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Bac: Le grand oral ne prépare pas au supérieur

Bac: Le grand oral ne prépare pas au supérieur

Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées et collège (Snalc), invité d’Europe 1 dimanche estime que le grand oral ne prépare pas au supérieur. INTERVIEW sur Europe 1

 Le contrôle continu représentera au minimum 82% de la note finale de l’examen, l’épreuve écrite de philosophie et celle du grand oral correspondant aux 18 % restants. Epreuve phare du nouveau bac, cette dernière inquiète beaucoup d’élèves de Terminale et suscite de nombreuses critiques. Après une année scolaire très perturbée par le Covid-19, « on est à la limite de la purge », soupire Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées et collège (Snalc), invité d’Europe 1 dimanche.

« Tous mes collègues travaillent dans des conditions très compliquées depuis novembre. La plupart du temps, on ne voyait les élèves qu’un jour sur deux », rappelle-t-il. D’autant que le ministère de l’Education nationale ne prévoit selon lui pas d’heures spécifiques pour la préparation de cette épreuve. « Nous devons préparer les élèves pendant les heures de spécialité, alors que le programme est déjà très chargé. »

Pour cette épreuve, les candidats préparent avec leurs professeurs deux questions liées à leurs enseignements de spécialités. Le jury en sélectionne une. Après un temps de préparation, l’élève présente sa réponse, qui doit être le fruit d’une « réflexion personnelle », selon le ministère. L’exercice doit permettre aux candidats d’apprendre à s’exprimer en public, « de façon claire et convaincante », compétence « fondamentale » pour la vie personnelle et professionnelle, soulignait début mai Jean-Michel Blanquer.

 

Pour Jean-Rémi Girard, le grand oral ne remplit pas ces objectifs, loin de là. « Le grand oral ne change rien au bachotage, les élèves vont préparer deux questions puis réciter leur réponse. Il faut arrêter de dire que ça prépare les élèves au supérieur. »

Justice ,sociale- Les, patrons ,modèles ,Jeff Bezos, et ,Elon ,Musk ,(et ,autres), ne, payent, pas, d’impôts

Justice sociale

Les patrons modèles Jeff Bezos et Elon Musk (et autres)  ne payent pas d’impôts

 

Les milliardaires les plus célèbres du monde comme Jeff Bezos et Elon Musk  ( et bien dautres)éussissent à ne pas payer d’impôts personnels aux États-Unis Le patron d’Amazon Jeff Bezos n’a payé aucun impôt fédéral en 2007 et 2011, et Elon Musk, à la tête de Tesla, y a échappé en 2018. Jeff Bezos et Elon Musk sont sur le podium des trois hommes les plus riches du monde. Ils ne sont pas les seuls biens d’autres milliardaires américains sont aussi concernés. Pas étonnant que ces exemptés fiscaux se montrent aussi généreux avec des fondations pour aider les pauvres ! Le pire c’est que cette exemption fiscale et légale fait en effet appel à l’ingénierie financière servie par des milliers d’experts et l’avocat. Le problème évidemment est entretenu par les liens sulfureux entre la finance et les organisations politiques au États-Unis. Ces milliardaires sont aussi ceux  qui arrosent les futurs candidats aux élections pour financer les campagnes électorales. Le retour d’ascenseur, c’est la bienveillance fiscale!

 

L’organisation ProPublica  qui dénonce cette situation affirme avoir mis la main sur des milliers de déclarations fiscales de riches Américains au fisc, l’IRS, sur plus de quinze ans. «Mises bout à bout, elles démolissent les fondations du mythe fiscal américain: que tout le monde paye sa juste part et que les plus riches payent la plus grande partie», écrivent les auteurs.

 

ProPublica a mis au point dans son enquête un «taux d’imposition véritable», à savoir le taux d’imposition payé par chaque milliardaire en comparaison avec la progression de sa richesse, le taux d’imposition officiel ne se mesurant pas de cette manière. Il en ressort un niveau dérisoire, à 0,10% par exemple pour Warren Buffett entre 2014 et 2018, sur fond d’explosion de sa richesse grâce à la hausse des cours boursiers.

Le département américain au Trésor a indiqué que la divulgation de ces documents privés était illégale, et qu’il enquêtait, avec d’autres autorités, sur ces fuites !

 

Pour une réforme du lycée qui ne soit pas étriquée

Pour une réforme du lycée qui ne soit pas étriquée

François Portzer, Ancien président national du SNALC milite pour une réforme qui tienne compte des différentes aptitudes

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Tribune

Abonné au Monde, ancien syndicaliste enseignant (président national du SNALC de 2011 à 2018), j’enseigne en classe de première et de terminale l’histoire-géographie et la spécialité HGGSP (histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques) au lycée Rabelais de Saint-Brieuc. Au vu de l’actualité, je me permets donc de vous faire part du ressenti d’un prof de terrain à propos de la réforme du lycée actuellement en cours.

Cette dernière avait pour but à mes yeux de remettre en cause le poids écrasant de la filière S (60 % de la filière générale), filière attrape-tout privilégiée par les bons élèves et les enfants des classes aisées parce qu’elle ne fermait aucune porte, au détriment des autres filières aux débouchés plus aléatoires. Elle devait dès lors permettre, par le jeu des nouvelles spécialités, l’expression d’aptitudes plus diverses et d’en finir avec la prééminence systématique des mathématiques comme instrument de sélection scolaire et sociale.

Dès le début, comme toutes les réformes du lycée avant elle, elle a dû faire face à l’opposition farouche de la quasi-totalité des organisations syndicales, à commencer par l’organisation majoritaire, le SNES, ce qui a notamment abouti en 2020 dans de nombreux établissements à un boycott sans précédent des « E3C », premières épreuves communes en histoire-géographie et en langues comptant pour le nouveau bac. Bien sûr, la pandémie n’a rien arrangé et a contribué également à perturber grandement le bon déroulement de la réforme.

Dans ce contexte houleux, on ne peut d’abord nier que toutes les disciplines ne sont pas logées à la même enseigne et que, n’en déplaise à beaucoup, la réforme a été bénéfique pour les historiens-géographes : ils ont conservé trois heures en première et terminale avec des programmes qui peuvent à mon sens être sans problème traités dans l’année. Et surtout, ils se sont investis dans la nouvelle spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques, dont les programmes sont passionnants : jamais auparavant il n’avait été en effet possible d’aborder dans le secondaire la révolution portugaise de 1974, la Turquie d’Atatürk, la guerre de Sept Ans, le génocide des Tutsis ou le patrimoine du Mali !

Les élèves ne s’y sont d’ailleurs pas trompés : ils sont nombreux à choisir cette nouvelle spécialité où la grande majorité réussit et où des horaires conséquents (quatre heures hebdomadaires en première et six heures en terminale) permettent sans problème de finir les programmes en apportant aux élèves une ouverture intellectuelle sans équivalent dans le secondaire jusque-là. Il faudra bien sûr que l’enseignement supérieur prenne la mesure de cette évolution majeure en ouvrant par exemple largement les portes des classes préparatoires aux grandes écoles littéraires et des Instituts d’études politique aux meilleurs élèves qui ont fait le choix de cette spécialité.

En revanche, il ne faut pas se cacher que d’autres disciplines sont moins bien loties par cette réforme : c’est notamment le cas des mathématiques, qui, on le sait, succédèrent après la Seconde guerre mondiale au latin et au grec comme instrument de reproduction sociale des classes aisées. Si elles demeurent toujours l’outil indispensable pour entrer dans la plupart des grandes écoles – ce qui explique qu’à l’instar de l’ancienne filière S, elles demeurent le choix privilégié des mâles CSP + soucieux de préserver leur rang social -, le niveau de la nouvelle spécialité mathématique est beaucoup plus relevé que celui de la défunte première S, ce qui entraîne de nombreux abandons en fin de première ou le recours massif à des cours particuliers pour les plus fortunés…

Ce changement de statut des mathématiques, matérialisé par l’absence d’heures dans le tronc commun, est très mal vécu par les collègues scientifiques qui ont ainsi perdu un peu de leur prééminence au sein des lycées et surtout de nombreuses heures mettant certains postes en péril. On le voit, la réforme du lycée, qui vise à promouvoir des parcours d’excellence plus diversifiés, impacte les intérêts disciplinaires ce qui explique en grande partie le mécontentement de nombreux collègues sur le terrain.

D’autres facteurs entretiennent ce mécontement : l’incapacité de certaines régions, à commencer par la Bretagne, à fournir aux lycéens des manuels tenant compte des nouveaux programmes, le fait que les E3C obligent les collègues concernés à traiter scrupuleusement le programme et à former rapidement les élèves de première aux exercices spécifiques de la discipline (la composition et l’analyse de document en histoire-géographie, par exemple) ou encore l’incapacité du corps d’inspection, à quelques semaines de l’examen, à donner des consignes claires pour le grand oral…

Pour conclure, malgré toutes ces difficultés inhérentes à la mise en place de toute nouvelle réforme, je suis persuadé en tant qu’historien-géographe que la nouvelle spécialité HGGSP constitue pour de nombreux lycéens une opportunité intellectuelle sans précédent qui doit contribuer à la promotion sociale des plus défavorisés et à la remise en cause des mathématiques comme outil exclusif de reproduction de la bourgeoisie.

Crise de l’État : ne pas faire porter le chapeau aux préfets

Crise de l’État : ne pas faire porter le chapeau aux préfets

 

Pierre Allorant Professeur d’histoire du droit estime dans le Monde que supprimer les préfets revient à livrer en pâture à l’opinion ces généralistes de l’action publique et à lever un précieux garde-fou contre de possibles choix discrétionnaires. (Reste que les préfets n’ont pas non plus fait preuve d’une grande originalité et d’un grand dynamisme notamment en matière d’animation économique. Les préfets s’inscrivent davantage dans un profil administratif que dans celui d’un manager NDLR)

 

Après l’Ecole nationale d’administration (ENA), livrée en pâture à des « gilets jaunes » probablement indifférents, et la stigmatisation, par le président de la République, de la « protection à vie » de la nouvelle aristocratie des grands corps – avis d’expert –, voici venu le temps du sacrifice du corps préfectoral, cette incarnation de l’Etat dans les départements depuis 221 ans.

 

Les observateurs de la IVe République avaient relevé le contraste entre l’instabilité gouvernementale chronique et la constance des grands commis de l’Etat, pour estimer que la reconstruction et les bases des « trente glorieuses » avaient été posées par ces serviteurs de qualité. Aujourd’hui, en une sorte de roulette russe préprésidentielle, le président de la République, garant des institutions, semble vouloir jeter le bébé de la haute fonction publique avec l’eau du bain d’une démocratie fracassée par l’atomisation de la gauche et la perte de repères de la droite.

Souvent décriée, l’institution préfectorale reste indispensable à la diffusion égalitaire de la volonté gouvernementale sur le territoire national. Mais préfets et sous-préfets ont souffert, depuis deux siècles, d’un péché originel : leur filiation bonapartiste.

Nés de la volonté du Premier Consul, ils ont été régulièrement voués aux gémonies, tantôt de la droite ultra-monarchiste (en 1815), tantôt des républicains zélés, de la révolution de février 1848 à la Libération, en passant par le réquisitoire libéral du jeune Jules Ferry. Ce dernier, en soutenant, en 1865, le « Manifeste de Nancy » [programme pour la décentralisation écrit par dix-neuf notables lorrains contestant l’autorité des préfets sur les communes], considérait l’autorité préfectorale comme « issue en droite ligne des Césars de la décadence ».

 

De nombreuses propositions de loi, sous la IIIe République, ont attaqué, sous l’angle budgétaire, les sous-préfets, jugés trop nombreux et peu affairés ; le seul sacrifice mené à terme a conduit Raymond Poincaré à supprimer une centaine d’arrondissements en 1926, en pleine crise du franc.

Pourtant, très vite, à chaque changement constitutionnel, les nouveaux pouvoirs publics se sont contentés de renouveler les membres du corps préfectoral, indispensables généralistes de l’action publique, ou de les rebaptiser « commissaires » en préservant l’institution, si utile pour administrer l’Hexagone et appliquer uniformément lois et actes réglementaires : d’où le pragmatisme de Louis XVIII lors des deux Restaurations, les commissaires de la République choisis par George Sand et Ledru-Rollin en 1848, ou encore les commissaires de la République du gouvernement provisoire du général de Gaulle sélectionnés par le jeune Michel Debré en 1944.

Des régions qui ne servent à rien !

Des régions qui ne servent à rien !

 

 

Avant les élections régionales des 20 et 27 juin, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », analyse dans sa chronique le poids économique de ces collectivités. Il constate notamment que, coincées entre l’Etat et les grandes métropoles, celles-ci sont restées « de grands corps mous ».( On pourrait ajouter que d’autres structures ne servent pas à grand-chose comme les communautés de communes NDLR)

 

Le général de Gaulle aurait pu accoler aux régions le sobriquet de « machins », lui qui voulait renforcer leur rôle économique avant que son échec au référendum de 1969 ne précipite sa chute. Les barons qui les dirigent aujourd’hui n’apprécieraient pas, mais il y a pourtant du vrai dans cette vacherie. Observez la campagne pour le scrutin régional des 20 et 27 juin : aucune de leurs modestes compétences n’imprime dans l’opinion, ni le développement économique et l’apprentissage, ni les transports, l’éducation et la culture. A un an de l’élection présidentielle, mère de toutes les batailles politiques, les partis préfèrent roder d’autres thèmes.

L’histoire est ainsi faite que la région est davantage associée au développement des territoires qu’à la décentralisation politique. Elle remonte aux « programmes d’action régionale » lancés en 1955 pour « promouvoir l’expansion économique et sociale » d’une France alors découpée en 24 régions. Rien n’y a fait, ni l’octroi du statut de collectivité et l’élection de leurs conseillers au suffrage universel en 1982, ni l’élargissement de leurs compétences en 2004 et 2015. Elles sont restées de grands corps mous coincés entre un Etat aménageur omniprésent et une douzaine de grandes métropoles.


Les présidents sans ambition nationale mettent bien ce rendez-vous politique à profit pour parler industrie et emplois, éducation et formation professionnelle, routes et trains régionaux. Les figures qui se construisent un destin présidentiel préfèrent, elles, l’enjamber et s’en servir comme d’un marchepied vers les plus hautes destinées. Dans cette campagne dévoyée, prélude à la présidentielle de 2022, les sondages leur disent que les Français ont mis la sécurité au cœur des enjeux ? Eh bien, parlons sécurité, même si la région n’a de compétences que celles qu’elle se donne !

Quarante ans après les « lois Defferre », acte I de la décentralisation, les régions n’ont pas pu s’imposer comme le maillon fort de la vie économique. La responsabilité en revient à un Etat jacobin qui a chichement compté leurs missions et les gouverne à distance. Leur légitimité politique étant réduite, voire contestée, souvent condamnées à cofinancer des projets avec des crédits nationaux et européens, elles n’ont pu s’affirmer comme les maîtres du jeu économique. Au fond, Valérie Pécresse en Ile-de-France, Laurent Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes et Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France peinent à défendre un bilan visible, en dépit d’un réel engagement pour l’emploi, l’industrie et l’innovation.

Modernisation de l’administration : la suppression de l’ENA ne suffit pas

Modernisation de l’administration : la suppression de l’ENA ne suffit pas

 

La suppression de l’Ecole nationale d’administration n’aura de sens que si de profonds changements sont opérés afin, notamment, de décloisonner la haute administration, juge Pierre-Louis Rémy, inspecteur des affaires sociales, dans une tribune au « Monde »

 

En annonçant la suppression de l’Ecole nationale d’administration (ENA) [le 8 avril], le président de la République a exprimé deux intentions profondément pertinentes : d’abord le souhait de rapprocher la haute administration du « terrain ».

Aujourd’hui, en effet, les postes proposés à la sortie de l’ENA sont tous situés à Paris, en dehors de ceux de la préfectorale et de la diplomatie. Et bon nombre d’anciens élèves ne quittent jamais la capitale durant toute leur carrière.

Ensuite, et c’est fondamental, Emmanuel Macron a souligné la nécessité de mieux permettre à l’Etat de remplir ses fonctions prioritaires, en premier lieu la protection des citoyens.

Il est en effet paradoxal de constater que, depuis toujours, les ministères dits « sociaux », la santé, les solidarités, le travail, l’éducation sont délaissés par les élèves de l’ENA, étant choisis, sauf exception, par les moins bien classés, qui pour une part n’ont de cesse d’essayer d’en partir.

La priorité est donnée aux fonctions financières, en premier lieu l’inspection des finances, et aux deux corps de magistrats, Conseil d’Etat et Cour des comptes, dont les membres essaiment ensuite dans l’ensemble des plus hautes fonctions de l’Etat et dans les entreprises privées.

Rente tirée du rang de sortie

L’inspection générale des affaires sociales, seule inspection avec celle des finances à recruter dès la sortie de l’école, apporte une légère correction à cette domination. En définitive, l’ENA est une machine à classer, la rente tirée du rang de sortie valant presque jusqu’à la retraite.

A l’initiative de la délégation des élèves, ma promotion, il y a près de cinquante ans, avait essayé de faire bouger cet enchaînement néfaste. En s’appuyant sur une grève des épreuves, seul mécanisme propre à gripper la mécanique bien huilée du classement, elle avait obtenu, avec le soutien du directeur de l’école de l’époque, Pierre Racine, et malgré l’opposition farouche du directeur général de la fonction publique d’alors, Michel Massenet, des possibilités d’affectation directe en province en dehors de la préfectorale et quelques initiatives propres à valoriser les postes dans les ministères sociaux.

Cette timide brèche, ouverte en 1972-1973, n’a eu aucune suite, aucune promotion ne reprenant le flambeau de ce combat.

Mais pour atteindre les deux objectifs affichés par le président de la République, il faut bien plus que la suppression de l’ENA.

Deux changements ont été avancés par le chef de l’Etat, qui seront décisifs s’ils sont vraiment menés à leur terme : le décloisonnement de la haute administration et son corollaire, la mise en place d’une véritable gestion interministérielle des hauts fonctionnaires.

Le feuilleton des régionales en PACA : la fédération LR des Alpes-Maritimes ne soutient pas Muselier

Le feuilleton des régionales en PACA : la fédération LR des Alpes-Maritimes ne soutient pas Muselier

 

 

 

 

Un imbroglio supplémentaire dans le feuilleton des régionales en PACA avec le retrait du soutien de la fédération LR des Alpes-Maritimes à Muselier. Une situation très confuse puisque la liste Muselier à l’appui des organes centraux des républicains qui critiquent quand même l’initiative. De son côté,  la république en marche a annoncé qu’elle ne présentait plus de liste en son nom. Tandis que des responsables locaux comme la fédération LR des Alpes-Maritimes, dirigée par le député Éric Ciotti, considèrent que la liste Muselier est une liste de Macron. Sans parler du maire de Nice et de Toulon qui ont démissionné à la suite de cette affaire du parti républicain. «Nous avons, malgré les engagements qui avaient été pris devant la commission nationale d’investiture, constaté que Renaud Muselier avait passé un accord politique avec le pouvoir macronien», estiment les Républicains des Alpes-Maritimes dans une motion adoptée par 84% des membres du comité départemental du parti, selon un communiqué.

Sortie de crise covid: 59 % ne croient pas le gouvernement

Sortie de crise covid: 59 % ne croient pas le gouvernement

59 % ne croient pas le gouvernement capable de réussir la sortie de crise selon un sondage au Odoxa. M lgré leur hâte d’être «déconfinés», deux tiers des citoyens ne croient pas Jean Castex lorsqu’il assure que «la France est en train de sortir durablement de la crise sanitaire».

 

Plus globalement, ils disent, à 59 %, ne pas faire confiance au gouvernement pour «réussir ce déconfinement». Une défiance qui n’est pas nouvelle. Il y a un an, les Français étaient exactement aussi nombreux à ne pas faire confiance au gouvernement pour réussir le premier déconfinement.

Les deux tiers des Français disent se sentir «heureux que ce déconfinement arrive pour pouvoir enfin profiter à nouveau de la vie.  A contrario, moins d’un Français sur trois (32 %) se montre plus pessimiste, disant avant tout se sentir «inquiet car ce déconfinement intervient alors que l’épidémie est encore très présente».

Présidentielle: Hidalgo, candidate potentielle ne veut pas de primaire

Présidentielle: Hidalgo, candidate potentielle ne veut pas de primaire

 

 

 

Anne Hidalgo, la maire Paris prépare de toute évidence sa candidature aux présidentielles. Pour preuve elle refuse par avance toute idée de primaires avancées par les écolos et le parti socialiste. Sans doute l’intéressée voit-elle une incompatibilité aussi d’alliance avec le parti de Mélenchon d’autant que ce dernier entend bien maintenir sa candidature.

 

À noter qu’elle fait une proposition innovante en voulant développer l’apprentissage qu’elle considère comme une révolution indispensable après le bac pour des jeunes. «Je ne suis pas favorable à une primaire. Une primaire à l’américaine s’adresse à tout le corps électoral. En France, ce n’est pas la même logique: elle mobilise surtout les militants ou les sympathisants», fait valoir Anne Hidalgo. Quant à ses propres ambitions, «à l’automne, ce sera le moment de prendre une décision», considère-t-elle, alors que les dernières études d’opinion ne la créditent – au mieux – que de 10% des intentions de vote, sans qualification pour le deuxième tour.

 

«Nous avons beaucoup de travail devant nous. J’y prendrai toute ma part. Pour cela, je m’appuie sur un réseau de maires, par la plateforme ‘Idées en commun’, afin de faire germer des propositions», a encore expliqué la maire de Paris. «Je trace ma route», a-t-elle ajouté. En faite Anne Hidalgo compte surtout sur les sondages pour donner une légitimité à sa candidature et éviter ainsi une primaire.

Présidentielle: Hidalgo, candidate potentielle ne veut pas de primaire

Présidentielle: Hidalgo, candidate potentielle ne veut pas de primaire

 

 

 

Anne Hidalgo, la maire Paris prépare de toute évidence sa candidature aux présidentielles. Pour preuve elle refuse par avance toute idée de primaires avancées par les écolos et le parti socialiste. Sans doute l’intéressée voit-elle une incompatibilité aussi d’alliance avec le parti de Mélenchon d’autant que ce dernier entend bien maintenir sa candidature.

 

À noter qu’elle fait une proposition innovante en voulant développer l’apprentissage qu’elle considère comme une révolution indispensable après le bac pour des jeunes. «Je ne suis pas favorable à une primaire. Une primaire à l’américaine s’adresse à tout le corps électoral. En France, ce n’est pas la même logique: elle mobilise surtout les militants ou les sympathisants», fait valoir Anne Hidalgo. Quant à ses propres ambitions, «à l’automne, ce sera le moment de prendre une décision», considère-t-elle, alors que les dernières études d’opinion ne la créditent – au mieux – que de 10% des intentions de vote, sans qualification pour le deuxième tour.

 

«Nous avons beaucoup de travail devant nous. J’y prendrai toute ma part. Pour cela, je m’appuie sur un réseau de maires, par la plateforme ‘Idées en commun’, afin de faire germer des propositions», a encore expliqué la maire de Paris. «Je trace ma route», a-t-elle ajouté. En faite Anne Hidalgo compte surtout sur les sondages pour donner une légitimité à sa candidature et éviter ainsi une primaire.

« L’islamisme ne passera pas en France»  » (l’écrivain Boualem Sansal )

« L’islamisme ne passera pas en France»  » (l’écrivain Boualem Sansal )

En hommage à Sarah Halimi Boualem Sansal diffusé une tribune reprise par le Figaro.

 

Tribune

 

D’Alger où je suis confiné depuis le début de la pandémie, je vous salue et vous adresse un court message. J’ai demandé à mon ami Jacques Tarnéro de le lire pour moi, je sais qu’il y mettra le ton que j’aurais pris si je m’exprimais de vive voix devant vous.

Nous sommes réunis pour Sarah Halimi, pour lui dire, in memoriam notre affection, pour dire notre soutien à sa famille et pour dénoncer toutes celles et tous ceux qui à un titre ou à un autre ont permis qu’un jour, en France, à Paris, un islamiste pénètre dans l’appartement d’une femme, sa voisine en l’occurrence, de confession juive, l’a torturé longuement et l’a défenestré au cri d’«Allah Akbar» et se trouve aujourd’hui libre (ndlr : Kobili Traoré ne peut être emprisonné, mais est actuellement interné en hôpital psychiatrique), libre de poursuivre sa misérable existence, honoré et félicité comme on s’en doute par les siens pour avoir accompli un commandement fondateur prononcé par Allah contre les juifs et les chrétiens, maintes fois rappelé dans son livre sacré, le Coran.

La colère et la honte nous broient le cœur plus que jamais auparavant. Il y a eu d’autres crimes, contre des juifs et des chrétiens, ils nous ont profondément touchés mais nous avons pu retrouver un semblant de sérénité car tous ces crimes ont vu leurs auteurs le payer d’une manière ou une autre, pourchassés et abattus par les forces de l’ordre, tels Merah, Coulibany, Anzorov, ou arrêtés et lourdement condamnés par la justice, tels le sinistre Fofana et sa bande de barbares. Le crime contre Sarah Halimi, lui, reste impuni, la justice française en a décidé ainsi. L’assassin est officiellement autorisé à poursuivre son œuvre de haine et de mort.

J’en viens à la deuxième partie de mon message. Je souhaite que ce rassemblement soit pour nous l’occasion d’affirmer notre volonté absolue de ne plus jamais nous laisser cantonner dans le rôle de la victime, qui subit, qui déplore, qui se plaint, qui va fouiller le Coran, les hadiths et la jurisprudence islamique pour trouver quelques arguments à signaler aux islamistes qui les amèneraient à reconsidérer leur lecture de leurs livres sacrés et de bien vouloir aussi tenir compte de ce que la France est une démocratie laïque, réellement tolérante et pacifique qui permet aux islamistes d’y vivre en toute sécurité, sans être jamais inquiétés. Agir de la sorte c’est reconnaître à ces assassins le statut de soldats d’Allah, quelle gloire, auxquels il faudrait presque appliquer les conventions de Genève, c’est en appeler à leur clémence, à les prier d’essayer de contextualiser les commandements coraniques, à tenir compte des lois de la République et des valeurs millénaires de la France.

L’affaire Sarah Halimi nous met aujourd’hui devant l’obligation morale de refuser ce statut que les islamistes et leurs avocats nous imposent et de nous poser en vainqueurs en toutes circonstances, qui refusent toute discussion sur leurs lois, leurs valeurs et leur mode vie. Affirmons en cette occasion solennelle que l’islamisme ne passera pas en France, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais, quels que soient les habits derrière lesquels il se cache parfois pour nous tromper.

Iran : « Le régime ne tiendra pas un an »

Iran  : « Le régime ne tiendra pas un an »

 

Gérard Vespierre (*) Directeur de recherches à la FEMO Fondation d’Etudes pour le Moyen-Orient, président de Strategic Conseils. Explique dans la tribune que le régime iranien est dans un état de décomposition avancée tant sur le plan économique que social et bien sûr démocratique.

 

 

Le journal iranien Arman est naturellement ignoré de tous les observateurs internationaux. Or un de ses articles vient de laisser paraître une analyse et une vision qui doivent retenir toute notre attention. « Le dénuement pour ‘joindre les deux bouts’ et l’incertitude quant à leur avenir ont excédé les Iraniens. Ils n’écoutent pas [nos] paroles et ne font confiance à personne. Ils se contentent de maudire [le régime] et de proférer des menaces. Les conséquences sont claires comme de l’eau de roche. Ainsi, nous ne tiendrons pas un an », écrivait mercredi ce quotidien officiel.

Cette description concerne un pays de plus de 80 millions d’habitants. Dans une population de cette ampleur, quelques pour cents de personnes très mécontentes et prêtes à le faire savoir représentent plusieurs millions de manifestants potentiels. Si un tel mécanisme venait à s’enclencher, le régime serait confronté à une situation plus que difficile. L’Iran a déjà connu des manifestations importantes fin 2019. Le déclencheur avait déjà été économique, et concernait la hausse du prix de l’essence, décidée par le gouvernement.

18 mois plus tard, ce n’est plus d’un prix dont il s’agit mais de tous les prix alimentaires, y compris les produits de base, volailles, légumes, fruits… La situation économique et politique est donc beaucoup plus sérieuse. Comment l’Iran en est-il arrivé à cette situation ?

La difficile situation économique

Il y a, bien sûr, le réflexe d’évoquer les sanctions américaines de 2018, visant la réduction des exportations pétrolières. Elles ont effectivement joué un double rôle. Premièrement, elles ont conduit à réduire les ressources d’un État très redistributif, contrôlant directement ou indirectement les deux tiers de l’économie nationale. Deuxièmement, elles ont créé un choc psychologique manifestant la crainte de l’avenir. Cela s’est naturellement transmis dans le comportement des agents économiques vis-à-vis du rial iranien, de sa valeur, et de la confiance à accorder à la monnaie, à court et moyen terme.

Cela a des lourdes conséquences. L’accélération de la dévaluation de la monnaie iranienne a naturellement conduit au renchérissement de tous les produis importés, et a donc relancé l’inflation. D’un niveau de 20% il y a un an, elle se situe actuellement à 45%. Cette envolée n’est pas liée aux sanctions décidées il y a 3 ans. Elle traduit d’abord une totale perte de confiance dans l’avenir…

Les conséquences des choix fondamentaux

Cette situation résulte des choix stratégiques de la République islamique. Dès 1979, la priorité a été donnée au soutien économique, militaire et politique aux populations et mouvements chiite, du Yémen, d’Irak, de Syrie et du Liban. Ce qui a été appelé «l’arc chiite ». Les priorités intérieures se sont concentrées sur le militaire, les 130.000 Gardiens de la Révolution, et le nucléaire. Or ces secteurs offrent de très faibles multiplicateurs économiques vers les autres secteurs industriels et ne profitent donc pas au reste de la population. Le bénéfice des investissements reste à l’intérieur du complexe « militaro-industriel ».

Cette politique est clairement assumée par le guide suprême Khamenei qui au moment des manifestations de fin 2019 déclarait : « Entre les demandes du peuple et les choix stratégiques de la République islamique, je choisirai toujours les choix stratégiques ». Dirigeant suprême de l’Iran depuis 32 ans, Ali Khamenei confirme qu’il n’a jamais cherché à améliorer le niveau de vie, d’éducation, ou de santé de ses concitoyens.

Il n’a jamais donné la priorité à l’amélioration des infrastructures, du tissu industriel ou des réseaux hydrauliques, pourtant si vitaux. La priorité absolue s’est appelée politique étrangère de l’État. La politique internationale ne saurait indéfiniment passer avant la politique intérieure sans courir le risque d’avoir un lourd prix à payer pour ce choix, jamais remis en cause depuis trois décennies.

En outre, ce profond mécontentement économique se manifeste en même temps qu’une crise sanitaire, elle aussi profonde, liée au Covid-19.

Le Covid-19, autre déni de réalité

Les régimes forts, autoritaires, ont très souvent du mal à communiquer sur des situations qu’ils ne maîtrisent pas. La Russie, partenaire de Téhéran, annonce officiellement 103.000 décès liés au Covid. Le service officiel russe en charge des statistiques démographiques, publie des données indiquant une surmortalité de 340.000 décès pour la même période. La situation iranienne est à cette image.

Les chiffres officiels mentionnent à ce jour 67.000 victimes. Est-ce crédible ? Une façon d’obtenir d’autres informations est de se tourner vers le Conseil National de la Résistance iranienne (CNRI). Avant de chercher à publier ses propres chiffres, le CNRI s’est attaché à bâtir, grâce à ses réseaux, un système complet de sources d’informations. Plus de 539 institutions hospitalières, cliniques, et morgues, ont ainsi permis de constituer une base de données couvrant tout le pays.

A partir de ce réseau, le CNRI annonce, à ce jour, 256.500 décès réels liés à la pandémie. Le nombre de morts serait donc en réalité 4 fois supérieur à celui annoncé par les autorités. Un tel niveau de détresse sanitaire fait de l’Iran un des pays les plus touchés, par rapport à son niveau de population. Une telle situation ne peut que contribuer à créer au sein de la société iranienne une autre source de forte déstabilisation, mettant à nouveau en cause l’efficacité du gouvernement et ses choix.

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Cette tension profonde dans la société se révèle également par l’existence et les actions menées par des groupes de Résistance.

L’action incessante des Unités de Résistance

Si l’on suit attentivement la vie quotidienne iranienne on découvre, pratiquement toutes les nuits, l’existence d’actes de rébellion menés contre des bâtiments emblématiques du régime, ou des panneaux de propagande. Ces opérations sont menées par des groupes dénommés Unités de Résistance. Malgré les terribles risques encourus, leurs membres n’hésitent pas depuis plus d’un an à multiplier ce type d’opérations.

Les sites visés par des dispositifs incendiaires sont aussi bien des bâtiments du Corps des Gardiens de la Révolution, ou des Bassidj, des immeubles des Fondations Religieuses, ou des bureaux de l’institution judiciaire. La liste des lieux de ces opérations serait trop longue à énumérer. Ces actions se déroulent aussi bien dans les quartiers de Téhéran que dans les grandes villes régionales, Machad, Tabriz, Ispahan, ou des villes de moindre importance. Ces mouvements de rébellion touchent toutes les provinces. A l’évidence, le régime évite, soigneusement, d’en faire état, mais ces actes traduisent le niveau d’exaspération, et une situation où le « feu couve sous la cendre ».

Les retraités fortement touchés par l’inflation

La situation des retraités est à ce sujet exemplaire. En situation de forte inflation, quel que soit le pays, les retraités sont les plus rapidement et fortement touchés. Les niveaux moyens de pension étant inférieurs aux salaires des actifs, les retraités sont les premiers à tomber sous le seuil du niveau de pauvreté. De plus, les organismes de retraite sont lents à réajuster les versements, et les augmentations ne couvrent jamais l’amputation créée par la hausse des prix.

L’importante population appauvrie des retraités est donc devenue un puissant foyer de contestation contre les institutions en Iran depuis de nombreux mois.

De nombreuses vidéos de manifestations qui se répandent à travers tout le pays, de Téhéran à Chiraz de Kermanshah, à Mashhad, circulent sur Internet. On peut y voir une présence féminine non négligeable. Les slogans sont révélateurs du niveau d’exaspération :« Ce n’est qu’en descendant dans la rue que nous pourrons obtenir nos droits »,, « Notre table est vide, l’oppression ça suffit », « Enseignants, travailleurs, unissons-nous »… La situation est donc particulièrement tendue à moins de 2 mois des élections présidentielles…

Un scrutin à haut risque

Le scrutin présidentiel se tiendra le 18 juin. Election dont on ne connaîtra les candidats « validés » par le conseil des gardiens de la Constitution (et le Guide Suprême) que le 15 mai. Dans un tel système, et dans un contexte de crise économique, sociale et sanitaire, quel va être le comportement des électeurs, notamment le taux de participation ? Si ce dernier peut toujours être manipulé après la tenue du scrutin, ce taux devient un enjeu si des personnalités, des mouvements d’opposition, recommandent l’abstention favorisée par l’exaspération de la population .

A ce jour, l’option du boycott rassemble des leaders et mouvements fort différents. Ancienne députée et fille d’un ancien président, Faezeh Rafsandjani propose ce choix, au nom de la nécessaire séparation entre Etat et religion, leçon de l’Histoire, explique-t-elle. Position surprenante par rapport à la trajectoire familiale, mais révélatrice d’un courant dans l’opinion iranienne.

Dans sa position d’opposant historique, le CNRI soutient l’option du boycott car il convient d’ignorer un gouvernement et un régime qui ignore les besoins de son peuple, et a tué 1.500 manifestants, selon Reuters, lors des manifestations de 2019. Le CNRI se place dans une stratégie de chute du régime, et son remplacement par une République séparant la religion et l’Etat. Tel est le message des affiches placardés par les Unités de Résistance.

En attendant, le régime communique sur les questions extérieures: nucléaire, accord avec la Chine, rivalité avec Israël, mais reste muet sur le scrutin présidentiel. Une façon de nier le danger, en l’ignorant ? Il confirme, à son insu, sa relation difficile avec le temps, et le pronostic d’une courte durée de vie à venir ! Déjà, le mois dernier, le quotidien d’État Mardon Salari alertait le régime et ses lecteurs : « Le mécontentement, selon les responsables de la sécurité, peut éclater à tout moment sous la forme de manifestations dangereuses ».

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(*) Gérard Vespierre, diplômé de l’ISC Paris, Maîtrise de gestion, DEA de Finances, Paris Dauphine, fondateur du web magazine : www.le-monde-decrypte.com. Il est également chroniqueur géopolitique sur idFM 98.0.

États-Unis: 116 pays invités à ` Ne pas voyager  »

États-Unis:  116 pays invités à ` Ne pas voyager  »

les États-Unis ont  répertorié 34 pays sur environ 200 comme «Ne voyagez pas». Le département d’État répertorie désormais 150 pays au niveau quatre. En fait la plupart des pays comprenant des voyageurs potentiels vers les États-Unis. Parmi ces pays la France, la Grande-Bretagne ou encore l’Allemagne.  Le département d’État a déclaré lundi que cette décision n’impliquait pas une réévaluation de la situation sanitaire actuelle dans certains pays, mais plutôt «reflétait un ajustement du système de conseil aux voyageurs du département d’État pour qu’il s’appuie davantage sur l’épidémiologie existante (des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis). évaluations. »

Les recommandations ne sont pas obligatoires et n’empêchent pas les Américains de voyager.

Les autres pays de la liste «Ne pas voyager» comprennent la Finlande, l’Égypte, la Belgique, la Turquie, l’Italie, la Suède, la Suisse et l’Espagne. Certains pays comme la Chine et le Japon restent au niveau 3: reconsidérer les voyages. »

La plupart des Américains avaient déjà été empêchés de voyager dans une grande partie de l’Europe en raison des restrictions du COVID-19. Washington a interdit presque tous les citoyens non américains qui se sont récemment rendus dans la plupart des pays d’Europe, de Chine, du Brésil, d’Iran et d’Afrique du Sud.

Mardi, les États-Unis ont prolongé de 30 jours les restrictions en vigueur pour 13 mois qui interdisent les voyages non essentiels à leurs frontières canadienne

Annulation de dette : Identifier les entreprises viables de celles qui ne le sont pas

Annulation de dette : Identifier les entreprises viables de celles qui ne le sont pas

Le ministre de l’économie a déclaré que certaines dettes de certaines entreprises dans certaines conditions. Reste à préciser ses conditions « On peut étudier des abandons de dette, à condition d’expliquer que c’est tout à fait exceptionnel », estime dans l’Opinion Thierry Millon, directeur des études du cabinet Altares

 

Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, songe à annuler « au cas par cas » une partie de la dette Covid des entreprises. Est-ce indispensable ?

Le ministre a surtout répété qu’il ne fallait pas interrompre brutalement les aides aux entreprises, mais envisager leur retrait progressif. C’est la clé si l’on veut éviter une épidémie soudaine de faillites, doublée d’une crise sociale. Mais cela ne va pas suffire. Il va falloir distinguer les entreprises viables de celles qui ne le sont pas. Et les accompagner, là aussi au cas par cas, davantage qu’on ne le fait aujourd’hui. Parmi les accompagnements, on peut bien évidemment étudier des abandons de dette, à condition d’expliquer que c’est tout à fait exceptionnel. L’Etat ne peut pas accepter l’effacement d’une dette sans justifier le pourquoi du comment.

La dette est le principal problème des entreprises ?

Le premier temps de la pandémie a été celui de l’inquiétude concernant la liquidité. La question a été réglée par les aides diverses et variées. Le deuxième temps – aujourd’hui – est celui du retour de l’activité, et de son ampleur. Le troisième temps sera celui de la dette, une fois la croissance revenue. A ce moment-là, on verra si cette croissance permet de retrouver naturellement les financements nécessaires à l’allègement de la dette. Vouloir la supprimer a priori, sans avoir pu tester les effets positifs du retour de l’activité, n’est pas envisageable. En revanche, il y a bien un mur de la dette qui grandit, il faut s’y préparer. Je rappelle que vous pouvez encore solliciter des PGE jusqu’à la fin du mois de juin, sans parler du nouveau report possible des cotisations sociales.

Selon vos décomptes, 8 entreprises sur 10 se présentant devant un tribunal fin mars, ont été liquidées, c’est affolant !

Oui et cela traduit une détresse financière, morale et psychologique. Il faut aussi apprendre à accompagner financièrement tous ceux qui se sont battus pendant la pandémie, et qui ont perdu. La particularité de cette crise est que le nombre de créations d’entreprises a continué à augmenter en 2020. Il y a aujourd’hui en France davantage d’entrepreneurs qu’en 2019, sur un marché réduit puisque l’économie s’est fortement contractée. Avec plus de monde autour d’un gâteau moins gros, il faut choisir : se partager des parts plus petites, ou bien empêcher que tout le monde puisse s’asseoir autour de la table. Le darwinisme devrait prévaloir, la discrimination se fera naturellement lorsque les aides seront débranchées, même progressivement. Ce qui annonce une autre spécificité de cette crise. En 2009 (subprimes) et en 2014 (crise de la dette en Europe), la France a battu des records de faillites avec 65 000 défaillances chaque fois. Il n’y en a eu « que » 32 000 l’an dernier, et probablement entre 40 000 et 45 000 cette année. En revanche, c’est loin d’être terminé. Il n’y a pas suffisamment de faillites aujourd’hui pour affoler le monde, et c’est tant mieux. Mais elles vont s’étaler sur plusieurs années.

La crise de la Covid a révélé l’existence d’entreprises zombies. Est-ce l’occasion d’un grand ménage ?

Cette crise est effectivement un révélateur. Est qualifiée de « zombie » une entreprise âgée d’au moins dix ans, qui n’a pas pu rembourser sa dette financière avec son exploitation pendant trois ans consécutifs. Dans cette définition très contrainte de l’OCDE, on comptabilise déjà 63 000 entreprises. Sans compter celles, beaucoup plus jeunes et donc structurellement plus fragiles, qui parviennent à traverser la Covid uniquement grâce aux aides ! Depuis des années, l’argent facile a aidé l’émergence de structures non créatrices de valeur, mais qui sont aussi capables d’entraîner leurs partenaires dans leur chute. Une faillite sur 4 est liée à un problème de paiements. Gare à l’effet de ciseau, et à l’effet domino, lors de la reprise. Lorsque les hôtels et les restaurants par exemple, devront sortir de la trésorerie pour se relancer. Les zombies vont être en première ligne, ce qui nous ramène à la question de l’accompagnement social. Je rappelle qu’une défaillance menace quatre emplois.

ENA: une suppression qui ne met pas en cause la nécessité d’une réforme de l’État

ENA: une suppression qui ne met pas en cause la nécessité d’une réforme de l’État

Pour l’essayiste Édouard Tétreau, le remplacement de l’ENA par un «Institut du service public» ne permettra en rien de répondre aux problèmes de fond comme le relâchement du patriotisme qu’il croit constater dans une partie des nouvelles générations de hauts fonctionnaires.

 «Quand vous êtes embêté, embrouillez tout» (Henri Queuille). La ficelle de la suppression de l’ENA est un peu grosse. Certes, tout n’est pas mauvais dans cette réforme: grâce notamment à l’opiniâtreté et au pragmatisme de la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques – qui n’est pas énarque -, certaines propositions vont dans le bon sens. À commencer par la suppression de l’accès direct aux grands corps, qui «sont des corps de contrôle, d’inspection et de jugement», alors que les très jeunes anciens élèves de l’ENA n’ont même pas eu l’occasion de se frotter à l’opérationnel et de faire leurs preuves concrètement. Le principe d’une «école de guerre» pour promouvoir les futurs «généraux» de l’administration est excellent, tout comme une forme de primat donné aux parcours commencés dans les administrations locales et régionales.

Virus : ne pas tout miser sur la vaccination

Virus : ne pas tout miser sur la vaccination

Le directeur de l’Institut de santé globale à Genève, en Suisse*, explique l’importance de la vaccination mais qui ne peut dans l’immédiat constituer le seul moyen de lutte ( interview JDD)

Les restrictions commencent-elles à porter leurs fruits?
C’est encore tôt pour le dire. On n’a pas cassé la courbe au niveau national et la situation demeure contrastée sur le territoire. Dans les Hauts-de-France et en Île-de-France, il semble qu’on soit en train de passer un pic, avec un taux de reproduction du virus, le R, proche de 1. Mais on a vu dans le passé qu’il peut y avoir un palier, puis la circulation remonte… Dans d’autres Régions, les contaminations progressent toujours, mais avec une accélération moins rapide que les semaines précédentes. En Auvergne, en Bourgogne ou en Bretagne, la pente est moins raide. Disons que c’est plutôt encourageant.

 

Quand saura-t-on si le confinement est efficace?
En fin de semaine prochaine. L’enjeu sera la réduction du taux de reproduction du virus. Or il faut en général deux semaines pour que celui-ci se stabilise à un niveau lié à l’efficacité du confinement. S’il reste supérieur à 1, ce sera préoccupant. Avec les écoles fermées et les mesures de freinage adoptées, on peut espérer le voir redescendre à 0,7. Concrètement, une fois passé sous ce seuil, le nombre d’infections diminuera de moitié chaque semaine. En trois semaines à un tel rythme, on passerait de 40 000 à 5 000 nouveaux cas quotidiens. Une reprise en main quasi complète de l’épidémie… Bien sûr, la présence des variants et ce confinement moins strict peuvent changer la donne. Néanmoins, cet objectif n’est pas irréaliste : le ­Portugal l’a atteint en trois semaines en se confinant et en fermant les écoles à partir de mi-janvier.

Trois semaines de vacances en avril ne suffiront probablement pas à revenir sous la barre des 5 000 cas quotidiens

Que sait-on de l’impact de la fermeture des établissements scolaires?
C’est cette mesure qui a permis au Portugal, au Royaume-Uni, à l’Irlande et au Danemark de ­reprendre le contrôle. L’arrêt des activités des adultes est important mais un autre grand vivier est celui des écoles. Autour d’elles, c’est la vie : les parents qui déposent les enfants, discutent entre eux, les enseignants… Leur fermeture freine fortement les interactions sociales. Néanmoins la situation reste très fragile, comme on le voit en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Si les contaminations redescendent en France, il faudra maintenir l’effort au-delà des vacances du printemps.

Aucun objectif chiffré ne conditionne la réouverture des écoles ou la reprise de certaines activités…
Je le regrette. Car trois semaines de vacances en avril ne suffiront probablement pas à revenir sous la barre des 5 000 cas quotidiens. Mais on ne pourra pas en rendre comptables Emmanuel Macron ni son gouvernement, puisqu’ils n’ont pas fixé d’objectif à atteindre pour les indicateurs sanitaires, à part pour la vaccination ! Il nous faut sortir du « vivre avec » pour s’orienter enfin vers une stratégie de suppression du virus. Le risque majeur, avec la stratégie actuelle, est de revenir sur ce plateau élevé qui a pourri la vie des Français depuis décembre, au-dessus de 10-15 000 cas par jour. Il serait alors difficile de relancer la vie économique, culturelle et sportive, d’ouvrir les restaurants et les bars, avec une circulation menaçant à tout moment de repartir à la hausse.

Est-il réaliste de tout miser sur le vaccin pour sortir de la crise?
Cela me paraît un pari hasardeux. Et risqué si de nouveaux variants émergent et mettent en péril l’efficacité des vaccins ; si l’acheminement ne se fait pas au rythme voulu ; si le cas d’AstraZeneca se posait avec d’autres vaccins et remettait en cause l’adhésion de la population. Les pays européens qui réussissent (Grande-Bretagne, Portugal, Danemark, Norvège, ­Finlande ou Allemagne) s’appuient sur deux piliers : la vaccination, mais aussi une circulation minimale du virus.

Notre situation sanitaire est-elle discordante par rapport à celle de nos voisins?
Il est un peu tôt pour le dire. Si la France décidait de tendre vers cet objectif, elle se situerait à un mois ou un mois et demi de la situation britannique actuelle. La Grande-Bretagne, qui sort de deux mois de confinement, observe une chute drastique des infections et de la mortalité, amplifiée par sa politique vaccinale. Elle est dans une situation sanitaire très enviable et donne le cap à toute l’Europe. La France pourrait connaître cette situation début juin si elle maintient son niveau de restrictions jusque-là.

Les pays champions dans cette lutte ne tolèrent pas la circulation du virus sur leur territoire

L’exemple américain sonne-t-il comme un avertissement?
Le même schéma se reproduit dans les nations qui ont parié sur le seul vaccin pour régler le problème. La situation actuelle aux États-Unis sera celle de la France en juin si elle ne va pas au bout de l’objectif clair de réduction de circulation du virus. Au prix de nombreux efforts, les États-Unis observaient une baisse continue des cas depuis début janvier. Cette dynamique s’est arrêtée, probablement avec l’arrivée des variants. Aujourd’hui, le taux de reproduction qui avait chuté à 0,8 remonte au-dessus de 1. La mortalité qui ne cessait de baisser ne décroît plus. La couverture vaccinale américaine est pourtant bien supérieure à la nôtre (33 % contre 14 %). Les courbes des États-Unis aujourd’hui pourraient être celles de la France mi-mai, avec l’équivalent de 15 000 cas par jour. ­C’est-à-dire un plateau trop élevé. Il suffit alors d’un taux de reproduction juste supérieur à 1 pour que ça reflambe.

La France approche des 100 000 décès dus au coronavirus. Le bilan est-il plus lourd qu’ailleurs?
Notre taux de mortalité, 145 pour 100 000 habitants, ressemble à celui de nos homologues européens. Moins bien que l’Allemagne (93), mais mieux que les États-Unis (169). Ce qui est impressionnant, c’est la comparaison de ces taux selon les stratégies adoptées. Dans les pays ayant visé la suppression du virus, la mortalité est dix à quarante fois moindre : au Japon, on compte 7 décès pour 100 000 habitants, 3 en Corée, 13 et 15 en Finlande et en Norvège. Quant aux pays ayant choisi le « zéro Covid », ils affichent des performances exceptionnelles : 0,34 décès pour 100 000 habitants en Nouvelle-Zélande, 0,54 en Chine, 0,04 à Taïwan. Idem en Thaïlande, au Vietnam, ou dans les provinces canadiennes de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick.

La boussole française, c’est la capacité du système hospitalier. Faut-il en changer?
Oui, nous n’avons pas le choix. Les pays champions dans cette lutte ne tolèrent pas la circulation du virus sur leur territoire. Et l’économie suit le sanitaire. Retarder le confinement est une vision très court-termiste. Mieux vaut, tant sur les plans sanitaire, que social et économique, résoudre la crise le plus vite possible plutôt que de laisser la circulation du virus traîner et gangréner la société comme une partie de l’Europe le fait depuis novembre.

L’Institut Pasteur estime qu’il ne faut pas espérer reprendre une vie normale, grâce à la vaccination, avant la fin de l’été…
Dans la sphère publique, tant que tout le monde n’est pas protégé, il faudra en effet conserver les mesures barrière, l’Institut ­Pasteur a raison. Mais au niveau privé, quand deux personnes (ou même six ou douze!) toutes vaccinées se réunissent, il n’y a pas d’utilité à les maintenir entre elles. Un grand-parent vacciné et ses petits-enfants (s’ils n’ont pas de facteurs de risque de complication sévère) peuvent reprendre leur vie comme avant. Ils conserveront des précautions avec les non-vaccinés à risque car on ne connaît pas encore l’efficacité du vaccin sur la transmission du virus. Si on parvient à un niveau très bas en juin, la situation très sûre du fait de la vaccination. Il sera alors crucial de retracer les chaînes de contamination, d’isoler efficacement les porteurs de virus et de contrôler les frontières.

Relance et marché ne sont pas contradictoires

Relance et marché ne sont pas contradictoires

 

La chercheuse en science politique Ulrike Lepont relativise, dans une tribune au « Monde », le « retour de l’Etat » aux commandes de l’économie, car ni la nécessité de réduire son périmètre ni la priorité donnée au secteur privé pour l’allocation des ressources ne sont remises en cause.

 

 

 

Tribune. 
Après plusieurs décennies où l’Etat avait été assigné à s’en tenir à un rôle de garant du respect des règles de la concurrence et de contrôle de l’inflation par la seule politique monétaire, les plans de relance européens actuels, de par leur ampleur, sont souvent interprétés comme la marque d’un retour de l’Etat dans l’économie. Le recours à la politique budgétaire du « quoi qu’il en coûte », mais aussi à la politique industrielle via des investissements publics dans des secteurs jugés stratégiques pour la croissance future, est à nouveau légitime pour stimuler l’activité économique du pays. Ce phénomène n’est en réalité pas simplement conjoncturel : il s’inscrit dans un processus engagé depuis la crise de 2008, du fait de l’échec de la politique monétaire européenne à relancer la croissance de la zone euro, ainsi que de la montée du patriotisme économique à l’échelle internationale.

Pour autant, cette relégitimation des politiques industrielle et budgétaire est loin de signer le retour de l’Etat keynésien d’après-guerre. Du point de vue de la politique industrielle tout d’abord, les investissements publics sont conçus selon des objectifs et des modalités diamétralement différents. Durant les « trente glorieuses », l’objectif des politiques d’investissement était, pour l’Etat, de structurer des secteurs économiques entiers, parfois directement par des nationalisations, parfois par des subventions qui lui permettaient d’influer sur les choix de développement des entreprises. Il s’agissait ainsi de contrôler le marché, voire, pour certains secteurs comme l’énergie, de s’y substituer.

Les politiques d’investissement actuelles visent au contraire à encourager le développement des acteurs privés et du marché en déterminant des objectifs généraux – comme la transition écologique –, mais sans intervenir dans les stratégies des acteurs économiques. Elles s’appuient, pour ce faire, sur des instruments financiers comme des prêts, des prises de participation sous forme de capital-risque ou des garanties qui sont délivrées en premier lieu par les banques publiques d’investissement – dont l’activité a explosé depuis une décennie.

 Ces financements sont octroyés sur le critère de la rentabilité financière des projets et de la promesse d’un « retour sur investissement » pour l’Etat, mais sans exigence de contrepartie en matière de gouvernance. De plus, quand l’Etat investit par le biais des banques publiques d’investissement au capital d’entreprises, l’objectif est de s’en retirer dès que l’activité est rentable, de manière à réinvestir dans d’autres activités émergentes prometteuses, sur le modèle d’un fonds d’investissement. Enfin, l’Etat n’investit jamais seul, mais en cofinancement avec des acteurs privés, ce qui lui permet de miser sur l’« effet levier », mais qui réduit également sa capacité de contrôle.

Ne plus «rêver aérien»: «stupide» selon Le Maire et Jadot pris au piège

Ne plus «rêver aérien»: «stupide» selon Le Maire et Jadot pris au piège

 

 

Jadot qui rêve d’incarner l’union de la gauche et qui a déclaré vouloir réunir des principaux responsables politiques d’ici 15 jours a d’abord totalement approuvé les propos de la maire de Poitiers concernant la condamnation du transport aérien et des rêves d’enfants qu’il peut susciter. Jadot s’est ensuite ravisé en rééquilibrant  sa position. Tout en soutenant encore la maire  de Poitiers, le leader écologiste a convenu  qu’il a pu «découvrir une partie de la beauté du monde grâce à l’avion». Sur le fond cependant, le candidat potentiel à la présidentielle «assume» la décision de la maire écologiste de réduire des subventions à des aéroclubs locaux.

 

«Sur l’avion, tout le monde a compris qu’on allait changer» avec moins de voyages d’affaires notamment, a appuyé l’eurodéputé. Il faut à la fois «sauver Air France», qui doit recevoir une nouvelle aide financière, et «développer d’autres modes de transports», selon lui. Un Jadot qui fait déjà du en même temps. Le ministre de l’économie lui a été beaucoup plus catégorique :

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«Je n’ai aucune envie que la maire de Poitiers, ni que quelque responsable politique que ce soit, et certainement pas les écologistes radicaux, changent les rêves de mes enfants», a ajouté Bruno Le Maire. «Les rêves des enfants français n’appartiennent qu’aux enfants français».

«L’aérien doit faire partie de notre vie, l’aérien décarboné. J’appartiens à un gouvernement qui estime que l’écologie doit reposer sur l’innovation, les nouvelles technologies. Je me bats pour que Airbus soit le premier constructeur aéronautique au monde à réaliser un avion à hydrogène, c’est ça le vrai rêve», a fait valoir le ministre.

 

«Ce n’est pas la décroissance, ce n’est pas le repli sur soi, ce n’est pas l’abandon des technologies, ce n’est pas le renoncement au progrès. C’est concilier le succès économique avec la décarbonation de notre économie et le respect de l’environnement», a-t-il développé.

Darmanin ne veut rien négocier avec la fédération des musulmans turcs

Darmanin ne veut rien négocier avec la fédération des musulmans turcs

En janvier, l’association Millî Görüs, le Comité de coordination des musulmans turcs de France et le mouvement Foi et Pratique, proche des prédicateurs rigoristes du Tabligh, ont refusé, au sein du Conseil français du culte musulman (CFCM), de signer la «Charte des principes de l’islam de France».

«Que certaines associations n’aient pas souhaité la signer lève le voile sur le théâtre d’ombres des ingérences étrangères et des mouvements extrémistes qui opèrent sur notre sol», affirme le ministre de l’Intérieur dans un entretien à l’hebdomadaire Le Point jeudi. «Il n’y a rien à négocier avec ces gens-là et nous mobiliserons tous les leviers de l’Etat pour empêcher l’installation de ceux qui n’ont pas signé la charte», ajoute-t-il.

Fortement poussée par Emmanuel Macron pour lutter contre le «séparatisme»la charte dénonce notamment «l’instrumentalisation» politique de l’islam, proscrit «l’ingérence» d’États étrangers dans le culte et réaffirme la «compatibilité» de la foi musulmane avec la République. Gérald Darmanin, qui a demandé aux préfets d’organiser prochainement des «assises territoriales avec les acteurs de l’islam»souligne que ceux-ci «ont deux mois pour formuler des propositions concrètes».

«Ces assises territoriales (…) vont permettre la départementalisation de l’islam de France, qui jusqu’à présent était plutôt organisé au niveau national ou régional, faisant la part belle à des gens qui n’étaient pas toujours très représentatifs»explique-t-il, déplorant que «près de la moitié des mosquées en France ne sont pas affiliées à une fédération et (que) beaucoup de musulmans ne se reconnaissaient pas dans ce système».

 

COVID-19: MACRON VEUT SURTOUT NE PAS EMPLOYER LE MOT CONFINEMENT

COVID-19: MACRON VEUT SURTOUT NE PAS EMPLOYER LE MOT CONFINEMENT

 

DEVANT LA MONTÉE SPECTACULAIRE DE LA TROISIÈME PHASE QUI DÉPASSE MAINTENANT LA SECONDE, MACRON VA ÊTRE CONTRAINT DE PRENDRE DES MESURES DE TYPE RECONFINEMENT MAIS SURTOUT SANS DIRE LE MOT. RECONFINEMENT EST EN EFFET DANS LE VOCABULAIRE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE COMPLÈTEMENT TABOU. IL VA DONC IMPOSER DES MESURES RESTRICTIVES DANS LES ZONES LES PLUS TOUCHÉES NOTAMMENT EN RÉGION PARISIENNE MAIS EN AFFIRMANT AVEC FORCE QU’IL NE S’AGIT SURTOUT PAS D ‘UN RECONFINEMENT.

 

Un exercice d’équilibriste ou d’en  même temps dont il sera difficile de persuader l’opinion.

La France a dépassé ce mardi la barre des 5000 personnes en réanimation, avec 5072 patients actuellement en soins intensifs dans l’ensemble des hôpitaux français. Ce niveau d’occupation des lits n’avait pas été atteint depuis un an. 5056 personnes se trouvaient ainsi en réanimation le 30 mars 2020.

L’Hexagone compte également 28.510 personnes hospitalisées, avec 2579 nouvelles admissions qui ont été comptabilisées en 24 heures.

Le nombre de personnes testées positives entre lundi et mardi, 30.702, déjà particulièrement haut, est sous-évalué en raison d’une erreur technique. Il se situerait plutôt autour de 40.000 nouvelles contaminations en 24 heures.

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