Archive pour le Tag 'Négociation'

Retraites : le syndicat Force ouvrière quitte la négociation

Retraites : le syndicat Force ouvrière quitte la négociation

 

  • Depuis quelques semaines, l’exécutif entretient le flou sur la possibilité de décaler l’âge légal de départ à la retraite, aujourd’hui à 62 ans, pour financer de nouvelles dépenses comme celles de la dépendance. Cette éventualité, qui suscite la colère de l’ensemble des syndicats, a poussé le haut-commissaire à la réforme, Jean-Paul Delevoye, à mettre sa démission dans la balance. Du coup, Force ouvrière, le troisième syndicat de France, a annoncé mercredi qu’il suspendait sa participation aux concertations sur la réforme des retraites pour ne pas « cautionner de nouveaux reculs des droits ». “L e terrible incendie qui a affecté la cathédrale Notre-Dame de Paris a empêché le président de la République de présenter les réponses qu’il entend apporter au Grand débat”, écrit le secrétaire général du syndicat, Yves Veyrier, sur le site internet de FO. “Nous n’avons en conséquence que les quelques orientations générales présentées par le Premier ministre. Or, elles peuvent quasiment être réduites à l’antienne de la réduction de la dépense publique, au prétexte que les Français auraient exprimé une ‘exaspération fiscale’ et auraient ‘compris (…) qu’on ne peut pas baisser les impôts si on ne baisse pas la dépense publique’”.

Négociation union européenne États-Unis : le refus isolé de la France ne change rien


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Le nom de la France à l’ouverture de négociations entre les États-Unis et la France ne constitue pas un obstacle. D’abord l’opposition française est très isolée au sein de l’union européenne ensuite la plupart des pays européens ont compris que Macron posait là un acte à caractère électoral. En effet après avoir été partisan d’un accord commercial avec les États-Unis, Macron fait volte-face sans doute en raison de la proximité des élections européennes. Macron a d’abord milité pour cet accord, ensuite il a adouci sa position en demandant que l’agriculture en soit exclue, enfin en perdition dans les sondages, Macron se voit maintenant contraint de voter contre l’ouverture des négociations La France votera contre l’ouverture de négociations commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Cela en prétextant un contexte de menaces commerciales répétées de Donald Trump et de la sortie annoncée des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat “La France ne veut pas de guerre commerciale ou de tension avec les Etats-Unis” mais ne peut rompre son engagement de lutter contre le changement climatique et juge que céder aux pressions américaines n’est pas une bonne idée, a insisté la source, jugeant probable que la France soit le seul pays européen à s’opposer à l’ouverture des négociations. Les Européens ont convenu provisoirement jeudi d’ouvrir officiellement ces négociations, une décision censée détendre les relations entre les deux premiers blocs économiques de la planète. La décision doit être maintenant soumise à l’approbation de chaque pays à l’échelon ministériel. Les ministres de l’Agriculture de l’UE se rencontreront lundi à Bruxelles. L’opposition de la France sera notifiée jeudi soir aux autorités européennes. Elle n’empêchera pas l’ouverture des négociations, si les Etats-Unis le souhaitent également, la décision se prenant côté européen à la majorité qualifiée. La Commission européenne, qui coordonne la politique commerciale de l’Union, a sollicité deux mandats de négociation, le premier en vue de réduire les droits sur les biens industriels et le second destiné à aider les entreprises à prouver que leurs produits sont conformes aux normes de l’UE ou à celles des Etats-Unis. La France s’opposera aux deux mandats, a-t-on précisé. Le président américain avait accepté en juillet de surseoir à l’imposition de droits de douane punitifs sur les voitures importées de l’Union européenne. Toutefois, des droits de douane continuent de s’appliquer sur l’acier et l’aluminium importés de l’Union et Donald Trump a menacé mardi d’imposer des droits de douane sur 11 milliards de dollars de produits européens, arguant de l’impact négatif des subventions européennes accordées à Airbus.“Nous ne sommes jamais rentrés dans l’idée qu’il fallait faire montre de faiblesse pour s’attirer les faveurs de monsieur Trump”, a poursuivi la source. “L’idée que, par des concessions, en cédant à la pression, on améliorera notre situation vis-à-vis des Etats-Unis n’est pas une bonne idée.”“Nous disons que, dans le contexte de menaces commerciales, encore ces derniers jours avec Boeing-Airbus, on ne va pas récompenser les Etats-Unis”, a-t-elle encore déclaré. La vérité n’est sans doute pas d’ordre commercial mais politique. Macron cherche à regagner une popularité perdue qui à prendre à revers ses propres orientations et à s’isoler au sein de l’Europe.

Brexit : non à une nouvelle négociation ( union européenne)

 Brexit : non à une nouvelle négociation ( union européenne)

 

Les Britanniques sont pris dans le piège qu’ils ont organisé eux-mêmes en refusant l’accord de transition avec l’union européenne. Ils vont sans doute  exclure un berxit dur, c’est-à-dire sans accord du tout avec une demande de report de la date d’application de la rupture avec l’Europe. Le problème c’est que l’union économique n’est pas prête à rediscuter un accord de transition et qu’un accord plus définitif demandera de longues mois de négociations voire des années. Peut-être que pour sauver la face -et en même temps Theres May-  l’union économique acceptera un délai cours de quelques mois pour reporter la date de rupture du berxit  fixée à fin mars. Mais ce délai ne tiendra pas, il faudra nécessairement le prolonger ou alors accepter une rupture sans accord du tout. Bref on s’oriente tout droit vers une impasse. Ce que confirme d’ailleurs Michel Barnier, le négociateur en chef des Européens, à l’annonce des résultats du vote des parlementaires britanniques. “L’impasse ne peut être réglée qu’au Royaume-Uni. Nos préparatifs en vue d’un ‘no deal’ sont désormais plus importants que jamais”, a-t-il ajouté sur Twitter. Dans des déclarations soigneusement coordonnées, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et la Commission européenne ont noté que l’UE avait “fait tout ce qui est possible pour parvenir à un accord” “Il est difficile de voir ce que nous pourrions faire de plus”, a ajouté le porte-parole de Tusk. “A seulement 17 jours du 29 mars, le vote de ce jour a significativement accentué la probabilité d’un Brexit sans accord.” La veille à Strasbourg, où il s’était accordé avec Theresa May sur un aménagement de la question du “backstop” nord-irlandais, cette clause de sauvegarde censée éviter un retour à une frontière physique en Irlande qui focalise la colère des Brexiters, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avait prévenu: “Il n’y aura pas de troisième chance, pas d’interprétation sur les interprétations, pas d’assurance sur les assurances. Les Européens, qui ont souligné dans leur ensemble que la solution se trouvait désormais à Londres, s’attendent désormais à ce que la Première ministre britannique leur demande un report de la date prévue pour le divorce, actuellement fixée au 29 mars au soir, afin d’éviter un Brexit sans accord dont les milieux d’affaire redoutent qu’il soit un “saut dans le vide” aux conséquences lourdes. Pour le député européen Philippe Lamberts, une alternative simple se présente désormais à la Grande-Bretagne: soit elle organise un second référendum sur le Brexit, soit elle revient sur les “lignes rouges” fixées par Theresa May et accepte l’idée de rester au sein de l’union douanière européenne après son départ. “L’UE est allée jusqu’au bout pour tenter de satisfaire aux lignes rouges du gouvernement britannique. Nous ne pouvons pas continuer d’assister en témoin au cirque itinérant de Theresa May vers Bruxelles, Londres, Dublin et Strasbourg, tandis que le Parlement de Westminster est incapable de s’accorder avec lui-même.”

Assurance chômage : nouvelle négociation

Assurance chômage : nouvelle négociation  

Officiellement  la  “nouvelle négociation (…) porte particulièrement sur les sujets liés à la lutte contre la précarité dans l’emploi, Officieusement, il s’agît de raboter les indemnités de chômage et d’inciter à une sorte de bonus –malus (limitation emplois précaires).  La négociation sera mise en place par un amendement dans le projet de loi “pour la liberté de choisir son avenir professionnel” qui réforme l’assurance chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage, a déclaré le député LaREM Aurélien Taché, un des rapporteurs du texte à l’Assemblée nationale. Emmanuel Macron a annoncé lundi lors de son discours devant le Congrès qu’il souhaitait que les partenaires sociaux révisent les règles de l’assurance chômage “afin que (…) nous puissions non seulement nous assurer qu’elles récompensent bien davantage la reprise d’activité mais aussi qu’elles incitent à la création d’emploi de qualité”. “Le projet de loi ‘Avenir professionnel’ sera modifié en ce sens dans les prochains jours. (…) Ces règles seront négociées dans les prochains mois par les partenaires sociaux afin qu’une telle réforme puisse entrer en vigueur au printemps 2019”, a-t-il ajouté. Le projet de loi, qui a été voté par l’Assemblée nationale en première lecture, doit être examiné à partir de mardi par le Sénat.  Le gouvernement fait planer dans sa réforme la menace d’une modulation des cotisations patronales d’assurance chômage si les branches ne proposent pas de dispositif suffisamment efficace. La création éventuelle d’un bonus-malus est toujours d’actualité.

Droits de douane américains : non à une négociation (gouvernement français)

 Droits de douane américains : non à une négociation (gouvernement français)

Réformer l’OMC, oui mais négocier avec les seuls Etats Unis, non ! Le gouvernement ne veut pas négocier si Trump augmente les droits de douane pour les produits en provenance de l’Europe. La France, préfère attendre la décision américaine et répliquer par des mesures de rétorsion. Pour l’instant, l’Allemagne suit cette position adoptée aussi par l’UE mais des voix outre Rhin s’élève pour demander une négociation préalable. En cause, le fait que l’Allemagne est de loin le pays le plus concerné par les nouveaux droits de douane américains.  Alors que des voix s’élèvent en Allemagne pour ouvrir une négociation avec les Etats-Unis et échapper ainsi à la menace de Donald Trump d’imposer des droits sur l’acier et l’aluminium européens, “le gouvernement français soutient la position de la Commission européenne, à savoir demander une exemption totale, permanente et non conditionnée”, déclare-t-il. Il rappelle qu’Emmanuel Macron avait déclaré qu’il n’était pas possible de négocier “avec un pistolet sur la tempe”. “La France n’est pas favorable à des discussions tarifaires”, poursuit-il, sans confirmer la thèse d’un différend entre la France et l’Allemagne sur ce sujet alors que le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, a souligné mercredi qu’il était “difficile” de parvenir à un compromis. “Paris et Berlin partagent officiellement pour l’instant  la même ambition : l’Union européenne ne doit pas être le bouc émissaire des tensions commerciales sur l’acier générées par d’autres pays dans le monde”, dit-il. “Les deux gouvernements, à tous les niveaux, sont dans une concertation constante.”

Macron :un déficit de justice et de négociation

Macron :un  déficit de justice et de négociation

 

Les Français étaient en position d’attente par rapport à la volonté réformatrice de Macron ; en fait, ils attendaient les résultats pour se prononcer. Pour l’instant, ils ne s’opposent pas à cette nécessité de moderniser le pays en particulier dans le domaine économique mais ils récusent le manque d’équilibre des orientations gouvernementales et le manque évident de négociation. Depuis la reforme du code du travail, la négociation se réduit le plus souvent à des séances de concertation voire seulement d’information ne laissant pratiquement pas de place au compromis. Sur le terrain économique, Macron a beaucoup lâché aux plus aisés et aux entreprises. Pour les entreprises,  il le fallait sans doute afin qu’elles reconstituent leurs margent et recommencent à investir, ce qu’elles font. Mais Macron a arrosé large les plus aisés tout en serrant la vis aux moins nantis. Témoin des différentes hausses de fiscalité. Du coup d’ailleurs la consommation n’a pas été aussi dynamique qu’attendu au premier trimestre. Sur le terrain social, l’ insuffisance porte surtout sur le pouvoir d’achat. Le rapport de Macron est de son équipe vis à vis de la problématique sociale est assez technocratique. Elle manque sérieusement d’inscription dans une vision globale. En outre elle n’est  pas discutable tellement les tecnos sont persuadés de la pertinence de leur analyse. Le gouvernement devra progresser dans ces deux domaines, l’équilibre social des orientations et la négociation s’il ne veut pas s’isoler et se retrouver rapidement au fond des sondages de popularité. La suffisance -voire la condescendance- qui caractérise cette majorité de technos passe de moins en moins bien d’autant qu’elle n’est pas soutenue par une grande légitimité sociale et sociétale.

 

 

Social: politiques injustes et manque de négociation (Laurent Berger)

Social ; politiques injustes et manque de négociation (Laurent Berger)

 

Laurent Berger, secrétaire de la CFDT, qui est loin d’être un extrémiste constate le caractère injuste des politiques sociales et regrette l’absence de négociation réelle. Il craint un conflit dur  à la SNCF si de vraies discussions ne s’ouvrent pas. Le responsable CFDT qui n’entend pas suivre la stratégie de globalisation de la CGT estime toutefois qu’il n’est pas tolérable de rendre les cheminots responsables de tout, qu’on les présente come des privilégiés ou encore qu’on tape sur la qualité du service public ferroviaire qui est un des meilleurs d’Europe.  Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a appelé à une rapide discussion entre les syndicats de la SNCF et le gouvernement pour « éviter un conflit dur qu’(il) ne souhaite pas », lundi au moment où débutait une grève des cheminots qui s’annonce très suivie.  « Plus vite on discutera vite avec l’exécutif, plus on a de chances d’éviter un conflit dur que je ne souhaite pas » à la SNCF, a déclaré Laurent Berger dans un entretien publié sur le site du Figaro.

Le numéro un de la CFDT estime que « le climat social est dégradé ». « Mais je ne me laisserai pas enfermer à commenter la situation sociale sous le prisme de la convergence des luttes de la CGT », dit-il.

Interrogé sur la situation à la SNCF, Laurent Berger souligne que « les cheminots ont été heurtés par le fait qu’on les présente comme des privilégiés, mais aussi par le fait qu’on dise que rien ne fonctionne à la SNCF ». « Des trains qui arrivent à l’heure, il y en a ! Et quand il y a des problèmes sur les lignes - et je sais que les Franciliens en subissent -, ce n’est pas de la faute du statut de cheminot », fait-il valoir, en s’interrogeant sur « un manque d’investissements sur les réseaux depuis des années par les gouvernements successifs ». « Dans cette histoire, il n’y a pas de coupable, il y a des responsabilités partagées. J’en ai assez qu’on tape sur un service public et sur les cheminots », ajoute le leader de la CFDT en soulignant que « la CFDT cheminots a intégré l’ouverture à la concurrence et fait des propositions au gouvernement sur les conditions sociales ». Plus globalement, poursuit-il, « le gouvernement doit comprendre » qu’il faut « renforcer la cohésion sociale », soulignant que « la France compte 5 millions de pauvres, des millions de chômeurs » et que « de nombreux salariés et retraités sont inquiets sur leur avenir et trouvent injustes les politiques menées ».

SNCF : une rencontre mais pas une négociation

SNCF : une rencontre  mais pas une négociation

 

 

Il fallait s’y attendre la concertation entamée entre la ministre des transports et les syndicats n’a rein donné ; En fait il s’agit davantage d’une rencontre que dune négociation.  La ministre des Transports a réaffirmé les objectifs du gouvernemenet et les syndicats reçus hier leur volonté de répliquer par une grève dure et longue. Bref un vrai dialogue de sourds. La ministre n’a d’ailleurs proposé aucun espace de négociation sans doute pour la bonne raion qu’elle ne sait pas elle-même ce que Macron est prêt à accepter pour faire baisser la température.  Les fédérations CGT, Unsa, Sud et CFDT avaient  décidé mardi d‘attendre le 15 mars pour se prononcer sur l‘opportunité d‘une grève unitaire afin de dénoncer le “passage en force” du gouvernement, qui n‘exclut pas de recourir aux ordonnances comme pour la loi Travail. Les deux premières fédérations reçues jeudi matin par Elisabeth Borne, la CGT-cheminots et UNSA-ferroviaire, ont campé sur cette position. La CGT “reste sur la logique d‘une possible mobilisation des cheminots” le 15 mars, a déclaré son secrétaire général Laurent Brun à la presse à l‘issue de près de deux heures de discussions avec la ministre. “On reste dans notre timing tel qu‘on l‘a établi”, a également dit Roger Dillenseger, secrétaire général de l‘UNSA-ferroviaire, qui lui a succédé au ministère. Alors que le gouvernement a exclu de renoncer à la suppression du statut de cheminots pour les futures recrues – un des points les plus épineux de la réforme – les discussions de la matinée n‘ont pas dissipé les craintes des représentants des deux fédérations. Les syndicalistes ont dit avoir relayé auprès de la ministre leur volonté de ne pas se limiter à une simple concertation mais de mettre en oeuvre une véritable négociation. “On a senti une certaine fermeté de la ministre à ne pas vouloir négocier” mais “on a marqué notre fermeté à avoir notre mot à dire”, a dit Roger Dillenseger. “S‘il s‘agit de multiplier les réunions pour qu‘au final le projet ne bouge pas, ça n‘a pas grand intérêt”, a de son côté prévenu Laurent Brun. La ministre devait également recevoir les représentants de Sud Rail, de la CFDT et de Force ouvrière (FO) cheminots dans la journée.

 

Prison : un gouvernement pas fameux dans la négociation

Prison : un gouvernement pas fameux dans la négociation

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que le gouvernement ne fait pas preuve d’une grande compétence pour gérer la crise des prisons. La ministre de la justice propose en effet des mesures tout à fait inadaptées aux enjeux. Le premier enjeu concerne la sécurité et notamment celle qui découle de la détention de détenus radicalisés. Sa proposition consiste à créer quelques places spécifiques dans les établissements actuels pour ce type de délinquant alors qu’il faudrait sans doute des établissements très spécialisés avec du personnel spécialement formé et des protocoles adaptés à la dangerosité de ces détenus. Cela aussi pour éviter la contagion du radicalisme dans des établissements qui entassent pêle-mêle des aliénés, des primo délinquants pour faits mineurs, des radicaux, des terroristes et autres grands criminels.  A l’heure actuelle, on compte 28.000 surveillants pour près de 70.000 détenus dans 188 établissements en France. La chancellerie estime à environ 500 les détenus incarcérés pour des faits de terrorisme et à 1.500 les détenus considérés comme potentiellement radicalisés.  La proposition de la ministre de la justice et de créer 1000 emplois nouveaux en 2018. Une goutte d’eau évidemment rapportée au nom de surveillants actuels et surtout à l’augmentation croissante de la population carcérale. Même chose concernant l’amélioration des rémunérations (1400 € pour un surveillant débutant). La proposition est contenue dans une enveloppe de 30 millions d’euros qui regroupent d’anciennes mesures déjà décidées et quelques nouvelles et qui se traduirait par moins de 10 € par mois par surveillant en plus sur la rémunération.  Après l’échec d‘une première phase de négociations, Nicole Belloubet avait repris lundi les discussions en main. Elle a rencontré de nouveau mardi après-midi les dirigeants de l‘Ufap-Unsa Justice, du SNP Force ouvrière et de la CGT Pénitentiaire. Mais ces trois organisations ont rapidement claqué la porte, faute d‘engagement clair de la ministre, ont-elles expliqué, sur leurs revendications, et malgré la promesse d‘un effort de 30 millions d‘euros en matière de primes et d‘indemnités. L‘Ufap-Unsa Justice, premier syndicat de surveillants, et la CGT pénitentiaire contestent la répartition de cette enveloppe entre trois primes, dont une “prime de sécurité” de 1.400 euros pour les gardiens les plus exposés aux détenus dangereux. “C‘est une prime à se faire trancher la gorge, ce n‘est pas terrible”, a dit à Reuters le secrétaire général de l‘Ufap-Unsa, Jean-François Forget. Christopher Dorangeville, son homologue de la CGT Pénitentiaire, parle de “prime à l‘agression”. CGT pénitentiaire et SNP Force ouvrière insistent sur l‘ouverture de négociations statutaires pour permettre au personnel pénitentiaire, en grande majorité en catégorie C de l‘administration, d‘accéder à la catégorie supérieure, ce que refuse la garde des Sceaux. Les syndicats n‘ont pas non plus obtenu d‘engagement de la ministre de la Justice concernant leur demande d‘abrogation de l‘article 57 de la loi pénitentiaire de novembre 2009, qui encadre strictement la fouille des détenus.

Négociation en entreprise: réservée aux moins de 50 salariés

Négociation en  entreprise: réservée aux moins de 50 salariés

Le MEDEF sera très déçu mais pas forcément les petites entreprise car la négociation au sein de l’entreprise sera réservée aux sociétés de moins de 50 salariés. Du coup il est clair que Macron a choisi une réforme « low cost » sans doute pour éviter la mobilisation dans la rue mais qui va globalement décevoir le patronat. Dans son interview au Point, Emmanuel Macron l’annonce, seules les entreprises de moins de 50 salariés pourront négocier sans passer par les syndicats, alors que le Medef espérait porter le seuil à 300. Ce point était le plus important de toute la négociation touchant le code du travail, celui qui risquait de faire basculer l’ensemble des syndicats dans la contestation. Au début de l’été, dans l’ultime série de consultations, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, avait d’ailleurs surpris par le ton employé devant les caméras au sortir d’une réunion à Matignon: « Nous tenons à dire que le dialogue social doit passer par les organisations représentatives, sans cela c’est clairement pour nous une ligne rouge qui serait franchie ». Avec ce seuil, le gouvernement va pouvoir affirmer qu’il modifie une règle importante pour 95% des entreprises françaises. Car, comme le rappelle l’Insee, « les PME hors microentreprises comptent en moyenne 27 salariés » et parmi elles, 6 sur 10 emploient moins de vingt salariés. Le Medef et même la CPME, rétorqueront sans doute que ce n’étaient pas ces entreprises qui réclamaient le plus cette réforme. Et que cette liberté accordée n’est réellement efficace sur l’emploi que pour les grosses PME ou les ETI. Le Medef demandait par exemple un seuil de 300 salariés.

Code du travail: la négociation d’entreprise validée

Code du travail: la négociation d’entreprise validée

 

Les députés ont adopté le principe qui consiste à   »reconnaître et attribuer une place centrale » à la négociation d’entreprise. Pas vraiment uen inversion des normes car l’entreprise ne pourra décider de tout (à la place de la loi ou des branches) mais disposer d’un un champ élargi de discussion.   Muriel Pénicaud avait  assuré devant l’Assemblée nationale que la réforme du Code du travail par ordonnances n’aboutira pas à une « inversion de la hiérarchie des normes » que dénonce une partie de la gauche. « Non il n’y a pas une inversion de la hiérarchie des normes » mais « on clarifie ce qui est du champ de la loi – droits et principes fondamentaux – et ce qui n’a pas lieu d’être défini » dans la loi, a lancé la ministre du Travail, qui était interpellée par des députés LFI et communistes sur l’article 1er de son projet de loi. Le gouvernement doit être autorisé à prendre par ordonnance toute mesure visant à « reconnaître et attribuer une place centrale » à la négociation d’entreprise. La concertation menée avec les partenaires sociaux a abouti à définir le champ des accords de branche impératifs, celui des accords de branche facultatifs et, pour le reste, les accords d’entreprise primeront. Dans l’hémicycle, la ministre a confirmé les champs concernés et souligné que « le rôle de la branche sera très important aussi pour réguler au sein de la branche la situation entre les grandes et les petites entreprises » car « il faut éviter le dumping social ».   La concertation menée avec les partenaires sociaux a abouti à définir le champ des accords de branche impératifs, celui des accords de branche facultatifs et, pour le reste, les accords d’entreprise primeront. Les députés insoumis et communistes ont dénoncé à plusieurs reprises avec cet article une « inversion de la hiérarchie des normes » au détriment des salariés, moins protégés selon eux par les accords d’entreprise que par la loi, une affirmation récusée par la ministre du Travail Muriel Pénicaud. La consultation des salariés par voie de référendum a aussi fait débat. « Insoumis » et communistes y ont vu une volonté de « faciliter le recours à la consultation des salariés pour valider un accord » et une « manœuvre » pour « court-circuiter » les syndicats, le groupe Nouvelle Gauche jugeant la formule trop « vague ». Le rapporteur, Laurent Pietraszewski (REM), a vanté « une deuxième chance laissée à la négociation collective en cas de blocage ». Sur les branches professionnelles, le délai pour leur réorganisation a été ramené de trois ans à 18 mois, via un amendement MoDem. Eric Coquerel (LFI) reprochant au gouvernement de reprendre des dispositions de la loi El Khomri sur la fusion « forcée » de branches, tandis que le rapporteur défendait la volonté d’avoir « des branches plus fortes ». Le vote par scrutin public sur l’ensemble du projet de loi aura lieu dans la foulée de la fin des débats, jeudi soir ou lundi prochain.

 

Sondage Code du travail : 52 % pour une négociation avec les syndicats

Sondage Code du travail : 52 % pour une négociation avec les syndicats

 

 

Selon un sondage Viavoice pour Libération publié mercredi. près de 39% souhaitent que le président « agisse rapidement » mais 52% d’entre eux préfèrent qu’il « prenne le temps de négocier avec les partenaires sociaux. » Les Français sont majoritairement favorables à la composition du nouveau gouvernement. Près de 62% d’entre eux considèrent qu’il « représente mieux l’ensemble des Français que les précédents gouvernements », et 52% estiment qu’il est « équilibré entre ministres de gauche, de droite et du centre ».

L’enquête a été réalisée en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 1.006 personnes interrogées en ligne du 19 au 22 mai.

Brexit : la Grande-Bretagne veut montrer ses muscles avant la négociation

Brexit ; la Grande-Bretagne veut montrer ses muscles avant la négociation

 

 

 

La déclaration de Theresa May, première ministre britannique, ne constitue pas vraiment une orientation pour les observateurs les plus avisés mais plutôt une posture pour montrer ses muscles. Il est évident que les demandes britanniques  sont à la fois incohérentes et contradictoire. L’annonce de la Première ministre Theresa May signifie que les banques britanniques ne bénéficieront plus du passeport européen et que les échanges seront plus coûteux, a déclaré mardi un diplomate français. Ce choix des Britanniques « va amener à des redistributions d’investissements. Les secteurs qui exportent dans un sens ou dans l’autre vont rencontrer plus d’obstacles, et les chaînes de valeurs qui se sont organisées autour du Royaume-Uni vont se réorganiser », a-t-il dit à Reuters. Les futures relations commerciales entre l’Union européenne et le Royaume-Uni seront négociées en s’appuyant sur les règles de l’Organisation mondiale du commerce, qui pourront être améliorées, a-t-il souligné. « Mais même si dans un domaine particulier, disons l’automobile, on arrivait à dire qu’on ne mettrait pas de droits de douane par exemple ou très peu, le fait que le Royaume-Uni soit un pays tiers, qu’on soit dans une simple relation commerciale, impose un certain nombre d’obstacles aux échanges », a-t-il dit. « Les biens ne circulent pas librement, il faudra mettre des douanes, vérifier la qualité des produits, vérifier leur origine, etc. Et ça, évidemment, ça a un coût qui est très significatif. » « Pour les services, c’est encore plus clair parce que – sauf à faire partie du marché intérieur comme la Norvège – ça suppose des harmonisations encore plus profondes », a ajouté le diplomate. « Par exemple, le passeport financier pour la City, c’est incompatible avec une sortie du marché intérieur, ça c’est sûr. C’est certain : le passeport est vraiment lié au marché intérieur puisqu’il suppose une application des règles uniforme et la Cour de justice. » Le passeport européen permet actuellement aux banques immatriculées au Royaume-Uni d’opérer dans tous les pays de l’UE sans devoir être enregistrées dans chaque Etat membre. « Il faudra mettre d’autres instruments pour pouvoir maintenir des relations financières mais ce sera de nature très différente », a encore déclaré le diplomate.

La négociation du TTIP (TAFTA) va continuer (Cecilia Malmström, commissaire européen)

La négociation du TTIP (TAFTA) va continuer (Cecilia Malmström, commissaire européen)

 

Le texte de  l’accord de libre-échange avec le Canada est à peine signée (il le sera dimanche)  que déjà la commissaire européenne au Commerce déclare que le traité avec les États-Unis appelé TTIP ou TAFTA  continue d’être négocié. L’accord avec le Canada beaucoup moins libéral que celui prévu avec les États-Unis a déjà été très contesté notamment compte tenu de ses conséquences sur l’agriculture et sur les prérogatives des Etats. Mais c’est toute l’ambiguïté des conditions de négociation de ces types d’accords. En effet les technocrates de Bruxelles négocient souvent dans le plus grand secret des désaccords internationaux sans tenir compte de l’avis des Etats. Peu importe d’ailleurs car ces désaccords sont mis en application avant même qu’ils aient  été approuvés par les membres de l’union économique. Et il faut souvent des les années pour obtenir cette approbation. La position de la commissaire européenne qui confond ses convictions personnelles avec la démocratie témoigne bien de la crise qui secoue l’Europe et qui se caractérise notamment par le divorce entre les technocrates  et les citoyens européens. Certes des accords internationaux sont nécessaires mais les échanges doivent s’effectuer sur des bases équilibrées respectant notamment les conditions sociales, l’environnement et la santé sans parler de l’égalité des conditions de concurrence par exemple pour l’accès au marché public.  Le très contesté traité de libre-échange transatlantique (TTIP) entre l’Union européenne et les Etats-Unis n’est pas mort et les négociations se poursuivront avec la nouvelle administration américaine issue de l’élection du 8 novembre, a donc déclaré samedi la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström. »Le TTIP n’est pas mort, mais le TTIP n’est pas encore un accord », a-t-elle dit à la presse à l’issue de la cérémonie de signature par la Belgique du CETA, un accord similaire négocié avec le Canada. Un temps bloqué par le Parlement régional de Wallonie, cet Accord économique et commercial global sera signé ce dimanche par l’UE et le Canada. « L’élection américaine va naturellement provoquer une pause dans les négociations et nous reprendrons ensuite avec la nouvelle administration », a ajouté la commissaire au Commerce. Paul Magnette, le Premier ministre wallon qui a pris la tête de la résistance au CETA, a annoncé vendredi que les concessions qu’il avait obtenues pour lever son veto signifiaient que le projet de TTIP avec les Etats-Unis était « mort et enterré ». Pour Cecilia Malmström, le chef du gouvernement régional de Wallonie se trompe mais il faut tirer les leçons de la négociation avec le Canada.

Certains responsables européens ont pourtant réclamé un arrêt des discussions.

(Reuters)

Négociation Brexit: on va commencer « demain » ou à la saint-glinglin

Négociation Brexit: on va commencer « demain » ou à la saint-glinglin

 

Un peu surréaliste cette situation d’après brexit.  La Grande-Bretagne refuse pour l’instant d’engager des négociations, elle ne prévoit de le faire qu’à partir de 2017. Or les négociations vont durer un minimum de deux ans, la Grande-Bretagne fera donc encore partie  de l’union européenne jusqu’en 2020 au moins. Merkel approuve cette lenteur car elle ne souhaite pas se séparer d’un allié qui milite pour un libre-échange sans beaucoup de régulation. Merkel redoute surtout de se retrouver en tête-à-tête avec Hollande représentant des pays du Sud, plus étatistes et très laxistes en matière de gestion financière. Or Hollande souhaiterait mettre la Grande-Bretagne rapidement à la porte justement pour peser davantage vis-à-vis de l’Allemagne. Les 27 états membres de l’union européenne ont donc choisi la synthèse molle : l’union européenne est prête à négocier demain ». En clair on ne sait pas quand,  on laisse à la Grande-Bretagne le soin de décider du calendrier. Finalement ce pourrait être à la Saint Glinglin. Le temps passant il n’est pas exclu que finalement le brexit  soit jeté aux oubliettes. À Bratislava,  on a déclaré de manière très diplomatique que l’union européenne serait prête commencer « demain » les négociations sur le départ du Royaume-Uni, après le vote en faveur du Brexit, malgré la décision de Londres de repousser la procédure de divorce au début 2017, a déclaré aujourd’hui à Bratislava le président du Conseil européen Donald Tusk. « Nous sommes fin prêts », a assuré M. Tusk à l’issue d’un sommet à 27 sur l’avenir de l’UE post-Brexit, sans le Royaume-Uni, assurant que « nous pouvons même déclencher la procédure demain ». Dans une déclaration finale, publiée à l’issue de ce sommet informel, les dirigeants européens se sont également donné six mois pour élaborer « la vision d’une UE attrayante »,  « Nous nous sommes engagés à Bratislava à offrir à nos citoyens, dans les mois qui viennent, la vision d’une UE attrayante, dans laquelle ils puissent avoir confiance et qu’ils pourront soutenir », est-il écrit dans ce document, baptisé « déclaration de Bratislava », qui précède une feuille de route agréée par les 27 participants au sommet dans la capitale slovaque. Pas vraiment de quoi redonner le moral aux européens !

Négociation Brexit: on va commencer « demain » ou à la saint-glinglin

Négociation Brexit: on va commencer « demain » ou à la saint-glinglin

 


Un peu surréaliste cette situation d’après brexit.  La Grande-Bretagne refuse pour l’instant d’engager des négociations, elle ne prévoit de le faire qu’à partir de 2017. Or les négociations vont durer un minimum de deux ans, la Grande-Bretagne fera donc encore partie  de l’union européenne jusqu’en 2020 au moins. Merkel approuve cette lenteur car elle ne souhaite pas se séparer d’un allié qui milite pour un libre-échange sans beaucoup de régulation. Merkel redoute surtout de se retrouver en tête-à-tête avec Hollande représentant des pays du Sud, plus étatistes et très laxistes en matière de gestion financière. Elle attend aussi que Hollande soit viré en 2017.  Or Hollande souhaiterait mettre la Grande-Bretagne rapidement à la porte justement pour peser davantage vis-à-vis de l’Allemagne. Les 27 états membres de l’union européenne ont donc choisi la synthèse molle : l’union européenne est prête à négocier demain ». En clair on ne sait pas quand,  on laisse à la Grande-Bretagne le soin de décider du calendrier. Finalement ce pourrait être à la Saint Glinglin. Le temps passant il n’est pas exclu que finalement le brexit  soit jeté aux oubliettes. À Bratislava,  on a déclaré de manière très diplomatique que l’union européenne serait prête commencer « demain » les négociations sur le départ du Royaume-Uni, après le vote en faveur du Brexit, malgré la décision de Londres de repousser la procédure de divorce au début 2017, a déclaré aujourd’hui à Bratislava le président du Conseil européen Donald Tusk. « Nous sommes fin prêts », a assuré M. Tusk à l’issue d’un sommet à 27 sur l’avenir de l’UE post-Brexit, sans le Royaume-Uni, assurant que « nous pouvons même déclencher la procédure demain ». Dans une déclaration finale, publiée à l’issue de ce sommet informel, les dirigeants européens se sont également donné six mois pour élaborer « la vision d’une UE attrayante »,  « Nous nous sommes engagés à Bratislava à offrir à nos citoyens, dans les mois qui viennent, la vision d’une UE attrayante, dans laquelle ils puissent avoir confiance et qu’ils pourront soutenir », est-il écrit dans ce document, baptisé « déclaration de Bratislava », qui précède une feuille de route agréée par les 27 participants au sommet dans la capitale slovaque. Pas vraiment de quoi redonner le moral aux européens !

Négociation Brexit : pas avant 2017

Négociation Brexit : pas avant 2017

 

Les grands médias ont surtout retenu la nomination prévue mercredi de Theresa May pour remplacer David Cameron comme Premier ministre. Par contre ils n’ont guère noté que Theresa May attendrait fin 2016 pour déclencher l’article 50 du traité européen qui prévoit le divorce avec l’union économique. D’une certaine façon,  le remplacement de David Cameron aussi tôt est une surprise dans la mesure où il avait annoncé un départ pour octobre laissant par ailleurs à son successeur le soin de négocier des futures relations avec l’union économique. Face au choc du brexit, l’ancien premier ministre avait choisi l’attentisme comme l’union européenne. Pas étonnant, aucun des deux camps n’avait prévu le moindre plan B. Il se pourrait bien toutefois que la détérioration de l’environnement économique ait  accéléré le processus de nomination d’un nouveau responsable à la tête du gouvernement britannique. En effet, les premiers effets négatifs commencent à se faire sentir en Grande-Bretagne avec en particulier la baisse de la livre, la dégradation de la confiance des ménages comme  des investisseurs et les perspectives d’un net tassement de la croissance à partir de 2017  il est probable que la Grande-Bretagne devra accélérer son calendrier pour la négociation avec l’union européenne sinon les mauvais chiffres macro économiques pourraient bien être de nature à affaiblir encore sa position. Theresa May qui est âgée de 59 ans, était la seule des candidats à la succession de David Cameron à avoir milité, quoique sans grande ardeur, contre le Brexit que 52% des électeurs britanniques ont choisi lors du référendum du 23 juin dernier. Mais ses premiers propos laissent dubitatif notamment lorsqu’elle veut faire du brexit un succès et que dans le même temps elle indique qu’il il lui faut six mois pour préparer la négociation avec l’union économique. Un premier discours qui sonne relativement creux et témoigne du désarroi dans lequel se retrouve la Grande-Bretagne. La livre sterling, qui a atteint des plus bas de 31 ans depuis le résultat du référendum en raison de l’incertitude créée par le Brexit, a légèrement rebondi face au constat que le processus de désignation d’un successeur à David Cameron serait beaucoup plus rapide que prévu. Lors d’un discours à Birmingham, la deuxième ville d’Angleterre, Theresa May s’est engagée lundi à placer le gouvernement au service « des gens simples qui travaillent » et a estimé que le référendum du 23 juin était un vote en faveur de « sérieux changements ». « La seule surprise, c’est que l’on soit autant surpris à Westminster de la volonté de changement des gens. Et ne nous trompons pas, le référendum a été un vote pour sortir de l’Union européenne, mais cela a été aussi un vote en faveur de sérieux changements », a-t-elle dit à la presse et à ses partisans. « Je n’ignorerai pas l’opinion publique quand elle dit son ras-le-bol de la politique traditionnelle ». « Sous ma direction, le Parti conservateur se placera complètement et sans ambiguïté au service des gens simples qui travaillent. Nous ferons du Royaume-Uni un pays qui œuvre pour le bien de chacun », a-t-elle enchaîné. « Nous devons réformer l’économie de manière à ce que davantage de gens profitent de la prospérité du pays. Nous devons remettre les gens aux commandes de leur vie. Nous devons donner davantage d’opportunités aux gens », a assuré la ministre de l’Intérieur.

(Avec Reuters)

Assurance chômage: le Medef bloque la négociation

Assurance chômage: le Medef bloque la négociation

 

 

Il fallait s’y attendre le Medef bloque la négociation concernant l’assurance chômage et cela sans doute tant que la loi travail ne sera pas adoptée. Il s’agit pour l’organisation patronale de voir plus clair dans la version définitive modifiant le code du travail. La version actuelle ne le satisfait pas complètement au point que le Medef en ridiculise maintenant la portée. La réalité c’est qu’il souhaite que la version actuelle, sans doute insuffisante à ses yeux, ne soit plus édulcorée. Une sorte de moyen de pression sur les parlementaires pour bloquer toute velléité d’affaiblir encore la portée de la loi travail.  Au-delà de la loi travail le Medef refuse toute augmentation des cotisations patronales en particulier sur les contrats courts qui selon l’organisation augmenteraient encore lourdement les charges. L’essentiel des embauches actuelles se fait dans le cadre de ses contrats courts et la tendance ne paraît pas s’inverser compte tenu des incertitudes qui planent sur l’avenir économique du pays.  Du coup, il paraît vraisemblable que l’État ce substituera aux partenaires sociaux afin de prolonger par exemple d’un an les conditions de l’assurance chômage. En clair l’avenir de l’Unedic pourrait être reporté au-delà des élections présidentielles de 2017.  Le mandat confié au négociateur du Medef ne l’autorise pas actuellement à discuter d’une hausse des cotisations patronales, réclamée par les syndicats. Or les discussions, entamées fin février mais parasitées depuis trois mois par les débats sur le projet de loi travail, n’ont aucune chance d’aboutir si le patronat n’a pas de mandat sur ce point. « Il y a une forte probabilité que la négociation » sur la révision de la convention qui régit l’assurance chômage, figée depuis fin mai, « soit un échec », a reconnu lundi la source proche du dossier. En cas de constat de désaccord jeudi, l’État pourrait reprendre la main, comme l’avait laissé entendre la ministre du Travail, Myriam El Khomri. Le président du Medef, Pierre Gattaz, avait déjà assuré la semaine dernière que son organisation refuserait « toute nouvelle hausse de cotisation, et toute complexité nouvelle », se disant « prêt à assumer un échec ».

(Avec AFP)

SNCF: une négociation à hauts risques des conditions de travail

SNCF: une négociation à hauts risques des conditions de travail

 

Cette négociation sur les conditions de travail s’inscrit notamment dans la réforme ferroviaire de 2014 ; une réforme qui prévoit en particulier l’harmonisation des conditions sociales des travailleurs du ferroviaire dans le cadre de la libéralisation du secteur décidée par l’union européenne. Certes on ne peut contester qu’il y ait de sérieux progrès de productivité à faire dans cette entreprise comme d’autres entreprises du secteur public type EDF.  Pour autant, ces réformes ne pourront être gérées de manière sereine et responsable sans l’adhésion préalable des salariés à la contextualisation  économique du secteur, en clair la pertinence des transformations sociales doit s’appuyer sur une analyse pertinente  de l’environnement économique. Un dernier travail qui n’a pas été fait depuis longtemps non seulement dans le ferroviaire mais dans l’ensemble du secteur transport. Du coup dans ce domaine comme dans d’autres le réformisme très sectorisé risque de produire à la fois incompréhension et contradiction. De ce point de vue,  la dernière réforme de la SNCF qui a juste oublié de traiter des questions de dette et de financement ne brille pas par son exemplarité sur le plan de la pertinence économique ;  un oubli de taille qui discrédite évidemment une grande partie de la réforme essentiellement réduite à des modifications organisationnelles par ailleurs assez contradictoires. C’est le drame de la concertation sociale française isolée de son contexte économique et financier. La SNCF a donc ouvert jeudi 24 mars des discussions avec les syndicats sur l’organisation du temps de travail, dans l’objectif d’arriver d’ici à juillet à un accord permettant des gains de productivité, la CGT espérant pour sa part « améliorer les conditions de vie et de travail des cheminots ». La négociation a été formellement ouverte en début d’après-midi par une table ronde avec les quatre organisations syndicales représentatives, ont indiqué à l’AFP la SNCF et des sources syndicales. Les discussions portent sur « la méthode et le calendrier », a précisé une source syndicale. Elles doivent se poursuivre, ensuite, sous la forme de rencontres bilatérales, à des dates non encore fixées.  Les règles d’organisation propres à la SNCF doivent être négociées dans les trois mois pour compléter le futur régime de travail des cheminots. La réforme ferroviaire votée en 2014 impose une harmonisation avant mi-2016, en vue de l’ouverture totale à la concurrence prévue par étapes d’ici à 2026. Les syndicats redoutent notamment que l’entreprise propose une nouvelle répartition du temps de travail justifiant une baisse du nombre de repos et RTT. Ils pointent les « gaspillages » de productivité générés, selon eux, par la gestion séparée des activités fret et voyageurs et de mauvais « roulements » (plannings). Il est possible de gagner en productivité « sans remettre en cause la règlementation », affirment-ils. Le futur accord d’entreprise SNCF doit s’ajouter au futur accord de branche (convention collective commune), actuellement en discussion avec l’ensemble des entreprises ferroviaires. Ces deux niveaux d’accords pourront déroger dans un sens plus favorable aux salariés au décret socle préparé par le gouvernement. Ce dernier fixe les règles de base (durée journalière, temps de repos, encadrement du travail de nuit…) communes au secteur ferroviaire (fret/voyageurs, privé/SNCF). Au niveau de la branche, les négociations entre les syndicats et l’UTP (qui regroupe la SNCF et ses concurrents privés) entreront dans le vif du volet « temps de travail » le 12 avril.

(Avec AFP)

Air France : pas de plan B si négociation

Air France : pas de plan B si négociation

 

Le plan B qui prévoit près de 2900 suppressions de postes pourrait ne pas être appliqué si es syndicats acceptent de négocier sur la productivité en particulier des pilotes. En fait on revient au point de départ avant que la direction ne décide du plan B en raison du refus des syndicats corpos de négocier sur la productivité. Si des négociations avec les syndicats aboutissent rapidement, a fait donc savoir jeudi sa maison-mère, Air France-KLM.  Le conseil d’administration du groupe franco-néerlandais fait ainsi écho aux propos de plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre Manuel Valls, qui ont estimé mercredi que réduire les effectifs n’était pas forcément nécessaire pour redresser la compagnie. Il reste possible de revenir au plan de restructuration « Perform 2020″, négocié en vain jusqu’à fin septembre pour éviter des suppressions de postes, poursuit le groupe dans une déclaration transmise à Reuters, dans laquelle il réaffirme son soutien au PDG Alexandre de Juniac et à son équipe dirigeante.   »Le plan de réduction de l’activité en 2017 peut encore être évité si la négociation aboutit rapidement », précise Air France-KLM, ajoutant que le conseil d’administration a encouragé la direction et les syndicats à poursuivre les négociations dans cet esprit. « La direction (et) les organisations syndicales préfèrent un plan de croissance de l’activité dont la mise en œuvre est conditionnée à des économies de coûts négociées plutôt qu’un plan de restructuration aux conséquences sociales plus lourdes », ajoute le groupe. Pour Didier Dague, administrateur salarié FO d’Air France, ces déclarations sont de nature à calmer les esprits.   »Qu’on annonce officiellement que le plan B peut être réajusté, c’est une chose, après il faut voir dans les détails ce que ça va donner », a-t-il toutefois prévenu.

 
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