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Pandémie mondiale : un risque à ne pas écarter

Pandémie mondiale : un risque à ne pas écarter

Le risque de pandémie mondiale n’est pas à écarter d’après Bill Gates. Un risque déjà analysé par  une équipe de chercheurs de l’université d’Oxford et de la Global Challenge Foundation.  parmi ces risques, une évolution  climatique extrême « Comme pour tous les risques, les estimations comportent des incertitudes, et le réchauffement climatique pourrait être plus extrême que ce que suggèrent les estimations moyennes. [...] Il y a donc une probabilité pour que l’humanité soit confronté à un réchauffement de 4°C ou même 6°C dans les décennies à venir », estiment les auteurs. Les conséquences pourraient être la libération de méthane à partir du permafrost, ce sol gelé en permanence que l’on trouve essentiellement en Alaska et en Sibérie, ou encore le dépérissement de la forêt amazonienne. L’impact du réchauffement climatique serait le plus fort dans les pays pauvres, qui pourraient devenir complètement inhabitables. Les famines et les migrations de masse, l’effondrement des sociétés humaines sont « certainement possibles dans ce scénario ». Combiné avec le choc causé à l’agriculture et à l’industrie dépendante de la biosphère dans les pays développés, cela pourrait conduire à l’intensification des conflits mondiaux et « éventuellement » à l’effondrement de la civilisation humaine. Les maladies infectieuses peuvent se répandre facilement dans nos systèmes globalisés et denses en populations humaines. Une nouvelle pandémie combinant l’incurabilité d’Ebola, la mortalité de la rage, l’infectiosité du rhume et les longues périodes d’incubation du VIH provoquerait un nombre de morts extrême. La grippe a d’ailleurs démontré la possibilité pour un virus de combiner les caractéristiques de plusieurs autres. De son coté Bille Gates, Intervenant samedi à Munich devant les principaux acteurs mondiaux de la défense et de la sécurité, a pointé la probabilité que « la prochaine épidémie naisse d’un super-virus de la grippe. Il juge « assez probable que le monde vive une telle épidémie dans les dix à quinze ans à venir ». Partant de l’exemple de la grippe espagnole de 1918 et de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014-2015, Bill Gates dit craindre une catastrophe à l’échelle du globe. « Les épidémiologistes estiment qu’un agent pathogène transmis dans l’air et se propageant rapidement peut tuer 30 millions de personnes en moins d’un an. » « C’est pourquoi nous nous mettons en danger en ignorant le lien entre sécurité sanitaire et sécurité internationale », a-t-il encore lancé. « Se préparer à gérer une pandémie globale est au moins aussi important que la dissuasion nucléaire et la question du réchauffement climatique », a dit celui qui se consacre aujourd’hui entièrement à sa Fondation Bill & Melinda Gates, qui alloue des millions de dollars à la lutte contre la pauvreté et à la vaccination dans les pays en développement. Bill Gates a appelé les Etats à investir dans la recherche pour développer des technologies capables de créer des vaccins en quelques mois. « Le coût global de la préparation à une pandémie est estimé à 3,4 milliards de dollars par an.  Angela Merkel, a noté de son côté « une multiplication des conflits nés des guerres civiles, de la croissance démographique et du changement climatique et leur interdépendance croissante ».

Pourquoi ne pas envisager un report de la date des présidentielles ?

Pourquoi ne pas envisager un report de  la date des présidentielles ?

 

À moins que la droite ne choisisse la catastrophe électorale tout laisse à penser que François Fillon sera condamné à renoncer à sa candidature. Le problème c’est quand ? On connaît l’entêtement de l’intéressé, il ne renoncera que s’il en est vraiment contraint par les sondages. Mais cette affaire pourrait durer des semaines. Si le retrait de François Fillon devait intervenir après le 10 mars se poserait alors un redoutable problème institutionnel qui pourrait conduire à reporter la date des élections. Ce qu’envisagent des juristes sur BFM. Mais un problème encore plus redoutable pourrait être posé en cas d’élection en 2017 de François Fillon pour le cas où serait prouvé le caractère fictif du salaire octroyé à son épouse. Politiquement, il serait impossible d’attendre le jugement dans cinq ans de la sulfureuse cour de justice de la république (en très grande majorité composée de parlementaires qui se jugent eux-mêmes !).Ce la d’autant plus que l’épouse de François Fillon pourrait, elle, être mis en examen sans aucun délai. La même question se pose aussi vis-à-vis de Marine Le Pen qui risque d’être mise en examen d’ici le 15 mars. Du coup de candidats potentiellement qualifiables pour le second tour des présidentielles courent le risque d’être menacé par la justice. Une situation invraisemblable autant qu’inédite qui suscite étonnement et condamnation quasi unanime par la presse étrangère. Pour éviter une telle honte à la France il serait peut-être judicieux d’envisager un report des présidentielles et un audit de l’honorabilité de tous les candidats d’autant qu’on ne peut guère se fier à leur déclaration de patrimoine. Juridiquement ce report est possible.

 

  • Hypothèse n°1 : Fillon se retire entre le 10 mars et le 17 mars 2017

« L’article 7 de notre Constitution précise que si un candidat décède où est empêché sept jours avant la date de dépôt des candidatures [fixé au 17 mars prochain], le Conseil constitutionnel peut être saisi pour reporter la date de l’élection présidentielle », détaille Dominique Rousseau, professeur de droit Constitutionnel à l’université Paris 1. Mais qu’est ce que signifie un « empêchement » ? « La Constitution ne donne aucun exemple et il n’existe aucune jurisprudence, ce cas de figure ne s’est jamais produit sous la Ve République », poursuit l’universitaire. Ce sera donc au Conseil constitutionnel, présidé par Laurent Fabius et composé d’anciens Présidents de la République, de déterminer si une mise en examen ou l’implication dans un scandale financier peuvent être considérées comme un « empêchement ».

Tout le monde ne peut pas saisir le Conseil constitutionnel : « Les sages peuvent être saisis par le Président de la Républiquele Premier ministrele président de l’Assemblée nationalele président du Sénat ou 60 députés ou 60 sénateurs. » Une fois saisi, le Conseil constitutionnel pourrait décider de décaler la date du 1er tour de l’élection présidentielle 35 jours après ​la date initiale, à savoir le 23 avril : « Les 35 jours, c’est une indication pas une obligation. Le délai peut être plus court », ajoute Dominique Rousseau.

  • Hypothèse n°2 : Fillon se retire le 17 mars et le 1er tour

Autre cas de figure envisagé par la Constitution, « l’empêchement » d’un candidat avant le 1er tour de l’élection présidentielle : « Dans ce cas, les sages ne sont pas saisis, ils décident automatiquement de reporter la date de l’élection », détaille le professeur de droit constitutionnel. Mais la date du report peut être appréciée différemment en fonction du candidat visé par un retrait. Autrement dit, le retrait de Philippe Poutou (NPA) ne chamboulerait pas le calendrier électoral de la même façon qu’un retrait de François Fillon.

  • Hypothèse n°3 : Fillon accède au second tour mais se retire pendant l’entre-deux tour

Là encore, un cadre juridique est prévu dans la Constitution. Un retrait pendant l’entre-deux tour est certes peu plausible mais lourd de conséquences. « C’est simple, si un des deux candidats décède ou est empêché entre le 23 avril et le 7 mai, on recommence à zéro », lance Dominique Rousseau. Le résultat du 1er tour deviendrait caduc et la présidentielle serait automatiquement reportée. Les Sages pourraient décider de reporter de fait les élections législatives mais rien ne les y oblige : résultat, les élections législatives pourraient avoir lieu avant l’élection présidentielle. Un scénario politiquement explosif.

 

Fillon ne défend pas son honneur mais son fric

Fillon ne défend  pas son honneur mais son fric

 

Certains s’étonnent encore de l’entêtement de François Fillon à maintenir sa candidature pourtant l’affaire est simple : il s’agit pour lui de sauver sa peau. S’il devait être condamné comme c’est probable pour détournement de fonds publics, il devrait renoncer à son train de vie y compris à son Château. à la déchéance morale s’ajouterait la déchéance matérielle. Grâce à ses petits les accommodements financiers François Fillon pouvait compter sur des revenus variant de 20 000 à 30 000 € par mois, somme nécessaire pour financer le train de vie du Hobereau. En maintenant sa candidature, François Fillon espère soit être élu, soit marchander le report de ses voix de faire enterrer les différentes affaires (salaires fictifs de son épouse, abus de biens sociaux avec l’autre salaire fictif pour un emploi chez son ami milliardaire, trafic d’influence pour l’attribution du plus haut grade de la Légion d’honneur, détournement de frais d’assistants parlementaires au Sénat et trafic d’intérêt avec émoluments reçus du groupe d’assurances AXA).  Dans sa déclaration de patrimoine, Fillon déclare être propriétaire d’une maison dans la Sarthe En réalité, il ne s’agit pas d’une maison, ni d’un manoir, mais bien d’un… château, comme le précise  Le Canard enchaîné. Un Château comprenant au rez de chaussée un hall d’entrée, une grande salle à manger, une cuisine, une arrière-cuisine, une lingerie, une buanderie, un grand salon, une lampe historique, une bibliothèque, 14 chambres, quatre salles de bains sur des terres représentants 14 ha et 3000 m² de bâtiments annexes. Un patrimoine estimé par Fillon lui-même pour une somme de l’ordre de 700 000 € et qui en vaut évidemment au moins 10 fois plus. Il faut ajouter que dès 1993 Fillon a également acheté la ferme proche du château avec 7,2 hectares de terres. Ces champs sont exploités par un couple d’agriculteurs qui verse chaque année un « fermage » à la famille Fillon. Soit « 21 quintaux de blé tendre de qualité saine, loyale et marchande et 218 kilos de viande de boeuf de première qualité ».  Bref le retour à l’ancien régime. On objectera que la sous-estimation du patrimoine n’est pas une spécificité de François Fillon. Depuis que la déclaration de patrimoine est obligatoire nombre de politiques procèdent  de la même manière en donnant des valeurs tout à fait fantaisistes à leurs biens immobiliers. Cette publication du patrimoine de Fillon va lui revenir en pleine figure comme un boomerang car évidemment elle va être épluchée. Faut-il aussi préciser que Fillon possède en outre deux autres maisons. Il est clair que ce n’est pas avec le seul salaire d’un député que François Fillon a pu entretenir de telles propriétés. Forcément le patrimoine des autres candidats va également être ausculté et on ira  sans doute de surprise en surprise notamment pour la fortune de Marine Le Pen qui fait d’ailleurs l’objet d’une enquête judiciaire. Maintenant que la boîte de pandore est ouverte chaque jour ou presque va apporter son lot d’informations sulfureuses sur les pratiques de certains candidats concernant notamment  leurs revenus et leur patrimoine. Jusqu’ici il a existé  une sorte de tolérance curieuse à l’égard des affaires politico- financières. L’affaire Fillon marque la fin de ce temps. Du coup, la porte des révélations va être largement ouverte à l’égard des petites combines du personnel politique. La campagne électorale va surtout traiter des malversations et privilèges des candidats. Bref la campagne court le risque de tomber dans le caniveau. Pour éviter cela, il serait sans doute urgent de procéder à un audit des fortunes et patrimoine de chaque candidat par un organisme indépendant.

 

Dette : ne pas rembourser ou faire payer l’Allemagne (Hamon)

Dette : ne pas rembourser ou faire payer l’Allemagne (Hamon)

 

Pour financer ses orientations fantaisistes,  Benoît Hamon a trouvé la martingale financière pour financer ses orientations fantaisistes Benoît a trouvé la martingale financière il suffit d’abord d’emprunter, ensuite de ne pas rembourser la dette actuelle ou autre solution de la faire rembourser par l’Allemagne. Hamon propose donc soit le défaut comme en Grèce (banqueroute totale ou partielle) ou bien le transfert de dette sur l’Allemagne avec la mutualisation de l’endettement.  . Depuis 35 ans, c’est la grande glissade ;  on objectera que François Fillon en sa qualité de Premier ministre avait déclaré en 2007 être à la tête d’un État en faillite ; malheureusement quand il a quitté Matignon il a ajouté 600 milliards de plus à cet endettement. Le paradoxe c’est que la France détient le record du monde de prélèvement fiscal avec un taux de 46 % mais bien insuffisants pour couvrir cependant les dépenses qui représentent-elles 57 % du PIB. À ce rythme de détérioration du rapport entre recettes et dépenses d’ici 20 ou 30 ans, sur la tendance, la totalité de la richesse nationale pourrait être affectée aux seules dépenses publiques, bref un taux d’imposition globale de 100 % ! De toute manière cette problématique n’est pas tellement vendeur auprès des électeurs en tout cas auprès de la plus grande partie. En cause, l’incurie totale de la plupart des Français en matière de connaissances économiques et financières. Une récente étude effectuée en Europe sur ce sujet montre  que les Français occupent la dernière position en Europe. Il est clair qu’un endettement qui dépasse les 2000 milliards ne dit pas grand-chose à la plupart des citoyens (à peu près 100 % du PIB,  c’est-à-dire de la richesse nationale produite chaque année). Cela représente environ 33 000 € d’endettement par Français qu’il faudra bien rembourser un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre, à moins comme Hamon ou Mélenchon de décréter que la France ne remboursera pas la dette. (Ce qui n’empêche pas Mélenchon de suggérer d’emprunter 100 milliards à la BCE pour financer son programme !). Quelques chiffres pour résumer : déficit de 70 milliards d’euros en 2016. Dépenses nettes 374 milliards d’euros et recettes nettes à 302 milliards. Les recettes de l’État ne couvrent donc que 80 % de ses dépenses. Le budget de l’État est déficitaire depuis 1974. Le régime général de la Sécurité Sociale est installé dans le rouge, ce qui nous distingue de tous nos grands voisins. «Les déficits publics moyens dans la zone euro et l’Union européenne sont structurellement plus faibles que celui de la France», note le rapport. 35% : C’était la part des dépenses publiques françaises dans le PIB au début des années 1960. Elle était de la moitié de la richesse nationale annuelle au début des années 1990. Elle dépasse ce seuil depuis 1991. En 2015, elle a atteint 57% du PIB, ce qui a placé notre pays au deuxième rang de l’OCDE derrière la Finlande. En moyenne, dans la zone euro, les dépenses publiques atteignaient 48,5% du PIB. La France est donc encore 8,5 points au-dessus, ce qui équivaut à de 185 milliards d’euros. «Entre 2010 et 2014, la France est le seul grand pays européen à avoir augmenté ses dépenses publiques (hors inflation), alors qu’elles ont baissé de 2 à 12 % ailleurs», insiste le rapport. Entre 2007 et 2015, la dépense publique a ainsi augmenté de plus de 250 milliards (passant de 991 milliards à 1 243 milliards). 3,3 points de PIB: c’est l’écart entre la France et la moyenne de la zone euro pour l’ensemble des dépenses de fonctionnement et les subventions, en 2014. Pour les dépenses sociales d’intervention (prestations sociales et transferts en nature), il est de 3,2 points de PIB. L’écart est plus faible s’agissant des dépenses d’investissement (1 point de PIB). Par rapport à notre principal partenaire, l’Allemagne, l’écart est particulièrement marqué pour les dépenses de fonctionnement (7 points de PIB) et dans une moindre mesure pour les prestations sociales et transferts en nature (2,5 points). 63%. C’était le taux de dépenses publiques en Suède entre 1986 à 1995. Le rapport se sert notamment de cet exemple pour montrer qu’une baisse «très significative est possible». Car elles sont revenues à 53,5% en 2000 pour s’établir à 50,5% du PIB en 2015. Au Canada, les dépenses publiques étaient en moyenne de 49% du PIB entre 1986 et 1995 ; elles sont revenues à 40 % en moyenne dans les années 2001 à 2010. 2150 milliards d’euros (33 000 euros par habitant): c’est le niveau actuel de la dette française. Conséquence d’un déficit permanent, la dette publique française n’a cessé d’augmenter. Elle s’élevait à 12% du PIB en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994 et atteint désormais 97% en 2016. Cette croissance semble inexorable. En 2003, la dette a dépassé les 1000 milliards. En 2014, elle a franchi les 2000 milliards. Fin 2016, elle est d’environ 2 100 milliards. Mécaniquement, elle augmentera tant que les déficits persisteront. Conclusion: «une réduction de l’ordre de 7 à 8 points de la part des dépenses publiques (autour de 50 % du PIB) permettrait à la France, tout en résorbant son déficit structurel actuel (autour de 2% du PIB potentiel), de baisser son niveau de prélèvements obligatoires de l’ordre de 5 à 6 points», peut-on lire. Dit autrement dépenser moins permettrait de réduire le déficit, tout en diminuant les impôts. À moyen terme, une baisse de 10 à 11 points des dépenses publiques (autour de 46% du PIB, soit un niveau beaucoup plus proche de l’Allemagne) serait même d’ampleur à «combler le déficit entre la France et l’Allemagne en termes de prélèvements obligatoires (8,6 points) tout en maintenant l’équilibre structurel de ses finances publiques».A moins comme Hamon ou Mélenchon de tirer un trait sur l’endettement… comme en Grèce.

Il ne faut plus parler de l’affaire Fillon ! (Marine Le Pen)

 Il ne faut plus parler de l’affaire Fillon (Marine Le Pen)

Gonflée Marine Le Pen  qui propose qu’on ne parle plus de l’affaire Fillon. Et pour cause, elle souhaiterait bien aussi qu’on ne parle plus des affaires du Front national dans lesquels elle est impliquée et qui d’ailleurs a fait l’objet de plusieurs mises en examen.  Marine Le Pen  a d’ailleurs refusé d’être entendue par la justice invoquant une bien curieuse trêve judiciaire. Pour Marine Le Pen, « il est temps qu’on en revienne aux problèmes qui intéressent les Français ». La présidente du FN, elle-même aux prises avec la justice, s’est exprimée sur le sujet dans une interview accordée au quotidien La Provence, à paraître dimanche 26 février. « Je n’ai pas de conseil à donner à M. Fillon, c’est un grand garçon. J’ai déjà dit que je considérais que cette affaire a rompu le lien de confiance entre François Fillon et une grande partie des Français, parce que les accusations visent un enrichissement personnel et familial », a expliqué la candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle. « Pour le reste, c’est à lui de voir ce qu’il doit faire. Et je le répète, il est urgent que nous puissions en revenir à un débat de fond », a-t-elle estimé, moins de 24 heures après l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet national financier sur les soupçons d’emplois fictifs visant la famille du candidat LR à la présidentielle. La candidate du Front national, qui apparaît régulièrement en tête dans les sondages sur les intentions de vote au premier tour de la présidentielle, est également dans le collimateur de la justice. Plusieurs de ses proches ont été mis en examen ces derniers jours dans plusieurs affaires financières. Frédéric Chatillon, pilier de la communication du Front national à travers sa société Riwal, a été mis en examen dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales du parti frontiste en 2014 et 2015 pour abus de biens sociaux. Une autre enquête, sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants de députés FN au Parlement européen, a conduit à la mise en examen de la chef de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset et le siège du FN à Nanterre (Hauts-de-Seine) a été perquisitionné la semaine dernière. Convoquée mercredi par les enquêteurs, la présidente du Front national, qui bénéficie de l’immunité parlementaire en tant que députée européenne, a refusé de s’y rendre, justifiant son refus par la période électorale qui ne permet, selon elle, « ni la neutralité ni la sérénité nécessaire au fonctionnement correct de la justice ».

 

Fillon : président de la république pour ne pas aller en prison

Fillon : président de la république pour ne pas aller en prison

 

Beaucoup d’observateurs, de politiques ou tout simplement de citoyens s’étonnent de l’entêtement de Fillon à maintenir sa candidature envers et contre tout alors que les chefs d’inculpation ne cessent de s’accumuler. Il y a non seulement le salaire fictif de son épouse (dont au début elle n’était même pas au courant !), Celui de ses enfants mais aussi le détournement de fonds destinés à des assistants parlementaires au Sénat. Il faut aussi ajouter à cela la rémunération de son épouse dans une société d’un ami milliardaire, société où là aussi personne ne l’a jamais vue. Enfin il faut ajouter les rémunérations occultes dont a bénéficié Fillon via sa société de conseil de 2F notamment en provenance d’Axa et même de l’étranger. Bref des détournements de fonds publics et des abus de biens sociaux. Sans parler des conditions d’attribution de la grand-croix de la Légion d’honneur à cet ami milliardaire si généreux. L’ensemble de ces faits font actuellement l’objet d’une enquête du parquet national financier dont François Fillon conteste par avance le rôle. Du coup, même mis en examen, Fillon a déclaré vouloir maintenir sa candidature. Un véritable suicide politique pour son parti et pour lui-même. Dans le cas même où il serait élu celui qui voulait incarner la rigueur ne disposerait d’aucune légitimité morale pour opérer les réformes dont pourtant certaines s’imposent. Dès lors  l’entêtement de François Fillon à aller jusqu’au bout de l’élection suscite de légitimes interrogations mêmes dans son propre camp où il a réussi jusque-là à imposer une quasi omerta. Inutile de chercher des raisons à ce maintien surréaliste de François Fillon comme candidat : il veut simplement éviter d’aller en prison. En effet s’il est élu ces différentes affaires seront traités dans 5 ou 10 ans dans le cadre de la cour de justice de la république qui jusqu’alors n’a pratiquement jamais condamné personne puisque composée de politique plus ou moins impliqués dans les scandales politiques ou financiers. En tout cas qui vivent  du système. On peut évidemment envisager différentes hypothèses quant à l’évolution juridique de l’affaire mais le mobile est clair pour Fillon: échapper à la justice, échapper à la prison.  Le Parquet national financier (PNF) décidera des suites à donner à l’enquête préliminaire. Si les charges persistent, la procureure Eliane Houlette aura le choix soit de délivrer une citation directe, provoquant un procès en correctionnelle, soit de confier la suite de l’enquête à des juges d’instruction, ouvrant la voie à d’éventuelles mises en examen. (…) « Depuis sa création il y a trois ans, la préférence du PNF va aux citations directes, sans passer par les juges d’instruction », analyse un avocat parisien. Selon plusieurs sources, le parquet général de Paris était favorable à l’ouverture d’une information judiciaire dès cette semaine. « Cela fait partie des discussions normales entre le parquet général et le PNF », nuance-t-on au parquet général, sans voir dans ce désaccord matière à conflit. Si Eliane Houlette n’a pas hésité à lancer cette enquête à moins de cent jours de l’élection, elle n’en a pas moins donné des consignes de fair-play. Les policiers ont proposé que les personnes entendues dans le cadre de l’enquête préliminaire soient assistées de leur avocat, ce qui n’est pas toujours le cas. Les enquêteurs de l’office anticorruption de Nanterre ont interrogé les époux Fillon dans les locaux de la PJ de Versailles, leur évitant micros et caméras. Enfin, ils ont eu pour consigne d’éviter les perquisitions avec gyrophares et les gardes à vue. « Le camp Fillon a bien tort de tirer à boulets rouges sur le PNF », analyse un juriste parisien, persuadé au contraire que la juridiction dirigée par Eliane Houlette fait pour l’heure « un sans-faute». Notons qu’. « Eliane Houlette ne connaît aucun homme politique, n’a jamais rencontré François Hollande et ne connaissait pas Christiane Taubira avant sa nomination. Elle est d’une indépendance totale », assure un juriste qui connaît bien la magistrate.

Les partisans de Valls ne soutiendront pas Hamon

Les partisans  de Valls ne soutiendront pas Hamon

 

 

Avant même de désigner le vainqueur de la primaire de la gauche, Valls a annoncé clairement qu’il ne ferait pas campagne pour défendre les orientations de son concurrent. Par ailleurs, l’entourage de Valls a déjà prévu le schisme qui risque de se produire au parti socialiste. Ces partisans ne soutiendront pas non plus Hamon et ne voteront pas pour lui. Certains dès dimanches soir vont annoncer leur ralliement à Macron mais beaucoup d’autres vont faire campagne pour que Benoît Hamon renonce de lui-même compte tenu de l’insignifiance de ses résultats probables au premier tour des présidentielles ; on lui pronostique en effet autour de 6 à 7 %, en tout cas nettement moins de 10 % alors que Macron flirte avec les 20 % et va sans doute les dépasser après l’écroulement probable de Fillon. Du coup, le renoncement de Benoît amont permettrait de sauver le parti socialiste grâce au ralliement à Macron. Pas sûr cependant que ce soit une excellente nouvelle pour Macron lui-même qui se présente comme  le candidat ni à droite ni à gauche. – Des députés socialistes proches de Manuel Valls préparent donc une fronde contre Benoît Hamon dès la semaine prochaine si ce dernier remporte dimanche la primaire de la gauche, ce qui pourrait faire le jeu d’Emmanuel Macron. Le député de Gironde Gilles Savary, un des chefs de file des réformateurs du PS, fait circuler un texte dont les signataires disent en substance ne pas être en mesure de faire campagne sur les propositions de l’ancien ministre de l’Education. « Nous sommes en train de préparer un texte soutenant le réformisme », a-t-il déclaré vendredi à Reuters. « Nous disons que ça sera très difficile de faire campagne pour expliquer qu’on va retirer le CICE et la loi travail, légaliser le cannabis. » « On a soutenu la politique gouvernementale. Faire une campagne en expliquant qu’on ne la soutient plus est quelque chose d’insoutenable et d’intenable devant les électeurs. » L’ancien Premier ministre Manuel Valls, donné perdant dans les sondages, est intervenu vendredi dans le même sens en expliquant qu’il ne pourrait « pas défendre » le programme de son concurrent, représentant de l’aile gauche du PS.  Selon Gilles Savary, auteur de la première version du texte, celui-ci sera finalisé mardi lors d’une réunion du pôle des réformateurs du PS convoqué à 10h00 et publié dans la foulée, s’il est approuvé, dans un grand quotidien. L’élu de Gironde estime à ce stade qu’une trentaine de députés socialistes pourraient le signer. Gilles Savary et ses amis réformateurs dénoncent un « détournement de primaire » qui aboutirait, si Benoît Hamon l’emporte dimanche, à un changement complet de ligne en faveur d’un tout autre modèle de société, sans que cela ait pu être arbitré et débattu au sein du Parti. De là à appeler à soutenir l’ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron, aujourd’hui en pleine ascension dans les sondages, il y a un pas qu’ils ne sont pas encore tous prêts à franchir collectivement.  Mais l’hypothèse n’est pas écartée a priori et sera vraisemblablement au cœur de la réunion de mardi. « Pour le moment, ce n’est pas arbitré. Il y a des tentations, il y a des prises de contact individuelles, il n’y a pas encore de prise de contact collective », explique Gilles Savary, qui fait aussi état de « prises de contact discrètes » avec des proches de François Hollande, dont le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, et avec Emmanuel Macron. Il estime que si Benoît Hamon remporte la primaire, comme c’est le plus probable, mais « se traîne dans les sondages à un niveau considéré comme mortel pour le PS, le PS pourrait soutenir un autre candidat, venu de l’extérieur ». « Connaissant Benoît Hamon, je pense qu’il jouera la carte du PS au maximum mais que si ça patine trop, il ne sera pas un obstacle à un ralliement à Macron, qui sera présenté comme le moyen de faire barrage à Marine Le Pen », ajoute-t-il.

Brexit : Boris Johnson ne veut pas de droits de douane

Brexit : Boris Johnson ne veut pas de droits de douane

Nouvelle déclaration spectaculaire et surprenante de l’inénarrable Boris Johnson ministre de Theresa May : il serait incroyable que l’union économique impose des droits de douane à la Grande-Bretagne ». En clair veut bénéficier du marché commun avec un libre accès et sans droits de douane mais sans en faire parti. Bref le beurre et l’argent du beurre. En plus il compare la négociation d’après break site à la seconde guerre mondiale. Bref toujours dans la nuance et la finesse l’ancien maire de Londres d’abord partisan du maintien dans l’union économique mais qui a changé de position pour écarter Cameron. Le 18 janvier, à peine 24 heures après que Theresa May avait mis en garde contre les gros titres qui pourraient nuire à Londres dans ses négociations de Brexit, Boris Johnson, son ministre des Affaires étrangères, a fait une de ces gaffes dont il est coutumier. En déplacement en Inde, le ministre, qui a milité fermement pour le Brexit, avant de disparaître de la circulation quand il a fallu trouver un remplaçant à David Cameron, a ainsi déclaré : « Si M. Hollande souhaite administrer une correction à quiconque essaye de s’échapper, un peu comme dans les films sur la Seconde Guerre mondiale, je ne pense pas que ce soit la bonne voie pour aller de l’avant. » . Une sortie qui a été interprétée comme une comparaison avec le régime de Vichy. Un des premiers à réagir a été Guy Verhofstadt, qui représentera le Parlement européen lors des négociations, et qui a pressé la Première ministre de condamner ce commentaire « odieux et profondément négatif ». Jeremy Corbyn, leader de l’opposition, a pour sa part estimé que les propos du ministre étaient « sauvages et déplacés ». Une porte-parole de Downing Street a au contraire rejeté les critiques, qu’elle a qualifiées en les minorant de « comparaisons théâtrales ». « Il soutenait son argument, il n’a comparé personne à un nazi », a-t-elle assuré.C’était pourtant la deuxième fois de la journée qu’un ministre conservateur comparaît les négociations de Brexit à la Seconde Guerre mondiale. Le ministre chargé de la sortie de l’UE, David Davis, avait en effet déjà déclaré : « Si notre pays a pu faire face à la Seconde Guerre mondiale, il peut faire face » au Brexit.

 

Trump : une marionnette qui ne finira pas son mandat

Trump : une marionnette qui ne finira pas son mandat

 

Il est possible que Trump ne parvienne pas à terminer son mandat tellement ses propos sont invraisemblables. Il n’a même pas entamé son mandat que déjà il s’est mis à dos une grande partie de la presse, mais aussi des services secrets et même de certains républicains qui lui reprochent sa proximité avec les Russes. Une proximité dévoilée par les services secrets américains qui pensent que les Russes détiennent certaines preuves compromettantes pour faire pression sur Trump. Ce que révèle la grande chaîne d’information CNN. Ces informations figurent dans un résumé de deux pages annexé au rapport des services de renseignements américains sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle qui lui a été remis ainsi qu’à Barack Obama, a-t-on appris mardi soir auprès de membres de l’administration qui ont confirmé des informations révélées par CNN. Pour ce premier face à face avec la presse en tant que président élu, l’homme d’affaires a été immédiatement mis sur la sellette à propos de ses relations avec la Russie. Devant un parterre de 250 journalistes réunis dans les locaux de la Trump Tower à New York, il a dénoncé le comportement de CNN et du site BuzzFeed, qui ont fait état des éléments contenus dans le rapport des services de renseignement. « Je pense que c’est une honte que l’information ait été sortie », s’est-il indigné. « Tout cela, ce sont de fausses informations, ce sont de fausses histoires, cela ne s’est pas produit ». « Je pense que c’est une honte que des agences de renseignement permettent la diffusion d’informations fausses, comme si on était dans l’Allemagne nazie », a-t-il poursuivi, reprenant les termes employés un peu plus tôt sur son compte Twitter. « Buzzfeed devra assumer les conséquences de ses informations », a averti le futur président. Dans une ambiance tendue et bruyante, il a en outre refusé de répondre aux questions d’un journaliste de CNN. Comme il l’avait fait la semaine dernière après avoir été informé par la direction du renseignement national au sujet du piratage russe, Donald Trump a été contraint d’en reconnaître la possible existence, mais il a aussitôt évoqué les piratages commis par la Chine. Des attaques réitérées contre la Chine qui porte pourrait porter atteinte évidemment au commerce mondial mais aussi et surtout à la paix. Toujours aussi iconoclaste Trump maintient sa proposition de construire un mur séparant les États-Unis du Mexique en indiquant en outre qu’il le fera payer au Mexique. Autant d’attitudes qui font douter des capacités cognitives de l’intéressé qui pourrait bien avoir des difficultés à terminer son mandat en raison tout autant de sons ni responsabilités que de ses provocations et de son passé.

21 ministres de François Hollande ne soutiennent pas Valls

21 ministres de François Hollande ne soutiennent pas Valls

 

 

Certains ministres de François Hollande ont déclaré leur soutien à l’ancien premier ministre mais nombre s’interrogent  encore. Parmi eux il y a ceux qui sont franchement hostiles à Manuel Valls notamment Ségolène Royal qui pourrait même soutenir Emmanuel Macon. Mais il y a aussi des très proches de François Hollande qui considère que Manuel Valls a tué la candidature de l’actuel président de la république. Du coup il se pourrait qu’ils annoncent leur préférence pour Peillon qui par ailleurs a assuré qu’il défendrait le bilan de François Hollande. Enfin il y a ce qui n’ont pas encore accepté le renoncement du président de la république et qui en cas d’échec de Valls la primaire de la gauche soit très bien que François Hollande revienne sur sa décision de ne pas solliciter les suffrages des électeurs en 2017. Bref il y a du règlement de compte dans l’ère. Par, Stéphane Le Foll a préféré lui adressé un tacle et ne s’est pas prononcé sur son favori. Le porte-parole du gouvernement a déclaré que « l’enjeu n’est pas l’avenir du 49.3. Le pire des pièges serait de ne penser qu’à la primaire (…) Certains candidats ne pensent qu’au leadership du PS l’année prochaine. Ils font une erreur colossale. L’enjeu est la présidentielle de l’année prochaine». Il reste 21 ministres à convaincre. Les regardes sont braqués sur le ministre de l’Agriculture, ami de François Hollande. Le porte-parole du gouvernement est agacé de voir que des vallsistes annoncent leur ralliement par médias interposés. Son choix serait un signal fort et pourrait entraîner le soutien d’André Vallini, un autre proche du président de la République. Manuel Valls pourra-t-il compter sur le soutien de Marisol Touraine ? La ministre de la Santé avait pris ses distances avec lui, l’été dernier, sur le burkini. Aucune chance qu’elle ne se tourne vers Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon. Elle pourrait aller vers Vincent Peillon et serait la première ministre d’importance à ne pas soutenir l’ancien premier ministre. Quant à Ségolène Royal, rien n’est officiel, mais la ministre de l’Écologie n’est pas indifférente à Emmanuel Macron. En fonction des sondages et s’il se confirme que Macon est nettement en tête des candidats de gauche, il se pourrait bien que François Hollande fasse un geste en faveur de son ancien ministre des finances. On voit mal en effet François Hollande soutenir Montebourg ou à mon qui vont sans doute démolir son bilan lors de la primaire de la gauche. Le président actuel de la république pourrait ne soutenir aucun candidat de la primaire de la gauche si Valls n’en sort pas vainqueur. Il vient d’ailleurs d’adresser un signal négatif à Vincent Peillon. Le Canard Enchaîné révèle que le Président s’est déclaré « étonné » de la candidature de Vincent Peillon à la primaire de la gauche, qui se tiendra les 22 et 29 janvier 2017. Une réaction adjointe d’un commentaire acerbe, écrit le volatile, puisque François Hollande juge que « Peillon n’est pas préparé » et note une « légèreté absolue » pour le député européen, qui se réclame « de l’éthique ». La remarque de François Hollande est d’autant plus surprenante que l’ancien ministre de l’Éducation nationale fait valoir qu’il compte défendre le bilan de l’actuel locataire de l’Élysée.  »Il veut incarner le centre du Parti socialiste, mais, s’il attaque Valls, ça ne va pas être facile pour lui de défendre mon bilan », aurait déclaré le chef de l’État.

Sécurité routière en baisse mais on ne sait pas pourquoi ?

 Sécurité routière en baisse mais on ne sait pas pourquoi ?

 

Comme d’habitude le gouvernement publie des chiffres de sécurité routière en se félicitant lorsque l’accidentologie diminue et inversement en le regrettant quand elle augmente. C’est le cas en novembre avec une baisse de 13% en novembre par rapport au même mois de 2015. Pourquoi ? Personne ne le sait car l’Etat ne dispose d’aucun organisme scientifique capable d’analyser les statistiques et les facteurs explicatifs. On se contente de propos généraux d’appel à la prudence et on prend des mesures sans jamais réellement en mesurer les effets directs  Le nombre de morts sur les routes de France a donc  baissé de 13,2% en novembre par rapport à novembre 2015, a annoncé samedi l’observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). Le mois précédent, le nombre de morts sur les routes avait chuté de 16,4%.   257 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine, soit 39 de moins que l’an dernier à la même époque. Sur les onze premiers mois de l’année, le nombre de personnes tuées est en baisse de 0,5% par rapport à celui enregistré sur la période équivalente en 2015. Toutefois l’observatoire relève une nette hausse de la mortalité des piétons (+16%) et des cyclistes (+8%).  Avec cette baisse de la mortalité routière, la France peut espérer éviter une troisième année consécutive d’augmentation: après douze années de baisse, la France avait vu en 2014 le nombre de morts sur les routes repartir à la hausse (3.384 morts, +3,5% par rapport à 2013), de même qu’en 2015 (3.464 tués, +2,4% par rapport à 2014). Le pays n’avait pas enregistré deux années consécutives de hausse de la mortalité routière depuis 35 ans et il faut remonter à 1972 pour trouver trois années consécutives de hausse. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, a souligné «la détermination du gouvernement en matière de sécurité routière et la totale mobilisation de ses services pour pérenniser ces résultats». Il a ajouté, à l’approche des vacances scolaires et des fêtes de fin d’année, que »la vigilance et le respect absolu de l’ensemble des règles de prudence au volant s’imposent pour garantir la sécurité de tous». Pour tenter d’enrayer la hausse de la mortalité routière, le gouvernement a lancé deux plans successifs l’an dernier, l’un en janvier (26 mesures), l’autre en octobre (22 mesures principales et 33 complémentaires). Parmi ces mesures: l’interdiction du kit mains libres au volant, l’abaissement du taux d’alcoolémie pour les conducteurs novices et l’augmentation du nombre de radars (500 supplémentaires en trois ans et 10.000 radars «leurres»).

 

«Ne répétons pas les erreurs américaines» (Philippe Herzog)

«Ne répétons pas les erreurs américaines» (Philippe Herzog)

dans une interview aux Échos Pour Philippe Herzog, président-fondateur de Confrontations Europe, invite à ne pas répéter les erreurs qui ont produit permis Donald tremblent d’accéder à la présidence des États-Unis.

 

L’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis est-elle un avertissement pour l’Europe ?

C’est une nouvelle sonnette d’alarme pour l’Union européenne car la situation politique des Etats-Unis est comparable à celle de l’Europe. Les populations des Etats-Unis et d’Europe font preuve d’aversion envers l’immigration. Nous observons la même défiance envers les institutions : l’autorité des dirigeants est mise à mal, l’ordre politique est menacé et il y a comme un sentiment que l’espace public se détériore. Enfin, des deux côtés de l’Atlantique, les couches moyennes ont le sentiment de se paupériser.

 

L’Europe va-t-elle devoir réviser la relation qu’elle entretient avec les Etats-Unis ?

 

L’Amérique de Trump, s’il persiste dans ce qu’il a dit au long de sa campagne, ne devrait plus jouer le même rôle que par le passé sur la scène internationale. Une Amérique qui s’isole va obliger l’Europe à se comporter de manière autonome vis-à-vis des Etats-Unis. C’est fini l’époque de l’hyperpuissance. Rappelons que l’Europe s’est alignée sur les Etats-Unis jusqu’à ce jour en matière de sécurité collective. Il est urgent de s’interroger sur ce que veut être l’Europe dans le monde du XXIème siècle.

 

Le temps est-il venu pour l’Europe de parler d’une seule voix ?

Il est impératif que les Vingt-Sept parviennent à définir leurs propres choix de manière collective. Ils vont devoir affirmer leur position dans les institutions internationales, comme le G20 et le FMI, alors qu’aujourd’hui, l’Europe est dispersée et désunie. Elle devra aussi s’interroger sur elle-même : que faire du marché intérieur, que faire de la zone euro ? Bref, réfléchir, enfin, à sa refondation, et ne pas lâcher la perspective d’Union politique.

 

Craignez-vous un effet Trump sur la présidentielle de 2017, en France ?

Si l’on croit que Marine Le Pen ne pourra pas être élue de toute façon, on ne fera pas ce qu’il faut pour la vaincre. Hillary Clinton et les médias ont passé beaucoup de temps à dénoncer le comportement et les invectives de Donald Trump. Mais comme ils ont semblé défendre un système politique qui est profondément en crise, ils ont favorisé son élection. Ne répétons pas, en Europe, et en particulier en France, les erreurs américaines. Au lieu de crier au populisme, il est temps de régénérer l’offre politique. Les candidats à la présidentielle française doivent avant tout recréer l’espoir avec une perspective de changement profond du système éducatif, avec des projets de création d’emplois fondés sur une réindustrialisation et sur une réhabilitation des biens publics. Ceci exige une réforme de l’Etat, qui a été trop longtemps différée. Proposer des perspectives et redonner de l’espoir, c’est la meilleure arme contre le vote extrême.

Anne Hidalgo ne veut pas du parachutage de Myriam El Khomri à Paris

Anne Hidalgo ne veut pas du parachutage  de Myriam El Khomri à Paris

 

«Ce n’est ni à la maire de Paris ni à qui que ce soit au plan national de décider des investitures «  (Anne Hidalgo) . Si elle n’a aucun pouvoir décisionnel concernant les candidatures aux législatives dans sa ville, Anne Hidalgo a tout de même donné son avis sur la candidature de son ancienne adjointe en charge de la sécurité en marge du Conseil de Paris de ce lundi. «Les militants auront à voter. Je suis respectueuse des procédures de mon parti», a tenu à rassurer la maire de Paris. Mais elle a «fait savoir que c’était une très mauvaise idée». D’après l’héritière de Bertrand Delanoë, «il y a un traumatisme très fort autour de la loi qui porte son nom et que ça ne correspond pas tout à fait à ce qu’attendent de nous les Parisiens». «Dans une perspective 2017 qui n’est a priori pas hyper favorable à la gauche», la figure de proue du socialisme parisien affirme son «besoin d’avoir le soutien des parlementaires qui porteront ce que nous sommes à Paris». Bref  Hidalgo ne veut pas du parachutage de la ministre du travail comme candidate aux législatives dans le 18ème arrondissement.

Pourquoi la France ne se réforme pas

Pourquoi la France ne se réforme pas (Par François Béharel, Président du groupe Randstad France)

 

 

François Béharel, Président du groupe Randstad France  donne son opinion sur les difficultés de la France à se réformer dans la tribune

 

« La majorité déchirée. Le camp syndical fracturé entre une organisation réformatrice et les tenants d’une ligne contestataire. Le cortège rituel de grèves et de manifestations. Le tout couronné par le recours à l’article 49.3 pour adopter une loi vidée de son contenu. De façon caricaturale, la loi Travail a exposé au grand jour les difficultés chroniques de la France à se réformer. Pourtant, il n’y a pas de fatalité. Notre pays peut changer. D’autres avant nous l’ont fait. C’est le cas notamment de la Suède et de l’Allemagne. En matière de réforme structurelle, ces deux pays donnent à voir les ingrédients qui font défaut à la France. La Suède est confrontée au début des années 1990 à une crise bancaire d’une ampleur sans précédent : le chômage explose (de 2 % en 1990 à 11 % en 1993) et la dette publique double (de 42 % du PIB à 84 % en 1996). Le pays va alors réformer en profondeur son système de retraites. Gouvernement et opposition s’entendent pour passer d’un régime à prestations définies à un régime à cotisations définies avec une dose de capitalisation. Même LO, la grande confédération ouvrière du pays, se rallie – certes à contrecœur – à la réforme. Les résultats sont au rendez-vous. La Suède connaît un taux de croissance annuel moyen de 3 % entre 2000 et 2007 et le chômage retrouve dès 1996 son niveau d’avant-crise. Dix ans plus tard, c’est l’Allemagne qui fait figure d’homme malade en Europe. Face à la crise qui ronge le marché du travail allemand, le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder fait voter les réformes Hartz, dont la plus importante, Hartz IV, transforme l’assurance-chômage. La priorité est d’inciter au retour à l’emploi en appui sur une indemnisation du chômage moins généreuse. Impopulaires, ces mesures provoquent la colère des puissants syndicats allemands. Elles bénéficient toutefois du soutien de l’opposition chrétienne-démocrate. Résultat ? Le chômage amorce sa décrue à partir de 2005 – reflux aidé, il est vrai, par la baisse de la population active. Les réformes Hartz, en réalité, ont posé les bases du miracle allemand qui vaut aujourd’hui à l’Allemagne son rang de puissance économique incontestée en Europe. Bien sûr, ces exemples illustrent le réalisme économique et le courage politique des partis suédois et allemands, prêts à voter des réformes indispensables quand bien même elles pouvaient heurter leur électorat. Plus important encore, ils témoignent d’une méthode qui renvoie la France à ses propres échecs. À Stockholm comme à Berlin, ces réformes ont été menées et assumées par les politiques. Et non par les syndicats, dont la représentativité et la légitimité sont pourtant incontestables dans ces pays qui sont, pour l’un (la Suède), le berceau de la social-démocratie et, pour l’autre (l’Allemagne), la patrie de l’économie sociale de marché. Que penser alors de l’obsession française consistant à miser sur le dialogue social pour réformer ? Cette méthode, qui vise à rendre coresponsables de notre droit du travail des syndicats en butte à un déficit récurrent de représentativité et de légitimité, est vouée à l’échec. La classe politique, pendant ce temps, n’assume pas toutes ses responsabilités. Une solution, assurément, consisterait à renouveler le personnel politique. C’est d’ailleurs une attente régulièrement formulée par les Français. Pour initier ce renouvellement, il est indispensable de fluidifier les carrières entre le public et le privé. Deux mesures pourraient être prises à cette fin. La première renvoie à un serpent de mer de la vie politique française : le non-cumul des mandats. Ce sujet tant de fois débattu par la passé alimente de nouveau le débat public. Rien de surprenant tant cette mesure apparaît comme l’outil à même de renouveler une classe politique que l’opinion juge frappée de discrédit. Or, rappelons à ce sujet que la loi de 2014 sur le non-cumul des mandats n’est que partielle, puisqu’elle autorise le cumul d’un mandat national avec une fonction locale non exécutive, manquant ainsi de mettre fin à la carriérisation excessive de la vie politique. En outre, elle n’entrera en vigueur qu’en mars 2017, ce qui peut apparaître aux yeux de l’opinion comme une ultime tentative pour gagner du temps et repousser l’inévitable. Si le non-cumul des mandats est indispensable, il ne suffit pas. Il faudrait aussi, comme j’ai pu le proposer pour les représentants des salariés, limiter à deux le nombre de mandats successifs des élus, de sorte qu’un député, un sénateur, un élu local ne puisse être réélu qu’une seule fois. Le bénéfice en termes de renouveau me paraît supérieur au coût, à savoir se passer des services d’un élu talentueux, qui pourrait faire carrière. Permettons ensuite à davantage de salariés de s’engager dans la vie publique. Seuls 16 % des députés peuvent aujourd’hui se prévaloir d’une expérience dans le secteur privé. C’est trop peu ! Sur le modèle du statut de « salarié citoyen » en vigueur dans de très rares entreprises pionnières, un nouveau cadre juridique pourrait être créé, permettant au collaborateur tenté par l’engagement au service de la collectivité de retrouver son emploi et son salaire au terme de son expérience politique. Sans être suffisantes, ces deux mesures pourraient constituer l’amorce d’une modernisation de la vie politique française. Une étape incontournable pour faire les vraies réformes. »

  • (La Tribune)

Chômage : 77% des Français ne croient pas Hollande

Chômage : 77% des Français ne croient pas Hollande

 

 

il est clair que les Français ne croient pas à la supercherie de l’inversion de la courbe du chômage. . Ils sont 82% à ne pas croire en cette inversion providentielle de la courbe qui conditionne la candidature de François Hollande. De toute manière, cela ne change pas grand-chose, puisque même s’ils y croyaient, les trois-quarts d’entre eux ne seraient toujours pas convaincus par le bilan du président sortant.Le sondage Odoxa publié vendredi 28 octobre conforte le constat d’une précédente étude qui ne comptait que 4% des Français satisfaits par l’action de François Hollande. Le locataire de l’Élysée compte de moins en moins de soutiens, à l’inverse d’Alain Juppé et Emmanuel Macron qui arrivent en tête des personnalités qui, selon les personnes interrogées, feraient « plutôt mieux » que l’actuel chef de l’État en ce qui concerne le chômage. Aujourd’hui, seuls 17% des Français pensent que la baisse du nombre de chômeurs enregistrée en septembre « annonce l’inversion de la courbe du chômage promise depuis longtemps par François Hollande ». Si 93% des proches de la droite ne s’attendent pas à l’inversion de la courbe, c’est aussi le cas de 61% des sympathisants de gauche, selon l’enquête réalisée pour France Info. Par ailleurs, « si le chômage venait à baisser régulièrement au cours des mois à venir », cela n’inciterait pas 77% des personnes interrogées à améliorer leur jugement à l’égard de François Hollande, contre 23% d’un avis contraire. Sur cette question toutefois, une majorité de sympathisants de gauche (54%) aurait une meilleure image du président de la République, contre 7% seulement des proches de la droite. D’après l’étude, d’autres feraient « plutôt mieux » que François Hollande pour faire baisser le chômage. Alain Juppé arrive en tête de ces personnalités, avec 35% de réponses positives, mais pour 17% il ferait « plutôt moins bien » et pour 47% « ni mieux ni moins bien ». L’ex-Premier ministre devance Emmanuel Macron (31% « plutôt mieux », 19% « plutôt moins bien »), Marine Le Pen (25% « plutôt mieux », 37% « plutôt moins bien ») et Nicolas Sarkozy (21% « plutôt mieux », 33% « plutôt moins bien »).
L’enquête a été réalisée en ligne les 26 et 27 octobre auprès de 983 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4% à 3,1%.

Royal: « Si c’était gagnable, on ne viendrait pas me chercher »(JDD)

Royal: « Si c’était gagnable, on ne viendrait pas me chercher »(JDD)

 

Avec une grande lucidité Ségolène Royal s’étonne d’être sollicitée pour se présenter éventuellement en 2017 à la place de François Hollande. Une perspective qui ressemble pour elle à une sorte de sacrifice tellement elle est persuadée que les carottes sont déjà cuites. En effet il est probable que le candidat socialiste n’obtiendra au premier tour des présidentielles qu’un score compris entre 10 et 15 %,  est encore ! Du coup celui qui se présentera et qui obtiendra un tel score risque d’être détruit politiquement pour longtemps. Ségolène Royal ne se précipite donc pas toujours se sacrifier. « On cherche quelqu’un pour se sacrifier ; il faut que la situation soit vraiment désespérée pour que ceux qui m’ont combattue me redécouvrent », lance Ségolène Royal au JDD. « Si c’était gagnable, on ne viendrait pas me chercher. » « On » serait donc venu la chercher? La ministre de l’Environnement balaye d’un rire – encore un – notre question. Se contente de préciser : « Ce ne sont pas les ségolénistes! » Depuis une poignée de jours, de hautes éminences de la rue de Solferino vous font valoir que « Ségolène est sans doute celle qui peut offrir au parti la porte de sortie la plus honorable. » Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis n’a pas affirmé autre chose au royaliste Patrick Mennucci, l’autre dimanche, au téléphone : « Ce que nous devons faire pour que la social-démocratie survive aux législatives, c’est 18% à la présidentielle. Pour cela, il faut une candidature centrale. » Les deux hommes sont tombés d’accord sur ce constat : « Ségolène coche toutes les cases. ». On connaît les animosités réciproques entre Royal et Valls, si les 26 devaient ce rassembler derrière la candidature de Ségolène Royal ce serait un peu comme l’envoyé à l’abattoir ne serait-ce que pour préserver l’échange de Valls en 2022.

Ferroviaire : SNCF Réseau ne financera plus « de lignes nouvelles » (Vidalies)

Ferroviaire : SNCF Réseau ne financera plus « de lignes nouvelles » (Vidalies)

 

 

 

Une contradiction de plus dans la politique des transports, SNCF réseau ne doit plus financer les lignes nouvelles. Pourtant c’est dans l’objet social de SNCF réseau suite à la très récente réforme SNCF de 2014. Du coup,  qui financera les lignes nouvelles dont le ministre de l’industrie se sert comme argument pour justifier les nouvelles commandes de TGV à Alstom. Pour tout dire la politique des transports est de plus en plus incohérente d’autant que l’agence de financement des infrastructures n’a pas non plus les moyens de financer de nouvelles lignes. Il ya de toute évidence une urgence à remettre à plat une politique des transports figée depuis plus de 30 ans et ou dont les contradictions s’ajoutent aux contradictions. Le gestionnaire du réseau ferré français, SNCF Réseau, accablé par une dette abyssale que le gouvernement refuse d’alléger, ne financera plus « la construction de lignes nouvelles », a en effet affirmé jeudi le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies.
« On ne fait plus financer par Réseau (…) la construction de lignes nouvelles », a déclaré M. Vidalies au Sénat lors de son audition par la Commission de l’aménagement du territoire.  »Soit on trouvera une autre solution, soit ça ne se fera pas », a-t-il insisté. La dette de SNCF Réseau – qui dépassait 44 milliards d’euros fin juin – doit être plafonnée par une « règle d’or » inscrite dans la réforme ferroviaire d’août 2014. Mais son décret d’application n’est toujours pas paru deux ans plus tard. « Nous avons soumis le décret au Conseil d’Etat (qui) a estimé la semaine dernière qu’il ne pouvait pas statuer avant d’avoir saisi l’Arafer », le régulateur du secteur ferroviaire, « ce qui va reporter forcément la publication du décret », a indiqué le secrétaire d’Etat. M. Vidalies a néanmoins assuré que « le dispositif envisagé par le gouvernement exclura toute participation de SNCF Réseau dans les projets de lignes nouvelles en tracé neuf ». « En clair, c’est pas Réseau qui va financer GPSO », le grand projet ferroviaire du sud-ouest, censé relier Bordeaux à Toulouse en 2024 et à Dax en 2027 pour un coût total évalué à 8,3 milliards d’euros. « On ne peut pas aggraver la situation de Réseau », a-t-il ajouté, deux semaines après le refus de l’exécutif de reprendre tout ou partie de la dette de l’entreprise publique, au nom de la réduction des déficits de l’Etat. le gouvernement a aussi fait voter à l’Assemblée une première entorse à sa « règle d’or », en permettant à SNCF Réseau d’investir environ 250 millions d’euros dans la construction du CDG Express, la ligne entre Paris et l’aéroport de Roissy attendu fin 2023.

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(Avec AFP)

Desserte ferroviaire Paca : Estrosi ne veut plus de la SNCF

Desserte  ferroviaire Paca : Estrosi ne veut plus de la SNCF

 

 

 

Estrosi, le président de la région PACA, n’aura sans doute jamais le prix Goncourt ou le Nobel d’économie, pour autant en mettant les pieds dans le plat des dessertes ferroviaires régionales,  il risque de soulever un sérieux problème quant à l’avenir de la SNCF. Une entreprise qui risque d’être menacée sur ses créneaux de transport de personnes en 2019. Estrosi, lui, veut remettre en cause dès maintenant le financement des TER et cela pour ne pas renouveler le contrat passé avec la SNCF. Les lignes régionales ferroviaires ont été sauvées grâce à la prise en charge par les régions, elle pourrait être s  par ces mêmes régions qui pourraient en supprimer une grande partie et leur substituer des transports par cars. En cause, comme pour l’ensemble des prestations de la SNCF : l’insuffisance de compétitivité qui se traduit par des coûts devenus insupportables, soit pour le client, soit pour les autorités organisatrices. Un cout hypothéqué par la lourdeur de gestion de la SNCF aussi par les conditions de financement des infrastructures et la charge financière que représente la dette abyssale de l’entreprise ferroviaire. Une dette qui ne date pas d’hier mais qui s’est accumulée depuis 1937, de la création de la SNCF. Notons cependant que précédemment la situation des opérateurs privés n’était pas non plus très brillante depuis le XIXe siècle. La région Paca a donc décidé de rompre les négociations avec la SNCF pour la reconduction de la convention régissant le réseau des transports express régionaux, et d’accélérer l’ouverture à la concurrence, a annoncé mercredi le président de la région Christian Estrosi. «Je romps toute négociation avec la SNCF pour la reconduction d’une convention qui avait été signée il y a dix ans et qui voyait son terme arriver en décembre prochain», a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse. «J’engage l’accélération de l’ouverture à la concurrence dès 2019», et «même avant si l’État le permet», a poursuivi le président de la région, affirmant qu’il s’agissait d’une «première en France» et qu’il voulait faire de Paca une «région pilote» en la matière. «Nous travaillons à la création d’un groupement européen de coopération territoriale qui associerait au moins Monaco et la Ligurie», en Italie, a-t-il déclaré, évoquant une collaboration possible avec la société italienne Thello, qui concurrence déjà la SNCF en assurant des liaisons ferroviaires entre la France et l’Italie. «Le train n’est pas toujours le plus adapté, des offres alternatives sont à l’étude», a ajouté Christian Estrosi, citant les «cars régionaux» et les «bus à haut niveau de service». Le président de région a également déclaré étudier la possibilité d’une gestion en régie pour organiser certaines lignes de transport ferroviaire, «sur le modèle des chemins de fer de Provence» pour contrecarrer «le monopole de la SNCF». La région conteste le devis de 291 millions d’euros établi par la SNCF pour l’année en cours, estimant qu’il y avait «36 millions de trop» au vu des «86 trains en grève, annulés ou en panne de conducteur» depuis janvier dernier, selon Christian Estrosi, qui précise avoir communiqué cette décision lundi au président de la SNCF Guillaume Pepy. «Le 3 novembre nous soumettrons aux élus (de la région) un budget unilatéral pour le devis de 2016», a-t-il affirmé, tout en assurant que les transports continueraient d’être assurés. La région «ne paiera que ce qu’elle doit», a-t-il assuré.

Les régions Paca et Auvergne-Rhône-Alpes avaient déjà annoncé début septembre leur intention d’imposer des pénalités à la SNCF en raison de suppressions de TER par manque de conducteurs, un problème reconnu par la compagnie ferroviaire qui avait dit vouloir «régler cette situation d’ici la fin de l’année». Le patron de la SNCF, guillaume Pepy, avait admis en mars une «erreur de prévision», du nombre de départs à la retraite et promis le recrutement de 1.000 nouveaux conducteurs en 2016.

 

Migrants: une majorité de Français ne veulent pas , pourquoi ?

 

 

Selon un sondage Elabe,  57% des Français, contre 43%, s’opposent à ce que la France accueille une part des migrants et réfugiés qui ont afflué en Europe notamment  en provenance de Syrie.. Des français ne veulent pas davantage de migrants en provenance d’autres régions. On pourrait en conclure que les Français sont égoïstes voire racistes. En vérité les Français sont sensibles à cette tragédie que  représente l’immigration surtout lorsqu’il s’agit de réfugiés. Leur avis est surtout motivé par le fait  que la France se montre  complètement incapable d’assimiler certaines  populations d’origine étrangères. Certes beaucoup parviennent à s’intégrer mais sans doute tout autant voir davantage sont à l’origine de la création de zones de non-droit où la sécurité et la civilité sont en permanence menacée. Des zones où l’État ne pénètre que rarement d’ailleurs où se  développent la criminalité,  des commerces illicites comme celui du trafic de drogue. Officiellement ces zones dites sensibles seraient au nombre d’environ 750, c’est-à-dire en moyenne 7 par département. En réalité il faudrait en compter plusieurs milliers. Même dans nombre de petites villes de 10 000 à 20 000 habitants on compte un ou plusieurs quartiers devenus des zones de non-droit et où il ne fait pas bon de sortir ou d’entrer après 22 heures. Les habitants les plus socialisés quittent progressivement ces quartiers, nombre d’appartements ne sont plus occupés car les conditions de cohabitation sont intolérables. La plupart des hommes politiques qui parlent de plan de rénovation, de réhabilitation, ne connaissent pas grand-chose des réalités de ces quartiers. Bien sûr ils n’y vivent  pas et ils résident  très loin. Ce sont ces « sauvageons » comme les appelle Jean-Pierre Chevènement qui alimentent les réticences françaises car leur comportement remet en cause l’harmonie des relations entre les groupes et les individus. Mon propos pourra être facilement qualifié de raciste par les sophistes qui théorisent sur l’immigration. Je précise toutefois que je suis marié avec l’une de ses réfugiés en provenance d’Afrique Noire où j’ai été coopérant bénévole pendant 10 ans.

 

Christian Estrosi : intello et gastronome qui ne manque pas de sel

 Christian Estrosi : intello et gastronome qui ne manque pas de sel

 

Le motocrate qui est à la pensée universelle ce que McDo est à la gastronomie aime les réflexions et les notes salées. Celui qui était qualifié d’abruti par Sarkozy ne se gêne pas pour mener grand train. Estrosi soigne davantage son estomac que ses capacités cognitives. Dans son édition de mercredi, Le Canard enchaîné pointe en tout cas « la copieuse enveloppe » qu’a fait voter cet été le président de la collectivité (LR) Christian Estrosi pour « ses notes de frais de bouche ». Soit 27.000 euros pour l’année 2016 dans des restaurants gastronomiques. Mais la dilapidation  des fonds publics ne constituent pas la caractéristique la plus grave du président d’une des plus grandes régions de France. Le plus grave, c’est qu’il représente bien le degré zéro de la politique avec une spécialité : les saillies du café du commerce. Cet homme-là aurait pu tenir avec succès un bistrot, il en avait les compétences. La malchance sans doute s’est opposée à cette honorable carrière et il a échoué en politique en devenant maire de Nice, président de la région. Il a même été ministre de l’industrie même si personne ne s’en souvient. Bref l’incarnation de la nullité totale en politique. Ce qui ne l’empêche pas de se considérer comme un prince du sarkozysme en tout cas de mener un train princier aux frais du contribuable.

Publiée sur le site Internet du Conseil régional, la « délégation d’attributions au président du conseil régional », passée en revue le 24 juin dernier, prévoit en effet ce budget prévisionnel dans les dix établissements du « référentiel de restaurants pour l’année 2016 à destination des élus et leurs invités à l’occasion de repas d »intérêt régional’ ». Quatre à Marseille, trois autres à Nice (dont le restaurant d’application du lycée hôtelier Paul-Augier), un à Gap, un à Digne-les-Bains et un dernier à Paris. « Ils sont effectivement en compte avec nous. On leur envoie les factures. Ils viennent de temps en temps, mais ils ne mangent pas beaucoup », sourit Christian Buffa, le patron du Miramar, sur le Vieux-Port de Marseille. Dans ce restaurant gastronomique de la cité phocéenne, où la région a prévu jusqu’à 5.000 euros d’additions, la « vraie bouillabaisse » est tout de même affichée à 63 euros, comme le fait remarquer Le Canard enchaîné. Le conseil régional a aussi jeté son dévolu, avec une enveloppe de 3.000 euros, sur La Petite Maison, à l’entrée du Vieux-Nice. Un établissement huppé et sélect où Christian Estrosi, avant maire de Nice, a depuis longtemps ses habitudes.

 

 

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