Archive pour le Tag 'nécessaire'

Islamo-gauchisme: le débat est nécessaire

Islamo-gauchisme: le débat est nécessaire

Dans le champ des sciences sociales comme dans celui de la philosophie, les querelles universitaires sont constitutives des processus d’élaboration de nouveaux concepts, rappelle l’historien Vincent Troger dans une tribune au « Monde », et mériteraient un débat plus approfondi qu’indigné.

Tribune.

 

Au mois d’octobre 2020, Jean-Michel Blanquer a dénoncé l’influence d’un courant « islamo-gauchiste » qui se serait développé au sein de certains départements universitaires de sciences humaines et sociales. En janvier, la ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a renchéri dans le même sens. Ces déclarations ont provoqué une cascade de polémiques.

Pour qui veut tenter une analyse raisonnée de cette agitation, il faut d’abord rappeler que dans le champ des sciences sociales, et, avant leur naissance, dans celui de la philosophie ou même de la théologie, les querelles universitaires et les postures provocatrices qui les accompagnent ont toujours existé. Elles sont en fait constitutives des processus d’élaboration des nouveaux savoirs et des nouveaux concepts. Dans les universités médiévales, le mot latin « disputatio » (« dispute ») désignait d’ailleurs les épreuves au cours desquelles les universitaires de l’époque devaient convaincre public et jury de la légitimité de leurs thèses.

Sans remonter aussi loin, on peut rappeler les débats virulents qui ont agité les sciences humaines dans les années 1960-1980 : antagonismes entre historiens marxistes et non marxistes sur l’analyse de la Révolution française, conflits entre économistes libéraux, keynésiens ou marxistes à propos des évolutions du capitalisme, mouvement radical de déconstruction des savoirs établis en philosophie, littérature, sociologie ou linguistique derrière des auteurs comme Michel Foucault (1926-1984), Jacques Derrida (1930-2004) ou Pierre Bourdieu (1930-2002).

Intersectionnalité

Si on veut bien prendre le recul de l’histoire, on comprend assez vite que les affrontements contemporains autour de l’islamo-gauchisme s’inscrivent d’abord dans cette logique séculaire des antagonismes intellectuels qui accompagnent régulièrement l’émergence de nouvelles idées portées par de nouvelles générations d’universitaires.

Les accusations d’islamo-gauchisme visent en effet une nouvelle école de sociologie dite de « l’intersectionnalité ». Les chercheurs de ce courant se focalisent sur les discriminations ethniques ou de genre qu’ils analysent comme des mécanismes de domination à la fois masculine et raciale dans les démocraties libérales.

La dimension radicale de cette critique attire évidemment l’hostilité des défenseurs du système politique républicain, mais pas seulement. Car ces travaux remettent aussi en cause les thèses marxistes classiques, qui posent qu’en dernière analyse ce sont les questions de classes sociales qui sont déterminantes et qu’il n’y a pas de distinction à faire entre les travailleurs puisque toutes et tous, qu’ils soient hommes ou femmes, blancs, maghrébins ou noirs, hétérosexuels ou homosexuels, subissent la même injustice sociale.

Si on veut bien prendre le recul de l’histoire, on comprend assez vite que les affrontements contemporains autour de l’islamo-gauchisme s’inscrivent d’abord dans cette logique séculaire des antagonismes intellectuels qui accompagnent régulièrement l’émergence de nouvelles idées portées par de nouvelles générations d’universitaires.

Les accusations d’islamo-gauchisme visent en effet une nouvelle école de sociologie dite de « l’intersectionnalité ». Les chercheurs de ce courant se focalisent sur les discriminations ethniques ou de genre qu’ils analysent comme des mécanismes de domination à la fois masculine et raciale dans les démocraties libérales.

La dimension radicale de cette critique attire évidemment l’hostilité des défenseurs du système politique républicain, mais pas seulement. Car ces travaux remettent aussi en cause les thèses marxistes classiques, qui posent qu’en dernière analyse ce sont les questions de classes sociales qui sont déterminantes et qu’il n’y a pas de distinction à faire entre les travailleurs puisque toutes et tous, qu’ils soient hommes ou femmes, blancs, maghrébins ou noirs, hétérosexuels ou homosexuels, subissent la même injustice sociale.

Variants: une re-vaccination nécessaire ? (Union européenne)

Variants: une re-vaccination nécessaire ? (Union européenne)

 

 

 

L’ Union européenne qui a raté la première phase de vaccination avec des commandes complètement insuffisantes de vaccins tente de se racheter en essayant de prévoir l’évolution de la crise sanitaire du  fait de la progression des variants. Ainsi un dispositif de synergie de tous les acteurs médicaux et pharmaceutiques va être mis en place avec financements européens avec l’objectif de développer des capacités de production de ces vaccins de deuxième génération.

 

Il se pourrait bien en effet que la nature des nouveaux variants qui ne cesse d’évoluer nécessite une seconde vaccination.

L’optique est donc d’être prêts en cas de nouvelle vague liée aux variants. Malgré une campagne de vaccination implacable, le dérapage de la situation sanitaire au Royaume-Uni a inquiété en haut lieu. Et si la sortie de crise tant espérée en 2021 n’arrivait pas ? « Nous pourrions nous retrouver avec la nécessité de régulièrement revacciner les populations à risque. C’est un processus que nous maîtrisons avec la grippe. Il faut se préparer à le reproduire, si nécessaire, à plus grande échelle avec la Covid-19 », précise Ursula von der Leyen la présidente de la commission européenne.

Défaillance vaccin français : une remise en cause nécessaire

Défaillance vaccin français : une remise en cause nécessaire

 

A juste titre le président du Medef s’inquiète de l’incapacité de la France à produire un vaccin. La critique est justifiée mais on aimerait évidemment que le président du Medef soit aussi sévère vis-à-vis de la politique de Sanofi qui privilégie les profits à court terme et la distribution de dividendes au détriment de la recherche.

 

Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a estimé jeudi que c’était « le moment de se remettre en cause » pour le « pays de Pasteur », face à l’absence d’un vaccin français contre le Covid-19.

Dans le cadre d’un colloque dédié au progrès, l’organisation patronale a publié un sondage réalisé avec Odoxa mettant en avant les doutes -voire la défiance- des Français concernant les nouvelles technologies, l’innovation ou encore la science, un sentiment plus élevé que dans d’autres pays européens.

« Je n’irais pas jusqu’à dire que les difficultés de Sanofi, l’échec du vaccin Pasteur sont le syndrome de ce doute, car il y a une part de malchance dans la recherche médicale. Mais quand même, le pays de Pasteur qui n’arrive pas à être dans la course aux vaccins, est-ce qu’il y a un lien avec ce qui a distillé le principe de précaution dans la société? On peut se poser la question », s’est interrogé M. de Bézieux en introduction aux débats.

Citant « deux citoyens français, l’un Stéphane Bancel qui a créé Moderna, l’autre qui est le patron d’AstraZeneca » Pascal Soriot, il a estimé que « le génie français n’a pas disparu, simplement il est allé s’exprimer dans un autre contexte. Ca peut être une bonne nouvelle, ce qui est un peu inquiétant c’est qu’il n’y ait pas les mêmes à la maison, c’est qu’on n’ait pas aussi des Français qui soient restés en France dans des grandes entreprises pharmaceutiques ou des biotechs ».

« C’est quand même le moment de se remettre en cause là-dessus », a poursuivi Geoffroy Roux de Bézieux.

Trois vaccins – BioNTech/Pfizer, Moderna et AstraZeneca – ont à ce jour reçu un agrément des autorités européennes.

Coronavirus: une enquête nécessaire sur la confidentialité des vaccins

Coronavirus: une enquête nécessaire sur la confidentialité des vaccins

 

Ce n’est sans doute pas par hasard si nombre de responsables demandent que soit révélées les conditions confidentielles des contrats des vaccins passés par l’union européenne avec les laboratoires. La question des prix et des conditions de livraison est en cause mais pas seulement.

Comme certains pays en développement, il se pourrait aussi que les laboratoires aient  exigé d’être exonérés de toute responsabilité en cas de conséquences graves résultant directement ou indirectement de la vaccination.  Une manière pour les laboratoires d’éviter des poursuites judiciaires qui se traduisent parfois en cas de condamnation par des les amendes de plusieurs milliards.

“Nous venons d’ouvrir une enquête sur le refus de la Commission de donner accès au public aux documents concernant l’achat de vaccins contre le COVID-19”, a déclaré une porte-parole de la médiatrice européenne.

La commission, qui codirige avec les représentants des États membres les discussions avec les fabricants de vaccins, a déclaré que la confidentialité était importante pour permettre à l’UE de conclure de meilleurs accords avec les entreprises. La commission n’a pas été immédiatement disponible pour commenter l’enquête.

L’Observatoire de l’Europe industrielle (CEO) avait demandé l’accès au contrat signé avec AstraZeneca, le premier scellé par l’UE, et aux documents liés aux négociations sur les vaccins. La Commission a refusé la première demande et n’a pas statué sur la seconde, a déclaré la médiatrice.

“Compte tenu de l’intérêt public important que suscite cette affaire, je demande à la commission d’émettre une décision confirmative sur les deux demandes d’accès dès que possible et au plus tard le 11 février 2021”, a écrit la médiatrice dans une lettre adressée à l’exécutif européen vendredi.

Tout citoyen de l’UE peut faire appel au bureau de la Médiatrice pour enquêter sur une institution de l’UE pour cause de mauvaise administration.Les demandes de divulgation de documents peuvent être rejetées par les institutions de l’UE si la publication de certaines informations est considérée comme contraire à l’intérêt public.

Début janvier, la Commission a divulgué une version expurgée de son contrat relatif au vaccin anti-COVID-19 avec la société allemande CureVac, suite aux pressions exercées par les eurodéputés.

Une régulation nécessaire du «spéculatif» bitcoin pour Christine Lagarde

Une régulation nécessaire du «spéculatif» bitcoin pour Christine Lagarde

 

Petit à petit les Banques centrales se réveillent pour constater la spéculation relative des cryptomonnaies  comme le bitcoin. Il serait temps car cette spéculation est très malsaine et pourrait un jour en s’écroulant contaminer l’ensemble du système financier. Par ailleurs ,il y a l’enjeu stratégique de la souveraineté monétaire.

 

En effet les protagonistes des monnaies virtuelles entendent remettre en cause la souveraineté monétaire des pays. On n’y substituerait des cryptomonnaies  qui ne serait plus contrôlées par les Etats et donc aux mains des financiers et des spéculateurs.

 

Comme d’autres banquiers centraux ces derniers temps, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, appelle à un encadrement du bitcoin. La cryptomonnaie est un «actif spéculatif, qui a servi à des affaires bizarres et certaines activités de blanchiment d’argent totalement répréhensibles», a-t-elle déclaré, mercredi, lors d’une conférence organisée par l’agence Reuters. «Il doit y avoir une réglementation. Il faut l’appliquer et s’accorder sur ce point au niveau mondial car, s’il y a une échappatoire, celle-ci sera utilisée», a poursuivi la gardienne de l’euro.

 

Les évolutions du bitcoin ont reflété ces derniers jours ce caractère très spéculatif. Enfonçant les records les uns après les autres, il a dépassé successivement les 20.000, les 30.000 puis les 40.000 dollars, avant de plonger de quelque 20% dans la journée de lundi. Sur l’ensemble de l’année 2020, le cours du bitcoin a quadruplé.

Vaccin Coronavirus: une deuxième dose nécessaire par les 3 à 4 semaines

Vaccin Coronavirus: une deuxième dose nécessaire par les 3 à 4 semaines

Plusieurs pays ont décidé de n’appliquer pour l’instant qu’une seule dose pour couvrir un spectre plus large de la population. Normalement deux doses sont nécessaires. L’organisation mondiale de la santé recommande de ne pas trop éloigner les deux vaccinations du vaccin Pfizer “Nous avons délibéré et arrêté la recommandation suivante : deux doses de ce vaccin (Pfizer) dans les 21-28 jours”, a déclaré Alejandro Vravioto, président du Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination, lors d’une conférence de presse en ligne.

Pour les pays soumis à des contraintes exceptionnelles sur l’offre de vaccin, ce délai peut être prolongé de plusieurs semaines afin de “maximiser le nombre d’individus bénéficiant d’une première dose”, a-t-il ajouté.

Depuis son apparition à la fin 2019, le virus du Covid-19 a fait 1,85 million de morts dans le monde, pour un total supérieur à 85 millions de contaminations, selon les calculs de Reuters établis sur la base de données officielles.

Social– La réforme des retraites : «nécessaire» mais plus tard (Élisabeth Borne)

Social– La réforme des retraites : «nécessaire» mais plus tard (Élisabeth Borne)

 

 

Élisabeth borne, c’est un peu la voix de son maître, elle répète fidèlement la pensée de Macron sans y apporter la moindre touche personnelle. Ainsi a-t-elle déclaré que la réforme des retraites était nécessaire mais que ce n’était pas la priorité.  » peut-être en 2021 si l’environnement s’y prête »: Autant dire comme l’a déjà indiqué Macron et d’autres après 2022.

 

Dans ce contexte, la réforme est donc mise de côté, sans être abandonnée. Tout dépendra de «quoi 2021 sera faite» : «c’est une réforme importante, il faut que le contexte se prête à un dialogue social avec les organisations syndicales», a plaidé la ministre, avant d’ajouter que «notre pays a besoin de sérénité, d’apaisement». «je ne connais pas le climat économique et social du printemps prochain», a avancé la ministre.

La réforme des retraites : «nécessaire» mais plus tard (Élisabeth Borne)

La réforme des retraites : «nécessaire» mais plus tard (Élisabeth Borne)

 

 

Élisabeth borne, c’est un peu la voix de son maître, elle répète fidèlement la pensée de Macron sans y apporter la moindre touche personnelle. Ainsi a-t-elle déclaré que la réforme des retraites était nécessaire mais que ce n’était pas la priorité.  » peut-être en 2021 si l’environnement s’y prête »: Autant dire comme l’a déjà indiqué Macron et d’autres après 2022.

 

Dans ce contexte, la réforme est donc mise de côté, sans être abandonnée. Tout dépendra de «quoi 2021 sera faite» : «c’est une réforme importante, il faut que le contexte se prête à un dialogue social avec les organisations syndicales», a plaidé la ministre, avant d’ajouter que «notre pays a besoin de sérénité, d’apaisement». «je ne connais pas le climat économique et social du printemps prochain», a avancé la ministre.

 » RSA dès 18 ans : nécessaire ? « 

«   RSA dès 18 ans : nécessaire ? « 

 

Les jeunes, durement touchés par les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19, ne peuvent bénéficier de la solidarité nationale avant 25 ans. Dans une tribune au « Monde », seize représentants d’organisations de jeunesse dénoncent une exception injustifiable.

 

Tribune. 

 

Depuis la première vague de la pandémie de Covid-19, la France est plongée dans une crise économique sans précédent. Les jeunes comptent au nombre des premières victimes. Si la fragilité de cette population n’est pas un fait nouveau, les crises sanitaires et économiques ont amplifié ce phénomène de paupérisation. Plus souvent en contrats précaires, plus souvent en période d’essai et durement exposés au travail ubérisé, les jeunes sont les premières et premiers à subir les effets de la crise économique sur l’emploi. Au dernier trimestre 2020, près d’un jeune sur quatre est au chômage. A celles et ceux qui ont perdu leur emploi s’ajoutent les centaines de milliers d’autres arrivés en septembre au terme de leur formation sur un marché de l’emploi saturé et dégradé. Ne disposant d’aucune épargne et étant exclus des mécanismes de solidarité nationale, ces jeunes sont plus vulnérables à la perte de revenu et ils sont de plus en plus nombreuses et nombreux à tomber dans la grande précarité.

Face à ce contexte inédit, le gouvernement a lancé le 23 juillet le Plan 1 jeune, 1 solution. Manifestement, celui-ci n’est pas à la hauteur. Faute de solutions, de nombreux jeunes se retrouvent sans emploi ni formation et surtout sans aucun revenu. Et pour cause, ce plan ne propose pas suffisamment de solutions, et les mesures ne prévoient que des contrats précaires sans aucun mécanisme d’accompagnement. Après plusieurs mois, force est de constater que le plan d’urgence du gouvernement ne fonctionne pas. La situation est pire que celle de l’été dernier. Le nombre de jeunes en recherche d’emploi augmente drastiquement et le nombre des moins de 25 ans vivant sous le seuil de pauvreté ne cesse de croître alors même que des impacts de la crise économique actuelle sur l’emploi sont encore à venir.

La majorité est fixée à 18 ans depuis plusieurs décennies. Les jeunes de 18 à 25 ans peuvent voter, se salarier, payer des cotisations, être prélevés de l’impôt sur le revenu, mais se voient pourtant refuser l’accès au RSA. Cette exception est injustifiable et doit cesser.

Bien que n’étant pas l’alpha et l’oméga d’une politique jeunesse, l’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans représente un filet de sécurité nécessaire au vu du contexte. Non seulement cette mesure permettrait d’éviter qu’un trop grand nombre de jeunes ne tombent dans l’extrême précarité, mais elle doit également permettre d’accompagner l’ensemble de ces jeunes vers des mécanismes d’insertion professionnelle ou de formation. Les mécanismes d’accompagnement du RSA doivent ainsi être renforcés et permettre de sécuriser davantage les parcours de vie. En plus d’apporter une sécurité financière, il doit permettre d’amener les jeunes vers une sécurité d’emploi ou de formation.

Achats de dettes par la BCE: « hypocrisie nécessaire ? »

Achats de dettes par la BCE:  « hypocrisie nécessaire ? »

 

La Banque centrale européenne a acheté près des trois-quarts des dettes émises par les gouvernements pendant la pandémie, observe Eric Albert, correspondant au « Monde » à Londres. Mais officiellement, il ne s’agit pas de financement monétaire.

 

L’auteur convient quand même que l’hypothèse d’une crise financière n’est pas à exclure avec la remontée de l’inflation qui se produira un jour ou l’autre. Un sujet qu’on pousse actuellement sous le tapis avec la poussière ! (NDLR)

 

Chronique.

 

La Banque centrale européenne (BCE) a été, une fois de plus, la clé de voûte de l’économie depuis le début de la pandémie. En annonçant un programme d’achat de dettes à hauteur de presque 1 500 milliards d’euros, l’institution de Francfort a agi de façon déterminée et nécessaire. A sa prochaine réunion le 10 décembre, elle devrait encore élargir cette enveloppe, sans doute de 500 milliards d’euros supplémentaires.

Cette intervention a calmé la tempête sur les marchés financiers au printemps, puis a permis aux Etats de s’endetter à bas coût. Aujourd’hui, et c’est sidérant quand on pense aux sommes gigantesques émises par les gouvernements, la France se finance à un taux d’intérêt à dix ans de − 0,3 %, l’Allemagne à − 0,6 %, l’Espagne et le Portugal sont juste au-dessus de 0 %, et l’Italie à 0,6 %.

Soyons clair, c’est une excellente chose. Sinon, jamais il n’aurait été possible de financer le chômage partiel et les nombreuses mesures d’urgence. Un chiffre résume le rôle essentiel de la BCE : elle a acheté près des trois quarts des dettes émises par les Etats de la zone euro depuis le début de la crise. C’est la définition même de l’expression « faire tourner la planche à billets ». Les pays européens – c’est vrai aussi au Japon, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis – sont financés par leur banque centrale. Les économistes appellent ça du « financement monétaire ».

Mais, attention, jamais la BCE ne reconnaîtra s’adonner à un tel exercice, car le financement monétaire est interdit par les traités européens. L’article 123 du traité de Lisbonne est explicite : « L’acquisition directe (…) par la Banque centrale européenne (…) des instruments de [la] dette [des Etats] est également interdite. »

Pour faire semblant de suivre les règles, la BCE utilise deux stratagèmes. D’abord, elle n’achète pas les obligations directement auprès des Etats, mais uniquement sur le marché secondaire, auprès des investisseurs privés. Dans un jugement très important, la Cour de justice de l’Union européenne avait estimé en 2018 que cette action était légale.

Par ailleurs, pour expliquer son intervention, la BCE se retranche derrière son mandat officiel, qui est de conserver l’inflation juste en dessous de 2 %. Celle-ci est aujourd’hui négative. Christine Lagarde explique donc que les achats de dette sont destinés à faire remonter l’inflation.

Tout cela relève d’une jolie hypocrisie, nécessaire pour pouvoir agir. Celle-ci peut, dans les conditions actuelles, continuer longtemps. Mais si l’inflation revenait ? « On serait mal », résume Eric Dor, directeur des études économiques à l’école de commerce Ieseg. Il serait difficile pour la BCE de continuer à acheter des dettes par milliards.

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Dispositif Chômage partiel prolongé , si nécessaire !!!

Dispositif Chômage partiel prolongé , si nécessaire !!!

Concernant le prolongement éventuel du chômage partiel «pour l’instant ce n’est pas prévu», a affirmé ce jeudi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. La preuve sans doute que le ministre sous-estime complètement l’importance de la chute économique. Il est évident que cette prolongation est nécessaire,  elle est incontournable. On sait que l’année 2020 va se terminer avec 1 million de chômeurs supplémentaires alors que le Premier ministre n’a annoncé pour 2021 que la création de 160 000 emplois. Un chiffre par ailleurs complètement fantaisiste comme tous les chiffres de création d’emplois. Le dispositif de chômage partiel aura coûté 30 à 40 milliards. Il a permis d’éviter une hécatombe en matière de chômage. Il convient évidemment de le prolonger en 2021. Ils devraient constituer le cœur du dispositif d’urgence pour sauver entreprises et emplois. L’expression « si nécessaire » pour la prolongation du chômage partiel témoigne bien de la sous-estimation de la gravité de l’environnement économique français

 «Pour les secteurs les plus exposés -l’hôtellerie, les cafés, les restaurants, l’événementiel- jusqu’à la fin de l’année il y a aura du chômage partiel. Si après il faut le maintenir nous le maintiendrons», a lancé le ministre sur France 2, quelques heures après la présentation du plan de relance de l’économie de 100 milliards d’euros. «Pour l’instant ce n’est pas prévu mais nous avons toujours répondu présent», a-t-il ajouté, en évoquant «cette angoisse de millions de Français pour leur emploi». Mis en place dès le début du confinement mi-mars, le système de chômage partiel, limité à six mois, prévoit l’indemnisation de 84% du salaire net pour le salarié (72% à partir d’octobre).

Mutation écologique : nécessaire et avec raison

Mutation écologique : nécessaire et avec raison

 

 

Jérôme Batout, Philosophe et économiste, Michel Guilbaud, ancien directeur général du Medef estiment, dans une tribune au « Monde », que la nécessaire mutation écologique doit être menée avec prudence.(Extrait)

 

 

« La question environnementale, pour franchir le seuil critique qui la fait basculer dans l’histoire, avait besoin d’un événement. La crise du Covid-19 est cet événement : soudain, global, dangereux.

Jusque-là, nous avions le sentiment d’avoir atteint un niveau de contrôle presque total sur la nature. Or, celle-ci nous a dominés à nouveau. Sur le plan symbolique, elle a repris la main sur les hommes, leur envoyant un ultime avertissement. Beaucoup plus efficace que des catastrophes localisées, comme les incendies ou les inondations, et même que le changement climatique, dont les effets sont lents et moins tangibles pour beaucoup. Le principe d’un événement est qu’il sépare irrémédiablement un avant d’un après. Quel est le potentiel politique de ce changement ?

Pour la première fois dans son histoire, l’humanité s’est trouvée au même moment tout entière face au même problème biologique : cette crise sanitaire, qui met tous les hommes face à un seul virus, est un événement qui s’inscrit non pas dans l’histoire des hommes entre eux, mais dans l’histoire des hommes avec la nature. Si bien que la seule conséquence de long terme de la crise liée au Covid-19 dont nous soyons déjà sûrs est le tournant écologique.

Le sommet européen de juillet a montré que l’Europe était enfin capable de faire preuve d’audace. Pour permettre un plan de relance d’une ampleur inédite, elle va plus loin dans son intégration en mutualisant une dette au niveau continental. En parallèle, s’affirme aussi l’audace d’un continent qui s’apprête à précéder tous les autres dans la transformation écologique de son économie.

Des trois principales zones mondiales – Amériques, Asie, Europe –, une seule semble pour le moment avoir pris une option écologique très forte : l’Europe. Et précisons, à l’intérieur de l’Europe, la France. Il faut reconnaître à notre nation un goût pour l’histoire, et donc une certaine aptitude à ressentir le changement d’atmosphère. Il est donc finalement revenu à Emmanuel Macron d’affirmer et d’expliciter le 14 juillet – et c’est l’élément le plus novateur de son interview – ce à quoi songe une partie de l’Europe : « On peut, en France, redevenir une grande nation industrielle grâce et par l’écologie. »

Cette option est un pari historique. Et il ne s’agit pas d’un pari pascalien au sens où ce pari, lui, ne sera pas gagnant à tous les coups. Dans une économie mondialisée, où les Etats-Unis et la Chine veulent repartir immédiatement – et c’est déjà le cas pour la Chine –, l’Europe prend le temps de la méditation historique. C’est séduisant. Elle est dans son rôle.

Renault : nationalisation pas nécessaire ? (Sénart)

Renault : nationalisation pas nécessaire ? (Sénart)

 

Comme pour d’autres très grandes sociétés notamment Air France, le patron de Renault affirme que la nationalisation n’est pas nécessaire . (Notons que les très  libéraux britanniques envisagent de nationaliser British Airways et d’autres compagnies aériennes).  Cette hypothèse n’a pourtant pas été exclue par le ministre de l’économie. On peut comprendre la contradiction entre ces deux prises de position. D’un côté,  il y a l’intérêt général porté par le ministre de l’économie et des finances qui constate que l’écroulement de la valeur des capitalisations d’entreprises stratégiques les fragilise. Ces entreprises  risquent  tout simplement compte tenu de leur sous cotation actuelle d’être rachetées par des fonds étrangers qui  pourraient alors s’approprier des technologies, un portefeuille commercial voir le moment venu délocaliser les sites de France.

Du point de vue du patron de Renault, il s’agit d’empêcher la panique chez les actionnaires qui dans l-hypothèse  de la nationalisation pourraient être encouragés à se débarrasser rapidement de leurs action. Mécaniquement, cela ferait s’écrouler encore un peu plus la valeur de ces titres.

 

Pour certaines grandes entreprises comme Renault et d’autres, la valeur de la capitalisation s’est écroulée de 50 à 70 %. Bref des entreprises qui compte  tenu de cette valeur pourraient être rachetées pour une bouchée de pain aujourd’hui. C’est le cas de Renault actuellement qui subit une double crise celle du Corona virus et la crise structurelle de tout le secteur économique mondial. Renault pourrait solliciter des garanties auprès de l’Etat pour faire face à l’impact de l’épidémie de coronavirus, déclare dans un entretien au Parisien son président Jean-Dominique Senard qui écarte en revanche le scénario d’une renationalisation.

Comme le reste du secteur, le constructeur français fait face au double défi du plongeon de ses commandes et de l’arrêt de ses usines en Europe face à la propagation de l’épidémie dans la région.“Nous vivons une des épreuves les plus difficiles de notre histoire”, déclare le président du conseil de Renault dans l’entretien publié dimanche.

Vingt-et-un sites industriels du groupe sont désormais fermés dont 12 en France et quatre en Espagne notamment, ce qui représente 60.000 salariés à l’arrêt, précise-t-il, ajoutant que le constructeur doit faire face à un plongeon “spectaculaire” de ses commandes, “parfois jusqu’à 90%”.

“Comme pour toutes les entreprises françaises, la question de la trésorerie se pose donc”, explique-t-il, ajoutant que le constructeur travaille sur différent scenarii pour les prochaines semaines. Prié de dire si Renault pourrait solliciter un prêt de l’Etat, Jean-Dominique Senard répond : “Nous pourrions solliciter des garanties auprès de l’Etat, comme d’autres entreprises”.

Il ajoute en revanche qu’une renationalisation temporaire “n’est pas à l’ordre du jour”.

LBD : dangereux pour De Rugy quand il est dans l’opposition, nécessaire quand il est au pouvoir

LBD : dangereux pour De Rugy quand il est dans l’opposition, nécessaire quand il est au pouvoir

On sait que de Rugy, actuel ministre de l’environnement, ancien président de l’Assemblée nationale est l’archétype du politique  prêt à changer de position selon le pouvoir en place et la position qu’il occupe. C’est aussi l’un des champions de la langue de bois, sorte de perroquet qui ne s’écarte pas d’un iota de la ligne gouvernementale. Pour résume : le charisme d’une planche à repasser, un champion de la brosse à reluire et l’intelligence d’un bardot. Bref, ce que produit de pire la politique : des professionnels qui ont transformé la fonction élective en métier quitte à se renier. Ainsi par exemple François de Rugy qui défend l’utilisation des lanceurs de balles de défense entre (LBD) arme de quatrième catégorie en demandait l’interdiction quand il était dans l’opposition il y a une dizaine d’années.

. Le 22 juillet 2009, le député De Rugy d’EELV avait même déposé, avec Noël Mamère et Yves Cochet, loi pour «interdire l’utilisation d’armes de 4ème catégorie par la police ou la gendarmerie contre des attroupements ou manifestations». Ce qui équivaut au «LBD». À l’époque, l’élaboration du texte – qui ne sera finalement jamais examiné par les députés dans l’hémicycle – survenait après la blessure à l’œil d’un homme au Flash-ball, à Montreuil (93). . «Ces armes qui équipent l’armée, la police nationale et la gendarmerie françaises depuis plusieurs années, tels le lanceur de balles de défense, dit Flash-ball, ou les pistolets à impulsion électronique (…) sont devenus une source permanente de bavures, de dérives et de troubles à l’ordre public», peut-on lire. Une interdiction aurait permis, selon les trois signataires, de «protéger le droit imprescriptible de manifester et le droit d’expression des mouvements sociaux qui ne peuvent être soumis à une pression policière tendant à les marginaliser». Le texte n’a pas pris une ride et pourrait, sans aucun doute, être aujourd’hui porté par un groupe de l’opposition.

 

Poste : une mutation parfois nécessaire mais qui va accélérer la désertification

Poste : une mutation parfois nécessaire mais qui va accélérer la désertification

 

Remise en cause des délais l’acheminement du courrier (notamment du principe J +1), évolution des prestations, remise en cause des conditions d’utilisation du livret A et surtout réduction du maillage de bureaux de poste remplacés par des  points situés notamment dans des commerces. Telles sont les plus orientations qui pourraient figurer dans prochain le contrat d’entreprise pour la période 2018-2022 qui demande notamment au groupe public d’accélérer sa mue, selon Le Monde.  La mesure la plus critiquée concernera sans doute la suppression de nombreux bureaux de poste souvent le dernier service public à exister dans des communes rurales. Certes on comprend que des adaptations soient nécessaires mais il n’y a pas de véritable urgence car la situation financière de l’entreprise est bonne comme en témoigne le dernier bilan financier sur les six premiers mois de l’année.

Croissance modérée du chiffre d’affaires

Croissance du résultat d’exploitation soutenue par des éléments exceptionnels (+11,2% hors exceptionnels1)

Comptes consolidés du Groupe pour le premier semestre 2016.

  • Produits opérationnels : 11 770 millions d’euros en croissance de 2,7%
  • Résultat d’exploitation2 : 852 millions d’euros, en croissance de 38,3%, +11,2% hors éléments exceptionnels1
  • Résultat net part du Groupe : 675 millions d’euros, en croissance de 59,4%, +28,5% hors éléments exceptionnels1
  • Indicateur de santé économique3 de 70 millions d’euros (401 millions d’euros au premier semestre 2015)
  • Dette nette4 de 3 737 millions d’euros, en augmentation de 80 millions d’euros depuis le 31 décembre 2015
  • Structure financière saine avec un ratio dette nette4 / capitaux propres en amélioration à 0,36 (0,38 au 31 décembre 2015)

En perpétuelle mutation depuis l’avènement d’internet et la chute du courrier (-18% entre 2013 et 2016, de 14 à 11 milliards d’objets) La Poste est cependant invitée à accélérer sa mue. Le groupe public devra voter le 16 décembre prochain, le contrat quinquennal avec l’État pour la période 2018-2022. Et clairement, selon des extraits du projet diffusé par Le Monde, La Poste va encore devoir aller plus loin dans sa mutation. Le groupe est notamment invité à augmenter les partenariats pour conserver un maillage d’au moins 17.000 points de contact en France. Mais des points de contas qui n’offriront pas touts les mêmes prestations.  Actuellement, le groupe public en compte 17.111, permettant ainsi à 97% de la population d’y accéder en parcourant moins de 5 km. Mais pour tenir cet objectif inscrit dans la loi, le groupe dirigé par Philippe Wahl, a eu recours à des partenariats avec des commerçants ou des mairies. Le contrat propose ainsi de réfléchir à « de nouveaux types de partenariats », avec les gares ou encore les offices de tourisme. La Poste est également invitée à « rechercher de nouvelles formes de présence postale dans les zones confrontées à l’exclusion sociale », et dans les villes de moins de 10.000 habitants.

L’impôt à la source  » pas nécessaire » (Gilles Carrez)

L’impôt à la source  » pas nécessaire » (Gilles Carrez)

 

Gilles Carrez, député Les Républicains et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale considère que le prélèvement à la source n’était pas nécessaire et que l’opération cache en faite une future augmentation de la fiscalité après la fusion entre la CG et l’impôt sur le revenu et l’individualisation de ce prélèvement. « Le prélèvement à la source n’est pas une simplification nécessaire. Notre système actuel fonctionne bien. Avec le prélèvement à la source, on va se heurter à tout un ensemble de problèmes, notamment de confidentialité quoiqu’en dise le gouvernement. C’est l’employeur qui pratiquera le prélèvement à la source sur la fiche de salaire. Si les informations du contribuable restent confidentielles, le système ne fonctionnera pas et il faudra une régularisation en fin d’année. Il n’y aura donc aucune simplification. » Pour le président de la commission des Finances de l’Assemblée, « le gouvernement souhaite avant tout avoir des objectifs politiques. D’abord fusionner la CSG et l’impôt sur le revenu. Ca fait partie des propositions du candidat François Hollande à la présidentielle. C’est dramatique pour les classes moyennes et moyennes supérieures. Aujourd’hui, à peine 45% des foyers fiscaux payent l’impôt sur le revenu. L’impôt sur le revenu est progressif, alors que la CSG, tout le monde la paye dès le premier euro au même taux. La CSG c’est plus de 80 milliards d’euros, l’impôt sur le revenu c’est seulement 70 milliards. C’est une hyper concentration de l’impôt sur les classes moyennes et moyennes supérieures.« Autre objectif selon Gilles Carrez, qui explique que « l’imposition, décalée d’un an, est une singularité française à laquelle nous sommes très attachés. Il est familialisé. Avec le prélèvement à la source, la familialisation disparaitra. L’étape suivante c’est la fusion avec la CSG et le remplacement du quotient familial par un crédit d’impôt forfaitaire par enfant. Nous défendons le système français « familialisé » d’impôt sur le revenu.« 

 

Migrants : le retour au pays est nécessaire pour « certains » (UE)

Migrants : le retour au pays est nécessaire pour certains (UE)

 

Changement de discours et de pratiques de la part de l’union européenne vis-à-vis des migrants. Il y a quelques semaines le propos consistait  à dire que les portes étaient grandes ouvert à tous les réfugiés. Or on a bien vu que les quotas de répartition (120 000) étaient ridicules par rapport au nombre de migrants 500 000 déjà en Europe et près d’un million la fin de l’année. D u coup face à cette contradiction entre un discours humaniste et un accueil restreint, l’union économique change de position et milite maintenant pour un contrôle obligatoire des migrants et pour le retour au pays de ce qui ne pourraient t justifier de la situation de réfugiés. Mais dans la réalité la distinction risque d’être très difficile et du coup on va se rabattre sur le contrôle aux frontières. Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne se sont donc entendus jeudi à Luxembourg pour reconduire davantage d’étrangers en situation irrégulière dans leur pays et ont évoqué la création d’un corps européen de gardes-frontières pour faire face à l’afflux de réfugiés et de migrants.   »L’augmentation du taux de reconduite doit avoir un effet dissuasif sur l’immigration clandestine », disent-ils dans une déclaration commune. Ils considèrent en outre la détention comme « un moyen légitime en dernier ressort » pour éviter que les étrangers en situation irrégulière ne disparaissent avant d’être reconduits. Ils expliquent envisager d’utiliser davantage de « leviers », dont celui de l’aide financière, pour convaincre les pays d’origine d’accepter le retour de leurs ressortissants reconduits. « Les retours sont toujours durs, mais (…) nous ne pouvons accueillir et soutenir les réfugiés ayant besoin d’être protégés que si ceux qui n’en ont pas besoin ne viennent pas ou sont rapidement reconduits », a déclaré le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, à son arrivée à Luxembourg. Dans la soirée, les ministres de l’Intérieur ont été rejoints par leurs collègues des Affaires étrangères ainsi que par des délégations turque, jordanienne, libanaise et de pays des Balkans, pour une conférence sur la crise migratoire.   »Il s’agit d’unir nos forces pour régler une question qui sera très difficile à résoudre », a expliqué la porte-parole de la diplomatie européenne Federica Mogherini. La réunion s’est achevée par une déclaration dans laquelle l’UE s’est engagée à aider davantage les pays les plus concernés par les réfugiés. Lors d’une visite dans un centre d’enregistrement de migrants à Passau, en Bavière, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déclaré que 25 millions de personnes étaient en déplacement dans des régions proches de l’Europe, plus que le continent ne pouvait en accueillir

Une restructuration de la dette grecque est « nécessaire » (Lagarde, FMI)

Une restructuration de la dette grecque est « nécessaire »( Lagarde , FMI)

Une déclaration passée assez inaperçue hier du fait notamment que la plupart des journalistes des grands médias sosnt en vacances. En fait un vrai revirement du FMI qui poussé par Obama qui ne souhaite pas qu’on ajoute uen crise européenne  à uen crise asiatique. Ce que déclare désormais Christine Lagarde à propos de la restructuration de la dette grecque (en fait u allégement), c’est exactement ce que souhaite Tsipras. De  quoi mécontenter fortement l’Europe et surtout l’Allemagne qui ne veut pas en entendre parler car ce serait mettre le doigt dans la structuration de nombreuses autres dettes ((Italie et France notamment).  La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a affirmé mercredi qu’une restructuration de la dette de la Grèce était « nécessaire », en pleine négociations entre Athènes et les Européens sur le sort du pays. « Une restructuration de la dette (…) est selon nous nécessaire dans le cas de la Grèce afin qu’elle ait une dette viable », a déclaré la patronne du Fonds monétaire international lors d’une conférence à Washington, prenant ainsi le contre-pied des Européens qui rejettent une telle option pour le moment. Athènes, qui réclame un allègement de sa faramineuse dette, a promis mercredi de présenter un nouveau programme de réformes « crédibles », répondant à l’ultimatum lancé par des dirigeants européens. Sans s’exprimer directement sur ces propositions, Mme Lagarde a évoqué des « développements importants » et a martelé que la Grèce faisait face à une « crise aigüe qui doit être réglée ». Selon le FMI, la Grèce aura besoin d’au moins 50 milliards d’euros d’aide sur les trois prochaines années, dont 36 milliards d’argent frais européen, et d’un allègement de dette.

French bashing: mode ou thérapie nécessaire ?

French bashing:  mode ou thérapie nécessaire ?

 

Certains dans les médias ou dans les milieux politiques s’indignent de la mode du french bashing. « La France est un grand pays, elle a des atouts, c’est un pays merveilleux », avancent les détracteurs du french bashing  (c’est même « le pays le plus beau du monde » dit Hollande, pour lui, sans doute !)   . C es optimistes  vivent rarement concrètement les conséquences de la crise notamment la montée de la pauvreté et le chômage. Pourtant ce French bashing  n’est  pas une mode mais une nécessité. Une nécessité pour bien analyser les facteurs explicatifs de cette crise spécifique à la France qui minent  son économie, son corps social et même sa société. La réalité c’est que ne pays ne pourra pas évoluer sans changer. En commençant par l’école de la France,  dans les bas-fonds des classements internationaux. Ce qui supposerait une révolution des programmes  recentrés sur le socle fondamental des connaissances,  apprendre à lire,  écrire, compter et réfléchir. Au lieu des TAP festifs et coûteux. Mieux payer les enseignants mais aussi les bousculer pour qu’ils abandonnent les pédagogies approximatives qui  font l’impasse sur les efforts à demander aux élèves. Il faudrait auusi bousculer nombre de parents qui poussent leurs enfants vers des bacs pros (et autres formations  bidon) qui mènent à Pôle emploi au lieu de les orienter ver s l’apprentissage. Recentrer la manne extraordinaire de la formation permanente pour former en priorité les chômeurs (32 milliards par an !). Évidemment retrouver de la compétitivité en supprimant les 35 heures qui ont tué la croissance. Bref redonner auusi sa place à la valeur travail et la substituer à la culture RTT. Alléger de la fiscalité sur les entreprises mais aussi des ménages passe par un dégraissage du mammouth administratif. Il y a bien un million de fonctionnaires en trop qui plombent les finances (fonctionnement comme investissement) et qui pour se justifier nourrissent chaque jour l’ingénierie administrative et fiscale. Donc  recentrer  l’Etat  (et les collectivités locales) sur les tâches régaliennes : réguler certes mais pas forcément faire soi-même. Donner un coup de pied dans la fourmilière de l’oligarchie politique qui a confisqué la démocratie. Ce qui suppose  un changement de constitution, l’interdiction aux fonctionnaires d’assumer des mandats électoraux (sauf à démissionner de leur statut),  limiter le  nombre et  la durée des mandats, évaluer  régulièrement  les politiques, mettre en place une vraie démocratie participative. Remettre aussi en cause les privilèges de certaines professions publiques comme privées. Autant d’orientations  (et il  y en a bien d’autres)  qui ne peuvent être très populaires et qui demandent  compétence, cohérence.  et courage. Bref pas vraiment un programme pour recueillir des voix pour un candidat à l’élection.  Mais sans prise en compte de nos faiblesses structurelles le pays va continuer de s’enfoncer et le French bashing se justifier. La France a sans doute des atouts mais encore faudrait les valoriser.

BCE : des rachats de dettes publiques, si nécessaire ! (Noyer, BdF)

BCE : des rachats de dettes publiques, si nécessaire ! (Noyer, BdF)

 

 

Dans une intreview au Figaro, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France)  toujours aussi technocratique et confus fait le grand écart entre la position de la BCE et celle de la France. Pour lui la BCE a déjà assoupli largement sa politique monétaire notamment avec la série de nouveaux prêts aux banques. Des banques qui pourtant ont dédaigné la dernière offre de la BCE. Du coup se pose la question centrale du rachat de dettes d Etats  par la BCE (donc une forme de mutualisation que refuse l’Allemagne). Là, Noyer n’écarte pas l’hypothèse s’il  se démontre que la politique actuelle est insuffisante à relancer la croissance et l’inflation.  Bref la BCE attend et la croissance aussi!  

 

 À quelles conditions la BCE pourrait-elle acheter de la dette publique ?

Noyer : « Si nous constations que notre politique actuelle n’a plus d’effet. Je ne verrais aucun problème à ce que la BCE achète d’autres actifs et si nécessaire des emprunts d’Etat si par exemple les taux remontaient dans la zone euro à cause d’un resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis en 2015. Ou si l’économie de la zone subissait un nouveau choc défavorable, différant l’atteinte de notre objectif de prix. La BCE doit être en mesurer de parer à des développements adverses. Il faut cependant veiller à bien calibrer la réaction, à préserver la confiance et à ne pas heurter l’opinion publique, y compris en Allemagne ».

Pour la première fois, la BCE a fait référence à l’augmentation de la taille de son bilan dans le communiqué mensuel. Pourtant celui-ci a tendance à diminuer…

Noyer : » Nous pensons que le deuxième grand prêt que nous allons proposer aux banques en décembre aura plus de succès que celui de septembre. Cela viendra gonfler le bilan, de même que les opérations d’achats de titres.  S’il faut aller plus loin et que les conditions n’exigent pas d’acheter de la dette publique, on peut imaginer d’intervenir sur les obligations d’entreprises. On aurait déjà pu les inclure dans notre programme mais les taux d’emprunt sur ce marché sont en fait déjà très bas. Quant aux dettes bancaires, c’est un peu compliqué d’intervenir sur ce marché au-delà de ce que nous faisons sur les obligations sécurisées en raison des multiples interactions entre l’eurosystème et les banques. Il faudrait mesurer tous les effets induits par ces rachats. »

En augmentant le bilan de la BCE, votre objectif est-il d’affaiblir l’euro ?

Noyer : »Certains pensent qu’il y a un lien direct entre la taille du bilan et le taux de change. C’est notamment l’argument des investisseurs qui parient sur le lancement prochain d’un programme d’achat de dette publique et prennent des positions en conséquence sur les marchés pour gagner de l’argent. Il faut être prudent. La transmission vient surtout du fait que les achats d’actifs font pression sur les taux de toute la courbe de maturités, et c’est ce phénomène qui affaiblit la devise. Comme je l’ai dit, dans la zone euro, nous sommes déjà dans cette situation.  L’évolution du taux de change contre toute devise, et pas seulement contre le dollar, est l’une des courroies de transmission de notre politique monétaire. C’est certain. La baisse de l’euro est l’un des facteurs qui peut alimenter l’inflation. Mais ce n’est qu’un élément parmi d’autres ».

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