Archive pour le Tag 'négociations'

Tensions en Méditerranée : vers des négociations ?

Tensions en Méditerranée : vers des négociations ?

Il semble bien que l’Allemagne ait  repris en main le dossier des tensions en Méditerranée. Ainsi Angela Merkel a favorisé  la reprise de discussions entre la Turquie et la Grèce d’une part et entre la Turquie et la France d’autre part.

Mardi, Recep Tayyip Erdogan s’est ainsi entretenu par téléphone avec Emmanuel Macron, qui l’a appelé à s’engager « sans ambiguïté dans la construction d’un nouvel espace de paix et de coopération en Méditerranée », selon l’Elysée. En retour, le président turc a dit attendre de la France « du bon sens et une attitude constructive », a indiqué Ankara. Un entretien qui est en soi un signe d’apaisement, les deux chefs ayant échangé des invectives violentes à ce sujet ces dernières semaines.

 

Vendredi, déjà, le président turc s’était dit ouvert à rencontrer le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis s’il voyait des signes de « bonnes intentions » de sa part. Mardi, selon la présidence, il a prévenu Angela Merkel que « l’élan visant à faire baisser les tensions et à exploiter les canaux de dialogue doit être appuyé par des mesures réciproques ».

 

OMS : Allemagne et la France quittent les négociations

OMS : Allemagne et la France quittent les négociations

 

 

Une attitude diplomatique très tactique de la part de la France et de l’Allemagne à propos des négociations sur la réforme de l’OMS que veut diriger l’Amérique alors qu’elle a décidé de quitter cette organisation. En réalité pour l’instant,  les États-Unis font toujours partie de l’organisation mondiale de la santé. Ce que la France et l’Allemagne refusent  c’est surtout que le président américain instrumentalise à son profit la réforme de l’organisation mondiale de la santé en vue des élections américaines. La France et l’Allemagne ont donc quitté les pourparlers sur la réforme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), frustrés par la volonté des Etats-Unis de diriger les négociations, malgré la décision de Washington de quitter l’organisation, a-t-on appris auprès de trois sources officielles.

Cette décision représente un revers pour Donald Trump car Washington, qui assure la présidence tournante du G7, espérait délivrer une feuille de route commune pour une refonte en profondeur de l’OMS en septembre, deux mois avant l’élection présidentielle aux Etats-Unis.

Le pays a annoncé en juillet à l’OMS son intention de quitter l’organisation dans un an, Donald Trump accusant l’agence onusienne d’avoir fait preuve d’une trop grande proximité avec la Chine et d’avoir mal géré la pandémie de coronavirus.

“Personne ne veut être entraîné dans un processus de réforme par un pays qui vient juste de quitter l’OMS”, a déclaré un haut responsable européen impliqué dans les discussions.

Les ministères de la Santé allemand et français ont confirmé à Reuters que les deux pays s’opposaient à la volonté américaine de piloter les discussions.

Interrogé sur la position de Paris et Berlin, un haut responsable de l’administration américaine a déclaré : “Tous les membres du G7 soutiennent explicitement le principe des réformes. Cependant, il est regrettable que l’Allemagne et la France aient choisi en fin de compte de ne pas rejoindre le groupe pour valider la feuille de route.”

Les discussions sur une réforme de l’OMS ont débuté il y a quatre mois. Un accord au niveau du G7 faciliterait par la suite les discussions au sein du G20, où tout changement devrait être agréé par la Chine ou la Russie.

Le G7 comprend les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, le Canada et l’Italie.

Retraites: relance des négociations par morceaux ?

Retraites: relance des  négociations par morceaux ?

Il ne semble pas que le gouvernement et même l les partenaires sociaux également veuillent se relancer dans l’épreuve marathon d’une reprise totale des négociations sur la réforme des retraites. Il serait plutôt envisagé de faire un  découpage des thèmes et avec un nouveau calendrier. Jean Castex souhaite donc prioriser la question du «financement actuel» du régime. Il s’agirait en fait de boucher l’énorme trou qui s’est constitué en 2020 suites à la crise sanitaire. Avant cette crise des perspectives de déficit pour l’année se  situaient  autour de 4 milliards, elles seraient désormais d’après les calculs du conseil d’orientation des retraites de 30 milliards. .

Les mesures plus structurelles seraient examinées ensuite d’ici 2022 voir même après

Pour le gouvernement, reste à savoir comment ne pas commettre les erreurs qui ont enlisé le premier projet de loi, avec un mouvement social d’une durée sans précédent. La grève a notamment paralysé les transports pilotés par la SNCF et la RATP – dont les salariés bénéficient de régimes spéciaux – durant de longs mois. «On reste dans le même état d’esprit qu’au début de l’année, prévient Laurent Djebali, représentant syndical Unsa-RATP. C’est-à-dire que cette réforme, on n’en veut pas».

Pour éviter la crise sociale, Frédéric Sève anticipe une réforme amenée «par petits bouts», pour élaborer en priorité le régime de retraites universel que la CFDT appelle de ses vœux. «Déterminer si le système est à points ou à cacahuètes, on peut le différer, par exemple. On n’est plus à six mois près», juge-t-il. «C’est une question de méthode, renchérit le député Nicolas Turquois. On ne fait pas tant face à une remise en cause du système cible qu’à une remise en cause des voies de transition».

C’est justement sur sa méthode que Jean Castex compte pour mener les débats sur la réforme des retraites. «Vous savez, des fois, il faut donner un peu de temps au temps» plaide celui qui a défendu à maintes reprises les vertus de «la négociation».

Donner du temps au temps pourrait signifier qu’on ne règle que les dimensions des plus urgentes et que la réforme sur le fond donc à plus long terme est reportée à plus tard, peut-être même après les prochaines élections présidentielles.

UE : Vers un échec des négociations avec Londres ?

UE : Vers un échec des négociations avec Londres ?

 

Le commissaire européen au commerce s’interroge sur la volonté réelle de Londres de parvenir à un accord suite au brexit.  Rien n’indique que le gouvernement britannique ait réellement l’intention de s’entendre avec l’Union européenne sur le cadre de leurs futures relations commerciales et il semble qu’il soit décidé à imputer un éventuel échec des discussions à la crise du coronavirus, a estimé jeudi le commissaire européen au Commerce.

“Malgré l’urgence et l’énormité du défi que représentent les négociations, je crains que nous ne progressions que très lentement (…) Rien n’indique vraiment que nos amis britanniques abordent les discussions avec l’intention d’aboutir. J’espère me tromper, mais je ne le pense pas”, a déclaré Phil Hogan à la radiotélévision irlandaise (RTE).

“Je pense que les responsables politiques et le gouvernement du Royaume-Uni ont décidé que le COVID serait tenu responsable de tous les échecs du Brexit et j’ai le sentiment qu’ils ne veulent pas que les négociations durent jusqu’en 2021, parce qu’ils peuvent effectivement tout imputer au COVID”, a-t-il ajouté.

Négociations Brexit : ça va saigner (Jean-Yves Le Drian)

Négociations Brexit : ça va saigner  (Jean-Yves Le Drian)

 

 

C’est presque en ces termes que s’est exprimé le ministre des affaires étrangères à propos des futures relations entre la Grande-Bretagne et l’union européenne. Pas étonnant car ces discussions seront particulièrement difficiles.

Les discussions après Brexit  destinées à déterminer les futures relations commerciales entre l’union économique et la Grande-Bretagne risquent  d’être très agitées pour plusieurs raisons. La première c’est que l’enjeu politique domine la problématique en Grande-Bretagne. La décision de rupture de la Grande-Bretagne à été arrachée  de peu grâce au soutien des populistes et sur de nombreuses fausses informations. Boris Johnson doit cependant donner des gages sur son honnêteté dont beaucoup doutent. Il veut donc se faire le champion des intérêts nationalistes à la manière de Trump  pour rassurer les couches populaires qui ont cru que la rupture avec l’union européenne leur apporterait la prospérité perdue .

À la manière de Trump, Boris Johnson a donc commencé à ajouter de l’outrance à l’outrance en annonçant l’hypothèse d’un contrôle généralisé sur toutes les importations aussi l’augmentation des droits douaniers sur les voitures allemandes et le fromage français. Des mesures d’affichage assez simplistes que tout le monde peut comprendre.

La philosophie de Boris Johnson repose sur l’idée que la GB pourrait  servir de porte d’entrée de l’union européenne au commerce international mais cela en s’affranchissant des normes européennes fiscales, sociales ou environnementales. Bref une sorte de Singapour sur Tamise. La ficelle est évidemment un peu grosse car si l’union européenne devait lâcher sur ce point alors il y aurait des velléités  revendicatives  du même type dans d’autres pays. Précisément,  l’union européenne doit se montrer relativement dure dans ses négociations pour décourager tout nouveau départ de l’union européenne. Il faudra donc faire payer très cher à la Grande-Bretagne sa rupture . Les premières déclarations de Boris Johnson sont évidemment inacceptables quand il déclare en particulier vouloir créer une sorte de Singapour britannique.

Pour l’instant, les deux partenaires sont totalement opposés quant à la finalité de ces négociations;  En particulier les négociateurs britanniques qui sont furieux car ils pensent que l’UE, principal partenaire commercial de Londres, est en train de revenir sur l’accord de retrait en laissant entendre que Londres devra adhérer aux règles européennes pour conclure un accord de libre-échange, a-t-on appris de source britannique.

Dimanche, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré à nouveau que la France s’opposerait à la naissance d’un “Singapour-sur-Tamise” à sa porte ajoutant  »Je pense que sur les questions commerciales ou sur le dispositif de relations futures, que l’on va engager, on va s’étriper pas mal, « .

 

 

Retraites- Attendre le 7 janvier pour la reprise des négociations est irresponsable

Attendre le  7 janvier pour la reprise des négociations est irresponsable

 

Face au blocage persistant, le gouvernement a annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront seulement le 7 janvier. On peut légitimement se demander à quoi joue le gouvernement. En effet, il aura fallu attendre mardi 24  pour que le Premier ministre se réveille pour indiquer que la reprise des négociations aura lieu dans une quinzaine de jours à savoir le 7 janvier. Une attitude évidemment complètement irresponsable. On comprend mal que le gouvernement se soit mis en vacances alors que le pays est affecté par des troubles sociaux. Il est clair qu’en la  circonstance le gouvernement a choisi la stratégie du pourrissement. Le problème c’est que cette même stratégie du pourrissement a été utilisée sans succès vis-à-vis des gilets jaunes et que le pays s’est enfoncé dans la chienlit pendant  des mois. Ce qui risque de se reproduire avec ce qu’on peut appeler maintenant les gilets rouges. Le gouvernement joue dangereusement avec le feu. Il ne faut guère espérer que les radicaux gauchistes atténuent leur action. Certes la participation aux grèves va connaître sans doute des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière mais elle risque d’être compensée par le réveil de certaines catégories sociales qui pourraient protester non seulement vis-à-vis des retraites mais de manière plus générale vis-à-vis des conditions de travail et des salaires ( hôpital ou enseignement par exemple).

En dépit des appels à la trêve lancés par l’exécutif pour les fêtes de fin d’année, les transports restent donc très perturbés et le ton est monté d’un cran dans le secteur de l’énergie avec le vote par les salariés de la mise à l’arrêt de plusieurs raffineries. Face au blocage persistant, le gouvernement a enfin annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront le 7 janvier. Elles se déclineront ensuite pendant tout le mois avec les ministres et secrétaires d’Etat concernés et porteront sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière. Le Premier ministre Edouard Philippe présentera également dans la semaine du 6 janvier une “méthode de travail” pour l’équilibre financier du système, a précisé Matignon dans un communiqué. Une nouvelle journée interprofessionnelle de manifestations et de grève est d’ores et déjà prévue le 9 janvier à l’appel de l’intersyndicale mobilisée contre la réforme (CGT-FO-FSU-Solidaires-FIDL-MNL-UNEF-Unl).

Dans le collimateur des manifestants et des grévistes, la réforme du système des retraites voulue par Emmanuel Macron qui prévoit le remplacement des 42 régimes existants par un système universel par points, un changement perçu par ses détracteurs comme la porte ouverte à une précarisation des retraités. Le gouvernement continue de défendre l’instauration d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, une option qu’il juge “juste” pour rééquilibrer financièrement le système mais un casus belli pour les syndicats réformateurs au premier rang desquels la CFDT. On peut quand même s’interroger pourquoi on attend encore 15 jours pour négocier alors qu’une partie des transports bloque la vie économique et sociale.

Retraites : Pourquoi seulement le 7 janvier la reprise des négociations

Retraites : Pourquoi seulement  le 7 janvier la reprise des négociations

 

On peut légitimement se demander à quoi joue le gouvernement. En effet, il aura fallu attendre hier pour que le Premier ministre se réveille pour indiquer que la reprise des négociations aura lieu dans une quinzaine de jours à savoir le 7 janvier. Une attitude évidemment complètement irresponsable. On comprend mal que le gouvernement se soit mis en vacances alors que le pays est affecté par des troubles sociaux. Il est clair qu’en la  circonstance le gouvernement a choisi la stratégie du pourrissement. Le problème c’est que cette même stratégie du pourrissement a été utilisée sans succès vis-à-vis des gilets jaunes et que le pays s’est enfoncé dans la chienlit pendant  des mois. Ce qui risque de se reproduire avec ce qu’on peut appeler maintenant les gilets rouges. Le gouvernement joue dangereusement avec le feu. Il ne faut guère espérer que les radicaux gauchistes atténuent leur action. Certes la participation aux grèves va connaître sans doute des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière mais elle risque d’être compensée par le réveil de certaines catégories sociales qui pourraient protester non seulement vis-à-vis des retraites mais de manière plus générale vis-à-vis des conditions de travail et des salaires ( hôpital ou enseignement par exemple). En dépit des appels à la trêve lancés par l’exécutif pour les fêtes de fin d’année, les transports restent donc très perturbés et le ton est monté d’un cran dans le secteur de l’énergie avec le vote par les salariés de la mise à l’arrêt de plusieurs raffineries.

Face au blocage persistant, le gouvernement a enfin annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront le 7 janvier. Elles se déclineront ensuite pendant tout le mois avec les ministres et secrétaires d’Etat concernés et porteront sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière. Le Premier ministre Edouard Philippe présentera également dans la semaine du 6 janvier une “méthode de travail” pour l’équilibre financier du système, a précisé Matignon dans un communiqué. Une nouvelle journée interprofessionnelle de manifestations et de grève est d’ores et déjà prévue le 9 janvier à l’appel de l’intersyndicale mobilisée contre la réforme (CGT-FO-FSU-Solidaires-FIDL-MNL-Unef-Unl).

Dans le collimateur des manifestants et des grévistes, la réforme du système des retraites voulue par Emmanuel Macron qui prévoit le remplacement des 42 régimes existants par un système universel par points, un changement perçu par ses détracteurs comme la porte ouverte à une précarisation des retraités. Le gouvernement continue de défendre l’instauration d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, une option qu’il juge “juste” pour rééquilibrer financièrement le système mais un casus belli pour les syndicats réformateurs au premier rang desquels la CFDT. On peut quand même s’interroger pourquoi on attend encore 15 jours pour négocier alors qu’une partie des transports bloque la vie économique et sociale.

Négociations avec les USA : Macron retourne sa veste

Négociations avec les USA : Macron retourne sa veste

Après avoir été partisan d’un accord commercial avec les États-Unis, Macron fait volte-face sans doute en raison de la proximité des élections européennes. Macron a d’abord milité pour cet accord, ensuite il a adouci sa position en demandant que l’agriculture en soit exclue, enfin en perdition dans les sondages, Macron se voit maintenant contraint de voter contre l’ouverture des négociations La France votera contre l’ouverture de négociations commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Cela en prétextant un contexte de menaces commerciales répétées de Donald Trump et de la sortie annoncée des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat “La France ne veut pas de guerre commerciale ou de tension avec les Etats-Unis” mais ne peut rompre son engagement de lutter contre le changement climatique et juge que céder aux pressions américaines n’est pas une bonne idée, a insisté la source, jugeant probable que la France soit le seul pays européen à s’opposer à l’ouverture des négociations. Les Européens ont convenu provisoirement jeudi d’ouvrir officiellement ces négociations, une décision censée détendre les relations entre les deux premiers blocs économiques de la planète. La décision doit être maintenant soumise à l’approbation de chaque pays à l’échelon ministériel. Les ministres de l’Agriculture de l’UE se rencontreront lundi à Bruxelles. L’opposition de la France sera notifiée jeudi soir aux autorités européennes. Elle n’empêchera pas l’ouverture des négociations, si les Etats-Unis le souhaitent également, la décision se prenant côté européen à la majorité qualifiée. La Commission européenne, qui coordonne la politique commerciale de l’Union, a sollicité deux mandats de négociation, le premier en vue de réduire les droits sur les biens industriels et le second destiné à aider les entreprises à prouver que leurs produits sont conformes aux normes de l’UE ou à celles des Etats-Unis. La France s’opposera aux deux mandats, a-t-on précisé. Le président américain avait accepté en juillet de surseoir à l’imposition de droits de douane punitifs sur les voitures importées de l’Union européenne. Toutefois, des droits de douane continuent de s’appliquer sur l’acier et l’aluminium importés de l’Union et Donald Trump a menacé mardi d’imposer des droits de douane sur 11 milliards de dollars de produits européens, arguant de l’impact négatif des subventions européennes accordées à Airbus.“Nous ne sommes jamais rentrés dans l’idée qu’il fallait faire montre de faiblesse pour s’attirer les faveurs de monsieur Trump”, a poursuivi la source. “L’idée que, par des concessions, en cédant à la pression, on améliorera notre situation vis-à-vis des Etats-Unis n’est pas une bonne idée.”“Nous disons que, dans le contexte de menaces commerciales, encore ces derniers jours avec Boeing-Airbus, on ne va pas récompenser les Etats-Unis”, a-t-elle encore déclaré. La vérité n’est sans doute pas d’ordre commercial mais politique. Macron cherche à regagner une popularité perdue qui à prendre à revers ses propres orientations et à s’isoler au sein de l’Europe.

 

Négociations chômage : un échec grave pour le paritarisme

Négociations chômage : un échec grave pour le paritarisme

 

L’échec des négociations sur l’assurance chômage est grave mais il porte surtout atteinte à l’avenir du paritarisme et au rôle des instances intermédiaires dans le pays. Cette rupture des négociations est d’autant plus curieuse que les partenaires sociaux ne cessent de se plaindre depuis le début du mandat de Macron d’être mis à l’écart des grandes orientations sociales et économiques. Or en mettant un terme aux discussions sur l’avenir de l’Unedic, les partenaires sociaux renvoient la balle au gouvernement et d’une certaine manière conforte l’étatisme que souhaite précisément le président de la république. Pour pas parler clair,  les partenaires sociaux ont fait preuve d’une grande irresponsabilité et leur rôle déjà affaibli par leur manque d’efficacité pourrait être encore davantage contesté. Pour parvenir à un accord il faut évidemment rechercher des compromis gagnant gagnant, ce qui suppose une capacité à intégrer la problématique de l’autre interlocuteur. Malheureusement en France le débat ce caractérise surtout par une opposition stérile et inefficace entre patrons d’un côté, syndicats de l’autre. Des patrons beaucoup trop marqués par une idéologie réactionnaire et des syndicats encore imprégnés d’une illusoire culture révolutionnaire. Certes les syndicats réformistes sont aujourd’hui majoritaires en France avec notamment la CFDT devenue le premier syndicat mais ces syndicats réformistes ont bien du mal à faire entendre leur voix face aux syndicats gauchistes. “Nous faisons le constat aujourd’hui que nous ne pouvons trouver de points de convergence”, a déclaré le négociateur du Medef, Hubert Mongon, à l’issue de la rencontre. Selon lui, ce sont les organisations syndicales qui “ont fait part de leur volonté de mettre fin à ces discussions”, malgré les propositions du patronat, résolument opposé à la mise en place d’un système de bonus-malus. Il avait fait une ultime proposition pour éviter un tel dispositif selon lui “mortifère pour l’emploi”, consistant à moduler les cotisations patronales en fonction du recours aux contrats de travail de courte durée. Les syndicats avaient fait du bonus-malus, une condition sine qua non de leur participation aux négociations. Selon des calculs de FO, le volet malus n’aurait concerné que 18% des entreprises, principalement de grande taille, dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration et de l’hébergement médico-social. Eric Courpotin a regretté que “l’intérêt supérieur de certaines entreprises qui abusent des contrats courts (ait) été plus fort que l’intérêt des plus précaires”. “Clairement, on ne partage pas la vision qu’ils peuvent avoir de la nécessité de faire des économies”, a pour sa part dit Marylise Léon, de la CFDT. Patronat et syndicat s’inquiètent cependant des conséquences de cet échec, qui ouvre toute grande la voie au gouvernement pour reprendre les rênes de l’assurance chômage. “On acte la fin d’une époque”, dit-on à la CFE-CGC. “Le paritarisme (…) prend un coup important”, a renchéri Patrick Liebus, de l’U2P (syndicat des artisans).

Négociations Corée-Etats Unis : çà va durer un moment

 Négociations Corée-Etats Unis : çà va durer un moment

 

 

 

La Corée du nord estime déjà que les discussions avec les Etats –Unis ne sont pas satisfaisantes faisant douter de leur aboutissement ; ces discussions risquent d’être longues compte tenu du contentieux historique mais surtout d les personnalités très fantasques des chefs d’Etat coréen et américain. Il y aura sans doute des mouvements de yo-yo dans ce processus de négociation qui exigera sans doute des mois et des mois pour être finalisées.   A l’occasion de sa troisième visite à Pyongyang, le chef de la diplomatie américaine a tenté de définir les modalités du démantèlement du programme nucléaire nord-coréen, qu’il s’agisse du calendrier des opérations ou de la liste détaillée des installations concernées. Mais, selon les propos d’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères cité par l’agence de presse officielle KCNA, les résultats des pourparlers avec la délégation américaine sont “très préoccupants”, la Corée du Nord accusant Washington d’insister sur une dénucléarisation, complète, vérifiable et irréversible (DCVI) unilatérale. “Nous étions partis du principe que la partie américaine allait venir avec une idée constructive, en pensant que nous pourrions en tirer quelque chose en retour”, a dit le porte-parole.

Négociations UE-Mercosur divergences entre la France et la commission

Négociations UE-Mercosur divergences entre la France et la commission

 

 

D’un coté le ministre de l’agriculture français estime que les négociations sont au point mort mais  La ministre des Affaires étrangères bulgare, dont le pays exerce en ce moment la présidence tournante de l’UE, envisage elle une fin des discussions en fin d’année. Même avis du coté du Brésil ou de l’Argentine  qui considère que le décideur en la matière c’est l’union économique et non la France. En cause notamment les questions d’élevage et de normes sanitaires. Stéphane Travert, interrogé lors d’une rencontre avec des journalistes, a précisé qu’aucune échéance n’était encore fixée en vue de l’éventuelle signature d’un traité de libre-échange, sur un modèle proche du Ceta conclu avec le Canada. Prié de dire où en étaient les tractations conduites par la Commission du côté européen, il a répondu : “Au point mort.” La perspective d’un accord commercial inquiète les éleveurs français, qui craignent de voir affluer sur le marché des dizaines de milliers de tonnes de viandes produites avec des normes moins contraignantes. L’homologue brésilien de Stéphane Travert estime à l’inverse que le volet agricole pourra être entériné d’ici quelques mois. “Concernant l’agriculture, nous serons prêts à la fin de l’année sans problème”, a déclaré jeudi Blairo Maggi, de passage à Paris, lors d’une interview à Reuters. En mars, le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait jugé que les négociations étaient “bloquées”, ce à quoi à un responsable de la diplomatie brésilienne avait rétorqué que la Commission européenne était à la manoeuvre et non la France.

Air France : ouverture de vraies négociations salariales ?

Air France : ouverture de vraies négociations salariales ?

La grève aurait déjà couté 170 millions à Air-France. La demande de hausse de salaires des syndicats présenterait un cout de 240 millions. Du coup la direction serait prête à accepter un coup de pouce de 1% sur les salaires, soit un cout de 40 millions. En outre Air France propose uen plan de revalorisation sur 2019-20121. Reste à savoir si les syndicats vont se satisfaire des propositions de la direction. Des syndicats qui prévoient des  journées supplémentaires de grève mercredi puis les 17,18, 23 et 24 avril.  La direction appelle les organisations syndicales à suspendre le conflit le temps de cette négociation qu’elle propose.  “Il est urgent de trouver une issue à ce conflit qui est destructeur pour l’entreprise et financièrement insoutenable”, a déclaré à des journalistes Franck Terner, le directeur général d’Air France. “C’est une réelle avancée par rapport à tout ce qui a été discuté jusqu’à présent”, a-t-il ajouté, affirmant qu’une hausse générale de 6% des salaires risquerait d’obérer la capacité d’investissement du groupe en accroissant les coûts à hauteur de 240 millions d’euros. La hausse de 1% supplémentaire dès avril représente un effort supplémentaire de 40 millions d’euros et porterait à respectivement 3,4% et 4% en moyenne les revalorisations salariales pour les personnels au sol et les personnels navigants, en intégrant les augmentations individuelles, a expliqué la direction. Interrogé sur la réaction des syndicats à ces propositions, le dirigeant a estimé qu’il était trop tôt pour le savoir, tout en se disant confiant sur leur participation à des discussions qu’il souhaiterait lancer jeudi. “C’est en partie un aveu de faiblesse de la direction”, estime Vincent Salles, co-secrétaire général du syndicat CGT Air France. Il juge toutefois que le compte n’y est pas, rappelant que la hausse de 6% demandée par l’intersyndicale correspond à un rattrapage de l’inflation sur les dernières années. L’intersyndicale doit se réunir mercredi matin tandis qu’un rassemblement de salariés est prévu à Roissy-Charles-de-Gaulle.

Négociations de produits alimentaires : sans changement !

 Négociations de produits alimentaires : sans changement !

En dépit des chartes, des discours, des assises de l’alimentation, rien ne change dans les négociations sur les produits alimentaires : pas de rééquilibrage des prix. Au contraire, il y aurait plutôt uen tendance baissière. Sur le plan national, les relations entre producteurs et distributeurs restent “terribles”, a dit la présidente de la FNSEA . “Ça se passe très mal. Ce système de toujours moins cher est pervers”, a-t-elle déclaré. “La réalité de ce qui nous revient des entreprises, c‘est une pression à la baisse de -2, -3, -4 (pour cent)”, a-t-elle poursuivi. Le rééquilibrage des prix agricoles promis par le gouvernement pour garantir des revenus décents aux agriculteurs ne devrait faire monter les prix que de 0,7%, soit 3,21 euros par mois pour un ménage, a-t-elle estimé, fustigeant les “mensonges” des distributeurs et contredisant les affirmations  Les résultats de la deuxième enquête de l‘Observatoire des relations commerciales révèlent, selon elle, un taux de conclusion d‘accords “très élevé, entre 50 et 90% selon les enseignes, notamment pour les PME en région”. “Il est temps de sortir des postures et des procès d‘intention, pour donner enfin la priorité au développement, filière par filière, des producteurs aux distributeurs, d‘un secteur agroalimentaire français capable de satisfaire les exigences de qualité des consommateurs”, a-t-elle fait savoir par communiqué.

Négociations du Brexit reportées ?

Négociations du Brexit reportées ?

 

 

La situation risque de se compliquer encore un peu plus concernant les négociations du Brexit après les sélections britanniques récentes. En effet Teresa May, la première ministre, avait sollicité des suffrages de ses concitoyens pour renforcer sa position face à l’union européenne. Résultat elle sort affaiblie de cette consultation puisque les conservateurs perdent leur majorité absolue. La négociation du brexit aurait de toute manière été déjà très complexe et très âpre, elle pourrait se révéler encore plus difficile avec la difficulté qu’aura Teresa mais d’obtenir des mandats clairs L’Allemand Günther Öttinger, commissaire europeén chargé du Budget, a noté qu’il n’était pas certain que les négociations sur une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne puissent s’ouvrir, comme prévu, le 19 juin, maintenant que le parti conservateur a perdu majorité absolue à la Chambre des communes. « Nous avons besoin d’un gouvernement qui puisse agir », a-t-il dit sur les ondes de la radio Deutschlandfunk. « Avec un partenaire affaibli lors des négociations, il y a un risque que cela tourne mal ». « Les négociations sur le Brexit devraient commencer lorsque le Royaume-Uni sera prêt », a tweeté pour sa part Michel Barnier, chargé par la Commission européenne de conduire les négociations sur le Brexit, ajoutant que le calendrier et les positions de l’UE étaient clairs. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a de son côté a invité la Grande-Bretagne à ne pas repousser le calendrier prévu, tout en formulant l’espoir que le résultat des élections n’aura « pas d’impact majeur » sur les discussions. « J’espère vivement que la Grande-Bretagne sera prête à ouvrir des négociations. En ce qui concerne la Commission, nous pouvons ouvrir des négociations dès demain matin à neuf heures et demie, alors nous attendons de recevoir des visiteurs de Londres », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Pour Guy Verhofstadt, chef des négociateurs du Brexit au Parlement européen, les négociations, déjà complexes, seront encore plus compliquées avec le pari perdu de Theresa May. « Le système politique britannique est totalement désordonné. Au lieu d’un leadership fort et stable, nous sommes témoins du chaos et de l’incertitude », a déploré pour sa part le député conservateur allemand Markus Ferber, impliqué dans les discussions sur l’accès aux marchés de l’UE pour le secteur financier britannique.

Brexit: des négociations longues et difficilse pour la Grande-Bretagne

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Les négociations seront forcément longues,-plusieurs années_ et difficiles pour la Grande Bretagne car on ne peut avoir le beurre (l’accès au marché) et l’argent du beurre (l’absence de solidarité financière). Pour autant, il y a aura à terme un accord mais cela passera par des conflits. Réunis samedi à Bruxelles, les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept ont adopté de stricts principes pour encadrer la négociation sur le Brexit dans les deux ans qui viennent. Affichant leur fermeté, ils ont fait comprendre aux Britanniques qu’ils ne doivent pas se faire  »d’illusions » sur l’obtention rapide d’un accès au marché unique. Interrogée dimanche sur l’ antenne de la BBC , Theresa May n’a pas caché que la négociation sur les termes du divorce entre Londres et l’UE serait difficile. « Ce que cela montre  », a-t-elle dit à propos du texte adopté à Bruxelles, « et ce que montrent aussi d’ autres commentaires émanant de dirigeants européens, c’est qu’il y aura des moments où ces négociations seront dures ». La chef du gouvernement britannique a réitéré toutefois qu’elle n’hésiterait pas à interrompre le processus si les propositions de Bruxelles ne convenaient pas.

Brexit : des négociations qui vont durer cinq ans »(Pascal Lamy)

Brexit : des négociations qui vont durer cinq ans »(Pascal Lamy)

Dans une interview à Challenges Pascal Lamy, l’ancien directeur général de l’OMC et ex-bras droit de Jacques Delors à la Commission de Bruxelles, prévoit que les négociations d’après brexit seront à la fois complexes, longues et difficiles. De quoi interroger évidemment les Britanniques ;  mais aussi les Européens qui au lieu d’attendre la demande officielle de divorce prévue  pour la fin de l’année feraient t peut-être bien de faire rapidement des propositions pour sortir des incertitudes qui risquent de plomber une croissance européenne déjà faiblarde.

Au Royaume Uni, les partisans du Brexit sont très divisés. Comment réagissez-vous à cette incertitude?

On aurait pu penser que les vainqueurs du Brexit avaient un plan de sortie de l’Union Européenne. En réalité, ils n’en ont pas. Le camp du Brexit ne sait pas quoi faire de sa victoire. L’incertitude est forte et elle aura un impact économique important. Plus l’incertitude augmente, plus le coût économique sera élevé.

Combien de temps les négociations avec l’Union Européenne peuvent-elles durer?

Il faudra au moins deux ans pour réaliser un grand nettoyage juridique, défaire toutes les relations tissées dans de nombreux programmes et organismes. Puis, entre deux et trois ans  pour négocier les nouvelles relations politiques et commerciales avec le Royaume Uni dans tous les domaines: échanges de biens, de services, circulation des personnes, Erasmus, coopération scientifique, diplomatique etc.

Le Brexit va-t-il vraiment freiner la croissance en Europe?

L’impact sera, bien sûr, le plus fort au Royaume Uni. Comme l’économie britannique représente environ 15% de l’économie européenne, les conséquences seront plus limitées de l’autre côté de la Manche, mais bien réelles. Ce n’est pas une bonne nouvelle. Le Brexit survient dans une période de faible croissance. Et même si l’Europe continentale récupère certaines activités dans des niches, comme la finance, l’effet sera globalement négatif.

Faut-il pousser les Britanniques à sortir le plus vite possible?

La fermeté affichée par les 27 est normale: il faut que le Royaume Uni sache que cela sera plus dur d’être dehors que dans l’Union Européenne. Mais les dirigeants européens doivent aussi prendre des initiatives pour changer la gouvernance de l’Union, et notamment de la zone Euro. L’Institut Jacques Delors Allemagne et la Fondation Bertelsman vont publier un rapport, en septembre, détaillant le nécessaire approfondissement de l’Union Economique et Monétaire des pays de l’euro.

Comment?

Il faudra faire la preuve des avantages d’une plus grande intégration, par exemple sur la fiscalité des entreprises, le marché unique ou les investissements publics. Le Brexit va donner des arguments aux séparatistes. Il va falloir livrer une bataille idéologique face aux partis anti-européens qui ont récemment gagné du soutien dans les opinions, même s’ils restent minoritaires sur le continent.

Assurance chômage : les négociations victimes de la loi travail

Assurance chômage : les négociations victimes de la loi travail

 

Il est vraisemblable que les négociations qui s’ouvrent lundi concernant la réforme de l’assurance chômage risquent de s’enliser tant que la situation concernant la loi travail  n’aura pas été définitivement clarifiée. Du coup les partenaires sociaux , syndicats patronaux et syndicats de salariés risquent de radicaliser leur position pour éviter d’aboutir sur une réforme qui vise à s’attaquer au problème du déficit récurrent de l’Unedic (3,6 milliards de déficits en 2016 et près de 30 milliards d’ici la fin de l’année en déficit cumulé ; ) de toute manière les partenaires étaient déjà en fort désaccord sur la réforme de l’assurance-chômage avant le conflit sur la loi travail , conflit qui va encore amplifier les oppositions sur les mesures à prendre pour assainir la situation financière de l’Unedic. Il y a quelques semaines le gouvernement avait menacé de se substituer aux partenaires sociaux en cas d’échec des négociations. Cependant compte  tenu de la mobilisation sur la loi travail  il est peu vraisemblable que le gouvernement manifeste maintenant des velléités pour gérer en direct ce dossier sensible Le Medef a transmis vendredi aux organisations syndicales un projet d’accord qui ne fait que reprendre des propositions déjà rejetées par les syndicats, notamment en matière de calcul des allocations et de traitement des seniors. « C’est à se demander si le Medef ne cherche pas à faire capoter les négociations », a déclaré samedi à Reuters le négociateur de Force ouvrière (FO) Michel Beaugas, selon qui ce sentiment est partagé par ses homologues des autres syndicats. « Le patronat n’a pas modifié d’un iota ses propositions », souligne-t-il, ce que l’on ne dément pas de source proche de la direction de l’organisation patronale. Les modifications des modalités de calcul et de versement des allocations chômage proposées par le Medef reviennent, selon le négociateur de FO, « à faire 1,5 milliard d’euros d’économies exclusivement sur le dos des demandeurs d’emploi ». Rien en revanche sur la modulation des cotisations patronales en fonction de la nature et de la durée des contrats de travail pour enrayer le recours croissant aux contrats très courts en alternance avec des périodes de chômage indemnisé, un mécanisme demandé sous différentes formes par les syndicats. « Le Medef n’a pas de mandat pour négocier la modulation des contributions et son conseil exécutif ne doit en décider que le 13 juin », souligne Michel Beaugas. Or sans dispositif sanctionnant le recours abusif aux contrats de travail très courts et sans avancée sur la question des seniors, il n’y aura pas d’accord, prédit-il. Le négociateur du Medef, Jean Cerutti, a déclaré lors de la précédente session plénière, le 12 mai, que le contenu du texte porté par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, n’incitait pas le patronat à être « plus souple ». Le Medef estime que ce texte, dans la version actuellement examinée par le Parlement, n’aura pas d’impact positif sur l’emploi. Il n’est donc pas enclin à abaisser ses exigences en matière d’économies ou à « envisager des charges supplémentaires sur le travail sous quelque forme que ce soit », a-t-il expliqué. Dans ces conditions, la session de lundi, censé à l’origine être conclusive pour permettre à la nouvelle convention Unedic d’être bouclée avant que celle de 2014 arrive à échéance le 30 juin, ne commencera qu’à 15h00 et devrait être relativement courte, estime-t-on du côté syndical comme du côté patronal. (Avec Reuters)

Matthias Fekl : non au secret des négociations sur le traité transatlantique !

 

 

Matthias Fekl : non au secret des négociations sur le traité transatlantique !

 

Invité mercredi matin sur BFMTV et RMC, Matthias Fekl, secrétaire d’Etat au commerce extérieur,  a commenté le rendez-vous commun de François Hollande et Angela Merkel, qui se retrouvent ensemble ce mercredi devant le Parlement européen à Strasbourg. Selon lui, les deux chefs d’Etat vont « adresser un message (…) sur la question des migrations. (…) La France et l’Allemagne avancent ensemble sur ce sujet, comme sur l’Ukraine, comme sur la crise grecque. Sans le couple franco-allemand, aujourd’hui la Grèce ne serait plus dans la zone euro ». Les négociations sur le traité transatlantique Tafta entre l’Union européenne et les Etats-Unis reprennent dans quelques jours à Miami. Mais aujourd’hui, déplore Matthias Fekl, « il faut aller dans des salles sécurisées (pour négocier). C’est scandaleux, on ne peut plus négocier en secret derrière des portes fermées. Les enjeux sont essentiels pour les Français. Il y a quelque chose qui se joue, et ça doit être fait sur la place publique. Comment peut-on imaginer qu’on mène des négociations aussi importantes en secret? C’est inconcevable. Il faut que les documents soient accessibles. Ils ne le sont pas, c’est inacceptable ». Il ajoute que « si les choses ne bougent pas », la France pourra envisager « l’arrêt pur et simple des négociations », « dans le courant de l’année prochaine ». Aujourd’hui, juge-t-il, « il n’y a aucune contre-proposition américaine sérieuse ». Matthias Fekl a le même âge qu’Emmanuel Macron, mais selon lui, la comparaison s’arrête là: il affirme n’avoir « ni le même point de vue, ni le même parcours. Quand on veut faire de la politique, il faut avoir la légitimité du suffrage ».

 

 

Pacte de responsabilités : des négociations insuffisantes (Macron)

Pacte de responsabilités : des négociations insuffisantes (Macron)

 

D’une certaine manière Macron reconnait que le pacte de responsabilité est un demi échec compte tenu de l’insuffisance du nombre de branches impliquées. Pourtant ce pacte et le CICE constitue la base de la politique économique du gouvernement.. « Nous ne sommes pas dans une économie planifiée. Notre choix, c’est de dire qu’on va faire 50 milliards d’économie par rapport au tendanciel et on va investir 40 milliards d’euros dans les marges des entreprises. Les partenaires sociaux s’étaient engagés à négocier branche par branche. Ce que nous constatons, c’est que ces négociations sont toujours insuffisantes », a-t-il critiqué.  L’intérêt principal étant notamment de moderniser le marché du travail actuel. « Il faut aller vers la flexisécurité », a plaidé le ministre de l’Économie. « Pour les chefs d’entreprise, il faut donner plus de visibilité, plus de capacité à s’adapter et surtout reconnaître qu’il y ait un droit à l’erreur économique », a-t-il détaillé en évoquant des plans sociaux avec plus de visibilité pour les grandes entreprises, accélérer et sécuriser les désaccords entre les deux parties, améliorer les négociations pour adapter l’organisation ou encore simplifier les choses pour donner plus de flexibilité.  Une flexibilité pour les entreprises qui va avec une forme de sécurité pour les employés. « Si on veut que notre économie soit plus adaptable, plus flexible avec en même temps un vrai niveau de sécurité, il faut bien former les salariés. C’est l’ambition d’une vraie réforme de l’ambition professionnelle et reconnaître l’existence d’un compte personnalisé », a défendu Emmanuel Macron. 

 

Gaza : fin de la trêve et rupture des négociations

Gaza : fin de la trêve et rupture des négociations

Enième épisode des trêves rompues  à gaza. En faitt les durs du Hamas qui vivent des subsides étrangers ne veulent pas d’une paix qui leur enlèverait leur raison d’exister. La paix et le développement de Gaza constituerait leur fin politique. Le cessez-le-feu globalement observé depuis le 11 août entre le Hamas et l’armée israélienne a été rompu ce mardi avec des tirs de roquettes sur Israël et des raids aériens sur la bande de Gaza, faisant s’envoler toute perspective de trêve durable.  La femme et une fille du chef militaire du Hamas ont été tuées mardi soir à Gaza, a annoncé tôt ce mercredi sur Facebook Moussa Abou Marzouk, numéro deux du bureau politique du Hamas, qui n’a donné aucune précision sur le sort de Mohammed Deif, mari et père des victimes.  Selon lui, Israël cherchait « un prétexte pour prendre pour cible un grand responsable du Hamas ». Israël a tenté cinq fois par le passé d’assassiner Mohammed Deif, chef depuis 2002 de la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam. En soirée, la branche armée du mouvement Hamas qui contrôle Gaza a revendiqué le tir de nombreuses roquettes sur Israël, dont l’une est tombée sur Tel-Aviv sans faire de victime selon l’armée. Une autre a été tirée sur Jérusalem, où les sirènes ont retenti. Mais selon un porte-parole de la police israélienne, elle a peut-être été arrêtée par le système de défense anti-missile israélien en-dehors de la ville sainte.  La rupture du cessez-le-feu, qui expirait à 21heures, a stoppé les pourparlers en cours au Caire entre Israéliens et Palestiniens pour transformer cette pause en trêve prolongée: les émissaires israéliens rappelés par leur gouvernement ont repris le chemin d’Israël. Les négociateurs palestiniens devaient quitter la capitale égyptienne mercredi matin. « Le cessez-le-feu est mort et Israël est responsable », a dit Azzam al-Ahmed, le chef de la délégation palestinienne qui participait au Caire aux négociations indirectes avec Israël

 

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