Archive pour le Tag 'NKM'

NKM : pas de violence physique ?

NKM : pas de  violence physique ?

 

L’agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui va être présenté à la justice, « a reconnu avoir insulté » la candidate LR vaincue dimanche aux législatives à Paris, mais il a contesté toute violence physique à son encontre. Entendu en garde à vue depuis samedi matin, Vincent Debraize, 55 ans, a été déféré dimanche soir au palais de justice de Paris où il va passer la nuit en attendant d’être fixé sur son sort, a indiqué une source judiciaire. Les suites procédurales le concernant devraient être connues lundi à la mi-journée. Les enquêteurs ont entendu le récit de Nathalie Kosciusko-Morizet et du suspect lors d’une confrontation samedi. A ce stade, leurs versions s’opposent: « Il a reconnu avoir insulté NKM, avoir arraché les tracts et les avoir jetés en sa direction. En revanche, il nie tout contact physique et avoir bousculé » la candidate LR comme cette dernière l’affirme, a rapporté une source proche de l’enquête. « A ce moment-là, elle se protège, elle met sa main devant son visage pour se protéger et les tracts heurtant sa main de manière assez violente, elle reçoit sa propre main dans sa figure », a relaté Geoffroy Van der Hasselt, un photographe de l’AFP. Vincent Debraize avait parrainé la candidature à la présidentielle d’Henri Guaino, l’ex- »plume » de Nicolas Sarkozy qui se présentait aux législatives face à NKM, considérée comme « Macron-compatible ».

NKM dans la majorité (Sarnez)

NKM  dans la majorité (Sarnez)

Priée de dire si l’ancienne ministre de l’Ecologie, candidate du parti Les Républicains à Paris pour les législatives de juin, avait sa place « dans la majorité et au sein du gouvernement », Marielle de Sarnez a répondu sur Radio J : « C’est à elle de nous le dire, bien sûr qu’elle pourrait le soutenir, je n’en doute pas. » « Nous avons cinq ans et dans ces cinq années nous avons une obligation absolue de réussite », a poursuivi la vice-présidente du MoDem, elle aussi candidate dans une circonscription parisienne. « Pour réussir, il faut être unis, il faut être rassemblés. Une majorité d’abord parlementaire, et ensuite, oui, si on pouvait sortir de la guerre de tranchées, ce serait bien », a-t-elle ajouté. Nathalie Kosciusko-Morizet, ex-candidate à la primaire de droite avait signé avec plus de 170 élus Les Républicains un appel à « répondre à la main tendue » d’Emmanuel Macron.

Estrosi, NKM, Solère, Bussereau et vingtaine d’élus de droite pour Macron

Estrosi, NKM, Solère, Bussereau et  vingtaine d’élus de droite pour Macron

 

Pour l’instant Une vingtaine d’élus LR et UDI, dont des juppéistes et lemairistes, ont jugé mardi que leurs familles politiques « doivent répondre à la main tendue » par Emmanuel Macron, qui vient de nommer Premier ministre Edouard Philippe, issu de leurs rangs. Cette nomination « représente un acte politique de portée considérable » et « la droite et le centre doivent prendre la mesure de la transformation politique qui s’opère sous leurs yeux », plaident ces élus, dont Benoist Apparu, Thierry Solère, Fabienne Keller, mais aussi Gérald Darmanin ou Christian Estrosi, dans un communiqué commun. Ils ont été rejoints par NKM et Borloo. D’après en Marche une trentaine d’autres devraient suivre.

Après NKM, Estrosi hué au meeting de Fillon à Nice

Après NKM, Estrosi hué au meeting de Fillon à Nice

Cela devient une habitude dans les meetings de Fillon : on siffle même les leaders des Républicains. Une bien curieuse manière de rassembler les troupes du parti. Après NKM  qui a été sifflée lors  d’un précédent meeting, c’est Estrosi qui a été la tête de Turc des Républicains les plus sectaires que réunit Fillon. Un Fillon largement responsable de ces divisions puisqu’il a décidé de ce recentrer sur la partie la plus droitière des républicains ignorants aussi bien les sarkozystes que les Juppéistes. Fillon pour préserver l’unité du parti voire pour étendre son audience aurait dû affirmer son autorité pour immédiatement mettre fin à ses sifflets. La preuve que Fillon élu surprise de la primaire de la droite ne dispose pas de l’autorité nécessaire pour mobiliser les différentes sensibilités de son parti. Pire qu’il encourage les divisions. Estrosi  a seulement eu droit de la part de Fillon une main sur l’épaule qui pouvait prêter à bien des interprétations. Comme au parti socialiste si Fillon n’est pas qualifié pour le second tour, les oppositions pourraient bien faire éclater le parti des Républicains. La lutte contre le Front national, dont Christian Estrosi est l’un des garants après sa victoire contre Marion Maréchal-Le Pen aux élections régionales de 2015, est pourtant censée réunir Les Républicains. Qu’importe, les sifflets ont repris de plus belle, couvrant son discours à plusieurs reprises par des « Fillon, Fillon ». Il est toutefois difficile de dire si c’est la personne de Christian Estrosi qui était sifflée ou les Le Pen et les déclarations sur le Vélodrome d’Hiver.  Christian Estrosi, réconforté par François Fillon qui lui a posé sa main sur l’épaule pour calmer les militants, a tweeté dans la foulée : « Nous ne gagnerons le 7 mai que si nous sommes rassemblés. » Les militants fillonistes ne lui ont sans doute pas pardonné ses demandes répétées de retrait de la candidature de François Fillon qu’il avait formulées avec Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, les jours précédant la mise en examen du candidat de la droite. Ils n’ont probablement pas, non plus, digéré voir Christian Estrosi poser aux côtés d’Emmanuel Macron à l’hôtel de région de Marseille le 1er avril. La veille, l’ancien maire de Nice avait déjà subi la fronde de certains fillonistes à Toulon.

 

NKM sifflée au meeting de Fillon

  • NKM sifflée au meeting de  Fillon

 

  • Il est clair que l’ambiance est vraiment délétère chez les Républicains ;  non seulement les principaux responsables du parti ne s’engagent pas dans la campagne de l’ancien ministre ou en tout cas font  pour le service minimum mais en plus les républicains sifflent NKM lors  du meeting de Fillon. Le signe évidemment que Fillon a jusqu’à alors dans sa tentative de réunir les différentes tendances de son parti.  il a fait l’erreur stratégique de mobiliser surtout son aile droite la plus réactionnaire. Autre preuve, cet appel lancé par Xavier Bertrand qui demande clairement à Sarkozy et Juppé d’en faire plus pour Fillon  L’ex-ministre Xavier Bertrand appelle, dans une interview au Parisien, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé à « faire beaucoup plus » pour François Fillon, notamment en participant à un meeting aux côtés du candidat de leur parti avant le premier tour de l’élection présidentielle. Les messages de soutien, « c’est bien, mais il faut faire beaucoup plus », estime le président Les Républicains (LR) de la région Hauts-de-France dans les colonnes du Parisien. « Dans cette dernière ligne droite, tout le monde doit se mobiliser entièrement », poursuit-il. « Je lance un appel à Nicolas Sarkozy ainsi qu’à Alain Juppé : François Fillon a besoin d’eux ! » En creux cela signifie que Sarkozy et Juppé ont jusqu’ici bien peu soutenu l’ancien Premier ministre. Ils n’ont fait que le service minimum est encore avec des réserves voire des critiques. Sarko s’est seulement fendu d’un communiqué ambigu.  Aux yeux de l’ancien chef de l’Etat, « le rassemblement au service d’une alternance franche et crédible est donc « un devoir pour chacun de ceux qui partagent nos valeurs ». « Il n’y a plus de place pour les hésitations ou les états d’âme. François Fillon est le seul parmi les candidats à avoir l’expérience qui lui permettra d’incarner et de réussir l’alternance dont la France a tant besoin », insiste-t-il dans une allusion implicite à la mise en examen du candidat de la droite dans le cadre des emplois présumés fictifs de sa famille. Le maire de Bordeaux a de son coté apporté un soutien timide à la candidature de François Fillon. Il juge que l’ancien Premier ministre a « l’expérience » pour diriger la France. « Le monde est dans la tourmente, la France a besoin d’un Président expérimenté. François Fillon a cette expérience. Je lui confirme mon soutien », a écrit sur Twitter le finaliste malheureux de la primaire à droite.  Le maire de Bordeaux, qui vante la stature internationale de François Fillon, a pourtant de nombreuses divergences avec le député de Paris.   Après l’attaque chimique menée contre la ville syrienne de Khan Cheikhoun, Alain Juppé avait fustigé sur Twitter « les tenants de la ‘realpolitik’ », qui jugent Bachar el-Assad « fréquentable ».   Une allusion à peine voilée à Marine Le Pen et François Fillon, qui prônent un rapprochement avec la Russie, protecteur du régime syrien. Enfin Bruno Lemaire se rallie sans enthousiasme à Fillon et avec des réserves. . Bruno Le Maire «continue à croire» que le projet de François Fillon est «le mieux à même de redresser la France». «Il ne doit surtout pas être édulcoré!», demande-t-il. Selon lui, François Fillon est en mesure de se qualifier pour le second tour. Mais il met en garde contre le «risque de bunkerisation de la droite». «La droite doit parler à toute la société, pas à des clientèles. Elle doit être un espoir, pas une punition. Elle doit se tourner davantage vers les jeunes générations», préconise Bruno Le Maire, regrettant qu’«à peine plus de 10% des électeurs de 25 ans (veuillent) voter» pour son camp.

 

Législatives 2017 : Dati, la Mata Hari, écartée au profit de NKM

Législatives 2017 : Dati, la Mata Hari, écartée au profit de NKM

Les arguments de nature courtisane n’auront pas séduit l’austère Fillon qui a préféré NKM à  Rachida Dati pour les  élections législatives de 2017. Du coup comme d’habitude, Rachida Dati aurait décidé de reprendre son rôle d’intrigante d’après le Canard enchaîné.  Elle veut pourrir la campagne  de Fillon.  Mais François Fillon a préféré offrir cette investiture en or pour la droite à Nathalie Kosciusko-Morizet, son ancienne rivale de la primaire de la droite. Un choix qui aurait rendu furieuse l’ancienne Garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy, selon Le Parisien. D’autant que NKM avait tout d’abord annoncé son souhait de faire campagne pour les législatives dans le XIVe arrondissement, où elle est élue. Un combat qui s’annonçait toutefois compliqué face au député socialiste sortant Pascal Cherki. Selon plusieurs participants, Rachida Dati serait d’autant plus en colère que cette investiture a été accordée « à la sauvette et sans vote » et émanerait d’un ordre direct de François FillonLes relations entre l’ancienne ministre et NKM sont plus que tendues, mais c’est au candidat Les Républicains que la députée européenne aurait décidé de s’en prendre. « Si Fillon donne sa circo à NKM, ce sera la guerre, et, faites gaffe, j’ai des munitions, je vais lui pourrir sa campagne », aurait ainsi déclaré Rachida Dati selon Le Canard Enchaîné. Le nouveau champion de la droite n’a pas l’air de s’inquiéter pour autant. Selon des propos rapportés par L’Express, il aurait affirmé à ses proches avoir cerné la réaction de l’ancienne ministre: « Rachida vous nous faire toute une comédie, mais elle le fera quoiqu’il arrive ».

Primaire de droite : Sarkozy règle ses comptes avec NKM, Copé et Lemaire

Primaire de droite : Sarkozy règle ses comptes avec NKM, Copé et Lemaire

Toujours aussi vindicatif et peut maître de ses nerfs Sarkozy promet qu’il va régler leurs comptes à NKM, Copé et Lemaire qui l’ont beaucoup attaqué lors du second débat des primaires de la droite. Déjà pendant ce débat Sarkozy ne s’est pas privé de rappeler aux intéressés ce qu’ils lui devaient. Mais cette fois il indique clairement qu’il est exclurait du gouvernement s’il devait être élu à la présidence de la république. Évidemment une curieuse conception de la démocratie qui implique forcément l’expression d’un avis différent sinon le débat ne sert à rien. Sans doute aussi la marque de la panique qui s’installe et s’ancre dans le camp Sarkozy. En tout cas encore une erreur stratégique car au second tour de la primaire de droite Sarkozy pourra se priver des soutiens des intéressés qui du coup se désisteront encore plus nettement pour Juppé. Nicolas Sarkozy règle déjà ses comptes. Au lendemain du deuxième débat de la primaire de droite, le candidat était en déplacement à Belfort vendredi, à la rencontre des représentants et employés d’Alstom, l’occasion de revenir sur les échanges de la veille. « Il y a certains de mes concurrents qui préfèrent parler de moi que de parler de leurs propositions. Ils ne doivent pas trouver qu’elles sont formidables », a-t-il déclaré à la presse, assurant qu’il ne les reprendrait pas dans son gouvernement s’il en a l’occasion. « Il semble que j’en ai fait souffrir. Qu’ils se rassurent : j’ai reçu la leçon, ils ne souffriront pas une deuxième fois », a ironisé l’ex-président.

 

Perpétuité réelle : NKM invente l’eau chaude

Perpétuité réelle : NKM invente l’eau chaude

En recherche de singularité en vue des primaires de la droite, NKM invente la perpétuité qui est déjà prévue. . Le député de l’Yonne Guillaume Larrivé, auteur de l’amendement sur la réforme de la procédure pénale, s’est ainsi étranglé sur Twitter: «Certains proposent la perpétuité incompressible pour les criminels terroristes. Oui. Je l’ai déjà fait voter».

Ce jeudi, le porte-parole du gouvernement a donc rappelé que «dans le débat sur la procédure pénale, un amendement des Républicains, qui visait à porter à trente ans les peines de sûreté existant déjà dans la loi de 2011 (…) a donné lieu à un débat à l’Assemblée nationale et à un avis favorable du gouvernement». Dans le droit actuel, la perpétuité réelle existe déjà: le code pénal prévoit, dans des cas très précis, soit d’étendre la période de sûreté qui accompagne la peine – c’est-à-dire le laps de temps pendant lequel aucun aménagement de peine n’est possible – à 30 ans au lieu de 22, soit d’annuler la possibilité d’un aménagement de peine. L’amendement des Républicains (article 4 ter), adopté par l’Assemblée le 8 mars et qui sera examiné par le Sénat à partir du 24 mars, vise à étendre cette perpétuité dite «incompressible» aux auteurs d’actes terroristes. Comme Stéphane Le Foll l’a rappelé, la perpétuité doit cependant laisser au condamné un espoir – plus théorique que réel – de libération, pour être conforme à la décision de la cour européenne des droits de l’Homme, qui considère une condamnation à perpétuité «définitive» comme «un traitement inhumain»: «Je rappelle que le gouvernement français, dans le même temps, respectera les règles européennes dans ce domaine, c’est-à-dire qu’il y a toujours possibilité de faire en sorte qu’on ne finisse pas de manière automatique sa vie en prison. C’est une règle européenne. (…) Au bout de trente ans, cette possibilité pourrait être ouverte mais elle ne sera effective que si le juge considère qu’il n’y a pas de danger pour la société», a expliqué le ministre.

Primaire : NKM « candidate des rêves et de la respiration »

Primaire : NKM « candidate des rêves et de la respiration »

Et encore une candidate aux primaires de la droite avec NKM au programme un peu ésotérique puisqu’elle se veut candidate des rêves des Français et de la respiration. Moins dogmatique que  d’autres, a quand même du mal à donner une crédibilité populaire à sa personnalité de grande bourgeoise cultivée.  »Oui, je suis candidate. Nous avons complètement changé de monde. Il faut changer la politique aussi », a déclaré la députée Les Républicains. « Je suis candidate pour donner à chaque Français la maîtrise de sa vie […] pour permettre à chacun d’aller vers ses objectifs et ses rêves », a-t-elle expliqué, évoquant un « besoin de respiration ». Interrogée sur ses différences avec les autres candidats, celle qui dit vouloir « porter une conception complètement différente du pouvoir » a indiqué ne pas avoir « tellement envie de parler des autres ». « Ils le font tellement eux-mêmes », a précisé Nathalie Kosciusko-Morizet, qui publie aussi un livre intitulé Nous avons changé de monde (Albin Michel). Pour pouvoir participer à la primaire qui se tiendra en novembre, l’ancienne ministre de l’Ecologie devra récolter les parrainages nécessaires, dont 20 de parlementaires. Mardi soir, elle s’est dite confiante. Cette étape est faite « pour éviter les candidatures fantaisistes, pas pour écarter une sensibilité politique », a fait valoir Nathalie Kosciusko-Morizet, en affirmant que les « parlementaires sont libres ». Pour afficher sa différence, cette dernière a rappelé sa position contre le « ni-ni » [ni PS, ni FN, NDLR] lors des dernières élections. « Cette sensibilité-là existe. Personne d’autre ne la représenterait sinon […] On peut ne pas être d’accord,  mais pas nier qu’elle existe », a-t-elle encore argumenté.

Primaire : NKM « candidate des rêves et de la respiration »

Primaire : NKM « candidate des rêves et de la respiration »

Et encore une candidate aux primaires de la droite avec NKM au programme un peu ésotérique puisqu’elle se veut candidate des rêves des Français et de la respiration. Moins dogmatique que  d’autres, a quand même du mal à donner une crédibilité populaire à sa personnalité de grande bourgeoise cultivée.  »Oui, je suis candidate. Nous avons complètement changé de monde. Il faut changer la politique aussi », a déclaré la députée Les Républicains. « Je suis candidate pour donner à chaque Français la maîtrise de sa vie […] pour permettre à chacun d’aller vers ses objectifs et ses rêves », a-t-elle expliqué, évoquant un « besoin de respiration ». Interrogée sur ses différences avec les autres candidats, celle qui dit vouloir « porter une conception complètement différente du pouvoir » a indiqué ne pas avoir « tellement envie de parler des autres ». « Ils le font tellement eux-mêmes », a précisé Nathalie Kosciusko-Morizet, qui publie aussi un livre intitulé Nous avons changé de monde (Albin Michel). Pour pouvoir participer à la primaire qui se tiendra en novembre, l’ancienne ministre de l’Ecologie devra récolter les parrainages nécessaires, dont 20 de parlementaires. Mardi soir, elle s’est dite confiante. Cette étape est faite « pour éviter les candidatures fantaisistes, pas pour écarter une sensibilité politique », a fait valoir Nathalie Kosciusko-Morizet, en affirmant que les « parlementaires sont libres ». Pour afficher sa différence, cette dernière a rappelé sa position contre le « ni-ni » [ni PS, ni FN, NDLR] lors des dernières élections. « Cette sensibilité-là existe. Personne d’autre ne la représenterait sinon […] On peut ne pas être d’accord,  mais pas nier qu’elle existe », a-t-elle encore argumenté.

Suppression du statut de fonctionnaire (NKM)

Suppression du statut de fonctionnaire (NKM)

 

Nathalie Kosciusko-Morizet propose la suppression du statut de fonctionnaire et son aménagement. Certaines de ces propositions sont intéressantes mais elles gagneraient en légitimité si NKM commençait par la réforme du statut des élus politiques. Les reproches qu’elle adresse aux fonctionnaires pourrait tout autant concerner les politiques qui font carrière et tous ceux qui bénéficient d’avantages comme par exemple les parlementaires et les anciens ministres. De la même manière lorsqu’elle critique la professionnalisation des permanents syndicaux elle devrait là aussi émettre les mêmes observations concernant les oligarques. À noter aussi visiblement elle connaît mal les réalités sociales puisque certaines mesures qu’elle propose sont déjà en pratique ; exemple, le recrutement sous de nouveaux statuts de fonctionnaires. Notons aussi que sa démission de la publique n’est guère crédible puisque pour l’essentiel elle s’est reconvertie depuis une quinzaine d’années dans la politique. (Interview la tribune)

 

Suppression de statut de fonctionnaires ?

NKM- La politique passe beaucoup de temps à agiter des mesures pour le secteur privé. On gagnerait à réformer une fois pour toutes, puis cesser d’y toucher, et en revanche s’occuper de donner l’exemple dans la fonction publique ! L’État est le premier employeur, et c’est de notre responsabilité directe. Il faut prendre exemple sur l’Italie et sortir du statut de fonctionnaire généralisé. Je propose de limiter le statut de la fonction publique à quelques fonctions régaliennes, la magistrature par exemple. La plupart des métiers exercés actuellement pourraient très bien relever du droit du travail classique. On pourrait imaginer que tous les fonctionnaires actuels gardent leur statut, mais que dans de nombreux secteurs les nouveaux embauchés soient régis par le droit privé. Expliquez-moi pourquoi, par exemple, un informaticien de maintenance devrait absolument être fonctionnaire ? Le passage sous droit privé aurait plusieurs avantages: cela faciliterait la gestion des corps de l’État qui est un vrai casse-tête, croyez-moi, j’ai été ministre de l’Équipement, l’Environnement, les Transports, le Logement avec plus de 60.000 fonctionnaires à gérer. On pourrait aussi instituer une vraie politique de ressources humaines et les allers/retours public-privé permettraient une respiration. Je sais de quoi je parle, j’ai démissionné de la fonction publique.

Alors on supprime aussi les concours d’accès?

Le concours n’est pas forcément antinomique avec le contrat privé. Mais il faut relativiser le côté démocratique du concours. Avec le chômage de masse, des gens surdiplômés passent des concours de la fonction publique d’un niveau inférieur et barrent ainsi la route à ceux qui postulent à leur vrai niveau.

En cette fin de quinquennat, François Hollande dit vouloir réformer jusqu’au bout et l’opposition avance des propositions pour l’après 2017 si elle revient aux affaires. Quel regard portez-vous sur cette situation?

Nathalie Kosciusko-Morizet. La gauche fait des discours, et la droite, des promesses. La bonne nouvelle, c’est que les discours d’une certaine gauche convergent avec les promesses de la droite. C’est nouveau et c’est une situation porteuse d’espérance. Mais il faut de l’action.

Convergences? Vous pensez à quoi?

Par exemple sur l’assurance chômage, plusieurs, à gauche, évoquent la nécessité d’une dégressivité des allocations. Je suis pour. Mais la dégressivité automatique ne tient pas compte du fait qu’il y a des secteurs plus difficiles que d’autres pour retrouver du travail. Elle est aveugle. Je propose donc de la mixer avec une dégressivité en fonction du nombre d’offres valables d’emploi refusées, et ce dès la première offre. C’est plus juste et plus efficace.

Mais en situation de chômage de masse, vous croyez que la dégressivité est vraiment utile?

- La dégressivité seule ne résoudra rien, pas même le déficit de l’assurance chômage. Elle n’a de sens que dans le cadre d’une série de mesures pour la création d’emplois privés. Regardez les statistiques de Standard & Poor’s, dans le secteur privé, entre la mi-2013 et la mi-2015, la France a créé 57.000 emplois,  alors que l’Allemagne en a créé près de 500.000 et l’Espagne 650.000. La France doit réformer son marché du travail. Il faut supprimer toute référence à une durée légale unique du travail en deçà du plafond européen de 48h et laisser les branches ou entreprises négocier leurs propres règles. Il faut aussi développer toutes les nouvelles formes de travail et créer un statut général du travailleur indépendant.

Que pensez-vous du futur projet de loi sur le travail porté par Myriam El Khomri?

Je trouve qu’il y’a des choses intéressantes. Mais j’attends de voir le texte final pour juger de son ambition. Nous avons été souvent déçus! De ce que l’on sait à ce stade, j’ai deux réserves. Par exemple, sur le referendum d’entreprise. On croit comprendre que son initiative serait réservée aux syndicats minoritaires pour qu’ils puissent faire valider un accord. Moi je veux aussi que l’employeur puisse recourir à ce referendum en cas de blocage syndical sur un projet d’accord. Sur l’idée d’un contrat de travail « à l’espagnol », fixant les causes économiques qui pourraient conduire à rompre le contrat en cas, par exemple, de baisse prolongée du chiffres d’affaires, je suis sceptique car je crains un nid à contentieux. Je préfèrerais qu’on assouplisse les critères de licenciement et, surtout, que l’on négocie au niveau des branches les indemnités de licenciement via l’instauration d’un barème. Je suis également favorable à l’instauration d’un barème pour les indemnités prud’homales.

On ne connaît pas encore précisément le texte, mais craignez- vous que des choses n’y figurent pas?

Oui, j’ai l’impression que l’on a complètement oublié la question des seuils sociaux que la loi Rebsamen n’a pas vraiment réglés. Je veux aussi que l’on mène une réforme sur les syndicats car ils vont avoir davantage de responsabilités si l’on encourage la négociation d’entreprise. Je souhaite supprimer les délégués syndicaux permanents qui sont à temps plein dédiés au syndicalisme dans les entreprises de moins de 500 salariés et je propose de fixer une durée maximale du mandat syndical pour éviter d’avoir des syndicalistes à vie. Mais, surtout, je milite pour le développement du syndicalisme de services. Qu’ils puissent proposer des mutuelles, les services d’un avocat, etc. Cela sera une incitation à se syndiquer et créera une communauté autour du travail.

 

« Sarkozy, une pratique stalinienne » (NKM)

« Sarkozy, une pratique stalinienne » (NKM)

 

NKM sera-t-elle virée de la direction du parti de Sarkozy. L’hypothèse a été clairement envisagée, la meilleure preuve c’est que Rachida Dati s’est engagée dans la brèche avec son opportunisme habituel pour pousser NKM  et tenter de se concilier à nouveau les faveurs de Sarkozy. Comme l’affaire a fait beaucoup de bruit son éventuelle  éviction a été reportée à janvier. Pour Sarkozy, sa droitière pure et dure vise surtout  servir son succès lors des primaires. Il sera toujours temps pour lui de rechercher ensuite un élargissement à d’autres sensibilités. De son côté NKM, mais aussi Lemaire, Raffarin et bien d’autres contestent de plus en plus cette ligne extrémiste et lui impute le relatif échec des républicains régionales.  trois régions en effet n’ont pu être arraché que grâce aux voix de gauche. Un résultat en totale opposition avec la stratégie du ni ni de Sarkozy mais qui la maintient. Sarkozy a même affirmé que voter pour le FN ou le PS, c’est la même chose. Un fossé sépare donc la ligne ultra droitière de Sarkozy et celle de NKM  laquelle renvoie à la morale républicaine de De Gaulle. Une référence assez étrangère à Sarkozy qui préfère  de toute évidence l’opportunisme et qui mise t tous pour l’instant sur son succès aux primaires. Il sera toujours temps pour lui de faire un virage à 180° pour séduire les libéraux, les centristes voir les électeurs de gauche en particulier s’il se qualifie pour le second tour en 2017. La situation se complique cependant pour le chef du parti les républicains car aujourd’hui son autorité et largement contestée de même que le flou de sa stratégie politique. En réalité Sarkozy est usé politiquement, il ne fait plus peur à personne et les sanctions qu’il se propose de prendre à l’égard de ses opposants pourrait se retourner sur lui comme un boomerang. Sarkozy n’est plus en position de force pour imposer à la hussarde sa ligne. En effet comme Hollande il ne dispose que de 24 % des Français qui le soutiennent pour une candidature en 2017.

Climatosceptiques : des connards (NKM)

Climatosceptiques : des connards (NKM)

NKM persiste et signe en traitant à nouveau de connards les climatosceptiques . Invitée du Grand Journal la semaine dernière, Nathalie Kosciusko-Morizet avait traité les climatosceptiques de « connards ». Elle n’a sans doute porteur car personne ne peut contester l’augmentation considérable des émissions polluantes et de leurs effets sur le climat. Certes sur le très long terme on a pu observer des variations importantes de température mais les évolutions en hausse n’étaient pas du à l’activité humaine. C’est la grande différence. Un terme qu’elle dit « revendiquer ». « Il y a un temps pour la controverse politique et il y a un temps où les choses sont sues », a justifié la députée de l’Essonne sur BFMTV lundi matin. « A ce moment-là, les débats deviennent des débats d’arrière-garde », estime-t-elle. Affirmant avoir le « plus grand respect pour la diversité des points de vue », la vice-présidente des Républicains compare les climatosceptiques « aux gens de l’industrie du tabac qui pendant des décennies ont dit que ce n’était pas dangereux ». Ou à ceux assurant que l’amiante « ne posait pas de problèmes ». « Vous pouvez trouver que le mot utilisé est excessif, je le revendique. Allez demander aux ouvriers exposés à l’amiante, qu’on n’a pas protégé, ce qu’ils en pensent », a-t-elle lancé. « Vouloir, au moment où l’on négocie (en vue de la COP 21 , Ndlr), ressortir les arguments des climatosceptiques, je pense que c’est grave », a poursuivi Nathalie Kosciusko-Morizet.

Pour un renforcement du syndicalisme (NKM)

Pour un renforcement du syndicalisme (NKM)

Dans une interview la tribune d’une certaine manière Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente du parti « Les Républicains » (LR) et présidente du groupe LR au conseil de Paris va à contre-courant des propositions de Sarkozy qui lui veut tuer les syndicats. Elle est considère que compte tenu des réformes à entreprendre aussi bien sur la protection sociale en général que suit l’organisation du travail la négociation est indispensable. Mais cela suppose de régler la question de la représentativité des syndicats de les rendre plus fort et plus responsable.

La négociation collective a-t-elle encore un avenir ?

Nathalie Kosciusko-Morizet – J’en suis convaincue à condition de lui redonner un nouveau souffle. De grands sujets sont devant nous avec l’arrivée de ce que l’on appelle l’économie du partage. Ce qui se passe avec Uber n’est qu’un début. Il va bien falloir se mettre autour d’une table pour imaginer la protection sociale de demain. Par ailleurs, les entreprises et les formes de travail évoluent. Il y a une demande des jeunes de travailler en réseaux, par projet. L’organisation actuelle du travail fondée sur des principes du XIXème siècle n’est plus adaptée. Dans ce contexte, la négociation collective doit être la plus décentralisée possible. Elle doit se dérouler au niveau de la branche et  de l’entreprise. Tous les avis et rapports vont dans ce sens, notamment le rapport Combrexelle. Mais pour réussir ces négociations, il faut absolument résoudre le problème de la représentativité des syndicats. C’est un problème crucial.

Que NKM souhaite redynamiser le syndicalisme, c’est plutôt surprenant, non ?

C’est un sujet qui transgresse les clivages droite/gauche, non ? L’actualité de l’entreprise Air France est la pour nous montrer que le système est a bout de souffle, et c’est pourquoi il faut agir vite et de façon structurelle. Mes propositions s’inscrivent dans le cadre d’une réforme plus globale du syndicalisme et du dialogue social qui permettrait d’améliorer la qualité des négociations, notamment en sortant du rapport conflictuel.

Mais par rapport à il y a 30 ans le syndicalisme est en perte de vitesse !

Aux alentours de 8%, le taux de syndicalisation est en effet trop faible en France, par rapport à certains de nos voisins européens. Les plus grosses centrales syndicales représentent davantage les retraités que les salariés actifs ! Mais ce n’est pas parce que la représentativité des syndicats est aujourd’hui insuffisante qu’il faut remettre en cause le syndicalisme lui-même.  Il faut au contraire tout faire pour améliorer cette représentativité et rentrer dans un cercle vertueux.

Faut-il que l’adhésion soit obligatoire ?

Je ne le pense pas. Ce serait une solution de facilité. On ne sort pas d’une situation d’échec telle que celle là en la contournant. Appartenir à un syndicat, s’engager, militer doivent être des actions volontaires. Il faut redonner envie aux Français de se syndiquer et de jouer un rôle actif au sein de ses organisations. C’est en améliorant la qualité de la représentation syndicale et de la négociation collective que les salariés seront incités à adhérer et à voter.

Alors, comment inciter les salariés à se syndiquer ?

Je propose de dépoussiérer la gouvernance des syndicats. Le mandat syndical doit être une étape ordinaire et temporaire de la vie professionnelle, aussi je propose de limiter à huit ans la durée où une même personne peut être délégué syndical. Je propose aussi de supprimer les permanents syndicaux dans les entreprises de moins de  500 salariés. Le syndicalisme professionnel doit en effet être réservé aux plus grandes entreprises. Par ailleurs, en contrepartie de ce temps consacré à l’action syndicale, je propose de rendre obligatoire pour les représentants syndicaux des périodes de formation dans le domaine économique, comptable, social ou juridique. Cet investissement dans le capital humain renforcerait également l’employabilité des représentants syndicaux.

Se syndiquer est bien souvent un acte défensif pour les salariés, qui y voient un moyen de se défendre en cas de conflit social. Comment les syndicats peuvent-ils attirer de nouveaux militants lorsque l »entreprise est florissante ?

Je plaide pour la création d’un syndicalisme de services, à l’image de ce qui fonctionne déjà dans la fonction publique, notamment chez les enseignants. On pourrait imaginer la création de banques, de mutuelles, d’assurances et de conseils juridiques affiliés aux syndicats dont les services seraient réservés aux adhérents.

Le recours au référendum au sein des entreprises est-il une bonne idée ?

Le référendum pour consulter directement les salariés peut être effectivement une solution lorsqu’il y a un blocage dans le dialogue social entre les syndicats et la direction. Mais ce referendum ne doit pas être que consultatif. Son résultat doit avoir un effet de droit. L’exemple du blocage de Smart en Moselle le démontre.

Avez-vous testées ces idées avec les représentants actuels des syndicats ?

J’ai énormément échangé avec les représentants syndicaux des entreprises. Ils étaient plutôt enthousiastes à l’idée d’avoir des moyens plus clairs pour assumer leurs missions.

 

Pour une hausse des déficits afin de baisser les charges (NKM)

Pour  une hausse des déficits afin de  baisser les charges (NKM)

 

 

Une idée  assez surprenante de la part de Nathalie Kosciusko-Morizet qui propose tout simplement de laisser filer le budget c’est-à-dire d’accroître le déficit pour faciliter l’allégement des charges des les entreprises. Une  proposition en tout cas qui va faire débat à droite comme à gauche et qui repose la question de l’orientation de la politique économique européenne. Est à rebours du consensus à droite sur la poursuite encore plus vigoureuse du processus d’assainissement budgétaire engagé par François Hollande depuis 2012 et dont le rythme est souvent jugé insuffisant à Bruxelles ou à Berlin.   »Là où c’est subversif, c’est que cela veut dire, et je ne le cache pas, un creusement du déficit », a-t-elle déclaré lors d’une conférence lors de l’université d’été du Medef.   »Cela ne sert à rien aujourd’hui d’imaginer changer les choses à la marge, il faut véritablement avoir une politique radicale, il faut accepter l’idée qu’on doit renverser la table », a-t-elle ensuite expliqué à Reuters.  Pour l’ancienne candidate à la mairie de Paris, il n’est plus possible de conserver une stratégie par laquelle la droite, une fois au pouvoir en 2017, réduirait d’abord les dépenses pour engager par la suite un allègement des charges.   »Ce sera trop tard, on mourra guéri, je comprends cette logique mais je pense qu’elle n’est pas à la hauteur de l’urgence et je veux proposer d’inverser la logique ». Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, il faut ainsi faire baisser les charges sur les entreprises « par l’ascenseur, et descendre en même temps les déficits par l’escalier », ce qui implique que durant quelques années, les économies et les réformes structurelles engagées ne couvriraient pas les réductions fiscales accordées aux entreprises.

 

Pétition « sauvons nos églises  » : du pipeau (NKM)

Pétition « sauvons nos églises  » : du pipeau (NKM)

C’est en substance que que pense NKM qui tacle Sarkozy pour sa propension à pendre position sur des pseudos sujets mais qui tarde par contre à s’exprimer sur des thèmes majeurs. Vice-présidente du parti Les Républicains, Nathalie Kosciusko-Morizet, a signifié ce vendredi qu’elle ne partageait pas, une nouvelle fois, l’avis du président de son parti, Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République a signé jeudi 9 juillet une pétition lancée par l’hebdomadaire conservateur Valeurs Actuelles visant à « sauver » les églises françaises, même désaffectées, d’une transformation en mosquées. Il figurait même parmi les trente premiers signataires aux côtés notamment du chef d’entreprise Charles Beigbeder, l’ancienne secrétaire d’État de la Jeunesse Jeannette Bougrab, l’homme politique Philippe de Villiers ou encore Éric Zemmour. Interrogée sur France Info, NKM a affirmé vendredi 10 juillet qu’elle « ne signerai pas cette pétition » parce qu’elle « trouve qu’on essaye d’exciter sur un sujet qui n’existe pas vraiment ». « Ce n’est pas mieux quand une église devient une boîte de nuit ou un restaurant », tempère-t-elle. Alain Juppé et François Fillon ont également signifié qu’ils ne signeraient pas ce texte.

 

Baisser les impôts de 100 milliards ( NKM)

Baisser les impôts de 100 milliards ( NKM)

 

C’est la proposition de NKM dans une  interview au Figaro. On ne sait pas si c’est une intention, une proposition à usage interne de l’UMP  ou une  vraie orientation, mais en tout cas c’est évidemment une  nécessité. Le choc indispensable et premier pour redresser le pays dont l’ attractivité a été plombée par la fiscalité. Reste à savoir si ce sera la programme de Sarkozy car cela suppose d’accepter un déficit budgétaire important pendant encore un temps.  

La majorité veut accélérer sur le prélèvement à la source de l’impôt. Y êtes-vous favorable ?

Le principe du prélèvement à la source est séduisant et ce n’est pas pour rien que ce sujet est le serpent de mer de la politique fiscale. J’y suis favorable à deux conditions : que cela ne fasse pas peser de contrainte supplémentaire sur les entreprises et que cela ne soit pas un préalable à une fusion entre l’impôt sur le revenu et la CSG qui se traduirait par toujours plus de progressivité de l’impôt. C’est-à-dire finalement un alourdissement de la fiscalité sur les classes moyennes. En ressortant ce sujet de ses cartons, la gauche cherche surtout à détourner l’attention du débat essentiel à mes yeux : celui du niveau de l’impôt.

Que proposez-vous ?

L’impôt ne doit pas être la résultante de décisions sur tous les autres paramètres. Il mérite une réflexion en soi. Notre haut niveau de prélèvements obligatoires n’est pas une fatalité. Trop, c’est trop ! Il y a maintenant urgence à baisser massivement les impôts. D’abord parce que le poids de la fiscalité pousse les jeunes talents à envisager leur avenir hors de France. Ensuite, parce que les entreprises sont confrontées à une très faible profitabilité et accusent un très fort retard en matière d’investissement, ce qui met notre appareil productif en péril. La divergence fiscale entre la France et l’Allemagne ne peut pas durer : l’écart de prélèvements pesant sur le secteur productif est chaque année de 120 milliards d’euros. Il faut impérativement se débarrasser de ce boulet.

 

Concrètement, comment comptez-vous faire?

Je propose de baisser les impôts sur le travail et le capital de 100 milliards d’euros dès 2017. Pour les deux-tiers, cette baisse doit se faire sur le travail, via surtout une baisse des cotisations patronales et sur la fiscalité pesant sur l’investissement, par exemple une accélération de l’amortissement. On le voit bien aujourd’hui : l’investissement est le moteur manquant de la reprise. Concernant les baisses d’impôt sur le capital, je ne préconise pas de supprimer l’ISF, compte tenu de sa charge symbolique, mais de baisser très fortement le taux supérieur, qui à 1,5% est quasiment confiscatoire, en le ramenant à moins de 0,5%. Il faut aussi déplafonner la faculté de payer son ISF par l’investissement dans les PME et les ETI. Plutôt que de les faire fuir, on doit encourager les capitalistes à financer l’investissement productif et l’emploi.

 

100 milliards, c’est considérable… Vous souhaitez donc laisser filer les déficits ?

Pas du tout ! En parallèle à la baisse des impôts, il faut baisser d’autant les dépenses publiques par de grandes réformes structurelles. Mais comme celles-ci prendront du temps à produire leurs effets, il faudra effectivement assumer un déficit plus important pendant quelques années. Non pas un déficit keynésien motivé par un soutien à la demande. Il ne s’agit pas de jouer les cigales ! Mais un déficit productif qui fournira les moyens de sa résorption. En fait, je propose de faire descendre les impôts par l’ascenseur, et les dépenses par l’escalier. On peut nous reprocher lors du dernier quinquennat d’avoir disjoint les choses, en commençant par la loi de soutien au pouvoir d’achat [la loi Tepa, NDLR], et en repoussant les réformes structurelles comme la TVA sociale en fin de mandat. Mais si la France attend d’avoir assaini ses finances publiques avant de baisser les impôts, elle risque de mourir guérie.

 

Mais la France a signé des engagements européens…

Qu’on ne tiendra jamais si on ne baisse pas d’abord les impôts. Il ne s’agit pas de négocier les fins de mois avec Bruxelles, comme on le fait depuis des années, mais de s’engager dès le début du quinquennat dans une trajectoire de réformes structurelles et de baisse d’impôts. D’autres pays l’ont fait avant nous, comme les Etats-Unis sous Kennedy ou Reagan, le Royaume-Uni sous Thatcher ou plus récemment avec David Cameron. Alors, oui, le déficit se creuse momentanément mais le pays se réforme dans le même temps. Personne ne peut croire que la seule austérité permettra de relancer la croissance et l’emploi. L’Europe a besoin d’une France forte.

 

Où trouvez-vous les 100 milliards de baisse de dépense ?

Il va falloir entamer une vaste réforme des retraites en relevant l’âge légal à 65 ans puis en instaurant un régime de retraite par points. Des économies sont également possibles sur les collectivités territoriales qui n’ont cessé d’augmenter leurs effectifs ces dernières années pendant que l’Etat se serrait la ceinture, notamment du temps de la « RGPP » de Nicolas Sarkozy. Il faut aussi lutter contre la fraude sur tous les fronts, mais avoir le courage de dire que cette lutte relève bien plus d’une question de justice que d’équilibre des finances publiques : les montants ne sont pas à la hauteur du problème. Le déficit de l’assurance-chômage tient d’abord au fait qu’il y a trop de chômeurs en France. Par ailleurs, une partie des baisses d’impôts pour les entreprises devra être financée par une véritable TVA sociale.

Abrogation loi santé : NKM, comme l’UMP pas claire

Abrogation loi santé : NKM, comme l’UMP pas claire

Difficile en ce moment de connaître vraiment les positions de l’UMP. Une UMP critique mais qui ne donne guère d’éclairage sur ses propositions exemple sur le mariage pour tous, sur les 35 heures, et là sur la loi santé. En fait NKM rentre dans le rang, c’est à dire dans le brouillard sarkosiste  qui recouvre  libéraux,  étatistes et fachos. On objectera que les contradictions à gauche ne sosnt pas moindres mais cela ne saurait constituer uen excuse pour u parti qui vraisemblablement reprendra le pouvoir prochainement.  Nathalie Kosciusko-Morizet est souvent présentée comme étant l’électron libre, et même l’enfant terrible de l’UMP. Cette fois-ci, elle apparaît plus « assagie. Elle était dans la ligne du parti. Elle a défendu le ‘ni-ni’ dont on sait qu’elle n’était pas pour. Elle a fait son métier de vice-présidente, mais il manquait le grain de folie », estime Alexis Brézet. La liberté d’expression de Nathalie Kosciusko-Morizet, y compris sur son propre parti, son légendaire et ont parfois fait des ravages Éric Revel en arrive à se demander si ce n’est pas la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy a préféré la nommer vice-présidente de l’UMP et donner un autre rôle à Laurent Wauquiez. « La liberté d’expression de Nathalie Kosciusko-Morizet, y compris sur son propre parti, est légendaire et a parfois fait des ravages. En faisant cela, le président du parti l’a installé dans un pré extrêmement borduré duquel elle ne peut pas sortir », explique-t-il. NKM a fait le job mais ne répond pas à la question l’abrogation de la loi. Concernant le projet de la Santé de Marisol Touraine, la députée demande son retrait. Avec cette réaction, Nathalie Kosciusko-Morizet « fait le job », selon Alexis Brézet. Cependant, il est étonné de ne pas avoir eu de réponse concernant l’abrogation de cette loi. « Elle fait une pirouette. Elle est dans l’opposition, donc dans son rôle, mais elle oublie qu’à une autre époque c’était compliqué de répondre aux médecins quand la droite était au pouvoir », souligne Éric Revel.

NKM à Sarkozy: « Je n’aime pas les fascistes»

NKM à Sarkozy: « Je n’aime pas les fascistes»

« Je n’aime pas les fascistes » aurait dit NKM à Sarkozy à propos de Guillaume Peltier (Droite forte). Dans son édition à paraître mercredi 10 décembre, l’hebdomadaire satirique relate une conversation électrique entre le nouveau patron de l’UMP et sa numéro 2. La scène se passe au sortir des obsèques de l’ancien ministre centriste Jacques Barrot. Une cérémonie au cours de laquelle l’ancien chef de l’État aurait été irrité, selon Le Canard, par l’attention portée par la famille du défunt à Alain Juppé, son rival pour l’investiture UMP en vue de 2017. C’est donc un Nicolas Sarkozy passablement énervé qui ouvre la réunion en demandant quelle place accorder au cofondateur de la Droite forte Guillaume Peltier dans le nouvel organigramme de l’UMP. La réponse de NKM ne se fait pas attendre : « Mais, Nicolas, nous en avons discuté ensemble pendant 72 heures et nous avons passé un accord : Peltier ne fera pas partie du dispositif ». Une fin de non-recevoir qui fait sortir Nicolas Sarkozy de ses gonds. « Tu commences à m’emmerder ! », lâche-t-il à son ancienne porte-parole, qui ne s’en laisse pas compter. « Dans ce cas, je préfère m’en aller ». Il faut l’intervention de Brice Hortefeux pour ramener le calme. Le président de l’UMP demande alors à NKM la raison de ses griefs envers Guillaume Peltier. La réponse est sans appel : « Je n’aime pas les fascistes ». Une vive altercation qui en appelle peut-être d’autre, tant elle illustre le grand écart idéologique à l’œuvre au sommet de l’UMP depuis la nomination de NKM et Laurent Wauquiez en numéros 2 et 3 du parti conservateur. Figure de la droite modérée, NKM avait également peu goûté l’appel à la faire battre lancé par Guillaume Peltier, proche de Brice Hortefeux et Patrick Buisson, pendant la primaire UMP pour les municipales à Paris. Cela dit, selon Le Figaro, un ténor qui a assisté à cette passe d’armes affirme que la vice-présidente du parti n’a « prononcé à aucun moment le qualificatif de fasciste ». Surtout, elle aurait fini par accepter que Guillaume Peltier assume des responsabilités au sein du nouvel organigramme de l’UMP.  Si son nom ne figure pas dans la liste des quatre nouveaux secrétaires nationaux dits « fonctionnels » et des dix-huit secrétaires nationaux « thématiques » annoncée ce mardi soir par l’UMP, il devrait compléter, avec Geoffroy Didier, l’équipe des quatre secrétaires nationaux en charge des cadres du parti, des « nouveaux talents », des Français de l’étranger et des élus locaux, indique encore Le Figaro.

 

NKM à Copé : « T’es une merde »

NKM à Copé : « T’es une merde »

 

NKM dans une intreview au Point dit clairement ce qu’elle pense de Copé » t’es une merde » Assumant son caractère « d’emmerdeuse » que lui attribuait Jacques Chirac, NKM est également revenue sur ses relations tendues avec Jean-François Copé. Elle raconte notamment comment l’ancien président de l’UMP a tenté de la remplacer comme candidate pour la mairie de la capitale lorsque le père de cette dernière a subit un AVC. « Il m’est arrivé de l’appeler et de lui témoigner mon mépris », explique-t-elle avant d’ajouter sèchement qu’elle le lui avait signifié d’un : « t’es une merde! ». Tacle sur Bygmalion. Cet entretien a également été l’occasion pour Nathalie Kosciusko-Morizet de préciser sa pensée concernant l’affaire Bygmalion. « Je n’ai jamais fait confiance à ces gens-là. Contrairement à tous les autres, je n’ai jamais été cliente de Bygmalion. Copé, je l’ai obligé à dégager en réclamant l’organisation d’un congrès », explique celle qui déclare ne pas souhaiter se présenter à la présidence de l’UMP.

 

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