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« No deal » brexit : impact 0,2 % sur le Pib français

 « No deal » brexit  : impact 0,2 % sur le Pib français

En cas de no deal , l’impact sur la croissance française en 2021 serait de 0,2 % pour la Banque de France et de 0,1 % pour le ministre de l’économie. Par contre les dégâts seront nettement plus importants pour le Royaume-Uni qui verrait sa croissance passer de 10 % à un peu plus de 4 % en 2021.

« Les grands perdants du Brexit, ce seront les Britanniques. La nation qui ressortira affaiblie du Brexit, c’est la Grande-Bretagne », a martelé Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, ce lundi sur France Info. Pour l’Hexagone, « le commerce vers la Grande-Bretagne, c’est environ 33 milliards d’euros. Ce n’est pas grand-chose au regard du volume commercial global de la France », a fait valoir le locataire de Bercy qui estime l’impact du Brexit sur l’économie française à 0,1 point de PIB en 2021.

Brexit : Boris Johnson mise sur le No Deal

Brexit :  Boris Johnson mise sur le No Deal

Sans accord sur le Brexit, le Royaume-Uni deviendrait un sérieux concurrent économique aux portes mêmes de l’Union européenne, constate l’économiste Stéphane Madaule dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Dès que la décision de divorcer entre l’Union européenne et le Royaume-Uni est devenue effective au 31 janvier, la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré qu’il fallait que les pays européens se préparent à vivre avec un concurrent de taille aux portes de l’UE.

Le mandat de négociation des Vingt-Sept a été bâti pour tenter de prévenir cette éventualité. L’UE a proposé un libre accès de son marché à Londres, contre l’acceptation de continuer d’appliquer les règles que s’impose l’UE sur le marché britannique. Or les Anglais n’ont pas mordu à l’hameçon. Boris Johnson ne veut pas continuer de se soumettre aux règles bruxelloises alors qu’il vient de reprendre son indépendance. Plus grave, il pense qu’il a davantage à gagner à un « no deal », dont les conséquences éventuelles seront masquées par la crise du Covid-19, plutôt qu’à un accord avec l’UE sur la base d’un libre-échange sous contraintes réglementaires européennes.

Reste que les Britanniques essaient d’obtenir plus qu’un « no deal ». Ils ont proposé le libre-échange intégral. Un choix impossible pour l’UE, qui défend un modèle de production de biens et services où des normes environnementales et sociales exigeantes s’appliquent sur son marché intérieur.

Mais pourquoi les Britanniques ne veulent plus appliquer les règles du marché intérieur ? Parce qu’ils y voient une entorse à leur souveraineté retrouvée. Parce qu’ils pensent que se soustraire à ces règles leur apportera un surcroît de compétitivité face à l’UE. Cet argument est risqué, car le « no deal » ne sera pas forcément payant commercialement et l’opinion publique britannique peut se cabrer contre une politique de dérégulation sociale et environnementale drastique et dangereuse pour la planète, et ce pour un zeste de compétitivité.

Pour l’UE, la négociation demeure difficile, car elle fait face à un exécutif britannique qui se dit prêt au « no deal ». Elle doit aussi tenir compte des pêcheurs des pays européens désireux de continuer à pêcher dans les eaux territoriales britanniques. Elle ne peut pas non plus se fâcher avec son voisin britannique ou, pire, risquer la désunion. Ceci place le négociateur européen, Michel Barnier, en équilibre instable : un « no deal » n’est pas satisfaisant pour l’UE, pas plus qu’un libre-échange intégral sans contraintes réglementaires pour les Britanniques. Plus le « no deal » se rapproche, plus la perspective d’un concurrent aux portes de l’UE se précise.

 

Brexit : vers un « no deal » pour Merkel

Brexit : vers  un « no deal » pour Merkel

Devant les députés allemands ,  Merkel qui va bientôt prendre la présidence de l’union européenne a clairement évoqué l’hypothèse no deal  avec le Royaume Uni « Je continuerai à préconiser une bonne solution, mais nous, dans l’UE, devons et devrions nous préparer pour le cas où un accord ne serait pas conclu » a indiqué la chancelière allemande.

 

Outre-manche, les banques britanniques ont déjà été mises en garde sur l’éventualité d’une sortie sans accord. Début juin, la Banque d’Angleterre avertissait dans un communiqué que cette sortie était « l’une des nombreuses possibilités à laquelle les banques britanniques doivent se préparer« .

Le Royaume-Uni devra « assumer les conséquences » d’une relation économique moins forte avec l’UE à l’issue du processus du Brexit, a averti, dès samedi 27 juin, la chancelière allemande dans plusieurs médias européens.

« Si le Royaume-Uni ne veut pas de réglementation comparable à celle de l’Europe en matière d’environnement, de marché du travail ou de normes sociales, nos relations perdront en intensité », a-t-elle notamment prévenu.

Pour éviter ce « no-deal », le Royaume-Uni et l’Union européenne ont entamé lundi 29 juin cinq semaines d’intenses tractations sur leur relation post-Brexit. L’objectif est de donner « un nouvel élan » aux discussions, après quatre cycles de négociations troublés par le coronavirus et sans avancées majeures.

Brexit : menace réciproque d’un « no deal »

Brexit : menace réciproque d’un « no deal »

Des deux côtés, on agite le spectre d’un brexit  dur, c’est-à-dire sans aucun accord. C’est en partie dans cette hypothèse que Boris Johnson a pu être élu. Par ailleurs,  il s’est très peu impliqué dans les négociations en cours avec l’union européenne. Le Royaume-Uni pour peser sur les discussions n’a cessé de rappeler que le risque d’une rupture totale des négociations était de plus en plus vraisemblable. Maintenant c’est aussi une hypothèse qui n’est pas exclue par l’union européenne qui constate les blocages réitérés des Britanniques. Cependant rien n’est encore joué car on a l’habitude des coups de théâtre leur des discussions européennes, on peut aussi imaginer que chacun pousse ses pions pour obtenir le maximum de concessions .

“Nous avons fait très peu de progrès vers un accord sur les questions en suspens les plus importantes entre nous”, a déclaré le négociateur en chef britannique David Frost après une semaine de discussions.

Des divergences fondamentales persistent sur plusieurs points essentiels, comme la pêche et la sécurité, ce qui pourrait compromettre la conclusion d’un accord avant le 31 décembre, selon des sources européennes.

Le principal point d’achoppement porte sur la définition de “règles du jeu équitables”, destinées à harmoniser la réglementation entre les deux parties. Pour l’UE, une telle harmonisation est indispensable pour que la Grande-Bretagne n’adopte pas de normes moins contraignantes pour ses entreprises. Les Britanniques, eux, refusent de se soumettre à des règles décidées par l’UE.

Pour David Frost, le principal obstacle à un accord est l’insistance de l’UE pour intégrer à ces règles un ensemble de propositions “nouvelles et non équilibrées”.

“Dès que l’UE reconnaîtra que nous ne conclurons pas d’accord sur cette base, nous pourrons progresser”, a-t-il déclaré. “ Nous avons grandement besoin d’un changement d’approche de l’UE pour le prochain cycle débutant le 1er juin”, a-t-il ajouté.

Michel Barnier, le chef des négociateurs européens, a déclaré pour sa part que les discussions avaient été décevantes, la Grande-Bretagne refusant d’engager des discussions détaillées sur les thèmes de la concurrence équitable et de la pêche.

“Il n’y aura pas d’accord avec le Royaume-Uni sans un accord équilibré sur la pêche”, a-t-il dit, ajoutant: “Nous n’allons pas brader nos valeurs pour le bien de l’économie britannique.”

Selon lui, Londres devrait revoir sa position au risque de se diriger vers une “impasse”.

Londres et Bruxelles devront évaluer fin juin les progrès accomplis et convenir ou non d’une prolongation des discussions au-delà de la période de transition, hypothèse pour le moment exclue à Londres.

Pour l’UE, les pourparlers doivent s’achever aux alentours d’octobre afin que l’accord puisse être ratifié dans les temps par le Parlement européen et les Etats membres.




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