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Le pétrole en nette baisse à New York

 Le pétrole en nette baisse à New York

 

 

Le pétrole sous le seuil des 50 dollars à New York, les investisseurs se plaçant en retrait alors qu’une nouvelle tempête, baptisée Nate, s’approchait des côtes américaines du Golfe du Mexique. Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, a reculé de 1,50 dollar, soit 2,95%, pour clôturer à 49,29 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Les cours avaient été soutenus au cours des dernières séances par les signes de rapprochement entre la Russie et l’Arabie saoudite, les deux figures de proue d’un accord engageant l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et d’autres gros pourvoyeurs d’hydrocarbures à limiter leur production. Le but est de restreindre l’offre d’or noir sur le marché mondial et ainsi tenter de redresser les prix. Les dirigeants russes et saoudiens ont suggéré qu’ils étaient prêts à étendre cet accord. Mais pour Bart Melek de TD Securities, « le marché s’est peut-être un peu trop emballé, rien n’est encore signé et beaucoup de choses peuvent encore changer » avant la prochaine réunion officielle de l’Opep qui aura lieu fin novembre à Vienne. Les investisseurs penchent par ailleurs selon lui pour la prudence à l’approche de Nate. Cette tempête tropicale devrait se renforcer et se transformer en ouragan au cours du week-end lorsqu’elle traversera le Golfe du Mexique, où des plates-formes pétrolières et gazières ont été évacuées, avant d’atteindre le sud des Etats-Unis et de frapper les Etats de Louisiane et de Floride, a indiqué le centre américain des ouragans (NHC). Les tempêtes qui s’abattent sur les Etats-Unis perturbent la production de brut, mais entament également l’activité des raffineries, et donc la demande locale de pétrole non raffiné. Il est aussi possible « que le marché soit tout simplement à court d’investisseurs souhaitant parier à la hausse », a avancé Kyle Cooper d’IAF Advisors. « Je n’aime pas habituellement utiliser cet argument, mais les informations récentes sur le marché du pétrole penchent plutôt en faveur d’une augmentation des prix », a-t-il souligné en mentionnant la forte baisse des stocks de brut aux Etats-Unis ou le rapprochement entre la Russie et l’Arabie saoudite. « Il semble que le marché est dominé par l’idée que la production de brut aux Etats-Unis va continuer à augmenter via l’exploitation du pétrole de schiste », a avancé le spécialiste.

Moral des Français : nette hausse

Moral des Français : nette hausse

 

Effet Macron, , meilleure conjoncture, banalisation du fait terroriste, en tout cas le moral des Français est en assez nette progression par rapport au début de l’année. Pour le long terme les Français demeurent cependant dubitatifs sur les capacités de Macron à moderniser  le pays. Au mois d’août, 45% des Français se déclarent optimistes pour leur avenir. C’est nettement plus que les 28% d’optimistes de janvier, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France. 45% des Français se déclarent optimistes pour leur avenir en août, nettement plus que les 28% d’optimistes de janvier, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France qui y voit un « effet Macron ». Parmi les causes de ce regain de confiance, l’Ifop cite la reprise économique, la pause estivale, la « probable accoutumance au fait terroriste », mais aussi un climat plus porteur que sous François Hollande. Au début du quinquennat Hollande, en août 2012, seuls 32% des Français se disaient optimistes, 13 points de moins qu’aujourd’hui. Ces résultats reflètent « les grands clivages qui structurent la société française » entre « gagnants et perdants de la mondialisation »« Ces fractures n’ont pas disparu et le gouvernement devra en tenir compte », commente l’Ifop. Par rapport à janvier 2017, davantage de Français – mais loin de la majorité -accordent leur confiance au gouvernement pour réussir, surtout en matière économique. Ainsi, 35% espèrent une réussite de la lutte contre le chômage (contre 22% en janvier), 25% une augmentation du pouvoir d’achat (15% en janvier) et 23% une baisse des impôts (contre 17%). Seuls 10% croient qu’Emmanuel Macron « aura transformé le pays en profondeur dans de très nombreux domaines », 38% s’attendent à « quelques réformes importantes », 32% à des changements « à la marge » et 20% à aucune transformation

Pétrole : nette baisse

Pétrole : nette baisse

 

Nouveau recul des cours du pétrole. En cause les capacités des producteurs notamment de l’OPEP à réguler réellement l’offre par rapport à la demande. Certes les objectifs de réduction de cette offre sont décidés par les producteurs mais sont mal respectée et souvent compensés par la production de pays non concernés par ces deux objectifs de régulation du volume de production. Par ailleurs certains pays en difficulté économiques graves tentent de compenser la baisse des cours par une augmentation de leur production. C’est aussi le signe d’une économie encore faiblarde au plan international Le prix du baril de « light sweet crude » (WTI), référence américaine du brut, a reculé de 1,15 dollar à 45,77 dollars sur l’échéance de septembre, dont c’était le premier jour comme contrat de référence. Le cours de « l’essence, qui avait été le chef de file du marché, est retombé brusquement », a mis en avant Andrew Lebow de Commodity Research Group, expliquant ce mouvement par une diminution des craintes sur l’approvisionnement à court terme. « Le marché est aussi concentré sur les réunions à venir », a-t-il ajouté. Des représentants de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres producteurs doivent tenir deux réunions successives à Saint-Pétersbourg, l’une plus technique samedi, l’autre au niveau ministériel lundi. L’OPEP et dix autres pays, dont la Russie, sont engagés depuis le début de l’année dans une réduction de leur production devant durer jusqu’en mars 2018 afin de réduire l’excès d’offre qui pèse sur les cours. Objectif initial de ces deux rendez-vous: « analyser l’offre et la demande et faire des recommandations pour le prochain sommet de l’Opep plus tard dans l’année », a rappelé Andy Lipow de Lipow Oil Associates. « Des spéculations ont émergé selon lesquelles l’Arabie saoudite pourrait vouloir réduire davantage sa production de façon unilatérale mais nous considérons cela très peu probable. Un autre sujet qui sera abordé sera celui de la Libye et du Nigeria, maintenant que ces pays – exemptés des limitations jusqu’à présent – ont augmenté leur production de façon importante, au point de contrecarrer en partie les limitations des autres pays », ont estimé les experts de Commerzbank dans une note.

Moral des patrons : nette baisse en octobre dirigeants de PME-ETI en net recul

Moral des patrons : nette baisse en octobre dirigeants de PME-ETI en net recul

 

Seuls 34% des dirigeants de PME et ETI  se montrent confiants sur les perspectives de l’économie française, soit six points de moins qu’en septembre selon l’Observatoire OpinionWay pour la Banque Palatine et Challenges. L’évolution en dents de scie observée depuis le début de l’année se poursuit, avec un niveau qui reste relativement bas, « preuve que les dirigeants restent encore prudents et réactifs face à un climat social tendu », précisent les auteurs de l’enquête. La confiance à l’égard de l’économie internationale atteint quant à elle son plus bas niveau historique, à 40%, avec une chute d’une ampleur inédite (-14 points), qui reflète le climat d’inquiétude à l’approche de l’élection présidentielle américaine, auquel s’ajoutent les incertitudes liées au Brexit et la révision à la baisse des prévisions de croissance mondiale par l’OCDE en septembre. A l’inverse des indicateurs de confiance, l’indice qui synthétise les perspectives d’investissement se redresse de deux points après sa lourde chute de septembre, pour s’établir à 110. Il reste cependant plus bas que les niveaux observés au premier semestre, notent les auteurs. Les perspectives à six mois en termes d’emploi reflètent elle aussi une nette dégradation. Les PME-ETI envisageant de maintenir leur nombre de salariés restent majoritaires (75%, comme en septembre) mais l’écart entre celles qui prévoient d’augmenter leurs effectifs salariés (14%) et celles qui prévoient de les réduire (11%) se réduit. Le solde d’embauches reste positif mais diminue de moitié, à trois points contre sept points le mois dernier. « Les dirigeants sont relativement maussades en cet automne 2016″, résume Pierre-Yves Dréan, directeur général de la Banque Palatine. Selon lui, cette rechute est imputable aux mauvais chiffres du chômage du mois d’août et à la révision à la baisse de la croissance du deuxième trimestre annoncés fin septembre, ainsi qu’aux inquiétudes sur la situation internationale.

(Avec Reuters)

Moral des entreprises : en nette baisse

Moral des  entreprises : en nette baisse

Conséquence du climat délétère qui règne en France en particulier suite aux manifestations et blocages de tous ordres le moral des entreprises s’écroule en juin selon un sondage OpinionWay pour CCI France, La Tribune et Europe 1. L’indicateur de l’optimisme des entrepreneurs a plongé de 11 points pour s’établir à 98 en juin, alors que cette enquête ne prend pas en compte les répercussions de la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne puisqu’elle s’est terminée le lendemain du scrutin, le 24 juin. Il s’agit d’un plus bas pour cet indice depuis le début de ce baromètre, en février 2015. La proportion de chefs d’entreprise se déclarant confiants concernant les perspectives de l’économie mondiale reste relativement stable en juin (27%, en recul d’un point par rapport à mai), tout comme le niveau de confiance pour l’économie française, en hausse d’un point à 18%. En revanche, la confiance des dirigeants pour leur propre entreprise a plongé de sept points pour s’établir à 57%. « Nos entrepreneurs semblent souffrir particulièrement de ce printemps social sur lequel se sont greffé les inondations de fin mai début juin et avant de mesurer dans les prochains mois l’impact du récent Brexit », relève l’institut de sondage. Interrogés sur les conséquences des grèves et blocages du moi de mai, ils s’attendent à ce que ce mouvement social exerce un impact important sur l’économie française (78%), sur la qualité du dialogue social (69%) et l’emploi (69% également). Près d’un tiers d’entre eux (30%) prévoient que leur propre entreprise sera concernée. Cette enquête a été effectuée auprès d’un échantillon représentatif de 601 dirigeants d’entreprise interrogés par téléphone du 7 au 24 juin dernier.

(Reuters)

Brexit : moral des ménages britanniques en nette baisse

Brexit : moral des ménages britanniques en nette baisse

 

Après le brexit,  le moral des ménages britanniques s’écroule. En cause évidemment les incertitudes après un référendum qui a surpris tout le monde y compris les partisans de la rupture avec l’union économique. Le choc psychologique est d’autant plus rude que les élites britanniques n’avaient prévu aucun plan B mais en cas de brexit. Leur stratégie consiste donc à gagner du temps et le divorce ne sera sans doute pas demandé avant la fin de l’année. Aux incertitudes structurelles s’ajoutent aussi les interrogations conjoncturelles concernant l’économie britannique. En effet déjà sur le premier trimestre la croissance avait notoirement faibli. Alors que le Royaume-Uni précédait  l’union européenne en termes de croissance jusque-là, lors du premier trimestre 2016 le Royaume uni n’a   enregistré qu’une progression de 0,4 % soit moins que la moyenne européenne. Du coup l’indice de confiance des consommateurs YouGov/CEBR, qui mesure le sentiment économique sur une base quotidienne, a atteint entre le 23 et le 27 juin son niveau le plus bas depuis mai 2013, date à laquelle la Grande-Bretagne émergeait tout juste du ralentissement économique lié au choc financier de 2008. A un niveau de 111,9 dans les trois premières semaines de juin, l’indice est tombé à 104,3 entre le 23 et le 27 juin. Pour Scott Corfe, directeur au Centre for Economics and Business Research (CEBR), les ménages sont «hautement effrayés» par l’issue du référendum, ce qui va affecter les ventes au détail et les dépenses des ménages, particulièrement sur les gros achats. «Une récession ne peut en aucun cas être exclue en ce moment», a-t-il estimé. La consommation intérieure représente le principal moteur de l’économie britannique, qui, ces trois dernières années, a progressé plus vite que la plupart des autres pays les plus riches tout en montrant cependant des signes de ralentissement à l’approche du scrutin du 23 juin.

Climat des affaires : en nette baisse

Climat des affaires : en nette baisse

 

Conséquences possibles du climat délétère qui règne en France notamment du fait des manifestations contre la loi travail, le climat des affaires est en nette baisse en juin. Du coup la croissance du second trimestre sera  assez nettement plus faible que celle du premier (plus 0,6 % au premier). Finalement les manifestations et autres blocages auront certainement entraîné des conséquences plus importantes que prévu notamment dans l’activité touristique et dans les services. Il est clair par ailleurs que les résultats du Brexit n’ont pas été intégrés dans cette enquête réalisée avant les résultats du référendum britannique. Un Résultat qui est susceptibles d’affecter négativement le moral des entreprises. Du coup pour l’ensemble de l’année 2016 il se pourrait que la France ait  du mal à atteindre les 1,5 % prévus pour la croissance du PIB Le climat des affaires s’est sensiblement détérioré ce mois-ci en France, les économistes y voyant notamment l’impact de l’environnement social tendu, sans que cela remette en cause, selon eux, le scénario d’une reprise modérée de l’économie. L’Insee, qui prend la température de l’économie en interrogeant chaque mois les chefs d’entreprise, a publié pour juin un indicateur global en baisse de deux points par rapport à mai, où il était à des plus hauts depuis l’été 2011. Il est revenu ainsi à 100, soit le niveau de sa moyenne à long terme, la dégradation étant particulièrement sensible dans l’industrie manufacturière et dans les services. L’institut Markit a diffusé aussi des indicateurs d’activité qui corroborent la tendance donnée par l’Insee même si leur niveau, qui traduit une légère contraction de l’activité en France ce mois-ci, est jugé trop négatif par les économistes. Pour Hélène Baudchon, économiste à BNP Paribas, ces chiffres traduisent le contrecoup attendu après le début d’année très fort de l’économie française, marqué par la hausse de 0,6% du PIB au premier trimestre. « On s’attendait aussi à une baisse du climat dans l’industrie, car l’enquête de mai n’a sans doute pas pris en compte l’effet du blocage des raffineries » par les opposants au projet de loi Travail, dit-elle. Mais le secteur des services est aussi à la peine et ce, dans la quasi-totalité des branches d’activité, plus particulièrement l’hébergement-restauration et l’immobilier. Michel Martinez, économiste à SG CIB, estime avec le recul que les chiffres de l’enquête de l’Insee de mai étaient peut-être aberrants. « Si on n’en tient pas compte, on reste fondamentalement sur un indicateur général de climat des affaires autour de 100/101 depuis le début de l’année », dit-il. Et pour l’Insee, un niveau de 100 pour cet indicateur est cohérent avec un taux de croissance trimestriel de 0,3% à 0,4%, ce que l’institut anticipe d’ailleurs pour l’économie française jusqu’à la fin de l’année dans sa dernière note de conjoncture. Dans le détail, la baisse du climat des affaires dans l’industrie manufacturière est largement due à une détérioration de l’opinion des industriels sur leur activité passée. C’est notamment le cas dans l’industrie chimique, un secteur perturbé par les blocages des raffineries le mois dernier. Mais le niveau des perspectives personnelles de production des chefs d’entreprise interrogés, un solde très suivi par les économistes, est en hausse sur le mois et le niveau des carnets de commandes est peu changé, même si celles en provenance de l’étranger sont en léger recul. Bien qu’en baisse, l’indicateur du secteur reste au-dessus de sa moyenne de long terme, de même que ceux de branches comme l’agroalimentaire et les matériels de transport, y compris l’automobile. Le décrochage (-3 points) de l’indicateur des services était moins attendu, alors que le rebond du secteur explique une bonne part la vigueur de l’économie française en début d’année. Là aussi, les chefs d’entreprise ont été plus négatifs sur leur activité passée, tout comme dans le secteur du commerce de détail. Et s’ils sont aussi un peu moins positifs sur l’activité prévue, les patrons du secteur des services sont toujours plus nombreux à anticiper une hausse de leurs investissements et de leurs effectifs que le contraire.

( avec Reuters)

Travail au noir : en nette hausse

Echec Bouygues-Orange : » c’est Bouygues qui a la plus à perdre » (PDG orange)

 

 

(NTERVIEW Stéphane Richard dans Challenges) 

Comment expliquez-vous l’échec des négociations en vue du rachat de Bouygues Telecom par Orange?

C’est un rendez-vous manqué pour le pays, c’était une véritable opportunité pour les entreprises concernées, l’investissement et l’emploi du secteur. Nous étions très près de réussir, même si nous savions que c’était une opération compliquée, faisant intervenir quatre acteurs plus l’Etat, avec un risque d’exécution élevé. De plus, la longueur des procédures d’instruction ouvrait une période d’incertitudes et faisait peser des contraintes et des risques complexes à gérer : nous avons passé autant de temps à essayer d’anticiper les réactions de l’Autorité de la concurrence qu’à nous mettre d’accord entre nous.

Quel en est le premier responsable?

Il y a sans doute plutôt une pluralité de causes. Certains ont sous-estimé leurs difficultés de transformation, chacun a tiré un peu trop la corde. L’Etat a peut-être pensé que Bouygues négociait dos au mur. Chacun a sa part de responsabilité. Pour notre part nous avons mené ces négociations avec professionnalisme, engagement et éthique, je crois que tout le monde le reconnaît aujourd’hui.

Vous préparez vous à une nouvelle guerre des prix dans le secteur?

Je vous fais le pari, au contraire, que les prix vont remonter. Il y aura de l’agitation, mais pas de guerre des prix. Les promotions vont s’arrêter, c’est beaucoup d’argent gaspillé pour quelque millions de consommateurs sur un total de 60 millions. Les clients que vous gagnez en mars sont perdus en avril.  Les différents acteurs n’auront simplement plus les moyens de bruler du fuel dans l’incinérateur de la guerre des prix. Regardez au Danemark, où le projet de passer de quatre à trois opérateurs a été rendu impossible par Bruxelles: les prix ont remonté.

La consolidation en France aurait-elle été une bonne nouvelle pour le consommateur?

Je le crois sincèrement. Certains commentateurs passent leur temps à expliquer que la seule chose importante est que les prix dans les télécoms restent le plus bas possible. Je leur demande de s’interroger. Le consumérisme qui constitue le socle idéologique des sociétés européennes fait des ravages. Regardez ce qui s’est passé dans l’agriculture et ce qui se passe aujourd’hui dans les télécoms. Je suis frappé de voir qu’aux Etats-Unis, au Japon, en Corée du Sud, on a su faire un meilleur compromis entre consommateur et producteur.

Votre discours est-il entendu dans les sphères politiques?

C’est un sujet éminemment politique. Ces dernières années, il faut reconnaître que seul Arnaud Montebourg a eu le courage d’affronter l’idéologie dévastatrice du consumérisme et il l’avait dit lorsqu’il était ministre, en 2013, devant la Fédération française des télécoms. Et en 2014, il avait soutenu la première tentative de rapprochement entre Orange et Bouygues Telecom.

Les représentants de l’Etat étaient-ils favorables à cette fusion?

Du côté de l’Etat, tout le monde a exprimé son soutien à la vision industrielle de l’opération, que ce soit à l’Elysée, à Matignon, à Bercy ou à l’Agence des participations de l’Etat. La discussion s’est plutôt focalisée sur les conditions de l’opération, car la principale difficulté tenait au prérequis posé par Martin Bouygues de devenir actionnaire d’Orange. L’Etat estime avoir défendu son intérêt patrimonial. Je n’ai pas à en juger.

N’est-ce pas son rôle en tant qu’actionnaire?

Chez Orange, nous sommes parfaitement alignés avec l’Etat sur le fait que nous devons défendre nos actionnaires existants: l’opération devait être créatrice de valeur pour eux. Je n’ai jamais voulu brader l’accès d’Orange à Bouygues. Je ne me lève pas tous les matins en me demandant comment je pourrais enrichir messieurs Bouygues, Drahi et Niel.

L’Etat est-il un bon actionnaire?

La seule question à se poser est pourquoi l’Etat veut-il rester actionnaire d’Orange? Est-ce pour toucher un dividende, pour l’accompagner dans son développement en Afrique, pour maintenir les prix les plus bas possibles? On a parfois l’impression d’être au coeur  d’injonctions contradictoires: il faut créer de la valeur, protéger le consommateur, l’emploi, tout en accélérant les investissements, sans toujours chercher leur rentabilité! Plus que tout, je veux croire que ce qui s’est passé  ne sonne pas le retour du ni-ni de l’époque Jospin, qui me paraît inadapté au monde d’aujourd’hui qui change si vite.

Que va-t-il se passer pour Orange à présent?

Orange est en forme et nous sommes un groupe mondial. Ce ne sont pas les projets qui manquent, en Afrique comme en Europe. Nous investissons 75 millions d’euros dans AIG, la plateforme africaine de e-commerce, dans laquelle sont notamment présents l’Allemand Rocket Internet et l’opérateur sud-africain MTN. Nous sommes très présents dans le paiement mobile en Afrique avec quelque 15 millions de clients que nous voulons progressivement faire basculer vers le mobile banking. En Europe nous déployons la fibre optique en Espagne, en Pologne, en Roumanie et nous nous lançons sur le fixe en Belgique.

Quelles sont vos ambitions dans le secteur de la banque?

Nous voulons frapper fort et ce sera massif, ce n’est pas juste pour amuser la galerie. Nous allons faire le pré-closing du rachat de Groupama Banque dans les prochains jours et nous recruterons le patron de l’activité dans le mois qui vient de façon à disposer d’une équipe parfaitement constituée à la mi-mai. Notre objectif est de recruter rapidement 2 millions de clients en France, le double de Boursorama.

Que va devenir Bouygues Telecom?

Bouygues Telecom est une entreprise solide avec des gens compétents et de beaux actifs. Ils n’en sont pas à se demander où ils seront dans six mois. Ils ont 500 boutiques, leur offre sur le fixe est compétitive. Et ils feront certainement de bons résultats en 2016. Bien-sûr, ils n’ont pas de marge financière et ils ne vont pas doubler leurs bénéfices, mais leur situation n’est pas du tout  désespérée.

Comment comptez-vous participer à la consolidation du secteur en Europe?

Nous étudierons d’abord la possibilité de nous renforcer dans les pays où nous sommes présents, comme la Roumanie, la Pologne ou la Belgique. Concernant une possible expansion géographique, certains opérateurs peuvent être potentiellement sur le marché, en Europe du Nord ou au Benelux.

Et en Italie?

Sur le sujet Telecom Italia, il n’y a pour nous aucune actualité. Il faut être extrêmement prudent. J’observe que c’est un sujet épidermique en Italie. De l’autre côté des Alpes, les ambitions françaises agacent.

Comment envisagez-vous de financer cette expansion?

Nous allons tirer les leçons de l’épisode Bouygues. Toutes les opérations ne passent pas forcément par une émission d’actions. De tous les opérateurs en Europe, Orange est celui qui affiche le bilan le plus solide: nous avons la dette la moins élevée et la plus forte capacité à dégager de l’ebitda. Nous avons les moyens de certaines ambitions européennes, sans solliciter nos actionnaires pour peu qu’il y ait un beau projet stratégique et créateur de valeur.

Envisagez-vous l’arrivée de Vincent Bolloré au capital à la faveur d’un tel rapprochement?

Il y a une grande différence entre les deux hommes: Martin Bouygues affirme qu’il veut rester un acteur majeur des télécoms tandis que Vincent Bolloré positionne Vivendi comme un grand groupe de contenus sans ambition dans les télécoms.

Comment ressortez-vous personnellement de ces trois mois de tractation?

Je ne regrette pas de l’avoir fait. Orange aura démontré qu’elle est plus agile que d’autres, qu’elle est une entreprise en mouvement, capable de prendre des risques.

Votre regard sur les autres patrons des télécoms a-t-il changé?

Je les connaissais tous avant, mais c’est une intéressante galerie de portraits. On discute d’abord avec des hommes. Certains traits de caractère se sont révélés, d’autres se sont confirmés. Patrick Drahi est un vrai entrepreneur, c’est incontestable. Il n’a pas froid aux yeux. Il est plus concentré sur les paramètres économiques que sur les risques. C’est plutôt l’inverse chez Xavier Niel: il a une certaine aversion au  risque. Mais je tiens à dire qu’il a été un partenaire loyal dans cette négociation.

Et Martin Bouygues?

C’est un homme éminemment respectable. Il est toujours très clair dans ce qu’il dit, il n’est pas tordu. Il est constant et fidèle et ce n’est pas négligeable de la part de quelqu’un qui pourrait devenir votre actionnaire. Mais il a peut-être sous-estimé la complexité du sujet. Il est sans doute celui qui avait le plus à perdre si le risque n’était pas maîtrisé.

Comment voyez-vous votre avenir personnel?

J’ai 54 ans et je suis à la tête d’Orange depuis six ans. Pour répondre à cette question, il faut se demander deux choses: Suis-je utile?  En ai-je envie?

Suis-je utile? C’est à mes actionnaires, mes administrateurs et aux salariés d’Orange d’en juger. Je m’en remets tous les jours à eux et je n’ai pas de raison d’en douter pour l’instant.

En ai-je envie? Sans aucun doute oui. J’ai la chance de diriger une entreprise incroyablement attachante, plongée dans l’aventure humaine la plus passionnante de ce siècle, la révolution digitale. Je suis entouré d’une équipe exceptionnelle. Que demander de plus?

Travail au noir : en nette hausse

 

Le travail a u noir se développe. La preuve avec ce redressement de près de 500 millions de la part de la sécu mais sur une insuffisance de recettes qui se situent dans une très large fourchette de 6 à 25 milliards ! Autant dire qu’il n’y a pas lieu de se réjouir de l’augmentation des redressements de la sécu en bourse de 13 % en 2015 ;  mais qu’il faudrait comparer avec la hausse du travail au noir qui se développe notamment dans le BTP, dans l’agriculture et aussi dans les services. Une manière aussi de contrebalancer une fiscalité qui plombe la compétitivité. Pas forcément une méthode honnête mais le moyen de rester présent dans le marché en s’affranchissant des règles de concurrence. Bref toute la contradiction de la politique économique française et son cercle vicieux. Les redressements opérés pour « travail dissimulé » ont augmenté de 13% en 2015 pour atteindre le chiffre record de 460 millions d’euros, selon le quotidien les Echos.  »Le taux de redressement pour une action de contrôle pour travail dissimulé a atteint 87%. Ceci représente cinq points de plus que l’année précédente quand le taux avait augmenté de trois points », précise sur son site internet, le quotidien économique qui se réfère à une étude de l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss). Avec un montant de 460 millions d’euros en 2015, les redressements pour travail dissimulé ont ainsi battu un nouveau record, dépassant nettement les 401 millions enregistrés en 2014, précise le quotidien. Des nouvelles méthodes de travail et notamment le « croisement de plus en plus systématique des données grâce à la déclaration sociale nominative » et la « coordination avec l’Inspection du travail, le fisc, l’office de lutte contre le travail illégal », ont permis d’obtenir ce résultat, estime le journal. D’autres part, selon Les Echos, « les montants de prélèvements sociaux qui auraient dû être payés mais ne l’ont pas été s’élèvent entre 6,1 et 7,4 milliards d’euros par an ». Une évaluation, souligne le journal, « trois à quatre fois inférieure à la fourchette de 20,1 à 24,9 milliards d’euros calculée par la Cour des comptes en octobre 2014 pour l’année 2012″.

(Avec AFP)

Production industrielle en nette baisse

Production industrielle en nette baisse

Une mauvaise nouvelle pour la croissance même si cette dernière est largement dépendante de la consommation puisque malheureusement les exportations sosnt toujours aussi largement dans le rouge. La production industrielle française s’est nettement repliée en juillet par rapport au mois précédent (-0,8%), une nouvelle fois plombée par la baisse de l’industrie manufacturière (-1%), a annoncé l’Insee ce matin. La production dans la construction a elle progressé de 1% en juillet, a ajouté l’Institut national de la statistique et des études économiques dans un communiqué. Ces chiffres sont nettement inférieurs aux prévisions, puisque le consensus des analystes tablait sur une progression de 0,2% de la production industrielle, souligne BNP Paribas dans une note. « C’est une surprise car la plupart des enquêtes, hormis le PMI indiquaient une résistance de la production », souligne la banque. Les implications pour la croissance du PIB français sont toutefois « limitées, car l’activité dans les services devrait s’être beaucoup mieux comportée », ajoute-t-elle. La production industrielle dans son ensemble était restée stable en juin, rappelle l’organisme public. Ce chiffre est corrigé par rapport à la baisse de 0,1% annoncée dans un premier temps. La production du secteur manufacturier avait elle reculé de 0,6% en volume en juin (chiffre également révisé à la hausse). Sur un an (production de mai à juillet rapportée à la même période de l’année précédente), la production industrielle reste en progression de 0,7%, et celle du seul secteur manufacturier de 0,6%. Dans le détail, en juillet, la production a rebondi de 4,6% par rapport au mois précédent dans la cokéfaction et le raffinage, « en raison de la remise en production d’une raffinerie », mais elle a reculé de 1,1% dans les industries agricoles et alimentaires, de 1,6% dans les matériels de transport et de 2% dans les équipements électriques, électroniques et informatiques. Elle est par ailleurs restée stable dans les industries extractives (énergies, eau).

 

Croissance Chine : nette baisse des prix à la production

Croissance Chine : nette  baisse des prix à la production

 

 

Conséquence du tassement industriel et notamment dans le secteur manufacturier, Les prix à la production en Chine sont tombés à leur plus bas niveau depuis près de six ans en juillet la hausse des prix à la consommation, elle, est restée modérée, signalant la persistance de pressions déflationnistes dans le pays.  Les prix à la production (PPI) ont baissé de 5,4% en juillet par rapport à juillet 2014, a déclaré dimanche le Bureau national des statistiques, contre -5,0% attendu. C’est la plus forte baisse des prix à la production depuis octobre 2009. Il s’agit également de leur 40e mois consécutif de baisse.  Malgré une envolée des prix du porc, les prix à la consommation ont enregistré une hausse modérée de 1,6% en juillet, contre une moyenne des estimations à 1,5% et une hausse de 1,4% en juin. En fait des tendances déflationnistes s’installent en Chine du faite de la faiblesse de la demande notamment des commandes extérieures. De toute évidence la baisse constatée des exportations en Chine constitue une très mauvaise nouvelle pour l’économie mondiale. C’est le signe que la demande internationale se tasse sérieusement. Du coup la demande extérieure de la Chine enregistre aussi une baisse significative en juillet,  ce qui devrait avoir un impact sur l’économie des pays exportateurs concernés. Une nouvelle fois l’activité du secteur manufacturier est en  recul, un recul plus important que prévu et qui n’a pas été enregistré depuis deux ans. Les exportations chinoises ont donc  baissé de 8,3% en juillet, beaucoup plus que ne le prévoyaient les économistes, tandis que les importations ont diminué de 8,1%. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à une baisse de 1,0% des exportations libellées en dollars, après une hausse de 2,8% en juin, et à une baisse de 8,0% des importations, après une diminution de 6,1% en juin. La Chine a dégagé en juillet un excédent commercial de 43,03 milliards de dollars, a déclaré samedi l’administration générale des douanes, alors que les économistes tablaient en moyenne sur un surplus de 53,25 milliards de dollars. Ces chiffres confortent l’opinion de nombre d’économistes selon lesquels la banque centrale va prendre de nouvelles mesures pour stimuler la croissance, alors que Pékin peine à tenir son objectif de hausse de 7% du produit intérieur brut pour 2015. La Banque de Chine a déjà baissé ses taux à quatre reprises depuis novembre dernier.

Etats-Unis : confiance en nette baisse du consommateur

Etats-Unis : confiance en nette baisse du consommateur

 

 

L’économie américaine joue toujours au yo-yo avec des indicateurs contradictoires d’un mois sur l’autre. La confiance du consommateur américain s’est, contre toute attente, sensiblement dégradée en avril, révèle la statistique de l’organisation patronale Conference Board publiée mardi. L’indice la mesurant est ressorti à 95,2 en avril contre 101,4 en mars. Le consensus donnait un indice de 102,5. L’indice de mars avait à l’origine été annoncé à 101,3. Le sous-indice des anticipations du consommateur ressort à 87,5 en avril contre 96,0 en mars, au plus bas depuis septembre 2014. Sans doute faut-il voit là les réactions face au tassement de la création d’emplois. .En effet  le marché du travail américain a marqué le pas en mars. Les États-Unis ont créé 126 000 emplois, a annoncé, vendredi 3 avril, le département du travail. Pour retrouver un chiffre aussi bas, il faut remonter à décembre 2013. Même si le taux de chômage est resté inchangé à 5,5 %, il s’agit d’un réel décrochage, qui a pris de court les économistes, qui tablaient sur la création de 265 000 emplois.  Sur l’ensemble du premier trimestre, la moyenne mensuelle des créations d’emplois est ainsi tombée à 197 000 contre 324 000 au cours du quatrième trimestre 2014. Le mois de mars met donc fin à une série de douze mois consécutifs au cours desquels l’économie américaine créait plus de 200 000 emplois mensuels. Ce ralentissement s’explique par le fait que l’industrie, la construction et le secteur pétrolier ont réduit les embauches. Dans l’industrie, il s’agit du premier recul depuis juillet 2013, tandis que le secteur de l’énergie a perdu 11 000 emplois en mars et près de 30 000 depuis le début de l’année. Le secteur des loisirs et de l’hôtellerie-restauration, gros pourvoyeur d’emplois aux États-Unis, n’a pas réussi à compenser ces pertes. Lui-même a connu son plus mauvais mois en termes d’embauche depuis septembre 2014.  Malgré tout, le chômage pris au sens large, c’est-à-dire en incluant les temps partiels subis, a reculé de 0,1 point à 10,9 %. « Certains peuvent crier au loup sur la faiblesse des chiffres de l’emploi [en mars], mais il s’agit d’un simple réalignement avec le véritable rythme sous-jacent de la croissance de l’économie, qui se situe autour de 2,5 %. Ce qui est plus inquiétant, c’est que les salaires ont toujours autant de mal à progresser », estime Gregory Daco, économiste chez Oxford Economics.

 

Sondage : Valls en nette progression

Sondage : Valls en nette progression

Cette fois Valls était dans son élément, celui de la vraie autorité et non de l’autoritarisme d’opérette, les circonstances l’exigeaient. Du coup Valls fait une très forte remontée dans les sondages. Des circonstances qui profitent aussi à Hollande dans ne moindre mesure. Reste à savoir si maintenant les actes  seront en concordance avec le discours de haute tenue de Valls à l’assemblée.

 

Selon un sondage iTélé - Le Parisien/Aujourd’hui les évènements ont permis au Président de la République de se réconcilier avec son électorat (63% des sympathisants de gauche disent qu’il est un bon Président contre 4% des sympathisants de droite). Sa popularité s’est vue augmentée de 9 points par rapport au mois dernier mais semble stagner en fin de semaine. Manuel Valls, quant à lui, a gagné 13 points de popularité suite aux attentats. Les sympathisants de droite et de gauche sont nombreux à déclarer qu’il est un bon Premier ministre (42% contre 72%). Enfin, le discours du Premier ministre devant l’Assemblée nationale a été salué par l’ensemble de la population (78% des Français ont considéré ce discours comme à la hauteur des événements et que le discours a su réaffirmer les valeurs républicaines).Encore une fois Valls et les autres seront jugés sur leurs actes maintenant et de ce point de vue il n’est pas certain que le gouvernement puisse ( et veuille,  comme Taubira qui a déjà manifesté son opposition)) imposer des mesures d’exception dans une situation exceptionnelle. Pourtant des mesures que souhaitent les français.  76% des Français s’y disent favorables. Les Français qui partagent cette opinion sont plus ou moins d’accord avec l’idée de voir leur liberté limitée par ces mesures (38% ayant répondu qu’ils étaient « plutôt » et autant qu’ils étaient « tout à fait » d’accord avec cette idée). Parmi les Français étant contre ces nouvelles mesures, seul 6% sont absolument défavorables (contre 18% ayant exprimé moins de certitudes).

Allemagne : nette baisse de la croissance

Allemagne : nette baisse de la croissance

 

Confirmation officielle que la croissance se tasse sérieusement en Allemagne pour 2014 mais aussi pour 2015. Le ministre allemand de l’Économie Sigmar Gabriel a indiqué dimanche que la croissance allemande resterait en dessous des prévisions, en raison notamment de la mauvaise conjoncture en Europe. «Nous partons du principe que la mauvaise évolution de la conjoncture mondiale, et avant tout la très mauvaise évolution en Europe, va conduire à ce que nous restions clairement en dessous des prévisions», a dit M. Gabriel, dans un entretien à la télévision allemande ZDF. Sigmar Gabriel doit présenter mardi les prévisions actualisées du gouvernement allemand. Jeudi dernier, les quatre grands instituts de conjoncture avaient révisé en nette baisse leurs prévisions communes de croissance pour la première économie européenne: ils prévoient désormais 1,3% en 2014 et 1,2% en 2015, contre respectivement 1,9% et 2% dans leurs pronostics d’avril. Leur rapport inspire traditionnellement les prévisions du gouvernement allemand: en avril dernier, Berlin avait tablé sur 1,8% de croissance en 2014 et 2% en 2015. Dans son entretien à ZDF, M. Gabriel a déclaré que «cependant, comparé à d’autres pays, l’Allemagne aura une croissance robuste». Et de se féliciter: «le plus important, c’est que le chômage baisse sensiblement». «Dans une conjoncture mondiale difficile, un environnement européen difficile, l’Allemagne est encore toujours bien armée», a-t-il dit.

 

Etats-Unis : l’emploi en nette amélioration toujours la priorité

Etats-Unis : l’emploi en nette amélioration toujours la priorité

 

Contrairement à la BCE, la FED fonde évolution de sa politique sur l’amélioration de l’emploi. A cet égard La Réserve fédérale s’est montrée surprise par la vitesse à laquelle le marché du travail américain s’est amélioré, mais ne veut pas pour autant se précipiter pour relever ses taux d’intérêt, selon le compte rendu, publié mercredi, de la dernière réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine. « Les conditions du marché de travail se sont sensiblement rapprochées de celles considérées comme étant normales sur le long terme », lit-on dans les « minutes » de la réunion des 29 et 30 juillet. Les responsables du comité de politique monétaire ont « dans leur ensemble convenu » que l’amélioration observée sur le marché du travail au cours de l’année écoulée a été « plus marquée que prévu ». Mais, toujours selon le compte-rendu, la plupart des membres de la Fed estiment que toute modification de leur appréciation de la date à laquelle il fallait commencer à relever les taux « dépendrait d’autres données relatives aux trajectoires de l’activité économique, du marché du travail et de l’inflation ». Wall Street a effacé une partie de ses gains dans la foulée de la publication des « minutes » – la politique ultra accommodante mise en place depuis près de six ans par la Fed étant le principal facteur d’explication des records accumulés par la Bourse américaine en 2013 et 2014 – pour ensuite se reprendre. Le dollar a profité de la légère inflexion du discours de la Fed, prenant 0,42% face à un panier de devises internationales. Selon les minutes, les membres de la Fed se sont mis globalement d’accord sur bon nombre d’éléments du cadre préalable à une hausse des taux – à un niveau proche de zéro depuis décembre 2008. Les économistes voient la Fed annoncer une hausse des taux d’intérêt au début du second semestre 2015. Mais, au vu des dernières données macroéconomiques, certains pensent qu’un premier relèvement des Fed Funds pourrait intervenir plus tôt que cela.

Allemagne : croissance en nette baisse

Allemagne : croissance en nette baisse

L’Allemagne ne pourra avoir longtemps une croissance dynamique avec une activité molle en Europe et un environnement international maussade. L’Allemagne pourrait même enregistrer une récession au second trimestre. Les exportations et les importations allemandes ont augmenté en juin, signe que la crise ukrainienne ne pénalisait alors qu’à la marge la première économie d’Europe, mais ce rebond est insuffisant pour apaiser les craintes d’une contraction du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre. Les chiffres publiés vendredi par l’Office fédéral des statistiques montrent une hausse de 4,5% des importations en données corrigées des variations saisonnières (CVS), la plus forte hausse d’un mois sur l’autre depuis novembre 2010, après une baisse marquée (-3,4%) en mai. Les exportations, qui avaient reculé de 1,1% en mai, ont quant à elles progressé de 0,9%, près de deux fois plus qu’attendu par les économistes interrogés par Reuters. Sur l’ensemble du deuxième trimestre, les exportations ont légèrement augmenté par rapport aux trois mois précédents et les importations ont reculé. Mais même en intégrant ce modeste soutien de la balance commerciale, certains économistes estiment que le PIB pourrait avoir reculé sur avril-juin. La première estimation officielle sera publiée jeudi prochain.   »(Le commerce extérieur) n’aura probablement pas compensé totalement les très mauvais chiffres de la production industrielle (…), ce qui signifie que le PIB devrait s’être légèrement contracté au deuxième trimestre », explique Christian Schulz, économiste senior de Berenberg Bank. Selon le consensus Reuters, le PIB allemand devrait avoir stagné au deuxième trimestre après une croissance de 0,8% sur janvier-mars, dopée par la douceur inhabituelle de l’hiver. Mais un nombre croissant d’observateurs n’excluent plus une contraction du PIB, ce qui serait une première depuis la fin 2012.

 

Etats-Unis : croissance en nette hausse dans les services

Etats-Unis : croissance en nette hausse dans les services

La croissance du secteur des services aux Etats-Unis a atteint en juillet son rythme le plus élevé depuis huit ans et demi, montre mardi l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM). L’indice ISM est ressorti à 58,7 pour le mois dernier, son plus haut niveau depuis décembre 2005, après 56,0 en juin, mois marqué par un léger ralentissement de la croissance. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un indice à 56,3 pour juillet. Ce résultat supérieur aux attentes s’explique par l’accélération de l’activité des entreprises et une amélioration du marché de l’emploi. Le sous-indice de l’activité non manufacturière a grimpé à 62,4 pour le mois de juillet, soit son niveau le plus élevé depuis février 2011, après 61,2 en juin. La composante de l’emploi s’établit à 56, un plus haut de six mois, après 54,4 en juin.

 

Sondage confiance des ménages : en nette baisse dans la zone euro

Sondage confiance des ménages : en nette baisse dans la zone euro

La zone euro s’enfonce dans la déprime en effet la confiance est tombée à une valeur de -8,4 ce mois-ci contre -7,5 (-7,4 en première estimation) en juin, au plus bas depuis le mois d’avril où elle était ressortie à -8,6. Le consensus Reuters donnait -7,5 en juillet. « Un deuxième fléchissement successif, et plus marqué, de la confiance du consommateur de la zone euro va entretenir la crainte toujours plus vive qu’une croissance faible est en train de vaciller », commente Howard Archer (IHS Global Insight). « Même si la confiance du consommateur de la zone euro reste nettement au-dessus de sa moyenne à long terme, le récent retournement du sentiment constitue une évolution malvenue et préoccupante ». Autre témoignage de la fragilité de la reprise en zone euro: la production industrielle a nettement baissé en mai, à l’exception notable du secteur de l’énergie. Le conflit dans l’est de l’Ukraine, aggravé par l’affaire du Boeing de la Malaysia Airlines abattu, explique en partie cet état de fait car l’Union européenne envisage des sanctions contre la Russie, lesquelles pourraient avoir des répercussions dommageables en retour pour l’économie des Dix-huit. L’Allemagne, moteur économique d’une économie de 9.600 milliards d’euros, a sans doute connu la stagnation économique au deuxième trimestre, estime la Bundesbank. Dans l’ensemble de l’Union européenne, le sentiment du consommateur a fléchi à -5,5 contre -4,3 en juin, a ajouté l’exécutif européen.

 

Croissance Etats-Unis : nette reprise

Croissance Etats-Unis : nette reprise  

Dans sa dernière étude consacrée aux Etats-Unis, l’OCDE dit s’attendre à une croissance du produit intérieur brut (PIB) américain de 2,5% cette année, un chiffre légèrement inférieur à ses prévisions publiées le mois dernier. L’Organisation a toutefois maintenu sa prévision d’une croissance de 3,5% en 2015, qui serait le rythme le plus soutenu depuis 2004.  L’OCDE est plus optimiste sur la croissance américaine que la plupart des prévisionnistes d’institutions privées ou d’autres organisations internationales comme la Banque mondiale, cette dernière anticipant une croissance de 3,0% l’an prochain.  La faiblesse des prix de l’énergie et des coûts de financement couplée aux trésoreries abondantes des entreprises devraient se traduire par une hausse de 10% de leurs investissements en 2015, selon l’OCDE.  La poursuite du recul du chômage soutiendra la demande des consommateurs et la reprise du marché du logement.   »Les Etats-Unis sont le point fort de la reprise mondiale aujourd’hui « , a estimé le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria, en présentant l’étude. L’OCDE a souligné le succès des mesures prises pour maîtriser les dépenses et la dette de l’Etat fédéral. L’impact des coupes budgétaires sur la croissance a été réduit tandis que la dette fédérale s’est stabilisée autour de 106% du PIB et pourrait commencer à décroître.

Etats Unis : chômage en nette baisse

Etats Unis : chômage en nette baisse

Conséquence de la poursuite de la politique monétaire accommodante, l’économie américaine a créé plus d’emplois qu’attendu en novembre et le taux de chômage est tombé à 7,0%, son plus bas niveau depuis cinq ans, une embellie qui pourrait alimenter les spéculations sur la réduction du soutien apporté par la Réserve fédérale à l’activité et au crédit. Le département du Travail a recensé 203.000 créations d’emploi non-agricoles le mois dernier après 200.000 en octobre. Le taux de chômage a quant à lui baissé de 0,3 point en un mois, revenant à son niveau le plus faible depuis novembre 2008. Ce recul marqué s’explique entre autres par le fait que des fonctionnaires fédéraux comptabilisés comme sans emploi en octobre ont repris le travail après le « shutdown », la fermeture pendant 16 jours de la plupart des administrations. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 180.000 créations de postes après les 204.000 annoncées initialement pour octobre, et sur un taux de chômage de 7,2%. Les chiffres révisés pour septembre et octobre font ressortir 8.000 créations de postes de plus qu’estimé auparavant. Autres éléments positifs: l’amélioration a touché tous les secteurs et le salaire horaire moyen a augmenté, tout comme la durée hebdomadaire de travail. En outre, la baisse du taux de chômage s’est opérée alors même que le taux de participation (la proportion de personnes en âge de travailler qui ont un emploi ou en cherchent activement un) a rebondi après être tombé en octobre à son plus bas niveau depuis 35 ans et demi. Wall Street a ouvert en nette hausse et l’indice Dow Jones gagnait 0,77% après une vingtaine de minutes d’échanges. Parallèlement, les rendements des emprunts d’Etat américains ont atteint des plus hauts de trois mois et le dollar progressait face au yen et à l’euro.

Tourisme : activités en nette baisse ; en cause la crise et l’attentisme

Tourisme : activités en nette  baisse ; en cause la crise et l’attentisme

 

Les résultats de l’activité seront très mauvais en particulier pour les hôtels et restaurants. Responsables: la crise et l’attentisme. « Août ne compensera pas juillet, c’est clair », renchérit Roland Héguy, président de la principale fédération d’hôteliers et restaurateurs (Umih).  Pour le PDG des résidences Odalys, François Mariette, « c’est plus difficile que l’an dernier. On sent que ça coince dans les budgets. La consommation des gens sur place est moindre, comme les dépenses dans les restaurants ».   »Et les gens restent moins longtemps », relève Guylhem Féraud, le président de la fédération des campings (FNHPA).  Sur 840 hébergeurs interrogés par Protourisme (campings, résidences de tourisme, hôtels, gîtes… qui représentent près de 2 millions de lits), 64% ont ainsi vu leur activité baisser en juillet (en nuitées), 24% sont stables et 12% en hausse.  Aucun mode d’hébergement n’est épargné, même les campings, plus économiques.   »On avait débuté juillet avec des réservations très en retard, entre -10 et 15% et on s’est un peu rattrapés sur la deuxième quinzaine dès qu’il a fait beau. Mais on termine juillet sur une baisse de 2% à 4% » en nuitées, et encore plus en recettes, dit à l’AFP Guylhem Féraud.  Dans l’hôtellerie, le patron de l’Umih évoque une baisse de 10% des nuitées en juillet, « y compris à Nice ou à Cannes ». « Tout le littoral de la Manche au pays basque est en recul », et c’est l’hôtellerie milieu de gamme qui souffre le plus.  Le syndicat concurrent Synhorcat parle globalement d’une « activité en berne » et tire la sonnette d’alarme en espérant « un mois d’août exceptionnel ».  Les résidences de vacances et les villages de vacances tirent toutefois mieux leur épingle du jeu, selon Protourisme.  Chez Odalys, la baisse sur la côte Atlantique est de 2-3%, « et jusqu’à 5% sur la côté normande ». « Mais on note une forte hausse sur la montagne. Les gens savent que ça ne coûte pas cher, qu’il y a de la place, et la bonne météo a aidé », dit M. Mariette.  Fait notoire, 70% des ventes réalisées en juillet l’ont été grâce à des promotions, selon Protourisme.  Les formules en clubs de vacances « tout compris » qui limitent le budget se vendent bien, indique Jean-Pierre Nadir, président du site Easyvoyage.  Il constate une hausse de 20% des recherches de dernière minute « faites le mercredi pour départ le samedi même ».  Pour les départs à l’étranger, le trio de tête sur Easyvoyage est l’Espagne, l’Italie et la Grèce. Chez Lastminute.com, c’est Tunisie, Canaries et Crète.  Selon le président du Synhorcat, Didier Chenet, « manifestement le secteur tout entier est entré dans la crise ».  Le phénomène ne touche pas seulement les Français, mais aussi les touristes belges, italiens, espagnols…, selon le Synhorcat.  Quant au mois d’août qui s’esquisse, il devrait être moins bon que l’excellent cru d’août 2012, estiment les professionnels.  Parmi les hébergeurs interrogés, 27% évoquent des réservations en hausse ou forte hausse, 33% une stabilité et 30% en baisse, indique Protourisme.  Côté campings, M. Féraud est plus optimiste. « Août se présente bien. On a bien rattrapé le retard du début de l’été grâce aux réservations de dernière minute. Au final la saison sera peut-être en retrait de 1 à 2%, mais ça ne devrait pas être dramatique… sauf si la météo s’en mêle ».  Chez Odalys, M. Mariette est sûr que « la deuxième quinzaine d’août sera bonne ».  Le directeur général d’Atout France, Christian Mantei, met en garde contre le catastrophisme. « Il faut être prudent, nous ne sommes que fin juillet et il est impossible d’avoir un bilan définitif », dit-il à l’AFP.  Concernant les touristes étrangers, « si certaines clientèles en provenance d’Espagne ou d’Italie semblent en baisse, l’Europe du Nord et les marchés lointains continuent de porter la destination France, notamment les Russes, les Brésiliens, les Chinois ou encore les Américains et les Japonais ».

 

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