposer une présidence fonctionnelle qui élude les ambitions et les espérances. Emmanuel Macron nous avait habitués à des pirouettes plus spectaculaires : le rêve d’envol et de hauteur fait place à un funambule qui a choisi un fil au plus près du sol. Reste à savoir s’il s’agira d’un pari gagnant. En avril certes, mais surtout tout au long du quinquennat.

Charlotte Euzen est associée au sein du cabinet de conseil en communication Tilder. Elle est l’auteure de Funambules, le discours politique décrypté, paru aux Editions du Rocher le 9 mars.

Ukraine: Un non alignement de la France complaisant et complice

Ukraine: Un non alignement de la France complaisant et complice

 

Entre les régimes démocratiques et les régimes autocratiques, aujourd’hui séparés par une ligne de front qui s’appelle Ukraine, il n’y a pas d’équidistance ni de non-alignements acceptables, estiment, dans une tribune au « Monde », l’historienne Nicole Bacharan et l’écrivain Dominique Simonnet.

 

Tribune.

 

Les larmes aux yeux, la rage au cœur, nous regardons ce que nous ne voulions plus voir : l’angoisse qui ronge les visages des enfants, le désespoir des familles recroquevillées dans les caves, l’abattement de ceux qui ne savent où fuir, où se réfugier…

Nous regardons un pays presque semblable au nôtre, des villes presque semblables aux nôtres, qui croyaient à l’insouciance et à la liberté, soudain brisées par le fer et le feu, labourées par les chenilles des chars, comme jadis à Prague, avec cette violence froide, implacable, qui mutile les corps et accable les âmes.

Nous regardons avec stupeur cette guerre barbare en Europe, une invasion de conquête, l’écrasement de l’Ukraine par le dictateur russe – combien de temps aura-t-il fallu pour que l’on ose enfin le nommer ainsi ? Nous regardons cette souffrance, et nous voyons notre impuissance.

En France, par ignorance ou par connivence, il s’est trouvé des esprits – commentateurs badins, valets du totalitarisme russe – pour reprendre mot pour mot la propagande du Kremlin : il faut « comprendre » Poutine, la Russie a été trop longtemps humiliée, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) la menace à ses frontières, il est légitime qu’elle garantisse sa sécurité, les Etats-Unis sont les vrais responsables, etc.

Est-ce vraiment utile de réfuter ces tromperies ? Humiliée, ignorée, la Russie ? C’est oublier que l’Union soviétique vermoulue s’est effondrée d’elle-même. Que ses anciennes républiques se sont alors précipitées pour proclamer leur indépendance. Que les trois pays baltes, ainsi que les anciens membres du pacte de Varsovie, ont réclamé la protection de l’OTAN par crainte du « grand frère ».

Menaçante, l’OTAN ? A maintes reprises, l’Union soviétique puis la Russie ont été associées à l’élaboration d’une architecture de sécurité en Europe : Charte de Paris, Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Conseil OTAN-Russie (COR), traité de dénucléarisation de l’Ukraine… En signant le traité d’amitié entre l’Ukraine et la Russie en 1997, cette dernière s’était engagée à respecter les frontières et la souveraineté de son voisin. Et, en 2021, les pays de l’OTAN étaient encore ouverts à une renégociation des traités sur le contrôle des armes nucléaires et conventionnelles.

Non, personne ne menaçait la Russie. Ni l’OTAN, dont les systèmes de missiles en Roumanie et en Pologne sont défensifs. Ni l’Ukraine, dont l’entrée dans l’OTAN, imprudemment évoquée, était devenue illusoire. En quelques années, la Russie, en revanche, a asservi la Tchétchénie et la Biélorussie, grignoté la Géorgie et le Donbass, conquis la Crimée, soutenu la Syrie de Bachar Al-Assad, contrôlé un morceau d’Afrique avec ses mercenaires du Groupe Wagner.

I

Assouplissement du pacte budgétaire : L’Allemagne dit non

Assouplissement du pacte budgétaire : L’Allemagne dit non

Christian Lindner, le libéral allemand, ministre des finances, s’oppose fermement à toute flexibilité du pacte de stabilité. En clair, il s’oppose avec fermeté aux assouplissements demandés par les pays du Sud et en particulier par la France. Le ministre allemand estime qu’on ne peut tolérer des dépassements des déficits budgétaires et des niveaux d’endettement. Au contraire , il veut le maintien d’un cadre contraignant pour réduire les dérives budgétaires et d’endettement. Au contraire, il souhaite un cadre contraignant pour réduire les ratios d’endettement européen.

 

Pour montrer l’exemple le nouveau ministre des finances promet un retour à un taux d’endettement voisin de 60 % dans les cinq ans,  oit ce qui devrait être moitié moins que la France sur la tendance actuelle ( autour de 120%).

 

Vaccin Covid : une clause de non-responsabilité pour Pfizer ?

Vaccin Covid : une clause de non-responsabilité pour Pfizer ?

 

 

L’avocat marseillais Me Eric Lanzarone compte bien comprendre pourquoi l’Etat français aurait accepté de signer un contrat avec Pfizer en dédouanant ce dernier en cas de problèmes liés à son vaccin.

En effet, l’avocat qui défend un adolescent de 13 ans qui a pratiquement perdu la vue après sa première injection du vaccin de Pfizer, a affirmé sur France 3 ce samedi 29 janvier que sur le contrat figure  »une clause qui dédouane la société Pfizer de toute responsabilité dans le cas de survenance d’effets indésirables potentiels ».

Et d’après l’avocat le contrat a été retiré du site de la Commission européenne.

Avant d’ajouter pour affirmer son propos une fois de plus : « Par cette clause de non responsabilité, Pfizer se dégage en réalité de toute garantie minimale d’efficacité du vaccin et de toute nocivité minimale. » 

Et il précise une clause écrite en anglais : « Elle dit qu’en cas de préjudice qui résulterait de la deuxième, troisième dose, d’effets secondaires graves, la société Pfizer ne sera absolument pas responsable. »

Pour savoir ce qu’il en était au niveau de ce contrat, des journalistes de France 3 ont questionné la société Pfizer qui n’a pas vraiment répondu à la question de cette clause d’irresponsabilité.

Le laboratoire a précisé que les bons de commande étaient des documents contractuels confidentiels, donc pas de possibilité de les consulter…

Ensuite Pfizer a fait savoir que la société ne commentait pas  »les clauses incluses dans nos contrats signés avec les Etats ou la Commission Européenne. Pfizer a tenu ses engagements contractuels en livrant les quantités commandées selon le calendrier défini et en assurant la mise à disposition d’un vaccin sûr et efficace pour lutter contre la pandémie de la Covid-19″.

Donc Pfizer n’a pas spécifié une telle clause mais elle n’a pas dit non plus qu’elle n’existait pas… notons aussi que la présidente de la commission européenne refuse de donner le contenu des mails qui retracent des entretiens qu’elle a eu avec les responsables de Pfizer à propos de la commande et de l’exécution des contrats de vaccin !

Électricité nucléaire:il faudrait une vingtaine d’EPR nouveaux et non pas six

Électricité nucléaire : il faudrait une vingtaine d’EPR nouveaux et non pas six

 

 

Compte tenu d’une part de l’évolution de la demande, d’autre part de la durée de vie initialement prévue pour le parc nucléair actuel , ce nest pas  six EPR nouveau qu’il faudrait construire mais une vingtaine d’après le président de la commission de régulation de l’énergie . Une évidence à moins comme c’est aussi probable parallèlement de prolonger de 20 30 ans la durée de vie de nombre de réacteurs actuels.

De toute manière actuellement, ce parc actuel est insuffisant pour satisfaire la demande compte tenu des opérations d’entretien plusieurs réacteurs ; des opérations retardées du fait  de la crise sanitaire.

 

Interrogé sur Cnews, dimanche soir, le président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a souligné le rôle important du nucléaire dans les années à venir. Appelant à mener une réflexion «sur la disponibilité de l’électricité», Jean-François Carenco a estimé que l’Hexagone avait un «vrai sujet de disponibilité de l’électricité, si l’hiver dure fortement, longtemps».

 

Pour «augmenter la part d’électricité [dans la production d'énergie], il faut à la fois du nucléaire […] et du renouvelable, et des économies», a déclaré le représentant de la CRE. Alors que les plans d’Emmanuel Macron pour le nucléaire doivent être précisés, Jean-François Carenco a estimé que la construction de six nouveaux EPR (European Pressurized Reactor) était «insuffisante» : «c’est un démarrage, il en faudrait trois fois plus», a-t-il précisé. «Il faut […] arriver à 50% de nucléaire en 2040, 25% en 2060, c’est l’idée de la CRE», a ajouté le haut fonctionnaire.

Nucléaire : il faudrait une vingtaine d’EPR nouveaux et non pas six

Nucléaire : il faudrait une vingtaine d’EPR nouveaux et non pas six

 

 

Compte tenu d’une part de l’évolution de la demande, d’autre part de la durée de vie initialement prévue pour le parc nucléair actuel , ce nest pas  six EPR nouveau qu’il faudrait construire mais une vingtaine d’après le président de la commission de régulation de l’énergie . Une évidence à moins comme c’est aussi probable parallèlement de prolonger de 20 30 ans la durée de vie de nombre de réacteurs actuels.

De toute manière actuellement, ce parc actuel est insuffisant pour satisfaire la demande compte tenu des opérations d’entretien plusieurs réacteurs ; des opérations retardées du fait  de la crise sanitaire.

 

Interrogé sur Cnews, dimanche soir, le président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a souligné le rôle important du nucléaire dans les années à venir. Appelant à mener une réflexion «sur la disponibilité de l’électricité», Jean-François Carenco a estimé que l’Hexagone avait un «vrai sujet de disponibilité de l’électricité, si l’hiver dure fortement, longtemps».

 

Pour «augmenter la part d’électricité [dans la production d'énergie], il faut à la fois du nucléaire […] et du renouvelable, et des économies», a déclaré le représentant de la CRE. Alors que les plans d’Emmanuel Macron pour le nucléaire doivent être précisés, Jean-François Carenco a estimé que la construction de six nouveaux EPR (European Pressurized Reactor) était «insuffisante» : «c’est un démarrage, il en faudrait trois fois plus», a-t-il précisé. «Il faut […] arriver à 50% de nucléaire en 2040, 25% en 2060, c’est l’idée de la CRE», a ajouté le haut fonctionnaire.

Droit: Non à un concours d’agrégation au rabais

Droit: Non à un concours d’agrégation au rabais

Dans une tribune au « Monde », les juristes Jean-François Cesaro et Pierre-Yves Gautier critiquent le projet, en provenance du ministère de l’enseignement supérieur, d’abandon de la « leçon de 24 heures » des épreuves de droit.

 

Tribune.

 

Il existe un mauvais génie français. Il est tel qu’il faut souhaiter qu’il ne s’intéresse pas à vous. Il prend sa source dans le centralisme qui a survécu à la Révolution, fondé sur la récusation du mérite, l’indifférence à l’effort, dès lors qu’il ne touche pas l’accès aux grands corps de la fonction publique, jalousement gardés en dépit des réformes essentiellement d’annonce.

Un projet d’arrêté en provenance du ministère de l’enseignement supérieur en constitue une inquiétante illustration. Il porte sur le concours d’agrégation pour le recrutement des professeurs des universités des disciplines juridiques, politiques et de gestion, très différent des autres types d’agrégations de l’enseignement. Celui-là même que [l’avocat et académicien] Jean-Denis Bredin, récemment disparu, et [l’ancien ministre de la justice] Robert Badinter réussirent avec panache.

Ce concours comporte quatre épreuves, dont une, particulièrement exigeante, qui fait la sidération, empreinte d’admiration, de la part des professeurs étrangers, à travers la planète : il s’agit de la fameuse « leçon de 24 heures ». Demain, si cet arrêté est adopté, elle disparaîtrait.

Le principe de cette leçon est d’une stimulation exceptionnelle : le candidat tire un sujet qui impose la maîtrise de nombreuses disciplines, c’est le jeu même (exemples du dernier concours de droit privé : « la vérité », « les troubles », « le climat », « la vulnérabilité »). De sorte qu’il devra en sortir l’ampleur et la variété, et en dégager le fil conducteur. Cette épreuve est une ouverture de l’esprit, une évasion des spécialisations, autre mal de ce siècle, du moins lorsqu’elles manquent de mesure.

Entouré d’une équipe qu’il a choisie, le candidat dispose d’une journée et d’une nuit pour rédiger une leçon de 45 minutes qu’il présentera le lendemain au jury, comme s’il s’exprimait devant un amphithéâtre. Il pourra, s’il le souhaite, s’entourer de philosophes, d’historiens, de sociologues, d’économistes, car les questions du droit sont par essence celles de la cité.

Au petit matin, après une nuit de fiévreuses discussions, de construction d’un plan, de recherche d’une trame et d’écriture, le candidat sera seul pour porter sa leçon. Eloquence, résistance du cerveau et du corps, esprit de synthèse et rapidité intellectuelle sont ainsi mis à l’épreuve, car c’est bien ce qui attend le futur professeur, homme ou femme, durant sa carrière.

Le caractère collectif de l’épreuve est une singularité. Elle exige du candidat le sens du travail en commun. Ce sont des qualités que l’on attendra de lui, s’il est reçu : identifier les meilleurs collaborateurs dès leur recrutement, conduire des équipes de chargés de travaux dirigés, mener un groupe de recherche scientifique. Les participants ne sont pas en reste : on commence « petite main », puis corédacteur, c’est l’apprentissage par l’expérience, le cheminement, qui fait un agrégé du supérieur, ici, de droit.

Une taxe pour les non vaccinés ?

Une taxe pour les non vaccinés ?

Dans plusieurs pays, on s’interroge sur les moyens de pénaliser ceux qui refusent la vaccination au motif qu’ils diffusent une maladie très coûteuse en matière de prise en charge médicale. Plusieurs propositions sont à l’étude. L’idée va sans doute être mise d’abord en application au Québec . Le gouvernement local a estimé qu’il fallait compenser le «fardeau financier» de ces 10% de Québécois qui représentent la moitié des personnes en soins intensifs.

Ce chiffre est souvent le même dans nombre de pays développés. Le coût de prise en charge est effectivement énorme en moyenne 1500 € par jour mais il ne s’agit que d’une moyenne et tout dépend de l’état pathologique des malades.

La proposition pourrait valoir aussi en France où certains la proposent également. Il suffirait soit de créer une taxe nouvelle, soit de diminuer le remboursement des prestations. On imagine déjà les protestations pour atteinte aux libertés et droits individuels. Un concept pourtant mis un peu à toutes les sauces pour justifier l’individualisme, l’égoïsme et même l’anarchie.

Covid: 8% de non vaccinés fournissent 50 % des hospitalisés !

Covid: 8% de non vaccinés fournissent  50 % des hospitalisés !

 

En France, certains soutiennent un concept très particulier de rapport aux libertés en matière de santé publique. Ainsi est-il considéré par certains comme liberticide d’envisager la vaccination obligatoire. Dans ce domaine aussi les thèses individualistes progressent par rapport aux conceptions universalistes. En fait,  la liberté revendiquée est celle qui consiste à pouvoir transmettre le virus à d’autres. En France il y aurait sans doute besoin de remettre un peu à jour la nature et la hiérarchie des valeurs grignotées progressivement par l’égocentrisme  l’individualisme sans parler de la démagogie . Selon des données rendues publiques par la Drees ce vendredi, les 8% de non-vaccinés entre fin novembre et fin décembre 2021 ont représenté au cours de cette période près de la moitié des admissions à l’hôpital pour Covid-19.

« L’existence d’un rappel pour les personnes dont le primo-statut complet remonte à plus de 6 mois améliore fortement la protection vaccinale contre les hospitalisations, à près ou plus de 90 % », conclut le ministère de la santé.

« Macron veut emmerder les Français non vaccinés » : ou la politique dans le caniveau !

 

« Macron veut emmerder les Français non vaccinés » : ou la politique dans le caniveau !

 

 

Il n’est pas tellement étonnant que la déclaration du président de la république consistant à vouloir « emmerder les Français qui ne sont pas vaccinés » ait  susciter nombre de réactions. Une déclaration qui fait une nouvelle fois retomber la politique dans le caniveau.

Ce n’est sans doute pas par hasard si le président de la république retombe dans la vulgarité, il a lu les sondages qui constituent sa boussole politique. Il sait  une très grande majorité des Français condamnent l’attitude des non vaccinés. Il montre ainsi par cette déclaration de bistrot sa proximité avec la majorité de l’opinion. Mais l’objectif est de dissimuler en réalité son immobilisme.

En effet si Macron voulait réellement s’attaquer aux noms vaccinés il pourrait le faire en déclarant de façon claire et nette l’obligation vaccinale. Ce qu’il ne fait pas précisément pour ne pas avoir à contrarier même une partie infime de la population qui conteste le pass vaccinal et aussi souvent l’obligation du vaccin. C’est en cela que la politique retombe dans le caniveau quand elle se contente de reprendre de manière aussi vulgaire l’opinion du moment tout en dissimulant son immobilisme et son manque de courage. Les propos d’Emmanuel Macron sont évidemment très démagogiques et témoignent que la politique sur le fond comme sur la forme retombe dans les bas-fonds du populisme et a nullité. 

Covid-Suspension des allocations chômage au Canada pour les non vaccinés ?

Covid-Suspension des allocations chômage au Canada pour les non vaccinés ?

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La colère gronde un peu partout contre les personnes qui de façon consciente et délibérée refusent d’être vaccinées. C’est vrai en France mais aussi ailleurs. Des mesures restrictives sont décidées ici ou là pour limiter les droits des non vaccinés notamment en matière de mobilité. En France, le débat porte surtout sur les conditions d’accès à l’hôpital qui doivent demeurer égalitaires pour la plupart des médecins.

Au Canada les mesures sont plus radicales . La ministre fédérale de l’Emploi a annoncé le 30 décembre sa volonté de suspendre l’assurance emploi, équivalent des indemnités chômage au Canada, pour toutes les personnes qui auraient perdu leur travail pour refus de l’injection anti-Covid. Les aides seront ainsi réservées dorénavant aux chômeurs vaccinés, à l’exception des personnes présentant une exemption médicale. 

Neutraliser les cartes vitales pour les non vaccinés volontaires

Neutraliser les cartes vitales pour les non vaccinés volontaires  

 

 

Pour l’instant , les pouvoirs publics tournent autour du pot à propos de l’obligation vaccinale. Ainsi on a transformé discrètement le pass sanitaire en passe vaccinal mais sans indiquer de manière claire que la vaccination deviendrait obligatoire.

 

Du coup, chacun sollicite l’argumentaire liberticide chez les opposants à la vaccination. Il est souvent difficile en outre de faire la distinction entre les opposants à la vaccination et les opposants au passe.

 

On voit difficilement quelle pourrait être l’atteinte aux libertés fondamentales que d’imposer la vaccination sachant que cette dernière s’impose déjà pour  une dizaine d’entre elles aux enfants mais aussi aux adultes en particulier quand ils veulent voyager à l’étranger.

 

La liberté dont certains se revendiquent se réduit concrètement au droit à pouvoir contaminer les autres. Ne pas se faire vacciner, c’est évidemment encourager  encore davantage la transmission du virus et en même temps les risques de mortalité.

 

En France heureusement grâce à la couverture sociale, les soins médicaux sont largement gratuits mais cette gratuité ne doit pas occulter la réalité d’un cout. Ainsi en moyenne, chaque passage d’un contaminé en établissement hospitalier coûte en moyenne 1500 € par jour . Des milliards supplémentaires vont donc être dépensés du fait de la responsabilité directe des non vaccinés. Il serait donc logique que les intéressés participent à ce financement. La meilleure façon est la plus drastique serait de neutraliser leur carte vitale tant qu’il refuse la vaccination.

 

Une idée qui évidemment ne sera pas reprise dans une période électorale où chacun choisit surtout des stratégies molles de communication pour ne pas contrarier les électeurs. Mais une problématique qui reviendra pour le cas où la pandémie ferait apparaître des chiffres de contamination (et les conséquences dramatiques qui l’accompagnent)  qui se chiffreraient en centaines de milliers pendant encore des  jours, des semaines voire des mois.

Hopitaux: : non à la culture du chiffre

Hopitaux: : non à la culture du chiffre

 

 

Dans une lettre adressée au chef de l’Etat, un collectif de 670 professeurs et médecins de toutes disciplines alerte sur la déliquescence de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Ils appellent à des mesures urgentes et profondes, permettant de restaurer la capacité des services médicaux à assurer leur mission de soin.

 

Monsieur le président de la République, l’état moral, organisationnel et budgétaire de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) est au plus bas. Les personnels sont découragés et beaucoup démissionnent, y compris certains des meilleurs responsables médicaux. D’attractif, le CHU [centre hospitalier et universitaire] francilien est devenu répulsif. Il ne remplit plus sa mission de façon satisfaisante, malgré le dévouement et la qualité scientifique de notre communauté hospitalière.

En 2019, la « nouvelle AP-HP » a été mise en place. Pour faire face à ses mauvais résultats budgétaires, la direction générale a instauré un nouveau découpage des structures intermédiaires. Les pôles, rebaptisés « départements médico-universitaires » (DMU), sont passés de 128 à 76, les groupes hospitaliers, rebaptisés « groupes hospitalo-universitaires » (GHU), de douze à six. La création de ces mastodontes ingouvernables a entraîné les effets que les plus lucides d’entre nous avaient prévus : des dysfonctionnements et un désordre supplémentaire dans une institution qui en comptait déjà beaucoup.

 

Comme anticipé, cette réorganisation, qui n’a fait que créer des strates supplémentaires inutiles, n’a pas amélioré les résultats financiers. Les prévisions budgétaires optimistes effectuées par le siège de l’AP-HP ne se sont pas réalisées. Le gouvernement a été contraint de renflouer les caisses du CHU francilien, comme il doit le faire au niveau national.

La seconde réforme de la direction de l’AP-HP a été la réduction du temps de travail quotidien des équipes soignantes, dans le but de diminuer le nombre de jours de réduction du temps de travail (RTT) et d’économiser du personnel. La conséquence en a été de raccourcir les phases de transmission entre les équipes, de perdre le sentiment d’appartenance à un service et de dégrader les conditions de travail.

Une politique de recrutement archaïque visant à retarder au maximum les embauches, ainsi que des conditions de travail de plus en plus difficiles font qu’actuellement, des centaines de postes de soignants ne sont pas pourvus. En conséquence, des lits sont fermés dans une proportion jamais vue, jusqu’à près de 20 %. Les soignants sont de plus en plus souvent contraints de refuser des soins médicaux et chirurgicaux, dont certains sont pourtant urgents et vitaux.

La bureaucratie est en perpétuelle extension. C’est un mal ancien, systémique. Il ne sera pas combattu par ceux qui le répandent. Se multipliant un peu plus chaque année, les exigences réglementaires tatillonnes, voire absurdes, ainsi que les injonctions paradoxales ruissellent des ministères vers les agences régionales de santé (ARS), puis inondent tous les recoins de l’hôpital. Les « managers » présents dans toutes les strates inutiles multiplient tracasseries, réunions, rapports sans intérêt, procédures irrationnelles, demandes abusives, commissions et sous-commissions à propos de n’importe quel sujet.

Politique : le non choix est aussi un acte démocratique

Politique : le non choix est aussi un acte démocratique

La députée Paula Forteza, qui a déposé plusieurs propositions de loi contre l’essoufflement démocratique, appelle, dans un entretien au « Monde », à reconstruire la relation au vote et à l’élection pour qu’elle ait du sens pour la société.

 

Députée indépendante des Français d’Amérique latine et des Caraïbes, anciennement La République en marche, Paula Forteza est spécialiste des questions liées au numérique, à la démocratie et aux nouvelles formes d’engagement citoyen. Le 17 novembre, elle a déposé, avec plusieurs députés, trois propositions de loi, pour environ une trentaine de mesures qui s’attaquent à plusieurs facettes de l’essoufflement démocratique.

Sur quel constat initial s’appuient ces propositions de loi ?

Depuis le début du mandat, nous avons suivi l’évolution de la relation des Français aux élections et au vote : évidemment, l’augmentation de l’abstention, l’apparition de nouvelles formes de mobilisation en dehors des institutions, que ce soit dans la rue ou sur les réseaux sociaux, mais aussi l’émergence d’autres types d’expression démocratique ; et surtout, la place des jeunes générations dans ces nouveaux liens à la politique. Face à ces éléments, il fallait se poser la question suivante : comment reconstruire la relation au vote et à l’élection pour qu’elle ait du sens pour la société ?


Comment redonner envie aux citoyens de s’intéresser au champ politique ?

Le fil conducteur a été de chercher des mesures pour que le vote puisse exprimer davantage ce que les Français ont à dire et qu’il permette une expression beaucoup plus large et beaucoup plus diverse des points de vue des Français. Ainsi, la première proposition que nous mettons en avant est la reconnaissance du vote blanc : le vote doit pouvoir non seulement permettre l’expression d’un choix, mais aussi l’expression d’un non-choix.

Mais toutes les propositions que nous faisons vont dans le même sens : derrière la mise en place d’élections législatives à la proportionnelle intégrale et avec parité réelle, c’est aussi l’idée que les préférences des citoyens se liront plus directement dans le résultat des élections. Autre exemple, l’expérimentation au jugement majoritaire, qui permet de classer les candidats au lieu de devoir choisir une seule candidature, permettra l’expression d’un ordre de préférence.

Nombre de vos propositions s’attachent donc à rendre la démocratie plus représentative…

Nous avons eu dans ce quinquennat des initiatives de démocratie participative ambitieuses dans la méthode, comme le grand débat national ou la convention citoyenne pour le climat. Or, elles se sont avérées souvent décevantes et frustrantes pour les citoyens qui s’y sont impliqués, car la traduction politique qui a été faite de leurs propositions a été à chaque fois en deçà de leurs contributions. L’effet peut être contre-productif : les citoyens, ressentant une forme de trahison, s’éloignent davantage de la politique.

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