Archive pour le Tag 'noir'

1er-Mai : jaune, rouge et noir à Paris

1er-Mai : jaune, rouge et noir à  Paris

Comme d’habitude il faut noter de très grandes divergences quant à la participation à ce 1er mai. Le ministère de l’intérieur dénombre environ 150 000 personnes mais la CGT le double. À Paris le ministère de l’intérieur n’a compté que 16 000 personnes tandis que l’organisation indépendante occurrence en a compté 40 000 soit presque trois fois plus. Le nombre de participants réels en France paraît très sous-estimé par le ministère de l’intérieur. D’une façon générale la manifestation s’est déroulée dans un calme relatif en France. À Paris par contre,  les gilets noirs ont perturbé le début de la manifestation au point qu’il a fallu exfiltrer de secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. La CGT a dénoncé une “répression inouïe et sans discernement” dont son secrétaire général, Philippe Martinez, a été victime. “Nos camarades présents, y compris notre secrétaire général, se font gazer et reçoivent des grenades”, a écrit la confédération dans un communiqué. La préfecture de police de Paris a démenti avoir pris la CGT pour cible. La CGT a défilé aux côtés de la FSU, Solidaires et des organisations étudiantes UNEF et UNL. Force ouvrière n’avait pas lancé d’appel national et a laissé ses antennes locales organiser leurs propres rassemblements ou se joindre aux actions d’autres syndicats. La CFDT, la CFE-CGC et la Fage s’étaient pour leur part donné rendez-vous place de l’Odéon à Paris, où le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a rappelé l’attention portée par son organisation au mouvement des “Gilets jaunes”.

SNCF : lundi noir

SNCF : lundi noir

 

Lundi noir pour cette 9 ème série de grève La participation devrait être exceptionnelle et proche de celle du premier jour d grève. . Chez les roulants la participation devrait dépasser les 90% ; Très peu de trains vont circuler et certaines lignes seront même fermées. Le mouvement sera très suivi, ce que reconnaît la direction.  “La journée de demain, lundi 14 mai, sera une journée très difficile pour nos clients et les cheminots qui vont travailler. Nous attendons, en effet, un sursaut de mobilisation”, déclare dimanche la direction de la SNCF dans un communiqué. La direction dit avoir “connaissance de menaces d’exactions et blocages de gares. Cela pourrait se traduire par l’occupation de voies, de locaux, de gares.” Théoriquement la direction annonce, un TGV et un Transilien sur trois circuleront. Un TER sur trois sera également en service, ainsi qu’un train Intercités sur cinq. Rien n’est sûr. L’objectif est double d’abord relancer une mobilisation qui tendait à s’essouffler et contrarier les pronostics des grands médias qui titrent régulièrement la fin prochaine de la grève. Aussi il s’agit de préparer le referendum organisé par intersyndicale pour que les cheminots s prononcent pour ou contre la reforme du gouvernement.  Globalement il s’agit d’un épisode qui vise à renforcer le rapport de forces et une opération de com pour démontrer médiatique que le mouvement est encore loin d’être terminé. Ce qui est probable car en l’état des discussions avec la ministre des transports, les perspectives de sortie de crise apparaissent encore particulièrement floues. En cause le fait que la ministre des transports ne détient pas les cartes de la décision détenues par le Premier Ministre et surtout par Macron qui veut faire de la gestion du conflit SNCF un exemple de sa volonté de réforme.

Brexit: avenir noir pour les britanniques

Brexit: avenir noir pour les britanniques

Jusque-là le Brexit  n’a pas eu encore trop d’effets négatifs pour l’économie du Royaume-Uni. Deux raisons à cela le Royaume-Uni comme tout les autres pays bénéficie de la dynamique de la reprise mondiale et le Brexit  n’a pas encore eu d’effet puisque le Royaume-Uni va demeurer dans l’union économique avec les mêmes droits que les autres membres jusqu’en 2019 ; en outre il y aura une période de transition jusqu’à fin 2021. La première conséquence économique pourrait être l’impact sur la croissance pendant une quinzaine d’années. Un impact qui selon les hypothèses peut-être de chiffrer de 0,1 % à 0,5 % par an durant 15 ans. Des pertes considérables qui se situent dans la marge de ce qui est nécessaire évité de plomber les comptes publics et le chômage en effet très longue période le taux de croissance du PIB est inférieur à 2 %.  D’après un rapport interne au gouvernement britannique qui envisage plusieurs scénarios, l’économie souffrira après la sortie de l’UE, prévue le 29 mars 2019, quel que soit le type d’accord conclu à l’issue des négociations. Trois scénarios sont envisagés par les auteurs de l’étude. Le premier évoque un accord de libre-échange complet avec l’UE qui aurait pour résultat une baisse de 5 points de la croissance du Royaume-Uni au cours des quinze prochaines années. Le second est celui d’une absence total d’accord. Les Britanniques reviendraient alors aux règles de l’Organisation mondiale du commerce et verraient leur croissance ralentir de 8 points sur cette même période. Enfin, le maintien de l’accès au marché commun serait l’option la plus « intéressante » puisqu’elle provoquerait une baisse de 2% du PIB. L’étude prédit en outre la conclusion de nouveaux accords avec des pays tiers, non membres de l’UE. Problème, ceux-ci ne sauraient compenser les effets du Brexit. Un accord avec les États-Unis -le plus probable- ne pourrait faire gagner que 0,4% de croissance à long terme. Des accords avec d’autres puissances telles que la Chine, l’Inde, l’Australie ou les pays d’Asie du Sud-Est seraient pour leur part à l’origine d’une augmentation du PIB de 0,1 à 0,4% à long terme. Pire encore, la grande majorité des secteurs de l’économie seraient négativement impactés par le Brexit. À commencer par les secteurs financiers, la chimie, l’habillement, l’agroalimentaire, l’automobile et la distribution sans parler de la perte de son statut de centre financier.

 

Réformes sociales : la CGT sort le drapeau noir

Réformes sociales : la CGT sort le drapeau noir

 

Comme pour la plupart des réformes sociales d’ampleur,  la CGT sort le drapeau noir et se prépare à nouveau à une stratégie d’opposition et de blocage. Un scénario bien connu en France. On commencera sans doute par mobiliser les fonctionnaires et autres agents d’entreprises publiques qui n’ont rien à voir dans l’affaire puisqu’ils ont la plupart des régimes spéciaux de travail. Bref la CGT après avoir été longtemps le bras armé du parti communiste devient le bras armé des insoumis de Mélenchon, aussi du FN qui est sur les mêmes positions en ce qui concerne le code du travail. Bref la CGT va tenter d’installer uen nouvelle chienlit sociale. C’est le troisième tour social des gauchistes battus dans les urnes et qui se redéployent sur le terrain socail. -La CGT, qui a été reçue mardi par le cabinet de la ministre du Travail dans le cadre des concertations sur la réforme du Code du travail, a dénoncé à la sortie un scénario catastrophe dans lequel le « pire » pourrait devenir réalité. « Ce matin, les intentions de la ministre du Travail se sont précisées et le scénario du pire pour l’ensemble des salariés se confirme », peut-on lire dans un communiqué de l’organisation. « C’est la fin des conventions collectives », « c’est l’affaiblissement de la loi », « c’est la fin du contrat de travail », a jugé le syndicat après sa rencontre avec le directeur de cabinet de Muriel Pénicaud, Antoine Foucher. Selon la CGT, le gouvernement compte s’attaquer aux droits garantis par les conventions collectives de branche, donnerait la primauté aux accords d’entreprise et donnerait la possibilité aux employeurs de décider des clauses des contrats de travail de chacun de ses salariés. La centrale avait auparavant appelé ses adhérents à se mobiliser au sein de leur entreprise pour débattre avec les salariés et élaborer des « cahiers revendicatifs ». Elle souhaite aussi « amplifier la mobilisation ».

Le « cabinet noir » vu par les Bodin

 

une vidéo très courte mais efficace qui dédramatise le cabinet noir !

 

Fillon : pas de cabinet noir mais des revenus au noir bien réels

Fillon : pas de cabinet noir mais des revenus au noir bien réels

 

Pour François Fillon, un hypothetique  cabinet noir serait responsable de ces dérives financières. Cabinet noir dont il connaîtrait les noms, les faits et les dates et qu’il menace de poursuites. En réalité,  Fillon tente de d’inverser le fardeau de la preuve. Pourtant,  les faits sont indiscutables et Fillon les a reconnus en partie concernant le salaire fictif de son épouse comme attachée parlemntaire, celui  de ses deux enfants supposés avocats, cet autre salaire fictif de Pénélope dans la revue des deux mondes de son ami milliardaire ,  sans parler des émoluments reçus de la part d’Axa, des costumes, des montres et de la l’activité douteuse de son cabinet de conseil. La défense de Fillon est incompréhensible, il ne cesse de s’enfermer dans une sorte de droit aux privilèges qui lui ont permis de vivre avec un revenu mensuel de 25 000 € par mois pendant plusieurs années. Invité sur France Inter de jeudi matin, l’ancien premier ministre est revenu sur les accusations de machination proférées à l’encontre du président de la République et promet une contre-attaque implacable, une fois tournée la page de la campagne présidentielle. «Il y a eu des moments difficiles dans cette affaire, je n’ai pas toujours bien dormi, mais je pense que ceux qui sont à l’origine de cette affaire ne dormiront pas bien à l’avenir», prévient le candidat de la droite. Avant de préciser son propos: «Le moment venu, je poursuivrai tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire». Visé depuis deux mois environ par une série de révélations concernant l’emploi de ses proches, son patrimoine, et de plusieurs «cadeaux» reçus de la part d’amis , François Fillon avait déjà lancé des accusation graves à l’encontre du président de la République. Il avait estimé que le chef de l’État entretenait «un cabinet noir» à des fins d’instrumentalisation politique «pour l’empêcher de se présenter», lors de son passage dans l’Emission politique de France 2, le 23 mars dernier. «Cette opération a été montée, je le prouverai», renchérit-il ce matin. Avant de préciser: «J’ai toutes les indications pour poursuivre ceux qui ont fait ça. J’ai les dates, les jours les personnes, qui ont communiqué les documents, etc». Malgré ces accusations, le parquet national financier n’enquêtera pas sur les soupçons de «cabinet noir», selon une source proche du dossier jeudi. Les affirmations du livre Bienvenue Place Beauvau «sont trop imprécises et manquent trop d’étai pour pouvoir justifier l’ouverture d’une enquête préliminaire», explique le procureur national financier, Éliane Houlette, dans un courrier révélé par L’Express.  Quant à Philippe Poutou, qui a visé le candidat LR lors du débat sur le sujet des affaires, Fillon, maintient ses menaces: «Je me réserve de poursuivre tout ceux qui ont piétiné ma présomption d’innocence».

 

Cabinet noir : Hollande dément Fillon

Cabinet noir : Hollande dément Fillon

 

Acculé dans les sondages et vraisemblablement d’ores et déjà condamné lors du premier tour des présidentielles, Fillon a sorti la grosse artillerie en accusant Hollande de faire remonter les écoutes judiciaires jusqu’à l’Élysée. Certes,  il serait sans doute naïf de considérer que l’Élysée de cherche pas à peser sur la campagne en soutenant des candidats qui lui sont proches. De là à penser que l’Élysée est directement branché sur les écoutes judiciaires des affaires de Fillon il y a un pas que n’hésite pas à franchir l’ancien premier ministre de Sarkozy. Bien entendu comme tous les présidents de la république, Hollande n’hésite pas à utiliser politiquement les investigations de la police, à les instrumentaliser. Mais c’est autre chose que d’écouter le contenu des procédures judiciaires et d’y intervenir directement. Pour résumer, Fillon reprend la même argumentation que Marine Le Pen, c’est-à-dire la contestation de l’État de droit pour les responsables politiques en cause. François Hollande a donc  condamné jeudi « avec la plus grande fermeté » les « allégations mensongères » de François Fillon, accusé par ses dires de provoquer un « trouble insupportable » dans la campagne présidentielle. La même Sur France 2, le candidat de la droite à l’élection présidentielle d’avril-mai a accusé le chef de l’Etat d’être derrière les fuites ayant alimenté les affaires le concernant sur lesquelles enquête la justice. « Le Président de la République condamne avec la plus grande fermeté les allégations mensongères de François Fillon ce soir sur France 2″, a fait savoir l’entourage de François Hollande. « Depuis 2012, et c’est un fait établi, l’exécutif n’est jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire et a toujours respecté strictement l’indépendance de la magistrature », ajoute-t-on dans un communiqué. François Fillon a réclamé une « enquête » sur le contenu d’un livre écrit par deux journalistes du Canard enchaîné qui, a-t-il dit pour en avoir lu des extraits, « explique comment François Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui l’intéressent à son bureau, ce qui est une illégalité totale ». Ce à quoi l’Elysée réplique : « Sur les affaires particulièrement graves concernant M. Fillon, parce qu’elles touchent à l’intégrité et à l’exemplarité, le président de la République n’en a été informé que par la presse. » « Le seul scandale ne concerne pas l’Etat, mais une personne qui aura à en répondre devant la justice », ajoute l’Elysée. Pour le président, « les propos de M. Fillon, qui s’ajoutent aux révélations des dernières semaines, n’ont donc aucun fondement et provoquent un trouble insupportable à la campagne présidentielle qui appelle dignité, sérénité et responsabilité ».

Travail au noir : en nette hausse

Echec Bouygues-Orange : » c’est Bouygues qui a la plus à perdre » (PDG orange)

 

 

(NTERVIEW Stéphane Richard dans Challenges) 

Comment expliquez-vous l’échec des négociations en vue du rachat de Bouygues Telecom par Orange?

C’est un rendez-vous manqué pour le pays, c’était une véritable opportunité pour les entreprises concernées, l’investissement et l’emploi du secteur. Nous étions très près de réussir, même si nous savions que c’était une opération compliquée, faisant intervenir quatre acteurs plus l’Etat, avec un risque d’exécution élevé. De plus, la longueur des procédures d’instruction ouvrait une période d’incertitudes et faisait peser des contraintes et des risques complexes à gérer : nous avons passé autant de temps à essayer d’anticiper les réactions de l’Autorité de la concurrence qu’à nous mettre d’accord entre nous.

Quel en est le premier responsable?

Il y a sans doute plutôt une pluralité de causes. Certains ont sous-estimé leurs difficultés de transformation, chacun a tiré un peu trop la corde. L’Etat a peut-être pensé que Bouygues négociait dos au mur. Chacun a sa part de responsabilité. Pour notre part nous avons mené ces négociations avec professionnalisme, engagement et éthique, je crois que tout le monde le reconnaît aujourd’hui.

Vous préparez vous à une nouvelle guerre des prix dans le secteur?

Je vous fais le pari, au contraire, que les prix vont remonter. Il y aura de l’agitation, mais pas de guerre des prix. Les promotions vont s’arrêter, c’est beaucoup d’argent gaspillé pour quelque millions de consommateurs sur un total de 60 millions. Les clients que vous gagnez en mars sont perdus en avril.  Les différents acteurs n’auront simplement plus les moyens de bruler du fuel dans l’incinérateur de la guerre des prix. Regardez au Danemark, où le projet de passer de quatre à trois opérateurs a été rendu impossible par Bruxelles: les prix ont remonté.

La consolidation en France aurait-elle été une bonne nouvelle pour le consommateur?

Je le crois sincèrement. Certains commentateurs passent leur temps à expliquer que la seule chose importante est que les prix dans les télécoms restent le plus bas possible. Je leur demande de s’interroger. Le consumérisme qui constitue le socle idéologique des sociétés européennes fait des ravages. Regardez ce qui s’est passé dans l’agriculture et ce qui se passe aujourd’hui dans les télécoms. Je suis frappé de voir qu’aux Etats-Unis, au Japon, en Corée du Sud, on a su faire un meilleur compromis entre consommateur et producteur.

Votre discours est-il entendu dans les sphères politiques?

C’est un sujet éminemment politique. Ces dernières années, il faut reconnaître que seul Arnaud Montebourg a eu le courage d’affronter l’idéologie dévastatrice du consumérisme et il l’avait dit lorsqu’il était ministre, en 2013, devant la Fédération française des télécoms. Et en 2014, il avait soutenu la première tentative de rapprochement entre Orange et Bouygues Telecom.

Les représentants de l’Etat étaient-ils favorables à cette fusion?

Du côté de l’Etat, tout le monde a exprimé son soutien à la vision industrielle de l’opération, que ce soit à l’Elysée, à Matignon, à Bercy ou à l’Agence des participations de l’Etat. La discussion s’est plutôt focalisée sur les conditions de l’opération, car la principale difficulté tenait au prérequis posé par Martin Bouygues de devenir actionnaire d’Orange. L’Etat estime avoir défendu son intérêt patrimonial. Je n’ai pas à en juger.

N’est-ce pas son rôle en tant qu’actionnaire?

Chez Orange, nous sommes parfaitement alignés avec l’Etat sur le fait que nous devons défendre nos actionnaires existants: l’opération devait être créatrice de valeur pour eux. Je n’ai jamais voulu brader l’accès d’Orange à Bouygues. Je ne me lève pas tous les matins en me demandant comment je pourrais enrichir messieurs Bouygues, Drahi et Niel.

L’Etat est-il un bon actionnaire?

La seule question à se poser est pourquoi l’Etat veut-il rester actionnaire d’Orange? Est-ce pour toucher un dividende, pour l’accompagner dans son développement en Afrique, pour maintenir les prix les plus bas possibles? On a parfois l’impression d’être au coeur  d’injonctions contradictoires: il faut créer de la valeur, protéger le consommateur, l’emploi, tout en accélérant les investissements, sans toujours chercher leur rentabilité! Plus que tout, je veux croire que ce qui s’est passé  ne sonne pas le retour du ni-ni de l’époque Jospin, qui me paraît inadapté au monde d’aujourd’hui qui change si vite.

Que va-t-il se passer pour Orange à présent?

Orange est en forme et nous sommes un groupe mondial. Ce ne sont pas les projets qui manquent, en Afrique comme en Europe. Nous investissons 75 millions d’euros dans AIG, la plateforme africaine de e-commerce, dans laquelle sont notamment présents l’Allemand Rocket Internet et l’opérateur sud-africain MTN. Nous sommes très présents dans le paiement mobile en Afrique avec quelque 15 millions de clients que nous voulons progressivement faire basculer vers le mobile banking. En Europe nous déployons la fibre optique en Espagne, en Pologne, en Roumanie et nous nous lançons sur le fixe en Belgique.

Quelles sont vos ambitions dans le secteur de la banque?

Nous voulons frapper fort et ce sera massif, ce n’est pas juste pour amuser la galerie. Nous allons faire le pré-closing du rachat de Groupama Banque dans les prochains jours et nous recruterons le patron de l’activité dans le mois qui vient de façon à disposer d’une équipe parfaitement constituée à la mi-mai. Notre objectif est de recruter rapidement 2 millions de clients en France, le double de Boursorama.

Que va devenir Bouygues Telecom?

Bouygues Telecom est une entreprise solide avec des gens compétents et de beaux actifs. Ils n’en sont pas à se demander où ils seront dans six mois. Ils ont 500 boutiques, leur offre sur le fixe est compétitive. Et ils feront certainement de bons résultats en 2016. Bien-sûr, ils n’ont pas de marge financière et ils ne vont pas doubler leurs bénéfices, mais leur situation n’est pas du tout  désespérée.

Comment comptez-vous participer à la consolidation du secteur en Europe?

Nous étudierons d’abord la possibilité de nous renforcer dans les pays où nous sommes présents, comme la Roumanie, la Pologne ou la Belgique. Concernant une possible expansion géographique, certains opérateurs peuvent être potentiellement sur le marché, en Europe du Nord ou au Benelux.

Et en Italie?

Sur le sujet Telecom Italia, il n’y a pour nous aucune actualité. Il faut être extrêmement prudent. J’observe que c’est un sujet épidermique en Italie. De l’autre côté des Alpes, les ambitions françaises agacent.

Comment envisagez-vous de financer cette expansion?

Nous allons tirer les leçons de l’épisode Bouygues. Toutes les opérations ne passent pas forcément par une émission d’actions. De tous les opérateurs en Europe, Orange est celui qui affiche le bilan le plus solide: nous avons la dette la moins élevée et la plus forte capacité à dégager de l’ebitda. Nous avons les moyens de certaines ambitions européennes, sans solliciter nos actionnaires pour peu qu’il y ait un beau projet stratégique et créateur de valeur.

Envisagez-vous l’arrivée de Vincent Bolloré au capital à la faveur d’un tel rapprochement?

Il y a une grande différence entre les deux hommes: Martin Bouygues affirme qu’il veut rester un acteur majeur des télécoms tandis que Vincent Bolloré positionne Vivendi comme un grand groupe de contenus sans ambition dans les télécoms.

Comment ressortez-vous personnellement de ces trois mois de tractation?

Je ne regrette pas de l’avoir fait. Orange aura démontré qu’elle est plus agile que d’autres, qu’elle est une entreprise en mouvement, capable de prendre des risques.

Votre regard sur les autres patrons des télécoms a-t-il changé?

Je les connaissais tous avant, mais c’est une intéressante galerie de portraits. On discute d’abord avec des hommes. Certains traits de caractère se sont révélés, d’autres se sont confirmés. Patrick Drahi est un vrai entrepreneur, c’est incontestable. Il n’a pas froid aux yeux. Il est plus concentré sur les paramètres économiques que sur les risques. C’est plutôt l’inverse chez Xavier Niel: il a une certaine aversion au  risque. Mais je tiens à dire qu’il a été un partenaire loyal dans cette négociation.

Et Martin Bouygues?

C’est un homme éminemment respectable. Il est toujours très clair dans ce qu’il dit, il n’est pas tordu. Il est constant et fidèle et ce n’est pas négligeable de la part de quelqu’un qui pourrait devenir votre actionnaire. Mais il a peut-être sous-estimé la complexité du sujet. Il est sans doute celui qui avait le plus à perdre si le risque n’était pas maîtrisé.

Comment voyez-vous votre avenir personnel?

J’ai 54 ans et je suis à la tête d’Orange depuis six ans. Pour répondre à cette question, il faut se demander deux choses: Suis-je utile?  En ai-je envie?

Suis-je utile? C’est à mes actionnaires, mes administrateurs et aux salariés d’Orange d’en juger. Je m’en remets tous les jours à eux et je n’ai pas de raison d’en douter pour l’instant.

En ai-je envie? Sans aucun doute oui. J’ai la chance de diriger une entreprise incroyablement attachante, plongée dans l’aventure humaine la plus passionnante de ce siècle, la révolution digitale. Je suis entouré d’une équipe exceptionnelle. Que demander de plus?

Travail au noir : en nette hausse

 

Le travail a u noir se développe. La preuve avec ce redressement de près de 500 millions de la part de la sécu mais sur une insuffisance de recettes qui se situent dans une très large fourchette de 6 à 25 milliards ! Autant dire qu’il n’y a pas lieu de se réjouir de l’augmentation des redressements de la sécu en bourse de 13 % en 2015 ;  mais qu’il faudrait comparer avec la hausse du travail au noir qui se développe notamment dans le BTP, dans l’agriculture et aussi dans les services. Une manière aussi de contrebalancer une fiscalité qui plombe la compétitivité. Pas forcément une méthode honnête mais le moyen de rester présent dans le marché en s’affranchissant des règles de concurrence. Bref toute la contradiction de la politique économique française et son cercle vicieux. Les redressements opérés pour « travail dissimulé » ont augmenté de 13% en 2015 pour atteindre le chiffre record de 460 millions d’euros, selon le quotidien les Echos.  »Le taux de redressement pour une action de contrôle pour travail dissimulé a atteint 87%. Ceci représente cinq points de plus que l’année précédente quand le taux avait augmenté de trois points », précise sur son site internet, le quotidien économique qui se réfère à une étude de l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss). Avec un montant de 460 millions d’euros en 2015, les redressements pour travail dissimulé ont ainsi battu un nouveau record, dépassant nettement les 401 millions enregistrés en 2014, précise le quotidien. Des nouvelles méthodes de travail et notamment le « croisement de plus en plus systématique des données grâce à la déclaration sociale nominative » et la « coordination avec l’Inspection du travail, le fisc, l’office de lutte contre le travail illégal », ont permis d’obtenir ce résultat, estime le journal. D’autres part, selon Les Echos, « les montants de prélèvements sociaux qui auraient dû être payés mais ne l’ont pas été s’élèvent entre 6,1 et 7,4 milliards d’euros par an ». Une évaluation, souligne le journal, « trois à quatre fois inférieure à la fourchette de 20,1 à 24,9 milliards d’euros calculée par la Cour des comptes en octobre 2014 pour l’année 2012″.

(Avec AFP)

Comment Valls, le baron noir, a viré Montebourg et Philippetti

Comment Valls, le baron noir, a viré Montebourg et Philippetti

Le JDD rend compte du livre  Le bal des dézingueurs, qui parait mercredi 9 mars, écrit par les journalistes Laurent Bazin et Alba Ventura, Manuel Valls y raconte en détails le jour où lui et François Hollande ont décidé de remanier le gouvernement et de virer Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filipetti pour clarifier la ligne économique.  « C’est sans doute le tournant du mandat de Premier ministre de Manuel Valls. Le 25 août 2014, Le chef du gouvernement décide de démissionner Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti après les critiques du ministre de l’Economie lors de la fête de la Rose à Frangy-en-Bresse. Pour la première fois dans un livre intitulé Le bal des dézingueurs (Flammarion), Valls raconte en longueur le jour où il a viré les frondeurs du gouvernement. « J’avais prévenu Arnaud [Montebourg] quelques jours plus tôt. On sortait d’une réunion gouvernementale où Aurélie [Philippetti] et lui avaient remis une couche avec « le changement de politique économique ». A elle, j’ai dit : ‘Dis donc, tu ne vas tout de même pas nous donner des leçons de gauche!’ Et lui, je l’ai averti. Je lui ai dit : ‘Fais gaffe, Arnaud. Gaffe à ce que tu vas dire à Frangy ». Le dimanche, jour de la fête de la Rose, le ministre de l’Education nationale, Benoît Hamon, proche d’Arnaud Montebourg, donne une interview dans le Parisien où il dit qu’il n’est pas « très loin des frondeurs ». Manuel Valls envoie des textos à Benoît Hamon pour lui dire que « ça ne va pas du tout, qu’il ne peut pas faire ça. ». »J’essaye aussi d’appeler Arnaud, qui ne me répond pas », glisse le Premier ministre. En week-end alors en Normandie, Valls décide alors de rentrer à Paris plus tôt. « Je sens mal ce qui se passe », confie-t-il. « En arrivant, je vois à la télé le discours de Montebourg contre l’austérité et cette scène avec la « Cuvée du redressement », où il se moque ouvertement de François Hollande. Là, on se parle avec le Président… » Manuel Valls explique auprès des journalistes que la décision est prise conjointement avec le chef de l’Etat : « Nous décidons que ça ne peut plus durer. Dans la nuit, sa décision est prise. François me dit : ‘Tu me remets ta démission et on refait le gouvernement’ ». » Il faut alors annoncer la décision aux principaux intéressés : « Je les reçois tous. La seule que j’engueule, c’est Filipetti. Je lui demande ce qui lui a pris d’envoyer un tweet de soutien aux deux autres…Avec Hamon ça se passe sereinement, on en conclut que sa place au gouvernement est intenable. Enfin, arrive Arnaud…Il entre dans le bureau, tranquille, en chantant à tue-tête This is the end, la chanson des Doors. Et puis il me regarde et il m’explique d’un air fataliste : ‘Qu’est ce que tu veux…C’est mon inconscient qui a parlé! » Et là, il se lève, il me prend dans ses bras et il lâche : ‘Allez vieux frère!’ Et il s’en va… » (JDD)

 

UberPop : le travail au noir banalisé

UberPop : le travail au noir banalisé

 

 

Inutile de tourner autour du pot, UberPop c’est la légalisation du travail au noir dans le transport de personnes. Certes on peut comprendre l’intérêt rechercher la rationalisation dans  l’utilisation de moyens de transport mais là c’est le grand bazar avec d’énormes risques juridiques pour les personnes transportées) D’ailleurs une  société américaine Amazon prévoit aussi de faire transporter des colis par des particulier. On pourrait ainsi décliner  Uber dans toues les profession :, si vous avez du temps, des compétences, des moyens matériels éventuellement  vous pouvez vous faire un revenu complémentaire au noir !  Basé en Californie, Uber s’est étendu à une vitesse fulgurante partout dans le monde, grâce à son application permettant d’obtenir rapidement une voiture de transport avec chauffeur (VTC), à des prix très compétitifs. La société ne salarie pas les conducteurs (auto-entrepreneurs ou en entreprise unipersonnelle) et provoque souvent la colère des taxis traditionnels, qui crient à la concurrence déloyale. L’entreprise américaine est à l’heure actuelle interdite d’exercer en Allemagne et fait l’objet de procédures judiciaires en France, aux Pays-Bas et en Espagne. Ce qui ne l’empêche pas de poursuivre son expansion : Uber s’est récemment lancé dans les métropoles françaises de Marseille, Strasbourg et Nantes. Une arrivée accueillie là encore par l’ire des taxis locaux. En réponse, Uber a déposé des plaintes auprès de l’Union européenne contre la France, l’Allemagne et l’Espagne. La compagnie fait valoir que de telles initiatives enfreignent la législation de l’UE sur la concurrence et le marché unique. En attendant, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a mené une nouvelle charge mardi contre le service UberPop – ce service met en relation des particuliers avec des conducteurs non professionnels qui se déplacent avec leur propre véhicule -, affirmant qu’il est « en situation illégale absolue ». Pour lutter contre ce service, le gouvernement va « multiplier les réunions de Codaf (Comités opérationnels départementaux anti-fraude, ndlr) pour qu’il y ait des poursuites à l’égard de ceux qui n’acquittent aucune charge sociale et aucune charge fiscale », a annoncé le ministre

Travail au noir : + 25% en 2014, pourquoi ?

Travail au noir :  + 25% en 2014, pourquoi ?

Il y a deux raisons essentielles  à la croissance du travail au noir : le coût exorbitant des charges sociales et le chômage . Le travail au noir progresse comme le chômage . avec 3.5 millions officiels ,5 millions avec les petits boulots et 7 à 8 millions en réalité, les chômeurs contribuent forcément à la montée du travail  au noir même sils ne sont pas les seuls. En cause aussi les travailleurs détachés de pays étrangers dont les heures sont loin d’être toutes déclarées, d’autres formes encore.  Ce qui représenterait un manque à gagner de l’ordre de 25 à 30 milliards dans les caisses de l’URSAFF . en fait un phénomène inévitable avec la crise. Impossible d’être compétitif dans certains secteurs qui notamment travaillent beaucoup en sous-traitance ( bâtiments en particulier). D’autres secteurs sont aussi de plus en plus concurrencés comme l’agriculture. Compte tenu du nombre de chômeurs , l’économie collaborative se développe aussi avec ou sans échanges financiers. Théoriquement c’est donc un manque à gagner pour le recouvrement des charges sociales et pour la croissance qui n’est pas comptabilisée. Pourtant certaines activités n’existeraient pas si elles devaient subir le poids des charges. De la même manière le travail au noir génère aussi de la croissance ne serait-ce que par l’achat de matériel et de matériaux. Pour condamner le travail au noir il conviendrait donc de s’interroger d’abord sur le poids des charges sur le pouvoir d’achat et sur l’ampleur du chômage. Le montant total des redressements imposés par les Urssaf pour  » travail dissimulé  » s’est donc élevé à 401 millions d’euros en 2014, contre 320 millions l’année précédente, une hausse de 25 %, affirment mardi les Échos et dix fois plus qu’en 2004 .  ce n’est pas la fraude qui augmente, mais les contrôles et la répression qui sont plus efficaces. 82% des contrôles aboutiraient ainsi à une sanction financière. Autre explication : les inspecteurs de l’Urssaf croisent de plus en plus leurs données avec celles de l’office de lutte contre le travail illégal, celles de l’inspection du travail ou encore celles des impôts.  Au total, puisque son action ne concerne pas que la lutte contre le travail au noir, l’Acoss qui est la caisse nationale du réseau des Urssaf, a récupéré en 2014 1,46 milliards d’euros de régularisations diverses. Selon un rapport Conseil économique et social publié il y a un an, le travail au noir représentait 20 à 25 milliards d’euros de cotisations patronales et salariales en moins dans les caisses de l’Urssaf pour la seule année 2012.

Valls dans le noir

Valls dans le noir

 

Pas de chance pour Valls dont le meeting politique dans le Doubs (élection du remplaçant  de Moscovici comme député) a été perturbé par une panne de courant d’une heure  et ensuite chahuté par les notaires. Une élection qui si  elle est perdu pourrait par ailleurs – ce qui est probable- priver le PS d’une majorité à l’assemblée. ‘ Manuel Valls venait d’engager un point de presse quand la salle a été plongée dans le noir. Le Premier ministre participait mardi soir à Audincourt à un meeting de soutien au candidat socialiste à la législative partielle dans la quatrième circonscription du Doubs, Frédéric Barbier. Un scrutin, dont le premier tour a lieu dimanche, à fort enjeu puisque le siège laissé par Pierre Moscovici pourrait être gagné par l’opposition. Mais le rendez-vous a été perturbé par une panne de secteur revendiquée par la CGT-Mines-énergie. Sans son, Manuel Valls a pris son mal en patience, échangeant avec Frédéric Barbier et le sénateur-maire PS de Montbéliard, Martial Bourquin. Les centaines de personnes présentes, elles, ont attendu dans une vaste salle. Ce n’est qu’au bout d’une heure environ que le courant a été rétabli. Dans un communiqué, la CGT a indiqué que la « Fédération Nationale des Mines Energie (FNME) CGT et ses syndicats (présents à Audincourt) soutiennent la coupure d’électricité réalisée par les électriciens et gaziers ». « Cette action vise à rappeler que cette loi de transition énergétique est une bonne idée, mais avec de très mauvaises solutions », ajoute le communiqué. Cette loi, poursuit notamment le document, « achèverait le processus de casse du service public de l’électricité». Après le rétablissement du courant, les ennuis n’ont pas été terminés pour Manuel Valls puisque quelques perturbateurs, identifiés selon les journalistes sur place par des défenseurs des notaires hostiles à la loi Macron, ont à leur tour perturbé le discours du Premier ministre en brandissant des pancartes. Ces personnes ont alors été fermement invitées à quitter la salle. « Jamais je ne me laisserai impressionner par des manifestations », a alors lancé le Premier ministre, ajoutant que « rien n’empêchera la tenue d’un meeting ».

Croissance, déficit, chômage : le bilan noir de Hollande

Croissance, déficit, chômage : le bilan noir de Hollande

 

Hollande aura tout raté, il voulait inverser la courbe du chômage, celui-ci ne fait que progresser. Il voulait relancer la croissance alors que la France est engluée dans la quasi stagnation (0.5% au mieux en 2014), il voulait réduire les déficits (les 3%¨sont maintenant repoussés à 2016). Hollande souhaitait bousculer l’Europe en fait c’est Merkel qui commande et impose avec la BCE l’austérité. Le pacte de responsabilité devait tout sauver mais il s’enlise dans les cathédrales administratives et les bavardages de la pseudo concertation. Un bilan très noir pour le cher de l’Etat qui prévoit même une rentrée très agitée. Vals a d’ailleurs prévenu, la situation est catastrophique. C’était il y a à peine une semaine, au dîner des journalistes de la presse présidentielle. François Hollande rompait avec l’optimisme qu’il affichait jusqu’alors sur la croissance - il n’hésitait pas dire quelques jours auparavant que «la reprise» était là -, pour admettre que les choses étaient finalement plus compliquées. Grave, il avait admis qu’un ralentissement économique n’était «pas impossible» et que la croissance pouvait encore «s’affaiblir». La croissance sera au cœur des priorités de la rentrée. Entre-temps, le 14 août, l’Insee aura publié les estimations de l’activité au deuxième trimestre, et donc de la première moitié de l’année. Au sommet de l’État, on craint que les résultats ne soient pas bien élevés, après un premier trimestre marqué par une croissance nulle. De fait, les signes négatifs se sont multipliés ces dernières semaines. «Les prévisions de croissance en zone euro sont inférieures à ce que nous prévoyions en début d’année», a reconnu hier le ministre des Finances, Michel Sapin, lors d’un déplacement en Italie. Pour l’heure, le gouvernement ne tient pas à revoir sa prévision de croissance de 1 % en 2014 et 1,7 % en 2015. Une estimation à laquelle plus personne ne croit : les économistes s’accordent sur 0,7 % et 1,2 % respectivement. Mais nul doute qu’il tirera les conséquences en septembre, dans le cadre de la préparation de la loi de finances (PLF) pour l’an prochain. Face à une situation qui semble lui échapper, l’exécutif affichera un certain volontarisme. Le ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg, prévoit même de présenter une loi qui sera consacrée à la croissance. Pierre Moscovici, qui sera le commissaire européen français à Bruxelles à la rentrée, ne cesse également de le répéter: il faut une «réorientation de l’Europe vers la croissance et l’emploi», ce qui passe notamment par la relance de grands programmes d’investissements. En attendant, une croissance moins importante que prévu, c’est un casse-tête budgétaire en vue (un écart de 0,1 point de croissance équivaut à 2 milliards d’euros en moins dans les caisses). Et la préparation du budget 2015 risque d’être plus compliquée que prévu pour le gouvernement  La loi de finances (PLF) pour 2015 va permettre à François Hollande de tenir un discours dans lequel les baisses d’impôts font leur retour. Le premier ministre, Manuel Valls, a déjà indiqué qu’une réduction fiscale supplémentaire pour les ménages modestes viendrait prolonger celle qui avait été décidée pour cette année, afin notamment de faire sortir de l’impôt ou d’empêcher d’y entrer 1,9 million de ménages. Tous les arbitrages ne sont pas encore rendus, mais le coup de pouce pourrait cette fois-ci concerner les revenus inférieurs à deux smic. Ce seraient alors près de 2 milliards d’euros qui seraient restitués aux Français. Mais le PLF et le PLFSS (projet de budget pour la Sécu) commenceront aussi à traduire l’enveloppe de 50 milliards d’euros d’économies dans les dépenses - quelque 21 milliards sont prévus pour 2015, d’après les dernières estimations de Bercy. Une enveloppe qui paraît aujourd’hui insuffisante pour compenser à la fois le manque de croissance, donc de moindres recettes fiscales, et les divers gestes (pas de gel des retraites de moins de 1200 euros, annulation du gel prévu de certaines prestations sociales…) annoncés ces dernières semaines pour calmer la grogne dans la majorité. Paris s’est engagé à ramener son déficit public à 3 % du PIB en 2015. Le gouvernement a donc l’été pour réfléchir à la stratégie qui sera la sienne à la rentrée face à un engagement qu’il risque de ne pas pouvoir tenir - même s’il affirme encore aujourd’hui qu’il n’en est pas question. François Hollande a d’ores et déjà admis que «s’il devait y avoir un ralentissement de l’économie, nous utiliserions à ce moment-là les marges de flexibilité» offertes par le pacte de stabilité européen. Car le chef de l’État ne compte pas modifier totalement ses plans sur l’autel des finances publiques. Au PS, on estime qu’on est «au maximum de l’effort qui peut être demandé» aux Français. «50 milliards d’économies sur trois ans, c’est ce que je pense être le bon dosage (…) pour à la fois réduire le déficit, permettre aux entreprises d’être plus compétitives et faire un certain nombre de baisses d’impôts», rappelait récemment le chef de l’État.  «J’avais dit qu’on allait inverser la courbe du chômage ; c’était toute la passion qu’on avait mise, toute la volonté qui était la nôtre, et puis ce n’est pas venu»: dans son interview du 14 Juillet, François Hollande a fini par admettre son échec sur le front de l’emploi. Difficile de faire autrement tant les chiffres sont mauvais. Mois après mois, le chômage n’a cessé de monter (sauf en octobre 2013 et lors du bug SFR d’août de la même année), si bien que, depuis l’élection présidentielle, la France compte 475.000 chômeurs supplémentaires rien qu’en catégorie A (personnes sans aucune activité). Après la nouvelle hausse de juin, près de 3,4 millions de Français pointaient à Pôle emploi en A. Le recours aux contrats aidés n’a pu compenser la chute de l’emploi dans le secteur privé (100.000 postes détruits rien qu’en 2013). Désormais, le ministère du Travail ne vise plus qu’un retour aux 3 millions de chômeurs en… 2017. Mais si la croissance ne redémarre pas en 2015 et 2016, même un tel objectif sera inatteignable. Le gouvernement le sait, et cherche donc à relancer la confiance des acteurs économiques. Il compte pour cela sur les 40 milliards d’euros de baisse d’impôts et de charges sociales accordées aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité. Et met la pression sur le patronat: en septembre, un point sera fait sur l’avancée des négociations sur les contreparties dans les branches (à ce jour, seule la chimie a signé).

 

Travail au noir : bâtiment en tête

Travail au noir : bâtiment en tête

 

 

Avec le secteur de la restauration- hôtellerie, c’est le bâtiment qui vient en tête du travail au noir. Un chiffre qui monte avec la crise. En cause évidemment des activités surtout de main d’œuvre plombées par les charges sociales. Les redressements opérés par l’URSSAF donnent  une idée de ce travail au noir mais très approximative (notamment sur les heures déclarées) ; En outre le détail par taille d’entreprise n’a pas beaucoup de signification car nombre de société externalisent sur la sous traitance les contraintes de gestion du personnel. Les entreprises du BTP présentent un  taux de fraude élevé : la moyenne nationale s’établit à une sur sept (13,7%). C’est en Ile-de-France que le travail au noir est le plus rependu avec une entreprise contrôlée sur 4 (24,3%) qui y a recours, suivi par les régions de l’Est (17,9%). A l’inverse, c’est dans l’Ouest que les chefs d’entreprises sont les plus respectueux des droits du travail. Certains métiers sont aussi plus exposés que d’autre: les ouvriers œuvrant dans la peinture et la vitrerie sont ceux qui ont le plus recours au travail illégal (24%), suivi par la construction (21,9%) et la plâtrerie (18,5%). Les professionnels de l’installation d’électricité d’eau et de gaz sont les plus probes, avec un taux de fraude de 6,70%.  La taille des entreprises aussi joue: les plus petites, bien souvent des sous-traitant mis sous pression par les grands groupes, enregistrent le taux de fraude le plus élevé, puisque celles qui n’ont que 4 employés sont 18% à frauder, alors que le taux chute à 4% dans les entreprises de plus de 20 salariés. Mais la nature même du travail au noir, qui se traduit soit par la non déclaration d’un employé, soit en dissimulant une partie des heures qu’il a effectué, rend le phénomène difficile à cerner. Impossible pour les contrôleurs de l’Urssaf de détecter tous les contrevenants: pour établir cette étude ils sont allés vérifier les pratiques de 2.605 entreprises représentatives du secteur de la construction en 2013. « Les taux de fraude observés constituent vraisemblablement une borne basse de l’ampleur réelle de la fraude », précise l’Acoss, l’organisation qui pilote les Urssaf. Autre frein : le travail au noir sévit particulièrement le soir ou bien le week-end… autant de plages horaires où les contrôleurs des Urssaf ne peuvent se rendre sur les chantiers, faute d’effectifs. Au final, les 8.000 ont été effectuées, qui ont menés à des régularisations de cotisations de 291 millions d’euros en 2013. Cette année, les Urssaf tablent sur 328 millions d’euros.

 

Cigarettes : 25% venues au noir soit 3 milliards de recettes fiscales en moins

Cigarettes : 25% venues au noir soit 3 milliards de recettes fiscales en moins

 

 

Jusque là on estimait à environ 20% les cigarettes  vendues au noir, or nous avions indiqué que ce chiffre était plus proche de 25% compte tenu des difficultés statistiques à évaluer une activité par définition non déclarée. Ce que vient de confirmer une étude. Plus d’une cigarette sur quatre fumée en France en 2013 a été achetée au marché noir. Une étude du groupe de conseil et d’audit KPMG confirme l’essor des marchés parallèles de vente de tabac, contre lesquels majors et buralistes cherchent à lutter. L’étude note que les ventes en-dehors des bureaux de tabac ont représenté 25,2% des ventes totales l’an dernier, contre 22,6% en 2012. Soit une augmentation de plus de 11% en un an. «C’est un drame, a réagi Pascal Montredon, président de la confédération des buralistes. Nous le prévoyions depuis plusieurs mois et c’est arrivé: le marché parallèle a explosé et ce n’est pas fini puisqu’on enregistre encore un recul des ventes depuis le début de l’année. L’État de droit est complètement bafoué.»  Dans le collimateur des buralistes: les augmentations successives du prix du paquet de cigarettes, «trois en moins de quinze mois», rappelle Pascal Montredon. Les taxes sur le tabac ont rapporté l’an dernier à l’État 11,2 milliards d’euros, plus que prévu. Début juin, deux sénateurs proposaient même d’instaurer une nouvelle taxe, cette fois sur les mégots de cigarettes. Autant de coups de pouce pour les comptes publics qui incitent cependant les fumeurs à se fournir à l’étranger, où les paquets sont moins chers. L’étude de KPMG souligne que les ventes transfrontalières ont augmenté de 36% entre 2012 et 2013. En tête des pays où les consommateurs vont se fournir: la Belgique et l’Algérie. Les entrées en France de cigarettes à l’origine de ces deux pays ont grimpé respectivement de 99% et 85% entre 2012 et 2013, pour passer la barre des 2 milliards d’unités, juste derrière les ventes en duty free (2,62 milliards). Autre cheval de bataille des buralistes, les quotas de cigarettes importées de l’étranger qui avaient fait bondir Bruxelles. Dès 2009, l’Europe avait rappelé la France à l’ordre, jugeant les mesures en vigueur trop protectionnistes. Au 1er janvier, les seuils ont été relevés de cinq à dix cartouches par personne et de 50 à 1000 cigares. «L’Union européenne a puni la France, résultat: les ventes transfrontalières ont explosé, se désole Pascal Montredon. Les pays qui le veulent devraient avoir le droit d’imposer les seuils qu’ils souhaitent.» Selon la confédération des buralistes, l’essor des marchés parallèles a privé l’État de 3 milliards de recettes fiscales et a engendré la fermeture de nombreux tabac représentant environ 2500 emplois. Les buralistes, déjà échaudés par le succès de l’e-cigarette, demandent au gouvernement de se mobiliser contre les marchés parallèles. Reçu par le ministère de l’Intérieur ce mercredi soir, Pascal Montredon a notamment exigé le blocage des sites de vente de tabac en ligne et le renforcement des moyens de douanes et de gendarmerie pour lutter contre l’importation illégale de tabac. Prochain objectif: «obtenir un rendez-vous avec le Premier ministre, puis avec le président de la République». Mais pas question de céder à la «réunionite», les buralistes veulent avant tout «des actions concrètes, efficaces et mesurables».

 




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