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Au nom de l’environnement : « Crimes contre la nature » de Karl Jacoby

Au nom de l’environnement : « Crimes contre la nature » de Karl Jacoby

L’historien américain retrace les violences qui ont accompagné la création des parcs nationaux aux Etats-Unis, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.

Souvenir du parc national de Yellowstone, 1927. BETTMANN/BETTMANN ARCHIVE

« Crimes contre la nature. Voleurs, squatteurs et braconniers : l’histoire cachée de la conservation de la nature aux Etats-Unis » (Crimes against Nature. Squatters, Poachers, Thieves, and the Hidden History of American Conservation), de Karl Jacoby, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Frédéric Cotton, Anacharsis, « Essais », 442 p., 23 €.

Wilderness serait, selon certains, un terme intraduisible en français. « Monde sauvage », « Grande Nature », proposent les autres… Autant d’approximations lexicales pour qualifier un préjugé commun. L’Européen peine en effet à concevoir l’espace américain en tant que territoire humanisé de longue date. Exemple type : le Grand Canyon, star des parcs nationaux, jalousement réglementé au nom du devoir sacré de préservation d’espaces « vierges », et dont les occupants premiers furent chassés, voire criminalisés.

Crimes contre la nature est un livre fondateur du courant désormais bien établi de la « borderlands history », l’histoire des marges, des frontières. Publiée en 2001 par le jeune et déjà brillant historien Karl Jacoby (né en 1965), traduite aujourd’hui en français, cette enquête repose sur de nombreuses archives – rapports de terrain, décisions de justice, presse locale… – concernant des territoires que les autorités jugèrent, la guerre de Sécession terminée (1865) et le pouvoir fédéral renforcé, « menacés » par une surexploitation anarchique. Au banc des accusés voisinaient Amérindiens, petits Blancs, fermiers, trappeurs vivant en grande partie de chasse, de cueillette, de pêche, et usant des forêts selon des codes coutumiers.

L’ouvrage ne se déclare pas d’emblée partisan. Il le devient au fil de la lecture des documents d’époque, longtemps occultés, qui rendent manifestes les dommages collatéraux et les angles morts du mouvement « préservationniste », dont les principales figures, toujours célébrées, demeurent John Muir (1838-1914), le président Theodore Roosevelt (1858-1919) et autres membres fondateurs du Sierra Club ou du Boone and Crockett Club.

Défendre les équilibres naturels en expulsant, au mépris de leurs droits acquis et de leurs pratiques d’autosubsistance, des occupants de longue date jugés irresponsables, procède d’une vision surplombante, aujourd’hui remise en question. Les critiques qu’adressent à l’ONG environnementaliste WWF ou à l’Unesco les défenseurs des droits autochtones se sont multipliées récemment. Les Amériques sont loin d’avoir le monopole de ce problème, ainsi que le démontre l’africaniste Guillaume Blanc dans son essai L’Invention du colonialisme vert (Flammarion, 2020).

Coronavirus : l’idéal serait un confinement mais sans le nom !

Coronavirus : l’idéal serait un confinement mais sans le nom !

Médicalement, il n’y a pas de doute que la plupart des scientifiques souhaitent un confinement pour stopper la progression inquiétant de la contamination en attendant le relais des vaccins qui se font un peu attendre. Par contre politiquement, le pouvoir et en particulier le président de la république sont assez réticents à l’idée même de confinement du fait des réactions dans certaines parties de la population.

L’idéal serait donc de faire un confinement, c’est-à-dire de prendre de nouvelles mesures restrictives mais sans contraindre de manière excessive la mobilité. Il paraît évident que certains secteurs d’activité déjà touchés accepteront difficilement d’être à nouveau contraints par des impératifs sanitaires.

Ceci étant,  il faut cependant prendre des mesures car le seuil de saturation des hôpitaux est à peu près atteint avec en particulier plus de 3000 personnes en soins intensifs. Le maintien du confinement actuel ne sera pas suffisant pour neutraliser une partie de la progression de la pandémie surtout depuis l’apparition du virus britannique dont on pense qu’il a déjà atteint au moins 10 % des contaminés. Le futur confinement sera sans doute adouci par rapport aux premiers, mais il devra cependant être décidé. Pour le faire accepter, on va peut-être inventer un nouveau concept car le mot confinement est trop porteur d’aspects négatifs et attentatoires à la liberté de circuler.

Pour résumer, le président pourrait décider d’ici quelques jours de prendre des mesures restrictives du type de celles qui ont été adoptées dans les pays voisins mais sans considérer – et sans dire-  qu’il s’agit d’un confinement. Bref un habillage sémantique de la nouvelle opération de protection sanitaire “

Troisième confinement : un nouveau confinement qui ne dira pas son nom

Troisième confinement : un nouveau confinement qui ne dira pas son nom

Il est de plus en plus vraisemblable que très rapidement le gouvernement compte tenu de la dégradation de la situation sanitaire sera contraint de décider d’un nouveau confinement. Mais un confinement qui ne dira pas son nom.

 

On va en effet s’efforcer de minimiser la portée des nouvelles mesures restrictives qui vont quand même affecter les commerces non essentiels, la mobilité en général voir aussi l’enseignement. De toute manière,  les recommandations par exemple de l’Académie de médecine de respecter désormais une distance de 2 m entre chaque personne remettent en cause la quasi-totalité des protocoles. Avec une telle distance nombre d’activités ne seront plus possibles. À noter qu’en Europe les distances recommandées varient de1 à 2 m .

 

.La limitation des sorties et des déplacements devrait s’accompagner d’une fermeture partielle (ou d’une réduction des horaires d’ouverture) des commerces « non essentiels », mais des établissements scolaires devraient rester ouverts, comme l’indique le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer,. Tout dépendra cependant du caractère exponentiel de la croissance de la pandémie. Les experts qui constate aujourd’hui que la France atteint régulièrement autour de 25 000 contaminées ,600 morts en 24 heures pensent  malheureusement que début mars on attendra autour de 60 à 60 000 contaminées et autour de 1000 morts par 24 heures.

La mobilité sera cependant autorisée pour se rendre à son lieu de travail avec une forte incitation à l’utilisation du télétravail. Jusque-là, il paraissait que la France était plutôt un peu épargnée par rapport à ses voisins comme l’Espagne, l’Allemagne ou encore la Grande-Bretagne. Mais depuis quelques jours , on décèle des risques de progression exponentielle en France aussi.

Les dernières projections de l’Inserm et de l’Institut Pasteur, scrutées par l’Élysée, font redouter une hausse exponentielle des infections, principalement à cause des fameux « variants » anglais et sud-africain. Sans compter la crainte d’un « effet galette des Rois », évoquée par certains experts, s’il s’avérait que les familles ont baissé la garde pendant l’Épiphanie.

Le problème c’est que le gouvernement hésite à prendre des mesures restrictives qui constitueraient un troisième confinement et qui seraient susceptibles de créer un nouveau choc social ,moral voire politique dans la population. Une population qui s’attend d’ailleurs à ce troisième confinement pour plus de 70 % des Français qui pourtant ne le souhaitent pas.

Du coup, le gouvernement pourrait être tenté d’opérer un nouveau serrage de vis mais un confinement qui ne dira pas son nom !

Nucléaire États-Unis : le renouveau au nom de la cause écologique

Nucléaire États-Unis : le renouveau au nom de la cause écologique

Biden veut faire de la lutte contre le changement climatique l’un des piliers de son administration et a soutenu la recherche et le développement de technologies nucléaires avancées.

Les réacteurs nucléaires génèrent une électricité pratiquement sans émissions, ce qui signifie qu’ils peuvent contribuer à atteindre des émissions nettes nulles issues de la production d’électricité dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Les États-Unis ont environ 94 réacteurs traditionnels, sur les 440 dans le monde, mais la hausse des coûts a contraint de nombreuses usines à fermer et cinq autres devraient fermer cette année dans l’Illinois et à New York. L’énergie nucléaire fait face à la concurrence des centrales électriques qui brûlent du gaz naturel bon marché et abondant et des énergies renouvelables, notamment éolienne et solaire.

Le secteur de l’électricité aux États-Unis se caractérise par une large prédominance des combustibles fossiles : leur part dans la production d’électricité atteint 62,1 % en 2019, dont 23,3 % pour le charbon et 38,4 % pour le gaz ; la part du nucléaire est de 19,5 % et celle des énergies renouvelables de 18,1 % (hydroélectricité : 6,5 %, éolien : 7,2 %, solaire : 2,6 %, etc.).

Par comparaison en France ,à ce jour, il y a 19 centrales nucléaires et 58 réacteurs répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain. Placée au 2e rang mondial en matière de production d’énergie nucléaire, la France est fortement dépendante de ses centrales. En effet, dans le mix énergétique français, le nucléaire est la première ressource servant à produire de l’électricité. Selon RTE, en 2017, 71,6 % de la production totale d’électricité en France provenait des centrales nucléaires. Le point sur les centrales nucléaires en France.

En outre, dans le monde entier, les centrales nucléaires sont confrontées à des coûts de maintenance et de sécurité croissants, notamment la protection contre les attaques de militants ou les réponses réglementaires à la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon en 2011.

Cinq nouveaux réacteurs nucléaires ont été mis en service l’année dernière en Chine, en Russie, en Biélorussie et aux Émirats arabes unis, selon Sama Bilbao y Leon, le directeur général du groupe industriel, l’Association nucléaire mondiale.

L’humour condamné au nom du politiquement correct ? (Douglas Kennedy)

L’humour condamné au nom du politiquement correct ? (Douglas Kennedy) 

L’écrivain américain Douglas Kennedy déplore, dans une tribune au « Monde », que notre époque manque aussi cruellement d’humour et que les rares à oser encore manier la dérision subissent les foudres des forces du politiquement correct.

 

Tribune.

 

 Pour moi, tout a commencé par un sombrero. Il y a quelques années, dans une des petites universités les plus élitistes du pays, Bowdoin College, dans le Maine, ce chapeau est devenu objet de controverse. Un étudiant d’origine colombienne avait décidé d’organiser une fête d’anniversaire pour un ami, dont l’invitation disait : « Le thème est la tequila… faites-en ce que vous voulez. » Outre le breuvage mexicain, l’hôte avait aussi prévu pour ses invités des mini-sombreros, dont beaucoup se coiffèrent. Certains firent des photos et elles se retrouvèrent aussitôt sur les réseaux sociaux.

Et voilà soudain que les forces du politiquement correct s’abattirent sur les intéressés. De nombreux participants furent placés en « quarantaine sociale » par l’université. Les hôtes de la fête durent quitter la résidence étudiante. Bowdoin les accusait de « stéréotype ethnique » et le bureau des élèves – d’après un article du Washington Post – publia une « déclaration de solidarité » à l’égard de toutes les personnes « blessées ou affectées » par cet incident, qu’il considérait comme un acte d’« appropriation culturelle ».

Or la semaine suivante, par un délicieux hasard du calendrier, la cantine de l’université organisait un dîner à thème mexicain, et je ne pus m’empêcher de penser : « Au moins, personne n’avait de sombrero pour manger son guacamole. » Ce qui était une autre façon de dire que ce genre d’ironie survient toujours quand on a justement perdu tout sens de l’ironie.

Théâtre de l’absurde politique

L’ironie est un concept mouvant, surtout en ces temps déconcertants. J’écris ces lignes au milieu de ce qu’on pourrait décrire comme un théâtre de l’absurde politique, alors qu’un président américain continue d’affirmer que l’élection sans doute la plus rigoureusement administrée de l’histoire récente lui a été volée, et après que son avocat Rudolph Giuliani a livré une diatribe paranoïaque sur des malversations infondées. En voyant M. Giuliani littéralement péter les plombs en direct, je me suis dit : si c’était un opéra, ce serait assurément Pagliacci, de Ruggero Leoncavallo. Mais ce commentaire caustique n’est qu’une tentative d’humour sur un sujet – le sabotage de la démocratie – qui n’a rien de comique.

De même, à une époque où de nombreux chefs d’Etat sont animés d’une perspective totalitaire – de Donald Trump à Jair Bolsonaro en passant par Viktor Orban, Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan… –, peut-on vraiment se permettre d’être ironique à propos de tels démagogues ? Surtout quand plus de 70 millions d’Américains ont voté pour M. Trump avec enthousiasme. Ou que, selon un sondage récent, plus de 70 % de ses partisans croient encore que l’élection a été volée.

Loi Séparatisme – islamisme : un nouveau nom à l’eau de rose

Loi Séparatisme – islamisme : un nouveau nom à l’eau de rose

 

Finalement sur le fond comme sur la forme la nouvelle loi pourrait être vidée de son sens. D’abord il y a un changement sémantique significatif. Au départ on parlait d’une loi contre le séparatisme et contre l’islamisme. Au lieu de cela on a choisi un titre relativement neutre.

Une loi qui vise à «conforter les principes républicains» . Personne ne peut être contre évidemment un dispositif législatif destiné à réaffirmer les principes républicains. Mais la vraie problématique ne figure pas dans le texte pas même le terme d’islamisme. Le recul du pouvoir et significatif comme d’ailleurs en a témoigné la dernière interview du président de la république dans un média Internet destiné aux jeunes.

Pourtant la récente rencontre entre le président égyptien et de président français a bien montré le clivage central entre deux conceptions des valeurs. Le président égyptien a nettement réaffirmé la primauté des lois religieuses sur les droits de l’homme. Macron affirmant le contraire pour la France.

C’est tout l’enjeu de cette loi qui normalement devait non seulement réaffirmer les valeurs républicaines mais sanctionner lourdement ceux  qui s’en n’affranchissent en justifiant la loi supérieure de Dieu. Bref une nouvelle fois,  on risque de passer à côté du sujet. Par ailleurs, on peut aussi se poser le problème de l’opportunité d’une nouvelle loi sachant que l’abondant dispositif législatif existant sur le sujet n’est déjà pas appliqué. Un seul exemple quand lors  de l’hommage à l’enseignant Samuel Patty dans les écoles on a constaté pas moins de 800 incidents pour contester cette cérémonie. Mais des sanctions complètement dérisoires.

ENA : un simple changement de nom !

ENA : un simple changement de nom !

L’Ecole nationale d’administration (ENA) changerait de nom et s’intitulerait l’Institut supérieur des fonctionnaires (ISF) ! En fait une petite manipulation sémantique qui ne changera pas grand-chose quant à la nature et au rôle de cette fabrique d’oligarques. La question centrale qui se pose pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème de son nom, des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus l’histoire. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessmen ou prétendus comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voire certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves, d’un conformisme désolant,  tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de ces anciens élèves, c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficaces sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratiques puisque réservées aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

 

 

Les «foulards rouges»: un curieux nom pour des nantis !

 Les  «foulards rouges»: un curieux nom pour des nantis !

 

 

Les foulards rouges ont sans doute d’abord fait une erreur sémantique en choisissant ce nom pour identifier ceux qui soutiennent la politique de Macron. Il n’y a en effet rien de révolutionnaire chez ceux qui profite de la politique du pouvoir. La plupart sont plutôt des nantis ou des cadres. Seconde erreur sans doute, la tentation de réitérer la manifestation du 30 mai 1968 en soutien aux général De Gaulle. Une manifestation qui, elle, a réuni de l’ordre de 1 mil, on n’est même pas sur de réunir 100 000 personnes en France peut-être même pas 50 000. On voit mal en effet sur quelle organisation de masse s’appuierait les foulards rouges. En effet l’organisation politique de Macron, la république en marche n’a aucun ancrage dans le pays, aucune réalité, aucun fonctionnement. C’est un parti totalement virtuel. En outre il y a une contradiction à vouloir réclamer la fin des manifestations et des désordres et en même temps organiser un tel événement. Le pouvoir en place a choisi une posture très prudente vis-à-vis de cette manifestation des foulards rouges en raison des contradictions évoquées mais aussi d’un possible  bide.  dernières aspect, le risque de fracturer encore un peu plus la société française déjà très segmentée pour ne pas dire écartelée notamment entre les bénéficiaires de la politique du pouvoir et ceux qui sont victimes d’une fiscalité injuste. «Le risque, c’est qu’on offre aux Français des images d’affrontement entre deux parties du pays… Or c’est précisément ce qu’on ne veut pas voir», confie un proche conseiller de l’exécutif. Car l’un des axes forts de la campagne d’Emmanuel Macron était précisément de «réconcilier les Français». Pas de les diviser.

Pourquoi Marion Maréchal cache aussi le nom Le Pen

Pourquoi Marion Maréchal cache aussi le nom Le Pen

Curieux mais le nom de le Pen semble moins apprécié que la fortune de la famille par ses propres membres. Ainsi Marine Le Pen a-t-elle mené une campagne sous le seul nom de Marine, (ses collaborateurs préfèrent aussi l’appeler marine plutôt que Le Pen) ;  Jean Marie Le Pen avait alors interpellé sa fille en lui demandant si elle avait oubliait qu’elle s’appelait Le Pen.  Un nom trop hypothéqué de manière négative  par Jean Marie. Un moment on a cru que le front national s’intitulerait « Marine ». La nièce suit le chemin de sa tante et se débarrasse d’un nom encombrant.  . Marion Maréchal-Le Pen a en effet effacé sur ses comptes Facebook et Twitter le nom Le Pen, une façon de se distancier de son grand-père et d’aborder son avenir indépendamment de sa tante. L’ancienne députée doit s’exprimer le 31 mai à Paris à la soirée destinée à « débrancher Mai-68″, organisée par ses proches. Elle y sera présentée comme « Marion Maréchal ». Une décision qui a fait réagir son grand-père, Jean-Marie Le Pen : « Marion pense peut-être que mon nom est trop lourd à porter », a-t-il déclaré à l’AFP. « J’ai l’habitude d’être abandonné », a aussi dit celui qui conteste le changement de nom du FN – pour Rassemblement national – proposé par sa fille. Pour le politologue Jean-Yves Camus, cité par l’AFP, « c’est l’acquisition d’une identité claire qui la prépare pour l’avenir ». Marion Maréchal a « doublement intérêt à effacer le nom Le Pen. Pour ne pas apparaître comme la concurrente de sa tante. Et ne plus porter l’héritage de son grand-père ». Mais « cela ne change rien au fait qu’elle est en concurrence avec sa tante et qu’à ce jour, elle est toujours en bons termes avec son grand-père », précise ce spécialiste de l’extrême droite. Jean-Marie Le Pen a encore reçu Marion Maréchal-Le Pen jeudi, avec son arrière petite-fille Olympe, pour « deviser » avec elle, y compris de son projet d’école politique des droites qu’elle doit inaugurer à Lyon fin juin. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on rappelle que Marion Maréchal avait rajouté le nom Le Pen « pour faire de la politique ». « Elle le retire pour faire des affaires. Elle doit donc considérer que dans ce domaine c’est un obstacle ».

Le FN change de nom, pas de propriétaire !

Le FN change de nom, pas de propriétaire

Le FN change de nom mais la boutique garde les mêmes propriétaires et cela depuis une cinquantaine d’années maintenant. I ne changera sans doute pas de doctrine et au contraire il va la durcir pour revenir aux fondamentaux identitaires ; bref un nationalisme identitaire très réac. Le nouveau FN restera la propriété des Le Pen, Marine en étant désormais la gérante après Jean Marie (et sans doute avant Marion Maréchal Le Pen ensuite). Lesquels ont toujours mélangé ressources personnelles et ressources du parti et savent gérer leurs intérêts. Ils sont d’ailleurs sont empêtrés dans de nombreuses affaires (avec les impôts,  avec le Parlement européen et avec la justice française).Pourtant  les  Le Pen (père et fille) avaient décidé de déposer plainte. Une plainte déposée pour dénonciation calomnieuse, visant personnellement Jean-Louis Nadal, le président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Jean-Marie Le Pen s’estimant « harcelé » par la Haute autorité e. L’affaire remonte à février 2016, quand, en épluchant les comptes bancaires de Jean-Marie le Pen, la HATVP a tiqué sur une somme de 600.000 euros, en provenance de Cotelec, le micro parti de financement de l’ancien président frontiste. Le patrimoine immobilier des Le Pen continue d’intéresser la justice. Des investigations judiciaires sont en cours sur les conditions d’achat par Jean-Marie et Marine Le Pen d’une villa en 2012, peu après un virement d’un micro-parti satellite du FN sur un compte du cofondateur du parti.  Comme l’a révélé Le Point, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avait signalé ces opérations au parquet national financier (PNF), soupçonnant des faits possibles d’abus de confiance et de recel, précisent les sources judiciaire et proche du dossier.  Le PNF a joint ce signalement à l’enquête déjà ouverte sur de possibles sous-évaluations ou omissions dans les déclarations de patrimoine de Jean-Marie et Marine Le Pen au Parlement européen, sur des soupçons de fraude fiscale concernant l’ancien président du FN, a précisé la source judiciaire. Le signalement portait sur la valeur de quatre biens immobiliers déclarés pour le père et sa fille, dont deux en commun, mais aussi sur l’acquisition de l’une des résidences, une villa à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) dans laquelle Jean-Marie Le Pen réside avec son épouse Jany. Cette résidence, vendue à la fin des années 1980 par Jany Le Pen, a été rachetée fin 2012 pour un montant d’environ 700.000 euros par Jean-Marie Le Pen et deux de ses filles, Marine et Yann Le Pen, explique une source proche du dossier.  Dans ses investigations, la HATVP a été intriguée par un virement de 600.000 euros de Cotelec, le micro-parti de Jean-Marie Le Pen, sur son compte personnel, raconte la même source. « Dans un délai d’un mois sont intervenus le protocole d’accord pour la vente, le virement puis l’achat de la maison », indique encore cette source. Jean-Marie Le Pen évoque lui un emprunt de 700.000 euros à Cotelec, qui « n’avait rien à voir avec l’achat de la propriété » de Rueil-Malmaison en 2012.  A l’instar de Jeanne pour Marine Le Pen, Cotelec a longtemps été l’instrument permettant à Jean-Marie Le Pen de financer ses campagnes avec une  consanguinité entre ressources politiques et ressources personnelles sans doute pour entretenir le patrimoine acquis par JM Le Pen.  Jean-Marie Le Pen est assujetti à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) depuis sa création, en 1982. Il tient une partie de son patrimoine du testament d’Hubert Lambert, dit Saint-Julien, auteur de nombreux articles dans des revues nationalistes et héritier de la dynastie des ciments Lambert, mort le 25 septembre 1976, à 42 ans, sans enfant. Cette succession assez rocambolesque, et notamment l’hôtel particulier au parc de Montretout à Saint-Cloud, donne lieu à un début de procès, abandonné après négociation avec le « cousin [Philippe] Lambert ». Pour l’historienne Valérie Igounet, « l’héritage Lambert change considérablement la vie de Jean-Marie Le Pen. Une vie où ressources politiques et ressources personnelles entretiennent des relations douteuses et dont sa fille Marine profite aussi.  Notons que Marion Maréchal Le Pen a déposé légalement la marque «  Rassemblement national».

Parcoursup» : système de sélection qui ne dit pas son nom

Parcoursup» : système de sélection qui ne dit pas son nom

 

Si le gouvernement s’est gardé de faire figurer le terme qui fâche dans son projet de loi, c’est bien une sélection que les universités pourront mettre en œuvre. Pour preuve, les réactions à gauche et à l’extrême gauche, où l’on craint de voir s’ouvrir la boîte de Pandore, mais aussi à droite, où certains auraient préféré une sélection assumée, assortie de critères transparents. Cette sélection, c’est avec l’usage de la nouvelle plateforme qu’elle va se matérialiser. Parcoursup renverse les rapports de force. Désormais, les futurs bacheliers ne classeront plus leurs vœux. Ce sont les universités qui classeront les candidats. En fonction de quels critères? Des «compétences d’expression écrite et orale» à la «capacité de travailler de manière autonome», la liste des «attendus» dans chacune des 45 mentions de licences proposées en France, publiée mi-décembre par le ministère, fixe un cadre on ne peut plus général… Et laisse aux universités autonomes la liberté d’établir leurs propres critères. Sur Parcoursup, elles auront accès aux relevés de notes de classe de première et de terminale. Avec quelque 8 millions de vœux potentiels formulés (environ 800.000 candidats pouvant formuler jusqu’à dix vœux), pour 650.000 places, les conditions d’une véritable mise en concurrence sont réunies.

 

Front national : changement de nom ou de propriétaire ?

Front national : changement de nom ou de propriétaire ?

 

Pour justifier le changement de nom du Front National, Marine Le Pen  évoque la nécessité d’en faire un parti de gouvernement. Au-delà du changement de nom, il pourrait s’agir d’un changement de propriétaire de l’organisation. Jusque-là le Front National conservait un lien historique avec Jean-Marie Le Pen. En appelant le Front National « Marine «, comme c’est probable, ce serait une espèce de changement de propriété. Un changement de propriété d’autant plus nécessaire que Marine Le Pen  se trouve pour la première fois contestée dans son rôle à incarner la responsable d’un éventuel parti du gouvernement. Il ne faut pas oublier non plus que le Front National est surtout une affaire familiale les intérêts personnels sont très liés à ceux du parti. Une manière peut-être aussi pour Marine Le Pen de bétonner l’organisation pour empêcher sa nièce Marion Maréchal Le Pen d’en prendre un jour la direction. Marine Le Pen s‘est donc  prononcée dimanche pour un changement du nom de la formation d‘extrême droite afin d‘illustrer sa transformation en “parti de gouvernement”. “Je suis plutôt pour un changement de nom”, a-t-elle dit lors d‘une conférence de presse à Alençon (Orne) dans le cadre de la tournée pour la “refondation” du Front national qu‘elle a entamée à la rentrée de septembre. “Le Front national va devenir un autre mouvement, un mouvement qui s‘ouvre, un mouvement qui va faire des alliances, et par conséquent il faut acter cette transformation d‘un parti d‘opposition en parti de gouvernement et l‘acter notamment par le changement de nom”, a-t-elle dit. Alors que RTL a rapporté cette semaine que 80% des adhérents du Front national étaient hostiles à un tel changement dans le cadre de la consultation menée fin 2017 par le parti, Marine Le Pen a indiqué que “nous n‘avons pas encore dépouillé assez de questionnaires pour tirer une tendance de fond”. ”Je comprends bien qu‘on ait de l‘attachement pour un mouvement politique mais un mouvement politique n‘est qu‘un outil et, s‘il faut changer de non pour que cet outil soit plus performant, alors changeons le nom !, a-t-elle encore déclaré.

Changement de nom du FN , c’est bidon »(Jean-Marie Le Pen)

Changement de nom du FN , c’est bidon »(Jean-Marie Le Pen)

 

Le vice-président du parti, Florian Philippot, envisage de changer le nom du parti. Mais Jean-Marie Le Pen n’est pas de cet avis. Il explique au Figaro que « le changement de nom, c’est comme le changement du climat, c’est bidon ». Le fondateur du Front national « observe un certain nombre de failles, y compris sur le plan technique puisqu’il y a eu des problèmes d’affiches et de bulletins de vote (…) Je constate que le Front national est probablement le seul parti politique au monde qui n’a pas de journal ». Il ajoute : « La pensée politique si Marine Le Pen quitte le terrain de l’euro, sans doute se privera-t-elle des services de monsieur Philippot.  « .  Quant au rôle de Marine Le Pen dans l’opposition, Jean-Marie Le Pen juge que sa fille « sera amenée à animer une opposition radicale au macronisme.

BCE: la presse allemande condamne Draghi au nom des épargnants allemands

BCE: la presse allemande condamne Draghi au nom des épargnants allemands

 

 

 

C’est presque unanimement que la presse allemande condamne les mesures de politique accommodante prise par le président de la BCE ;  une condamnation qui concerne surtout la baisse de rémunération pour l’épargne et indirectement la baisse de l’euro que cela va entraîner. Comme d’habitude,  l’Allemagne défend le principe d’une monnaie forte et combat la dévaluation compétitive. La presse allemande a la dent dure avec la Banque Centrale Européenne au lendemain de l’annonce par l’institution d’un paquet de mesures aussi amples qu’inédites en vue de combattre la faible inflation en zone euro. Le quotidien économique « Handelsblatt » fait ce vendredi sa Une en montrant un Mario Draghi allumant un cigare avec un billet de 100 euros en flamme, le tout sous-titré « Whatever it takes. Le jeu dangereux de Mario Draghi avec l’argent des épargnants allemands ». Un titre du reste montré la veille dans les pages du journal, à la manière d’un « teaser », comme si la réunion de jeudi n’avait rien changé au constat qui prévalait avant … Ce qui est neuf et inquiétant, note en revanche l’éditorialiste, est que « le marché a perdu la confiance en Mario Draghi, le magicien des marchés ». Le journal en veut pour preuve qu’après le cours feu d’artifice en bourse de jeudi, à la suite de l’avalanche de mesures annoncées par la BCE, les places financières ont cédé à la désillusion . Le verdict : « Draghi et ses troupes ont creusé eux-mêmes un trou d’où ils peuvent à peine sortir. Et ils creusent maintenant encore plus profond ». Mais en chemin vers un objectif d’inflation de 2% devenu « illusoire » à atteindre, la BCE va provoquer « des dégâts collatéraux énormes » avec à la clé diverses bulles financières, des banques encore plus fragilisées, et l’expropriation des épargnants. La BCE est ainsi en bonne voie pour « perdre la confiance », y compris chez ses plus fervents partisans durant la crise financière. « Le président de la BCE Mario Draghi a choisi lui-même la mauvaise voie », renchérit le quotidien de centre-gauche « Süddeutsche Zeitung ». « Il déprécie l’argent sans générer de la croissance. Au lieu de cela, il exproprie les épargnants de facto et se prive d’armes contre une véritable crise qui pourrait bientôt survenir à travers le monde. Boursicoteurs et politiciens se sont habitués à l’argent pas cher comme à une drogue, laquelle doit résoudre leurs problèmes. Au lieu de cela, nous devrions tous en ressentir les effets secondaires. Le président de la BCE a mis le feu à tout son arsenal l. Avec quel argent va-t-il soutenir l’Europe si une nouvelle grosse dépression à la 2008 devait se reproduire ? Mario Draghi est en route pour ruiner l’avenir de l’Europe », s’emporte le journal bavarois. Le quotidien conservateur « Frankfurter Allgemeine Zeitung » souligne de son côté que « pour Draghi il n’y a pas de limite, du fait que la BCE déclare elle-même que tout ce qu’elle fait est du ressort de son mandat. Cela est dangereux pour un organe indépendant de la politique comme une banque centrale. Néanmoins, la Cour européenne de justice, en conflit avec la Cour constitutionnelle allemande à propos de l’achat d’obligations d’État par la puissante institution européenne, lui a délivré un laissez-passer – bien que la BCE ne soit soumise à aucun contrôle démocratique, en dehors du fait que ce sont les chefs d’Etats et de gouvernements qui désignent ses administrateurs », note le journal francfortois. Taux de refinancement amené à zéro, taux sur les dépôts enfoncé en territoire négatif, rachats d’actifs en quantité toujours plus importante…

Claude Bartolone : changer le nom de l’Ile de France en « région de Paris »

Claude Bartolone : changer le nom de l’Ile de France en « région de Paris »  

 

Bartolone candidat en <ile de France aux régionales veut changer le nom «  Ile de France jugé trop ringard. Il  a annoncé mardi envisager de modifier le nom de la région qu’il voudrait présider. Face aux étudiants de l’école de commerce Essec, il a affirmé que le terme « Île-de-France » n’était pas assez reconnaissable à l’international, raconte Le Figaro. Selon un étudiant qui a assisté à la conférence, le président de l’Assemblée nationale voudrait intégrer « Paris » dans le nom de la collectivité, tout en disant ne pas savoir « si ce sera possible ». Mais il estime qu’actuellement, la région ne profite pas « de la marque la plus connue au monde après Coca-cola, c’est dommage ». Il faudrait « tenir compte de la tradition mais aussi [...] d’une adresse plus compréhensible dans le cadre de la mondialisation », a précisé auprès du Figaro l’élu de Seine-Saint-Denis.Claude Bartolone se dit « persuadé » que cette proposition pourra mener à une discussion s’il est élu face à Valérie Pécresse lors des régionales de décembre 2015. 

Code du travail : une révolution qui ne veut pas dire son nom

Code du travail : une révolution qui ne veut pas dire son nom

 

La vraie question est de savoir si l’on s’oriente dans la voix d’une inversion juridique où l’accord d’entreprise aurait la primauté par rapport aux dispositions du code du travail d’une certaine manière ce serait une révolution dans la régulation des conditions sociales. En France l’essentiel de ses conditions sociales est en quelque sorte étatisé par le code du travail. Du coup la négociation en entreprise et réduit un peu de choses mais pour réduire le clivage entre les partisans de cette inversion (surtout le patronat) et les opposants (surtout certains syndicats) on va sans doute opter pour une situation médiane. Certaines dispositions relatives au contrat de travail, à la durée légale des 35 heures, au SMIC conserverait un caractère légal applicable à toutes les entreprises. Une sorte de socle social qui garantirait la protection des salariés. Les conditions d’application de ces dispositions obligatoires ainsi que les autres dispositions feraient l’objet de discussions est d’accord dans les entreprises. Au-delà de la modification relative à la primauté juridique cela engagerait une évolution profonde du paritarisme au plan local. Ce qui d’une certaine manière inquiète certains syndicats qui pensent qu’il pourrait être dessaisi d’une partie de leur champ de responsabilité. En fait tout dépendra de ce qui sera maintenu comme dispositions légales obligatoires pour toutes les entreprises et de ce qui relèvera de la responsabilité des entreprises. En fait c’est aussi un changement de culture qui pourrait s’engager dans un pays habitué à étatisé la problématique sociale comme économique. Il est clair cependant que des garde-fous sont nécessaires pour éviter d’une part des distorsions de concurrence entre les entreprises et une exploitation des salariés. Un équilibre pas facile à trouver. Le gouvernement a donc donné mercredi le coup d’envoi d’une réforme du droit du travail, qui fait le pari d’un changement de culture des partenaires sociaux pour donner la primauté à la négociation collective sans remettre en cause un « socle » de garanties. Il s’appuie sur un rapport du conseiller d’Etat Jean-Denis Combrexelle, spécialiste du droit du travail, qui préconise un élargissement du champ de la négociation sociale aux conditions de travail, de durée de travail, d’embauche et de rémunération. Ce rapport remis mercredi au Premier ministre propose que les accords d’entreprise ou, à défaut, de branche, « s’appliquent en priorité » dans ces domaines. Il recommande de généraliser le principe d’accord majoritaire d’entreprise à compter de 2017. Manuel Valls a dit adhérer à l’essentiel de ses 44 propositions et promis une loi avant l’été 2016.   »Notre code du travail est devenu un ensemble trop complexe, parfois même illisible (…), trop rigide, trop uniforme (…) Il faut mieux prendre en compte la diversité des situations. » « Nous devons donc laisser plus de latitude aux entreprises et aux salariés pour décider des politiques qui les concernent, plus de marges de manœuvre par rapport aux normes fixées dans le code du travail », a-t-il poursuivi. « Nous voulons élargir la place de l’accord collectif par rapport au code du travail. »  Un « socle commun » est cependant nécessaire, a-t-il fait valoir. Ce sont des protections que la loi garantit à tous », a souligné le Premier ministre, qui a rejeté deux démarches selon lui extrêmes : une réduction draconienne du code du travail ou, au contraire, le refus d’en toucher « un mot ».

« Les républicains » : un changement de nom raté

« Les républicains » : un changement de nom raté

 

Cela fait presque dizaine de fois que la droite change de nom ( UNR, RDR, RPR etc.) Signe sans doute qu’il y a des difficultés à fixer une image et surtout une idéologie claire. Globalement les Français ne sont pas emballés par le nouveau nom  » les républicains ». Une appellation qui couvre tout mais qui ne définit pas clairement valeurs et orientations. Le problème c’est que globalement l’UMP comprend des étatistes, de libéraux, des sociaux démocrates, aussi des fachos. En outre ce nouvel emballage est nettement perçu par l’opinion come une tentative pour Sarkozy de faire oublier le passé et particulièrement le sien, y compris le plus sulfureux. D’où l’ »enthousisme » très mesuré vis à vis des républicains et surtout à l’égard de Sarkozy soutenu par seulement 26% des Français. Huit Français sur dix (79%), dont 60% des sympathisants de droite, estiment que le changement de nom de l’UMP pour « Les Républicains » ne permettra pas au parti d’opposition de connaître un nouveau départ, selon un sondage Odoxa pour iTELE et Le Parisien-Aujourd’hui en France diffusé vendredi. En outre, près des trois quarts des Français (72% contre 26%), dont 50% des sympathisants de droite, ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se présente à l’élection présidentielle de 2017. Seules 19% des personnes interrogées jugent que le changement d’appellation de l’UMP, qui devrait être entériné samedi lors d’un congrès « fondateur », permettra au parti de connaître un nouveau départ. Deux pour cent ne se prononcent pas. Elles sont 40% à croire à un nouveau départ chez les sympathisants de droite, dont 58% chez les sympathisants de l’UMP. En outre, 75% considèrent que l’objectif de Nicolas Sarkozy, en rebaptisant l’UMP, est de « mettre en place une structure visant à le favoriser lui-même » en vue de l’élection présidentielle de 2017. Elles sont seulement 22% à penser que le président de l’UMP entend ainsi « réunir toutes les conditions pour que la droite se dote du meilleur candidat pour l’emporter en 2017″. Trois pour cent ne se prononcent pas. Au total, 26% (49% de sympathisants de droite dont 66% de sympathisants de l’UMP) souhaitent que Nicolas Sarkozy se présente en 2017, contre 72%. Deux pour cent ne se prononcent pas.

 

FN : le nom pourrait changer ( Philippot)

FN : le  nom pourrait changer ( Philippot)

 

Progressivement le FN se prépare à changer de nom sans le dire clairement pour l’instant. On passerait du FN au « bleu marine ». Le « marinisme » plus présentable succédant au « Front » honteux de Jean Marie le Pen Le vice-président du Front national situe Jean-Marie Le Pen à « l’ultra-droite », et dit n’avoir qu’une ligne : le « marinisme ». Il n’exclut pas que le parti change, un jour, de nom. (interview JDD)

Vous êtes vice-président du parti que Jean-Marie Le Pen a fondé. Rejetez-vous tout ou partie de son héritage politique?
Je considère que son combat contre l’immigration a été visionnaire et courageux. Cela restera à son crédit politique. Mais aujourd’hui il est dans une dérive personnelle suicidaire, il est dans la caricature. Ce qui me choque, c’est qu’il a dit souhaiter la défaite de sa fille. Dès lors, de qui souhaiterait-il la victoire? De Sarkozy ou de Hollande? C’est incohérent politiquement.

 Vous associez Jean-Marie Le Pen à l’extrême droite. Et pas le FN?
Pour moi, l’extrême droite, c’est l’injure, c’est l’insulte. Le Front national refuse cette classification, il la combat. Notre mouvement, ce n’est pas l’extrême droite, c’est le patriotisme, la souveraineté, l’identité nationale, la défense des intérêts économiques et sociaux de la nation.

Craignez-vous que l’Association des amis de Jean-Marie Le Pen, dont l’intéressé vient d’annoncer la création, attire beaucoup de militants?
Sur 85.000 adhérents, seuls 12 ont rendu leur carte. Cette association sera epsilonesque dans le débat public. Elle rassemblera quelques aigris et jaloux dont on ne veut surtout pas au FN.

Souhaitez-vous que le Front national change de nom?
Le nom du parti n’est pas sacré, il n’y a rien de sacré en politique. Mais la question n’est pas d’actualité. Si c’était pour faire du marketing à l’américaine, façon Bush ou Sarkozy, alors, non merci.

 

Marine Le Pen doit changer de nom ( Jean marie Le Pen)

Marine Le Pen doit changer de nom  ( Jean marie Le Pen)

 

Jean Marie Le Pen estime que Marine Le Pen doit changer de nom car il a honte de sa fille. Autant dire que les hostilités sont loin d’être terminées dans la famille car Jean marie Lepen n’est pas du genre à capituler. Il se pourraiat bien qu’il emploie même des moyens susceptibles d’entraver la conquête du pouvoir de sa fille. Comme l’ indiquait Louis Alliot le compagnon de Marine Lepen » « Avec lui il faut s’attendre à tout ». Pas de couvre-feu donc au FN, les balles entre les deux camps continuent de siffler. Cette fois-ci c’est le président d’honneur, tout juste suspendu de sa qualité d’adhérent qui envoie un « Scud » de représailles à sa fille. « C’est une félonie. J’ai exprimé le souhait que Marine Le Pen me rende mon nom« , a indiqué le co-fondateur du parti d’extrême-droite. Allez-vous entamer des recours juridiques contre les décisions prises par le bureau exécutif du Front national ? « Ils doivent s’attendre à tous les moyens », a-t-il poursuivi.  J’ai honte que la présidente du parti porte mon nom . Invité d’Europe 1, le président d’honneur a déclaré avoir « honte que la présidente du FN porte mon nom« . « Je souhaiterais d’ailleurs qu’elle le change le plus vite possible. Elle peut le faire en se mariant avec son concubin ou quelqu’un d’autre. Qu’elle fasse campagne sous le nom de Marine Aliot ou Marine Philippot, peut-être que ça marchera mieux, vu qu’elle traite son père et le président fondateur du Front national de manière scandaleuse. »

Jean Marie Lepen interdit de parole au nom du FN

Jean Marie Lepen interdit de parole au nom du FN

 

 

« J’ai le sentiment qu’il ne supporte pas que le Front national continue à exister alors qu’il n’en a plus la direction. Je le regrette », a  dit Marine lepen à propos de son père. au Grand Rendez-Vous Europe 1-iTELE-Le Monde. « S’il veut conserver sa liberté de parole, c’est évidemment son libre choix, mais dans ces conditions, il ne faut pas que cela engage le mouvement politique », a-t-elle ajouté. « Je pense qu’il ne doit plus pouvoir parler au nom du Front national. » La présidente du FN a estimé que les multiples provocations verbales de son père constituaient des « actes de malveillance ».   Marine Le Pen a souhaité dimanche que son père, Jean-Marie Le Pen, ne puisse plus parler au nom du Front national, laissant entendre qu’elle accepterait une peu probable exclusion à la veille de sa convocation devant une instance disciplinaire interne. Mais elle a laissé entendre qu’elle ne s’opposerait pas à une exclusion de Jean-Marie Le Pen, co-fondateur et premier président du FN en 1972, qui est encore député européen. Une exclusion est donc difficilement envisageable, analyse le sociologue Sylvain Crépon, spécialiste du FN. « Il y a encore beacoup d’anciens au Front national ou en tout cas des gens qui donnent de leur personne pour Jean-Marie Le Pen, qui n’accepteront pas une exclusion de Jean-Marie Le Pen. Ce serait un risque de fracture. Je ne pense pas que Marine Le Pen prendra ce risque. Ce que l’on peut voir c’est peut-être un blâme et à partir de là une progressive marginalisation de Jean-Marie Le Pen« , explique-t-il. Le bureau exécutif du FN se tiendra en fin d’après-midi au siège du parti à Nanterre.

 

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