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La CGT ne travaille pas assez ses dossiers (Bernard Vivier)

La CGT ne travaille pas assez ses dossiers (Bernard Vivier)

 

Pour Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail, la radicalisation gauchisante de la CGT s’explique en grande partie par le flou actuel de la ligne entretenue par les rivalités internes et un manque de travail sur les dossiers. (interview Challenges)

Comment comprendre le virage à gauche de Philippe Martinez?

Il a un objectif: ressouder les rangs pour faire bloc autour de lui. Pour y parvenir, il est plus facile de fédérer ses troupes autour d’un  »ennemi » externe que de s’engager dans un débat sur l’identité du syndicat. Cette démarche raviverait les conflits entre les différents courants de la CGT. Ce que Philippe Martinez veut absolument éviter.

Sur le plan doctrinal n’est-elle pas à contre-courant?

La CGT n’a surtout pas assez travaillé ses dossiers. Par exemple, sur les 32 heures, la centrale n’a pas fait d’analyse économique approfondie. Même logique pour la campagne sur le coût du capital relancée par Martinez pour expliquer les problèmes économiques de la France. Les slogans claquent mais le fond n’est pas au rendez-vous comme cela pouvait être le cas dans les années 70/80.

Il s’est aussi attaqué à la CFDT. Pourquoi?

Oui, il a eu des mots assez durs concernant Laurent Berger lors de son discours d’ouverture du congrès. Idem, pour rassembler, mieux vaut trouver des menaces extérieures. D’ailleurs, cette séquence a été très bien menée: la semaine dernière, il a lancé une petite bombe en déclarant que la CGT ne serait peut-être plus le premier syndicat de France en 2017, date à laquelle une nouvelle mesure de la représentativité doit avoir lieu. Plusieurs jours après, il égratigne la CDFT, ce qui lui permet de remobiliser sa base.

La CGT est-elle menacée par le déclinisme?

Ces dernières années, la centrale de Montreuil s’est contentée de protéger ses forteresses dans la fonction publique. Conséquence: la CGT est absente dans certaines grandes entreprises. Elle est ainsi aujourd’hui talonnée par la CFDT. Mais l’organisation a encore les reins très solides. Sa capacité à recruter et former des militants est intacte. Et elle bénéficie encore d’un maillage territorial très dense. En revanche, le travail de clarification pour trancher entre un syndicalisme de contestation et un syndicalisme de compromis n’a pas été entamé. Ce qui peut évidemment être un facteur de stagnation. En clair, qui n’avance pas est condamné à reculer.

 

Raffarin : Hollande ne traite pas les vrais sujets

Raffarin : Hollande ne traite pas les vrais sujets

L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin porte un jugement sévère sur la politique économique et sociale du gouvernement. Bien qu’il soit favorable à la loi travail, il pense que les réformes de François Hollande à la fois trop limitées, trop tardive et trop marquées de préoccupations politiciennes.

La France est-elle au bord d’une explosion sociale?
Je suis inquiet. Le pays gronde, en raison du double échec – politique et économique – du pouvoir, mais aussi en raison du sentiment profond que la politique ne traite pas les vrais sujets des Français.

La France est-elle irréformable ou le gouvernement se trompe-t-il, avec le projet de loi El Khomri, de calendrier et de méthode?
Je sais par expérience que le temps de la réforme, c’est généralement le début d’un quinquennat. Aujourd’hui, à la veille de l’élection présidentielle et comme ce fut le cas dans le quinquennat précédent – je pense à la TVA sociale –, on confond réforme et manœuvre.

 

Était-il nécessaire de réformer le Code du travail?
Il est vital de réformer le Code du travail et nous ne pouvons que soutenir cette ambition. Mais il est surtout vital de faire de l’emploi un sujet de l’état d’urgence, et de rechercher l’unité nationale pour ce combat.

 

 

Agriculteurs : encore une aide conjoncturelle qui ne règle rien sur le fond

Agriculteurs : encore une aide conjoncturelle qui ne règle rien sur le fond

 

On peut comprendre que des mesures puissent être prises afin de compenser les conséquences liées à la crise sanitaire (fièvre et grippe aviaire notamment). Pour autant l’enveloppe financière n’est pas à la hauteur des dans son montant, ni surtout dans son principe. Au-delà des questions sanitaires se posent de manière récurrente la question des prix d’achat aux éleveurs, des prix qui ne couvrent plus les coûts de production en raison notamment de la concurrence internationale. De ce point de vue la responsabilité est triple, celle de l’Europe, celle du gouvernement celle de la filière. Lesquels ont encouragé une production industrielle à caractère intensif pour faire baisser les prix mais en même temps la qualité C’est la grande crise pour les producteurs dont 10% sont menacés de faillite. En même temps c’est la malbouffe pour les consommateurs. Une agriculture industrialisée gavée d’endettement, d’engrais, d’OGM (le soja du Brésil qui nourrit par exemple les animaux), de pesticides et autres produits chimiques ; un secteur qui parvient plus à vivre confrontée à une  concurrence sauvage sur les prix. La crise du productivisme et d’une  concurrence complètement dérégulée (impossible le plus souvent de connaitre vraiment la véritable origine des produits). Avec en plus des intermédiaires qui se gavent (la grande distribution, les traders, les banques qui spéculent sur les denrées alimentaires, les transformateurs). Et dans l’assiette du consommateur des cotes de porcs caoutchoutées qui « moussent », du poulet spongieux ou du steak semelle. . Le secteur de l’agriculture ne se porte pas mieux. Chiffres collectés « département par département » à l’appui, Stéphane Le Foll affirmait cet été qu’entre « 22.000 et 25.000″ exploitations d’élevage, soit 10% du total, « sont été au bord du dépôt de bilan ».  Le ministre insistait  sur « l’urgence » à traiter « trois crises, bovine, porcine et laitière, se conjuguent » avec au moins 40.000 emplois directs concernés. Dans la crise actuelle, chacun est responsable, du consommateur à l’élu local, qui doit privilégier les produits français dans la restauration collective », insistait-t-il.  Et Stéphane Le Foll de rappeler aussi qu’en juin, « tous les acteurs se sont engagés à augmenter les tarifs et à répercuter cette hausse sur les producteurs ». Depuis l’été malheureusement rien n’a changé d’où cette montée du mécontentement des éleveurs. Du coup on mettra encore du sparadrap sur la plaie profonde de l’élevage et Les agriculteurs et éleveurs français recevront 290 millions d’euros d’aides pour faire face aux crises sanitaires et difficultés économiques qui frappent notamment les filières ovine, porcine, laitière et des palmipèdes, a annoncé mardi le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

Banques : pourquoi les comptes courants ne sont pas rémunérés en France ?

Banques : pourquoi les comptes courants ne sont pas rémunérés en France ?

C’est la question que pose avec beaucoup de pertinence l’association de consommateurs CLCV. Non seulement les comptes courants ne sont pas rémunérés en France mais en outre on applique à partir du 1er janvier des frais supplémentaires de gestion et 70 % des Français seront concernés. On sait que lesdites banques disposent d’environ 350 à 400 milliards de trésoreries provenant des comptes courants. Une trésorerie bien entendue utilisée à la fois pour renforcer les critères de solvabilité mais aussi pour les activités de prêts et d’investissement. Il existe « une certaine exception française » sur la question de la rémunération des comptes courants, explique François Carlier, de l’association Consommation Logement et Cadre de Vie (CLCV). Il rappelle que jusqu’en 2005, nous étions le dernier pays européen à interdire la rémunération des comptes courants. C’est l’Europe qui a contraint la France à mettre fin à cette interdiction. « Depuis, à part quelques offres souvent temporaires, la place bancaire française n’a toujours pas pour habitude de rémunérer les comptes courants », note le journaliste. Hors de nos frontières, cette pratique est plus généralisée, même si le niveau de rémunération est assez réduit (« moins de 1% pour les premiers 1.000 ou 2.000 euros laissés sur le compte »).  François Carlier explique que les banques françaises disposent de plus de 300 milliards d’euros de dépôt à vue des particuliers. « C’est une ressource gratuite pour les banques qui peuvent placer cet argent, d’où l’argument de rémunérer ces dépôts », dit le journaliste. Pour lui, la vraie raison du blocage vient du fait qu’à l’étranger ces comptes rémunérés servent à attirer de nouveaux clients et sont des « outils de concurrence » entre les établissements.

Augmentation tarifs bancaires : « ça ne me regarde pas » (Sapin)

Augmentation tarifs bancaires : « ça ne me regarde pas » (Sapin)

Le moins qu’on puisse dire c’est que Sapin ne se mouille pas beaucoup à propos de l’augmentation injustifiée des frais bancaires, augmentation qui va toucher 70 % des Français. Pour toute mesure, le ministre des finances propose de mettre en place un site Internet permettant de comparer les tarifs bancaires. Autant dire que le gouvernement toujours très tolérant à l’égard des banques souvent même complice dans certaines pratiques (voir à cet égard la collusion entre les banques et le pouvoir judiciaire dans l’affaire Kerviel) abandonne  clairement son rôle de régulateur. À cet égard ce projet de site constitue une fumisterie puisque les banques se sont préalablement mises  d’accord (et en même temps) pour créer ce nouveau prélèvement sur les comptes. De toute façon il était prévisible qu’une nouvelle fois le gouvernement se coucherait devant le lobby des banques comme il l’a fait sur une question stratégique concernant la séparation des activités de dépôt et d’investissement. À la différence de beaucoup d’autres pays les banques françaises ont réussi l’exploit de contourner la disposition internationale afin notamment d’utiliser les dépôts comme moyen de trésorerie au service de l’activité d’investissement (et de spéculation). Face à l’augmentation généralisée des frais de gestion de comptes la réaction du ministre des finances apparaît à la fois pathétique et dérisoire. Ce site « permettra à tout le monde de comparer, gratuitement, les tarifs des services de base, comme les virements, les prélèvements ou les cartes » afin de « faire en sorte que la concurrence s’exerce dans de bonnes conditions », explique le ministre Le comparateur sera mis en ligne le 1er février, selon le quotidien. Il décryptera 11 tarifs bancaires de base. Le ministre des Finances rencontrera lundi les responsables des grandes banques françaises, pour évoquer notamment la question des frais de tenue de compte, affirme le journal. « Je veux vérifier avec eux qu’ils ne facturent pas, d’un côté, des frais de tenue de compte et, de l’autre, toutes les opérations liées à la tenue du compte. Si on fait payer les deux, ça fait beaucoup », estime le ministre, qui estime toutefois ne pas être là pour « donner des ordres sur cette question ».

Comme en 2015 l’année 2016 ne sera pas rose (Fabius)

Comme en 2015 l’année 2016 ne sera pas rose (Fabius)

Dans sa dialectique très diplomatique Laurent Fabius qui s’apprête peut-être à rejoindre le conseil constitutionnel prévoit une année 2016 sans doute aussi complexe et difficile que l’année 2015. Dans son style très policé Fabius constate toutes les limites aussi bien de COP  21, que du fonctionnement européen ou encore de la lutte, contre le terrorisme. En creux une sorte de vision nettement moins optimiste que celle de Hollande concernant 2016 qui pour Fabius risque sans doute d’être  marquée comme en 2015 par l’imprévu !

 

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international a reçu Challenges au Quai d’Orsay le 21 décembre dernier, une dizaine de jours après la signature à Paris de l’accord sur le climat, dont il fut le principal artisan.

Challenges. La fin d’année 2015 a été marquée par deux événements majeurs à Paris, les attentats et la tenue de la COP21. Le monde sera-t-il le même en 2016 ?

Laurent Fabius. En un an, les tendances de fond ne changeront pas. Notamment, ces deux risques majeurs que sont le terrorisme et le dérèglement climatique. Ces périls sont d’une nature très différente, mais ni la pollution ni le terrorisme ne s’arrêtent aux frontières : dans les deux cas, la réponse doit donc être mondiale. Dans la lutte contre le terrorisme, l’unité de la communauté internationale est une condition de l’efficacité : il faut non seulement qu’aucun Etat ne soutienne les terroristes, mais que le plus grand nombre possible d’entre eux agisse pour les éradiquer, avec des décisions de souveraineté qui impliquent, le cas échéant, l’engagement de leurs forces. La lutte contre le changement climatique est d’un autre ordre : elle nécessite que les Etats et les sociétés civiles appliquent les engagements qu’ils ont pris, mais il n’existe pas – en tout cas, pour l’instant – de sanction pénale en cas de non-respect. Seuls jouent la pression nationale et internationale et le risque « réputationnel ».

En quoi l’accord sur le climat est-il historique ?

Parce qu’il est le premier accord climatique du monde et pour le monde. Tout n’a pas été réglé lors de la Conférence de Paris, mais il y aura un avant et un après-Paris. La COP21 a permis l’adoption d’un accord universel et ambitieux. C’est sans précédent et cela constitue un acquis considérable, pas seulement dans le domaine environnemental, mais dans de nombreux domaines, y compris la recherche de la paix : il n’est pas si courant de voir les représentants de 195 pays s’embrasser à l’issue d’une conférence internationale, et encore moins d’une conférence sur le climat ! D’autre part, au-delà même de l’accord entre Etats, la COP21 a permis le basculement d’un nombre considérable d’acteurs non gouvernementaux – entreprises, collectivités locales, ONG, citoyens – vers le développement bas carbone. L’accord engage le monde entier dans une dynamique irréversible de développement durable. Un seul exemple : quand l’agence de notation Standard & Poor’s, qui n’est pas un organisme philanthropique, décide de pénaliser les entreprises ou les pays n’ayant pas pris en compte le risque climatique, c’est le signe qu’un tournant s’opère. Nous allons vivre un changement profond de modèle économique. Le fondement même de ce qui a constitué le développement industriel depuis le XIXe siècle est en train de muter.

Comment va l’Europe ?

Pas très bien, et 2016 pourrait bien être pour l’Union européenne l’année de tous les dangers. Croissance économique languissante, mouvements migratoires massifs qui posent des défis politiques considérables, forces de dissociation à l’œuvre : je pense au référendum sur la sortie de l’Union prévu cette année au Royaume-Uni, ou encore à la montée des populismes nationaux et des souverainismes régionaux. A cela s’ajoute la situation ukrainienne, qui n’est toujours pas réglée malgré les efforts de la France et de l’Allemagne. Et je n’oublie pas les questions fondamentales concernant le projet européen : faut-il intégrer davantage ? Si oui, dans quelles conditions ? Tout cela crée une situation instable, alors qu’une Europe forte, unie, avec un projet clair, serait indispensable dans notre monde incertain et dangereux. L’enjeu ne consiste pas seulement à empêcher une dissolution de l’Europe, mais à faire en sorte que l’Union mène une politique cohérente, notamment vis-à-vis de l’Afrique et du Moyen-Orient, qu’elle construise une véritable politique de défense et de sécurité, qu’elle prépare la croissance de demain avec des priorités claires : transition énergétique, technologies vertes, économie numérique, emploi des jeunes. Beaucoup de travail reste à accomplir.

Le problème a été traité avec efficacité. Il faut en féliciter notamment la Banque centrale européenne et son président, Mario Draghi. A l’étranger, on m’interroge désormais moins sur l’avenir de l’euro et davantage sur l’avenir de… l’Europe.

Quelle est la priorité sur votre feuille de route européenne ?

Sur des questions essentielles, comme les migrations, le référendum britannique, l’Ukraine, le traité transatlantique, une position franco-allemande commune est souhaitable pour entraîner l’ensemble de l’Union : avec l’Allemagne, nous devons rester unis face aux crises et aux menaces.

Le traité économique transatlantique va-t-il être signé un jour ?

Pour l’instant, et je le regrette, les négociations n’avancent guère. Par exemple, sur la question majeure de l’ouverture réciproque des marchés publics, on ne constate aucun progrès. Il n’y aura d’accord que si chacun y trouve son compte : l’accord transatlantique sera gagnant-gagnant, ou ne sera pas.

Le « printemps arabe » fête ses 5 ans, quel bilan ?

Au départ, le point commun a été une aspiration des peuples à la liberté, mais les suites ont été très diverses, et il est difficile de dresser un bilan compte tenu de la variété des situations. En Tunisie, la transition démocratique a été opérée. En Syrie, une révolte de quelques étudiants a été réprimée de telle façon par Bachar al-Assad qu’aujourd’hui il y a plus de 250 000 morts. L’Egypte est passée par plusieurs phases. Je pourrais continuer l’énumération… Aujourd’hui, outre la Syrie et le Yémen, notre principale préoccupation concerne la Libye. Ses richesses attirent les convoitises, les armes y circulent sans contrôle, cependant que de plus en plus de terroristes y trouvent refuge. Il est indispensable qu’après l’accord signé en décembre le nouveau gouvernement s’affirme, et dispose des moyens suffisants pour assurer la sécurité du pays et éradiquer les terroristes. Une dégradation de la situation aurait des conséquences graves, notamment sur la Tunisie et le Sahel, mais aussi sur l’Europe. Un autre danger majeur au Proche et au Moyen-Orient concerne le conflit israélo-palestinien : faute d’avancées, il y a là un potentiel d’embrasement.

L’effondrement des cours du pétrole va-t-il avoir des répercussions géostratégiques ?

Les répercussions sont lourdes sur de nombreux pays. Pour m’en tenir aux économies exportatrices du Moyen-Orient, la baisse des prix enregistrée depuis la fin de l’été 2014 entraîne des modifications profondes mais pas homogènes. Les pays les plus touchés sont ceux qui ne peuvent compenser l’effet-prix par l’effet-volume : Irak, Bahreïn et, dans une moindre mesure, Oman. L’Arabie saoudite et l’Iran sont touchés, mais disposent à des degrés divers des marges nécessaires. Enfin, certains ne sont que modestement affectés, comme le Koweït, le Qatar et les Emirats. Quelles que soient les situations, les conséquences sont multiples : plutôt positives pour les importateurs, comme la France, négatives pour les producteurs-exportateurs – à cela près que ce déséquilibre pourrait ensuite, par contrecoup, affecter… notre propre croissance.

Avec un baril à 35 euros, les énergies renouvelables ne sont plus du tout compétitives, dommage pour le climat…

On devrait mettre à profit cette baisse pour diminuer, comme le propose l’OCDE, les subventions considérables aux énergies fossiles et encourager les renouvelables, dont les prix se réduisent. Les investissements massifs et croissants dans la R&D pour les énergies propres vont créer des ruptures technologiques qui rendront ce type d’énergies très compétitives. Elles seront au cœur du mix énergétique de demain.

Qu’espérer des Etats-Unis en campagne présidentielle ?

En règle générale, cette période n’encourage pas les initiatives fortes. En outre, au sein même de la population américaine, les contradictions ne manquent pas. D’un côté, certains reprochent au président un manque de leadership extérieur, mais, d’un autre côté, il existe au sein même du pays une « war fatigue », une lassitude face aux interventions extérieures, qui s’explique par ce qui s’est produit en Afghanistan et en Irak. Quelle que soit l’attitude des Etats-Unis dans les mois à venir, on doit saluer l’engagement du président Obama dans la lutte contre le changement climatique : son soutien comme celui de la Chine ont été précieux pour le succès de la COP21.

La Réserve fédérale monte ses taux, la BCE continue d’assouplir sa politique monétaire, va-t-on vers une guerre des changes ?

Je ne le pense pas. Mario Draghi, le président de la BCE, et Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale américaine, sont compétents et habiles. Des concertations ont lieu entre les grandes banques centrales. J’ajoute que la Chine, qui préside le G 20 en 2016, projette d’engager des discussions sur la diversification du système monétaire mondial afin de lui assurer une plus grande stabilité – objectif soutenu par la France.

Le ralentissement chinois est-il inquiétant ?

C’est un ralentissement relatif. La croissance en Chine est maîtrisée par les autorités chinoises, qui souhaitent rééquilibrer l’économie vers plus de consommation intérieure, mais aussi vers une économie moins carbonée, moins polluante. Dans mes fonctions, je rencontre de nombreux dirigeants, ceux de Pékin font incontestablement partie des plus compétents sur le plan économique.

Concernant l’évolution de la croissance mondiale, quel est votre scénario ?

A court terme, on prévoit une certaine faiblesse en Amérique du Sud, dans une partie de l’Asie et de l’Europe ; mais à moyen terme, il existe de puissants réservoirs de croissance. Le continent africain, par exemple, dispose d’un formidable potentiel : il occupera une place importante dans la croissance mondiale des années à venir, nous devons nous y préparer. Les développements technologiques futurs constituent, eux aussi, un énorme réservoir de dynamisme économique. Dans ces deux cas, la France a un rôle particulier à jouer, et elle est bien placée pour être un hub du XXIe siècle. Notre diplomatie économique, qui est active, y contribue.

Justement, l’économie française, quand va-t-elle se réveiller ?

Nous possédons énormément d’atouts. La question est de savoir quand les résultats se manifesteront pleinement. En tout cas, les réformes pour mettre en valeur ces atouts doivent se poursuivre.

Notre-Dame-des-Landes: les manifestants ne désarment pas

Notre-Dame-des-Landes: les manifestants ne désarment pas

 

 

Après la mise entre parenthèses de la question du futur aéroport (pour cause d’élections et surtout d’accord entre écolos et l’PS au régional) le gouvernement a décidé de expulser les agriculteurs du site ; les  manifestants qui ont donc  protesté en masse à propos d’un projet qui vient quelque peu en contradiction avec les COP 21. La poussière a ainsi été mise sous le tapis pendant la campagne régionale mais le tapis enlevé la problématique de l’intérêt de cette infrastructure se repose dans les mêmes termes. Des milliers de personnes ont donc manifesté samedi, avec plusieurs centaines de tracteurs, sur le boulevard périphérique de Nantes contre toute expulsion d’agriculteurs du site du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci concessionnaire du projet d’aéroport, entend réclamer mercredi au tribunal de grande instance de Nantes l’expulsion de paysans installés sur cette « zone d’aménagement différé » (ZAD). Cette audience devait se tenir entre les deux tours des élections régionales de décembre mais a été ajournée après la conclusion d’un accord entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) sur la réalisation d’une « étude indépendante » sur l’optimisation de l’actuel aéroport de Nantes.  La défaite du vice-président PS sortant Christophe Clergeau, battu par Bruno Retailleau (Les Républicains), a rendu caduc cet accord. Les opposants au projet réclament aujourd’hui au chef de l’Etat, François Hollande, une table ronde et la réalisation de cette même « étude indépendante ».   »A partir de là, l’abandon de Notre-Dame-des-Landes coulera de source », estime Julien Durand, une figure du mouvement. La demande d’expulsion des paysans fait suite au rejet, en juillet 2015, des recours environnementaux des opposants au projet d’aéroport.  Ceux-ci estiment toutefois qu’une expulsion serait contraire aux engagements du gouvernement, qui a subordonné selon eux en 2014 la construction de l’aéroport à l’extinction des recours en justice, y compris ceux en appel et les pourvois en cassation. Quelque 7.200 marcheurs, 1.600 cyclistes et 350 tracteurs, selon la police, 20.000 manifestants et 400 tracteurs selon les organisateurs, ont défilé samedi sur le périphérique de Nantes pour s’y opposer et cette fois sans aucune violence ou dégradation.

Corse : « Ne pas attendre de nous d’être garants de l’unité de la république » (Talamoni)… tu m’étonnes !

Corse : « Ne pas attendre de nous d’être garants de l’unité de la république » (Talamoni)… tu m’étonnes !

Alors que la Corse est comme sur le continent en prise avec des conflits identitaires, Talamoni ne peut s’empêcher d’en rajouter une couche comme s’il était déjà investi de la mission de négocier l’indépendance de la Corse.  Faut-il d’abord rappeler qu’il n’a aucune compétence pour traiter des questions régaliennes aussi que la » très grande majorité » des corses  indépendantistes est à laquelle il se réfère ne représente que 5 % des électeurs.  De ce point de vue l’amalgame pernicieux qu’il opère  entre indépendantistes et autonomistes vise  sans doute à cacher sa très faible représentativité.  À l’occasion de la visite du ministre de l’intérieur, il aurait mieux fait une nouvelle fois de se taire, lui, le Mandela d’opérette du peuple corse, pourtant élu de la république et  qui veut rendre officielle une langue comprise par moins de 10 % de la population !  .Bernard Cazeneuve s’est donc rendu à Ajaccio mercredi dans le quartier sensible où des pompiers avaient été agressés la nuit de Noël, ce qui avait provoqué plusieurs jours de manifestations et de débordements racistes. Le ministre de l’Intérieur a affiché la fermeté du gouvernement et rencontré les responsables locaux. « Un échange apaisé », selon le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni.  Bernard Cazeneuve a condamné dans un discours ce midi à Ajaccio les agressions de deux pompiers et d’un policier le 24 décembre dans un quartier sensible de la ville et les « violences gratuites » qui ternissent l’image de la Corse. Le ministre de l’Intérieur a aussi martelé combien le respect et la fraternité sont d’importantes valeurs. Il a satisfait l’Assemblée en annonçant un plan d’action pour le quartier des Jardins de l’Empereur, avec à la fois plus de sécurité dans la copropriété, et plus de moyens pour les associations du quartier. Pour le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, « le ministre de l’Intérieur est venu prendre acte de l’apaisement qui était opéré depuis plusieurs heures et auquel nous (les élus locaux) avons largement contribué et c’est très bien« , a-t-il réagi mercredi soir sur France info. « Cela nous a donné l’occasion d’avoir un échange avec lui à la préfecture. Un échange apaisé au cours duquel nous avons réaffirmé que nous étions disponibles pour le dialogue, que nous avons été mandatés par les Corses pour défendre un certain nombre d’idées et que, bien entendu, c’est sur la base de ce mandat que nous voulons discuter avec Paris dans les semaines à venir« , indique-t-il. « Mais encore une fois, nous pensons qu’il faut aujourd’hui construire de façon apaisée un dialogue qui permette de mettre en place les bases d’une solution politique de manière générale« , poursuit Jean-Guy Talamoni. « L’Etat doit incarner et faire respecter l’unité de la République tout en prenant en compte la riche singularité de votre île« , a également insisté le ministre de l’Intérieur, tout en prenant soin de féliciter les élus nationalistes pour leur victoire aux régionales et de leur adresser ses vœux de succès.  »Je crois que personne n’attend de nous que nous soyons garants de l’unité de la République française« , répond  Jean-Guy Talamoni.

Régionales : rien ne sera plus comme avant ?

Régionales : rien ne sera plus comme avant ?

Nombre de responsables de gauche et de droite ont affirmé qu’après le score historique du Front national rien ne saurait plus comme avant. Une décalaration à laquelle  on est habitué après chaque déflagration électorale mais qui manque sérieusement de contenu. Il est clair que sur la tendance si rien ne change le FN parviendra un jour à conquérir le pouvoir non seulement sur le plan local mais aussi sur le plan national. En effet en tant que réceptacle de tous les mécontentements, toutes  les frustrations mais aussi toutes les contradictions, le Front national ne peut que progresser en particulier si rien n’est entrepris pour réduire de manière significative le chômage. Alors que  la France, comme la plupart des autres pays, est affrontée à une crise internationale caractérisée d’une part par l’atonie de la croissance, donc aussi la hausse du chômage mais aussi par un environnement conflictuel à caractère terroriste. La première question qui se pose est de savoir si la France peut continuer de se livret à des petits jeux électoraux de type droite contre gauche voir tendances internes contre tendances internes à un parti. De toute évidence compte tenu de l’enjeu, l’union nationale est indispensable pour affronter les deux périls évoqués. Ce qu’a fait  l’Allemagne en mettant de côté ce qui divise et en se concentrant sur ce que qui peut mobiliser afin de redresser son économie. La France, elle ,se complaît dans sa situation de village gaulois où les forces à droite comme à gauche s’éparpillent, se contredisent et se neutralisent. Une raison sans doute à cela l’intérêt personnel des candidats pour 2017 qui supplante l’intérêt général. Aussi des intérêts de boutique qui nourrissent  nombre d’oligarques qui entretiennent des oppositions de façade. Face à ces contradictions dans les parties classique,  le FN ramasse la mise en accueillant dans ses bras tout les mécontents y compris quand les sujets de mécontentement sont contradictoires. La première façon de faire autrement de la politique serait d’abord de faire une analyse des enjeux notamment économiques et de créer une union nationale pour mettre toutes les forces au service du développement et de la réduction du chômage.

La nouvelle arnaque de Tapie pour ne pas rembourser

La nouvelle arnaque de Tapie pour ne pas rembourser

Grâce à la complicité du tribunal administratif tape  a trouvé une nouvelle arnaque pour ne pas rembourser les 400 millions auxquels il a été condamné. Une manipulation dont a l’habitude le champion de l’escroquerie. En faite= sous prétexte de protection de ses entreprises le tribunal administratif a accepté une mise en sauvegarde qui permet de bloquer les remboursements de tape. Cela pour une durée de six mois qui pourra être prolongés deux fois soit une durée totale de 18 mois. Or  d’ici la il est vraisemblable que Sarkozy sera à nouveau élu président de la république. Sarkozy qui a couvert l’escroquerie de Tapie  contre son appui politique. Du coup il faut s’attendre à ce que « la justice » indépendante » enterre l’affaire lorsque Sarkozy sera réélu. Une manipulation largement passée sous silence par les médias mais qui témoigne des incohérences de la justice voire de sa complicité. L’Etat n’est donc pas prêt de récupérer ses 404 millions d’euros. Condamné à rembourser cette somme perçue en 2008 pour solder son contentieux avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas, Bernard Tapie a pris des mesures judiciaires lui permettant de se mettre à l’abri des huissiers, du moins pour quelques mois. Avant d’être condamné par la cour d’appel de Paris, l’homme d’affaires a ouvert une procédure de sauvegarde, auprès du tribunal administratif de Paris, rapporte Le Monde. Une démarche entraînant, temporairement, la suspension des poursuites individuelles. Bernard Tapie a visiblement senti le vent tourner. Anticipant la décision défavorable des magistrats de la cour d’appel, l’homme d’affaires a demandé l’ouverture d’une « procédure de sauvegarde », visant ses deux sociétés, pour lesquelles il a organisé ses activités et son patrimoine. Le 30 novembre, le tribunal de commerce de Paris a accédé à la demande de l’homme d’affaires concernant le Groupe Bernard Tapie (GBT), actionnaire majoritaire du journal « La Provence ». Puis, mercredi 2 décembre, la veille la condamnation, il a prononcé l’extension de cette procédure à la Financière et immobilière Bernard Tapie (FIBT).

Syrie : on ne demande plus le départ de Bachar (Fabius)

Syrie : on ne demande plus le départ de Bachar (Fabius)

 

Finalement la France se range progressivement sur la stratégie de la Russie ; elle ne fait même plus du départ de Bachar un préalable. En fait on se rapproche de Bachar. Encore quelques semaines et il est vraisemblable que Bachar sera considéré officiellement comme un allié « provisoire »… en attendant la transition politique et un autre gouvernement. C’est à dire après la guerre contre l’Etat islamique. Guerre qui ne va pas se terminer demain !  Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a  donc déclaré qu’il n’envisageait plus un départ du président syrien Bachar al-Assad avant une transition politique en Syrie, dans un entretien à un quotidien régional.  »Une Syrie unie implique une transition politique. Cela ne veut pas dire que Bachar al-Assad doit partir avant même la transition, mais il faut des assurances pour le futur », a déclaré le chef de la diplomatie française au quotidien Le progrès de Lyon du samedi 5 décembre.  Le chef de la diplomatie française avait déjà entamé ce revirement, déclarant, le 27 novembre au micro de RTL, que les forces du régime syrien pourraient être associées, « pourquoi pas », à la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI). Annonce complétée quelques heures plus tard par une déclaration à l’AFP précisant que cette participation de l’armée syrienne ne pouvait être envisagée que « dans le cadre de la transition politique ».

Des régions qui ne servent à rien

Des régions qui ne servent à rien

 

Comment intéresser les Français à la consultation régionale dès lors que les régions ne servent à peu prés à rien ? En réalité pour l’essentiel les régions ne s’occupent  que des transports et des lycées. Le rôle dans l’animation économique est relativement marginal. L’ambition de la grande réforme était de supprimer les départements et de regrouper les régions. Cela pour disposer des moyens financiers suffisants à fin de peser de manière significative sur la vie économique sociale et culturelle dans le champ territorial. Comme les départements n’ont pas été supprimés, le rôle des régions continuera d’être marginal. D’autant que ces régions , comme d’autres structures, sont  largement hypothéquées par des coups de fonctionnement incontrôlés «Dégraisser le mammouth régional pour muscler l’action économique de la région. Dégraisser le mammouth régional, car, pendant 11 ans, la gauche n’a cessé de renforcer le poids de l’administration régionale, en recrutant toujours plus d’agents, en multipliant les structures et les dépenses inutiles. Résultat, la dette de la région a triplé», affiche comme priorité Bruno Retailleau, sénateur LR, qui brigue la présidence de Pays de la Loire. De toute façon le rôle des régions concernant les lycées et la formation se limite au financement des dépenses les régions n’ayant aucune responsabilité quant au contenu des politiques d’éducation. Dans le domaine des transports l’action des régions est également contrainte et pour l’essentiel se concentre sur le financement des lignes déficitaires de la SNCF. D’une façon plus globale c’est toute la problématique de la décentralisation qui est à repenser tant en termes d’objectifs que le moyen.

Benzema : 82% des Français ne veulent plus le voir en équipe de France

Benzema :  82% des Français ne veulent plus le  voir en équipe de France  

Selon un sondage exclusif réalisé par l’institut Elabe, sur un échantillon de 924 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, 82 % de nos concitoyens ne veulent plus voir l’attaquant du Real Madrid en équipe de France. L’étude a été menée sur internet les 1er et 2 décembre. Avant les explications de Benzema, diffusées mercredi soir au 20h de TF1, sur sa mise en examen dans l’affaire de la sextape de Mathieu Valbuena. Les personnes interrogées avaient quatre choix pour répondre à la question : « Selon vous, Karim Benzema peut-il encore être sélectionné en équipe de France de football ? ». La moitié d’entre-elles (50%) a répondu « Non, pas du tout ». 35% ont répondu « Non, pas vraiment ». Ce qui porte à 82% le pourcentage de Français hostiles au retour du natif de Lyon chez les Bleus. Parmi les personnes favorables à son come-back, 14% ont répondu « Oui, plutôt » et seulement 4% ont répondu « Oui, tout à fait ». Ce qui porte à 18% le pourcentage de gens qui souhaitent voir Benzema retrouver la sélection.  Karim Benzema est un enfant de Lyon. Il y a grandi et débuté sa carrière professionnelle. Mais sa région natale ne le soutient pas forcément pour autant. Pour les besoins de notre sondage, le territoire français a été découpé en quatre parties (Nord-est, Nord-ouest, Sud-ouest, Sud-est). Et la région Rhône-Alpes a donc été placée dans la zone Sud-est. Une zone où 82% des sondés ne veulent plus voir Benzema en équipe de France. A l’image de la moyenne nationale.

 

Hidalgo ne veut pas armer la police municipale de Paris

Hidalgo ne veut pas armer la police municipale de Paris

 

Des gilets pare-balles pour les employés  municipaux chargés de la sécurité mais pas d’armes pour la police municipale de Paris. C’est la décision d’Anne Hidalgo qui tranche avec les orientations  de Hollande qui a proposé que l’État fournisse des armes aux policiers municipaux. Les propositions du conseil de Paris concernant la sécurité n’ont donc pas retenu la création, réclamée par l’opposition, d’une police municipale armée. Les mesures se concentrent plutôt sur le renforcement des outils de communication et des dispositifs de surveillance. Le Conseil de Paris, initialement prévu le 16 novembre et reporté d’une semaine pour rendre hommage aux victimes des attentats, a accouché lundi d’une quinzaine de mesures visant à renforcer la sécurité des Parisiens dans un contexte d’état d’urgence prolongé. « Les attentats qui ont une nouvelle fois meurtri Paris le 13 novembre dernier nécessitent d’accélérer la mise en œuvre des actions décidées depuis janvier et de prendre d’autres mesures complémentaires« , a indiqué la maire PS de Paris Anne Hidalgo. Dans un communiqué publié ce lundi, la mairie de Paris a détaillé les mesures prises à la suite des attentats des 7,8 et 9 janvier dernier, qui avaient déjà ciblé la capitale. Selon la mairie, tous les agents « effectuant des actions de sécurité » ont été équipés de gilets pare-balles,  les adresses concernées par le plan « Vigipirate » ont subi un audit pour déterminer si elles nécessitaient une meilleure protection (ce qui a été avéré pour 85 d’entre elles).La ville s’est dotée de 165 caméras supplémentaires sur deux ans, grâce à la modification du plan de vidéo-protection (à l’heure actuelle, 1.044 caméras sont en place dans la capitale), et a engagé 30 nouvelles opérations de visiophonie dans les crèches. Enfin, près d’une centaine d’opérations de sécurité ont été menées dans les écoles et les collèges, et la formation des personnels aux gestes d’urgence a été renforcée, sans qu’il soit précisé dans quelle mesure.

 

Bac 2016 : on ne garde que les bonnes notes !

Bac 2016 : on ne garde que les bonnes notes !

Une bonne manière de remonter le niveau u scolaire : changer le système de notation. Bonne nouvelle en effet pour les lycéens qui n’obtiendront pas leur baccalauréat à l’issue de l’année scolaire. Dès le mois de juillet 2016 (mois de parution des résultats de l’examen), les recalés pourront choisir de conserver, s’ils le souhaitent, leurs notes supérieures ou égales à la moyenne obtenues dans les différentes épreuves. Le décret, paru au journal officiel mardi 27 octobre, permettra également à ces élèves de conserver automatiquement une place dans leur établissement d’origine.  Ces nouvelles dispositions concernent tous les élèves du public et du privé sous contrat recalés du baccalauréat, du CAP ou encore du BTS. Par ailleurs, les notes supérieures ou égales à la moyenne qu’ils souhaiteront conserver pourraient également leur permettre d’être dispensés de certaines matières au cours de l’année. Cette réforme vise à diminuer le nombre d’élèves recalés des épreuves du baccalauréat qui, faute de pouvoir se réinscrire là où ils étaient scolarisés, se retrouvent sans établissement pour tenter de nouveau leur chance aux examens.

Banlieues : « ce ne sont plus des émeutiers, ce sont des terroristes »(Boutih)

Banlieues : « ce ne sont plus des émeutiers, ce sont des terroristes »(Boutih)

Le député PS de l’Essonne juge que « les choses sont plus difficiles aujourd’hui » dans certains quartiers de banlieue.  « C’est plus difficile aujourd’hui qu’avant », a-t-il déclaré ce dimanche 25 octobre sur BFMTV. L’ancien président de SOS Racisme estime que la situation a évolué « dans le mauvais sens ». Toutefois, il juge nécessaire de « faire attention aux raccourcis, on ne peut pas faire porter au président de la République la responsabilité de la situation« . « Je pense qu’il y a un toboggan dans lequel on est installé depuis plusieurs années qui nous amène à l’irréparable, puisque maintenant ces quartiers produisent des terroristes« , pense l’élu francilien. « C’est donc extrêmement différent, dix ans après ce ne sont plus des émeutiers, ce sont des terroristes« , insiste-t-il.  Malek Boutih dénonce une mauvaise compréhension du problème : « Tant qu’on n’a pas le bon diagnostic, on se trompe dans les traitements qu’on donne », avertit-il. « Pour l’essentiel des observateurs, au-delà des clivages, la question de la banlieue a toujours été vécue comme ‘ce sont les quartiers pauvres et modestes, quand l’économie ira mieux, ça ira mieux dans ces quartiers’ », estime le député. « Il y a une dimension économique qui est réelle (…), mais ce n’est pas le cœur de la dérégulation. La réponse, elle est politique », affirme Malek Boutih.  « Finalement, ces quartiers, c’est le point le plus déformant d’une évolution générale de la société », estime-t-il encore. Il y voit « un peu l’avant-garde de tous les problèmes qu’on connaît : développement de la violence, individualisation, perte de repères, perte de confiance dans la politique ». En juillet, Malek Boutih avait remis au Premier ministre Manuel Valls un rapport controversé : « Génération radicale ». Il s’y inquiétait de la radicalisation djihadiste de certains jeunes Français.

Migrants Slovénie : près de 60 000 en une semaine

Migrants Slovénie : près de 60 000 en une semaine

 

Près de 60 000 migrants en une semaine en Slovénie, les résultats des politiques contradictoires des Etats européens. Et des migrants qui contournent la Hongrie aux frontières fermées.  Juncker réunit un peu tardivement ce dimanche  les chefs d’Etat ou de gouvernement d’Autriche, de Bulgarie, de Croatie, de Macédoine, d’Allemagne, de Grèce, de Hongrie, de Roumanie, de Serbie et de Slovénie. Mais le problème est plus large car c’est toute la politique d’immigration de l’Europe qui est en cause avec ses contradictions entre sa rhétorique humaniste et sa pratique de rejet.  Le flux de migrants arrivant en Slovénie ne se tarissait pas samedi alors que plusieurs dizaines de milliers d’entre eux entrent dans le petit état alpin dans l’espoir de prendre ensuite la direction du nord de l’Europe. En une semaine, les autorités ont comptabilisé l’entrée de 58.000 réfugiés et migrants contraints de contourner la Hongrie par l’Ouest depuis qu’elle a bouclé ses frontières. Selon la police, 9.000 d’entre eux étaient encore sur le territoire slovène ce samedi. « Je veux me rendre aux Pays-Bas. Je veux juste que ce cauchemar cesse. Nous ne pouvons plus faire demi-tour et je suis prête à tout faire pour assurer un avenir à mon fils », a expliqué Hamrein, une syrienne âgée de 20 ans, tenant contre sa poitrine un nourrisson de six mois rendu fiévreux par la baisse des températures. Hamrein fait partie d’un groupe de 2.000 migrants qui patientent près du village slovène de Rigonce dans le froid et dans le brouillard et dans l’attente de pouvoir se rendre en Autriche.Ils espèrent y parvenir dimanche, mais beaucoup d’autres sont également en chemin, 8.500 migrants étant entrés en Serbie au cours des dernières  24 heures. Leur route devrait se poursuivre à travers la Croatie, la Slovénie et enfin l’Autriche. Belgrade, Sofia et Bucarest ont menacé samedi de fermer leurs frontières si l’Allemagne fermait les siennes, exprimant leur refus de devenir une zone tampon pour les migrants. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé mercredi plusieurs dirigeants européens à se réunir dimanche à Bruxelles pour un sommet consacré à la situation des migrants dans les Balkans. Il a invité les chefs d’Etat ou de gouvernement d’Autriche, de Bulgarie, de Croatie, de Macédoine, d’Allemagne, de Grèce, de Hongrie, de Roumanie, de Serbie et de Slovénie.

Popularité : Sarkozy ne décolle pas

Popularité : Sarkozy ne décolle pas

 

En dépit de la baisse de popularité de Hollande et du gouvernement, Sarkozy demeure scotché à peu près au niveau de l’actuel président de la république en termes de popularité (autour de 35% dans le sondage IFOP de Paris match. Il est très largement devancé dans l’opinion par Juppé à 65%. Plusieurs facteurs explicatifs « Le principal point faible de Nicolas Sarkozy, c’est qu’il n’a pas de boîte à idées. (…) Il n’a plus autour de lui cette équipe qui avait fait la magie de la campagne de 2007″, estime le politologue Thomas Guénolé. Récemment, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, bien que rentré dans les bonnes grâces de son ex-rival et ennemi, réclamait du « sang neuf ». « Ce ne serait pas très réjouissant de revoir le match Sarko-Hollande de 2012. Je crois que les Français en ont marre des deux », relève un député LR, pourtant peu soupçonné d’anti-Sarkosysme. « Ça patine, Sarkozy donne parfois l’impression de ne pas trop y croire et s’inquiète, comme le montre sa tentative de vouloir réduire le nombre de bureaux de vote pour la primaire L’affaire Morano n’a pas arrangé les choses », dit-il. Le premier handicap de Sarkozy c’est effectivement qu’il ne donne pas vraiment l’impression d’y croire lui-même. Il ne se présente pas en champion mais en challenger se contentant le plus souvent de critiquer le gouvernement et de faire du stand-up. Mais sans proposition vraiment nouvelle. Pire avec de nombreuses contradictions tant sur le plan économique que sociétal. Il y a aussi les affaires qui vont plomber sa campagne jusqu’ en 2017. La charge inattendue de Jérôme Lavrilleux, l’ex-directeur adjoint de la campagne de 2012 et ancien bras droit de Jean-François Copé à la tête de l’UMP, a rappelé à l’ancien président l’acuité de la menace Bygmalion, cette enquête sur de fausses factures présumées pour financer sa campagne dont l’issue pourrait survenir en 2016, année de la primaire. »On n’est pas du tout à la fin de l’instruction, d’autant qu’il y a une expertise en cours. Il faut compter plusieurs mois », précise à Reuters Me Patrick Maisonneuve, avocat de la société de communication Bygmalion. « Il va traîner cette affaire comme un boulet », juge un parlementaire des Républicains. Selon un sondage Odoxa, plus de deux tiers des Français (67%) estiment que Nicolas Sarkozy ne pourra pas représenter les Républicains en 2017 en raison des affaires. Une autre enquête, réalisée par Elabe en septembre, montre que si Nicolas Sarkozy fait la course en tête à ce stade pour la primaire grâce au noyau dur de ses sympathisants, le nombre considérable de participants potentiels au vote – plus de 4,5 millions – élargit le champ des possibles pour ses adversaires, au premier rang desquels Alain Juppé. Ce qui expliquerait les critiques de Sarkozy sur les 10 000 bureaux de vote pour les primaires, nombre jugé irresponsable !

Sondage : Sarkozy ne pourra pas se présenter en 2017

Sondage : Sarkozy ne pourra pas se présenter en 2017 Un sondage Odoxa révèle que les Français ne croient pas beaucoup aux chances de Sarkozy de se présenter aux présidentielles de 2017. En cause évidemment les affaires en cours mais aussi l très mauvaise image que véhicule Sarkozy qualifié par Berlusconi de « crétin, suffisant et  jaloux » ((un connaisseur !)  . Plus de 2/3 des Français pense qu’il sera empêché compte tenu des affaires judiciaires en cours, selon un sondage Odoxa pour iTélé et Paris Match. Un score en nette progression (+12 points) par rapport à septembre 2014. Chez les sympathisants des Républicains, la tendance est moins élevée mais également majoritaire. Autre enseignement de ce sondage, Jean-François Copé reste mal aimé des Français. 72% d’entre-deux ont une mauvaise opinion de l’ancien président de l’UMP. Il est d’ailleurs majoritairement impopulaire auprès de deux tiers des sympathisants de droite et même de 55% des sympathisants des Républicains. 

 

Élections régionales PACA : Les dissidents ne veulent pas figurer sur la liste officielle du FN

Élections régionales  PACA : Les dissidents ne veulent pas figurer sur la liste officielle du FN

Malgré leur dévotion pour Jean-Marie Le Pen, les frondeurs du FN rejettent en bloc le parti de Marine Le Pen. Le geste d’apaisement du « Menhir » ne devrait pas éviter les listes dissidentes aux élections régionales en décembre prochain.  »C’est une ultime tentative de conciliation de la part de M. Le Pen », confie Lydia Schenardi, à RTL.fr à la sortie du déjeuner. Pour la conseillère régionale du Front national en PACA, Jean-Marie Le Pen a consenti à ce dernier effort pour se « dédouaner de toute responsabilité » dans le conflit qui déchire le Front dans le Sud-est. Pour cette élue historique du FN dans les Alpes-Maritimes, l’annonce et le déjeuner du vendredi 16 octobre ne sont que de « l’habillage » car Jean-Marie Le Pen savait que cette main tendue était désespéré. « Il n’y a pas de conciliation possible », assène celle qui fait partie du premier cercle du cofondateur du FN depuis près de trente ans. Écœurée par la nouvelle ligne du Front nationale de Marine Le Pen et Florian Philippot, elle souhaite désormais faire campagne auprès de Jacques Bompard : « Nous n’attendons pas l’aumône de Madame Le Pen [Marion Maréchal] après avoir été traités d’aigris et de logiciels périmés. » Dans les Alpes-Maritimes, bastion des légitimistes du FN, le candidat investi par Marion Maréchal-Le Pen cristallise le conflit. « Il est hors de question que je rallie les listes d’Olivier Bettati alors qu’il a appelé à voter Modem ou PS pour contrer le FN par le passé », s’insurge Jean-Jacques Guitard, conseiller municipal à Beausoleil (Alpes-Maritimes).  L’ancien adjoint de Christian Estrosi incarne les rancœurs des militants historiques : « Nous ne voulons pas de quelqu’un d’étranger au FN pour mener les listes dans le département », martèle Lydia Schenardi.  Les frondeurs de l’extrême droite sont désormais prêts à en découdre avec un FN qu’ils ne reconnaissent plus. « Aujourd’hui, c’est devenu un parti fourre-tout, aseptisé, qui cherche à gagner des voix au détriment du combat national », attaque Jean-Jacques Guitard. Si cet élu local explique qu’il « comprend et respecte » la décision de Jean-Marie Le Pen, la rupture est consommée : « Je suis très déçu mais la fracture est désormais trop grande. » Même au second tour des élections régionales, il ne soutiendra pas les listes officielles du Front national. . Les listes départementales du Front national doivent toutes être validées par la Commission nationale d’investiture, au siège du FN, et « là c’est Marine qui a le dernier mot« , reconnaît un membre de l’équipe de campagne. Pour certains des frondeurs, la présidente du Front national aurait fait avorter toutes les tentatives de conciliation de façon très calculée. Marine Le Pen ne souhaiterait pas voir triompher sa nièce en PACA alors qu’elle n’est pas sûre de remporter les élections en Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

 

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