Archive pour le Tag 'Nicolas'

Limites de la tech vis-à-vis de l’environnement (Nicolas Hasard)

Limites de la tech vis-à-vis de l’environnement  (Nicolas Hasard)

 

Dans une interview de la Tribune, Nicolas Hazard, Fondateur du fonds INCO qui accompagne les projets green innovants souligne le rôle de la tech pour l’environnement mais aussi ses limites.

 

 

Le prochain Marseille City Life a pour thème général « Tech et zéro carbone ». Doit-on considérer que l’équation est utopique ou au contraire, tout à fait compatible ?

Nicolas Hasard – Je la pense compatible, mais je pense aussi que la notion du sauveur providentiel est celle qui aujourd’hui fait le plus de mal à l’humanité. Il flagrant de constater par exemple, particulièrement outre-Atlantique, à quel point sont nombreux ceux qui croient en un Christ Sauveur, qui viendra nous secourir de l’apocalypse annoncée. À notre époque, ce Christ, cette croyance, s’appelle la technologie. On se raccroche aujourd’hui à elle, à sa puissance créatrice, elle qui nous accompagne tous les jours et qui a profondément transformé nos vies. C’est objectivement un levier exceptionnel. Pourtant, il n’y a aucune certitude qu’il réussisse à nous sauver, mais l’on s’y complaît, en pensant que de toute façon le progrès technologique nous sauvera in fine de toutes nos turpitudes.

Les solutions innovantes – notamment celles qui utilisent l’hydrogène par exemple – sont mises au point par des startups, c’est-à-dire par de petites structures, certes agiles mais qui n’ont pas autant les moyens de diffusion que les grands groupes. Comment faire pour que les initiatives isolées mais vertueuses soient reprises à grande échelle ?

Dans notre incubateur INCOPLEX Green Sud à Marseille, nous accompagnons une start-up bien connue ici, Hysilabs, qui a le potentiel pour révolutionner cette source d’énergie exceptionnelle qu’est l’hydrogène, notamment en facilitant son transport. Pour que ce type d’initiative change d’échelle, il faut la connecter à un écosystème d’investisseurs et surtout de grands groupes industriels qui seront en mesure de lui permettre d’expérimenter ses solutions et de les mettre sur le marché. L’open innovation, c’est-à-dire l’innovation ouverte qui mets en relation start-ups et grandes entreprises, c’est le modèle que nous prônons au sein nos incubateurs, car il permet aux start-up de frotter leurs innovations aux réalités des attentes des grands acteurs économiques. Nous appliquons les mêmes principes dans notre incubateur dédié à la prévention santé, le Prevent2Care Lab, basé ici à Marseille chez Kedge BS.

Dans votre dernier ouvrage « Appel à la guerilla mondiale » vous incitez chaque citoyen à devenir un guerillero et à « hacker » le système. Pourquoi si le zéro carbone semble être la préoccupation de tous, n’arrive-t-on pas à véritablement modifier les habitudes ?

Il existe sans doute mille raisons qui peuvent expliquer pourquoi nous sommes si inconscients et inconsistants face à l’énorme défi environnemental et à quel point nous avons la capacité à répéter les mêmes erreurs que les civilisations qui nous ont précédées, dont certaines ont dilapidé leur capital naturel, et ont été balayées. Il faut changer de modèle de façon radicale et l’une des solutions c’est aller vers la smart city, certes, mais plus encore, vers le « smart country ». C’est-à-dire vers une déconcentration, une relocalisation, une restitution du « pouvoir vivre » à tous les territoires urbain et ruraux. Il faudrait à nouveau que chaque territoire se considère davantage comme un archipel indépendant. En matière d’énergie, de mobilité, d’urbanisme, d’agriculture : c’est à l’échelle locale que les alternatives s’élaborent, que les acteurs publics et privés transforment en profondeur le développement économique et la façon dont nous consommons.

 

Sarkozy attaque Greta Thunberg et Nicolas Hulot

Sarkozy attaque Greta Thunberg et  Nicolas Hulot

 

 Toujours aussi démagogue, devant le Medef Sarkozy ne s’est pas privé d’entonner le chant des climatosceptiques  et de critiquer en particulier Nicolas Hulot et même la jeune Greta de Bergues « Cette jeune Suédoise si sympathique, et si souriante … », lance-t-il face à son auditoire hilare.  »Et tellement originale dans sa pensée… », conclut-il, avant de se racler la gorge et de lever les yeux au ciel. Sur le fond un discours pour relativiser les préoccupations environnementales qui n’ont jamais été la tasse de thé de Sarkozy. Sur la forme, une sorte de one-man-show mode stand-up comme on peut en voir après un bon repas familial. Bref, pas vraiment quoi rehausser politique le contenu du discours politique. Sarkozy ne peut s’empêcher de revenir à ses vieux démons de marchands de tapis et d’habitué du café du commerce. Une vulgarité qui serait justifiée par une recherche d’humour très contestable.

Avec le même humour douteux,  Sarkozy critique celle qui fût son adversaire au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2007, prétendant avoir omis son nom.  »Et ça me permet de préciser les choses sur l’aimable … comment s’appelle-t-elle? », feinte-t-il, avant de lancer: « Ségolène Royal ».

Nicolas Sarkozy s’en prend ensuite à l’ancien ministre de la Transition Écologique, Nicolas Hulot, dont il raille les ambitions écologiques, sans pour autant le citer directement.

« Il y a un ministre qui dans la même journée a dit, avec autorité ….: ’dans 10 ans, il n’y aura que des voitures électriques’. Très bien…. Et tout le monde d’applaudir… Dans 10 ans, on aura fermé la moitié des centrales nucléaires… Les voitures électriques n’ont pas besoin d’électricité, c’est bien connu », poursuit-il face aux patrons du Medef.

 

Financement libyen : Nicolas Sarkozy annule son action en diffamation contre Takieddine

Financement libyen : Nicolas Sarkozy annule  son action en diffamation contre Takieddine

 

 

Bizarre ce renoncement de Sarkozy de continuer à poursuivre en diffamation l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, qui devait être jugé en septembre à Paris pour avoir affirmé à Mediapart avoir remis 5 millions d’euros d’argent libyen au camp de l’ancien chef de l’État. Un renoncement qui serait justifié par le fait que désormais des éléments à décharge viendraient innocenter Nicolas Sarkozy des soupçons de financement par l’ex régime de Kadhafi. Si c’est effectivement le cas, ce qui reste à démontrer,  la poursuite en diffamation de Ziad Takieddine ce justifierait d’autant plus. À moins que côté Sarkozy on commence à avoir quelques informations sur les suites qui pourraient être données de la part de la cour d’appel de Paris le 17 octobre ;  la cour devra alors trancher sur les recours de Sarkozy auprès de cette instance suite à sa mise en examen pour corruption passive et détournement de fonds publics libyen. Quand on voit ce qu’il vient de passer à propos de l’affaire Tapie, on peut en effet nourrir des espérances que la justice se montrera encore bienveillante surtout à l’égard de Sarkozy qui ne manque pas une occasion de complimenter Macron. Un Sarkozy de son côté très complaisant pour les rapprochements entre les Républicains et la république en marche. 

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Pour une transition écologique et la justice sociale ». (Tribune de Laurent Berger, Nicolas Hulot et 14 autres responsables d’associations)

Pour une transition écologique et la justice sociale ». (Tribune de Laurent Berger, Nicolas Hulot et 14 autres responsables d’associations)

 

 

Une tribune de responsables d’associations et de syndicats pour articuler dès maintenant transition écologique et justice sociale et qui dénonce au passage la confusion entre ras le bol fiscal et justice fiscale. (Dans le JDD)

«  Nous n’avons plus le temps d’attendre. Pour démultiplier nos efforts pour le climat et la biodiversité. Pour donner des perspectives aux plus fragiles et isolés d’entre nous. Pour remettre les salariés de ce pays au cœur de la vie économique. Nous n’avons vraiment plus de temps à perdre, alors, comme beaucoup de Français, nous appelons à un profond sursaut politique pour que ce quinquennat ne soit pas un quinquennat perdu pour la transition écologique et la justice sociale.

Mais force est de constater que les dernières semaines ont fait place à un concert de voix politiques en faveur d’une interprétation très réductrice de l’expression des Français. L’urgence de la baisse des dépenses publiques et des impôts serait la principale leçon à tirer de cinq mois d’occupation des ronds-points, de marches pour le climat sans précédents et de quatre mois de grand débat auquel plus d’un million de citoyens et la société civile se sont prêtés.

Le sujet est épineux alors il ne faut pas entendre ce que nous n’écrivons pas. Payer plus ou moins d’impôts et de taxes n’est pas un petit sujet dans le quotidien de chacun. Mais là où certains veulent voir un ras-le-bol fiscal, nous voyons un ras-le-bol de l’injustice fiscale. La nuance est de taille. Et, disons-le, réduire certaines ­dépenses ne ferait pas de mal à notre pays. Bien au contraire. Que l’on pense notamment aux 12 milliards d’euros ­dépensés chaque année en soutien aux énergies fossiles, alors qu’il manque tant de moyens pour isoler les 7 millions de passoires énergétiques, garantir l’accès de tous aux services publics ou dans le lien associatif, facteur de lien social et de vitalité démocratique. Mais dépenser mieux n’est pas un préalable à investir plus. Ces chantiers doivent être menés de front.

 

Les auteurs de la tribune :

  • Nicolas Hulot, président d’honneur de la FNH
  • Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT
  • Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
  • Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde
  • Orlane François, présidente de la Fage
  • Philippe Jahshan, président du Mouvement associatif
  • Véronique Fayet, Présidente du Secours Catholique-Caritas France
  • Michel Dubromel, Président de FNE
  • Patrick Doutreligne Président de l’Uniopss
  • Laurent Escure Secrétaire général de l’UNSA
  • Jean-Michel Ducomte, Président de la Ligue de l’enseignement
  • Jean-Baptiste de Foucauld, Coordinateur du Pacte civique
  • Bernard Chevassus-au-Louis, Président de Humanité et Biodiversité
  • Morgane Créach, Directrice générale du Réseau Action Climat
  • Pierre Segura, Président de la Fédération nationale des Francas
  • Pierre Henry, Directeur général de France terre d’asile

Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy ensemble !

 

Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy ensemble ! 

On peut légitimement se demander si ce n’est pas une nouvelle faute de goût de la part de macron qui invite Nicolas Sarkozy mais pas François Hollande dimanche sur le plateau des Glières (Haute-­Savoie), haut-lieu de mémoire de la Résistance. Ils y célébreront le 75e anniversaire des combats au cours desquels une centaine de maquisards furent tués en 1944. Première observation, il aurait été sans doute plus républicain d’inviter tous les anciens présidents  de la république, Hollande et Giscard d’Estaing compris. Seconde observation, cette décision de privilégier la présence de Sarkozy ne paraît guère heureuse au moment où l’intéressé traîne de nombreuses gamelles et va notamment passer pour l’une d’entre elles en correctionnel. Pour comprendre cette démarche privilégiée vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, il faut prendre en compte que Macron fait tout pour déstabiliser les républicains afin de siphonner des voies à droite puisque les voix de gauche semblent l’avoir définitivement abandonné.  Le chef de l’Etat perpétue ainsi une tradition républicaine entamée par Charles De Gaulle quand il était Président. Parmi les prédécesseurs d’Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy s’était rendu chaque année, durant son quinquennat, sur le plateau des Glières pour rendre hommage à la Résistance. Cependant il n’était pas obligé d’inviter un ancien président de la république aussi contestée que lui-même et surtout en prise avec plusieurs Suites judiciaires

Le délicat équilibre energétique (Dr. Nicolas Mazzuchi)

Le délicat équilibre energétique (Dr. Nicolas Mazzuchi)

 

Plaidoyer pour un équilibre énergétique en vue notamment de réserver le climat par  Dr. Nicolas Mazzucchi, auteur de « Energie, ressources, technologies et enjeux de pouvoir » (Armand Colin, 2017). (Papier de la Tribune)

 

« Alors que la COP24, destinée avant tout à mesurer les progrès de l’Accord de Paris et à tracer la feuille de route pour les prochaines étapes, se referme le 14 décembre, il est nécessaire de se pencher sur l’état des enjeux climatiques et des progrès accomplis. L’Accord de Paris, c’est sa principale nouveauté par rapport au Protocole de Kyoto qui servait de cadre de référence jusqu’en 2015, se fonde sur les engagements – appelés INDC – des Etats, ceux-ci étant librement déterminés. Chacun peut donc choisir une voie particulièrement vertueuse, comme la plupart des pays européens, ou, au contraire, ne proposer que des efforts limités. Sans revenir sur les tenants et les aboutissants de l’Accord de Paris, ni même les chances que les ambitions de celui-ci finissent par se concrétiser, le constat est aujourd’hui sans appel : nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire. Il ne faut pas se le cacher, certaines solutions ont pendant longtemps été minorées au profit d’autres. S’agit-il de choix idéologiques ou économiques ? C’est fort possible. Toujours est-il qu’il faut noter une convergence assez inédite de la part des principaux organismes liés au monde de l’énergie et de l’environnement en faveur du nucléaire. A quelques mois d’intervalle, le rapport du GIEC consacré, justement, à la limitation de la hausse des températures à 1,5° C et le World Energy Outlook 2018 de l’Agence internationale de l’énergie, s’accordent pour augmenter, drastiquement, la place du nucléaire dans le mix électrique mondial. Le rapport du GIEC est le plus radical en ce sens. Dans son scénario le plus « vertueux », dit P4, il ne propose pas moins d’une augmentation de plus de 4 fois la part de nucléaire dans la demande en énergie primaire en 2050 sur la base de 2010. Dans le contexte proposé, le nucléaire, la biomasse et les renouvelables connaissent des hausses spectaculaires. De son côté l’Agence internationale de l’énergie pointe non-seulement la dynamique nucléaire nécessaire pour achever un certain nombre d’objectifs climatiques nationaux ou globaux – sans toutefois atteindre le pallier symbolique des 1,5° C – avec une hausse modérée ou importante, selon le scénario, de la part du nucléaire. Cette évolution assez nette des grands organismes internationaux démontre un point-clé : le climat ne peut être sauvé que par la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, CO2 en tête. Toutefois, en corollaire du point précédent et dans une vision plus socio-politique, cette victoire qui n’est atteignable que par l’adhésion globale, ne peut être remportée en demandant trop d’efforts aux populations quant à leur mode de vie. En ce sens il convient de résoudre la délicate équation entre confort/productivité et lutte contre les changements climatiques. Deux voies – non-exclusives l’une de l’autre, bien au contraire – s’offrent : l’efficacité énergétique et la modification des mix de production. La première voie, technologique s’intéresse à l’action sur les réseaux eux-mêmes, en les rendant plus connectés (les smart grids) ou sur le stockage d’électricité, pour ne citer que deux des grandes technologies de l’efficacité énergétique. La seconde voie quant à elle nous oblige à nous pencher sur les modes de production d’électricité, en France, en Europe et dans le monde. Les énergies renouvelables de nouvelle génération, en plein développement partout sur la planète, ont prouvé leur utilité dans la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Or, le constat du GIEC en est la preuve, elles ne peuvent pour le moment – pour des questions technologiques et économiques – être la base des systèmes électriques nationaux des principaux pays de la planète, dans le laps de temps nécessaire à la sauvegarde du climat. Dans ce contexte une solution s’impose : faire agir de concert les énergies renouvelables de nouvelle génération et le nucléaire. Longtemps opposées ces sources d’électricité trouvent au contraire une complémentarité naturelle dans leurs différences. L’alliance d’une base nucléaire solide et d’un complément d’énergies renouvelables, les deux ne produisant pas de gaz à effet de serre lors de leur fonctionnement, s’avère une clé idéale pour la transformation des mix électriques nationaux. ….. »

Elections européennes : l’union tout seul pour Nicolas Dupont-Aignan

Elections européennes : l’union tout seul pour  Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan a annoncé une liste de l’union pour les européennes dimanche 23 septembre lors du Congrès de Debout la France au Cirque d’hiver à Paris, le problème c’est que Dupont Aignan sera seul. En effet, pas question pour lui de s’allier avec les Républicains, ni d’accepter la proposition de Marine Le Pen de faire une liste commune. Comme le parti républicain, Dupont ayant espère bien récupérer des voix du rassemblement national. En dépit de la dégradation de l’image de Marine Le Pen le Rassemblement national conserve une bonne audience auprès de l’opinion publique au point de se situer dans les sondages justes derrière le parti en marche. Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié de septembre, le parti présidentiel récolte 21,5% des intentions de vote, tandis que 21% des sondés voteraient pour le parti de Marine Le Pen si les élections avaient lieu dimanche prochain. LREM, associée au Modem, fait les frais de l’impopularité du président de la République. Avant l’été, le parti majoritaire à l’Assemblée nationale enregistrait entre 23 et 26% dans les sondages d’intentions de vote effectués au mois de juin par l’Ifop (23%) et Ipsos (26%). Le score de La République en marche se situe également près de trois points en dessous du score d’Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle. Le parti de Marine Le Pen progresse par rapport aux enquêtes du mois de juin. Il était crédité de 18% des suffrages selon Ipsos, et de 19% selon l’Ifop. La France insoumise ne profite pas vraiment de l’impopularité d’Emmanuel Macron. Avec 12,5% des intentions de vote, le parti de Jean-Luc Mélenchon n’arriverait que quatrième du scrutin européen, soit à la même place que lors de la présidentielle de 2017. Autre enseignement de l’enquête d’Odoxa-Dentsu Consulting : les très faibles scores de LR et du PS. Avec 14% des intentions de vote, Les Républicains perdent du terrain depuis la présidentielle. LR recule de six points par rapport à l’échec de François Fillon en 2017. Le parti de Laurent Wauquiez engrangerait même moitié moins de suffrages que lors du scrutin européen de 2014. A l’époque, l’UMP avait remporté 27% des voix. Enfin, le Parti socialiste continue sa chute. Selon le sondage, il n’est crédité que de 4,5% des suffrages, soit « le record absolu de gadin pour ce parti toutes élections confondues et toutes époques confondues », soulignent les auteurs de l’enquête.  Si les élections avaient lieu dimanche prochain, le PS ferait jeu égal avec la liste EELV de Yannick Jadot (5%) et celle de Génération.s soutenue par Benoît Hamon (4%). Quant au parti de Dupont Aignan, t les différents sondages lui attribuent un score de cinq à 6 % loin derrière le rassemblement national et derrière les républicains.

 

Nicolas Hulot : un livre déjà…ou le sens du business

Nicolas Hulot : un livre déjà…ou le sens du business

 

Nicolas Hulot a sans doute perdu son portefeuille de ministre de l’environnement mais il n’a pas perdu l’honneur ni le sens du business. Après sa mission, les médias et de nombreux responsables politiques se sont répandus en louange sur la personnalité de l’ancien ministre écolo. Mais c’est la tradition, une sorte d’éloge de funérailles. Mais Nicolas Hulot qui s’est bâti une solide fortune grâce à l’écologie et qui va sans doute continuer sort  15 jours après sa démission un nouveau livre qui devrait compléter des revenus et un patrimoine déjà très confortables. En vérité Nicolas Hulot n’a pas eu vraiment le temps d’écrire mais il veut profiter de la vague médiatique de sa démission pour capitaliser médiatiquement  et surtout financièrement. En réalité Hulot sort un petit bouquin de 100 pages Les mauvaises langues diront que pour le prix (9,90 euros), c’est un peu cher pour ce que c’est. A peine plus de quinze jours après avoir quitté le gouvernement, l’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, s’apprête, selon nos informations, à publier un livre aux éditions de l’Aube. Intitulé Ne plus me mentir, ce livre de moins de 100 pages qui se contente ni plus ni moins de retranscrire en intégralité deux interviews données alors qu’il était encore en poste. Le premier est un entretien fleuve accordé fin juin à l’hebdomadaire Le 1, la seconde est celle diffusée sur France inter le 28 août, au cours de laquelle Nicolas Hulot a annoncé sa démission. Bref, il faut capitaliser l’écologie. Le journal Businessman ou écologiste ? Surtout journaliste businessman, Hulot est le journaliste le mieux payé au monde. . Le journal  américain People With Money estime que Hulot  a accumulé  près de 215 millions d’euros.  Récemment épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros) ; hulot pas efficace comme ministre écolo mais bon comme businessman de l’environnement.

Nicolas Hulot : un vernis gouvernemental (Yannick Jadot)

Nicolas Hulot : un vernis gouvernemental (Yannick Jadot)

Yannick Jadot d’Europe écologie les Verts n’a sans doute pas tort  quand il estime que Nicolas Hulot « a servi de caution à un vernis environnemental». De fait, il faut se souvenir que  Macon s’est montré très discret sur la problématique environnementale lors de sa campagne électorale. Au dernier moment pour combler ce vide il a appelé Nicolas Hulot au gouvernement. Malheureusement,  le ministre de l’environnement, comme ses prédécesseurs, a dû avaler de nombreuses couleurs. C’est une sorte de tradition dans ce ministère qui ne dispose ni de pouvoir, ni d’administration ni de moyens. C’est en quelque sorte le ministère de la parole mais tout se décide ailleurs Nicolas Hulot le rôle de la pythie mais ses  sobres présages ne sont guère écoutés sur le climat, sur les émissions polluantes, ou encore sur la politique énergétique. D’une certaine manière contraire Nicolas Hulot sert de caution pour faire passer la politique du nucléaire en agitant les marionnettes inutiles et coûteuses des éoliennes. Jadot distingue clairement ce qui relève de « l’écologie de l’affichage », pratiquée par le gouvernement, et de « l’écologie du courage », incarnée selon lui par son parti.

« L’affichage c’est de faire un tweet disant ‘le glyphosate on en sortira dans 3 ans’. Le courage c’est de l’inscrire dans la loi, c’est les écologistes qui l’ont eu au parlement européen quand on a gagné en votant la sortie du glyphosate. Emmanuel Macron n’a pas de courage. »

Yannick Jadot conclut en laissant tout de même une chance à Nicolas Hulot de se rattraper si ce dernier obtenait « l’arrêt du projet Montagne d’Or », projet d’exploitation minière polémique en Guyane, ou « la fermeture de centrales nucléaires » avant la fin du quinquennat. En fait,  il s’agit plutôt d’un piège concernant le nucléaire car la programmation de l’énergie va démontrer qu’on ne pourra pas fermer une seule centrale d’ici la fin du quinquennat compte tenu des reports répétés de la mise en service de l’EPR de Flamanville qui conditionne la seule fermeture envisagée à savoir celle de Fessenheim.

 

Nicolas Hulot pour la biodiversité et …l’huile de palme

Nicolas Hulot pour la  biodiversité et …l’huile de palme

 

Gonflé Hulot d’annoncer un plan sur la biodiversité alors qu’il vient hier d’autoriser Totale à développer l’utilisation de l’huile de palme qui déforeste des régions entières dans le monde. On peut douter de sa profession de foi à usage essentiellement médiatique quant il affirme : « il faut “redonner sa place à la nature y compris en ville”, à stopper la réduction des espaces naturels notamment par une “sanctuarisation” des terres agricoles ou encore à parvenir à zéro artificialisation nette des sols. » Ou encore quand il  dit vouloir intensifier les mesures de protection des espaces naturels et des espèces animales, créer de nouveaux parcs nationaux – dont un premier parc marin dans les eaux internationales – ou agrandir le plus possible avant 2021 les réserves naturelles existantes.  Pourtant Hulot vient d’autoriser Total à développer l’utilisation d’huile de palme car ’huile de palme nettement plus rentable que les autres huiles végétales.  Total a obtenu de Hulot que son usine de la Mède intègre de l’huile de palme et de  traiter aussi bien des huiles végétales de toutes sortes, que des huiles résiduelles usagées.  Parmi les huiles végétales, l’huile de palme dont les  rendements très nettement supérieurs à ceux du colza ou du soja et qui est  infiniment plus rentable. Les ONG avaient révélé en avril dernier (sur la base d’un document de la préfecture des Bouches-du-Rhône) que le site consommait 550.000 tonnes d’huile de palme par an, faisant ainsi bondir de 64% les importations françaises d’une huile dont la production se fait en Malaisie et en Indonésie. Au-delà des ONG, ce sont les députés européens qui en janvier dernier se sont majoritairement déclarés pour « l’élimination progressive » de cet usage sur le territoire de l’Union d’ici à 2021. Ce vote se heurte jusqu’à présent au refus des Etats membres, notamment de la France ! Dans l’édition 2017 de son rapport, l’Observatoire national de la biodiversité note une “évolution inquiétante des espèces et un état mitigé des milieux naturels”, tout en confirmant la “richesse exceptionnelle” du patrimoine français avec 16.773 espèces endémiques. Il souligne aussi la régression d’environ un quart des populations d’oiseaux communs entre 1989 et 2015 et la disparition de près de la moitié des populations de chauves-souris entre 2006 et 2014.

La France et l’Union internationale pour la conservation de la nature ont officialisé vendredi la tenue à Marseille, en juin 2020, du Congrès mondial de la nature.

Nicolas Hulot : encore un comité Théodule de chapeaux à plumes

Nicolas Hulot : encore un comité Théodule de chapeaux à plumes

 

 

Pas vraiment un comité institutionnel, une sorte de think thank, pas de rapports mis des séminaires notamment pour approfondir les sujets environnementaux transversaux. (Comme si tous les sujets environnementaux n’étaient pas transversaux NDLR !).  Avec évidemment un impact écologique mais aussi souvent financier, économique, social voire sociétal. Pourquoi un comité d’experts et pas un comité constitués de ceux qui représentent les acteurs économiques, sociaux et environnementaux. Hulot qui veut sans doute sortir de son relatif immobilisme après ses affaires brasse du vent et fait comme d’habitude dans l’agitation médiatique. « Pas de rapport, surtout pas ! », indique-t- il.  Et pour se donner une légitimité moderniste comme Macron, Hulot sollicite les anglicismes : le « Green new deal »cher au ministre, visant à faire marcher ensemble économie et écologie, voire à faire de la transition énergétique la mère de tous les relais de croissance. « L’objectif est de construire le futur de l’économie  française et de le rendre désirable, parce que pour beaucoup de nos concitoyens, la transition écologique est abstraite, il faut qu’ils puissent en saisir les bénéfices », a déclaré Nicolas Hulot en installant le comité vendredi 30 mars dans l’après-midi. « Il doit permettre un dialogue renforcé entre les acteurs publics et les acteurs économiques et financiers, les économistes mais aussi les spécialistes des questions d’emplois, de compétences et de formation professionnelle pour déboucher sur de nouveaux partenariats permettant d’amplifier la nécessaire transformation de l’économie française », détaillait le communiqué du ministère.

Le groupe des chapeaux à plumes de paon se compose de 15 personnalités issues du monde de l’entreprise et de la finance, mais aussi un économiste et deux élus. Des représentants de grands groupes (Pierre-André de Chalendar pour Saint-Gobain) y côtoieront des fondateurs de startups telles qu’Olivier Hersent, dirigeant d’Actility (M2M) ou d’entreprises de l’économie sociale et solidaire (Wimoove, spécialiste de la mobilité durable) et des financiers (Jean-Laurent Bonnafé, qui préside BNP Paribas) ou Thierry Déau, fondateur du fonds d’infrastructures Meridiam, ainsi que des élus tels que le député vert européen luxembourgeois Claude Turmes. Patrick Oliva, ancien du groupe Michelin et  cofondateur de PPMC (Paris Process on Mobility and Climate), Marion Guillou, qui porte la vision du monde agricole ainsi que la fondatrice et directrice du cabinet de conseil en marketing et développement durable Ethicity, Elizabeth Pastore-Reiss, ou encore Laeticia Vasseur, fondatrice de l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP), phosphoreront également de concert. .

Nicolas Sarkozy ou Paul Bismuth en correctionnelle dans l’affaire des « écoutes »

Nicolas Sarkozy ou Paul Bismuth en correctionnelle dans l’affaire des « écoutes »

 

Ce sera la correctionnelle pour corruption active et trafic d’influence mais pour juger qui : Nicolas Sarkozy ou Paul Bismuth. A juste titre,  Sarko conteste la validité des écoutes dont il a été victime, écoutes entre lui-même et son avocat qui révélaient un petit trafic d’influence pour connaître les informations de l’affaire Bettencourt dans laquelle il était impliqué. Des écoutes bien sûres illégales puisque concernant le téléphone de Paul Bismuth, nom d’emprunt de Sarko pour utiliser un téléphone discret avec son avocat. Le coupable présumé de trafic d’influence ne saurait être Sarko mais bien ce fameux Paul Bismuth. D’où la question qui juge-t-on ? Sarko ou Paul Bismuth ? Il restera toujours une possibilité pour l’ancien président de la république. Pour le cas où serait Sarko serait condamné, il pourrait toujours se présenter à l’élection présidentielle sous le nom de Paul Bismuth. Dans l’autre hypothèse, si c’est Bismuth qui est condamnée Sarko retrouverait alors toute sa virginité  judiciaire et pourrait concourir pour le titre de président de la république en 2022. De toute manière,  grâce aux recours procéduriers innombrables cette affaire pourra encore durer longtemps comme l’affaire Tapie.  La justice avait fait placer deux téléphones utilisés par l’ex-chef de l’Etat sur écoute en septembre 2013, dans le cadre d’une enquête sur des accusations de financement libyen de sa campagne électorale en 2007, pour lesquelles il a été mis en examen et sous contrôle judiciaire le 21 mars. Les enquêteurs étaient ainsi tombés sur des conversations entre Nicolas Sarkozy, qui utilisait alors le pseudonyme “Paul Bismuth”, et Me Herzog. Ces écoutes avaient révélé que les deux hommes étaient bien renseignés sur la procédure alors en cours devant la Cour de cassation dans une autre affaire dans laquelle Nicolas Sarkozy était alors visé : des soupçons d’abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt, affaire pour laquelle il a finalement bénéficié d’un non-lieu. La justice, qui s’appuie aussi sur d’autres écoutes impliquant Thierry Herzog et Gilbert Azibert, soupçonnent l’ex-chef de l’Etat d’avoir échangé avec ce dernier des informations sur cette procédure contre la promesse d’un coup de pouce à sa promotion à Monaco.

Nicolas Sarkozy «convaincant» ! (Castaner)

Nicolas Sarkozy «convaincant» ! (Castaner)  

Castaner a perdu une belle occasion de se taire pour dire des banalités avec une dialectique de vieux radical qui dit tout et rien. Il a jugé convaincant la défense de Sarkozy mais ne se dit pas convaincu. Ensuite il enfile les perles de l’évidence. Il aurait mieux valu qu’il se taise en affirmant que c’était l’affaire de la justice sans autre commentaire. Invité dimanche du Grand Rendez-vous d’Europe 1/CNews/Les Échosle secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement est revenu sur l’affaire du financement libyen supposé de la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007. L’ancien président de la République est mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de ces soupçons. Il s’en était défendu jeudi soir au 20H de TF1, niant en bloc. Un exercice réussi selon Christophe Castaner. «Il est important qu’il puisse se défendre. Moi je l’ai trouvé convaincant. Ce qu’il a dit à la télé semblait convaincant», a-t-il jugé, avant de faire référence à une fable de Jean de La Fontaine: «Je veux réaffirmer que tout citoyen, qu’il soit puissant ou misérable doit rendre des comptes à la justice à chaque fois que c’est nécessaire.» Même si le patron de la République en marche a donc trouvé Nicolas Sarkozy «convaincant», il ne se dit en revanche pas «convaincu». «Pour être convaincu, il faudrait connaître le dossier, et les seuls qui le connaissent c’est Nicolas Sarkozy et le juge», a-t-il souligné. Voilà ce qui illustre bien : parler pour ne rien dire. Castaner n’est pas énarque pour rien.

Glyphosate : des «exceptions» (Nicolas Hulot)

Glyphosate : des «exceptions» (Nicolas Hulot)

Doucement le gouvernemenet et Hulot reculent  sur le glyphosate. En cause,  le fait qu’on ne dispose pas actuellement de molécule de substitution moins polluante. En fait la décision française, peut être souhaitable a été prise un peu à la va vite et sans tenir compte des conditions d’utilisations soit surtout entre deux cultures comme en France soit pendant la végétation comme outre atlantique. Ce qu’indique la coordination rurale.

« Lors de leur action menée le 21 novembre sur les ports de Lorient et St Nazaire, les agriculteurs de la CR et de l’OPG ont prélevé et fait analyser 2 échantillons de tourteau de soja importé. Sans surprise, l’analyse a détecté la présence d’OGM mais surtout de résidus significatifs de glyphosate.
En parallèle, la CR et l’OPG ont fait analyser 16 échantillons de grains de différentes cultures (blé tendre, quinoa, lentille, soja, avoine…) provenant d’agriculteurs français. Résultat : aucun échantillon ne contient le moindre résidu de glyphosate, et ce alors que ces agriculteurs utilisent ce désherbant sur leur ferme. En Europe, le glyphosate est utilisé majoritairement entre 2 cultures pour détruire des mauvaises herbes. Son utilisation « en végétation » qui favoriserait les résidus dans les graines se pratique dans certains pays d’Europe du Nord ou de l’Est mais très rarement en France.
Sur le continent américain, le glyphosate est systématiquement pulvérisé en végétation à deux ou trois reprises sur les cultures génétiquement modifiées qui lui sont résistantes. Il est aussi très utilisé comme dessiccant sur les cultures de légumes secs, 2 semaines avant leur récolte. Ces techniques expliquant la présence de résidus sur des marchandises importées ! Malgré nos demandes, Génération futures n’a jamais répondu sur l’origine des produits qu’elle a analysés et dans lesquels elle a déclaré avoir trouvé des résidus de glyphosate. La connaît-elle elle-même ? Nous pouvons émettre l’hypothèse selon laquelle les céréales pour petit-déjeuner sont des flocons d’avoine ayant reçu du glyphosate juste avant récolte provenant probablement du Canada, premier producteur mondial. Idem concernant les légumes secs : ils sont très peu produits en Europe et les importations du continent américain dominent notre marché. Si le glyphosate est interdit dans l’UE, sans que celle-ci exige que les importations soient d’une qualité au moins équivalente à la nôtre, alors non seulement le consommateur ingérera toujours autant de glyphosate mais les agriculteurs européens seront victimes d’une nouvelle distorsion de concurrence. ».

Nicolas Hulot,  Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, qui s’est battu l’an dernier pour une sortie du glyphosate en trois ans, se dit donc  prêt à envisager des « exceptions », dans un entretien dans le Journal du dimanche.   »

Alors que les agriculteurs ont manifesté cette semaine partout en France contre l’accord de libre-échange en cours de négociations entre l’UE et les pays du Mercosur, Nicolas Hulot a également estimé qu’ »en l’état, ce traité n’est pas acceptable ». « Il serait trop préjudiciable, notamment pour nos agriculteurs, et la France a des lignes rouges très claires », a ajouté le ministre qui avait déjà critiqué l’accord de libre-échange UE-Canada (Ceta) entré en vigueur partiellement en septembre.

 

Intelligence artificielle : risque de manipulations  » ( Thierry Berthier et Nicolas Miailhe)

Intelligence artificielle : risque de manipulations   » ( Thierry Berthier et Nicolas Miailhe)  

 

De manipulations économiques et politique aussi une possible remise en cause de la  liberté, de la sécurité, du développement de  la durabilité, des  intérêts collectifs, et de  la dignité de la personne humaine par exemple.

 

Nicolas Miailhe est cofondateur et président de The Future Society, un incubateur d’idées et de projets lancé à la Harvard Kennedy School of Government en 2014 et dédié aux questions d’impact et de gouvernance de l’accélération et de la convergence des progrès technologiques. Dans ce cadre, Nicolas a lancé « The AI Initiative », qui pilote actuellement, entre autres activités, un débat participatif mondial multilingue sur la gouvernance de l’intelligence artificielle.

Lorsque l’on évoque la diaspora française des experts impliqués dans l’IA mondialisée, on pense immédiatement à Yann Le Cun, Directeur du laboratoire d’intelligence artificielle de Facebook (FAIR) ou à Emmanuel Mogenet, directeur de l’ingénierie de Google Research Europe.

D’autres voix françaises ont su se faire entendre dans un écosystème mondial très concurrentiel, en particulier celle de Nicolas Miailhe sur le segment des implications sociétales et géopolitiques de l’intelligence artificielle.

The AI Initiative, quels objectifs ?

NICOLAS MIAILHE – « The AI Initiative » a été lancée en 2015 dans le cadre de « The Future Society » pour se concentrer sur les questions d’impact et de gouvernance de la montée en puissance de l’Intelligence artificielle. Notre objectif est de favoriser l’émergence de cadres de gouvernance globaux permettant de tirer le meilleur parti de la révolution de l’IA en maximisant les bénéfices et en minimisant les risques.

Nous sommes convaincus que la révolution de l’IA est globale et qu’elle appelle donc une meilleure coordination internationale, mais aussi transnationale, car le monopole des États est remis en cause par la puissance des géants du numérique. Faire émerger un cadre de gouvernance adapté va prendre du temps. Cela implique de nourrir un dialogue transdisciplinaire et ouvert sur la société civile au-delà des experts et des praticiens.

Pourquoi est-ce nécessaire d’ouvrir sur la société au-delà des experts ?

Les changements vont affecter tout le monde et les questions éthiques à trancher aussi. Vu les dilemmes et les tensions entre des valeurs fondatrices de nos modèles sociaux comme la liberté, la sécurité, le développement, la durabilité, les intérêts collectifs, et la dignité de la personne humaine par exemple, un dialogue est indispensable pour harmoniser nos systèmes de valeurs. C’est une tâche difficile et très politique au fond, mais indispensable si nous voulons apprendre à vivre en harmonie à 7 puis 8 et 10 milliards d’êtres humains à l’heure de l’IA. Les travaux de recherche, les outils cognitifs et les évènements que nous organisons avec The AI Initiative sont tournés vers ce but.

Quelles sont les différences entre populations américaine et française ?

Les Américains sont généralement plus technophiles et confiants dans l’avenir que les Français. Ils ont aussi un goût pour le risque plus développé. C’est lié à leur histoire et à l’esprit de conquête (notamment sur la nature) qui l’irrigue.

Cet esprit, on le retrouve dans la métaphore de la « nouvelle frontière » qui continue de jouer un rôle central dans le projet de construction national américain : depuis la conquête de l’Ouest au XIXe siècle, jusqu’à celle de l’espace et de la lune au XXe siècle ; et à présent du corps et du cerveau humain. Le goût pour le risque, on le retrouve jusqu’à aujourd’hui par exemple au travers du droit à porter les armes… qui nous fait bondir en France !

Des craintes également aux États-Unis ?

Le leadership technoscientifique et industriel américain en matière de numérique, de data et donc d’IA est un facteur très rassurant à l’heure actuelle s’agissant de leur capacité à façonner l’agenda mondial de l’IA en équilibrant les bienfaits avec les risques.

Notre approche est ancrée dans la crainte… et la réalité du décrochage industriel et scientifique. Nous percevons la révolution de l’IA comme une vague, un tsunami qui nous arrive dessus et qui menace notre modèle de société contre lequel il faut se protéger. Nous avons perdu notre esprit de conquête qu’il faut absolument retrouver et traduire dans un modèle industriel crédible.

Comme nous percevons la révolution de l’IA comme largement « étrangère », nous Français cherchons malheureusement à la réguler (contraindre) plus qu’à gouverner (accompagner). Notre ambition universaliste est bien là, mais elle est quelque part plus conservatrice qu’elle n’est progressiste à l’heure où beaucoup de choses changent avec des opportunités à saisir dans tous les domaines : médical, transport, finance, sécurité, industrie, etc.

Notre ambition universaliste se traduit par la recherche d’un modèle européen de l’IA qui articule recherche de la puissance avec respect de la personne humaine. La péréquation entre les deux ne va pas être simple, car en régulant à partir d’une position d’extrême faiblesse industrielle par rapport aux Américains ou aux Chinois, nous risquons d’entraver notre propre montée en puissance. C’est un peu le risque que le GDPR (Règlement général sur la protection des données) fait planer sur les ambitions de puissance de la France et de l’Europe si nous ne savons pas en faire un atout.

Le solutionnisme béat de la Silicon Valley est-il inquiétant ?

Au-delà des bonnes intentions, qui sont sincères chez la plupart des transhumanistes, le solutionnisme technologique est un poison dangereux ; par manque de réflexivité. C’est à croire que nous n’avons rien appris des horreurs du XXe siècle.

La simplification à outrance des débats à laquelle on assiste parfois dans la Silicon Valley relève d’une certaine forme de naïveté, voire de fondamentalisme. Or, le recours à la science et à la technologie pour résoudre des problèmes (développement, maladie, sécurité, relations entre les individus) n’est jamais neutre. Il intègre des transferts de pouvoir importants. La montée en puissance des géants du numérique aux États-Unis ou en Chine s’accompagne d’un transfert de richesse et de pouvoir très important et qui n’est pas encore équilibré. Avec le basculement dans une économie de l’attention et du virtuel qui comportent des risques de manipulations importants.

Quelle est la vision du côté de Harvard et de The Future Society ?

Nous avons souhaité lancer The Future Society à Harvard, la plus vieille, mais aussi la plus puissante des universités américaines, aussi pour bénéficier d’un enracinement et d’une réflexion plus profonde qui caractérise la côte Est des États-Unis par rapport à la côte ouest. Il y a un côté plus mesuré ; une prudence ; un respect par rapport aux usages et aux traditions. Et pour autant un dynamisme technoscientifique ainsi qu’un brassage de cultures et d’intelligences qu’on retrouve dans très peu d’écosystèmes à travers le monde.

Il s’agit donc d’un choix réfléchi qui vise quelque part à proposer un modèle alternatif à celui de la Silicon Valley ; empreint de plus d’humilité et peut-être de sagesse, au travers d’une conscience des enjeux du temps long et des forces profondes qui animent la trajectoire d’évolution de la vie intelligente dans l’univers. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait Rabelais il y a plus de cinq siècles déjà. Nous avons fait notre cette belle maxime.

Cultiver une réflexion profonde à l’heure de la révolution NBIC qui remet en cause de façon rapide certains des grands équilibres qui ont régit nos modèles sociaux pendant des millénaires nous semble plus important que jamais. Avec la révolution de l’IA et des neurotechnologies, des choix d’une importance capitale -quasi existentiels- vont se présenter à nous. Il faut se donner les moyens de les instruire correctement.

Comment est perçu le transhumanisme aux États-Unis ? et en Europe ?

Notre position, si je peux parler ainsi, car The Future Society cultive la diversité, est qu’il est indispensable d’inviter les sociétés à créer les conditions d’un débat sur ces questions ; et que ce débat doit être transcivilisationnel. Permettre une politisation saine, sage et courageuse de ces enjeux, et quelque part de l’opposition croissante entre « transhumanistes libertariens », « techno-progressistes » et « bioconservateurs » de droite et de gauche nous semble crucial.

Cela n’est pas facile à faire, car les questions sont complexes, mais elles renvoient en fait à des interrogations philosophiques assez basiques, donc à la portée de l’immense majorité des gens, pourvu que le processus de politisation soit bien orchestré. Les experts dont nous faisons partie doivent de ce point de vue se mettre au service de la société, et faire preuve de pédagogie pour permettre aux citoyens de jouer leur rôle dans le débat. Définir la trajectoire d’évolution de l’Humanité au XXIe siècle à l’heure de l’accélération technologique implique rien de moins que cela ! C’est aussi ça l’éducation civique de notre époque.

Et les Français s’intéressent finalement beaucoup à ces questions par rapport à d’autres cultures, comme en témoigne le nombre important d’ouvrages, d’articles et de documentaires qui paraissent régulièrement sur la question depuis 2010. Vous savez, nous avions reçu Zoltan Itsvan (le candidat transhumaniste-libertarien à la présidence des États-Unis, Ndlr) à la Kennedy School en avril 2016 pendant la campagne des présidentielles américaines pour un débat politique inédit avec James Hugues (son opposant techno-progressiste, Ndlr). Discussion assez fascinante qui a entre autres montré que le transhumanisme n’est pas un bloc monolithique, mais plutôt un courant en évolution permanente et recomposition, ce qui est plutôt sain. La discussion a également montré en quoi le leadership techno-industriel vaut de plus en plus leadership politique. L’émergence d’un Marc Zuckerberg comme leader possible du parti démocrate le prouve bien aujourd’hui.

Et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle ! C’est aussi pour cela que la France et l’Europe doivent prendre des risques et se réveiller sur le plan industriel si nous voulons être en capacité de faire entendre notre voix dans ce débat stratégique. Il ne s’agit rien de moins que de l’avenir de la condition humaine et des grands équilibres qui la régissent. Mais ce que je voulais vous dire en parlant de la visite de Zoltan Itsvan à Harvard… C’est qu’il était suivi par une équipe de télévision française qui faisait un reportage sur lui ! Cela montre à quel point les Français sont fascinés par ces enjeux ! Et de mon point de vue c’est plutôt rassurant.

Le spectre politique est en train d’évoluer profondément sous nos yeux : d’une seule dimension à plusieurs dimensions. Si bien qu’on doit plutôt penser en termes de « prisme ». Il y a un deuxième et un troisième axe au-delà du spectre « droite-gauche » : démocratie directe vs indirecte ; et local vs global. J’en rajoute même un quatrième, de plus en plus pertinent : bioconservateur vs transhumaniste. Et un cinquième, très ancien, mais qui resurgit : matérialistes vs transcendantalistes.

Existe-t-il une doctrine américaine de l’IA au plan économique, géopolitique, militaire ?

Dans la compétition stratégique croissante entre les États-Unis et la Chine, il y a indéniablement une course à l’IA. Commerciale, mais aussi militaire. Il faut arrêter de se voiler la face. Les enjeux sont trop importants et le paradigme du « winner-takes-all » de l’économie des plateformes est en train de donner un tour explosif à la course. La Russie semble en retrait, car très affaiblie sur le plan économique. En effet, la géopolitique de l’IA est avant tout une géo économie !

Et les deux mastodontes de l’économie numérique globale que sont la Chine et les États-Unis s’efforcent de s’appuyer sur la taille critique de leurs énormes marchés domestiques, et sur leurs alliances, pour devenir les leaders mondiaux de l’IA. Du côté des GAFAMI, comme des BATX, les capitaines d’industrie ont tous fait de l’IA le cœur de leur stratégie. Idem concernant les gouvernements : l’Administration Obama a mené tout un travail dans sa dernière année d’exercice en 2016 qui a débouché sur la publication d’une stratégie et d’une roadmap technologique, y compris sur le plan militaire avec la publication de sa stratégie du « third offset ».

Sans parler de cyber sécurité bien sûr dans laquelle l’IA est appelée à jouer un rôle croissant. A l’été 2017, les plus hautes autorités chinoises ont alors annoncé un plan stratégique de grande ampleur sur l’IA qui doit lui permettre de ravir le leadership technologique aux Américains en IA d’ici 2025. L’administration Trump ne s’est pas vraiment approprié le sujet, même si elle apporte un soutien indéfectible aux militaires et son grand plan de baisse des impôts devraient favoriser les géants du net. Même si la question d’une course à l’armement n’est pas clairement évoquée, elle est bien posée. Car d’un côté comme de l’autre on a un a une perception assez limpide de la dualité de ces technologies. Et dans les deux cas, le gouvernement a et va continuer à jouer un rôle critique pour soutenir les progrès technologiques. Regardez le rôle qu’a joué la DARPA aux États-Unis par exemple dans la révolution numérique. Aujourd’hui IA et robotique, mais avant cela, Internet, GPS. Le système chinois est un capitalisme d’État qui est encore plus clair et quelque part efficace. En tout cas le rattrapage numérique que les Chinois ont réussi à produire est assez incroyable et inquiète de plus en plus les Américains. C’est quelque chose dont on parle beaucoup à Harvard.

Eric Schmidt, le PDG d’Alphabet a tiré la sonnette d’alarme lors d’une conférence en novembre 2017 en affirmant que « la suprématie technologique sans égard dont les États-Unis ont bénéficié depuis la chute de l’Union Soviétique est terminée ». L’Europe, mais surtout l’Afrique sera demain un terrain d’affrontement entre ces deux modèles aux antipodes l’un de l’autre.

Quelles pistes pour la France ?

La période actuelle est un tournant indéniable. Nous avons la chance d’avoir un Président brillant qui est parfaitement conscient des enjeux de son temps, y compris sur le plan numérique. D’où également l’attachement viscéral du Président Macron à l’Europe. Car dans le monde qui vient, plus que jamais l’union fera la force.

Dans cette période charnière, il ne faut surtout pas que la France rate la mise en place des conditions de son leadership numérique en Europe et dans le monde. De ce point de vue, l’implosion récente du Conseil national du numérique (CNNum) n’est pas une bonne nouvelle, car elle nous prive d’un véhicule d’échange et de dialogue indispensable entre le gouvernement et la société civile. Il faut impérativement que l’on réussisse à sortir par le haut de la crise actuelle. Peut-être en repensant au passage les missions du CNNum et certains des grands principes qui régissent son fonctionnement comme son indépendance par exemple… Et son articulation avec le Conseil Economique Sociale et Environnemental ?

Réussir 2018 pour la France sur les plans du numérique et de l’IA implique de présenter une stratégie française en matière d’IA qui soit ambitieuse en matière industrielle. C’est ce à quoi s’attèle avec talent et détermination Cédric Villani qui rendra son rapport dans quelques semaines. Il reviendra alors à Mounir Mahjoubi, le ministre en charge du numérique, de traduire les axes proposés en une stratégie et l’exécuter.

Notre stratégie en matière d’IA doit aussi chercher à influencer la stratégie européenne que la Commission publiera à la mi-année. Quelques points à regarder avec attention de ce point de vue : l’articulation d’une stratégie industrielle en matière de data avec le cadre régulatoire du Règlement général de protection des données (RGPD) qui s’appliquera à partir de mai 2018 à travers toute l’Europe. Il est impératif de réussir à faire de ce cadre une chance pour la France et l’Europe permettant de faire émerger des leaders industriels de la data et de l’IA. Et cela ne va pas être facile, car les risques et les entraves pour les entrepreneurs sont importants.

Faire de l’Europe le champion de l’éthique sans masse critique des usages est dangereux. Surtout quand on connaît la propension des consommateurs à sacrifier vie privée contre gratuité et confort d’usage. Il faut que cela change, mais le dosage doit être équilibré, car nous vivons dans un marché globalisé. Si nous savons trouver la bonne mesure, le RGPD offre des atouts donc il faut se saisir, comme le droit à la portabilité des données qui peut être un avantage comparatif majeur pour le marché unique et les acteurs européens. Il faut que les gouvernements développent une politique industrielle solide permettant de faire émerger des plateformes européennes nourries à la portabilité. C’est un changement de paradigme qui ne va pas se faire tout seul.

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Par Thierry Berthier, Maitre de conférences en mathématiques, cybersécurité et cyberdéfense, chaire de cyberdéfense Saint-Cyr, Université de Limoges et Nicolas Miailhe, Senior Visiting Research Fellow, Harvard University

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

 

Nicolas Hulot : du statut d’alibi écolo à celui de boulet pour Macron ?

Nicolas Hulot : du statut d’alibi écolo à celui de boulet pour Macron ?

 

Pour assurer sa défense,  Nicolas Hulot a décidé de porter plainte contre le journal qui l’a mis en cause. Jusque-là,  le ministre de l’environnement a bénéficié d’une forte cote de popularité auprès de l’opinion publique en raison de ses émissions télé sur l’environnement. La question est de savoir si cette plainte est judicieuse ou si elle ne va pas l’enfoncer un peu plus du fait du doute nourri par les dernières accusations. Certes, un accusé bénéficie toujours de la présomption d’innocence, il n’empêche que le tribunal médiatique fait souvent malheureusement davantage de dégâts que la justice officielle. Et de ce point de vue, la délation érigée en système pose de graves questions. Pour ce qui concerne Nicolas Hulot,  sa cote de popularité est à la fois  virtuelle et fragile. C’est une popularité médiatique essentiellement télévisuelle comme celle par exemple Michel Drucker ou  Mimi Matis. Pas forcément un brevet de compétence et de cohérence politique. D’ailleurs Nicolas Hulot en matière d’environnement défend un peu tout et son contraire faute de vraie connaissance du dossier. Sur le nucléaire par exemple et plus généralement sur la politique énergétique, il a dû remballer ses fragiles convictions. En clair, adieu au mix énergétique et poursuite du nucléaire. Mais pour lui faire avaler la pilule, Macron  a dégagé une enveloppe de 150 millions pour que Hulot fasse joujou avec des énergies renouvelables dont certaines sont intéressantes mais d’autres constituent des gadgets voir des contresens  énergétique économique. L’image écolo Hulot a aussi été grandement affectée par la découverte de son business sur l’environnement qui lui a permis d’accumuler une fortune considérable, aussi par son comportement en matière de transport au point que certains se sont demandés si au vu de son parc automobile Hulot était garagiste ou ministre de l’environnement. À cela, il faut ajouter les petites tricheries -comme les autres ministres -sur la valeur de son patrimoine. Pour Macron, le recrutement de Nicolas Hulot a constitué une prise de guerre très intéressante. En fait, durant sa campagne Macron  n’a abordé qu’à la marge les questions environnementales. Il ne s’est emparé de la problématique que lorsqu’il a senti qu’il pouvait tirer parti du retentissement de l’accord de Paris obtenu par le précédent gouvernement. Avec cet accord et la présence de Nicolas Hulot,  Macron pouvait revendiquer la posture de président vert  aux yeux de la communauté internationale. Nicolas Hulot constituait  un alibi écolo pour Macron. La question est jusqu’à quand car l’image du ministre de l’environnement pouvait bien être grandement affectée par les différents faits  évoqués. Cela d’autant plus que d’une certaine manière Hulot est pris dans un piège juridique. S’il n’avait pas porté plainte on aurait pu le soupçonner de craindre une éventuelle enquête. Mais en le faisant il risque de s’embourber. On voit mal comment  cette enquête (sauf éléments nouveaux) pourrait aboutir à autre chose qu’a un  classement sans suite. Finalement,  le même jugement que celui de l’affaire Ferrand ; un jugement  qui ne condamne pas mais qui n’innocente pas non plus (une nouvelle procédure judiciaire est d’ailleurs en cours à l’encontre de Ferrand). Du coup on risque de parler encore pendant des semaines des mois voire des années des affaires Hulot et l’intéressé risque de devenir un vrai boulet pour Macron. Macron bien obligé déjà de tirer le boulet Ferrand qui hypothèque la crédibilité parlementaire d’en marche.

Nicolas Hulot : «dernière expérience publique»…..tant mieux

Nicolas Hulot : «dernière expérience publique»…..tant mieux

 

Nicolas Hulot a révélé pour BFM que son poste de ministre constituerait sa dernière expérience publique. À ses dires ? Il serait épuisé par le poids des responsabilités et sans doute par son rythme de vie. En vérité ?  on ne peut que se réjouir de cette perspective de retrait car Nicolas Hulot représente sans doute ce qu’il y a de pire dans le champ de l’environnement. Disons le clairement Nicolas Hulot a largement utilisé sa position médiatique pour instrumentaliser la problématique écolo à son profit. Grâce à ses prestations télévisées et à ses montages sulfureux de l’entreprise Ushuaia, il a pu construire une confortable fortune à partir de rémunérations tout à fait hors de propos par rapport à ses compétences et à sa responsabilité. Hulot, c’est le prototype augmenté du bobo écolo qui entretient des relations approximatives voir virtuelles avec les réalités économiques, sociales voir environnementales. Certes,  il met le doigt sur certaines dérives des modes de production et de consommation mais ses solutions sont à la fois irréalistes et incohérentes. Pour preuve, il a bien été obligé de reculer d’une vingtaine d’années la perspective de mix énergétique adopté par le gouvernement Hollande à l’initiative de l’autre poète Ségolène Royal. Mais Macron  a été tout à fait satisfait de recruter ce personnage médiatique qui lui donne un alibi écolo. Certes sur les orientations stratégiques on ne change pas grand-chose mais il faut quand même quelques compensations à ce ministre ténébreux voir colérique. Ainsi lui a-t-on attribué enveloppe de 150 millions pour faire joujou avec des énergies alternatives dont beaucoup resteront anecdotiques, dont certaines sont utiles,  d’autres comme les éoliennes sont complètement illusoires et en plus coûteuses. Finalement, Hulot a avalé la prolongation des centrales nucléaires comme il vient d’avaler très récemment l’annonce de Macron d’autoriser le glyphosate pour 10% de la production agricole. Il a aussi avalé le plan de super urbanisation qui vise à concentrer  80 % de la population dans une quinzaine de métropoles. Pas étonnant comme la plupart des écolos bobos, il vit et travaille dans ce monde sur-urbanisé. En fait,  il  est en effet évident que ce ministre de l’environnement ne sert pas à grand-chose. On objectera à juste titre qu’il n’est pas le premier dans ce champ ministériel. Un champ ministériel d’ailleurs très virtuel puisque le ministre ne dispose d’aucune administration et d’aucun vrai moyen. C’est le ministère de la parole qui ne fait qu’accroître les contradictions entre les problématiques économiques, sociétales et  écologiques. La vérité aussi c’est que Nicolas Hulot n’a aucune culture ni environnementale, ni politique. C’est un pur produit des médias. Sorte de Michel Drucker ou Mimi Matisse qui a utilisé sa notoriété télévisuelle pour se construire une pseudo autorité politique. Certes il a réalisé quelques reportages intéressants sur la dégradation des écosystèmes mais cela ne suffit pas pour lui délivrer un brevet de compétence. Une compétence qu’il a d’ailleurs surtout utilisée pour se constituer une fortune de 200 millions grâce à son business écologique. Le journal  américain People With Money estime que Hulot  a accumulé  près de 215 millions d’euros.   Épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa Fondation, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyl salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien. . temps, comme le fut du canon de Fernand Reynaud ! A reçu une équipe de BFMTV dans son bureau au ministère,

Nicolas Hulot : un écolo super motorisé

Nicolas Hulot : un écolo super motorisé  

 

Non seulement Nicolas Hulot est l’un des plus riches du gouvernement (,  le Canard enchaîné va ce charger de démonter sa déclaration tout à fait fantaisiste de patrimoine) mais il est en plus le ministre le plus motorisé puisque possédant pas moins de neuf véhicules à moteur dont huit à moteur thermique. Sans parler évidemment des nombreuses locations d’autres véhicules notamment des hélicoptères à la fois très gourmands en carburant et aussi très polluants. Bref voilà Nicolas Hulot et le prototype d’écolo bobo qui veut imposer la rigueur au français mais qui ne peut ne veut lui priver de l’ultra mobilité polluante. Il va sans doute objecter que ce parc de véhicules était nécessaire à ses anciennes activités de journaliste. Or ces sociétés sont suffisamment florissantes pour lui offrir des moyens de transport ce dont sans doute il ne se prive pas. Le pire c’est que Nicolas Hulot souhaiterait imposer aux automobilistes des véhicules moins polluants et que lui-même utilise des véhicules sans doute relativement ancien pour certains puisque leur valeur vénale ne dépasse pas 1000 €. Parmi ces véhicules figurent un bateau, un scooter électrique et une moto. Les six autres véhicules sont des voitures, achetées entre 1998 et 2017, de gammes différentes. On y trouve ainsi un Peugeot Boxer (gros utilitaire), un Land Rover, des véhicules Volkswagen, Citroën et BMW, mais également une 2 CV acquise en 2017. Si la BMW de Nicolas Hulot est un modèle i3, électrique, le ministre est aussi propriétaire d’un combi Volkswagen, dont il n’existe pas de version écologique, le California Beach, selon Capital« Selon nos informations, ce van, à transmission intégrale, est équipé d’une boîte automatique et d’un moteur 2 litres turbo diesel de 204 chevaux », précise le mensuel. La valeur totale des véhicules à moteur de Nicolas Hulot atteint 105 000 euros, et la somme de 83 000 euros pour ses six voitures. Une somme d’ailleurs comme son patrimoine sans doute elle aussi sous-estimée

Nicolas Hulot prêt à avaler la couleuvre de Notre-Dame-des-Landes

Nicolas Hulot prêt à avaler la couleuvre de  Notre-Dame-des-Landes

Nicolas Hulot s’est toujours prononcé jusque-là contre la construction du nouvel aéroport de Notre-Dame des Landes. Il y a quelques semaines il avait même indiqué qu’une décision favorable à ce projet pourrait précipiter sa démission. Mais une nouvelle fois Nicolas Hulot semble prête à retourner sa veste comme il l’a fait sur le nucléaire et sur bien d’autres sujets. Il déclare en effet qu’  il pourrait s’accommoder de cette construction de Notre-Dame des Landes en se réfugiant derrière le rapport qui a été demandé à des experts. Nicolas Hulot considère  même qu’il y aurait un problème d’autorité à ne pas respecter le vote qui a été organisé dans la seule zone du département de Loire-Atlantique. Comme si le nouvel aéroport ne concernait que les habitants de ce département ! Il faut donc constater que Nicolas Hulot est d’une grande flexibilité en matière de conviction écologique. Des convictions qui lui ont permis de transformer l’écologie en véritable business et d’accumuler une fortune de 200 millions. Sur ce dossier sensible, le ministre de l’Ecologie assure qu’il n’en fait pas un casus belli. « Je ne fonctionne pas comme cela, déclare-t-il. Si je vous dis que c’est une ligne rouge, c’est une forme de chantage. Or, je ne veux rien obtenir par le chantage. Ce ne serait pas sain, ni durable. » Selon le ministre de l’Ecologie, « toutes les alternatives n’ont pas été étudiées ». « C’est pour cela que j’ai souhaité qu’une commission de médiateurs soit mise en place », rappelle-t-il ensuite. Ces médiateurs doivent remettre leur rapport le 13 décembre prochain à Edouard Philippe. Selon une source gouvernementale citée par l’AFP, une décision de l’exécutif dans ce dossier est attendue « selon toute vraisemblance » d’ici à la fin de l’année.  »A ce stade, je n’ai aucune idée de la décision qu’ils prendront… « , affirme Nicolas Hulot.  Et le référendum organisé en 2016 à l’échelle de la Loire-Atlantique? Ce scrutin a validé le projet d’aéroport, mais le fait que tous les habitants du département soient interrogés – et non ceux de la zone concernée par l’aéroport – avait suscité la polémique.  »A-t-on soumis à cette consultation toutes les options possibles? », s’interroge le ministre avant de constater que la remise en cause d’un vote public poserait tout de même un « problème d’autorité ». S’il est opposé au projet d’aéroport, Nicolas Hulot se désolidarise toutefois des zadistes, ces manifestants qui occupent le terrain, sur place, et affrontent régulièrement les forces de l’ordre. « On a, à Notre-Dame-des-Landes, un problème d’ordre public, constate-t-il. Certains en font abstraction dans leur raisonnement. Pas moi! » Nicolas Hulot tente ainsi de défendre une position équilibrée en attendant les conclusions des médiateurs.

Logement : Nicolas Hulot veut imposer une double peine fiscale

 

Logement : Nicolas Hulot veut imposer une double peine fiscale

Sans doute pour masquer son revirement sur de nombreux dossiers notamment le nucléaire, Nicolas Hulot sollicite l’ingénierie fiscale en vue d’imposer une double peine au logement à faible performance énergétique. Ainsi la taxe foncière où les droits de mutation seraient augmentés si le logement est mal isolé. Il faut vraiment être un bobo millionnaire pour envisager une telle mesure. En effet en général les logements à faible performance énergétique sont ceux qui appartiennent à des Français qui n’ont pas les moyens pour isoler convenablement leur logement. En effet selon les cas il faut compter entre 30 000 et 50 000 € pour une meilleure performance énergétique. Du coup,  ce sont ceux qui disposent de faibles moyens qui se verront davantage punis par l’impôt. Une proposition à la fois idiote et anti redistributive mais qui n’est pas étonnante de la part d’un écolo  bobo qui a réussi à amasser une fortune de 200 millions grâce à son business sur l’écologie. Le gouvernement réfléchit à un dispositif de bonus-malus sur les logements en fonction de leurs performances énergétiques, a donc déclaré Nicolas Hulot dans un entretien diffusé jeudi, à la veille de la publication de la feuille de route de l’Etat en la matière. Nous réfléchissons (…) à une modulation des taxes foncières ou des droits de mutation en fonction du diagnostic de performance énergétique des logements », a affirmé le ministre de la Transition écologique aux Echos. « Sur le plan juridique, c’est tout à fait possible, à condition de ne pas porter atteinte au droit de propriété. Une mission a été lancée pour explorer les différentes options possibles », a souligné M. Hulot dans cet entretien conjoint avec son collègue chargé de la Cohésion des territoires Jacques Mézard, dont le portefeuille inclut le logement.

 

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