Archive pour le Tag 'non'

Page 19 sur 19

Italie : un non à cette Europe qui sera suivie d’autres dans d’autres pays

Italie : un non à cette Europe qui sera suivie d’autres dans d’autres pays

 

Réactions irrationnelles, mouvement de colère, populisme, comment qualifier les réactions des italiens ? C’est sans doute clairement un nom à cette Europe là et un nom aussi à la classe politique traditionnelle. Pour la première fois l’Europe a été au centre de la campagne, et le candidat de cette Europe, premier ministre sortant, encensé à Bruxelles comme le sage d’entre les sages, présenté comme un exemple, a été brutalement rejeté par son peuple. Il plafonne à 10%. Pier Luigi Bersani, candidat d’une coalition de gauche regroupé autour du Parti démocrate, et gagnant très relatif, considère que la rigueur n’est pas une panacée. Ce qu’a dit l’europhile Italie, hier soir, c’est un Non à l’Europe telle qu’on la dicte depuis Bruxelles, ses troïkas, ses plans d’austérité, ses techniciens, ses professeurs, ses statistiques, et ses économistes qui viennent dire à la télévision, sur le ton de l’évidence exaspérée, qu’il faut se couper les pattes pour se remettre sur pied.    Que va faire l’Italie avec sa majorité socialiste à l’assemblée, et minoritaire au sénat ? Qui pourra gouverner, et avec quelle alliance ? Mais comment va réagir Bruxelles à ce message monté de Rome ? C’est une immense question, de portée continentale.  L’Europe pourra se dire qu’elle était folle, aussi folle au fond que Beppe Grillo, d’avoir pensé que la potion de Mario Monti serait supportée après avoir plongé son pays dans la récession, baissé les pensions, fermé 104 000 entreprises, mis huit millions de personnes sous le seuil de la pauvreté, et fait monter le taux de chômage des jeunes à 37%.   L’Europe pourra aussi s’en tenir au diagnostic du ministre allemand des affaires étrangères, Guido Westerwelle : « l’important est que la ligne pro-européenne et les réformes continuent ». Dans ce cas tout continuera effectivement, comme si de rien n’était, le vote d’hier sera présenté comme une curiosité locale, on tentera de l’escamoter comme le Non de 2005, mais des Grillo et des Berlusconi apparaitront partout pas seulement en Italie, ailleurs. Cette Europe de la seule austérité, sans véritable stratégie de redressement de la croissance, sans vrai projet politique autre que le libre échange connaitra le même sort dans nombre de pays condamné au chômage, à la pauvreté et au désespoir.

 

Bardot : non à la chasse au Depardieu !

Bardot : non à la chasse au Depardieu !

 

Bardot défend les animaux y compris Depardieu, l’animal sauvage qui veut quitter sa cage France pour la Belgique ou même la Russie. En cause, le » ronron fiscal », pas à son gout. Bardot le défend « Je soutiens Gérard Depardieu, victime d’un acharnement extrêmement injuste.». Bardot demande l’arrêt de la chasse au Depardieu, une chasse qui pourrait conduire à l’extinction de comédiens aussi talentueux que vulgaires et veules. Qui veut la peau de Depardieu ?  Une honte quand des peaux synthétiques peuvent facilement remplacer le pelage fatigué de l’acteur. Le clivage sur cette question de la chasse au  Depardieu dépasse la gauche et la droite ;  Lucchini par exemple défend Depardieu au nom de la filmographie comme si cette filmographie pouvait donner une réponse à une problématique fiscale. Le vrai clivage entre les pros et anti chasse, c’est le fric .  Ceux qui trustent les cachets à 1 Million (et davantage) par film sont contre la chasse, d’autres moins chanceux (surtout moins rémunérés) sont pour. Ce n’est plus la chasse mais la guerre comme vient de le déclarer Parisot la porte parole du CAC 40 ; une guerre civile a-t-elle ajouté, comme en 1789 a surenchéri Afflelou qui devrait bien de changer de lunettes pour poux voir les réalités sociales et sociétales. A force d’être médiatisé, les comédiens (et autres représentants du showbiz)  finissent pas se prendre pour des intellos et parlent de tout et surtout de rien, de la fiscalité par exemple ou  d’autres problèmes de société. Ils ont le droit bien sûr mais la pertinence de leur propos ne repose que sur l’audimat de leur prestation de saltimbanque. Quel est la légitimité de Bardot hormis la beauté passée d’un magnifique séant, On raisonne en fait avec ce qui a fait sa célébrité.

AFP : Hollande, une opération séduction réussie ; Ah bon ! La musique, oui, les paroles ,non !

AFP : Hollande, une  opération séduction réussie ; Ah bon !  La musique, oui, les paroles ,non !

 

Décidemment c’est le drame de la France, la forme compte davantage que le fond. Hollande prononce une allocution entièrement consacrée à économie devant des journalistes qui pour la plupart n’y entendent rien ; conclusion de l’AFP : opération séduction réussie auprès de la presse. Pas compliqué, il suffit de réunir un parterre de charcutiers et leur parler du nucléaire, ce sera aussi une opération séduction si l’orateur sait chanter. On comprend mieux pourquoi il y a une crise du journalisme en France ; En fait ce qui les intéressent surtout ce sons les petits soubresauts politiciens du cercle parisien,  pas vraiment les enjeux économiques et sociaux dont ils ignorent tout. Pas fou Hollande, il n’a pas réuni des journalistes experts en économie. La prochaine fois pour parler de la mafia en Corse, il va peut être invité la presse sportive ou la presse du cœur. Sur la forme oui brillant comme un oral de l’ENA mais creux, contradictoire, et sans souffle. La sous culture économique de la France fait peur ; elle affecte l’ensemble du pays y compris les médias qui pourtant devraient se rende compte que leurs propos sont décrédibilisés auprès de l’opinion publique. Du coup la presse s’enfonce économiquement, pas étonnant. Après la prestation de Hollande peu ou pas d’analyse de fond, des propos de salon ou du café du commerce. La vraie crise c’est peut-être celle –là : la crise culturelle. En réalité cette  conférence de presse se réduisait  à  une explication laborieuse du changement de cap. D’abord sur l’Europe, un recours à la dialectique : «  un  pacte complété donc renégocié » ; Le candidat avait bien parlé durant sa campagne de renégociation. Or le pacte budgétaire n’a nullement été renégocié. Il a été adopté en l’état (et discrètement au parlement  pour éviter un referendum) ; le pacte de croissance,  le « complément » de 120 milliards, évidemment très insuffisant était déjà prévu par l’Europe. Changement de cap donc sur l’Europe où l’austérité imposée par l’Allemagne prend le pas sur la croissance. Ce qui d’ailleurs est dénoncé par le FMI et nombre d’économistes. Changement de cap sur  le budget puisque dans le budget 2013 la fiscalité augmentera de 2O milliards (10 pour les ménages et 10 pour les entreprises). Alors qu’après le rapport Gallois on va alléger cette fiscalité de 20 milliards à partir de 2014 et accroitre la fiscalité sur les ménages  notamment via la TVA. Contrairement à ce qu’affirme Hollande la question du désendettement n’est nullement réglée. Elle dépend des économies qui seront réellement effectuées mais aussi des rentrées fiscales ; lesquelles sont le produit de la croissance. Or cette croissance est négative pour la fin de 2012. Nous serons en récession pour les 6 derniers mois de l’année. Pour 2013, le FMI et  la commission européenne ne croient pas  aux prévisions de croissance gouvernementales et au retour aux 3% pour le déficit budgétaire. Le virage est net, il est insuffisant et dangereux. L’objectif est utopique et trop lointain. « Des résultats sur l’emploi dans 5 ans » ? . Dans 5 ans c’est une échéance électorale pas une échéance économique. C’est dans les deux ans que va se jouer l’avenir. Dans deux ans, on risque d’enregistrer 1  millions de chômeurs supplémentaires. Finalemenet hollande n’a rien annoncé de nouveau, il a tenté de justifier, le flou, les hésitations, les changements de politique. Une conférence de presse en forme de séance de rattrapage sur l’impopularité du chef de l’Etat et du gouvernement. Notons que sur le financement de la protection sociale (gravement mise en danger avec la récession), Hollande botte en touche et renvoie à la négociation sur «  la sécurisation des parcours professionnelles ». Belle expression mais vide de sens. On sait que les partenaires ne parviendront pas à un accord sur l’essentiel qui tourne autour de la productivité, de la CSG et de la flexibilité.  Comme d’habitude, pendant un jour ou deux, les médias complaisants vont accorder du crédit à cette déclaration, se bornant à énumérer les éléments du discours. Viendra le temps de l’analyse. On va alors s’apercevoir que si Hollande a peut-être mérité le prix de la gentillesse, il lui reste à obtenir celui de l’autorité et de la cohérence.

Jospin : pour le non cumul des mandats, non, c’est le nombre de mandats qu’il faut supprimer

Jospin : pour le non cumul des mandats, non, c’est le nombre de mandats qu’il faut supprimer

 

Avec Jospin,  ancien fonctionnaire qui n’a fait toute sa vie que la politique, il ne fallait pas s’attendre à grand chose pour rénover la vie politique ; Sur les mandats, il prend la question à l’envers (comme souvent à gauche), ce n’est pas le cumul qui est d’abord en cause mais le nombre. Le nombre d’élus est un véritable scandale et couteux en plus. Au sénat, à l’assemblée, dans les conseils régionaux, généraux, les municipalités on peut diviser par 4 le nombre d’élus. Des élus qui constituent en fait une caste dépensière et met le pays à genoux. Chaque élu veut marquer son passage, ici une autoroute, un TGV, un aéroport, là plus modestement dans une petite commune, une salle de sport, de spectacle, un parc de loisirs etc. Autant d’élus autant de projets inutiles qui ruinent le pays. Plus facile évidemment que de servir l’économie et de centrer l’action sur le soutien à l’emploi (en fait on soutient le chômage pas l’emplo)i. Rénover la vie politique passerait par la nécessité de débarquer des personnages comme Jospin, haut fonctionnaire qui n’a pratiquement jamais travaillé, rémunéré par l’Etat pour faire de la politique. Ils sont des milliers dans ce cas.

Fillon, le plan de PSA reporté par Sarkozy : oui ou non ?

Fillon, le plan de PSA reporté par Sarkozy : oui ou  non ?

 Jeudi soir, lors de l’émission Des Paroles et des Actes, François Fillon a reconnu l’action de Nicolas Sarkozy auprès du patron de PSA Peugeot Citroën pour repousser son plan social après la présidentielle. « J’ai participé à de très nombreuses réunions, et je n’ai pas le même souvenir », a réagi vendredi matin, sur RTL, Xavier Bertrand, alors ministre du Travail, quelques minutes après avoir annoncé son soutien à… François Fillon. Au gouvernement, on se régale de cette déclaration de l’ancien Premier ministre, qui a tenté de rétropédaler. La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a dénoncé sur France 2 « le cynisme absolu » de l’ancien chef de l’Etat qui a contribué à « creuser les difficultés de l’entreprise parce que par définition, plus vous mettez de temps à faire les ajustements nécessaires (…), plus cette crise s’approfondit ». Alors que Jean-Marc Ayrault est chaque jour un peu plus contesté que la veille, la ministre du Droit des femmes a profité de l’occasion pour établir un parallèle entre l’actuel gouvernement socialiste et son prédécesseur mené par François Fillon. « Le premier était dans le cynisme absolu, la recherche de l’intérêt électoraliste pur et à court terme, le second est dans la recherche permanente de solutions », a jugé Najat Vallaud-Belkacem. S’il a fait un sans faute dans son duel avec Jean-François Copé, c’est peut-être dans la course du meilleur sarkosyste que François Fillon a perdu des points, jeudi soir, bien qu’il ait tenté vaille que vaille de justifier la décision de Nicolas Sarkozy : « Il aurait été un peu étrange que juste à la veille de l’élection présidentielle, le président de la République française, qui avait tout fait pour empêcher les licenciements dans l’industrie automobile dise à Varin ‘Mais allez-y, je vous en prie, c’est vraiment le moment de le faire’ ».

 

Taxe Google ? Non, taxe internaute sur chaque clic

Taxe Google ? Non, taxe internaute sur chaque clic

 

Derrière la taxe Google se cache en fait une taxe internaute sur chaque clic, 4 milliards de clics par mois redirigés par Google. Une vraie manne fiscale ;  à 2 centimes par clic, c’est 100 milliards de recettes fiscales annuelles. Une vraie folie. Une véritable atteint au droit à l’information et à l’échange. L’internaute paie déjà son accès à internet, il subit en plus une véritable marée publicitaire. L’ingénierie fiscale française est sans limite ; championne du monde des prélèvements obligatoire qui tue le pouvoir d’achat, la compétitivité et l’emploi. L’explosion économique et sociale est proche (voir article). Vers l’été 2013, tout risque de s’écrouler. Avec des conséquences également politiques qui risquent de provoquer un séisme. Les limites de l’irresponsabilité sont franchies ; les réactions des internautes risquent de coûter très cher à ce gouvernement  qui n’a même pas compris que la liberté d’information n’était pas un bien taxable mais un droit fondamental.

 

Merkel réaffirme à la veille du sommet européen : non à la mutualisation de dettes

Merkel réaffirme à la veille du sommet européen  : non à la mutualisation de dettes

 

Pas de fausses espérances pour le sommet européen, c’est le message de Merkel. Pas question d’une solidarité financière vis-à-vis des dettes. On se limitera donc à une mini relance économique, à la perspective d’une union bancaire, au projet lointain d’une intégration européenne et tout aussi lointain le projet de résorption des dettes. Bref des réponses pour le moyen et long terme à des questions de court terme. La chancelière allemande Angela Merkel a estimé lundi qu’un partage du fardeau de la dette au sein de la zone euro serait « économiquement erroné » et « contre-productif », réaffirmant, à quelques jours du sommet européen, une position tranchée. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union débattront jeudi et vendredi de la faisabilité d’une union bancaire, d’une intégration budgétaire accrue et de la possibilité d’un fonds de « rédemption » de la dette, autant d’options considérées par certains comme indispensables pour résoudre la crise de la zone euro. « Quand je pense au sommet, je crains qu’une fois encore, nous nous attachions trop aux différentes manières de partager la dette », a dit Angela Merkel lors d’une conférence à Berlin. La mutualisation des dettes au sein de la zone euro ou la création d’un fonds de rédemption seraient inconstitutionnelles, a-t-elle ajouté. « Je considère en outre qu’ils seraient économiquement erronés et contre-productifs », a-t-elle dit. Son porte-parole avait auparavant déclaré que la chancelière rejetait les appels en faveur de solutions « faciles » à la crise de la zone euro. « Notre union monétaire (…) est clairement en difficulté et les taux d’intérêt que certains pays doivent payer font partie de cette difficulté. Le gouvernement allemand le sait bien et est déterminé à trouver une solution satisfaisante pour sortir de la crise », a dit Steffen Seibert. « Mais la chancelière s’inquiète du fait que, juste avant le sommet européen, certains expriment encore le souhait de solutions prétendument faciles, plus particulièrement le souhait d’une responsabilité partagée », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse. « Si le gouvernement allemand y est opposé, c’est sur la base de la législation européenne et de la constitution allemande, mais aussi parce que c’est notre conviction économique et politique la plus profonde que la responsabilité et le contrôle doivent toujours aller de pair », a poursuivi Steffen Seibert.

 

1...1516171819



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol