Archive pour le Tag 'Nicolas'

« Les Républicains » : mettre fin à la dérive identitaire entamée par Nicolas Sarkozy ?

« Les Républicains » : mettre fin à la dérive identitaire entamée par Nicolas Sarkozy ? 

 

En acceptant de faire sien le terreau idéologique de l’extrême droite, comme en atteste le discours prononcé par Valérie Pécresse en février au Zénith de Paris, la droite de Jacques Chirac a moralement sombré, estime, dans une tribune au « Monde », Gaël Perdriau, maire (Les Républicains) de Saint-Etienne.

 

Tribune

. Le 11 mars 2007, au moment où il s’apprête à quitter l’Elysée, Jacques Chirac s’adresse une dernière fois à la nation. Ses mots résonnent, aujourd’hui, tel un avertissement : « Ne composez jamais avec l’extrémisme, le racisme, l’antisémitisme, ou le rejet de l’autre. » « Composer » reviendrait à accepter ce poison pervers qui conduit à la fois à la division de la France, donc des Français, et au reniement de l’héritage républicain que tant d’hommes et de femmes, au travers des siècles, ont défendu au prix de leur vie.

Au cours de cette campagne présidentielle, il y a eu un avant et un après 13 février 2022. Ce jour-là, au cours de son premier grand meeting, au Zénith de Paris, Valérie Pécresse a parlé des « Français de papier », expression née dans les colonnes du quotidien antisémite d’Edouard Drumont (1844-1917), La Libre Parole. En affirmant dans le même discours qu’il n’y a de « fatalité ni au grand déclassement ni au grand remplacement », elle s’est également référée à la fumeuse théorie du « grand remplacement » de l’écrivain Renaud Camus, figure de l’extrême droite identitaire.

La candidate à l’élection présidentielle cautionnait ainsi, explicitement, cette théorie absurde dont le racisme est le seul fondement. Tout l’héritage, transmis par Jacques Chirac en 2007, s’effondrait sur un simple effet de communication. La course à l’Elysée valait-elle de brader toutes les valeurs républicaines ? Ce 13 février, la droite républicaine, alliée aux centristes, a sombré moralement en acceptant de faire sien le terreau idéologique de l’extrême droite.

Hypnotisés par un discours identitaire qui hante, depuis 2007, une frange de la droite, tombée sous la coupe de Patrick Buisson [ancien conseiller de Nicolas Sarkozy], les responsables de la campagne de Valérie Pécresse se sont montrés incapables de répondre aux attentes authentiques de Français sur le pouvoir d’achat, le développement durable, la sécurité, la sauvegarde de notre modèle social ou le rétablissement des valeurs de la République. Ils ont préféré courir derrière les délires d’un ancien polémiste issu des plateaux de télévision.

Le naufrage du premier tour n’a donc rien d’étonnant, puisque la candidate, d’une part, a tourné le dos à notre culture politique et, d’autre part, s’est montrée incapable de porter un programme cohérent pour la France. Désormais, il ne restait plus qu’à parachever ce « triomphe » en refusant d’appeler à voter clairement pour Emmanuel Macron afin de faire barrage à Marine Le Pen [Valérie Pécresse, au soir du 10 avril, a déclaré qu’elle « voterait en conscience Emmanuel Macron » tout en précisant qu’elle n’était pas « propriétaire » de ses voix].

Mercato politique : Nicolas Bay transféré chez Zemmour

Mercato politique : Nicolas Bay transféré chez Zemmour

 

Encore un qui trahit son parti et pas n’importe qui:  le porte-parole de Marine Le Pen. Nicolas Bay rejoint donc Éric Zemmour. Une adhésion assez soudaine après avoir pendant des années défendu la ligne de Marine Le Pen et bénéficié de l’investiture du parti. Comme une sorte de révélation  ! Pas tout à fait car c’est un spécialiste du slalom politique au sein de l’extrême droite.

 

« J’ai décidé de m’engager pleinement aux côtés d’Éric Zemmour dans la campagne présidentielle car je crois profondément dans sa candidature, son projet et sa stratégie », affirme avec convictionsdans Le Figaro l’eurodéputé qui usait de la même conviction ces dernières années pour défendre la ligne politique de Marine Le Pen. « 

Dans cet entretien, Nicolas Bay dénonce aussi un Rassemblement national « intolérant à la moindre critique », Là encore une découverte un peu tardive. Nicolas Bay évoque les accusation d’espionnage industriel venues de son ancien parti. « Quand on veut noyer son chien, on l’accuse d’avoir la rage », réagit l’eurodéputé.  »Ce sont des accusations mensongères, et j’ai déposé plainte en diffamation. (…) En réalité, j’ai demandé à avoir une discussion franche, devant le bureau exécutif et en présence de Marine Le Pen, et pour toute réponse on m’en a suspendu ! » conlut-il.

Manque d’électricité : la France va importer ! Merci Nicolas Hulot !

Manque d’électricité : la France va importer ! Merci Nicolas Hulot !

 

 

Plusieurs facteurs explicatifs à la crise de l’énergie actuelle. D’abord des températures relativement en baisse qui font monter la demande en ce début d’hiver. Ensuite les incertitudes géopolitiques à la frontière de l’Ukraine qui influencent  la fourniture et les conditions de prix du gaz russe. Le troisième élément est lié à la politique énergétique de la France qui pour faire plaisir à Nicolas Hulot, devenu ministre de l’écologie, a fermé la centrale de Fessenheim.

Résultat, comme plusieurs réacteurs sont actuellement en cours d’entretien, la France premier producteur mondial d’électricité est obligé d’importer.

En effet, suite à l’arrêt des deux réacteurs de la centrale nucléaire Chooz dans les Ardennes « par mesure de précaution » la France va importer de l’électricité. Au même moment, n a aussi enregistré  l’arrêt des deux réacteurs de la centrale de Civaux (Vienne) après la détection de défauts à proximité de soudures des tuyauteries du circuit d’injection de sécurité. Chooz et Civaux sont des réacteurs de la même génération – la plus récente – et de même puissance (1.450 MW). Le paradoxe évidemment c’est que très récemment on vient de fermer la centrale de Fessenheim pour faire plaisir aux écolos et à Hulot en particulier. Une production qui aurait pu éviter les importations !La centrale nucléaire de Fessenheim aurait pu voir sa durée de vie prolongée d’environ 20 ans ( des durées comparables à celles des États-Unis ou ailleurs). La centrale comprenait deux réacteurs de 900 MW chacun.Résultat : la facture énergétique va être alourdie environ d’un milliard sur un an. Un cadeau politique à Hulot qui coûte très cher  et une électricité produite au charbon notamment par les Allemands.

Énergie-Electricité : la France va importer ! Merci Nicolas Hulot !

Énergie-Electricité : la France va importer ! Merci Nicolas Hulot !

 

 

Plusieurs facteurs explicatifs à la crise de l’énergie actuelle. D’abord des températures relativement en baisse qui font monter la demande en ce début d’hiver. Ensuite les incertitudes géopolitiques à la frontière de l’Ukraine qui influencent  la fourniture et les conditions de prix du gaz russe. Le troisième élément est lié à la politique énergétique de la France qui pour faire plaisir à Nicolas Hulot, devenu ministre de l’écologie, a fermé la centrale de Fessenheim.

Résultat, comme plusieurs réacteurs sont actuellement en cours d’entretien, la France premier producteur mondial d’électricité est obligé d’importer.

En effet, suite à l’arrêt des deux réacteurs de la centrale nucléaire Chooz dans les Ardennes « par mesure de précaution » la France va importer de l’électricité. Au même moment, n a aussi enregistré  l’arrêt des deux réacteurs de la centrale de Civaux (Vienne) après la détection de défauts à proximité de soudures des tuyauteries du circuit d’injection de sécurité. Chooz et Civaux sont des réacteurs de la même génération – la plus récente – et de même puissance (1.450 MW). Le paradoxe évidemment c’est que très récemment on vient de fermer la centrale de Fessenheim pour faire plaisir aux écolos et à Hulot en particulier. Une production qui aurait pu éviter les importations !La centrale nucléaire de Fessenheim aurait pu voir sa durée de vie prolongée d’environ 20 ans ( des durées comparables à celles des États-Unis ou ailleurs). La centrale comprenait deux réacteurs de 900 MW chacun.Résultat : la facture énergétique va être alourdie environ d’un milliard sur un an. Un cadeau politique à Hulot qui coûte très cher  et une électricité produite au charbon notamment par les Allemands.

Manque d’électricité : la France va importer ! Merci Nicolas Hulot !

Manque d’électricité : la France va importer ! Merci Nicolas Hulot !

 

 

Suite à l’arrêt des deux réacteurs de la centrale nucléaire Chooz dans les Ardennes « par mesure de précaution » la France va importer de l’électricité. Au même moment, n a aussi enregistré  l’arrêt des deux réacteurs de la centrale de Civaux (Vienne) après la détection de défauts à proximité de soudures des tuyauteries du circuit d’injection de sécurité. Chooz et Civaux sont des réacteurs de la même génération – la plus récente – et de même puissance (1.450 MW).

Le paradoxe évidemment c’est que très récemment on vient de fermer la centrale de Fessenheim pour faire plaisir aux écolos et à Nicolas  Hulot en particulier. Une production qui aurait pu éviter les importations ! La centrale nucléaire de Fessenheim aurait pu voir sa durée de vie prolongée d’environ 20 ans ( des durées comparables à celles des États-Unis ou ailleurs). La centrale comprenait deux réacteurs de 900 MW chacun. Résultat : la facture énergétique va être alourdie environ d’un milliard sur un an. Un cadeau politique à Hulot qui coûte très cher  et une électricité produite au charbon notamment par les Allemands. Faut-il rappeler qu’avant la fermeture de Fessenheim ,la France était le fait premier pays producteur exportateur d’électricité nucléaire dans le monde.

Electricité : la France va importer ! Merci Nicolas Hulot !

Electricité : la France va importer ! Merci Nicolas Hulot !

 

 

Suite à l’arrêt des deux réacteurs de la centrale nucléaire Chooz dans les Ardennes « par mesure de précaution » la France va importer de l’électricité. Au même moment, n a aussi enregistré  l’arrêt des deux réacteurs de la centrale de Civaux (Vienne) après la détection de défauts à proximité de soudures des tuyauteries du circuit d’injection de sécurité. Chooz et Civaux sont des réacteurs de la même génération – la plus récente – et de même puissance (1.450 MW). Le paradoxe évidemment c’est que très récemment on vient de fermer la centrale de Fessenheim pour faire plaisir aux écolos et à Hulot en particulier. Une production qui aurait pu éviter les importations !La centrale nucléaire de Fessenheim aurait pu voir sa durée de vie prolongée d’environ 20 ans ( des durées comparables à celles des États-Unis ou ailleurs). La centrale comprenait deux réacteurs de 900 MW chacun.Résultat : la facture énergétique va être alourdie environ d’un milliard sur un an. Un cadeau politique à Hulot qui coûte très cher  et une électricité produite au charbon notamment par les Allemands.

Nicolas Sarkozy : publie un ouvrage littéraire !

  • Nicolas Sarkozy : une rentrée avec un ouvrage littéraire !
  • Sarkozy a peut-être abandonné cette fois complètement l’idée de redevenir président de la république pour une entrée à l’Académie française. Celui qui ne sait jamais vraiment caractérisé par une grande finesse culturelle se lance dans l’aventure de l’écriture peut-être aussi pour échapper aux gamelles politiques qui le poursuivent. Le livre est consacré aux grands auteurs, artistes ou comédiens. Sans doute un ouvrage écrit avec la complicité de collaborateurs comme dans la plupart des cas ce type d’ouvrage de personnalités.

Procès Bygmalion : l’organisateur des meetings accuse Nicolas Sarkozy

Procès Bygmalion : l’organisateur des meetings accuse Nicolas Sarkozy

 

 

Franck Attal, le responsable de la filiale événementielle de Bygmalion, Event & Cie accuse clairement tous les responsables de la campagne électorale Nicolas Sarkozy y compris ce dernier.

« Lors d’une rencontre avec des responsables de la campagne, ils nous ont demandé de sous-facturer les événements à venir et de facturer le reste à l’UMP au motif de ‘convention du parti de droite’. » De fausses conventions. « Les bras m’en tombent à ce moment-là, explique Franck Attal au tribunal. Je sors du bureau, je vais tout de suite voir mon supérieur. Moins de 24 heures après, il me fait un retour. Mes boss ont validé. »

 

« Il fallait s’adapter tout le temps, se souvient Franck Attal à la barre. Rien n’avait été cadré à l’avance avec l’UMP et le candidat prévoyait quatre ou cinq meetings au départ. Puis les demandes se sont précipitées. » Franck Attal en organisera au total 43, avec des exigences toujours plus importantes. « Fallait mettre le paquet, que ça pète ! », précise-t-il. Des écrans de 100 mètres, des caméras autoportées, des meetings grandioses qui font s’emballer les dépenses au-delà du plafond légal autorisé.

La condamnation de Nicolas Sarkozy divise les rédactions

La condamnation de Nicolas Sarkozy divise les rédactions

La condamnation de Nicolas Sarkozy aura donné lieu dans les rédactions à des commentaires très clivants . Au point d’ailleurs que des journalistes au Parisien et à Paris-Match ce sont désolidarisés des éditoriaux de leur patron qui défendait Sarkozy. Pour Paris-Match ,il n’y a rien de surprenant puisque ce journal comme le JDD est dirigé par Hervé Gattegno soutien affirmé de Sarkozy est encore davantage de Macron.

Le problème c’est que l’affaire du dernier jugement de Sarkozy pose de nombreuses questions juridiques. La réalité c’est que l’intéressé a été condamné davantage pour l’ensemble de son œuvre (il est cité dans une dizaine d’affaires) que pour le dossier  bismuth des écoutes, par ailleurs illégales. Or Sarkozy a été jugé non pas sur des preuves mais sur des faisceaux d’indices qui dégageaient un parfum de revanche des juges que l’intéressé a par ailleurs régulièrement critiqués.

D’une certaine manière, les critiques des un et des autres mêmes contradictoires en sont en apparence justifiées. Les journalistes de Paris-Match protestent, ils ont le droit. Mais ils pourraient le faire plus souvent quand à longueur d’année Paris-Match -comme le JDD diffuse- des informations et des sondages qui soutiennent inconditionnellement le pouvoir en place. Ajoutons que pour complexifier l’affaire Sarkozy est aussi membre de l’organe d’administration du groupe Lagardère qui possède le JDD et Paris-Match.

On peut encore s’endetter : Nicolas Bouzou, dit Tintin

On peut encore s’endetter : Nicolas Bouzou, dit Tintin

 

Nicolas Bouzou, dit Tintin, multiplie le présentiel sur tous les médias pour raconter des banalités autant que des contrevérités et affirme avec l’autosuffisance qui le caractérise que la France peut encore s’endetter. Et de sortir comme d’habitude son  argumentaire truffé de propos de bistrot « On aura une reprise de l’économie quand on aura une amélioration de la situation sanitaire ».

 

Nicolas Bouzou  ou c’est un peu le Tintin des économistes ;sur le fond, c’est un soutien indéfectible du libéralisme échevelé et pour bien en persuader les patrons , il aime à le rappeler souvent. L’avantage autant que la faiblesse de l’intéressé ,c’est de s’exprimer sur tout y compris sur des sujets sur lesquels il ne connaît pas grand-chose. Ainsi dernièrement il s’est fait ramasser par un grand chef cuisinier à propos de l’insuffisance de soutien au secteur.

 

Bouzou  sans doute n’avait pas assez relu les notes de ses collaborateurs sur le fonds de solidarité. Le problème c’est que ce fonds  ne soutient qu’à hauteur de 20 % du chiffre d’affaire s les activités totalement paralysées et apportent seulement 1500 € aux entreprises non totalement paralysées mais affectées. On voit mal comment le soutien financier de ce fonds de solidarité serait susceptible de couvrir les charges fixes structurellement énormes du fait de la volatilité de la demande dans la restauration..

 

La technique de Nicolas Bouzou ,dit Tintin ,est bien connue,  sur la forme il joue le contestataire éclairé avec des fausse colères surjouées mais sur le fond il soutient toujours le pouvoir politique ou économique qui lui assure son carnet de commandes d’études.

 

Par exemple quand Nicolas Bouzou n’apprécie pas les attaques européennes vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques après les retards de livraison : « Quand je vois-le je est récurrent chez lui- la présidente de la Commission européenne », Ursula von der Leyen, « accabler les laboratoires pharmaceutiques je trouve cela assez malvenu parce que les laboratoires pharmaceutiques, qu’il s’agisse d’ailleurs de vieux laboratoires ou de start-up, les biotechs, ce sont eux qui en un an nous permettent d’entrevoir la sortie de la crise.  » Ça ne mange pas de pain d’attaquer des cibles lointaines  ! Par contre en France il est plus prudent avec le pouvoir économique et politique par exemple quand il affirme- on se demande pourquoi ce genre de confidences–qu’il aime Sarkozy ! Pas étonnant il a en permanence le même mouvement d’épaule. Quant au sujet proprement dit de l’endettement que peut poursuivre sans dommage la France, Bouzou ou se contente de reprendre simplement les propos–du moment- du gouvernement. Dont il ne peut s’empêcher de répéter sans cesse qu’il est un confident et un conseiller !

«Destituer» Macron ? (Nicolas Dupont Aignan)

 «Destituer» Macron ? (Nicolas Dupont Aignan)

Sur France 2 le président de debout la France estime qu’il y a des raisons objectives a demandé la destitution de Macron du fait  de son incompétence mais aussi de la mise sous séquestre de la démocratie et des libertés. «À force d’être enfermés, provoqués, méprisés, attention les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir le révoquer. On ne compte plus les appels au déclenchement de l’article 68 (de la Constitution) sur la destitution du président de la République», a affirmé le président de Debout la France

 

Le  président de Debout la France a finalement tempéré ses propos, indiquant qu’il ne réclamait «pas pour l’instant» la destitution du chef de l’Etat. «Mais on ne peut pas continuer à avoir un pays dirigé par quelques personnes seules qui le conduisent à un enfermement durable», a-t-il martelé.

Le candidat à l’Élysée a par ailleurs jugé «prometteur» le taux de 7% de voix dont le crédite un récent sondage Harris Interactive.

NICOLAS BOUZOU (économiste) : tout va très bien madame la marquise !

NICOLAS BOUZOU (économiste) : tout va très bien madame la marquise !

 

L’économiste Nicolas BOuzou reprend son refrain préféré « tout va très bien madame la marquise ; ça ira  encore mieux demain avec les nouvelles technologies »

« LES NOUVELLES TECHNOLOGIES NOUS PERMETTRONT DE RETROUVER LA CROISSANCE » déclare-t-il.

Il reprend sur BFM son discours simpliste sur les effets toujours bénéfiques du libéralisme et des nouvelles technologies mêlant des évidences avec un optimisme béat. « La France accusait un gros retard industriel dans la robotisation, elle est en train de le rattraper », affirme-t-il.

Selon lui, « c’est en s’équipant en imprimantes 3D, en robots etc. que nos entreprises feront des gains de productivité importants ». Et pour que ces technologies puissent communiquer entre elles « il faut la 5G, c’est urgent », lance-t-il.

Mais il peut aussi se comporter en Pythie approximative :

« On ne fera ni un google, ni un amazon européen. Ça me fait mal au cœur de le dire, mais c’est la cas ». L’issue, selon lui, est de se développer sur « des sujets qui ne sont pas préemptés par les Américains et par les Chinois ». Il cite l’exemple des ordinateurs quantiques, sur lesquels Thierry Breton, [le PDG d’Atos NDLR] travaille actuellement.

 

Bref un discours de bistrot où s’entremêlent évidences, propos à la mode et vision scientiste.

 

Nicolas Dupont-Aignan content d’être reçu par Jair Bolsonaro !

Nicolas Dupont-Aignan content d’être reçu par Jair Bolsonaro !

 

Il est clair que bien peu de chefs d’État sont prêts à recevoir Dupont Aignan crédité seulement de 5 % dans les sondages. Et en outre relativement marqué à droite. Le seul  chef d’État qui a bien voulu accepter de recevoir Nicolas Dupont Saint-Aignan est le dictateur du Brésil Jair Bolsonaro;  on fait mieux comme parrainage si l’on tient compte notamment des dérives autoritaires de l’intéressé, de sa politique sociale injuste et de sa politique écologique désastreuse. Notons que Dupont Aignan tente peut-être de se donner une certaine image internationale après la défection de nombreux cadres partis rejoindre le Front National.

 «Je ne suis pas venu faire un voyage politique, je suis venu faire un voyage parlementaire. Le ministre et les personnalités (brésiliens) ont souhaité me voir, voilà» ! , s’est justifié Nicolas Dupont-Aignan,.

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Les confidences de Nicolas Sarkozy , le nouvel Alfred de Musset

Les confidences de Nicolas Sarkozy , le nouvel Alfred de Musset

 

 

Curieux cette manie des anciens responsables en particulier ex présidents  de la république de se livrer de plus en plus à l’exercice intimiste pour faire le bilan de leur action et étaler leurs états d’âmes. C’est le cas avec le nouveau bouquin de Sarkozy qui- comme -Hollande se reconvertit dans le roman politique de gare. Un style littéraire plus  proche de la collection Arlequin que des confidences d’un enfant du siècle d’Alfred de Musset. Pourtant Sarkozy étale largement ses sentiments d’amoureux déçus de la république et même d’amoureux tout court. On sait que la plupart de ces bouquins  ne sont pas écrits par les intéressés qui se contentent de livrer quelques notes et quelques réflexions aux auteurs réels. Ces derniers se chargent d’embellir la forme mais aussi le fond.

L’objectif bien entendu n’est pas de viser un lectorat très large mais surtout de justifier un tour de France des grandes librairies sous l’œil des caméras et des médias. Une sorte de exercice à vocation surtout politique sans objectif très précis mais pour signifier qu’on est toujours là pour le cas où la conjoncture rendrait possible un retour.  Nombre  de présidents de la république tentent  la reconversion dans le littéraire. Le plus prolixe est sans doute Giscard d’Estaing qui va jusqu’à écrire des romans, les siens évidemment, d’autres à vocation historique ou des amourettes tout simplement. Ce qui lui vaut d’ailleurs d’entrer à l’académie française. L’intéressé le mérite autant que d’autres car il n’est pas sans culture. Pour Sarkozy, l’éventualité sera plus difficile car son bagage littéraire n’est pas très encombrant. Ceci dit, le livre sera quand même certainement lu par des partisans encore nombreux de ce Rastignac qui n’a pas hésité à dire à un citoyen mécontent : casse-toi pauvre con!

Coronavirus :  » faillite de la démocratie sanitaire »( Nicolas Henckes)

Coronavirus :  » faillite de la démocratie sanitaire »( Nicolas Henckes)

Dans une tribune au « Monde », le sociologue Nicolas Henckes constate que les différentes instances censées débattre des enjeux de santé sont inaudibles depuis le début de la pandémie, l’espace étant occupé par un haut commandement placé sous l’autorité directe du président.

Tribune. 

 

Le coronavirus a fait une victime collatérale : la démocratie sanitaire. Depuis une trentaine d’années, nous avions commencé à prendre l’habitude de délibérer collectivement des enjeux de santé. Décisions thérapeutiques, stratégies de prévention et de promotion de la santé, politiques publiques territoriales et stratégie nationale de santé, recherche : sur tous ces enjeux, il était devenu impensable de se fier seulement à l’avis du corps médical et de se passer de l’expertise des personnes concernées elles-mêmes mais aussi de celle d’une variété d’acteurs, chercheurs, notamment en sciences humaines et sociales, politiques ou autres corps professionnels. Leur recrutement dans différentes instances de gouvernement de la santé était l’aspect le plus visible de cette révolution, depuis les conseils d’administration des établissements jusqu’aux comités d’experts et conseils consultatifs des agences et ministères. Mais, plus largement, c’est notre relation à la médecine dans son ensemble qui subissait une profonde transformation.

 

C’est ce mouvement qui a été d’un coup court-circuité depuis une dizaine de jours. Toutes nos instances de délibération et d’expertise sur la santé publique se sont tues ou presque. On n’a pas entendu le Haut Conseil de la santé publique sur l’organisation, l’extension et les limites du confinement. Les instances consultatives locales n’ont rien eu à dire sur sa mise en œuvre sur les territoires. L’ensemble du dispositif d’éducation à la santé, péniblement construit depuis une cinquantaine d’années, a été court-circuité dans l’élaboration et l’application des messages. C’est à une véritable faillite de notre démocratie sanitaire que l’on a assisté en quelques heures. 

A la place, les décisions ont été concentrées dans un haut commandement placé sous l’autorité directe de la présidence. L’expertise a été réorganisée au sein d’un comité ad hoc de vingt personnalités issues des mondes de la médecine et de la recherche, et constitué en quelques heures. Et l’on en est à compter sur les forces de l’ordre pour faire respecter des mesures d’hygiène qu’on nous présente pourtant comme évidentes et élémentaires.

« C’est un véritable parlement du coronavirus qu’il faut instituer »

On dira que l’on fait face à une crise exceptionnelle et qu’il fallait se donner les moyens d’agir en urgence. Mais, outre que l’épidémie était non seulement prévisible, mais prévue – d’ailleurs, où sont nos plans de gestion des épidémies aujourd’hui ? –, il est clair maintenant que nous aurons à gérer dans la durée la présence du coronavirus dans la population. Et, du même coup, que le nombre de questions que soulèvera l’épidémie ne cessera de s’élargir : enjeux juridiques, politiques et éthiques de la gestion du confinement et du dépistage ; conséquences sociales et économiques de l’arrêt de secteurs entiers de la société ; mais aussi, de façon beaucoup plus immédiate et comme nous le montre déjà la crise à laquelle font face les hôpitaux psychiatriques, les Ehpad ou le secteur de la précarité, conséquences sanitaires pour l’ensemble de la population du triage et de la priorisation imposés aux services de santé par l’afflux des malades du coronavirus. »

 

 

L’un des chantres de l’ultralibéralisme , Nicolas Beytout de L’opinion, justifie la mondialisation

L’un des chantres de l’ultralibéralisme , Nicolas Beytout de L’opinion, justifie la mondialisation

L’intéressé soutient l’idée qu’on fait un mauvais procès à la mondialisation. Avec le même aveuglement, il affirme que cela ne changera strictement rien à cette mondialisation. On comprend évidemment que certains soient porteurs d’une vision libérale, voire ultralibérale ou au contraire socialisante. Par contre, quand ces doctrines se transforment en véritable religion et ses adeptes en croyants militants, cela offense à la fois la raison et le sens des réalités. En effet contrairement à ce qu’affirme l’intéressé, il y aura bien nécessairement une restructuration des processus de production et de distribution incluant compris une certaine relocalisation.

 

Interview dans l’Opinion ( journal dont Nicolas Beytout est le patron !)

 

La progression rapide de l’épidémie de coronavirus, depuis la Chine jusqu’en Amérique Latine, a ravivé les accusations qui pèsent sur la mondialisation.

Les deux piliers de la mondialisation sont la libre circulation des personnes et celle des biens. Autrement dit, tout ce qui favorise et accélère les échanges. La libre circulation des personnes est, bien sûr, à l’origine de l’expansion rapide de l’épidémie partout dans le monde.

D’où les mesures d’isolement et les restrictions de circulation ?

Ce qui fait de la circulation des personnes à la fois la cause et la victime de cette épidémie. Le tourisme, les déplacements professionnels, l’aérien, l’industrie des loisirs se sont développés à une vitesse vertigineuse depuis 20 ou 30 ans. Aujourd’hui, ils le payent cash avec le confinement, les contrôles aux frontières, l’effondrement du trafic aérien et les sanctions économiques qui sont brutales.

Et pour ce qui concerne la circulation des biens ?

Cet autre pilier de la mondialisation est lui aussi fragilisé. Il y a 15 ans, la Chine représentait 1% du commerce mondial. Aujourd’hui, c’est 35 %. Le monde entier a délocalisé une partie de sa production vers l’Asie où on a fait fabriquer des produits finis, où on a multiplié les sous-traitants, et les sous-traitants de sous-traitants. C’est une chaîne d’une incroyable complexité qui s’est mise en place. Qui est en partie bloquée par la crise sanitaire, et qui porte donc un coup à l’économie du reste du monde.

D’où les critiques sur la mondialisation qui nous fragilise en nous rendant dépendant de la Chine ?

Oui mais il faut faire le tri dans tout ça. Que la fabrication de médicaments soit dépendante à 80% de la Chine pour certains principes actifs, c’est effectivement un risque sanitaire et stratégique. Que cette industrie rejoigne les secteurs sensibles comme l’armement ou les télécoms, que l’on rapatrie en Europe une partie de cette production est sûrement souhaitable. Mais pour le reste, non, d’ailleurs beaucoup d’usines redémarrent déjà.

Donc pas de reflux général de la mondialisation après cette crise ?

Non, Nicolas Beytout considère que l’on peut accuser la mondialisation d’avoir permis une extension ultra-rapide de la maladie. Mais la grippe espagnole, il y a 100 ans, n’était pas un produit de la globalisation. C’est pourtant la pire épidémie connue à ce jour avec 250.000 morts en France, 50 à 100 millions dans le monde entier. Sans parler de la grande peste au XIVème siècle qui a fait 25 millions de morts en Europe, soit un tiers de la population française rayée de la carte.

La réalité, c’est qu’avec la globalisation, la quasi-immédiateté de l’épidémie s’accompagne d’une quasi-immédiateté de la réaction : vigilance, quarantaine, soins, tout est instantané à l’échelle mondiale.

La dernière épidémie de peste recensée par l’OMS date d’il y a deux ans seulement. Elle a fait 127 morts, à Madagascar mais elle a été bloquée. Les pandémies ont toujours existé. Simplement, aujourd’hui, si elles se répandent plus vite, on peut aussi mieux les combattre.

Nicolas Sarkozy : retour d’ascenseur vers Arnaud Lagardère

Nicolas Sarkozy : retour d’ascenseur vers  Arnaud Lagardère

On comprend mieux pourquoi un journal comme le JDD, propriété de Lagardère, soutient avec un tel enthousiasme le pouvoir en général et Sarkozy en particulier dans ses affaires politico-financières. Ainsi dans l’affaire du financement libyen de la campagne de Sarkozy, le JDD a sans doute été le seul média à prendre l’initiative d’une contre-enquête qui innocente complètement Nicolas Sarkozy. Le problème est que la maîtrise du groupe Lagardère est menacés par  le fonds activiste Amber Capital. Arnaud Lagardère pourrait même en perdre la maîtrise au profit de ce fonds. Dans cette bataille financière dantesque, Lagardère sollicite donc  l’ancien président de la république pour rejoindre  le conseil de surveillance du groupe Lagardère. C’est en mai, à l’occasion de l’assemblée générale, qu’interviendrait cette nomination. Nicolas Sarkozy pourrait faire jouer son carnet d’adresse internationale pour aider le camp Lagardère a conservé la direction du groupe.

Le fonds britannique Amber, qui fustige tout à la fois la stratégie et la gouvernance de Lagardère, a renforcé ses positions. Depuis la mi-février, avec 10,58 % du capital, il est devenu le deuxième actionnaire du groupe, derrière le fonds souverain du Qatar (13 %), mais devant Arnaud Lagardère (7,3 %), même si ce dernier conserve encore davantage de droits de vote. Fort de sa position, Amber Capital compte bien passer à l’attaque. Il souhaite demander la nomination d’un ou plusieurs membres du conseil de surveillance et, surtout, faire chavirer la gouvernance du groupe. Le fond milite en effet pour la suppression du statut de commandite, qui rend actuellement le dirigeant de l’entreprise, Arnaud Lagardère, inamovible.

C’est pour parer le coup que celui-ci appelle à la rescousse l’ex-locataire de l’Élysée. Les deux hommes se connaissent de longue date. Surtout, Nicolas Sarkozy a toujours entretenu des relations très étroites avec le Qatar, premier actionnaire de Lagardère et pièce maîtresse dans l’affrontement attendu en mai. Face à Amber Capital, Arnaud Lagardère tente, grâce à Nicolas Sarkozy de consolider ses alliances. Ces enjeux financiers permettent de mieux comprendre certains liens sulfureux entre la politique et la finance. Notons que le JDD es aussi un soutien inconditionnel de Macron et même un soutien militant qui pourrait être utile dans cette bataille.

Fiscalité-La taxe numérique, un errement (Nicolas Marques)

Fiscalité-La taxe numérique, un errement  (Nicolas Marques)

Nicolas Marques, directeur général de l’Institut économique Molinari considère dans la Tribune que cette fiscalité constitue un errement français .

 

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« Souvenons-nous du débat. Fin 2018, les GAFA sont pointés du doigt en France. Le grand public avait en tête les mécanismes qu’ils avaient mis en place (Irlande, Pays-Bas…) pour optimiser leur fiscalité. Peu de monde avait compris qu’ils ne lésaient pas nos finances publiques. Ces dispositifs avaient été conçus pour limiter les effets de la fiscalité américaine sur les sociétés, à l’époque parmi les plus élevées au monde. Nos autorités s’appuyaient sur une étude censée attester que les GAFA américains payaient 14 points d’impôts de moins que nos entreprises européennes. Seuls les spécialistes savaient que cette étude, purement théorique, ne tenait pas compte des impôts réellement supportés par les entreprises et les auteurs de ce travail contestaient les conclusions qu’en tiraient les autorités. Peu de monde avait réalisé que les GAFA payaient autant d’impôt sur les sociétés que les grandes entreprises européennes. Les ordres de grandeurs véhiculés dans le débat public n’ayant aucun rapport avec la réalité, comme le montrera une étude de l’Institut économique Molinari.

Il fallait faire rentrer de l’argent pour financer les promesses faites aux gilets jaunes. Les GAFA semblaient la cible idéale et l’idée s’est transformée en projet de loi. Il s’agissait de prélever une taxe de 3% sur une partie du chiffre d’affaire des « géants du numérique ». Les promoteurs de cette taxe ont passé sous silence qu’il s’agissait d’une démarche déconseillée par les économistes. Les taxes sur les chiffres d’affaires sont les plus arbitraires qui soient. Elles pénalisent d’autant plus les activités dont les marges sont faibles. Pire, elles sont susceptibles de générer des effets « cascade », avec des empilements de taxes dans une même prestation encourageant à l’intégration verticale des producteurs, l’inverse de ce qui est souhaité dans le numérique.

Report immanquable de l’impôt

Les promoteurs de la taxe française ont surtout oublié de préciser que les GAFA reporteraient immanquablement cet impôt sur leurs partenaires et consommateurs hexagonaux. Dans l’étude d’impact transmise par le gouvernement au parlement en mars 2019, il n’y avait aucun chiffrage de cet effet d’incidence fiscale pourtant fondamental. Si, avec l’épisode des gilets jaunes, tout le monde avait compris que ce sont les consommateurs qui s’acquittent des taxes sur le pétrole, peu de monde réalisait qu’il en irait de même pour la taxe GAFA. Comme les distributeurs de carburants, les GAFA – maniant l’or noir du XXIe siècle – peuvent répercuter les taxes sur leurs clients finaux. Un chiffrage fait à la demande de l’industrie montrait qu’environ 55 % de l’impôt serait supportée par les consommateurs, 40 % par les partenaires commerciaux des entreprises ciblées et seulement 5 % par les géants du net. L’administration publique française a évité de faire ce chiffrage, ce qui a permis au défenseur de la taxe de passer sous silence cette réalité. D’un point de vue économique, la taxe GAFA conduisait à taxer des acteurs français et non des grandes entreprises numériques étrangères.

La taxe est votée en juillet 2019, dans une forme rétroactive. Elle génère depuis un maximum de complexités. Les entreprises ayant en charge sa collecte ont notamment l’obligation de traquer les transactions faites avec des utilisateurs français. Par ailleurs, cette date marque aussi le début de problèmes diplomatiques internationaux.

Discriminatoire selon les Etats-Unis

Les autorités américaines s’emparent du dossier, agacées par l’initiative française qu’elles jugent discriminatoire. Vu d’outre Atlantique, des entreprises américaines ont été pointées du doigt, avec une démarche visant à mettre la main sur une partie des impôts dus aux Etats-Unis. De crainte de représailles commerciales, la France s’engage dès juillet à rembourser la taxe collectée par les géants du numérique si une taxe internationale est mise en place au niveau de l’OCDE. A l’époque, la France pense que cette démarche, sans fondement économique puisque les entreprises américaines reportent cette taxe sur les consommateurs, suffira.

Cela n’a pas été le cas. Entre juillet et décembre 2019, les autorités américaines ont instruit leur dossier, avec une rigueur sans rapport avec la légèreté ayant prévalu chez nous. L’administration française tente de se défendre, tout en préservant le narratif qu’elle a déployé auprès de l’opinion publique. La loi ne serait pas discriminatoire, le texte de loi visant les « géants du numérique » et non les GAFA américains en tant que tel. D’ailleurs, il n’y a pas que des entreprises américaines concernées, ce qui est vrai à la marge. Mais elle évite soigneusement d’utiliser l’argument de l’incidence fiscale qui montrerait la réalité de cette taxe. Elle pèse sur les utilisateurs et non sur les GAFA. D’ailleurs, dès octobre Amazon avait commencé à répercuter la taxe sur les marges de ses partenaires français.

La menace s’estompe

En décembre, les autorités américaines concluent que la taxe française est discriminatoire et ne respecte pas les principes de fiscalité internationale. En janvier, elle identifie la liste des produits français pouvant faire l’objet de représailles, avec notamment des droits sur le vin et les fromages provenant de France. Une démarche qui, si elle était mise en œuvre, pèserait sur nos producteurs, nos vins et fromages étant exposés à la concurrence internationale.

Aujourd’hui, cette menace s’estompe. On devrait tirer les leçons de cette séquence. Trop de lois françaises sont votées sans qu’au préalable une véritable étude d’impact soit réalisée, avec des mesures produisant des effets sans rapport avec les intentions initiales et sans tenir compte des complexités qu’elles génèrent. Dans quelques jours s’ouvre le Printemps de l’évaluation, une opération destinée à expliquer l’importance de l’évaluation économique des lois. On aurait besoin que ce soit tous les jours le printemps et dans toute une série de domaines…

Limites de la tech vis-à-vis de l’environnement (Nicolas Hasard)

Limites de la tech vis-à-vis de l’environnement  (Nicolas Hasard)

 

Dans une interview de la Tribune, Nicolas Hazard, Fondateur du fonds INCO qui accompagne les projets green innovants souligne le rôle de la tech pour l’environnement mais aussi ses limites.

 

 

Le prochain Marseille City Life a pour thème général « Tech et zéro carbone ». Doit-on considérer que l’équation est utopique ou au contraire, tout à fait compatible ?

Nicolas Hasard – Je la pense compatible, mais je pense aussi que la notion du sauveur providentiel est celle qui aujourd’hui fait le plus de mal à l’humanité. Il flagrant de constater par exemple, particulièrement outre-Atlantique, à quel point sont nombreux ceux qui croient en un Christ Sauveur, qui viendra nous secourir de l’apocalypse annoncée. À notre époque, ce Christ, cette croyance, s’appelle la technologie. On se raccroche aujourd’hui à elle, à sa puissance créatrice, elle qui nous accompagne tous les jours et qui a profondément transformé nos vies. C’est objectivement un levier exceptionnel. Pourtant, il n’y a aucune certitude qu’il réussisse à nous sauver, mais l’on s’y complaît, en pensant que de toute façon le progrès technologique nous sauvera in fine de toutes nos turpitudes.

Les solutions innovantes – notamment celles qui utilisent l’hydrogène par exemple – sont mises au point par des startups, c’est-à-dire par de petites structures, certes agiles mais qui n’ont pas autant les moyens de diffusion que les grands groupes. Comment faire pour que les initiatives isolées mais vertueuses soient reprises à grande échelle ?

Dans notre incubateur INCOPLEX Green Sud à Marseille, nous accompagnons une start-up bien connue ici, Hysilabs, qui a le potentiel pour révolutionner cette source d’énergie exceptionnelle qu’est l’hydrogène, notamment en facilitant son transport. Pour que ce type d’initiative change d’échelle, il faut la connecter à un écosystème d’investisseurs et surtout de grands groupes industriels qui seront en mesure de lui permettre d’expérimenter ses solutions et de les mettre sur le marché. L’open innovation, c’est-à-dire l’innovation ouverte qui mets en relation start-ups et grandes entreprises, c’est le modèle que nous prônons au sein nos incubateurs, car il permet aux start-up de frotter leurs innovations aux réalités des attentes des grands acteurs économiques. Nous appliquons les mêmes principes dans notre incubateur dédié à la prévention santé, le Prevent2Care Lab, basé ici à Marseille chez Kedge BS.

Dans votre dernier ouvrage « Appel à la guerilla mondiale » vous incitez chaque citoyen à devenir un guerillero et à « hacker » le système. Pourquoi si le zéro carbone semble être la préoccupation de tous, n’arrive-t-on pas à véritablement modifier les habitudes ?

Il existe sans doute mille raisons qui peuvent expliquer pourquoi nous sommes si inconscients et inconsistants face à l’énorme défi environnemental et à quel point nous avons la capacité à répéter les mêmes erreurs que les civilisations qui nous ont précédées, dont certaines ont dilapidé leur capital naturel, et ont été balayées. Il faut changer de modèle de façon radicale et l’une des solutions c’est aller vers la smart city, certes, mais plus encore, vers le « smart country ». C’est-à-dire vers une déconcentration, une relocalisation, une restitution du « pouvoir vivre » à tous les territoires urbain et ruraux. Il faudrait à nouveau que chaque territoire se considère davantage comme un archipel indépendant. En matière d’énergie, de mobilité, d’urbanisme, d’agriculture : c’est à l’échelle locale que les alternatives s’élaborent, que les acteurs publics et privés transforment en profondeur le développement économique et la façon dont nous consommons.

 

Sarkozy attaque Greta Thunberg et Nicolas Hulot

Sarkozy attaque Greta Thunberg et  Nicolas Hulot

 

 Toujours aussi démagogue, devant le Medef Sarkozy ne s’est pas privé d’entonner le chant des climatosceptiques  et de critiquer en particulier Nicolas Hulot et même la jeune Greta de Bergues « Cette jeune Suédoise si sympathique, et si souriante … », lance-t-il face à son auditoire hilare.  »Et tellement originale dans sa pensée… », conclut-il, avant de se racler la gorge et de lever les yeux au ciel. Sur le fond un discours pour relativiser les préoccupations environnementales qui n’ont jamais été la tasse de thé de Sarkozy. Sur la forme, une sorte de one-man-show mode stand-up comme on peut en voir après un bon repas familial. Bref, pas vraiment quoi rehausser politique le contenu du discours politique. Sarkozy ne peut s’empêcher de revenir à ses vieux démons de marchands de tapis et d’habitué du café du commerce. Une vulgarité qui serait justifiée par une recherche d’humour très contestable.

Avec le même humour douteux,  Sarkozy critique celle qui fût son adversaire au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2007, prétendant avoir omis son nom.  »Et ça me permet de préciser les choses sur l’aimable … comment s’appelle-t-elle? », feinte-t-il, avant de lancer: « Ségolène Royal ».

Nicolas Sarkozy s’en prend ensuite à l’ancien ministre de la Transition Écologique, Nicolas Hulot, dont il raille les ambitions écologiques, sans pour autant le citer directement.

« Il y a un ministre qui dans la même journée a dit, avec autorité ….: ’dans 10 ans, il n’y aura que des voitures électriques’. Très bien…. Et tout le monde d’applaudir… Dans 10 ans, on aura fermé la moitié des centrales nucléaires… Les voitures électriques n’ont pas besoin d’électricité, c’est bien connu », poursuit-il face aux patrons du Medef.

 

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