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Reprise des négociations avec l’Iran : les enjeux politiques

Reprise des négociations avec l’Iran : les enjeux politiques

 

Hamid Enayat, analyste et écrivain iranien basé à Paris analyse les enjeux de la nouvelle négociation avec l’Iran (dans la tribune). Il souligne que plusieurs générations devront être sacrifiées pour que le pays se donne de la bombe atomique.

 

Le 29 novembre marque la reprise des négociations nucléaires de l’Iran avec les P4 + 1 (Royaume-Uni, France, Russie et Chine plus Allemagne). Le président Ibrahim Raïssi a annoncé lors d’une cérémonie le 4 novembre, Journée de la lutte contre l’arrogance, que les prochains pourparlers sur le JCPoA (Joint Comprehensive Plan of Action) (l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien) seront « axés sur les résultats ».

Les négociations « axées sur les résultats » sont des négociations qui auront des résultats tangibles et, surtout, permettront la levée effective et complète des sanctions. Il avait également déclaré auparavant que l’économie de l’Iran ne devait pas être liée au JCPoA.

 

Téhéran est déterminé à négocier pour assurer la normalisation de son commerce extérieur et de ses relations économiques ainsi que pour obtenir des garanties crédibles que les parties prenantes de l’accord ne quitteront pas le JCPoA. Mais la question est de savoir si les conditions et les exigences d’une négociation « axée sur les résultats » sont celles que le président souhaite.

L’apparition de certains signes indique qu’il n’y a pas de terrain à une négociation « axée sur les résultats », car les positions de chacun restent inchangées.

À cet égard, l’Iran ne considère pas ses programmes de missiles et son comportement régional comme négociables et exige la levée de toutes les sanctions. Il en attend des retombées concrètes pour la situation économique avec comme indice les investissements de grandes entreprises.

D’autre part, les Etats-Unis considèrent que toute concession à l’Iran dans ces négociations est conditionnée à la modification de ses programmes de missiles et de son comportement régional. Washington et la troïka européenne s’inquiète de voir l’Iran accumuler à court terme le matériel nécessaire à la fabrication d’une arme nucléaire.

Ils ont également des problèmes en ce qui concerne la façon dont l’Iran traite l’AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique, et plus particulièrement la question du protocole additionnel, ou « garanties nucléaires ». Par conséquent, les conditions annoncées font partie des conditions impossibles.

Aucun changement dans le comportement régional

Mais le signe le plus important de l’échec qui s’annonce pour les pourparlers du 29 novembre est que l’Iran envoie à l’Occident le message que certaines de ses opérations dans le golfe Persique et la mer d’Oman visent essentiellement à soutenir le moral de ses forces dans la région. L’Iran n’envisage aucun changement dans son comportement régional et s’efforce constamment de déstabiliser la région et les forces alliées des États-Unis.

De fait, nous ne devons pas miser sur les négociations du 29 novembre ni celles qui suivront, mais considérer que le JCPoA agonise et va mourir.

Les propos de Fereydoun Abbasi, député iranien de la commission de l’Energie, confirment pleinement cette théorie. Il affirme que dans le gouvernement de Hassan Rohani, la base des négociations était fondée sur la désescalade, ce qui impliquait un abandon des travaux nucléaires tout en faisant des compromis avec l’Occident.

Cependant, a-t-il ajouté, « le gouvernement actuel croit en la « dé-menace », qui est enracinée dans la résistance. » Le retrait des menaces signifie la levée de toutes les sanctions. Qu’il s’agisse des sanctions fondées sur le JCPoA ou de celles dues au terrorisme et aux violations des droits humains.

« Si les gens veulent l’indépendance et résoudre leurs problèmes de subsistance, ils doivent savoir que le hardware soutient le software dans les négociations », explique Fereydoun Abbasi. Le hardware se réfère exactement à la possession d’une arme nucléaire. Le régime iranien pense que si le hardware ne soutient pas le software, comme ce fut le cas du Japon après sa défaite de la Seconde guerre mondiale parce qu’il n’avait pas de bombe atomique, il faudra faire toutes les concessions que les Américains exigent.

À l’heure actuelle, l’économie iranienne est en quelque sorte prise en otage par ses relations extérieures, et dernières sont prises en otage par le JCPoA. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que la situation économique s’améliore, car, comme le dit Téhéran : si nous n’avons pas de bombe dans les négociations, ou si nous ne sommes pas sur le point de la produire, nous devrons faire ce qu’on nous demande.

Plusieurs générations seront sacrifiées

Non seulement il faudra que l’Iran renonce à son influence régionale et au développement de ses missiles, mais, à l’étape suivante, il lui faudra respecter les droits humains, auquel cas la dictature religieuse fondra comme neige au soleil. Par conséquent, les théoriciens du régime estiment que plusieurs générations seront sacrifiées, mais qu’il faudra le faire pour atteindre la bombe atomique.

Abbasi estime que « la dissuasion doit être étendue non seulement au-delà des frontières, mais au-delà des pays voisins ; la dissuasion de l’Iran se situe dans l’Atlantique, la Méditerranée et l’Antarctique, et nous devons donc travailler sur les facteurs d’influence (pour se doter) du nucléaire, car les symboles de la puissance de tout pays, y compris de la République islamique, se manifestent dans une présence importante dans certaines zones. »

Nucléaire : au bord de l’asphyxie, l’Iran favorable à la reprise des négociations

Nucléaire : au bord de l’asphyxie, l’Iran favorable à la reprise des négociations

 

Il est clair que l’Iran est au bord de l’asphyxie économique qui s’ajoute à une crise économique majeure sur fond de dictature islamiste.

L’Iran a un urgent besoin de redonner du souffle à une économie complètement affaiblie et qui ne parvient même pas à tirer profit de ses ressources pétrolières. L’Iran va demander en priorité la suppression des sanctions économiques décidées par les États-Unis qui bloquent son développement et crée de nombreux troubles sociaux. Sans parler d’une crise sanitaire non maîtrisée.

Il faut vraiment que l’économie se trouve dans un piteux état pour que le nouveau président très radical de l’Iran en vienne presque à quémander une reprise des négociations.

«Nous examinons actuellement les paramètres des négociations de Vienne et très bientôt les négociations de l’Iran» avec les autres pays encore membres de l’accord (Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) «reprendront», a-t-il dit lors d’une conférence de presse à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Téhéran est en faveur d’une «négociation constructive qui conduise à des résultats tangibles et vérifiables», a-t-il assuré. La grande question qui se pose pour l’Iran et le savoir quelles sont exactement ses intentions en matière de développement nucléaire et de ce point de vue en dépit des affirmations ira mienne les interrogations demeurent.

 

Interrogé sur la raison pour laquelle l’Iran, dans sa rupture d’engagements, a décidé d’enrichir de l’uranium à 60%, le rapprochant du seuil permettant de fabriquer une bombe nucléaire (90%), ce responsable a souligné que son pays en avait besoin pour la «propulsion nucléaire» et cité en exemple le récent accord conclu entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie pour doter ce dernier pays de sous-marins à propulsion nucléaire. «Notre programme nucléaire est complètement pacifique», a répété ce responsable.

Nucléaire iranien: reprise des négociations sous haute tension et très hypothétiques

Nucléaire iranien: reprise des négociations sous haute tension et très hypothétiques

 

La reprise des négociations sur le nucléaire iranien paraît très hypothéquée en particulier par la posture de l’Iran qui vient d’affirmer que son objectif est de franchir le seuil de 60 % d’enrichissement du nucléaire, ce qui à terme lui permettrait de disposer de la bombe nucléaire.

 

De leur côté,  les pays occidentaux viennent de prendre des sanctions contre certains responsables iraniens notamment les gardiens de la révolution du peuple coupables d’atteinte grave à la démocratie.

 

Par ailleurs l’Iran vient de passer un accord avec la Chine qui lui fournirait une aide militaire en échange de l’achat de son pétrole.

 

Une usine récemment inaugurée très récemment pour l’enrichissement du nucléaire a été victime d’un attentat est partiellement détruite ; une action que les Iraniens imputent à Israël.

 

L’Iran pose un préalable pour la reprise des négociations : les États-Unis doivent lever les sanctions imposées par le président américain Donald Trump, qui a retiré les États-Unis de cet accord en 2018. Le JCPOA ( nom de l’accord sur le nucléaire iranien 1015). Avait permis un allègement des mesures punitives contre la République islamique en échange d’une réduction drastique de ses activités nucléaires, sous le contrôle de l’Onu, afin de garantir qu’elle ne cherche pas à se doter de la bombe atomique.

 

 

C’est un des sujets sur lesquels planchent les experts à Vienne, sous l’égide de l’Union européenne (UE), avec la participation indirecte d’une délégation américaine, logée dans un autre hôtel. «Nous sommes concentrés sur la voie diplomatique pour avancer», a déclaré la veille de la reprise des discussions la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki. «Nous savons que ce sera un long processus, mais nous voyons (ces discussions) comme un signe positif»«Nous pensons que nous pouvons faire avancer les choses de manière constructive, même si ce sont des négociations indirectes», a encore dit Jen Psaki, interrogée lors d’un briefing sur le rôle des États-Unis dans le processus de Vienne.

Nucléaire iranien : retour des États-Unis dans les négociations ?

Nucléaire iranien : retour des États-Unis dans les négociations ?

Des responsables d’Iran, de Chine, de Russie, de France, d’Allemagne et de Grande-Bretagne se réuniront virtuellement vendredi pour discuter d’un éventuel retour des États-Unis à l’accord nucléaire de 2015, a annoncé jeudi l’Union européenne dans un communiqué.

Deux sources diplomatiques ont déclaré que la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne avaient déjà eu des entretiens avec l’Iran lundi et une a déclaré qu’il y avait eu des discussions sur une proposition iranienne. Les sources ont parlé sous couvert d’anonymat.

La porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a déclaré aux journalistes lors d’un briefing quotidien que les puissances européennes travaillaient en étroite collaboration avec la Russie et la Chine – les autres parties restantes à l’accord – pour trouver une solution à l’impasse et s’étaient entretenues avec Téhéran et Washington.

« Ces échanges sont plus que nécessaires car l’Iran n’a pas accepté de prendre part à des contacts directs entre les autres participants du JCPOA et les États-Unis … ce qui aurait facilité les discussions », a déclaré la porte-parole Agnes von der Muhll.

Le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, a déclaré que les États-Unis ont accueilli la réunion comme «une étape positive».

Nucléaire Iran : les États-Unis pour la reprise des négociations

Nucléaire Iran : les États-Unis pour la reprise des négociations

 

C’est évidemment une bonne nouvelle pour la paix mondiale mais aussi pour l’Iran qui souffre cruellement économique dès sanctions prises à son égard en raison du non-respect de l’accord international sur le nucléaire

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Le problème est que les États-Unis ont manifesté des gestes de bonne intention à l’égard de l’Iran en levant des sanctions mais que l’Iran continue d’exploiter la filière nucléaire bien au-delà de l’accord qui avait été passé.  Jean-Yves le Drian, ministre des affaires étrangères français avait d’ailleurs averti des risques de voir l’Iran posséder un jour une arme nucléaire.

 

Un  communiqué américano-européen souligne à cet égard une «préoccupation commune» face à la récente décision iranienne de produire de l’uranium enrichi à 20% et de l’uranium métallique, qui constitue une «étape clé dans le développement d’une arme nucléaire»«Nos mesures sont une réponse aux violations américaines et européennes», a réagi jeudi soir le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. «Nous répondrons aux actes par des actes», a-t-il ajouté. Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, est attendu samedi en Iran pour «trouver une solution mutuellement acceptable», selon l’organisation basée à Vienne, qui s’inquiète du «sérieux impact» des limitations futures de ses inspections.

Ce réchauffement des relations entre l’Iran et les grandes puissances occidentales vise évidemment à limiter les  proliférations nucléaires mais obéit aussi à des objectifs diplomatiques. En effet la poursuite d’un conflit ouvert entre l’Iran, les États-Unis et ses alliés seraient sans doute de nature à pousser l’Iran un peu plus dans les bras de la Chine.

Tensions en Méditerranée : vers des négociations ?

Tensions en Méditerranée : vers des négociations ?

Il semble bien que l’Allemagne ait  repris en main le dossier des tensions en Méditerranée. Ainsi Angela Merkel a favorisé  la reprise de discussions entre la Turquie et la Grèce d’une part et entre la Turquie et la France d’autre part.

Mardi, Recep Tayyip Erdogan s’est ainsi entretenu par téléphone avec Emmanuel Macron, qui l’a appelé à s’engager « sans ambiguïté dans la construction d’un nouvel espace de paix et de coopération en Méditerranée », selon l’Elysée. En retour, le président turc a dit attendre de la France « du bon sens et une attitude constructive », a indiqué Ankara. Un entretien qui est en soi un signe d’apaisement, les deux chefs ayant échangé des invectives violentes à ce sujet ces dernières semaines.

 

Vendredi, déjà, le président turc s’était dit ouvert à rencontrer le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis s’il voyait des signes de « bonnes intentions » de sa part. Mardi, selon la présidence, il a prévenu Angela Merkel que « l’élan visant à faire baisser les tensions et à exploiter les canaux de dialogue doit être appuyé par des mesures réciproques ».

 

OMS : Allemagne et la France quittent les négociations

OMS : Allemagne et la France quittent les négociations

 

 

Une attitude diplomatique très tactique de la part de la France et de l’Allemagne à propos des négociations sur la réforme de l’OMS que veut diriger l’Amérique alors qu’elle a décidé de quitter cette organisation. En réalité pour l’instant,  les États-Unis font toujours partie de l’organisation mondiale de la santé. Ce que la France et l’Allemagne refusent  c’est surtout que le président américain instrumentalise à son profit la réforme de l’organisation mondiale de la santé en vue des élections américaines. La France et l’Allemagne ont donc quitté les pourparlers sur la réforme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), frustrés par la volonté des Etats-Unis de diriger les négociations, malgré la décision de Washington de quitter l’organisation, a-t-on appris auprès de trois sources officielles.

Cette décision représente un revers pour Donald Trump car Washington, qui assure la présidence tournante du G7, espérait délivrer une feuille de route commune pour une refonte en profondeur de l’OMS en septembre, deux mois avant l’élection présidentielle aux Etats-Unis.

Le pays a annoncé en juillet à l’OMS son intention de quitter l’organisation dans un an, Donald Trump accusant l’agence onusienne d’avoir fait preuve d’une trop grande proximité avec la Chine et d’avoir mal géré la pandémie de coronavirus.

“Personne ne veut être entraîné dans un processus de réforme par un pays qui vient juste de quitter l’OMS”, a déclaré un haut responsable européen impliqué dans les discussions.

Les ministères de la Santé allemand et français ont confirmé à Reuters que les deux pays s’opposaient à la volonté américaine de piloter les discussions.

Interrogé sur la position de Paris et Berlin, un haut responsable de l’administration américaine a déclaré : “Tous les membres du G7 soutiennent explicitement le principe des réformes. Cependant, il est regrettable que l’Allemagne et la France aient choisi en fin de compte de ne pas rejoindre le groupe pour valider la feuille de route.”

Les discussions sur une réforme de l’OMS ont débuté il y a quatre mois. Un accord au niveau du G7 faciliterait par la suite les discussions au sein du G20, où tout changement devrait être agréé par la Chine ou la Russie.

Le G7 comprend les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, le Canada et l’Italie.

Retraites: relance des négociations par morceaux ?

Retraites: relance des  négociations par morceaux ?

Il ne semble pas que le gouvernement et même l les partenaires sociaux également veuillent se relancer dans l’épreuve marathon d’une reprise totale des négociations sur la réforme des retraites. Il serait plutôt envisagé de faire un  découpage des thèmes et avec un nouveau calendrier. Jean Castex souhaite donc prioriser la question du «financement actuel» du régime. Il s’agirait en fait de boucher l’énorme trou qui s’est constitué en 2020 suites à la crise sanitaire. Avant cette crise des perspectives de déficit pour l’année se  situaient  autour de 4 milliards, elles seraient désormais d’après les calculs du conseil d’orientation des retraites de 30 milliards. .

Les mesures plus structurelles seraient examinées ensuite d’ici 2022 voir même après

Pour le gouvernement, reste à savoir comment ne pas commettre les erreurs qui ont enlisé le premier projet de loi, avec un mouvement social d’une durée sans précédent. La grève a notamment paralysé les transports pilotés par la SNCF et la RATP – dont les salariés bénéficient de régimes spéciaux – durant de longs mois. «On reste dans le même état d’esprit qu’au début de l’année, prévient Laurent Djebali, représentant syndical Unsa-RATP. C’est-à-dire que cette réforme, on n’en veut pas».

Pour éviter la crise sociale, Frédéric Sève anticipe une réforme amenée «par petits bouts», pour élaborer en priorité le régime de retraites universel que la CFDT appelle de ses vœux. «Déterminer si le système est à points ou à cacahuètes, on peut le différer, par exemple. On n’est plus à six mois près», juge-t-il. «C’est une question de méthode, renchérit le député Nicolas Turquois. On ne fait pas tant face à une remise en cause du système cible qu’à une remise en cause des voies de transition».

C’est justement sur sa méthode que Jean Castex compte pour mener les débats sur la réforme des retraites. «Vous savez, des fois, il faut donner un peu de temps au temps» plaide celui qui a défendu à maintes reprises les vertus de «la négociation».

Donner du temps au temps pourrait signifier qu’on ne règle que les dimensions des plus urgentes et que la réforme sur le fond donc à plus long terme est reportée à plus tard, peut-être même après les prochaines élections présidentielles.

UE : Vers un échec des négociations avec Londres ?

UE : Vers un échec des négociations avec Londres ?

 

Le commissaire européen au commerce s’interroge sur la volonté réelle de Londres de parvenir à un accord suite au brexit.  Rien n’indique que le gouvernement britannique ait réellement l’intention de s’entendre avec l’Union européenne sur le cadre de leurs futures relations commerciales et il semble qu’il soit décidé à imputer un éventuel échec des discussions à la crise du coronavirus, a estimé jeudi le commissaire européen au Commerce.

“Malgré l’urgence et l’énormité du défi que représentent les négociations, je crains que nous ne progressions que très lentement (…) Rien n’indique vraiment que nos amis britanniques abordent les discussions avec l’intention d’aboutir. J’espère me tromper, mais je ne le pense pas”, a déclaré Phil Hogan à la radiotélévision irlandaise (RTE).

“Je pense que les responsables politiques et le gouvernement du Royaume-Uni ont décidé que le COVID serait tenu responsable de tous les échecs du Brexit et j’ai le sentiment qu’ils ne veulent pas que les négociations durent jusqu’en 2021, parce qu’ils peuvent effectivement tout imputer au COVID”, a-t-il ajouté.

Négociations Brexit : ça va saigner (Jean-Yves Le Drian)

Négociations Brexit : ça va saigner  (Jean-Yves Le Drian)

 

 

C’est presque en ces termes que s’est exprimé le ministre des affaires étrangères à propos des futures relations entre la Grande-Bretagne et l’union européenne. Pas étonnant car ces discussions seront particulièrement difficiles.

Les discussions après Brexit  destinées à déterminer les futures relations commerciales entre l’union économique et la Grande-Bretagne risquent  d’être très agitées pour plusieurs raisons. La première c’est que l’enjeu politique domine la problématique en Grande-Bretagne. La décision de rupture de la Grande-Bretagne à été arrachée  de peu grâce au soutien des populistes et sur de nombreuses fausses informations. Boris Johnson doit cependant donner des gages sur son honnêteté dont beaucoup doutent. Il veut donc se faire le champion des intérêts nationalistes à la manière de Trump  pour rassurer les couches populaires qui ont cru que la rupture avec l’union européenne leur apporterait la prospérité perdue .

À la manière de Trump, Boris Johnson a donc commencé à ajouter de l’outrance à l’outrance en annonçant l’hypothèse d’un contrôle généralisé sur toutes les importations aussi l’augmentation des droits douaniers sur les voitures allemandes et le fromage français. Des mesures d’affichage assez simplistes que tout le monde peut comprendre.

La philosophie de Boris Johnson repose sur l’idée que la GB pourrait  servir de porte d’entrée de l’union européenne au commerce international mais cela en s’affranchissant des normes européennes fiscales, sociales ou environnementales. Bref une sorte de Singapour sur Tamise. La ficelle est évidemment un peu grosse car si l’union européenne devait lâcher sur ce point alors il y aurait des velléités  revendicatives  du même type dans d’autres pays. Précisément,  l’union européenne doit se montrer relativement dure dans ses négociations pour décourager tout nouveau départ de l’union européenne. Il faudra donc faire payer très cher à la Grande-Bretagne sa rupture . Les premières déclarations de Boris Johnson sont évidemment inacceptables quand il déclare en particulier vouloir créer une sorte de Singapour britannique.

Pour l’instant, les deux partenaires sont totalement opposés quant à la finalité de ces négociations;  En particulier les négociateurs britanniques qui sont furieux car ils pensent que l’UE, principal partenaire commercial de Londres, est en train de revenir sur l’accord de retrait en laissant entendre que Londres devra adhérer aux règles européennes pour conclure un accord de libre-échange, a-t-on appris de source britannique.

Dimanche, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré à nouveau que la France s’opposerait à la naissance d’un “Singapour-sur-Tamise” à sa porte ajoutant  »Je pense que sur les questions commerciales ou sur le dispositif de relations futures, que l’on va engager, on va s’étriper pas mal, « .

 

 

Retraites- Attendre le 7 janvier pour la reprise des négociations est irresponsable

Attendre le  7 janvier pour la reprise des négociations est irresponsable

 

Face au blocage persistant, le gouvernement a annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront seulement le 7 janvier. On peut légitimement se demander à quoi joue le gouvernement. En effet, il aura fallu attendre mardi 24  pour que le Premier ministre se réveille pour indiquer que la reprise des négociations aura lieu dans une quinzaine de jours à savoir le 7 janvier. Une attitude évidemment complètement irresponsable. On comprend mal que le gouvernement se soit mis en vacances alors que le pays est affecté par des troubles sociaux. Il est clair qu’en la  circonstance le gouvernement a choisi la stratégie du pourrissement. Le problème c’est que cette même stratégie du pourrissement a été utilisée sans succès vis-à-vis des gilets jaunes et que le pays s’est enfoncé dans la chienlit pendant  des mois. Ce qui risque de se reproduire avec ce qu’on peut appeler maintenant les gilets rouges. Le gouvernement joue dangereusement avec le feu. Il ne faut guère espérer que les radicaux gauchistes atténuent leur action. Certes la participation aux grèves va connaître sans doute des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière mais elle risque d’être compensée par le réveil de certaines catégories sociales qui pourraient protester non seulement vis-à-vis des retraites mais de manière plus générale vis-à-vis des conditions de travail et des salaires ( hôpital ou enseignement par exemple).

En dépit des appels à la trêve lancés par l’exécutif pour les fêtes de fin d’année, les transports restent donc très perturbés et le ton est monté d’un cran dans le secteur de l’énergie avec le vote par les salariés de la mise à l’arrêt de plusieurs raffineries. Face au blocage persistant, le gouvernement a enfin annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront le 7 janvier. Elles se déclineront ensuite pendant tout le mois avec les ministres et secrétaires d’Etat concernés et porteront sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière. Le Premier ministre Edouard Philippe présentera également dans la semaine du 6 janvier une “méthode de travail” pour l’équilibre financier du système, a précisé Matignon dans un communiqué. Une nouvelle journée interprofessionnelle de manifestations et de grève est d’ores et déjà prévue le 9 janvier à l’appel de l’intersyndicale mobilisée contre la réforme (CGT-FO-FSU-Solidaires-FIDL-MNL-UNEF-Unl).

Dans le collimateur des manifestants et des grévistes, la réforme du système des retraites voulue par Emmanuel Macron qui prévoit le remplacement des 42 régimes existants par un système universel par points, un changement perçu par ses détracteurs comme la porte ouverte à une précarisation des retraités. Le gouvernement continue de défendre l’instauration d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, une option qu’il juge “juste” pour rééquilibrer financièrement le système mais un casus belli pour les syndicats réformateurs au premier rang desquels la CFDT. On peut quand même s’interroger pourquoi on attend encore 15 jours pour négocier alors qu’une partie des transports bloque la vie économique et sociale.

Retraites : Pourquoi seulement le 7 janvier la reprise des négociations

Retraites : Pourquoi seulement  le 7 janvier la reprise des négociations

 

On peut légitimement se demander à quoi joue le gouvernement. En effet, il aura fallu attendre hier pour que le Premier ministre se réveille pour indiquer que la reprise des négociations aura lieu dans une quinzaine de jours à savoir le 7 janvier. Une attitude évidemment complètement irresponsable. On comprend mal que le gouvernement se soit mis en vacances alors que le pays est affecté par des troubles sociaux. Il est clair qu’en la  circonstance le gouvernement a choisi la stratégie du pourrissement. Le problème c’est que cette même stratégie du pourrissement a été utilisée sans succès vis-à-vis des gilets jaunes et que le pays s’est enfoncé dans la chienlit pendant  des mois. Ce qui risque de se reproduire avec ce qu’on peut appeler maintenant les gilets rouges. Le gouvernement joue dangereusement avec le feu. Il ne faut guère espérer que les radicaux gauchistes atténuent leur action. Certes la participation aux grèves va connaître sans doute des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière mais elle risque d’être compensée par le réveil de certaines catégories sociales qui pourraient protester non seulement vis-à-vis des retraites mais de manière plus générale vis-à-vis des conditions de travail et des salaires ( hôpital ou enseignement par exemple). En dépit des appels à la trêve lancés par l’exécutif pour les fêtes de fin d’année, les transports restent donc très perturbés et le ton est monté d’un cran dans le secteur de l’énergie avec le vote par les salariés de la mise à l’arrêt de plusieurs raffineries.

Face au blocage persistant, le gouvernement a enfin annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront le 7 janvier. Elles se déclineront ensuite pendant tout le mois avec les ministres et secrétaires d’Etat concernés et porteront sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière. Le Premier ministre Edouard Philippe présentera également dans la semaine du 6 janvier une “méthode de travail” pour l’équilibre financier du système, a précisé Matignon dans un communiqué. Une nouvelle journée interprofessionnelle de manifestations et de grève est d’ores et déjà prévue le 9 janvier à l’appel de l’intersyndicale mobilisée contre la réforme (CGT-FO-FSU-Solidaires-FIDL-MNL-Unef-Unl).

Dans le collimateur des manifestants et des grévistes, la réforme du système des retraites voulue par Emmanuel Macron qui prévoit le remplacement des 42 régimes existants par un système universel par points, un changement perçu par ses détracteurs comme la porte ouverte à une précarisation des retraités. Le gouvernement continue de défendre l’instauration d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, une option qu’il juge “juste” pour rééquilibrer financièrement le système mais un casus belli pour les syndicats réformateurs au premier rang desquels la CFDT. On peut quand même s’interroger pourquoi on attend encore 15 jours pour négocier alors qu’une partie des transports bloque la vie économique et sociale.

Négociations avec les USA : Macron retourne sa veste

Négociations avec les USA : Macron retourne sa veste

Après avoir été partisan d’un accord commercial avec les États-Unis, Macron fait volte-face sans doute en raison de la proximité des élections européennes. Macron a d’abord milité pour cet accord, ensuite il a adouci sa position en demandant que l’agriculture en soit exclue, enfin en perdition dans les sondages, Macron se voit maintenant contraint de voter contre l’ouverture des négociations La France votera contre l’ouverture de négociations commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Cela en prétextant un contexte de menaces commerciales répétées de Donald Trump et de la sortie annoncée des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat “La France ne veut pas de guerre commerciale ou de tension avec les Etats-Unis” mais ne peut rompre son engagement de lutter contre le changement climatique et juge que céder aux pressions américaines n’est pas une bonne idée, a insisté la source, jugeant probable que la France soit le seul pays européen à s’opposer à l’ouverture des négociations. Les Européens ont convenu provisoirement jeudi d’ouvrir officiellement ces négociations, une décision censée détendre les relations entre les deux premiers blocs économiques de la planète. La décision doit être maintenant soumise à l’approbation de chaque pays à l’échelon ministériel. Les ministres de l’Agriculture de l’UE se rencontreront lundi à Bruxelles. L’opposition de la France sera notifiée jeudi soir aux autorités européennes. Elle n’empêchera pas l’ouverture des négociations, si les Etats-Unis le souhaitent également, la décision se prenant côté européen à la majorité qualifiée. La Commission européenne, qui coordonne la politique commerciale de l’Union, a sollicité deux mandats de négociation, le premier en vue de réduire les droits sur les biens industriels et le second destiné à aider les entreprises à prouver que leurs produits sont conformes aux normes de l’UE ou à celles des Etats-Unis. La France s’opposera aux deux mandats, a-t-on précisé. Le président américain avait accepté en juillet de surseoir à l’imposition de droits de douane punitifs sur les voitures importées de l’Union européenne. Toutefois, des droits de douane continuent de s’appliquer sur l’acier et l’aluminium importés de l’Union et Donald Trump a menacé mardi d’imposer des droits de douane sur 11 milliards de dollars de produits européens, arguant de l’impact négatif des subventions européennes accordées à Airbus.“Nous ne sommes jamais rentrés dans l’idée qu’il fallait faire montre de faiblesse pour s’attirer les faveurs de monsieur Trump”, a poursuivi la source. “L’idée que, par des concessions, en cédant à la pression, on améliorera notre situation vis-à-vis des Etats-Unis n’est pas une bonne idée.”“Nous disons que, dans le contexte de menaces commerciales, encore ces derniers jours avec Boeing-Airbus, on ne va pas récompenser les Etats-Unis”, a-t-elle encore déclaré. La vérité n’est sans doute pas d’ordre commercial mais politique. Macron cherche à regagner une popularité perdue qui à prendre à revers ses propres orientations et à s’isoler au sein de l’Europe.

 

Négociations chômage : un échec grave pour le paritarisme

Négociations chômage : un échec grave pour le paritarisme

 

L’échec des négociations sur l’assurance chômage est grave mais il porte surtout atteinte à l’avenir du paritarisme et au rôle des instances intermédiaires dans le pays. Cette rupture des négociations est d’autant plus curieuse que les partenaires sociaux ne cessent de se plaindre depuis le début du mandat de Macron d’être mis à l’écart des grandes orientations sociales et économiques. Or en mettant un terme aux discussions sur l’avenir de l’Unedic, les partenaires sociaux renvoient la balle au gouvernement et d’une certaine manière conforte l’étatisme que souhaite précisément le président de la république. Pour pas parler clair,  les partenaires sociaux ont fait preuve d’une grande irresponsabilité et leur rôle déjà affaibli par leur manque d’efficacité pourrait être encore davantage contesté. Pour parvenir à un accord il faut évidemment rechercher des compromis gagnant gagnant, ce qui suppose une capacité à intégrer la problématique de l’autre interlocuteur. Malheureusement en France le débat ce caractérise surtout par une opposition stérile et inefficace entre patrons d’un côté, syndicats de l’autre. Des patrons beaucoup trop marqués par une idéologie réactionnaire et des syndicats encore imprégnés d’une illusoire culture révolutionnaire. Certes les syndicats réformistes sont aujourd’hui majoritaires en France avec notamment la CFDT devenue le premier syndicat mais ces syndicats réformistes ont bien du mal à faire entendre leur voix face aux syndicats gauchistes. “Nous faisons le constat aujourd’hui que nous ne pouvons trouver de points de convergence”, a déclaré le négociateur du Medef, Hubert Mongon, à l’issue de la rencontre. Selon lui, ce sont les organisations syndicales qui “ont fait part de leur volonté de mettre fin à ces discussions”, malgré les propositions du patronat, résolument opposé à la mise en place d’un système de bonus-malus. Il avait fait une ultime proposition pour éviter un tel dispositif selon lui “mortifère pour l’emploi”, consistant à moduler les cotisations patronales en fonction du recours aux contrats de travail de courte durée. Les syndicats avaient fait du bonus-malus, une condition sine qua non de leur participation aux négociations. Selon des calculs de FO, le volet malus n’aurait concerné que 18% des entreprises, principalement de grande taille, dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration et de l’hébergement médico-social. Eric Courpotin a regretté que “l’intérêt supérieur de certaines entreprises qui abusent des contrats courts (ait) été plus fort que l’intérêt des plus précaires”. “Clairement, on ne partage pas la vision qu’ils peuvent avoir de la nécessité de faire des économies”, a pour sa part dit Marylise Léon, de la CFDT. Patronat et syndicat s’inquiètent cependant des conséquences de cet échec, qui ouvre toute grande la voie au gouvernement pour reprendre les rênes de l’assurance chômage. “On acte la fin d’une époque”, dit-on à la CFE-CGC. “Le paritarisme (…) prend un coup important”, a renchéri Patrick Liebus, de l’U2P (syndicat des artisans).

Négociations Corée-Etats Unis : çà va durer un moment

 Négociations Corée-Etats Unis : çà va durer un moment

 

 

 

La Corée du nord estime déjà que les discussions avec les Etats –Unis ne sont pas satisfaisantes faisant douter de leur aboutissement ; ces discussions risquent d’être longues compte tenu du contentieux historique mais surtout d les personnalités très fantasques des chefs d’Etat coréen et américain. Il y aura sans doute des mouvements de yo-yo dans ce processus de négociation qui exigera sans doute des mois et des mois pour être finalisées.   A l’occasion de sa troisième visite à Pyongyang, le chef de la diplomatie américaine a tenté de définir les modalités du démantèlement du programme nucléaire nord-coréen, qu’il s’agisse du calendrier des opérations ou de la liste détaillée des installations concernées. Mais, selon les propos d’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères cité par l’agence de presse officielle KCNA, les résultats des pourparlers avec la délégation américaine sont “très préoccupants”, la Corée du Nord accusant Washington d’insister sur une dénucléarisation, complète, vérifiable et irréversible (DCVI) unilatérale. “Nous étions partis du principe que la partie américaine allait venir avec une idée constructive, en pensant que nous pourrions en tirer quelque chose en retour”, a dit le porte-parole.

Négociations UE-Mercosur divergences entre la France et la commission

Négociations UE-Mercosur divergences entre la France et la commission

 

 

D’un coté le ministre de l’agriculture français estime que les négociations sont au point mort mais  La ministre des Affaires étrangères bulgare, dont le pays exerce en ce moment la présidence tournante de l’UE, envisage elle une fin des discussions en fin d’année. Même avis du coté du Brésil ou de l’Argentine  qui considère que le décideur en la matière c’est l’union économique et non la France. En cause notamment les questions d’élevage et de normes sanitaires. Stéphane Travert, interrogé lors d’une rencontre avec des journalistes, a précisé qu’aucune échéance n’était encore fixée en vue de l’éventuelle signature d’un traité de libre-échange, sur un modèle proche du Ceta conclu avec le Canada. Prié de dire où en étaient les tractations conduites par la Commission du côté européen, il a répondu : “Au point mort.” La perspective d’un accord commercial inquiète les éleveurs français, qui craignent de voir affluer sur le marché des dizaines de milliers de tonnes de viandes produites avec des normes moins contraignantes. L’homologue brésilien de Stéphane Travert estime à l’inverse que le volet agricole pourra être entériné d’ici quelques mois. “Concernant l’agriculture, nous serons prêts à la fin de l’année sans problème”, a déclaré jeudi Blairo Maggi, de passage à Paris, lors d’une interview à Reuters. En mars, le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait jugé que les négociations étaient “bloquées”, ce à quoi à un responsable de la diplomatie brésilienne avait rétorqué que la Commission européenne était à la manoeuvre et non la France.

Air France : ouverture de vraies négociations salariales ?

Air France : ouverture de vraies négociations salariales ?

La grève aurait déjà couté 170 millions à Air-France. La demande de hausse de salaires des syndicats présenterait un cout de 240 millions. Du coup la direction serait prête à accepter un coup de pouce de 1% sur les salaires, soit un cout de 40 millions. En outre Air France propose uen plan de revalorisation sur 2019-20121. Reste à savoir si les syndicats vont se satisfaire des propositions de la direction. Des syndicats qui prévoient des  journées supplémentaires de grève mercredi puis les 17,18, 23 et 24 avril.  La direction appelle les organisations syndicales à suspendre le conflit le temps de cette négociation qu’elle propose.  “Il est urgent de trouver une issue à ce conflit qui est destructeur pour l’entreprise et financièrement insoutenable”, a déclaré à des journalistes Franck Terner, le directeur général d’Air France. “C’est une réelle avancée par rapport à tout ce qui a été discuté jusqu’à présent”, a-t-il ajouté, affirmant qu’une hausse générale de 6% des salaires risquerait d’obérer la capacité d’investissement du groupe en accroissant les coûts à hauteur de 240 millions d’euros. La hausse de 1% supplémentaire dès avril représente un effort supplémentaire de 40 millions d’euros et porterait à respectivement 3,4% et 4% en moyenne les revalorisations salariales pour les personnels au sol et les personnels navigants, en intégrant les augmentations individuelles, a expliqué la direction. Interrogé sur la réaction des syndicats à ces propositions, le dirigeant a estimé qu’il était trop tôt pour le savoir, tout en se disant confiant sur leur participation à des discussions qu’il souhaiterait lancer jeudi. “C’est en partie un aveu de faiblesse de la direction”, estime Vincent Salles, co-secrétaire général du syndicat CGT Air France. Il juge toutefois que le compte n’y est pas, rappelant que la hausse de 6% demandée par l’intersyndicale correspond à un rattrapage de l’inflation sur les dernières années. L’intersyndicale doit se réunir mercredi matin tandis qu’un rassemblement de salariés est prévu à Roissy-Charles-de-Gaulle.

Négociations de produits alimentaires : sans changement !

 Négociations de produits alimentaires : sans changement !

En dépit des chartes, des discours, des assises de l’alimentation, rien ne change dans les négociations sur les produits alimentaires : pas de rééquilibrage des prix. Au contraire, il y aurait plutôt uen tendance baissière. Sur le plan national, les relations entre producteurs et distributeurs restent “terribles”, a dit la présidente de la FNSEA . “Ça se passe très mal. Ce système de toujours moins cher est pervers”, a-t-elle déclaré. “La réalité de ce qui nous revient des entreprises, c‘est une pression à la baisse de -2, -3, -4 (pour cent)”, a-t-elle poursuivi. Le rééquilibrage des prix agricoles promis par le gouvernement pour garantir des revenus décents aux agriculteurs ne devrait faire monter les prix que de 0,7%, soit 3,21 euros par mois pour un ménage, a-t-elle estimé, fustigeant les “mensonges” des distributeurs et contredisant les affirmations  Les résultats de la deuxième enquête de l‘Observatoire des relations commerciales révèlent, selon elle, un taux de conclusion d‘accords “très élevé, entre 50 et 90% selon les enseignes, notamment pour les PME en région”. “Il est temps de sortir des postures et des procès d‘intention, pour donner enfin la priorité au développement, filière par filière, des producteurs aux distributeurs, d‘un secteur agroalimentaire français capable de satisfaire les exigences de qualité des consommateurs”, a-t-elle fait savoir par communiqué.

Négociations du Brexit reportées ?

Négociations du Brexit reportées ?

 

 

La situation risque de se compliquer encore un peu plus concernant les négociations du Brexit après les sélections britanniques récentes. En effet Teresa May, la première ministre, avait sollicité des suffrages de ses concitoyens pour renforcer sa position face à l’union européenne. Résultat elle sort affaiblie de cette consultation puisque les conservateurs perdent leur majorité absolue. La négociation du brexit aurait de toute manière été déjà très complexe et très âpre, elle pourrait se révéler encore plus difficile avec la difficulté qu’aura Teresa mais d’obtenir des mandats clairs L’Allemand Günther Öttinger, commissaire europeén chargé du Budget, a noté qu’il n’était pas certain que les négociations sur une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne puissent s’ouvrir, comme prévu, le 19 juin, maintenant que le parti conservateur a perdu majorité absolue à la Chambre des communes. « Nous avons besoin d’un gouvernement qui puisse agir », a-t-il dit sur les ondes de la radio Deutschlandfunk. « Avec un partenaire affaibli lors des négociations, il y a un risque que cela tourne mal ». « Les négociations sur le Brexit devraient commencer lorsque le Royaume-Uni sera prêt », a tweeté pour sa part Michel Barnier, chargé par la Commission européenne de conduire les négociations sur le Brexit, ajoutant que le calendrier et les positions de l’UE étaient clairs. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a de son côté a invité la Grande-Bretagne à ne pas repousser le calendrier prévu, tout en formulant l’espoir que le résultat des élections n’aura « pas d’impact majeur » sur les discussions. « J’espère vivement que la Grande-Bretagne sera prête à ouvrir des négociations. En ce qui concerne la Commission, nous pouvons ouvrir des négociations dès demain matin à neuf heures et demie, alors nous attendons de recevoir des visiteurs de Londres », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Pour Guy Verhofstadt, chef des négociateurs du Brexit au Parlement européen, les négociations, déjà complexes, seront encore plus compliquées avec le pari perdu de Theresa May. « Le système politique britannique est totalement désordonné. Au lieu d’un leadership fort et stable, nous sommes témoins du chaos et de l’incertitude », a déploré pour sa part le député conservateur allemand Markus Ferber, impliqué dans les discussions sur l’accès aux marchés de l’UE pour le secteur financier britannique.

Brexit: des négociations longues et difficilse pour la Grande-Bretagne

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Les négociations seront forcément longues,-plusieurs années_ et difficiles pour la Grande Bretagne car on ne peut avoir le beurre (l’accès au marché) et l’argent du beurre (l’absence de solidarité financière). Pour autant, il y a aura à terme un accord mais cela passera par des conflits. Réunis samedi à Bruxelles, les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept ont adopté de stricts principes pour encadrer la négociation sur le Brexit dans les deux ans qui viennent. Affichant leur fermeté, ils ont fait comprendre aux Britanniques qu’ils ne doivent pas se faire  »d’illusions » sur l’obtention rapide d’un accès au marché unique. Interrogée dimanche sur l’ antenne de la BBC , Theresa May n’a pas caché que la négociation sur les termes du divorce entre Londres et l’UE serait difficile. « Ce que cela montre  », a-t-elle dit à propos du texte adopté à Bruxelles, « et ce que montrent aussi d’ autres commentaires émanant de dirigeants européens, c’est qu’il y aura des moments où ces négociations seront dures ». La chef du gouvernement britannique a réitéré toutefois qu’elle n’hésiterait pas à interrompre le processus si les propositions de Bruxelles ne convenaient pas.

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